04nov 11

Les voyous feront la police

L’ère autoritaire

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Le G20 s'en remet aux responsables de la crise

Communiqué du 04/11/2011

On le savait illégitime et inefficace. Le G20 réuni à Cannes a aujourd'hui également prouvé qu'il était capable du plus grand cynisme.

Les chefs d'Etats du G20 ont renoué avec leurs promesses de pacotille. Depuis deux ans, le G20 promet de réguler les paradis fiscaux. Depuis deux ans, rien n'a changé. Ces nouvelles promesses n'y changeront rien non plus.

Pire, au lieu de lutter contre la crise, le G20 l'aggrave. Il confie aux responsables de la crise, le soin de la régler.

Le FMI a fait la démonstration de l'absurdité de sa politique en Grèce. Pourtant, le G20 veut encore augmenter ses moyens. Il augmente en fait son pouvoir de nuisance et confirme son rôle de gardien du dogme libéral. C'est désormais l'Italie qui verra sa souveraineté limitée.

Et alors que la finance est à l'origine de la crise, le G20 continue son entreprise de blanchiment des spéculateurs et des banquiers voyous. Il a ainsi décidé de nommer à la tête du Conseil de Stabilité Financière, un ancien de la banque Goldman Sachs et un ancien responsable de hedge fund.

Autant confier la lutte contre la drogue à Pablo Escobar.

img_7453Dans cette note, je pose un premier bilan de l’incroyable affaire du référendum en Grèce. Un événement de première grandeur historique dans cette période. Puis je viens sur le nouvel épisode de la propagande du système, le fameux « modèle allemand ». Et je reproduis mon interview dans le journal l’Humanité. Enfin je dis quelques mots des affligeantes décisions du G20. C’est une note plus courte que d’habitude car je croule sous le travail. Je me suis cependant efforcé d’y consigner l’essentiel de ce que je peux faire pour aider ceux qui utilisent mon blog comme une source d’argumentation. Evidemment nombre de sujets restent sur le bord de mon clavier. Mais comment faire davantage ? Samedi matin vente du programme « L’Humain d’abord » dans la rue. Puis salon de l’agriculture Bio. Dimanche émission sur l’ensemble des radios du service public. Je sais que je pourrais lire ensuite vos commentaires ici.

Merci à Nicolas Bonnet pour sa série de photos intitulée Carnet de voyage au Guatemala

En Grèce, un nouveau protectorat est commencé. Quelle histoire ! La Grèce d’abord a préfiguré le sort de tous ceux qui se feraient prendre hors des clous du système du Traité de Lisbonne. A présent elle est le premier état de l’Union qui se voit refuser son auto-détermination démocratique. J’avais parlé d’un coup d’Etat des financiers, en reprenant le vocabulaire des indignés de Madrid. Le rôle ubuesque des agences de notation comme agent d’exécution des diktats du système a été ensuite dix fois étalé au grand jour. Mais le rouleau compresseur a poursuivi sa route. La pente autoritaire en Europe est prise et déjà profondément enkystée. Le vocabulaire des commentateurs le montre assez. Papandréou est « invité à s’expliquer », Berlusconi est « convoqué » et ainsi de suite. Le président français joue le rôle de l’enthousiaste de service, passeur du plat allemand. Il a pourtant été sévèrement renvoyé dans ses cordes par les conclusions du précédent sommet européen totalement dominé par les pires conservateurs allemands entrés en campagne électorale. Jeudi, entre deux séances du G20 ce fut l’apothéose des brutalités. Ou bien Papandréou cédait ou bien il n’aurait pas d’argent. Il céda. En échange d’un blanc-seing de la droite de son pays. img_8266Deux mauvais coups en un de la part de ce néant ambulant du socialisme mondial. Le premier pour avoir avalisé la méthode des brutalités, le second pour avoir donné comme solution à la crise la coalition avec la droite.

Le référendum était sans doute une grande arnaque. Déjà les bons conseils n’avaient pas manqué pour la rédaction de la question. Les dirigeants socialistes français ne furent pas les derniers à proposer l’habituel dilemme qui tue. La question aurait été : « voulez-vous oui ou non l’Euro ». Avec l’alternative qui se déduit automatiquement : si vous voulez l’Euro, c’est l’austérité et le pillage du pays, si vous n’en voulez pas, c’est la catastrophe. Un vrai « débat » comme les aiment les increvables oui-ouistes, surtout en France. Peut-être n’avez-vous pas eu le temps de prendre la mesure du zèle qui s’est manifesté de la part de certains éditorialistes. Aussitôt a recommencé la musique sur le thème « qui n’aime pas l’austérité n’aime pas l’Europe », « est un nationaliste » et que sais-je encore, déballé à toute vitesse des cartons d’archives de 2005. Evidemment, tout en subtilité, l’injure a connu ses surenchères habituelles. Dont le paroxysme est l’inépuisable amalgame de fin de banquet au « Nouvel Observateur » : la mise dans le même sac de Marine Le Pen et du Front de Gauche. Comme pas une personne n’y croit ni ne peut le croire, on comprend que le but est autre. Il s’agit une fois de plus de délimiter un « cercle des raisonnables » partisan de « la seule politique possible » en promettant à tous ceux qui en sortiraient le pire de ce que craignent Marie Chantal et Jean Patou : l’opprobre et la stigmatisation de la bonne société, celle qui tient les postes et les honneurs à distribuer. Le plus caricatural en la matière est le sieur Reynié directeur de la fondation de l’UMP, repeint en « politologue spécialiste des populismes » lorsqu’il intervient dans les médias. Celui-là n’est pas arrêté par les mots. Il n’hésite donc pas à dire qu’on trouve « dans le même sac », littéralement, Mélenchon et Marine Le Pen. Cet amalgame nous indigne. Il faut y répondre chaque fois qu’on le peut. Expliquer sans relâche est notre méthode en toutes circonstances. Sans illusion : le mal sera fait de toute façon. Ayons cependant à l’œil que l’effet inverse fonctionne en notre faveur. Chaque heure de calomnie enfonce l’image qui montre tous ces gens d’accordimg_7479 entre eux, coalisés dans l’injure, de l’UMP aux cercles de la bien-pensance socialiste. Ils se seront eux-même attachés ensemble. Le moment venu ils couleront ensemble.

Mais l’événement c’est le retrait du référendum davantage que la proposition de Papandréou de le faire ou même la question piégée qu’il s’apprêtait à poser. Car c’est dorénavant un symbole immense qui tombe. Dans l’Union Européenne, la démocratie est un problème, pas une solution. Le peuple lui-même est un problème. Par conséquent, un peu plus tôt un peu plus tard, la suite est écrite dans la certitude. Une politique sans alternative, et, qui plus est, imposée de force fait nécessairement éclater le système qui la contient. Si rien ne bouge, cela est aussi certain que le défaut à venir de la Grèce. La seule inconnue est : où et quand le détonateur fonctionnera-t-il ?

Le « modèle allemand » est la nouvelle coqueluche. Nicolas Sarkozy s’enthousiasme : "Tout mon travail c'est de rapprocher la France d'un système qui marche, celui de l'Allemagne." Une fascination partagée par l'entourage de François Hollande. Test : les investisseurs font-ils d'avantage confiance à l'Allemagne qu'à la France ? Non. La France est largement devant l'Allemagne pour les investissements directs étrangers : plus d'un milliard de dollars en France contre 674 millions en Allemagne, selon les statistiques publiées par la CNUCED. Les Allemands sont-ils meilleurs que nous en matière de dette ? Non. En 2010, l'Allemagne avait une dette de 83,2 % du PIB contre 81,7 % pour la France selon Eurostat. L'Allemagne est donc tout autant que la France en dehors de la limite des 60 % du PIB exigée par le Pacte de stabilité. La croissance allemande est-elle meilleure que chez nous img_8278? Non plus. Sur la dernière décennie elle a été inférieure à celle de la zone euro et moindre qu’en France. D’ailleurs, le "modèle allemand" n'a pas protégé ce pays de la crise : avec une chute de 4,9 %, du PIB il a subi en 2009 une récession deux fois plus importante qu’en France. L'embellie en 2010 est donc un rattrapage. Au final, par rapport à 2008, l'Allemagne marque encore un retard de croissance plus grand qu’en France.

