28sept 11

Manuel Barroso, Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Bel, Montebourg, Royal et leurs amis des primaires

De la défaite à l’empêchement, la fin d’un monde.

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Cette note est faite au sortir de l’hémicycle du parlement européen, juste après le discours sur « l’état de l’union » prononcé par monsieur Barroso. Mazette ! C’est le jour où a été proposée la taxe Tobbin en Europe par la figure de proue de ceux qui l’ont toujours combattue. J’évoque quelques souvenirs personnels sur le sujet. Auparavant un petit mot rapide sur le deuxième débat de la primaire socialiste. Ensuite je dis un mot de la crise boule de neige dans laquelle entre la droite à partir de sa défaite aux élections sénatoriales et au moment où le rebondissement incroyable des affaires peut finir par fonctionner comme un empêchement de candidature pour le président sortant. Et après cela j’évoque le harcèlement dont je fais l’objet avec certains pseudos « reportages ».

Le hasard de ma journée de travail ne m’a pas permis d’être devant l’écran de télé avant l’alentour de 21 heures. Je n’ai donc vu que la fin du deuxième débat des primaires. Du coup j’ai commencé mon audition du sujet par la fin puisque j’ai bénéficié des commentaires d’après coup de messieurs Barbier et Jean-Marc Sylvestre. Leurs analyses rustiques m’ont aidé à y voir plus clair. L’un et l’autre ont distingué des « candidats de la raison » et ceux de « la déraison ». Les intelligents et les fous. C’est la resucée du « cercle de la raison » de monsieur Minc. Un clivage vu de droite dont je sais d’habitude de quel côté il place la gauche. Ma sympathie spontanée s’est donc immédiatement tournée vers ceux que Barbier et Sylvestre ont décrits comme coincés dans « l’incantation », « l’archaïsme » et ainsi de suite. Royal et Montebourg.

Le fait est que ces deux candidats ont parlé dru comme j’ai pu le vérifier en surfant ensuite sur internet pour en savoir davantage. D’une façon générale j’ai bien senti que le centre de gravité du débat était bien davantage sur la gauche que lors du premier passage. Pour nous, le Front de Gauche c’est excellent car cela désenclave notre univers de mots et de propositions. Il est important que ce genre d’émission et la parole des dirigeants socialistes fasse entendre une musique qui donne le goût de nos propres concerts. Du coup les poussées de Manuel Valls sur la TVA sociale, les reculades de Hollande sur les licenciements boursiers, la timidité sur le SMIC ressortent plus brutalement que s’ils avaient été dissous dans l’eau tiède d’un débat plus centriste. Chaque fois que l’ambiance donne du goût de gauche c’est bon pour nous.

En écoutant je guettais les réactions autour de moi, dans le restaurant de l’IBIS où je loge à Strasbourg. J’ai vu que les gens qui écoutaient n’avaient pas d’idée préconçue sur les personnages qu’ils découvraient. J’en déduis que les sondages vont se planter, une fois de plus. Cela recoupe ce que j’ai pu voir en bavardant ici ou là. Et notamment dans la manifestation des enseignants à Paris où je tenais le point fixe avec les autres animateurs du Front de Gauche. La vérité c’est que j’y ai passé l’essentiel de mon temps le nez dans les bouquins qu’on me demandait de dédicacer et notamment le programme « L’Humain d’abord ». Mais cela me donnait l’occasion de petits bavardages qui en disent plus long que certaines conversations. Je dois dire que nombre de nos électeurs déclarés m’ont dit qu’ils avaient pourtant l’intention d’aller voter aux primaires socialistes. A tous j’ai expliqué pourquoi moi je n’irai pas puisque je n’ai pas l’intention de voter pour le programme du PS ni pour son candidat. Personne ne me l’a reproché. On devine que j’ai cependant été pressé d’exprimer une préférence. Mais je ne l’ai pas fait, bien sûr. Nous ferons face avec le personnage que ce vote désignera. Dans cette manifestation c’est Montebourg sur lequel on m’interrogeait le plus. Les gens ne sont pas bêtes. Ils voient bien la proximité de son discours avec celui du Front de Gauche. Et comme la gauche du PS n’existe plus, il cristallise donc ce courant dans l’électorat des primaires. De même que Royal, j’en suis certain, a dû marquer des points avec ses propos contre les banques et les licenciements boursiers. Pourquoi devrais-je le taire ? Encore une fois, cela fait les affaires de nos idées. Et quand on m’a trop sollicité pour savoir ce que je comptais faire avec Montebourg, comme si c’était une question personnelle, j’ai répondu que j’en ferai volontiers mon premier ministre. Hollande ne peut pas en dire autant. J’espère que vous aimerez cet humour.

Ce matin 28 septembre, grand jour au parlement européen. Discours de monsieur de Barroso sur « l’état de l’union ». Sa proposition centrale est de créer une taxe sur les transactions financières. Certes, avant d’y venir, le discours enfile les tautologies bien pensantes. Non sans lucidité parfois, comme un aveu. « La situation est le plus grand défi de toute l’histoire de l’union. C’est aussi une crise de confiance à l’égard des dirigeants et de leur capacité à trouver des solutions ». A ce niveau de généralités, enrobé de compliments pour le parlement, le discours séduit la droite masochiste. L’analyse des causes de cette situation  est assez générale aussi pour plaire largement. «  Certains pays ont vécus au-dessus de leurs moyens », « l’Europe n’a pas su relever les défis compétitivité »,  « certains comportements financiers ont été irresponsables ». Et de « proposer un renouveau européen ». Pourquoi pas. Mais voilà la limite : « Avec nos institutions et non contre elles ». Le plus surprenant est alors le compliment que lui adresse Martin Schultz au nom du groupe socialiste. Il le qualifie de « réaliste et de combatif ». Il l’en « félicite ». Et ainsi de suite. Schultz sera bientôt élu à la présidence du parlement avec la droite. Il cotise donc au flot des poncifs et congratulations. Oublions. Voyons le reste du discours Barroso.

