10nov 11

Berlusconi, Hollande, assemblée citoyenne et écoutes collectives

Pendant la tempête, la campagne

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J’ai été tenu de nouveau à distance du clavier par maints rendez-vous de tous côtés. J’y reviens pour marquer le coup du nouveau plan d’austérité, début de la danse de saint Guy des gouvernements affolés. Puis, je parle assez longuement de la campagne qui me dévore pour donner mon coup d’œil et mes conseils.

© Image Eric Delion

Le plan d’austérité de François Fillon est une erreur en tous points. Erreur économique. L’activité va se ralentir. Donc les rentrées fiscales vont décroître et le déficit augmenter. Tout le monde va souffrir, pour rien. Comme les grecs. Quelle est la cause de deuxième plan de restriction ? C’est le premier plan d’austérité de cet été. A cause de lui et de ses petits frères dans tous les autres pays d’Europe, l’activité a décru. Etc… Deuxième erreur : le budget est à peine voté que le président de la République annule l’hypothèse économique sur laquelle il était construit. Et le premier ministre annonce un plan qui remet en cause toute la construction budgétaire précédente. La démocratie parlementaire n’en finit plus d’être piétinée. Les allemands ont obtenu un débat parlementaire et un vote sur le plan issu du sommet européen. Les français rien. Ni avant ni pendant ni après. Ni ensuite. Troisième erreur, politique. La danse de saint Guy des gouvernements qui prennent des mesures pour « rassurer les marchés » alerte les grands squales de la finance attirés par la bête malade qui se débat. Le tour des grandes puissances économiques de l’Union Européenne est venu après la série des essais sur les économies de second rang comme celle de l’Irlande, la Grèce et le Portugal.  La France, après l’Espagne et l’Italie est désormais dans la ligne de mire. Le plan Fillon en est l’aveu ! Donc la spirale est amorcée. La catastrophe est en vue.

Consternante chute de deux premiers ministres en Grèce et en Italie. On ne les regrette pas. Mais leur chute se fait d’une façon qui est glaçante ! Les « marchés » sont ouvertement plus forts que toute structure et institution politique. Dans le cas de Berlusconi, l’éditorial du journal « Le Monde » leur en donne acte comme d’un exploit dont « la gauche n’a pas été capable ». Etrange satisfecit. Mais la leçon se lit vite : à quoi bon une opposition si les marchés suffisent ? A quoi bon la démocratie ? Vous verrez bientôt comment les tenants de la « seule politique possible » ne se contenteront plus d’accompagner les coups de force de la finance, ni même de les justifier. Ils les appelleront ! La dérive autoritaire de l’Europe, son habituel mépris pour les votes populaires va devenir une culture politique banalisée pour la cohorte des satisfaits de droite et de la gauche social centriste. La nomination du nouveau premier ministre grec fait gagner un pari à l’un de mes proches camarades. En effet il annonçait que le tour d’un ministre « technicien », « économiste reconnu » arriverait désormais très vite en Grèce. Comment le savait-il ? Simple. Cet épisode a déjà eu lieu dans tous les pays occupés par le FMI. C’est un classique. Comme vous le voyez rien de ce qui se passe ne comporte de surprise. La suite n’en comportera pas davantage. Seul le rythme des événements est imprévisible. Pas leur contenu. Amusons-nous de constater que si la Banque Centrale Européenne ne prête pas directement aux Etats de l’Union, elle leur prête gratuitement ses membres pour être gouverné. Les socialistes grecs gouvernent avec la droite et l’extrême-droite. Où sont les protestations des Hollande et compagnie ? L’ami de Zapatero n’a pas de raison de protester. Il est d’accord. Son silence indique qu’il ferait sans doute de même le cas échéant. Ses amis du Parti Socialiste Européen ne lui laisseraient pas davantage de choix qu’ils ne l’ont fait avec Papandréou à qui ils ont fait remballer son référendum et quitter le pouvoir.

Je reviens encore un instant à la Grèce. Pour montrer une des absurdités auxquelles conduisent les montages et usines à gaz inventés pour protéger avant toute chose le cœur du système financier. Depuis des mois, le gouvernement privatise à tour de bras et à vil prix. Le dernier sommet de la zone euro a demandé au gouvernement grec de trouver encore 15 milliards d'euros et de mener fermement le plan de privatisations. Pour mémoire, en juin dernier, le gouvernement grec s'était engagé à vendre ses participations dans la Banque postale fin 2011 et dans la Banque agricole en 2012. Changement de consigne. Si tout doit être privatisé, ce ne sera pas le cas des banques. A l’inverse, le gouvernement grec est mis dans l’obligation de nationaliser les banques qui ne le sont pas ! Papandréou l'avait annoncé au lendemain du sommet : "Il est très probable qu'une partie importante des actions des banques passera sous le contrôle de l'Etat". Car les banques grecques sont les plus « exposées » à la dette grecque. C'est normal. Elles détiennent 44 milliards d'euros d'obligations de l’Etat. Avec la décote de 50% sur la dette du pays, l'autorité bancaire européenne estime qu'elles auront besoin de 30 milliards d'euros pour se recapitaliser. Donc le gouvernement va les nationaliser pour éponger lui-même la somme manquante. Mais il n’a pas cette somme, bien sûr. Il l’empruntera. Vous avez bien compris, le gouvernement grec privatise pour payer sa dette aux banques. Mais pour sauver ses banques il les nationalise. Donc en annulant une partie de sa dette, le gouvernement grec va augmenter sa dette ! L’absurde stupidité de ce système ne s’arrête pas là. La logique du libéralisme est implacable : privatiser les profits et socialiser les pertes. Georges Papandréou ne s'en est pas caché : "Après une restructuration, nous les remettrons sur le marché, comme d'autres pays l'ont fait. C'est une procédure normale et il n'y a aucune raison d'en avoir peur." Encore une fois, l'Etat va payer pour les erreurs du privé puis rendre au privé pour qu'il puisse recommencer à se gaver. Jusqu'à la prochaine crise. C’est très bientôt.
 
La campagne présidentielle du Front de Gauche va son chemin. Au galop. Mes journées ne désemplissent pas. Les équipes au travail « central » sont attelées soir et matin. J’y trouve la dose habituelle de réconfort militant et de problèmes. Côté réconfort le dévouement sans bornes de tous, chacun à son poste. Au siège de campagne l’ambiance est cependant glaciale. Le chauffage est en panne ! Que faire ? Des camarades travaillent avec une couverture sur le dos, tout le monde est en gros pull et écharpe. Le système électrique saute à intervalle régulier. Impossible de brancher les radiateurs. Ça passera. On serre les dents. J’ai attrapé un coup de froid. Je ne suis pas le seul. Les tours de garde nocturnes sont assurés. Les activités ont lieu. Les rendez-vous se tiennent. François Delapierre pilote ce qui peut l’être comme directeur de campagne et tâche d’aider le foisonnement des efforts à rester cohérent. De tous côtés me viennent des récits de moments de fraternité, des fou-rires et des prises de tête. La campagne est une aventure humaine. La vie des femmes et des hommes qui militent campe sur un rivage agité. De là on peut voir monter les eaux de la passion des français pour la politique.

Un aspect nouveau dans la campagne vient, pour moi, du terrain des luttes. Comme on le sait, dans le  comité de campagne, Marie-George Buffet anime le secteur du Front des Luttes. La structure est très active. J’en reçois des rapports quasi quotidiens par Laurence Sauvage qui s’y dépense sans compter. Les déplacements n’ont pas manqué pour moi : Fralib, Fonderies du Poitou, Arcelor-Mittal, et ainsi de suite. Le secteur a bien d’autres interventions et je ne participe qu’à une petite partie d’entre elles, cela va de soi. Ce qui est nouveau dans cette situation, c’est que ce sont les structures syndicales de base, parfois en configuration intersyndicale, qui font les invitations à venir sur place. J’ai noté que très souvent l’invitation est également adressée aux autres candidats. Je comprends que l’intention est d’attirer l’attention sur la lutte et ses enjeux. Les médias jouent le jeu souvent, puisqu’ils suivent les campagnes et les déplacements des candidats. Mais je crois qu’il faut voir davantage. Les organisations syndicales de base ne mélangent pas la politique et l’action syndicale. L’action reste pilotée par les syndicats, sur leurs propres bases et mots d’ordre. Elles ne les confondent pas non plus. Il ne sort de ces sortes de rencontres de soutien aux luttes aucune allégeance politique à l’un plutôt qu’à l’autre. Pourquoi alors ce changement de relation s’observe-t-il ? Les organisations syndicales de base vivent au rythme des esprits qui les entourent. Dans la tête du plus grand nombre, l’élection qui arrive est une occasion de dénouer les problèmes auxquels tous se heurtent. C’est légitime. Une délocalisation vient toujours d’un effet du système dans son ensemble et pas d’une conjoncture locale. Il est normal alors d’interpeler ceux qui prétendent diriger le pays. Cela permet de comprendre quelle déflagration guette notre pays si cette élection tourne à la comédie sans contenu ni perspectives de solutions concrètes.
 