Le Taux de chômage en Allemagne est-il vraiment plus faible que chez nous ? Non. Officiellement de 6 % contre 9,9 % en France, il a été visuellement dégonflé grâce à la réforme social-démocrate. Elle a rayé des comptes 1,5 millions de sans emploi. Cela correspond exactement à la baisse du chômage affichée depuis 2002. En septembre dernier, le journal Die Welt a aussi révélé que 200 000 chômeurs âgés avaient été radiés. Le ministère allemand du travail a reconnu que 57 % seniors chômeurs n'étaient plus comptés. Autre artifice : la généralisation du chômage partiel, invisible dans les statistiques. Ainsi en 2010 selon Eurostat, il concernait 26,2 % des salariés allemands contre 17,8 % des salariés français.

La croissance allemande basée sur les exportations est-elle un modèle généralisable? Non. 65 % des exportations allemandes sont destinées à la demande des autres pays européens. S’ils imitaient le « modèle allemand » en contractant leurs achats l’export made in germany s’écroulerait. De plus, ces exportations ne révèlent pas une plus grande performance technique. Selon Eurostat, 16 % de celles-ci concernent  des produits de haute technologie. La France c’est  26 % des exportations. L’OCDE note aussi que les Français travaillent 154 img_7272heures de plus par an que les Allemands. Et la productivité des travailleurs français est la plus élevée d'Europe. Elle a progressé sur la dernière décennie deux fois plus vite qu'en Allemagne.

Peut-on importer le modèle allemand ? Non. La démographie Allemande est trop différente de la France. Le taux de fécondité allemand est moitié moindre qu’en France. Depuis trente ans, il y a donc davantage de décès que de naissances outre Rhin. Le pays est donc poussé à privilégier une économie de rente. La France a un besoin vital d’activité. D'ici 2060, la population allemande devrait passer de 82 millions à 65 millions d'habitants. Celle de la France devrait passer dès 2050 à 73 millions d'habitants.

On ne peut donc pas transposer le "modèle allemand" en France. D’ailleurs est-ce souhaitable ? Les Français veulent-ils vraiment aller plus loin dans la contraction des salaires et la précarité de l'emploi ? Car c'est là l'unique secret qui distingue l'Allemagne des autres pays depuis 10 ans. Ce bilan d'une décennie d'application des lois social-démocrates sur l’emploi est un désastre social. 20 % des salariés sont des travailleurs pauvres. 5 millions de travailleurs doivent se contenter de mini-jobs à 400 euros par mois, sans protection sociale. Faute de SMIC, 2 millions de salariés gagnent moins de 6 euros par heure, alors qu'aucun salarié ne peut gagner moins de 7,06 euros nets de l'heure en France. En 10 ans l'intérim a augmenté de 130 % et les CDD de 22 %. Résultat de cette politique de compression salariale : selon l'OCDE c’est une baisse record de la part du travail dans le PIB allemand : de 76 %  à 67 % en sept ans. Neuf points de PIB pris aux travailleurs. Et un taux de pauvreté de 20 % plus élevé en Allemagne qu'en France.

Pour moi, chez nous, la priorité est au contraire de rallumer le moteur de l’activité en rendant aux salariés les 10 points de la richesse produite qu'ils ont perdus au profit du capital depuis 30 ans. Le « modèle allemand » est un leurre. Etendu à l'ensemble de l'Union européenne, il mènerait tout droit à la récession. L'intérêt général du pays nous appelle donc img_8329à finir avec cette fascination morbide pour l'Allemagne. Il faut soutenir le cœur vivant de notre économie, c'est-à-dire ses productifs et les besoins sociaux de la population.

J’ai eu avec le journal l’Humanité un entretien réalisé par Mina Kaci et Max Staat. J’en publie toute la partie qui n’est pas consacrée à la Grèce puisque je viens de faire le point un peu plus haut dans cette note.

Comment réagissez-vous à l’affirmation du couple Sarkozy-Merkel selon laquelle l’austérité est le seul moyen de sortir la Grèce et l’Europe entière de la crise financière ?
Jean-Luc Mélenchon. Je suis frappé par le contresens économique : une politique d’austérité généralisée conduit à une contraction de l’activité économique. Elle entraîne partout une diminution des recettes fiscales et à une augmentation du chômage, donc à une hausse des déficits des comptes sociaux et des comptes publics, donc le recours à l’emprunt, la dette et le service de la dette. C’est de l’argent gaspillé. C’est un constat de bon sens dont nous avons la démonstration sous les yeux avec la Grèce. L’activité économique y a reculé de 5 points et la dette a augmenté de 30%. Cette politique ne marche pas, ni pour la Grèce ni pour aucun autre pays européens.

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel continuent-ils à appliquer une politique inefficace ?
Jean-Luc Mélenchon. Ils défendent un bien particulier : la rente. Le capital financier, sa profitabilité demeure leur préoccupation principale. C’est la raison pour laquelle la stabilité des prix est leur objectif. Ils sont cramponnés à la protection du cœur de ce système financier. Cette vision dominante en Europe a été institutionnalisée par le traité de Lisbonne et s’habille aujourd’hui d’un autoritarisme consternant. Des pays continuent d’accepter des transferts de souveraineté. C’est ainsi que s’applique, par exemple, le semestre européen, qui contrôle les budgets avant même qu’ils soient votés par les assemblées nationales. Ou encore l’instauration de sanctions, d’amendes qui peuvent être de 1 à 2 points de la richesse produite pour les pays qui sortent des clous de l’endettement ou de leur déficit.

Pouvez-vous expliquer pourquoi vous estimez qu’en faisant jouer un rôle nouveau à la Banque centrale européenne (BCE), on sortirait l’Europe de la crise financière ?
Jean-Luc Mélenchon. L’urgence consiste d’abord à arrêter la pression du système financier sur les dettes souveraines. Sommes-nous d’accord pour dire qu’il y a une pression illégitime du système financier ? Ou estimons-nous que c’est la dette souveraine qui est insupportable et qu’il convient de contenir la dépense? La BCE pourrait parer à l’urgence. Une solution immédiate consisterait à appliquer une batterie de mesures pour faire stopper les techniques de spéculation, dont, entre autres, l’interdiction des ventes à découvert. Surtout, la solution radicale est que la BCE prête directement à l’Etat-nation concerné. Comme sa puissance de financement est illimitée – puisque c’est une banque centrale – la spéculation s’arrêterait immédiatement.

Nicolas Sarkozy dit aux Français que s’ils veulent garder leur modèle social, il faut qu’ils acceptent de nouvelles mesures « courageuses ».  Entre 6 et 8 milliards d’économies supplémentaires vont être présentées la semaine prochaine. Que répondez-vous à ceux qui estiment que le président tient un discours de vérité, de réalisme et de responsabilité ?
Jean-Luc Mélenchon. Je réponds que ce n’est pas responsable du tout. Comment peut-il affirmer qu’il veut protéger notre modèle social, alors qu’il est en train de le démanteler complètement ? Ne propose-t-il pas moins d’écoles, moins de fonctionnaires, moins d’hôpitaux ? D’ailleurs, moi je ne parle pas de modèle social, mais d’acquis sociaux. Ceux-ci sont le résultat de hautes luttes. Comment peut-il dire qu’avec une politique d’austérité, qui contracte l’activité, on diminuerait les déficits ? C’est tout le contraire, nous allons augmenter les déficits. Sa politique nous mène droit dans le mur.