La parole du président de la Commission s’est faite un peu aigre douce. Et même un peu vindicative. Il rappelle qu’il existe un gouvernement économique et qu’il en est le chef. Double coup de gueule ! « L’Europe a besoin d’une autorité indépendante comme la Commission pour avancer et prendre les décisions courageuses ». « Les gouvernements ne peuvent pas le faire ». « La commission est le gouvernement économique de l’union, nous n’avons pas besoin d’autres choses. » A bon entendeur salut ! Le reste est connu. C’est un plaidoyer pour les mesures bricolées dans l’été et la fin de l’année écoulée avec le succès que l’on a pu constater.  Sinon qu’on apprend de sa bouche que le Fonds Européen de Stabilité devra en effet « soutenir la recapitalisation des banques ». Il propose aussi de faire cet instrument un moyen d’achat de dette souveraines sur le marché secondaire pour « empêcher la contagion ». Mais de changer le rôle de la Banque centrale, pas un mot. Sinon pour l’enjoindre d’agir dans le cadre des traités. Donc de ne se pas se mêler du financement des Etats pour leurs dettes souveraines
Pour autant le discours, nonobstant les poncifs, développe une vision cohérente de l’avenir que les orateurs de la droite ont repris, chacun à leur manière, à sa suite. Il s’agit d’approfondir la « coordination de la zone euro » par l’imposition de règles communes s’imposant aux Etats « incapables de prendre les mesures chacun devant leur opinion ». Joseph Daulh, UMP, président du groupe de la droite va plus loin. Il souligne que les élections dans chaque pays vont être un obstacle supplémentaire aux bons choix ! Bref, la démocratie quel encombrement ! Pour Barroso le progrès c’est d’avoir imposé le semestre européen. « Donc nous pourrons discuter des décisions budgétaires avant application dans les différents pays. » La souveraineté populaire voilà le problème. Telle est la vision de l’achèvement de l’union comme il le décrit : « Achever les objectifs monétaires par des objectifs budgétaires communs. » Selon lui ce serait « une illusion de croire possible une union monétaire sans union économique et une coordination budgétaire ». Dit comme ça, pourquoi pas. Mais le fond de l’affaire est que le fil conducteur de cette coordination c’est la dérégulation, le recul de l’Etat et la concurrence libre et non faussée pour tous. Donc ce qui nous a plongé dans la crise et rendu impuissants à y répliquer. Parfois on se pince en entendant la psalmodie des recettes éculées que Barroso rabâche. « Développer la croissance grâce à l’application de la  directive service. » « La réforme des systèmes des retraites est urgente ». Et enfin le plus grotesque : « Un quart de jeunes n’ont pas d’emplois en Europe. ! Je lance un appel aux entreprises pour proposer des stages aux jeunes ! Les fonds sociaux peuvent les aider. Mieux vaut un stage que rien ». Consternant !

Puis il évoque les « euros obligations » dont il se déclare partisan comme « instruments de stabilité ». Là-dessus il annonce des propositions à venir. Sans dire lesquelles. Mais, au détour, il note que certaines de ces propositions « seront conformes aux traité et d’autres non. » Alors ? « Il faudra donc faire des modifications des traités.» Ah bon ! Donc c’est possible ! N’est-ce pas ce que nous disons depuis des mois et des mois ? Et Barroso d’ajouter « qu’aujourd’hui règne la règle de l’Etat le plus lent. » « Souveraineté nationale disent-ils ! Mais les autres pays ont aussi une souveraineté nationale et ils ont le droit aussi d’aller plus vite. » Voilà ce qu’il faut noter pour mes répliques quand je dis que nous pouvons avancer avec ceux qui veulent vers l’harmonisation sociale et fiscale par le haut. En effet on me réplique chaque fois que j’ai une vision « brutale » ou que je veux faire « l’Europe française » ou que « les autres ne veulent pas ».

Vient la proposition phare de la matinée. « Ces trois dernières années, les Etats, je devrais dire les contribuables, ont donné  4,6 trillions d’euros de garanties financière. Il est temps pour le secteur financier d’assumer ses responsabilités ! ». 50 milliards de revenus sont attendus par lui de la taxe sur les transactions financières. Crise de bolchévisme ? Non ! « Questions d’équité ! » « Le secteur bancaire doit aussi apporter sa contribution. Allons-nous encore taxer le travail et la  consommation ? » Voilà qui est très nouveau. Il y a trois mois de tels propos ne s’entendaient pas autrement que comme un amusant folklore gauchiste. A présent, c’est parole officielle. Pour autant, la confusion reste de mise entre décideurs européens du même camp. Voyons le détail du moment.

Le Fond Européen de Stabilité est décrété d’ores et déjà insuffisant par une partie de ceux qui l’ont créé. Ils auraient gagné du temps pour le savoir en lisant les textes de notre mouvance. A peine ce diagnostic est-il posé par les uns que les autres, dont le ministre des finances allemand, le qualifient de « stupide ». Tout en nuance.  A cet aveu et cette prise de cheveu s’ajoute une série de projets spécialement calamiteux. Le premier serait de recapitaliser les banques avec ce fond, comme l’a proposé Barroso. Quelle trouvaille ! Les états vont emprunter aux banques pour prêter aux banques ! C’est fort ça ! Deuxième absurdité. Le Fond va acheter sur le marché secondaire des titres de dettes publiques. A qui ? Aux banques qui s’en sont gorgées ! De l’argent frais contre du papier pourri ! Génial. Mais prêter directement aux Etats ? Jamais ! Rien n’arrêtera donc le désastre en cours. Avant la catastrophe des petits malins vont gagner beaucoup d’argent. Ça leur donnera l’illusion que la fête n’aura pas de fin ! Vieille illusion. Puisque Barroso vient de proposer la création d’une taxe sur les transactions financières, je veux faire une part spéciale à mes souvenirs personnels à propos de cette taxe. Surtout à l’heure où le Sénat français change de majorité.