Dans ces sortes d’action, nous trouvons aussi notre compte politique. Non pas, comme peuvent le croire des esprits trop simplistes, parce que nous ferions de « la pêche aux voix », ou bien parce que nous voudrions nous « attribuer le mérite de la lutte ». D’autant que le Front de Gauche, depuis son origine, n’a cessé de dire qu’il ne se mêlait jamais de donner des conseils et encore moins des directives à propos d’action de luttes sociales. C’est son originalité dans la mouvance de l’autre gauche. Cela nous fut parfois reproché, si je me souviens bien des discussions dans la lutte pour défendre les retraites où nous ne voulions pas nous prononcer sur le mot d’ordre de grève générale. Dans une lutte, le Front de Gauche cherche toujours où est l’intérêt général car c’est en son nom que le Front de Gauche veut s’exprimer. Il énonce alors les solutions politiques générales qui correspondent au problème particulier posé par la lutte et les revendications.  En ce sens, le cas particulier vient illustrer politiquement une cause commune qui va plus loin que le combat du moment et de ceux-là même qui le portent. Le Front de Gauche reste dans son registre, lui aussi. Il ne mélange pas les genres non plus. De tout cela peut ressortir du bon pour chacun.

Ainsi quand je suis allé au siège de Randstat, l’agence d’intérim à Saint-Denis. C’est le syndicat CGT de l’entreprise qui m’avait invité à venir pour soutenir la lutte qui commençait. Il insistait pour que je passe dès le premier jour, comptant que l’intérêt médiatique aiderait à conforter le démarrage du combat somme toute assez risqué. Le thème de l’intérim et du précariat est central dans notre programme « L’Humain d’abord », tous ceux qui écoutent mes discours le savent. Participer à ma manière à la lutte permettait de souligner l’actualité de ce que proclament mes discours. Sur place on nous raconta comment un jeune intérimaire de dix-neuf ans, mis trop vite sur une machine qu’il ne maîtrisait pas, se fit happer le bras. On nous décrivit le sort d’un camionneur journalier de 73 ans, ou celui d’un ingénieur payé à la mission comme un tâcheron. Chacun montrait à son tour comment d’innombrables violations du droit du travail se pratiquent seulement du fait de la logique du toujours plus vite avec toujours moins de monde. Je le précise parce que mon intention à cet instant n’est pas de flétrir une entreprise en particulier mais de dénoncer le fonctionnement d’un système. En tous cas cet exposé devant deux personnes en grève de la faim fait plus d’effet qu’une dizaine de discours pour le groupe de médias qui avaient choisi de m’accompagner. Et aux yeux de tous, le précariat commence à prendre un visage politique précis. Il s’agit de deux millions de personnes clouées dans cette condition sociale qui concerne aussi bien le haut des qualifications professionnelles que le bas. Ce déplacement fut particulièrement intense sur le plan humain. Parmi ceux qui luttaient je reconnus des visages que j’avais croisés ailleurs dans les manifestations et avec qui j’avais bavardé. Je retrouvais aussi un camarade qui se présenta à moi comme membre du Parti de Gauche. Une grande chaleur humaine s’exprimait dans les gestes et les remerciements qui m’étaient faits pour être venu si vite. On m’annonça qu’Olivier Besancenot aussi viendrait sur place. Je sortais du hall de l’entreprise quand on vint me dire que la table ronde demandée au ministère était accordée. L’émotion était à son comble. La campagne peut entrer utilement en résonance non seulement avec les thèmes des luttes sociales mais avec leur tactique elle-même.

Je ne laisserai pas mon récit dans une version univoque euphorique. S’il y a beaucoup de succès d’estime et de beaux moments en grands nombres, nous traînons aussi nos problèmes. Des problèmes ? L’insuffisante circulation de l’information. Elle est pour l’heure déléguée à chaque parti pour ses adhérents et réseaux. Je crois qu’il faudrait mettre sur pied un système d’envoi automatique direct de la lettre de liaison que met au point Marie-Pierre Vieu. Ce n’est pas seulement que je ne voudrais pas me voir reprocher une rétention de l’information qui n’est vraiment pas de mon fait. C’est surtout que je ne voudrais pas être privé de tous ceux qui veulent aider concrètement. Car comme dans toute campagne, celle-ci comporte la dose habituelle de donneurs de conseils qui ne font rien et d’actifs qui n’aiment pas se faire mousser. L’autre difficulté est de faire vivre une action vraiment collective. Car entre les déclarations sur le sujet et la réalité, il y a un monde. Je pense que la difficulté, une fois de plus, est très technique. Il s’interpose entre mon action et mon besoin terrible d’aide et de partage des tâches un formalisme qui tient aux mécanismes parfois lourds des structures de parti, à la difficulté naturelle d’information en leur sein et, parfois, aux diversités et aux enjeux de pouvoir qui s’y expriment. Je n’ai pas l’intention de m’en mêler ni d’y participer. D’ailleurs je n’ai pas le temps. Je suis dans l’action en permanence. Pour finir, cela me renforce dans l’idée que seul fonctionne très bien ce qui est fait à partir d’initiatives autonomes. C’est-à-dire ce qui vient de l’invention du terrain et des groupes de personnes qui s’assemblent pour agir d’après leur propre plan de travail. Je répète donc la consigne : « n’attendez pas les consignes ! ». Mon modèle de campagne reste celui de 2005. Chacun agit d’après ce qu’il sait utile.
 
Au demeurant je ne voudrais pas laisser penser que je me plains de l’action des partis du Front de Gauche, car j’en connais la contribution décisive à la mobilisation qui s’engage. Par exemple j’ai découvert avec intérêt le tract de quatre pages édité au niveau national par le Parti Communiste pour populariser le programme « L’Humain d’abord ». Certes, si on m’avait demandé mon avis j’aurais sûrement choisi une photo de moi moins… mouvementée. Mais après tout, le poing fermé et le programme à la main, pourquoi pas ? L’extrait de mon discours qui a été fait est intéressant et la version du résumé du programme est efficace. Certes je préfère la version de ce document qui a été établie collectivement. Mais comment ne pas mesurer le chemin parcouru dans l’intégration du Front de Gauche quand un tract de cette sorte est édité avec un éditorial de Pierre Laurent mais sous le seul timbre du Front de Gauche sans aucune référence partidaire. Ce signe, les contenus des discours, tout montre une intégration idéologique et pratique  croissante, d’autant plus forte qu’elle est choisie. Chacun emprunte aux autres et en fait son miel. Sur le terrain il en va de même. Mercredi soir, à Poitiers, avant la séance des assises internationales du journalisme à laquelle je participais, on fit entre militants une pause photo pour les législatives avec les candidats. Un moment amusé et joyeux où nul ne se souciait d’étiquettes. Cette scène se produit partout où je passe dans une ambiance d’amitié et de complicité qui sont un formidable moteur d’enthousiasme humain !