Vos propositions, tels que le Smic à 1700 euros ou l’échelle des salaires de 1 à 20 dans les entreprises ne risquent-elles d’être jugées irréalistes face à la crise?
Jean-Luc Mélenchon.  Les mêmes qui détruisent tout passent leur temps à nous dire que nous sommes des irréalistes. Pour eux, il n’y a qu’une vérité possible : la leur. Notre orientation est sans ambigüité. Nous voulons augmenter les revenus du travail. Quand on élève le salaire de quelqu’un qui vit au Smic de 100 euros, il les dépense en consommation donc dans la production. C’est ainsi, immédiatement, du carburant pour la croissance et l’emploi. Contrairement à l’argent capté par les pôles financiers qui se disperse dans les bulles financières, nous, nous proposons de rallumer des moteurs de la croissance. Je suis parfois stupéfait de voir, y compris à gauche, de la surprise et même de l’inquiétude. Comme si la grande question n’était pas celle de la répartition de la richesse entre le capital et le travail. En quelques années, dix points sont passés des poches des salariés à celles du capital. Cela représente 195 milliards d’euros par an.   

La dette publique n’alimente-t-elle pas le doute sur la possibilité de faire autrement ?
Jean-Luc Mélenchon. On doit soit contracter les dépenses, soit augmenter les recettes pour pouvoir payer ces dettes. Le Front de Gauche est partisan de la seconde solution. En ponctionnant davantage le capital on remplit les caisses de l’Etat. La dette du pays est de 1600 milliards d’euros, soit moins que notre Produit intérieur brut (PIB) d’une année, qui est de 1940 milliards. Les titres de la dette sont en moyenne de 7 ans et 31 jours. Durant cette période, le PIB réalisera 14000 milliards d’euros. Donc le total de la dette actuelle, étalé sur les 7 ans et 31 jours  de sa durée de vie, ne représente que 12% de nos richesses. Pour payer la dette, il faut prendre l’argent là ou il existe. Les entreprises du CAC 40 paient moins d’impôts que des PME. Les banques vivent aux crochets de l’Etat, alors qu’elles accumulent des milliards de bénéfices. Autant d’argent susceptible de rembourser la dette.

Ou en êtes-vous dans votre proposition d’offre publique de débat avec l’ensemble de la gauche ?
Jean-Luc Mélenchon. Nous n’avons pas de réponses. Peut-être parce que les socialistes, étant en tête dans les sondages, considèrent que l’on doit s’adapter à leur projet. Et nier le nôtre. Certains, comme les Verts, font passer par-dessus bord les convictions auxquelles ils tiennent comme la sortie immédiate du nucléaire… Le PS pense que si vous êtes derrière dans les sondages, vous vous taisez et vous signez un accord pour des circonscriptions électorales et des places dans les ministères. Or, nous, nous sommes sur une stratégie de sortie de crise avec une méthode qui est la relance économique. On ne renoncera pas à ce combat.

Selon vous, la droite est elle définitivement battue ?
Jean-Luc Melenchon. Je ne le crois pas et je mets en garde ceux qui le pensent. On a déjà vu dans d’autres pays des retours de battons spectaculaires. Quatre millions d’Italiens avaient désigné le candidat socialiste. C’est pourtant Berlusconi qui a gagné. L’élection présidentielle est la plus volatile de toute l’histoire de la cinquième République. Il y a huit mois, DSK, Boorlo et Besancenot occupaient l’actualité. Ils ont aujourd’hui disparu. Il y a peu, on ne parlait pas de crise majeure au point où l’Euro pouvait exploser, l’Union européenne se disloquer. Dans cette situation, vous pouvez avoir un pays qui se coupe en deux avec deux points de vue absolument opposés. La France est à la fois un vieux pays conservateur et un jeune pays novateur. Seule compte la bataille des idées…

C’est avec cette conviction que vous pensez surmonter le piège du vote ‘’utile’’ en faveur de François Hollande ?
Jean-Luc Melenchon. La pédagogie collective est accélérée par le spectacle que les gens ont sous les yeux. Il y a huit mois, on pouvait peut-être dire que l’austérité pouvait être une solution. Aujourd’hui, faites la même chose et l’on vous demandera qu’est-ce que ça donne en Grèce. Les gens, même les plus éloignés de l’économie et du débat politique, écoutent, réfléchissent,  discutent…

Vous avez déclaré que vous ne participeriez pas, personnellement, à un gouvernement de gauche. Existe-t-il au sein du Front de Gauche un débat sur l’éventuelle participation gouvernementale ?
Jean-Luc Mélenchon. Pour l’instant, je ne peux pas témoigner d’un tel débat. Cependant, je comprends que la question se pose. Nous sommes candidats pour gouverner. Mais si nous ne sommes pas majoritaires à gauche faut-il participer au gouvernement ? Pour cela, il faudrait déjà savoir quel est le programme socialiste. Le candidat PS lui-même explique aujourd’hui que tout ce qui est écrit dans ce programme ne peut s’appliquer.

Est-ce à priori un « non » à une participation gouvernementale?
Jean-Luc Melenchon. Je suis candidat d’un front constitué de partis. C’est eux, en toute souveraineté, qui prendront leur décision le moment venu. Mon rôle est de rassembler toute la mouvance de l’autre gauche, et ceux qui aiment assez leur pays pour vouloir un changement profond. Dans cet ensemble, il y a des gens qui disent, en aucun cas il faut gouverner avec les socialistes, d’autres qu’il faudra être raisonnable et accepter d’y aller. Tout le monde doit se sentir à l’aise avec ma candidature. Ceux qui veulent qu’on y aille verront avec leurs partis, ceux qui ne veulent pas pourront voter pour moi car je n’irai pas dans un autre gouvernement que celui d’une majorité du Front de Gauche.

Ce discours ne risque-t-il pas d’alimenter le vote utile ?
Jean-Luc Mélenchon. Il ne tient qu’à nous de faire la démonstration de la validité de nos choix. En quoi est-ce utile, pour une personne de gauche rejetant la politique de Sarkozy, de voter pour un projet qui conduirait à la même politique. C’est quoi la différence entre la règle d’or et la règle d’or ?  Entre l’équilibre des comptes publics et l’équilibre des comptes publics ? Bien sûr, il ne faut pas rejeter les électeurs socialistes. Dans ce sens, nous devons mener un débat public. D’autant que les gens n’écouteront que leur propre conscience. Le Front de Gauche se bat pour devenir un front de peuple. On ne peut pas faire un front du peuple autrement qu’avec une politique qui corresponde à ses aspirations. Je ne sais pas faire le front du peuple avec la TVA sociale….

Vous avez lancé votre campagne à la Fête de l’Humanité. Ou en êtes-vous aujourd’hui ?
Jean-Luc Mélenchon. Tout ce que nous avons entrepris depuis la Fête de l’Humanité témoigne de la cohésion du Front de Gauche. Le succès considérable de la vente de notre programme témoigne de l’écho de notre campagne. Il nous faut à présent mettre en place des « assemblées citoyennes » car il n’y aura pas de résultat du Front de Gauche sans mobilisation populaire. Le niveau d’exigence s’est considérablement élevé. Il sera la clé des élections. 