Car il se trouve que j’ai présenté le premier texte au Sénat en faveur d'une taxation sur les transactions financières, le 1er décembre 1999. Quelques jours auparavant j’avais participé avec dix-sept sénateurs à la création d’un groupe Attac du Sénat. Notre texte se présentait sous la forme d’un amendement au projet de loi de finances pour 2000. Je siégeais alors au groupe socialiste. J’y fus peu suivi. Mais le recrutement des signataires s’étendit à tout le groupe communiste. Nous étions pour finir quarante-six sénateurs à cosigner. Notre texte proposait de taxer toutes les transactions à hauteur de 0,05%. Des amendements similaires avaient été déposés à l'Assemblée Nationale en 1998 et 1999 par les députés communistes et les députés de la Gauche socialiste Yann Galut et Julien Dray.

Au Sénat, le gouvernement Jospin, représenté par le secrétaire d'Etat Christian Pierret, avait demandé le retrait de l'amendement. J’avais refusé d’obtempérer. L'amendement avait donc été maintenu mais rejeté. 53 sénateurs ont voté pour sur 260 exprimés. 207 ont voté contre. Dont un maximum de socialistes en plus de toute la droite. A l'annonce du résultat, la sénatrice communiste Hélène Luc s'est exclamé : "Dommage ! Ça viendra un jour ! ". Je tiens à signaler que Jean-Pierre Bel, sans doute très bientôt président du Sénat, figurait dans les premiers signataires. Le texte des débats est disponible sur les sites internet du Sénat  et d’Attac.

En relisant le texte de mon intervention en séance publique je mesure quel gâchis a été le temps perdu sur ce sujet. Tout ce qui est dit alors pourrait être répété mot pour mot. C’est bien notre diagnostic à l’époque qui était le bon ! Douze ans de perdus ! Je rappelle ce moment pour le seul bonheur de montrer qu’aucun combat juste n’est mené en vain quand bien même il commence sans grands renforts. Non seulement l’écrasante majorité de membres du groupe socialiste me tourna le dos mais je fus comme aujourd’hui accablé de sarcasmes. L’idée serait « ridicule », « inapplicable », bien sûr, dans un monde ouvert et Bla Bla Bla ! Pire : le rapporteur de la majorité de droite déclara que ma proposition faisait honte à l’intérêt des travaux d’une assemblée aussi sérieuse que le Sénat. Rien de moins. Je rappelle cet épisode pour le bonheur de moucher toutes ces belles personnes douze ans après de nouveau en les confrontant au bilan des faits !

L’idée avança dans les assemblées en dépit des blocages. En particulier contre celui qu’opérait Dominique Strauss-Kahn. Bernard Cassen, alors président d'ATTAC et directeur du « Monde Diplomatique », raconte que "dans un document accompagnant le projet de loi de finances 1999, le ministre avait fait tenir aux députés une longue charge, complètement hors sujet, contre la taxe Tobbin. Avec ce résultat paradoxal que trois amendements à ce projet de loi, réclamant précisément l’instauration de ladite taxe, avaient ensuite été déposés par des membres de sa majorité parlementaire ! Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1998, M. Strauss-Kahn, arraché à son sommeil par l’un de ses conseillers, avait dû revenir en catastrophe dans l’hémicycle pour empêcher qu’ils soient adoptés…"

Obstruction dont il ne démordit jamais. A la suite du G20 de Pittsburgh, un échec total déjà, en octobre 2009, il qualifie l'idée de taxation des transactions financières de : "tout à fait simpliste" et "très difficile à mettre en œuvre".  Puis en novembre 2009, il revient à la charge pour disqualifier la taxe : « l’industrie financière a fait de telles innovations qu’il est probablement impossible de trouver une taxation sur les transactions qui ne serait pas contournée par les potentiels contributeurs ». Il en rajoute : « Nous ne voulons pas d’une solution extrêmement simpliste qui ne serait pas effective ». Mais, nous non plus, nous n’avons rien lâché. Et pour finir en 2001 et la loi de finances pour 2002 nous obtenions un vote favorable de l’Assemblée Nationale. Il donna lieu à l'article 235 ter ZD du code général des impôts qui prévoit une telle taxe et fixe un taux maximum de 0,1%. Jamais appliqué cependant puisqu’il est précisé que cela ne se mettra en œuvre que si tous les autres pays européens en font de même. Notre victoire était peut-être symbolique mais elle a préparé le terrain. Le 14 juin 2011, l'Assemblée a adopté à la quasi unanimité dont le Front de Gauche, une résolution proposée par le PS demandant à la Commission la mise en place d’une taxe de 0,05% sur les transactions financières dans l’UE, « ou à défaut d’abord au niveau de la zone euro ou d’un groupe de plusieurs États membres de l’UE ». C’est la solution que le sieur Barroso vient de découvrir. Pris dans les méandres de l'Union européenne, le projet de taxation présenté aujourd'hui ne pourra être appliqué au mieux qu’en 2014. Quinze ans de perdus depuis notre proposition devant le Sénat en 1999. Et maintenant que les voilà contraints de faire amende honorable, quelle timidité ! Je déplore en effet que la proposition Barroso envisage une taxation réduite pour les produits dérivés. Ce sont pourtant les transactions les plus massives et les plus nocives pour l'économie. Pour autant on peut se frotter les mains.