Cependant je ne crois pas du tout utile que les partis effacent leur identité. Du moins tant qu’il s’agit d’agir et de convaincre autour de soi. La personnalisation dans l’élection présidentielle est très forte. Dans la législative aussi, il faut bien le noter. La présence et l’expression des partis rééquilibre l’expression. Mais surtout elle donne à voir un processus collectif et civique. En le voyant, on comprend qu’il s’agit d’une campagne politique, qui met en mouvement une diversité de motivations et d’approches des problèmes. Ce que je dis là s’applique évidemment avec la même force aux collectifs, groupements et réseaux et personnalités qui sont déjà présents dans notre campagne. Bref, leur pluralité est un atout et non une difficulté ou un  problème. Si chacun explique, de son propre point de vue, ce qu’il fait là, nous sommes tous plus forts. Mais comment empêcher alors, du seul fait de leur force militante, que les organisations politiques n’écrasent la diversité des participations ou ne donne l’impression de vouloir s’approprier le Front de Gauche. Cette question tous les militants se la posent car tous veulent bien faire, je le sais. Tous veulent  élargir l’action tout en restant eux-mêmes, comme je le leur demande instamment. Elle concerne en premier lieux les plus importants partis en nombre de militants et présence de terrain, dans notre coalition, que sont le Parti Communiste et le Parti de Gauche.  Je ne sais pas répondre à leur place et ce n’est pas mon rôle de le faire. Mais ils doivent traiter ce problème. Et de plus ils doivent répondre au problème que posent ceux qui veulent militer et être associés à la campagne sans être membre d’aucune de nos formations parce que tel est leur choix. Ceux-là ne doivent pas être mis en tutelle non plus dans l’action et le débat. Mon conseil, je l’ai donné au secrétariat du Parti de Gauche qui m’avait associé à sa séance d’organisation de la campagne. Les assemblées citoyennes sont l’outil. Comment les constituer ? Il y a mille formules différentes. Ne figez rien. Multipliez les modèles. Surtout, tenez à distance le formalisme de nos anciennes pratiques. Le but est que des gens qui ne l’ont jamais fait s’impliquent, parlent, et surtout agissent.

Une formule très active et simple pour démarrer est l’écoute collective d’émissions politiques. Il faut avancer avec prudence et méthode. Prudence car ce ne sont pas des petits meetings. Une écoute collective peut aussi bien se faire à son propre domicile que dans une salle communale ou dans un bar qui l’accepte. Ce qui compte c’est de faire circuler la parole et de pousser à réagir. Dans cette campagne il faut que les émissions essentielles auxquelles je participerai, mais d’autres aussi, soit appropriées et leur contenu mis en débat. C’est le moyen de contourner la logique superficielle du rapport à la télé qui fascine, domine, puis s’efface de l’espace mental. Nos écoutes collectives font de nous des télé-participants, ce qui est tout autre chose que de la télé consommation. Nous avons fait un premier exercice de ce type avec mon passage à TF1 le 20 octobre. Nous recommençons l’opération écoute collective à l’occasion de mon prochain passage à France 3. J’ai donc confié l’impulsion de cette opération pour le 20 novembre prochain à Eric Coquerel. Eric vous le savez est en quelque sorte mon couteau suisse dans cette campagne. De son plein gré cela va de soi. C’est une sorte de conseiller spécial comme on dit, qui passe d’une mission à l’autre tout en gardant les attributions qu’il exerce au Parti de Gauche que préside Martine Billard et au comité de coordination de campagne qu’anime Christian Picquet. Il me permet de ne pas bousculer sans cesse le plan de travail de François Delapierre le directeur de campagne qui doit lui, organiser la lourde machine du quotidien avec sept formations politiques et la planification de l’action à plusieurs semaines. L’opération d’écoute collective permet une politisation diffuse et percolante en quelque sorte. Un bar où l’on suit une émission de politique aussi naturellement qu’à d’autres soirées on suit un match de foot, change l’ambiance et la perception de la politique dans la population environnante. Pour ceux qui y participent, à la maison, au bistrot, ou en salle, le débat, la parole rompt la glace, enhardit. Je vous signale deux liens qui permettent d’accéder à des vidéos qui racontent deux de ces soirées, en salle. J’aimerais qu’on dispose d’autres vidéos, donnant d’autres exemples. Beaucoup de mes lecteurs sont capables de faire de tels films. Je compte sur vous.

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Peu de gens peuvent s’imaginer ce qu’est la cadence de travail dans de telles circonstances. La mienne, on la devine. Mais celle des camarades qui m’entourent ? C’est terrible. Aucun d’entre nous n’a jamais fait cet exercice. Les journées sont à rallonge pour ceux qui sont là en permanence. Et tout autant pour ceux qui viennent entre leurs heures de travail professionnel. De nouveaux venus sont arrivés qui viennent prendre le relais. Mon ami Christian Marre par exemple. Il fait le chef de cabinet. Bénévole, bien sûr. Il est même venu s’installer provisoirement aux Lilas. Six mois de sa retraite consacrés à la campagne ! Précis, efficace, fraternel. Et combien d’autres, femmes et hommes ! Porté par eux je me sens inépuisable. Les équipes qui sont au travail m’alimentent sans trêve de notes. Mais aussi d’actions que nous menons tambour battant, avec ou sans moi. Et partout où je passe je constate une formidable motivation humaine. La cadence ne faiblit pas. L’inventivité non plus. Lundi l’événement ce sera le lancement de la nouvelle version du site « Place au Peuple ». Un bond en avant. Je n’en dis rien vous irez voir. Nous avons tenu compte des centaines de messages reçus pour critiquer la précédente version. En fait nous savions tous que cette version était provisoire. Par la force des choses. Mais il était intéressant de savoir ce que les utilisateurs militants attendaient.

L’autre événement ce sera le lancement de la web-série ! Pour moi c’est un pari. Pour ceux qui la réalisent c’est un énorme défi. Une web-série en cours de campagne et qui la raconte, cela ne s’est jamais vu, jamais fait nulle part. Même pas « aux-Etats-Unis-dans-la-campagne-d’Obama », cette comparaison tarte à la crème de tous les ébahis de la com. Ceux-là veulent faire modernes et sont incapables de faire mieux que d’imiter ce qui a déjà été fait sans rien inventer de nouveau. Cette invention, voilà le défi, une fois de plus. Après les crieurs du métro, le théâtre de rue, les commandos culturels, en attendant les murales politiques, voici la web-série ! Et pour moi, le pari, c’est que je ne contrôle pas le récit. Ce n’est pas moi qui écrit le scénario, ni qui le relis. Ni le directeur de la campagne. Certes, le grand chef d’orchestre de la web-série, Arnaud Champremier-Trigano dirige la mise en œuvre de la communication de ma campagne. Et c’est un esprit politique engagé. Pour autant ce n’est pas un adhérent d’un de nos partis. Il fait partie de la génération « Front de Gauche ». C’est leur mentalité particulière, diverse par nature que je découvre avec eux et leur façon de faire. La web-série ne fonctionnera sûrement pas autrement, j’en suis certain. Il y aura trente cinq épisodes. Une bonne dizaine de réalisateurs bénévoles différents s’y impliquent. En fait, lundi, je découvre le premier épisode, comme tout le monde. J’ai confiance, bien sûr. Mais je me demande aussi ce que je vais découvrir.

De Gaza, vendredi dernier. Paul Murphy, membre du Socialiste Party d’Irlande, député GUE/NGL se dirigeait vers Gaza à bord d’une flottille irlando-canadienne venue apporter de l’aide humanitaire, des livres et des médicaments notamment, aux assiégés de Gaza. Comme on le devine l’armée israélienne s’y est opposée. On connaît la disproportion des forces. Elle a harcelé la flottille plus de trois heures. Jusqu’à faire entrer en collision les deux navires, le Saoirse et le Tahrir, au risque de les faire couler. La cargaison est bien évidemment endommagée. L’armée israélienne se félicite pour sa part d’un abordage sans blessés, réalisé avec toutes les précautions nécessaires. En toute hypothèse et quoi qu’il en soit, en droit, il s’agit d’un acte de piraterie puisque tout cela a eu lieu dans les eaux internationales. De plus Paul Murphy signale que l’un des passagers canadiens aura des difficultés à marcher à la suite des décharges de taser qu’il a reçu et après avoir été battu comme il l’a été. Les militants et le personnel navigant, dont aucun n’était armé, ont été menottés et privés de leurs effets personnels avant d’être emmenés de force en Israël. D’abord au port israélien d'Ashdod, puis à la prison de Givon. Sur place, il leur a été interdit de passer les appels téléphoniques auxquels pourtant tout détenu à droit. Pourquoi ? Ce n’est que dimanche que notre camarade Paul Murphy a pu donner quelques nouvelles lors d’un entretien téléphonique d’à peine trois minutes. Voici ce que Paul a rapporté : "A la prison de Givon les autorités ont tenté de nous désorienter par des privations de sommeil, le retrait de nos montres et les horloges de la prison indiquant de fausses heures. On ne nous a donné aucun délai sur la durée où nous allons être gardés avant le procès d'expulsion. On nous a nié le droit, prévu par le droit israélien, de contacter nos familles dans les 24h suivant notre arrestation". Pour l’heure, Paul et les autres militants sont toujours en prison. Pourquoi ? Parce qu’ils refusent de signer l’ordre de transfert vers leur pays d’origine. En effet celui-ci stipule qu’ils sont entrés illégalement sur le territoire israélien. De fait ils n’y sont pas entrés illégalement mais sous la contrainte de l’armée israélienne et n’ont jamais eu l’intention de se rendre en Israël puisqu’ils faisaient voiles vers Gaza. Tous ceux à qui j’en parle haussent les épaules. Entre amertume, révolte et indignation.