Alors que j'écris ces lignes se termine le G20 de Cannes.  Les puissants ont décidé à cette occasion de renforcer le "Conseil de stabilité financière" (FSB). Les nominations d'anciens banquiers qu'ils ont décidées à cette occasion sont une belle démonstration de cynisme. Cette instance créée lors d'un précédent G20 est chargée de fixer des règles pour éviter de futures crises bancaires. Elle n'a servi à rien jusque làimg_8333 comme l'a montrée la nouvelle panique bancaire. Désormais elle devra surveiller en particulier les grandes banques dont la faillite menacerait l'ensemble du système. Pour cela le G20 a trouvé des experts, pour remplacer le président démissionnaire de ce Conseil, Mario Draghi parti remplacer Trichet à la tête de la BCE. Le G20 a d'abord nommé un nouveau président du FSB. Il s'agit de Mark Carney, le gouverneur de la Banque centrale du Canada. On peut déjà noter qu'il sera acquis à la défense de la finance anglo-saxonne et de ses normes libérales. Mais le plus croustillant pour celui qui devra expliquer comment prévenir les crises est qu'il a lui-même contribué à en déclencher une. Comme son prédécesseur Mario Draghi, Mark Carney a fait l'essentiel de sa carrière au sein de la banque états-unienne Goldman Sachs. Il était plus spécialement img_8388chargé de la Russie en 1998. C'est-à-dire quand quand Goldman Sachs conseillait l'Etat russe sur sa stratégie d'endettement juste avant son effondrement. Goldman Sachs avait alors poussé la Russie à s'endetter à très court terme via des titres GKO à des taux prohibitifs. Voila donc un expert en stabilité financière !

Pour l'assister à la tête du Conseil de stabilité financière, le G20 a nommé auprès de lui un vice-président qui saura aussi de quoi il parle quand il sera question de spéculation. Il s'agit de Philipp Hildebrand qui est président de la Banque centrale suisse. Lui a fait sa carrière privée chez le fonds spéculatif américain Moore Capital, un des plus gros hedge fund de la planète. Son ancien patron, le PDG de Moore Capital Louis Bacon s'était illustré en 2010 en déclarant que "l'écroulement potentiel de l'Union monétaire" offre un placement "très intéressant". Notez d'ailleurs que le directeur du FESF européen, l'allemand Klaus Regling a lui aussi fait carrière chez ce hedge fund états-unien. Alors qu'il venait de soutenir la promotion par le G20 de ces aigles de la finance, Sarkozy a déclaré que "les paradis fiscaux seront mis au ban de la communauté internationale". C'est certainement pour cela qu'il a soutenu la nomination du patron de la Banque centrale suisse comme numéro deux de la régulation financière mondiale. Alors même que la Suisse n'est toujours pas qualifiée par l'OCDE et le G20 pour ses pratiques d'informations fiscales comme Sarkozy lui-même l'a dénoncé.


796 commentaires à “L’ère autoritaire”

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  1. 501
    Pier7 dit:

    Bonjour à toutes et tous, camarades,
    Mr. le Ministre d'Etat, F. Baroin fait le buzz à l'Assemblée Nationale : son mépris naturel a pris le dessus. La Gauche aurait accédé au pouvoir par effraction.
    Cet incident donnera un espace supplémentaire au comportement de notre candidat face aux journaleux qui le jugent "emporté".

    Il faut apprendre le langage de l’ennemi ! Restons vigilant ! Vieille tête dure… Continue J-L Mélenchon… Amitiés militantes !

  2. 502
    Alexandria dit:

    Je crois avoir retrouvé une des origines possibles de la passionnante citation de Marriner Stoddard Eccles donné par Onsebouge (462). Merci à Contre Info (publié en 2008).

  3. 503
    HYBRIS dit:

    @ Ermler 483 (J'invite aussi @ Pascal 460 à lire ce post)

    A propos du sondage de Marianne 2.
    D’accord, certains questionnements sont pour le moins oiseux. Pour autant les conclusions de l’article sont à considérer, je cite :
    « le réel progrès qui effraie les classes populaires est plus le « progrès » économique que le progrès moral, la liberté des capitaux plus que la liberté des mœurs. Dans cette optique, les immigrés ne sont que des boucs émissaires comme symbole d'une mondialisation économique débridée. Les réponses que cherchent les classes populaires, au vu de leurs préoccupations réelles, sont donc plus sociales que sociétales. Bref, des réponses de gauche. »
    Si l’étude IPSOS était confirmée – et à ma connaissance il n’en existe aucune qui la contredise – cela conforterait l’idée que l’immigration et les thèmes sociétaux, ne sont pas la hantise des classes populaires et surtout pas celle des classes populaires ancrées à gauche, contrairement à ce que nous serinent Zémmour et ses adeptes. Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche ont bien raison de tenir ferme sur la tradition universaliste que nous portons. Les théories de « Terra Nova » apparaissent donc un peu plus pour ce qu’elles sont, une pelote de grosses ficelles idéologiques.

  4. 504
    citoyenne21 dit:

    Pour info : ceux qui veulent voir Baroin se lâcher à l'Assemblée nationale, ce jour, la vidéo de l'incident est visible en première page du site "Agoravox" !

  5. 505
    Poncet dit:

    D'accord avec Pier7.
    La déclaration de Martine Billard résumait parfaitement la situation.
    "La droite se sent tellement propriétaire de la France, que pour elle, toute alternance démocratique du pouvoir est un vol des droits inaliénables de l'oligarchie."

    Le "jeune" Baroin (45 piges tout de même...) n'a fait que dire, de façon vulgaire et sans fard, ce que tous les commentateurs autorisés gloussent d'une manière ou d'une autre dans le poste depuis quelques temps.
    A propos (enchaînement d'idées) : depuis la crise de 2008, il est incontournable que les prochaines élections en Europe, notamment notre présidentielle, se jouent sur la question économique et sociale. Ce qui est objectivement un terrain plus favorable à la gauche que celui de la sécurité. Les scénari de 2002 et 2007 ne pouvaient pas être reproduits à l'identique. Que faire ?
    La droite a trouvé une formulation du problème qui lui convient : la crise de la dette et la nécessaire rigueur qui en découle. Les peuples ont vécu "au dessus de leurs moyens", maintenant il faut qu'ils remboursent. L'accusation est retournée.
    Si "le peuple" gobe cette ânerie, le pire est possible. Mais, comme disait le président Mao, "quand il y a oppression, il y a résistance". Tout le monde peut être d'accord avec la rigueur et pour faire payer ceux qui ont "vécu au dessus de leurs moyens", mais à condition que ce soit les autres.
    La stratégie de la droite sera de promettre la rigueur pour après la présidentielle, mais bien sûr sans rien mettre en place avant.
    Il nous faudra aussi dénoncer cette stratégie.

  6. 506
    Louis St O dit:

    486 @helder

    Vous voulez que ce blog soit sur Facebook, je crois que vous connaissez « Le grand soir » voyez plutôt ce qui arrive au gens qui ne sont pas comme eux.

  7. 507
    BONNETIN dit:

    J'ai aimé... le comparatif Allemagne/France: c'est clair, net et précis et donne à chacun des arguments pour battre le terrain. A noter dans le fameux plan de rigueur, les mesures pas trop médiatisées relatives à la non indexation, pour 2 ans, des seuils des tranches d'impôts sur les revenus et ISF sachant que ce dernier bénéficie de seuils d'imposition lissés (un min et un max sont définis) alors que les prestations sociales, droit à pension de reversion etc.. ont des seuils fixes! à la valorisation fixe de 1% pour deux ans des retarites et prestations sociales.
    Il est grand temps de se mettre en révolution citoyenne...