Car la proposition Barroso apporte un cinglant démenti à tous les beaux esprits qui ont expliqué pendant 15 ans combien cette taxe serait « dangereuse », « irréaliste », « inapplicable » et ainsi de suite. Ce n’est pas tout. Elle démontre aussi qu'il est possible, comme nous l’affirmons, de désobéir au Traité de Lisbonne qui interdit les limitations à la libre circulation des mouvements de capitaux ! Enfin cette proposition prouve aussi qu'il est possible d'appliquer cette taxe à un groupe de pays sans attendre que tous les autres l’aient décidé. En effet Barroso envisage la mise ne œuvre de sa proposition dans le cadre d’un projet de coopération renforcée. Nous lui laissons la joie de découvrir ce que le traité prévoit en la matière si l’interdiction tout à fait explicite qu’il contient concernant les mesures d’harmonisation fiscale parvient à être contournée.

Dans ces conditions, et sans attendre une éventuelle décision européenne en 2014, je crois possible l'application immédiate en France d'une taxation des transactions financières, comme nous y autorise déjà l'article du code des impôts, voté par la gauche en 2001. Et je peux dire que si en 2012, le Front de Gauche arrive au pouvoir, il pourra décider immédiatement d'appliquer une telle taxe de manière uniforme sur tous les types de transactions sans butter sur l’interdit européen. Et du coup d’autres propositions d’harmonisation fiscale seront aussi possibles. Il faut donc ouvrir la brèche dès à présent.

Pour la droite, la défaite aux élections sénatoriales ne peut être autre chose que celle de Nicolas Sarkozy.  Elle s’ajoute à tout ce qui est déjà mis à son passif. De la sorte un seuil est  franchi et qui croirait à une péripétie se tromperait, me semble-t-il. La spirale dépressive semble enclenchée. Je pense qu’il faut voir le nouveau tableau dans son ensemble. Et donc rapprocher ce tremblement de terre institutionnel avec le démarrage de l’affaire des inculpations dans l’affaire de Karachi. Sans oublier le retour de la comptable de l’affaire Bettencourt et de ses déclarations concernant l’usage de ses enveloppes. Il y a toujours un crochet de boucherie disponible à droite pour l’un ou pour l’autre. Car dans ce contexte à droite, ceux qui souhaitent empêcher Nicolas Sarkozy de se représenter ont de solides matériaux pour faire leur travail. Tout poussera dans ce sens. Ce que Nicolas Sarkozy avait tricoté avec sa victoire de 2007 part en lambeaux. L’unité contrainte ou forcée de son camp politique est minée par le retour de la bataille des coups tordus et les espérances que Karachi et Bettencourt donne aux vieilles haines. La suprématie idéologique dans la société qu’il voulait incarner est torpillée par la crise et l’échec de toutes ses méthodes et promesses. Depuis, ce qui se fait et décide indispose tout le monde à la fois. Un paradoxe qui fait se joindre midi et minuit dans un rejet unanime. En atteste la conjonction baroque du public et du privé dans la journée d’action enseignante. Le temps dont dispose le président pour reprendre la main est moins long que ce que l’on peut deviner de sa pensée sur le sujet en lisant les indiscrétions de presse. La fin du quinquennat pourrait aussi bien tourner à la crise de régime si se combinait l’impuissance institutionnelle, le scandale, et enfin la paralysie à faire face à une nouvelle crise bancaire. Sans oublier les risques liés à l’Etat de délabrement de l’Union européenne. La fin de ce quinquennat ressemble à une fin d’un monde.

Un mot, contraint et forcé par la campagne de harcèlement dont je fais l’objet à propos d’un micro incident à la Fête de l’Humanité. Comme d’habitude en de telle circonstance, un habile montage bien rabâché me contraint à des heures perdues à expliquer et démentir auprès de l’habituel lot de crédules ou d’inquiets qui viennent se faire rassurer en aggravant la propagation des fausses nouvelles. Sans oublier ceux qui protestent parce que je perds mon temps à répondre à ce qu’ils considèrent comme des vétilles. Gâchis de temps et d’énergie car encore une fois il s’agit juste d’une mise en scène, rien de plus. Je fais descendre de la tribune où elle n’avait rien à faire une personne qui y était montée en dépit des consignes et dans l’incroyable tension qui régnait sur place à l’occasion de la visite de Martine Aubry sur le stand du Front de Gauche. J’observe avec effarement le mécanisme de cette nouvelle production de « l’information-spectacle ». D’abord un court extrait de quelques secondes, hors contexte, tiré de mes trois jours de présence à la Fête de l’Huma. Il est présenté huit jours après les faits, sans possibilité de répondre, par des gens qui n’en ont pas parlé autrement que pour s’en moquer. Puis, la question étant sans doute d’importance décisive, l’AFP en fait une dépêche. Ce n’est déjà pas banal. Le journaliste qui se trouve là, n’a sans doute rien à faire et il prend donc le temps de décrypter tous les échanges de la scène. A moins qu'on lui ait procuré le texte avant, ce que je lui souhaite car le son n’était pas très bon. Ce qui est encore moins banal c’est que cinq « mises à jour » seront diffusées dans l’après-midi ! Cela veut dire que cette information a été rediffusée à cinq reprises à tous les abonnés de l’agence. Cela s’appelle « faire monter la mayonnaise ». Aussitôt des sites internet embrayent. Pas tant que ça, quand même ! Et le lundi certains organes de presse papier reprennent. Pas tous, loin de là, car il existe des journaux, dans le pays, qui n’avalent pas tout rond les potages qu’on leur sert à la  chaîne. Une mention spéciale pour le journal « Le Progrès » dont j’ai été l’humble pigiste il y a bien des années. Il affirme que j’ai expulsé « manu militari » l’impétrant. D’une main militaire ! Rien que ça ! Puis arrive l’inépuisable Jean-Michel Aphatie dans le wagon de tête des lyncheurs. A croire que cette histoire est taillée sur mesure pour lui. En effet pour une raison très ancienne, cet homme n’en finit plus de régler un compte avec moi. Déjà deux papiers sur son blog consacré à un but de pur dénigrement personnel. Voici sa thèse : certains pourraient croire que ma violence verbale était réservée aux journalistes, mais non elle l’est à l’égard de tout le monde. Je suis donc un violent. Dans une campagne électorale, et je suis en campagne depuis trois ans, c’est un parti pris militant contre moi. Est-ce une relation normale entre un journaliste et un homme politique que cet acharnement personnel ? Je ne le crois pas. Mais il se donne l’apparence d’un point de vue personnel sans implication politique. Je préfère répondre par l’humour. Je lui propose d’autres sujets de « reportages » qui feront la démonstration de mon incroyable violence verbale: quand je plante un clou et que je me tape sur le doigt, quand mon ordinateur me plante un texte mijoté pendant des heures. Ah oui, il y a aussi le moment où ma stupide machine à café me sert un breuvage tellement brûlant que la tasse me tombe des mains. Et quand la lumière de la cave s’éteint alors que je suis en train de ranger d’ineptes cartons mous et mal scotchés. Et ainsi de suite. Avec moi, Aphatie n’a pas fini de faire des « mises à jour » de sa brillante démonstration. En effet, je suis un être humain.