366 commentaires à “Pendant la tempête, la campagne”

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  1. 301
    Dauphinoise dit:

    Vous avez dit cynisme ?
    http://www.youtube.com/watch?v=CJUOQDhEcF0

  2. 302
    ydaho dit:

    Cronos
    L'arme de notre adversaire, c'est la désinformation, c'est notre ignorance, c'est notre incapacité de surmonter nos différences qui nous mène toujours a les affronter en ordre disparate, Je pourrais en citer long comme le bras de l'injustice ! Et d'ailleurs tu le sais surement !
    Eux, leur point d'accord c'est le pognon, et il s'y tiennent contre vent et marées, nous cela pourrait être la cause de l'humain, mais bon, comme tu le vois c'est pas encore gagné.

    Ardéchoise
    Tu as une définition de l'intellectuel qui me laisse pantois ! Es-tu bien sure qu'il n'y a aucun espoir de voir un jour des intellectuels qui ne soient pas des personnalités connues ou en voie de l’être ? Le monde est-il si figé que cela ?

  3. 303
    Patrice B dit:

    Bonjour. Je viens de lire dans le Monde que l'Allemagne par l'intermédiaire de la chancelière A. Merkel fait de plus en plus pression pour renforcer les mécanismes de contrôle et la politique budgétaire commune en modifiant le traité de Lisbonne "à la marge" sans consulter les peuples bien sûr! Heureusement dans le même temps des milliers d'allemands se sont mobilisés samedi dernier contre les marchés financiers, le Occupy-Bewegung, comme on dit dans la presse allemande. Certains de leurs slogans sont proches de ceux du Front de Gauche. Nous ne sommes plus isolés. Mais la lutte ne fait que commencer.
    Bon courage à tous et à toi Jean-Luc.
    Patrice B

  4. 304
    Jean Jolly dit:

    @ Ardéchoise.
    Il serait non seulement inutile mais inutile de reproduire l'intégralité de ton commentaire pour définir ce que peut être un intellectuel, pour peu qu'il existe une définition ad hoc.
    Hitler écrivit "Mein Kampf", une sorte de manuel détaillé pour exterminer tout ce qu'il jugeait indésirable à sa philosophie... Des entrepreneurs capitalistes et zélés appuyèrent son optimisme.
    Ceci pour définir ce que peut entrevoir l'intellectualisme à notre époque et selon le contexte auquel nous le considérons.
    Il ne manquerait plus qu'un "moins BAC" ose ouvrir sa conception de la vie !

  5. 305
    jprissoan dit:

    @Menjine
    Excuse-moi, j'ai toujours été un peu lourd. Cela dit, c'est vrai, le capitalisme tue chaque jour, en silence.
    Je me souviens des crimes en URSS, mon dieu ! quels déchaînements médiatiques...
    Indignons-nous (c'est fait) révoltons-nous (à faire).

  6. 306
    Gerard Blanchet dit:

    Sur le site que je vous indiquais cet après midi...
    [...]

    [Edit webmestre : Merci de rester un peu sérieux. Le site dont vous donniez en lien n'est rien d'autre qu'un jeu, sans aucun fondement sérieux. On ne peut pas d'un coté exiger le respect de la déontologie par les fabricants de sondages, et de l'autre se prêter sur ce blog à ce genre de pantalonnades.]

  7. 307
    meson dit:

    Bonsoir,
    N'oubliez pas de visionner ces deux films.
    Vous apprendrez énormément les coulisses de la politique.

  8. 308
    Berdagué dit:

    Cronos 302
    Ton appel en fait partie de l'armement, la loi du nombre aussi et là beaucoup de choses peuvent etre faites avec l'argent, tu laisses un euro dans une banque privée, tu n'empruntes pas tant que c'est spéculatif, nous avions déjà bien débattu de ces armes qui se retournent effectivement contre les financiers avides et boulimiques à en crever(ça tarde un peu), une arme terrible insubmersible par tempètes aggravées,car porté par nous FdG : Jean -Luc Mélenchon,notre candidat.
    Pour les sous-marins style redoutable, tu comprends qu'avec ce capitalisme à l'affut de tout, c'est impossible d'exposer certaines stratégies de résistances classées "secret".
    Des armes de type assez ancien et jetées à la poubelle aujourd'hui : le vote des Peuples,très efficace et qui leur fait très peur, un effroi certain, une panique générale à nommer des nimporte quoi sans aucune légitimité.
    Cette classe possédant tout ne nous mettra jamais en esclavage, c'est la Lutte...

  9. 309
    Mario Morisi dit:

    Tiens tiens, dans le but de dézinguer Hollande après l'avoir choisi champion des primaires et champion de l'opposition, les instituts de sondages s'en prennent en douce à lui (Opinion Way il y a quelques minutes - Sarkozy remonte, et "Porté par son discours critique sur l'austérité», Jean-Luc Mélenchon connaît une forte progression ce mois-ci. Plus quatre points (à 37% de satisfaits).
    Mieux, le JDD, cet étendard de la gauche radicale, offre la moitié de la deuxième de couve et la page 3 à Jean Luc !
    Quant à Chevènement sur Inter, il m'a bien amusé. De fait, il démultiplie l'essentiel de nos analyses
    Pour conclure, un philosophe dont j'ai oublié le nom qui est allé dans le sens de la révolution citoyenne sans la nommer sur Inter à 9 heures et quelques.
    Petit à petit la guerre sémantique vire à notre avantage.

  10. 310
    Sonia Bastille dit:

    @Gérard Blanchet (307)

    Vous prenez en considération un site des plus farfelus qui fait dans l'élection virtuelle basée sur aucune rigueur scientifique et en plus non reconnu au niveau de la qualité et de la transparence ! Et vous en tirez des conclusions hâtives. Ce n'était pas la peine de conspuer ici ou là les instituts de sondage qui eux malgré des interprétations des résultats qui sont sujettes à caution font quand même un travail technique et scientifique sérieux.

  11. 311
    martin dit:

    @124 hêtre_cyprès
    Combien sommes nous à recevoir où savoir avoir accès au journal officiel du conseil européen ou simplement de l'assemblée législative ou du sénat ? Qui parmi les participants de ce blog ?

    Droit européen:
    http://eur-lex.europa.eu/fr/index.htm
    Journal officiel de la République française:
    http://www.journal-officiel.gouv.fr/

  12. 312
    Ardéchoise dit:

    Mon intervention concernait le commentaire d'Obélix (225) qui regrette que trop d'intellectuels interviennent sur ce blog. J'ai essayé de donner une définition politique de l'intellectuel. Maintenant, si on considére qu'un intellectuel est quelqu'un qui utilise son intelligence, nous sommes tous des intellectuels. Si je peux me permettre une comparaison, tout le monde "fait de la prose", mais bien peu sont des écrivains.

  13. 313
    Lyendith dit:

    Il serait tout de même bon de ne pas utiliser le terme "fasciste" à tort et à travers. Le fascisme désigne quelque chose de précis, ça n'est pas un mot qu'on peut employer à la légère, fût-ce pour une nationaliste comme Le Pen.

    Les réponses à Audile sont une démonstration involontaire mais éclatante de comment conforter dans leur choix des gens qui se tournent vers le vote FN sans être "fascistes" pour autant. Alors s'il-vous-plaît, quand des intervenants comme Audile postent ici, il serait bon d'user d'arguments plutôt que de les insulter ou faire des procès d'intention.

    Pointer que Marine Le Pen, chantre de la souveraineté nationale, est favorable au Marché Transatlantique par exemple.