  8. 508
    jorie dit:

    BERNARD HUGO<, dans 1 de tes posts tu soulignais qu'il fallait insister sur la transformation écologique etc...plutôt que sur la croissance. Mais sur maints plateaux, interventions, Mélenchon a bien dit qu'il était favorable aux productifs dans le sens de la mutation écologique et de la relocalisation de l'agriculture. Donc il n'y a pas contradiction entre "croissance" et mutation écologique puisque celle ci nécessitera l'investissement de tous, de tout l'appareil "productif". Des millions d'emplois à la clé (géothermie, hydroliennes,réaménagement de l'habitat, ferroroutage, sortie du nucléaire qui doit s'organiser avec les travailleurs du nucléaire évidemment et qui prendra des années). la définanciarisation de l'économie, la taxation capital/travail ramènera les sources de financement qui sont aujourd'hui spoliées et qui partent pour rien dans la bulle financière. Je crois au Front de gauche, comme alternative et Mélenchon est le seul, à mon sens, capable de mobiliser les énergies et d'instruire de manière pédagogique la population. Cependant, Sur ce blog, on est entre nous. Mélenchon s'investit au maximum. Les interventions de jacques généreux sont indispensables pour crédibiliser la puissance économique du programme. Et j'espère que les intellectuels favorables au PG notamment pourront se faire entendre sur les médias, parce que ceux-ci ne relayent pas le message du FdG. Les 3/4 des interventions de Jean-Luc Mélenchon ne sont pas à des heures de forte audience, voilà pourquoi il faut passer par internet. Or, les milieux populaires ne sont pas sur internet. J'ai le sentiment que le public de Mélenchon se situe plutôt autour des sces publics, des fonctionnaires, bref, des classes moyennes, puisque seule Marine le pen est invitée, par ex., à France inter. (tous les jours on parle d'elle). Donc, Mélenchon doit aussi s'appuyer sur les classes moyennes : insister davantage sur la relocalisation industrielle, agricole, les PME/PMI et parler à tous les...

  9. 509
    françois dit:

    "Quelles sont les raisons de la sous utilisation très dommageable pour le Front de Gauche du réseau social," "initiative citoyennes pour une dynamique populaire du front de gauche"

    La raison est simple : c'est parfaitement incompréhensible !
    Je ne sais pas dire cela sur le site en question et je viens chercher de l'aide, ici sur le blog de Jean Luc, désolé...

  10. 510
    cedric.t. dit:

    Le titre de ce billet, l'ère autoritaire, trouve tout son sens dans la phrase scandaleuse de Baroin cet après-midi à l'Assemblée : on peut violer le suffrage populaire en imposant le Traité de Lisbonne pourtant rejeté démocratiquement et massivement, on peut fouler au pied la souveraineté grecque (demain, italienne, espagnole, - française ? -) en lui refusant le droit d'organiser un référendum, mais une majorité de gauche élue en 1997 (suite à la dissolution de l'Assemblée par un Président de droite, en plus !) est une effraction électorale ? La gauche devrait réclamer la démission de Baroin qui n'est pas digne d'être ministre de la République, titre qu'il a reçu suite à un gros caprice et un chantage à la démission lorsque madame Lagarde est devenue la grande Inquisitrice de l'ultra libéralisme (ou pour rendre hommage à Charlie hebdo, quand elle est partie à Washington pour faire appliquer la charia économique avec les agences de notation dans le rôle des lanceurs de fatwas.) La démocratie est en danger, l'arrogance d'un Baroin en est la preuve !

  11. 511
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Les 30 glorieuses n'avaient rien d'un paradis sur terre, loin de là. Mais comme tout est relatif en ce monde, on se rend compte d'une incroyable dégringolade depuis qu'elles sont terminées. Ces trois décénnies, dans les démocraties développées, ont été en fait le résultat d'un siècle et demi de luttes des travailleurs pour arracher un à un des droits leur permettant de vivre debout.
    Il fallait, bien sûr, continuer à approfondir la justice sociale et à améliorer la condition des plus modestes, sans tomber dans l'égalitarisme. Ce coup d'arrêt à la marche en avant des peuples a été voulu et momentanément réussie par les ultra libéraux, partisans d'une conception inhumaine de l'économie.Deux caractéristiques fondamentales de cette économie des 30 glorieuses sont à souligner :1° les rentiers ne gagnaient pas grand chose. Placer de l'argent en bourse était très aléatoire.2° les grandes entreprises qui faisaient 3 ou 4% de bénéfices étaient considérées comme bien gérées, car ça leur permettait de payer correctement les salariés (enfin à peu près) et de réaliser les investissements nécéssaires.
    Pourquoi Thatcher et Reagan ont donné le signal de la curée ? Uniquement pour permettre aux rentiers (les actionnaires) d'enfin se remplir les poches un maximum et aux grosses entreprises de faire 10,15 % voire plus de bénéfices. Tout ça pour ça ! Les dégats de ces seuls déplacements de curseurs furent incalculables: chômage
    de masse, guerre des travailleurs entre eux, misère, pauvreté, délinquance, drogue, alcoolisme, mise en danger au final de la démocratie, de la civilisation et de la part d'humanité qu'il y a dans l'homme. La devise des ultra capitalistes : l'homme est un loup pour l'homme.
    Redéplacez ces deux curseurs: rentiers à la niche, en finir avec des bénéfices à 2 chiffres et tout redeviendra possible. C'est ce que veut faire le FdG. En France, il est le seul !

  12. 512
    Louis St O dit:

    @ 460 Pascal
    «... quand on dit la Tunisie aux Tunisiens, on dit bravo »
    Je ne l’ai pas entendu mais je vous fait remarquer que lors de la « guerre » en Libye la Tunisie et donc les tunisiens ont accueillis des milliers de réfugiés alors qu’ils sont dans la misère sans se poser de questions !

  13. 513
    Hélène GRESSIN dit:

    #487 Remy Pernaud
    Pourquoi diable il n'est jamais question de faire des économies en rognant sur le budget militaire ?

    Tout à fait d'accord avec vous! Pétition à signer sur le site du Mouvement de la Paix.

  14. 514
    Zapping dit:

    Le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon selon l'éditorialiste Serge Moati (6 minutes et 10 secondes) :
    http://www.dailymotion.com/video/xm6tp9_jean-luc-melenchon-dans-elysee-2012-la-vraie-campagne_news

    Et vous, vous en pensez quoi ?

  15. 515
    Alexandria dit:

    @ 513 cedric.t. :
    « ... on peut fouler au pied la souveraineté grecque (demain, italienne, espagnole, - française ? -) en lui refusant le droit d'organiser un référendum, mais une majorité de gauche élue en 1997 (suite à la dissolution de l'Assemblée par un Président de droite, en plus !) est une effraction électorale ? La gauche devrait réclamer la démission de Baroin qui n'est pas digne d'être ministre de la République... »

    "Baroin ! démission !" Je vois mal les députés PS scander cela pour le noble motif que vous invoquez : ils font partie du problème ! ils font partie de ceux qui se sont assis sur le NON de 2005 et ont fait rentrer par la fenêtre (et par effraction !) le TCE transfiguré en traité de Lisbonne. Honte aux Versaillais ! 4 février 2008 : n'oublions jamais !

  16. 516
    jean ai marre dit:

    @ 514 Jean Louis CHARPAL
    Uniquement pour permettre aux rentiers (les actionnaires) d'enfin se remplir les poches un maximum et aux grosses entreprises de faire 10,15 % voire plus de bénéfices.