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Au cas de ce jour-là, voici la situation. Martine Aubry est en train de sortir du stand du Front de Gauche. Dehors des gens crient contre elle. Nous sommes tous très mal à l’aise car notre intention politique en l’invitant n’était pas qu’elle soit mal traitée. Certains d’entre nous sont sous le choc. Car auparavant la bousculade des photographes et des caméramen avait atteint des sommets. Pour ma part aussi je n’avais jamais vécu ça. Des gens se piétinent et avancent en masse confuse de coups de coude et de caméras. Le service d’ordre, militant et bénévole, qui assure ma sûreté est enfoncé, la tribune est envahie par les professionnels, des gens se frappent et se bousculent, quantités de perches nous sont placées sous le nez. Impossible de parler tellement dans les cris et les vociférations. Tout cela, les médiacrâtes bronzés et parfumés, qui ne gagnent pas leur pain dans cette bousculade et qui n’ont pas été sur le moindre terrain depuis des années ne s’y intéressent pas. Comment a-t-on pu en arriver là ? Ces malheureux gagnent leur vie de cette façon ! Là, leur façon de suivre l’événement rend l’événement impossible ! Ce paradoxe me semble spectaculaire.

Voyons aussi du côté des personnages que vise cette activité. Nous. Martine Aubry est très affectée, François Lamy saute après les perches à micros comme après des mouches. Martine, elle-même, arrache un bonnet de micro. La ligne de camarades qui se trouve derrière moi recule vers le mur et tâche de faire bonne figure. Tout ce que nous avions prévu de faire tombe à l’eau. Impossible de contenir la situation. On décide d’en rester là. Martine repart. Nous avons la rage de voir ce gâchis humain et politique. Nous sommes restés de sang-froid pendant toute la scène. Survient dans mon dos quelqu’un qui veut prendre la parole. Qui est-ce ? Pas de badge, pas d’insigne que je discerne. Ami ou ennemi ? Je ne comprends pas ce qu’il dit. Va-t-il prendre la parole ? Pour dire quoi ? Compte-t-il s’en prendre à moi ? Dire du mal de la visite de Martine Aubry ? Je ne sais pas. Le service d’ordre hésite. J’assume ma responsabilité. Je donne une consigne.

J’ai bien dit une consigne. Un militant politique peut le comprendre dans ce contexte si tendu, c’est pourquoi j’ai évoqué cette qualité à ce moment à la personne qui se trouvait là. Je ne veux pas d’une prise de parole sauvage qui sera ensuite le plat qu’est venu chercher, à la commande, la caméra qui va filmer cette scène. Voilà. Ceux qui préféreraient que j’aie parlé autrement ne tiennent pas compte de l’ambiance qui régnait ni de la nécessité qu’une volonté impérieuse s’affirme pour que la situation soit de nouveau maîtrisée. Je suis naturellement désolé du style pour la personne concernée. Ceux qui ont dominé une telle situation sans hausser le ton ont toute mon admiration. Que quelques bonnes âmes n’aiment pas ce style montre à quel point ils n’ont plus aucun contact avec la réalité. L’appel à la discipline militante fait jaser. Le mot fait peur ? Pourquoi ? Ma propre vie est faite d’une discipline constante. Permanente. Du matin au soir. Notamment pendant cette Fête de l’Humanité. Mon emploi du temps, mes discours, mes textes, mes allées et venues, tout est décidé collectivement, planifié et soumis à cette discipline, heure par heure. J’y obéis de mon plein gré parce que je suis un militant et un responsable politique qui ne veut pas gâcher la peine que se donnent les dizaines de personnes que l’action engage. Deux provocateurs armés d’une caméra et un chroniqueur mal dans sa peau n’y changeront rien.

La suite m’est connue. D’un passage en boucle à l’autre la scène est raccourcie, de plus en plus hors contexte. Et puis un jour, comme avec le sketch du « petit journaliste », longtemps après, on découvre que quelqu’un avait filmé davantage, sous un autre angle et plus longuement. Et alors la manipulation éclate au grand jour. Mais c’est trop tard. Le mal est fait. Dans mon cas il s’agit d’un véritable harcèlement. Certains s’y livrent faute de sujet du jour, d’aucun par ce que cela les amuse, d’autres enfin parce qu’ils ont des comptes à régler, personnels ou politiques. Dans tous les cas ceux qui me demandent des marques de respect pour les autres ne m’en accordent guère ni comme personne ni comme homme politique.

Ici l’hypocrisie du beau monde est extrême. Tous les trois semaines, entre deux billets insultants sur son blog, Jean-Michel Aphatie, tout miel tout sucre et dans un tutoiement de connivence appelle mon secrétariat pour me proposer de venir à son émission du matin. Il me fait aussi passer des messages par des connaissances communes. Il suggère dans son blog que je le boycotte. Mon emploi du temps n’a pas rendu possible pour moi de répondre à ce qui s’apparente davantage à une convocation qu’à une invitation. Ses harcèlements actuels participent d’une vindicte obsessionnelle qui ne me flatte d’aucune façon et même paraît très inquiétante. Jean-Michel Aphatie, changez de disque, allez détester ailleurs !