  14. 314
    Gerard Blanchet dit:

    @webmestre et @Sonia Bastille
    C'est peut-être un jeu mais comme de lancer des boules de chiffons sur des boites de conserve cela a une signification. 692 votes blancs ça un sens de défoulement me semble-t-il et je ne l'ai jamais comparé aux sondages les vrais, (Louis Harris Interactive c'est du scientifique ça?) mais j'ai dit que ça pouvait servir à "mesurer" la mobilisation des partisans de chacun des candidats.

  15. 315
    el gaucho dit:

    Cher Webmestre,
    J'espère que vous avez passez un bon dimanche. Puisse votre parent à l'hôpital se porter mieux bientôt.
    Une question me turlupine... Et si le Webmestre était une femme ?
    On devrait dire : Chère Webmestre ?
    Je mettrai mon réveil tôt demain lundi pour écouter Jean-Luc Mélenchon face à Bourdin. L'offre publique de débat est notre plus belle arme. Il faut sauver le soldat Hollande et l'obliger à sortir du bois.

  16. 316
    martin dit:

    220 jacques bonhomme
    Propos de Von Rompuy lus quelque part sur internet : "l'Italie a besoin de réformes pas d'élections ! "

    Là j'ai été soufflé. J'ai googlé la phrase et c'est authentique : La Libre Belgique du 11/11/2011 (entre autres). Ils sont gonflés tout de même. C'est le fascisme financier qui s'annonce, ou quoi ?

  17. 317
    ydaho dit:

    Merci Ardéchoise, nous sommes tous des intellectuels effectivement, méconnu certes, mais bon, qui peut se faire publier aujourd'hui s'il n'est pas un people ? Peut être travaillons nous pour la postérité, qui sait ? En prose, et pas en vers.

    Cronos, j'espère que la réponse de Berdagué t'a éclairé. Le problème, cronos, vois tu, c'est que nous nous battons, chacun a sa mesure, pour des idées, et que cela n'est pas facile de se "compromettre" pour ses idées, d’où nos divisions incessantes et notre incapacité a faire front commun contre l'adversaire.
    Eux n'ont pas ce souci, ils se "battent" (intriguent) pour du pognon ou du pouvoir, c'est la raison pour laquelle ils traversent les siècles sans dommages. A mon avis c'est pas bien difficile de s'entendre sur des millions de dollars ou sur la certitude de gouverner un pays ou une région.
    Là est la différence, "eux", ils prennent une décision a Wall Street, et des africains meurent comme des mouches, nous, nous nous compromettons pour nos idées et nous ne sommes plus rien ! (qui a envie d'être P.S. aujourd'hui ?) et pourtant, nous disposons du nombre, de la force publique, mais c'est en vain.
    Le FdG est un îlot d'entente fragile, très fragile, c'est peut être un espoir et pour ma part cela en est un, mais même ici, je vois bien que nous ne nous "entendons" pas, les clivages sont encore très marqués, et ça me désole !
    Tu vois cronos, ce que tu veux, je ne le veux pas nécessairement, et pourtant je pense que ce que tu veux, et ce que je veux moi serait utile a nos société, donc nous devrions nous entendre. Mais peut être cela n'arrivera pas, il manquera quelques dollars peut être ? (je plaisante)
    Demain, il y a un combat a mener, il est a mener, mais il n'est surtout pas a perdre, parce que ce sera surement un des derniers, c'est le combat pour que nous nous entendions, pour que nous cessions de rejeter "l'autre", je ne te le dis pas qu'a toi d'ailleurs, (au moins toi, tu sembles connaitre tes voisins de pallier), je le dis a tous ! c'est le combat de la dernière chance !

  18. 318
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 289 - Collot
    "Ta campagne est la plus cohérente de toutes, le programme, l'argumentation sont solides et imparables, pourquoi faut-il que tu te paies de bons mots "carabistouille, pédalo "

    Parce-que le "pédalo" permet de franchir la barre des médias et ensuite de faire passer le reste de l'argumentation.
    Si l'on se contente de propos doctes et sinueux, personne n'en parlera dans les médias.
    Et puis le langage vert et imagé cela fait du bien dans les oreilles, c'est la vie, c'est le combat, face à tous ces compassés shamallow qui confondent sérieux et constipation.

  19. 319
    Menjine dit:

    @Meson
    Pour renchérir sur vos deux films que j'ai vu hier et que moi aussi je recommande à tous ici, je signale un roman formidable en quatre tomes d'Alfred Döblin, "Novembre 1918, une révolution allemande". Editions Agone, accessible en français depuis 2009 seulement.
    Ce livre a été écrit par Döblin en Mai 1940, au moment où son fils mathématicien hors pair de 20 ans, se faisait tuer dans l'armée française où il s'est battu contre les hitlériens.
    Cette tétralogie est oeuvre historique on y voit de l'intérieur les débats, les réunions de l'armistice, du traité de Versailles, les manoeuvres d'Ebert,l'assassinat de Karl et de Rosa, et aussi les gens, l'humain des soldats, des traites, des ouvriers, des ouvrières et des bourgeoises. Ce livre part du 12 Janvier 1912 où au Reichstag le SPD obtient 34,8% des suffrages, à l'adhésion de l'Allemagne à la SDN le 8 septembre 1926.
    Ce sont des romans indispensables pour comprendre l'Europe d'aujourd'hui.
    Souvent les romans sont en prise sur la réalité que ne restitue ni l'histoire, ni (et encore moins) le journalisme.
    Parfois lire ouvre les yeux et donne de la force pour agir.

  20. 320
    graine d'ananar dit:

    "Quant à Chevènement sur Inter, il m'a bien amusé. De fait, il démultiplie l'essentiel de nos analyses" (Mario Morisi, 311, à 20h31)

    Ah ? Vous trouvez ? C'est amusant de l'écouter rappeler que Mélenchon était pour Mastricht ? Et amusant aussi de l'entendre faire sa mijaurée à propos des mots de Jean-Luc Mélenchon (Hollande = capitaine de pedalo) qu'il réprouve ?
    Bof. En ce qui me concerne, moyen. D'ailleurs ce mec (Chevènement) me débecte (hormis sa démission lors de la 1ère guerre d'Irak) en général, et pour son comportement "citoyen" en particulier. Sans vergogne il s'était octroyé 2 logements sociaux. Suite aux révélations du Canard il avait dû en lâcher un, mais il occupe toujours le second, ce nécessiteux.

  21. 321
    Zapping dit:

    Tiens, tiens voilà que Canal + produit un petit reportage sur JLM sans méchanceté ni mort aux rats dans les coins. Un reportage, je dirais même, souriant et sans dérision à 80% d'acide acétique.
    C'est ici à l'occasion d'un déplacement mardi dernier en soutien aux salariés en grève de la faim de Randstad à Saint-Denis. Laurence Sauvage est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon (A partir de la minute 14'40).

    Hauts les coeurs ! Ardent à la lutte !

  22. 322
    stephan dit:

    En parlant de luttes avec de l'espoir et de l'émotion chevillés au corps, vous ne pourrez pas manquer le reportage au cinéma "Tous au Larzac" qui revient, à la manière d'un western à rebondissement, sur 10 années de lutte pour la terre et la dignité.
    Un film essentiel par le réalisateur talentueux et engagé de "Lip, l'imagination au pouvoir" dans lequel l'humain est la pierre angulaire. La lutte collective transforme sa conscience du monde et son rapport à l'autre, à l'étranger, au delà des apparences et des clivages.
    Un film essentiel qui m'a bouleversé et qui est un appel d'air et d'espoir et dont jean luc Mélenchon est l'un des portes paroles aujourd'hui !

  23. 323
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 322 - graine d'ananar
    "D'ailleurs ce mec (Chevènement) me débecte" (occupation d'un logement social et autoritarisme prértentieux)

    J'ajoute qu'il n'a jamais rien compris à l'écologie politique.

  24. 324
    Louise dit:

    Non à : "Parce-que le "pédalo" permet de franchir la barre des médias et ensuite de faire passer le reste de l'argumentation."

    Parce que ça c'est de la même eau :
    Pour Chatel, Hollande c'est "Babar le roi des éléphants".