    Ce coup de projecteur sur l'après des 30 glorieuses est nécessaire.
    Pour faire plus court je dirais qu'à la suite, et à la " faveur " du premier choc pétrolier, les industriels ont eu besoin de plus de capitaux pour investir dans l'outil industriel, la finance est entrée est a demandé de la rente.
    C'est à partir de ce moment que sont apparus les ratios de performance, les calculs de retour des investissement, et en 1985, les premières restructurations de personnel, validées par le gouvernement Jospin

  17. 517
    jprissoan dit:

    Merci à Alexandria. (502).
    C'est passionnant.

  18. 518
    NM38 dit:

    Merci Zapping !
    Enormément de douceur dans ce portrait. Beau travail plein de respect de Monsieur Moati. Nous n'avons pas l'habitude...

  19. 519
    jprissoan dit:

    Ce petit Baroin sous des apparences gendre-idéal, BCBG dissimule une haine de classe bien franco-française. En effet, la légitimité c'est la droite, la gauche, ce n'est pas la France. Comme l'écrivait un factieux des années trente :" La France ou la Gauche ? Français il faut choisir".

    Ah! la bataille sera rude. Mais qui en est surpris ?

  20. 520
    le Prolo du Biolo dit:

    Baroin, et "la Gauche entrée au Sénat par effraction"
    C'est vrai que les pauvres chéris ont un peu de mal à comprendre que la pendule n'indique plus tout-à-fait la même heure.
    On se rappelle des votes en séance avant le changement de majorité, au cours desquels l'UMP écrasait avec morgue la moindre velléité d'amendement à ses textes, même le plus argumenté ou le plus anodin, et sans même discuter : "Amendement rejeté", genre "casse toi pov'con, ici je fais comme je veux".
    Je regardais une séance nouvelle version il y a quelques jours, au moment précis où un sénateur UMP se faisait retoquer son texte et comprenait soudain, mais encore incrédule et les yeux ronds, qu'il était désormais du côté de ceux qui se font botter les fesses.
    Tout ce qu'il a trouvé comme argument : "mais ça représente beaucoup de travail"... On n'en doute pas, mais d'un autre côté si c'est mauvais. En somme il aurait aimé un vote non sur le fond mais au mérite.
    Comme a écrit quelqu'un un peu plus haut, ces gens-là pensent tellement que la France est leur propriété privée qu'ils n'imaginent même pas qu'on puisse la leur contester.

    A propos de botter le c.., ça y est elle tourne à plein l'usine à chaussures ?

  21. 521
    oligarbophage dit:

    Il est vrai que ce bon gendre de Baroin se trouve dans le tourment au sénat, quoiqu'il en soit, au dehors ce sont toujours ces 4% (qui détiennent 60% du patrimoine français) qui font la loi.
    Je soutient de tout cœur Jean Luc, mais qu'il se méfie de ceux là, rappelez vous Beregovoy qui a tenté une purge de la corruption.
    Sincèrement, bon courage a vous.

  22. 522
    jprissoan dit:

    je rectifie : c'est un dénommé Aymard, alors journaliste connu du tout-Paris, qui écrivit : "Le cartel ou la France, électeurs il faut choisir"... C'était en 1924. C’est une insulte. Choisir entre le Cartel et la Droite, cela a un sens. Mais entre le Cartel et la France ? Qu’est-ce à dire ? Le Cartel des Gauches ce n’est donc pas la France ? Oui. Pour les Aymard, les Coty et leurs acolytes, pour Fraternité Française et les Jeunesses Patriotes, la gauche ce n’est pas la France ! On retrouve ce vieux sentiment légitimiste qui hante l’esprit de certains et selon lequel l’autorité échoit naturellement à des élus peu nombreux : les notables, les patrons, les propriétaires, les "héritiers". Vieille pensée hétéronome : il y a des vérités transcendantes, il y a dieu, il y a l’Eglise, il y a ceux que dieu a désignés pour gouverner, pour appliquer sa loi. L’élite, précisément parce qu’elle est l’élite a des droits sur le reste de la population. Bref, il y a des chefs naturels. La gauche au pouvoir ? C'est pas naturel…

  23. 523
    cat dit:

    Un bon blog d information : "Démystifier la finance" de Georges Ugueux,un banquier. Voir dans ses archives sur octobre dernier par ex, l'article au 07/10 "la crise bancaire européenne camoufle une irresponsabilité politique", et aussi au 22/10 "Sarkozy roule-t-il pour les banques ? ".
    Salut à tous

  24. 524
    Pulchérie D dit:

    @ françois (509)
    Très curieux ! Je croyais être seule à ne rien comprendre à ce site. Merci François, tu me rassures.

  25. 525
    le Prolo du Biolo dit:

    Comme dit Fillion, il faut que tout le monde participe aux efforts.

  26. 526
    ydaho dit:

    Le "petit" baroin : tu parles d'un gendre idéal, s'il rentre dans une famille il va s'empresser de ratisser tout ce qu'il peut et mettre les vieux sous tutelle !
    La droite gère, la gauche dépense
    La droite assure la sécurité, la gauche ouvre les portes des prisons
    La droite gouverne en "bon père de famille, la gauche est une "enfant fantasque"
    La droite est morale, la gauche est un ramassis de dépravés
    La droite sait de quoi elle parle, la gauche ne sait même pas compter
    etc., etc. Ces "dictons" sont dans l'imagerie populaire en passe d'être intégrés dans tous les dictionnaires et encyclopédie !
    C'est contre ça qu'il faut se battre, et la tâche est quasi insurmontable ! voila ce que cela donne toutes ces années de pouvoir depuis la libération, Le peuple de gauche, celui qui espère en l'avenir, n'a eu que très peu de temps l'occasion de se réjouir (et encore)
    pitain c'est lamentable !

  27. 527
    Robin CIPOLLA dit:

    Alors c'est vrai ? On m'aurait menti ? Des tractations PG-PS-EELV ont débuté sur les circonscriptions "dangereuses" (ça y est, on va commencer à manger du "danger contre la République") ?
    Le nombre d'élus est donc encore et toujours plus important à négocier que de tenir le coup à tout prix (oui à tout prix !) sur la retraite à 60 ans à taux plein ?
    Vous voulez quoi au juste ? Que les électeurs du NPA ou de LO votent encore NPA ou LO à cette présidentielle ?
    Vous voulez vraiment perdre ce réservoir de 4 à 5 % de voix en commençant des discussions avec le PS ?
    Cela nous sert à quoi d'acheter le programme du FdG si d'avance on sait que la grande révolution se concrétisera par le vote des étranger et le mariage des homos ?

  28. 528
    Axel dit:

    A Pichenette, post 454 :
    Toujours agréable de voir citer Jacques Ellul, certainement un des plus grand penseurs de gauche de ces dernières décennies.
    Néanmoins, de mémoire, une des thèses développées par Ellul dans ce livre est que les valeurs de la bourgeoisie se sont diffusées dans toute la société, et pas uniquement dans des "tribus". Ces valeurs sont portées aussi bien par les ouvriers que par les plus riches des riches.
    Ce sont aussi nos valeurs. Et il est très difficile de penser contre soi-même. En tout cas pour moi c'est difficile, je vis dans ce monde là, pas dans un autre. Peut-être est-ce plus facile pour certains.
    Notre souci constant doit être le suivant : comment amener les gens à penser contres les fausses évidences, et le faire nous même. L'œuvre d'Ellul, à laquelle toute personne intéressée aux idées de gauche doit s'intéresser, est féconde en ce sens.