416 commentaires à “De la défaite à l’empêchement, la fin d’un monde.”

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  1. 51
    redline69 dit:

    @49 Ange
    Totalement d'accord pas besoin d'attendre pour donner des gages de sérieux en politique ! et notamment en matière de banque et de social, le "Sénat de gauche" doit montrer l'exemple dès le président élu. Tout d'abord on attend la mise sous contrôle actif des banques et qu'on leur demande des efforts pour préparer le changement de 2012.
    Exemple : Les frais de gestion des banques et des prêts plus en adéquation avec les revenus des Français
    On commente pour montrer que le PS manque de sérieux dans ses propositions et dans ses postures. Depuis que le PS à remporté le Sénat, il me semble que les petites listes (PCF) feront les choses à la loyale, mais j'attends de voir ce dont est capable la fameuse "grosse" artillerie socialiste...
    Le but du blog au travers des textes de Jean-Luc Mélenchon, est de valider les choix politiques autour de la gauche.
    Le PS reste sous observation !

  2. 52
    Ange dit:

    Si la Grèce fait défaut, les banques s'effondrent, comme dit Lordon "dans les 5 jours retour au potager", plus de liquide aux distributeurs, pas la peine de faire un chèque, plus de courses avec la carte bleue. Il faut changer le cadre, l'imposer et seul le peuple est souverain en la matière, notre responsabilité est la Liberté, nous sommes impliqués, pour notre perte et à notre corps défendant.

  3. 53
    Alain dit:

    Ha ! les pseudo-philosophes ! J'ai également entendu Enthoven (Raphaêl le fils) prof comme il dit, le plus beau métier...il est gonflé.! Après avoir craché son venin sur Jean-Luc Mélenchon il s'en est pris à Libération qui a osé un portrait négatif. Lèse majesté, atteinte à son égo. Propos méprisants, indignes d'un présumé penseur. Monsieur Enthoven vous relevez parfaitement de "La trahison des clercs", celle des intellectuels qui se mêlent aux bassesses du monde et qui se montrent petits. Relisez Julien Benda au lieu de répandre votre fiel sur les ondes.

  4. 54
    Menjine dit:

    Je voudrais relever cette phrase du billet:
    "Et quand on m’a trop sollicité pour savoir ce que je comptais faire avec Montebourg, comme si c’était une question personnelle, j’ai répondu que j’en ferai volontiers mon premier ministre. Hollande ne peut pas en dire autant. J’espère que vous aimerez cet humour."
    Je n'ai pas beaucoup apprécié, non que je n'en ai compris le sel, piquant si on le met en relation avec la réaction de Royal aux questions qu'on lui posait sur DSK. Mais, comme il n'y a aucune plaisanterie sans arrière fond inconscient, j'éprouve une résurgence de l'inquiétude que j'ai ressentie lorsqu'il s'est agi de voter au PCF pour la candidature de Mélenchon.
    Voter pour lui à la présidentielle ce n'est pas voter pour une annexe (fut-elle de gauche) du PS, et ce n'est pas contribuer à l'effacement du PCF, dans une "gauche" socialiste. Tel est ce que signifie le vote des communistes. Anticiper sur le choix du premier ministre, le désigner par un candidat à la candidature même en plaisantant me gène, d'aucuns ici espéraient il y a quelque temps un "ticket" Chassaigne, Mélenchon et la réponse Montebourg est encombrante.
    Les militants communistes, les sympathisants ne vont pas jouer les rabatteurs pour le PS, évitons des plaisanteries, qui posent des problèmes qui ne sont pas à l'ordre du moment. N'oublions pas tout de même que les communistes sont le gros des militants du FdG.

  5. 55
    Jean Jolly dit:

    Barroso rabâche :

    « La réforme des systèmes des retraites est urgente »

    Voila ce qu'il faut annoncer à ceux qui vont croire voter utile en votant PS, ils partiront à la retraite à 65 ou 67 ans s'ils ont la chance d'être encore en vie puisque dès 2012 la commission européenne remettra ce dossier sur la table en expliquant que la crise blablabla et qu'importe le candidat aux primaire qui pourrait être élu aux présidentielles car le PSE adoptera cette réforme antisociale.

  6. 56
    Alain44 dit:

    Montebourg sert l'aile gauche du PS pendant que Valls sert l'aile droite pour montrer que toutes les composantes se retrouvent au sein du parti. Tout cela pour nous démontrer que le PS est un parti raisonnable avec deux candidats raisonnables comme disent les commentateurs de nos médias. Seulement le programme du PS tourne le dos à la raison, donc il n'y a pas lieu de cautionner ces primaires à la mode Italienne. Enfin c'est mon opinion et je la partage.

  7. 57
    françois dit:

    PG 972- Menjine 55
    Tout à fait d'accord avec votre point de vue et je n'ai jamais été au PCF.
    Si Montebourg et sa nana sont de gauche ils doivent rejoindre le Front de Gauche, et en plus la queue basse.
    Il y a un doute, persistant, que nous soyons les rabatteurs pour le parti socialiste. Ce doute nous mine.
    Il faut savoir si nous préférons un gouvernement de l'oligarchie de droite à un gouvernement de l'oligarchie PS. Pour ma part je refuse à faire la différence.
    La sociale démocratie est tout aussi dangereuse pour les prolétaires que la droite, souvenons nous de Rosa de Luxembourg. Aller sur sa tombe est une bonne chose, faut-il encore en tirer des conclusions radicales.
    Les dits socialistes ne passeront pas en 2012 si nous n'allons pas avec eux. Or nous n'irons en aucun cas avec eux.
    Il reste une seule solution aux militants socialistes venir vers nous.
    De plus, 2012 n'est pas la fin de l'histoire.