  25. 325
    olivier SIMON dit:

    La campagne avance, on rencontre de plus en plus de gens qui écoutent avec beaucoup plus d'attention nos propositions. Ils s'aperçoivent bien que le seul espoir que ça change et de résister c'est le front de gauche mais ils ont peur de l'inconnue et ils disent que "Mélanchon seul il pourra rien faire non plus". Jean Luc il est temps que plusieurs membres du Front de gauche apparaissent dans les médias, qu'on commence à voir et à connaitre les personnalités et les talents de ceux qui t'entourent et seront amenés aux responsabilités. Ou sont les candidats aux législatives. Faire parler Corinne Morel Darleux pour l'écologie, Jacques Généreux sur le programme économique. les français ont besoin de nouvelles têtes non mouillés dans le jeu politique. Les Français recherche des vrais sentiments humains (succès du film intouchables, Polisse). Le programme est porteur de ça. La Chanson de Melissmel "Aux Armes" pourrait faire un bel hymne de campagne.

  26. 326
    Christian B dit:

    @Jean Jolly 276&277
    Tout à fait perspicace.
    De même que les diverses manipulations pour faire accepter des guerres'de libération", alors que le véritable but est toujours l'acquisition de richesses. Je pourrais rajouter aussi les deux grandes guerres. Dans un autre registre, l'amiante, les ogm, le nucléaire etc.
    Les puissants, de tout temps, ne s’embarrassent pas de principes, la vie humaine est au mieux une valeur marchande, ou au pire aucune valeur.
    C'est le long combat entre l'Humanité et la barbarie.

    Salutations Fraternelles

  27. 327
    Jean Jolly dit:

    @ Cronos.
    Alors dit moi tout Jean, Qu'elle est la fameuse arme de l'ennemi que l'on puisse lui retourner ? Et de quelle matière est faite cette corde ?

    "Tout tout tout, vous saurez tout sur le zizi" chantait Pierre Perret.

    Tu sais comme moi qu'une arme est à double tranchant et que celle de l'argent ou de l'or n'y échappe pas, malgré les cours de la bourse que l'on nous impose jour et nuit comme une sorte de rengaine qui devrait hanter nos pires cauchemars.
    Soyons adultes et sortons de ce carcan ridicule qui nous enferme dans un échange de valeurs basées sur le poids de métaux ou de pierres aussi brillants soient-ils. OK, un billet ne brille pas et pourtant il est devenu plus valeureux aux yeux du monde selon sa couleur, le vert terne du dollar l'emporte sur les couleurs vives de l'euro alors que ce dernier équivaut à 1,5 de la m**** made in USA. Va donc comprendre Charles.
    Une corde est dans notre inconscient, constituée de fibres de chanvre, alors qu'elle est réellement constituée des restants des dollars recyclés.

    Que se vayan todos !

  28. 328
    rototo dit:

    @ Mario Morisi
    "la guerre semantique vire a notre avantage"

    Ouais enfin faudrait quand meme pas oublier qu'il ne s'agit que d'un remake de 2007 (du point de vue des donneurs d'ordre) avec Hollande dans le role de l'idiot utile à la Royal et Mélenchon a qui on assigne le role de siphonneur de voix comme Bayrou à l'époque. Mais jamais ils ne permettront que Mélenchon monte au point de jouer le deuxieme tour, t'inquiete qu'à ce moment là les sondages/articles vont en faire un monstre islamogauchiste devoreur d'enfants si besoin est :)

  29. 329
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 326 - Louise
    ...Le "pédalo" de la même eau que le "Babar roi des éléphants" de luc Chatel...

    De la même eau, je ne crois pas.
    Dans le premier cas, il s'agit de la description imagée mais objective de la (dure) réalité du parti social-centriste. De l'autre, d'une insulte gratuite.

  30. 330
    Mamyelisa dit:

    Oh lala ! Avec Copé n'argumentez pas trop technique ! Les cameras vont aller sur son visage souriant niaisement et oscillant négativement. Après quoi il vous accusera d’être irréaliste, voir démagogue. Dans vos réponses pensez a le ramener a sa classe de riche qui ne désire surtout pas partager. N’hésitez pas a le présenter comme un riche égoïste asservi a Bettencourt, Boloré etc. Gardez votre calme, car il vous traitera de menteur tout au long de l’émission et souriez nous sommes nombreux avec vous derrière l’écran.

  31. 331
    Michel Giacomazzi dit:

    A propos du communiqué de presse du 13/11/2011
    Si Moscovici a effectivement dérapé en vous accusant de faire le jeu de la droite, je ne trouve pas très malin d'utiliser publiquement ces métaphores marines. Cela alimente, à mon avis, la confusion entre politique et spectacle.
    Une des technique de l'oligarchie consiste à dénaturer le sens du mot politique, pour éviter que le peuple ne s'en empare, en particulier les très jeunes qui découvrent la politique.
    C'est pour la même raison que j'estime contre-productif de participer à certaines émissions de divertissement : celles où l'invité est seulement là pour servir d'objet de rigolade à l'animateur.
    Et puis attention, ce ne sont pas les socialistes, mais les partis dits socialistes qui s'allient à la droite ; ils ne sont justement pas (ou plus) socialistes.
    Bon courage pour cette campagne qui s'annonce pleine de désinformation.

  32. 332
    Berdagué dit:

    Cette chaine transmise de génération en génération a été bafouée, foulée aux pieds ces derniers jours, le problème ce sont les élections pour eux, le eux les ils les ceux-là sont identifiés, ils gouvernent, ils imposent leurs dictatures financières déconnectées de toute humanité.
    Nous ne mesurons pas assez ce que signifie la révolution citoyenne, séparés ces termes, ça ne va pas, la Révolution même avec en grand R est toujours retour sur lui-même, des penseurs, femmes et hommes, (mot beaucoup plus signifiant qu'intellectuel galvaudé de nos jours) l'ont pointée du doigt, citoyenne : là pour les habitants -tes de notre pays c'est lourd de sens, c'est une construction des Lumières, des Humanités et de notre révolution 1789 qui a été par sa valeur et portée universelles mis hors la loi, "lois"scélérates à s'assoir sur la souveraineté populaire, de notre République et de notre Nation en étant patriote et non nationaliste de rejet.
    Oui Sonia Bastille et toutes et tous, nous sommes en plein droit et devoir de faire cette révolution citoyenne dans une République qui ne peut qu'être que Sixième. En votant acte très subversif aujourd'hui, sans oublier 2005.

  33. 333
    hêtre_cyprès dit:

    "Lundi l’événement ce sera le lancement de la nouvelle version du site « Place au Peuple ». Un bond en avant. Je n’en dis rien vous irez voir."

    J'en viens, l'ouverture de la nouvelle version pour ce lundi à 17 heures selon l'information que j'ai obtenue

  34. 334
    Rachel dit:

    Je ne suis pas d'accord avec Mamyelisa (332). Je pense au contraire que Jean-Luc Mélenchon devrait être très technique et ressortir son côté intellectuel face à Copé, et citer le plus possible d'économistes reconnus (pourquoi pas le Prix Nobel d'économie Paul Krugman qui dit comme nous sur la BCE), Jacques Généreux et son bouquin, etc, pour faire ressortir la médiocrité d'un Copé et de la droite en général. Le traiter de "riche" devra être fait avec subtilité (à cause de l'étiquette de rustre qu'ils veulent nous coller). Jean-Luc Mélenchon devrait paraître raffiné, raisonnable et rassurant, et il peut le faire tout en gardant son côté acerbe, voilà ma conviction. Ça me fait penser à certaines insultes subtiles de Shakespeare. Il s'agit d'être comme Mitterrand face à Chirac en 1988, voire encore mieux : technique, intellectuel, subtil, et trouver des mots qui tuent. Et nous avons la République elle-même de notre côté, il faut qu'il fasse ressortir cette vérité !

  35. 335
    citoyenne21 dit:

    Entendu à la radio de matin mais à confirmer : un jour de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie et un quatrième jour de carence dans le privé sont envisagés parmi les mesures de rigueur ! Sachant que dans le privé, les employeurs prennent en charge les jours de carences, que les anti-fonctionnaires ne viennent pas me sauter dessus pour dire que ce ne serait que justice que les fonctionnaires soient traités comme dans le privé. Vous verrez qu'arrivera le moment où on dira aux fonctionnaires qu'on leur ponctionnera 20 % sur leur salaire, déjà que la plupart n'ont déjà plus de prime de Noël (250 €) et un salaire qui ne correspond pas à leurs compétences et à leur engagement !

    [Edit webmestre : "entendu à la radio" "mais à confirmer"... Tout est dit sur la qualité et la pertinence de vos informations ! Merci de ne pas encombrer ce blog avec des conversations de comptoir établies sur des "infos" qui ne sont ni vérifiées ni sourcées...]