  29. 529
    jicew dit:

    Bonjour,

    Vous deviez demander à M.le maire de la ville de Troyes, M.François Baroin,,qui insulte les députés de gauche ainsi que son électorat pourquoi il réalise autant de travaux couteux et apparament dont l’urgence est très discutable au moment, où le gouvernement dont il fait parti décide de plan de rigueur injuste.

    http://www.troyespourtous.com/Troyes-Reouverture-du-canal-de-la-Haute-Seine-de-qui-se-moque-t-on_a34.html

    Cordialement

  30. 530
    ermler dit:

    @ 486

    Au moins on est renseigné sur l'âge du capitaine !

  31. 531
    Dauphinoise dit:

    Je voudrais pousser un grand coup de gueule !
    Après ce nouveau plan d'austérité dont on nous rebat les oreilles de sa nécessaire utilité, que-même-sans-ça-on-peut-pas-s'en-sortir-que-c'est-courageux-gna-gna-gna,la hausse de la TVA qui va toucher les transports en commun en plus du reste, les impôts qui vont augmenter (mais pas pour tout le monde faut pas exagérer, nos pov'riches faut les préserver), après le clash entre François Baroin et les députés de la "gauche", mais surtout le rapport accablant du secours catholique, on apprend que tous les députés, comme un seul homme (et là y a plus de clash, non non non mon brave monsieur, entre gens bien on se comprend et on s'épaule), tous les députés, disais-je ont refusé la proposition de baisse de 10% de leur salaires. Et, en plus, la proposition n'était même pas issue des rangs de la gauche loin s'en faut. Et un député UMP interrogé ce soir sur France 2 de dénoncer la démagogie d'une telle mesure, qu'elle serait contre productive, qu'ils travaillent beaucoup et méritent leurs salaires.
    Encore heureux qu'ils le méritent, manquerait plus que ça ! Encore que l'on puisse émettre des doutes à ce sujet. Mais surtout, messieurs les députés, on est pas venu vous chercher et on ne vous a pas mis un fusil dans le dos pour l'exercer cette fonction. Vous l'avez voulu. Mais pourquoi au juste ? Pour être utiles à la nation ou pour vous en mettre plein les poches ?
    Je ne sais pas vous mais moi je les trouve à vomir.

    Quant à Hollande, il a précisé que si Nicolas Sarkozy s'était augmenté de 170 % lui diminuerait son salaire de 30 % ce qui lui laisserait de beaux restes s'il était élu (j'ai fait le calcul ça fait quand même une augmentation de 89% par rapport au salaire de président de Chirac !)

  32. 532
    bernard hugo dit:

    @ Jorie (508)
    Tu devrais relire mon post (453). Je n'ai pas dit jamais dit qu'il fallait insister sur la transformation écologique plutôt que sur la croissance. Je pointe la désindustrialisation de la plupart des grands pays de l’OCDE à commencer par les Etats-Unis et la France qui ont délocalisé l’outil industriel depuis au moins trente ans vers les pays où la force de travail est payée 3,5,8 fois moins cher. Je simplifie beaucoup car il faudrait considérer également les questions démographiques qui rendaient la situation prévisible (quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera !) qui finit par se retourner contre l’Occident avec la montée en puissance des pays émergents. Comme le souligne Lucien Sève c'est la question anthropologique, la question de l'humain qui doit être replacée au centre. C'est ce que dit le programme du Front de gauche "l'humain d'abord" et il y a plus qu'une nuance avec l'approche unilatéralement écologiste qui pointe du doigt le vilain consommateur culpabilisé, mais néglige ou se refuse à envisager la transformation des rapports sociaux. Il y a quand même une certaine convergence entre les politiques d'austérité et l'approche auto-limitative et restrictive de la défense de l'environnement indépendamment des conditions humaines de la reproduction sociale.

  33. 533
    marechal dit:

    Avec le petit chiot à la voix doucereuse et grave et rassurante à propos duquel ça glose ici : vu sur bfm, Lionnel Luca, ressorti du placard et plus sérieux que jamais mine grave, rigueur et tout pouha !... tiens dont comme c'est bizarre juste maintenant...

  34. 534
    Gilbert Duroux dit:

    Hé, hé, on dirait que les discours de gauche portent. Même les économistes du PS poussent François Hollande à arrêter de prôner l'austérité. Mais comme Hollande en sera incapable (tout comme son ex épouse, qui a perdu en 2007 pour n'avoir pas fait campagne à gauche), ça va laisser de l'espace au Front de gauche.
    En tous cas c'est une bonne chose de voir progresser un autre discours que celui sur la rigueur obligatoire.

  35. 535
    Jérôme dit:

    Bonjour à tous !
    Puisqu'on parle de dette (et qu'on en parlera encore), j'aimerai vous soumettre une vidéo trouvée sur youtube. Elle explique la crise actuelle en image et avec une baignoire (et va dans notre sens). J'arrête d'être sibyllin et je vous transmet le lien.
    La vidéo dure une dizaine de minutes et est d'une rare clarté en ce qui concerne le domaine économique. N'étant pas expert cependant, j'aimerais connaître vos avis à ce sujet.
    Tout autre chose : un encouragement généralisé à tous les militants ! Je sais pas vous j'ai comme la sensation de revivre le référendum 2005 où l'immense majorité au niveau national et européen était béatement "ouiouiste". Impossible de parler de fond, tous alignés sur la même ligne. Sauf nous bien sûr ! Un grand bravo enfin à M. Mélenchon pour le travail accompli autant sur ce blog (toujours instructif) que sur le terrain ou dans le milieu médiatique.
    Cordialement

  36. 536
    filopat dit:

    Bonjour a tous, toutes camarades modestes et géniaux !
    Pour repondre simplement a jicew. Sais-tu que dans le monde des travaux (surtout publics et de ses marchés) sévissent aussi les facteurs copinages, remerciements en liquide ou matériels, arrangements de toutes sortes entre gens du même et beau monde, en quelque sorte de petites mafias locales. Dans bien des situations la principale question a se poser serait: a qui cela rapporte-t-il ?
    Dommage il est tard je dois finir, mais j'ai tant de choses a partager avec vous, je le ferai, promis je reviendrai.
    En attendant, soyez forts,fédérez vous, nous devons les aplatir avant qu'ils aient détruit tout l'héritage social et de lutte de nos anciens.
    Ne lâchez rien.

  37. 537
    lisou19 dit:

    @Jérome
    Bonsoir et merci pour cette vidéo. Mais dite-moi vous êtes le Jérome qui était parti en claquant la porte de ce blog?
    Si c'est le cas, re-bienvenu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, on a besoin de posteur comme vous qui à l'image des "grandes gueules" à la radio font tourner la mayonnaise dans le bon sens. Ce blog est parfois pénible à suivre, mais c'est ma drogue. Je ne suis pas le seul, apparemment car 535 posts en 4 jours, ça rigole pas. Pôvre webmestre!

  38. 538
    Alin dit:

    @ Pulchérie D (459)
    "Où en est-tu de ton blog de discussions ?"

    Pour l'instant, la mise en place du site se déroule bien. Beaucoup de problèmes résolus et de bons résultats jusque maintenant. Le site a besoin de nombreuses plumes pour l'alimenter. N'hésitez pas à envoyer des articles pour démarrer le site, une adresse e-mail vient d'être rajoutée sur la page d'accueil et d'attente. Il faut que toutes les choses intéressantes qui sont dites ici persistent, sous la forme de billets, d'articles, de dossiers. Nous nous ferons entendre!

  39. 539
    bernard hugo dit:

    Merci à Pichenette (454) et Axel (528) d'avoir évoqué la pensée de Jacques Ellul.