  8. 58
    Annie (PG36) dit:

    Nous sommes entrain de passer une phase de détestation générale à laquelle je ne m'attendais pas. Même Hue qui s'y met en appelant à voter pour Hollande. Au secours j'ai pas envie de voter pour ce mec au 2d tour. On est sûr d'une chose avec lui : l'immobilité. Je crois que je ne vais plus regarder "on n'est pas coucher" la nouvelle est inécoutable, pleine de morgue, je préférais Zemmour. Même Pulvar qui se met à avoir des positions presque libérales où va-t-on ? Le PS nous ignore tant et plus et veut soutenir le NPA qui est entrain de mourir. Et pourtant je ne me sens pas du tout extrême, juste de gauche. Je lis que Jean-Luc Mélenchon ressent des événements assez identiques aux miens. On nous écarte de plus en plus. Le PC ? Il se réserve 80 % des places, on pique nos idées partout, on nous écrase de droite et de gauche. Et pourtant notre influence monte dans la population, je peux me tromper mais c'est ainsi que je le ressens.

  9. 59
    Cronos dit:

    @ Sonia Bastille

    Je n'ai rien décidé du tout, c'est vous même qui prenez des options tendancieuses sans préciser le fond de votre pensée. Je reconnais bien humblement avoir utilisé l'article qu'il ne fallait pas "à" au lieu de l'adverbe "comme" toujours cette recherche excessive de l'économie des signes utilisés … cela effectivement change un peu la signification de la diatribe.

    Quand au Mpep, je pensais benoîtement, comme sont intitulé l'indique, que sa fonction première était l'éducation politique du peuple, et pour ma part le constat est que le boulot n'est pas fait et qu'il reste à faire, déjà que vouloir éduquer le peuple me parait bien présomptueux, enfin ; NON je ne considère pas ce mouvement politique à l'extrême droite mais situé à gauche.

    @ TOUS

    En France, les 2 seuls partis de gauche qui ne soit pas de la famille de la Gauche sont le parti socialiste et les radicaux de gauche, pensez vous honnêtement qu'un Tapie puisse être de gauche pas plus qu'un Baylet d'ailleurs, je précise bien et de manière définitive en ce qui me concerne, que ce parti à tendance socialo démocrate liberal, n'est plus de gauche depuis longtemps maintenant, et que nous n'avons aucun dialogue à entretenir avec ses gens là.

    Quant au baron Montebourg ses propos ne l'ont jamais engagé bien loin, et comme le dit si bien Nadia cet opportuniste bouffe à toutes les gamelles, le plagiat ne lui faisant pas peur, et que ceux qui prétendent le contraire m'amène les preuves, il ne me semble pas vraiment faire parti de la tendance gauchisante de ce parti de bourgeois.

  10. 60
    Florence dit:

    Moi, j'étais là, il y avait une cohue, des gens s'offusquaient de ne pouvoir rentrer dans le stand. Il fallait parlementer.
    Tout ceci n'est rien (pour moi), c'est "normal". Cela montre un intérêt grandissant pour le parti, une certaine fébrilité était palpable.
    Si des gens extérieurs au FdG réagissent à cette information, ce n'est que pour critiquer, "dictateur", "communisme"... Je l'ai lu dans les commentaires qui suivaient l'information. Que peut-on y faire ?
    On pense programme, on pense à la raison d'être du "Front de Gauche".
    À mon avis.

  11. 61
    Christian B dit:

    @Sonia Bastille 12
    "des convergeances avec les socialistes"

    Sur quoi ? Sur la TVA sociale de Valls ?
    Sur le discours fouillis de Hollande, sur ses manières pavloviennes d'imiter Mitterrand dans sa gestuelle ?
    Parmi les prétendantes et prétendants, Montebourg exprime des idées communes avec le FdG, et sur quelques idées Ségolène Royal.
    Mais et alors ? Vous faites comme si tout était joué et que le PS devancerait le FdG, n'est-il pas ?
    Que nenni, nous ne sommes pas les supplétifs de cette farce, nous devons concentrer nos énergies sur les assemblées citoyennes.
    Que se vayan todos !

  12. 62
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 50 - Sonia Bastille

    "Vous plaisantez alors que la situation est grave. Vous ne voyez pas que les derniers plans et décisions européens imposés par l'Allemagne poussent encore plus au fédéralisme, à la prison des peuples, à la destruction de la souveraineté des Etats-Nations et du peuple citoyen !"

    Ben c'est juste que plus on est faible moins on est fort, comme dit l'autre, et que se replier chacun dans son petit pré-carré pour faire chacun sa sauce, citoyenne ou pas, n'est peut-être pas la meilleure façon de garantir notre indépendance à long terme.

    Et sauf erreur, être contre l'Europe libérale du petit père Barroso ne signifie pas obligatoirement être contre toutes les formes d'Europe. C'est même tout le contraire.

    Le syndrome d'Astérix et de sa potion magique, assiégé dans son village et résistant tout seul aux hordes barbares me semble réservé aux histoires en bandes dessinée.

    De mon côté je crois plus à la force des "sans-culottes" débordant les frontières et allant porter des idées universelles au-delà de leur jardin. Et vus les rapports de forces actuels, je crois encore que pour faire le poids, et pour remodeler le continent à notre façon, on a vraiment besoin de bâtir un espace solidaire (et solide) avec les autres peuples révoltés et indignés d'Europe.

    Mais bon, j'ai peut-être tout faux...

  13. 63
    Delbrayelle Gilbert dit:

    Et bien cette volée de bois vert de plusieurs commentaires contre Montebourg me gêne, m'agace et m'interpelle en tant que sympathisant Front de Gauche espérant la victoire et la mise en application de ce programme partagé. Une fois de plus, le sectarisme reprend le dessus. Si Montebourg ou un autre adhère à nos idées et les défend, je ne vois pas pourquoi, il serait exclu de notre vraie gauche. Et si vous comptez gagner (pour enfin appliquer ce programme de gauche), les 10% du Front de Gauche n'y suffiront pas et j'espère, quant à moi, agrandir le cercle de famille.
    Vous êtes démotivants à la fin... (d'autant plus que vos expressions pour parler de lui sont méprisantes)

  14. 64
    jean ai marre dit:

    @ 50 et tous vos posts Sonia Bastille;

    Je vous lis depuis très longtemps et je vous demande : en fait vous proposez quoi ?