  36. 336
    meson dit:

    Désolé mais ça ne colle pas.
    J'ai beaucoup d'affinités pour le FdG. Mais pas au point de perdre toute lucidité...
    A savoir que les idées du FdG peuvent faire bouger les lignes mais certainement pas en pensant qu'il obtiendra une majorité pour les présidentielles.
    Pour cette élection il ne peut s'agir que d'une plate forme réunissant les composantes de la gauche. Dont le PS, dont une grande partie d'EELV.
    Se penser hégémonique et penser que l'on va écraser les autres formations c'est suicidaire. Et pour le FdG et pour la gauche.
    Alors effectivement des phrases comme FH, "capitaine de pédalo dans la tempête", c'est complétement irresponsable...
    Mais si le but du FdG est de refaire passer l'UMP et NS qui bénéficie de la force de propagande médiatique, de moyens énormes, et de tous les appuis de l'oligarchie et de ses représentants élus dans notre pays, c'est bien parti. Tout comme l'ultimatum d'Eva Joly visant le PS sur le problème d'un EPR .
    Non seulement je suis déçu mais je suis très inquiet.
    Pourtant il est si évident que ce qui comptera, c'est l'élection d'un représentant de la gauche même si cette notion se discute, et préparer le coup d'après : les législatives. L'aveuglement est à l'origine de toutes les défaites.
    Je n'ai pas renvoyé ma carte PG mais si ce genre de positionnement et de petites phrases méprisantes perdurent, en janvier vous vous passerez de moi.
    Mn.

  37. 337
    citoyenne21 dit:

    Et bien effacez cette info erronées webmestre ! Nous verrons dans quelques temps à quelle sauce on sera bouffés !

  38. 338
    Simon Bolivar dit:

    @citoyenne21

    Excellente démonstration ! Sauf que c'est très exactement le contraire.

    Dans les 3 fonctions publiques, la subrogation est la règle, c'est à dire que les agents titulaires et les agents contractuels disposant de plus de 6 mois d'ancienneté conservent leur traitement intégral pendant le congé maladie, régime indemnitaire et primes inclus. Au dela de 3 mois, le régime indemnitaire est réduit de moitié.

    En revanche, dans le privé, la subrogation est l'exception, notamment dans les PME.
    Ainsi, dans les fonctions publiques, un jour de carence supplémentaire n'aurait aucune incidence sur le traitement et correspondrait à un simple transfert de charge entre l'URSSAF et la collectivité concernée, alors que dans le privé, il serait supporté intégralement par le salarié.

    Si votre information venait à être vérifiée, les conclusions à tirer seraient très différentes des vôtres.

  39. 339
    citoyenne21 dit:

    Oui mais Simon Bolivar, libre à eux ce changer les règles ! Déjà ils ont instauré la possibilité de virer un fonctionnaires en cas de refus de trois propositions de mutations ! Certains fonctionnaires qui sont dans le collimateur de chefs et de sous chefs peuvent subir un tel traitement dorénavant. Ce que je voulais dire c'est qu'on sera tous vernis, public et privé !

  40. 340
    marechal dit:

    @Meson
    Mais si le but du FdG est de refaire passer l'UMP et NS qui bénéficie de la force de propagande médiatique, de moyens énormes, et de tous les appuis de l'oligarchie,et de ses représentants élus dans notre pays, c'est bien parti. Bon je faisais ma petite lecture, sans l’intention d'écrire et je finis avec ce post.
    Y a de quoi hurler à la fin y en a combien des défaitistes de votre genre ?
    J'en profite pour redire que l’élection présidentielle n'est pas jouer d'avance, que si les sondages ne mentent pas (admettons) ils se trompent comme à chaque fois. Je rappelle que François Bayrou les a fait mentir de 13.5 points en 2007 juste pour une claque à un gamin. Rien que ça. quand à "taper" sur François Hollande, oôô le pauvre monsieur, si vous le plaignez tant moi je pars du principe qu'il n'a qu'à accepter le débat avec notre porte parole, que ce débat de la part de Jean-Luc Mélenchon ne doit pas être présenté comme "une offre" mais comme un "défi" "je défis François Hollande de débattre avec moipourrait dire JLM
    Cette phrase pourrait être entendu aussi par les média et pourquoi pas relayée (c'est la camarade Rachel qui a eut l'idée merci @ Rachel. Osons ! Osons ! le capitaine pédalo n'ose rien lui,(à moins que vous ne veniez ici avec quelque argument qui prouve le contraire...) et on aurait un beau contraste si ce défi était lancé. Voilà ! c'était un peu long mais tout ceci pour vous dire que les gens comme vous qui baissent les bras et qui n'osent plus j'en ai ma claque, osez dont rendre votre carte au PG vous aurez au moins fait quelque chose en allant au bout de vos idées ! et bon voyage dans les limbes.

  41. 341
    breteau jean claude dit:

    Nous avons en France le seul individu au monde capable de changer l'or en plomb. En 5 ans la France a produit plus de 8000 milliards d'euros de richesses, disparues selon Sarko. Il est seul responsable de la situation. La crise serait mondiale. La Suisse, la Chine, le Brésil sont ils en crise ? Qui a vidé les caisses de l'Etat, qui a imposé le traité de Lisbonne permettant le coup d'Etat des financiers ? Oui la responsabilité de Sarkozy est totale sauf un virage a 360degres, ce qui lui est interdit par ses généreux donateurs. Il n'a pas de solution pour sortir de la crise qu'il continue d'alimenter avec l’austérité. Il est le problème pas la solution. Quand au capitaine de pédalo, il a perdu le mode d emploi (le pseudo programme) et tourne en rond dans une piscine en Corrèze. Il est partenaire et partage la faillite pour avoir voté oui en 2005. Ses amis votent avec la droite a Strasbourg et acceptent le pacte de voyou établi en Grèce contre le peuple.
    Quelle prestation ce matin sur BFM. La correction de Bourdin est a signaler, en permettant a Jean-Luc Mélenchon de développer ses arguments sans être interrompu, donc c est possible...

  42. 342
    meson dit:

    Marechal,

    Défaitiste ? Je pense que si la situation n'était pas si grave vous me feriez bien rire.
    Le Marechal n'était pas un défaitiste : il a choisi la défaite... Et préparé la prise de pouvoir depuis 1922.
    Allez sur d'autres sites, sur wikipédia par exemple, pour retrouver les élections depuis 1995 qui ont toutes été perdues par la gauche (même les "imperdables" de 2002 et 2007) et vous verrez que votre aveuglement est à la mesure de mon "défaitisme".
    Mais ça demande un effort (de lucidité).
    Celui de ne pas être dans fixé sur le guidon et d'observer la route.
    Mn

  43. 343
    JR84 dit:

    @meson 338
    Vous restez sur une vision complètement dépassée de la politique. Nous ne sommes plus en 1981 ni même en 1995, nous sommes aujourd'hui en 2011. Les "30 glorieuses" sont définitivement passées, dépassées...aujourd'hui, on promet aux français les "30 pleureuses", avec rigueur et austérité et serrage de ceinture à ne plus pouvoir respirer.
    L'intelligencia du PS le sait et tient à appliquer cette politique dès son retour aux affaires. Il se trompe et ne voit absolument pas le chemin que prend le cours de l'histoire. La dynamique ne vient pas de ceux qui proposent l'allégeance à ce schéma d'austérité mais bien de toutes celles et ceux qui espèrent un changement radical de gouvernance. Nous, au Front de Gauche, nous ne confondons pas les responsables du PS et l'immense majorité de ses militants, qui eux, savent et reconnaissent les valeurs de Gauche. Le moment viendra, où, en conscience, chacun-e aura à se déterminer pour ou contre un réel retour aux valeurs de partage, d'humanisme et de solidarité.

  44. 344
    ydaho dit:

    Tout est bien qui fini bien, il est vrai qu'il ne faut pas confondre les militants et les sympathisants du P.S. avec la "ligne" actuelle des dirigeants, nombreux sont ceux qui ont gardés un idéal socialistes et qui risquent d'être extrêmement déçu par une politique de rigueur qui visera toujours les mêmes..
    C'est étonnant que la dernière partie du billet n'ai suscitée aucun commentaires... Vraiment étonnant !