  40. 540
    sethangkormwa dit:

    Je ne suis pas d'accord avec l'idée très commune sur ce blog selon laquelle un parti insuffisamment de gauche est un adversaire pire qu'un parti de droite car il capte les électeurs de gauche sans pour autant offrir une politique satisfaisante pour ces électeurs.
    Je pense que c'est déjà ça d'être à gauche même très proche du centre. Je donnerais toujours mon suffrage à celui qui peut être élu plutôt qu'à celui qui prône une politique très à gauche mais n'a aucune chance.
    C'est au parti qui a peu de chance d'être élu de mieux promouvoir son programme afin de devenir le favori de l'élection. Ce n'est pas à moi de faire perdre le parti de gauche trop proche du centre.
    Un parti plus à gauche doit avoir un message rationnel. Il doit promouvoir son "supplément de gauche" par rapport au parti de gauche plus modéré. Mais il doit aussi exprimer sa préférence pour ce parti le plus proche du sien au lieu de le prendre pour un concurrent lui ravissant les électeurs.
    Cette stratégie consistant à menacer de défaite le parti concurrent de gauche donne à l'électorat une image négative et réaliste du parti le plus à gauche. Personnellement, je ne voterais jamais pour un parti soutenant une telle stratégie.

  41. 541
    Dim dit:

    Voila un article du "Monde" très interressant qui explique que même les économistes de gauche, y compris ceux proche du P.S commencent à être inquiet par le fait que Hollande n'ose pas proposer d'alternative à la politique éco de Sarko. A lire ici

  42. 542
    nina dit:

    Vu avec retard J Gnéreux à Salut les terriens ! Brillantissime !

  43. 543
    MichelP dit:

    @Jreôme 535
    Il faut juste trouver l'adresse de l'auteur, et lui faire parvenir les livres de J.G et le programme du Front de Gauche, il se sentira moins seul...
    Vive le Front de Gauche et bien des "choses" à M.Mélenchon

  44. 544
    Menjine dit:

    527 Robin CIPOLLA
    Bonnes questions, plus une: et le PCF dans tout ça ?
    Quand est-ce que les choses sérieuses vont commencer c'est à dire quand nos diverses organisations vont -elles mobiliser les forces populaires? Car sans une lame de fond aucune chance de gagner.
    La semaine dernière c'est parce que les grecs avaient su se mobiliser par dizaines de milliers qu'ils ont eu 1- La proposition de referendum 2- la démission de Papandréou.
    S'il veulent vraiment gagner contre les marchés il va falloir qu'ils continuent.
    Ils sont pourtant plus près que nous d'une possible victoire, car nous il va falloir commencer à se mobiliser et continuer cette mobilisation. Alors les tractations entre appareils ça énerve...

  45. 545
    ActuAlex dit:

    540 - @sethangkormwa
    Votre message ou plutôt votre réflexion est quand-même étrange. Il est logique de ne pas vouloir voter pour un parti qui se dit de gauche mais qui appliquerait une politique de droite. Entre nous, interchangez les discours de l'UMP et du PS, et dites nous quelle différence vous y voyez.
    Mais la phrase qui m'interpelle le plus est celle-ci : "Je donnerais toujours mon suffrage à celui qui peut être élu plutôt qu'à celui qui prône une politique très à gauche mais n'a aucune chance". Alors là, ne le prenez pas mal, mais c'est quand-même n'importe quoi. Sur quoi jugez-vous le fait qu'un parti peut être élu ou non ? Les sondages ? Pitié non, dites moi que vous agissez autrement. Et pourquoi ne pas voter pour le parti qui défend le mieux vos idées ?
    J'espère que vous ne représentez que vous-même, car avec des réflexions pareilles, pas surprenant que les sondeurs et les médias ne s'y trompent pas ! Mais ne voyez rien de méchant dans mes propos, juste une petite provocation pour que vous vous relisiez.
    Je vote FdG, qu'il soit "leader" ou pas. Votez avec vos tripes.

  46. 546
    Dim dit:

    Je n'ai pas compris l'annonce de samedi soir sur Radio France sur l'ouverture des négociations avec le PS pour les législatives, à propos des circonscriptions (soit-disant) menacées par le F.N. On ne peut pas dénoncer avec véhémence l'imposture Hollande, critiquer le P.S aussi durement que vous le faites, et dans le même temps commencer à s'entendre pour les législatives !

    "Les compromis mènent aux compromissions" c'est vous qui l'avez dit

  47. 547
    vm dit:

    527 Robin Cipolla, 544 Menjine :
    Excellentes questions de l'un et de l'autre...
    Moi aussi je suis pour se rapprocher de LO et NPA (et des Alternatifs, qui hésitent encore).

    D'un côté il faut très clairement se démarquer du PS (Non au Versaillais et tout ce qui s'ensuit ! comme dit aussi très bien Alexandria 515). Mais de l'autre, on ne peut pas faire comme si le PS n'existait pas,comme s'il n'était pas implanté localement, et surtout, comme si ses citoyens-électeurs n'existaient pas non plus...

    Pour être efficace, pour convaincre et avancer, il faut tenir compte de tous les paramètres, qui sont d'ailleurs eux-mêmes variables suivant les endroits.

    Mais surtout garder le cap de "on ne lâche rien" ! C'est le seul cap qui permette de s'expliquer aussi avec les oubliés, les perdus, les abstentionnistes.

  48. 548
    Hold-up dit:

    Quoi de plus symptomatique que la démission de Silvio Berlusconi pour caractériser cette " ère autoritaire " qui vient si les peuples libres n'y mettent pas bon ordre avant. Rendez-vous compte. Ce n'est pas le peuple Italien qui a chassé Berlusconi, non, ce sont les marchés financiers qui ne le trouvaient pas assez dur à leurs goûts ni aussi prompte à appliquer les diktats en cours. Sachant bien qui agissait en coulisse le président du conseil italien et quelle fut sa sinistre politique, on a une petite idée de la suite, puissance dix. Après la révolution citoyenne en marche en Grèce, en Espagne, au Portugal, j'adresse un salut fraternel au peuple Italien qui va bientôt entrer en révolte sous le boisseau des marchés financiers et de leur future créature de fer, énième président à la botte.

  49. 549
    JR84 dit:

    A tous les internautes qui ne savent pas comment faire progresser les idées du Front de Gauche, Jean-Luc dit : "n'attendez pas les consignes". Les Assemblées citoyennes, dans les villes, les villages, les quartiers, les appartements, les salles communales... etc., sont un bon moyen de véhiculer le programme populaire partagé. Ecoutons ce qui s'y dit, débattons, argumentons, participons à la vie citoyenne. Le temps fera son oeuvre et comme en 2005 pour le NON au TCE, la surprise sera très grande pour le 1% qui se gave et nous gouverne ici, chez nous, en France, mais aussi là bas à Bruxelle ou à Strasbourg. N'oublions jamais que ces idées, nos idées peuvent être partagées par 99% d'entre nous. Alors, que la force soit avec nous, nous sommes les plus nombreux. Nous sommes le peuple, et nous pouvons, nous devons changer ce monde avant qu'il ne soit trop tard. Quelle générosité, Monsieur Généreux... Nous on peut!

  50. 550
    Traban Vicit dit:

    @ oligarbophahe 19h51 et le prolo du biolo 19h27

    Que vient faire le Sénat dans cette affaire ?
    L'"effraction", elle s'est passée à l'AN ! Et en dit long d'ailleurs sur son auteur*... Au passage, les électeurs qui ont voté majoritairement à gauche en 1997 apprécieront.
    Rappel : en 1997 Chirac disposait de la majorité à l'AN. Il a dissout (comme un cochon). Résultat : plus de majorité, cohabitation, avec Jospin 1er ministre, la gauche plurielle toussa...

    *Une effraction c'est casser quelque chose pour pénétrer dans une propriété. Au figuré c'est une violation d'un domaine réservé

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