  45. 345
    Cronos dit:

    @ 329 Jean Jolly

    Bonjour Jean, qu'elle belle pirouette que voilà, j'adore la souplesse de ta dialectique, mais je n'en suis pas plus renseigné, par contre vois tu, je préfère tout de même la réponse de Berdagué 310 qui me prend moins pour un drôle.

    Dans un vieux registre : écoutez bien braves gens, n'entendez vous pas le bruit sourd de nos sabots sur les sombres pavés, n'entendez vous pas le tintamarre de nos fourches, faux et hallebardes qui s'entrechoquent, elles brillent dans la nuit noire, le chemin sera long et au matin le jour éclairera un spectacle sanglant tant attendu. Aux armes citoyens, ruffians et bougnats réveillez vous, l'heure de gloire à enfin sonnée.

    Sur un ton plus moderne : camarades, l'heure est grave, nous devons faire face à un ennemi redoutable, son arme est l'argent, il le possède croit-il, en réalité notre nombre peut le combattre, comment ? en retirant immédiatement de leurs banques notre argent, individuellement nous en avons peu, collectivement nous avons tout, depuis des mois c'est ce que je fais à chaque versement de ma retraite, leur laissant le juste compte de mes dettes, et c'est encore trop.

    Jamais, je dis jamais, aucun homme politique même le plus radical ne tiendra ni l'un ni l'autre des discours ci-dessus, non pas qu'il n'en rêvât pas, mais sachant pertinemment que la couardise des gens le laisserait là, debout devant et bien seul. Voilà où nous en sommes réellement, toi comme moi et nous tous ici présent.

    Alors foin des prises de bec bien inutiles, et essayons de faire de notre mieux pour ouvrir les esprits à la prise de conscience des réalités et possibilités offertes par le réalisme du programme du Front de Gauche qui seul peut déchirer le voile de l'incompréhension, arc-boutons nos efforts dans sa promotion encore et encore, nul effort ne sera en fin de compte vain si nous nous y tenons contre perfidies et quolibets qui fleurissent à notre droite comme à notre gauche.

  46. 346
    marechal dit:

    @meson
    Le Marechal n'était pas un défaitiste : il a choisi la défaite....Et préparé la prise de pouvoir depuis 1922...

    Primo, je ne vous autorise pas à jouer avec mon patronyme, si vous aviez un peu de jugeote vous auriez deviné que je ne me ballade pas ici avec Maréchal comme pseudo.
    Secundo, je choisi votre phrase ci dessus aussi parce qu'elle est bien révélatrice : en dehors du fait que je n'ai pas de leçon d'histoire à recevoir de vous je vous fait remarquer à quel point vous vous résigné : "Ce n'est pas parce que tant de prises de pouvoir malencontreuses ont été portés par des événements ou par le peuple lui même que cela doit recommencer. autrement dit : vous n'êtes même pas résigné, vous êtes fataliste."
    Tertio, vous attribuez au peuple Français un manque de jugeote qui vous appartiens à vous et à vous seul, pire qu'un manque de jugeote vous lui retirez à son crédit la capacité de pouvoir faire un choix en toute conscience et en dehors du matraquage médiatique : souvenez vous de cette phrase de Jospin à propos des sondages juste avant un certain 21 Avril "les français n'aiment pas qu'on leur dicte ce qu'il faut faire" vous connaissez pourtant la suite mais n'en avez tiré aucune leçon...
    Quatro, à chacun sa lucidité mon petit monsieur, la mienne dépend peut-être aussi de mon histoire que je porte avec celle de mon pays, j'en veux pour témoin un membre de ma famille et tant d'autres de nos compatriotes qui ont fait Verdun et se sont battu comme des lions, j'en veux pour témoin un autre qui a fait du marché noir après la branlée de 40. Et je n'ai ni honte ni fierté, l'Histoire doit continuer, et comme toute lucidité je m'offre le luxe que cette continuité puisse être positive grâce à Jean-Luc Mélenchon qui a lui une conscience dramatique de l'histoire de notre beau pays France, et il est nécessaire de se battre encore et encore, ce ne sont pas les nantis qui le feront, la preuve avec Pétain...

  47. 347
    Cronos dit:

    @ 344 meson
    Défaitiste ?... Je pense que si la situation n'était pas si grave vous me feriez bien rire... Le Marechal n'était pas un défaitiste : il a choisi la défaite... Et préparé la prise de pouvoir depuis 1922...

    Oui monsieur vous êtes bien un défaitiste patenté, votre couardise n'a rien à voir avec les petits mots que Jean-Luc Mélenchon peut dire de manière amusée, et ma foi ils ne sont le reflet que de la réalité que vous n'aimez pas trop voir en face semble-t-il.
    Et laissez donc vos propre jeu de mot dans votre bouche dont je sens l'haleine fétide d'ici, celui ci est déplorable et relève du caniveau, d'autant plus que ce nom est celui de l'état civil de votre interlocuteur, et quand bien même se fût celui d'un pseudo.

    Allez sur d'autres sites, sur wikipédia par exemple,pour retrouver les élections depuis 1995 qui ont toutes été perdues par la gauche (même les "imperdables" de 2002 et 2007) et vous verrez que votre aveuglement est à la mesure de mon "défaitisme"
    Mais ça demande un effort (de lucidité)... Celui de ne pas être dans fixé sur le guidon et d'observer la route

    Si votre lucidité s'arrête aux portes de wikipédia je vous plains de tout cœur, et puisque vous observer si bien la route vous avez dû vous apercevoir que nous avions changé de chaussée et que nous sommes loin des chemins vicinaux que vous semblez pratiquer.
    Puisque vous parlez de politique, vous n'êtes pas sans savoir ni connaître le programme partagé de gouvernement, lui a le mérite d'exister à contrario du fantôme du parti socialiste qu'à l'évidence vous n'auriez pas du quitter, vu le peu de cas que vous faites de vos camarades du PG, reprenez vous monsieur, il y va de votre futur et de votre vie éventuellement de vos enfants et aussi petits-enfants.

  48. 348
    laurence dit:

    Bonjour et merci pour vos réponses. Effectivement ce sont de bons arguments que je vais utiliser.
    Ils restent cependant d’irréductible, enfermés dans des étiquettes, qui ont peur de passer du Partie Socialiste à un parti plus à gauche et du coup, vite assimilé à des extrêmes. Voter ou s'allier au Front de Gauche, qui est déjà allié au Communiste. L'image renvoyée par les médias n'arrange rien. Je pense que les gens se font peur à eux-même. Socialistes depuis toujours, Mitterrandistes, ils n'arrivent pas à se résoudre à quitter, "trahir" leur parti.

  49. 349
    Mamyelisa dit:

    @Rachel (336)
    Oui pourquoi pas je ne suis pas en desaccord avec vous ! Mais je crains fort que les organisateurs du débat avantage Copé par des prises de vues et des non dit.ou la chronométrie pour laisser Jean Luc abattre son jeu et donner ainsi l'avantage a Copé en lui laissant le soin de détricoter même en s'appuyant sur des mensonges ou des exemples "concrets" disent ils, mais très subtilement distillés. Méfiance il ont le pouvoir et en usent a volonté.
    Je ne connais pas assez Jean-Luc Mélenchon pour juger de sa capacité mais il ont mis le moulin a broyer en route.
    Peut-être que si Jean-Luc Mélenchon nous montre la faille nous pourrons nous glisser dans les engrenages pour le bloquer au lieu de tomber dans l'avaloir. De toute façon j'ai confiance mais j'aimerai tant qu'il convainque encore plus.

  50. 350
    Renault dit:

    Il faut sortir la France de l'article 123 du Traité de Lisbonne maintenant ! Ici ! De fait, dans les actes. Dans ce mois courant. C'est à toi Cher Camarade de taper du poing sur la table ! L'Etat ne doit plus emprunter via les rapaces de la finance et moins encore payer les salaires de ses fonctionnaires par emprunts toxiques ou pas.
    La présidentielle 2012 est en exercice dès 2011 ! C'est notre devoir citoyen.
    D'autre part, nous avons à préparer la formation d'un gouvernement de résistance. En rédigeant le nouveau programme de résistance pour notre siècle également à partir du Manifeste des Indignés. Et le mettre en oeuvre dans nos actes.
    La campagne sans les actes, cette fois-ci ne sera pas. J'entends déjà que tu es un bon orateur et seulement.
    Qu'est-ce que cela veut dire ? C'est inacceptable !
    Présidons là! Ici ! Et maintenant !

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