    Un audit pour connaître le niveau des comptes de la nation et une discussion avec le P S.

    Sur les comptes de la nation un simple chiffre atteint de vérité que même l'UMP ne le rejette pas. De 2007 (avant la crise) à 2010 savez vous quelle a été l'augmentation de la dette ? Elle a été de... milliards d'euros. Je ne vous donne pas le chiffre, car je préfère que vous le découvriez par vous même. Si vous ne savez pas je vous le donnerez. Pas la peine de faire un audit...

    Sur la discussion avec le P S, de grâce, laissez les 6 prétendants débattre et laissez les socialistes et leurs sympathisants choisir le leader.

    Point d'ingérence de la part des sympathisants du Front de Gauche dont je fais partie, dans les choix du lauréat.
    Pas question de choisir entre tel ou tel candidat, du moment que ce n'est pas le notre. Nous, nous sommes servis et bien servis, nous avons Jean-Luc Mélenchon et nous en sommes contents. Voila pourquoi, nous n'irons pas voter.C'est cela aussi la démocratie.

    Le Front de Gauche et son leader sont très clairs sur l'alliance avec le P S. : Ils souhaitent la rupture avec la social démocratie. point. Attendre que le lauréat des primaires soit connu et nous verrons s'il propose le rupture ou s'il va continuer à faire la même politique avec quelques petits arrangements électoralistes.

    Le reste n'est que bla bla bla

  15. 65
    Cronos dit:

    @ mes camarades communistes de ce blog,
    Ne vous prenez pas le chou inutilement, vous n'avez rien à craindre du front de gauche, vous en êtes la force, les arrangements sénatoriaux se sont fait à votre avantage et à notre détriment (PG), et, vous voyez nous n'en avons pour l'instant aucune acrimonie, et n'en faisons pas un plat, il en va de même pour les législatives, vous n'avez pas vu comment Pierre Laurent était heureux à la fête de l'Humanité et le bonheur rayonnait sur le visage de Marie Georges Buffet, alors cool les gars, vous n'allez pas nous rejouer la période schizophrène d'avant la nomination de Jean-Luc Mélenchon, non ?
    Par contre s'il vous plaît surveillez un peu mieux vos copains sur le terrain, cela m'ennuierait beaucoup d'être cocufié par le PS, cela serait grave si un affidé de l'annexe du SPD en France (PS) prenait la place d'un ou d'une PG aux législatives, paradoxalement c'est là que nous ferons réellement un bilan de l'alliance.
    Certain me diront, mais c'est pas grave ni important que ça, parce que la constituante sera nommée et que les élus seront remplacés dés la création de la 6è république ; d'abord cela ne va pas se faire aussi vite, et que d'autre part, plus nous aurons les coudées franches, plus nous serons efficaces dans la mise en place de notre programme qui n'aura pas besoin d'attendre lui la réalisation de la 6è république. Ne nous encombrons pas inutilement de gens qui nous mettrons des bâtons dans les roues à coup sûr.

    @ 64 le Prolo du Biolo

    Entièrement d'accord avec toi camarade, d'autant plus que les peuples révoltés en Europe cela commence à être un pléonasme, Italiens, Espagnols, Irlandais, Portugais, Belges, Anglais, Hongrois, Grecs et Allemands aussi, sans compter ceux qui grondent en sourdine pour le moment, les technocrates de Bruxelles et Barroso en tête devraient commencer à compter leurs abattis.

  16. 66
    françois dit:

    Cronos
    J'aime ce que vous écrivez.
    Mais vous oubliez toujours, pas vous seulement, même Mélenchon, pas une seule fois cela a été indiqué, le peuple en Guadeloupe qui a fait une grève générale de 44 jours en 2009 et en Martinique la grève générale a durée 35 jours.
    Nous étions "indignés" et "révoltés" contre la "pwofitasyon" (profitation).
    Tout était bloqué, sauf une immense manifestation permanente qui a ressemblé tout le monde, tous les jours.
    Pompe à essence bloquée, super marché bloqué...
    L'agriculture paysanne n'a jamais autant vendu.
    Ici la situation est explosive avec une jeunesse totalement exclue. Produire ici est une folie du fait des importations des pays à bas salaires. La grande distribution étrangle nos pays.

  17. 67
    ouax dit:

    Il me semble que chacun a compris que le choix 2012 est binaire :
    - poursuite/renforcement du système de valeurs financier,
    - retour aux fondamentaux d’êtres humains à durée de vie finie – la liste est longue et chacun a ses priorités.
    Qui est sûr que ce choix sera encore possible en 2017 ?
    La singularité et la force du FdG est d’être l’union de gens différents à qui on ne demande pas, à l’instar de la légion étrangère, quelles sont leurs origines/parcours personnels.
    Le FdG est le choix s’il parvient à s’identifier rapidement aux valeurs galvaudées aujourd’hui que sont le respect, la solidarité, le courage, l’honnêteté, l’esprit d’équipe…que les sportifs connaissent bien.
    Pauvre Périclès, pauvre Léonidas et bien d’autres Grecs illustres qui constatent la sauvagerie de tous ces inconditionnels du billet vert.
    Cordialement.
    PS: La référence fréquente et explicite au poseur de question RTL, "grand journal" augmente d'autant sa notoriété sur le web.

  18. 68
    Jean-françois91 dit:

    @65 Delbrayelle Gilbert
    Même si l'on partage des constats et des dénonciations faits par A. Montebourg, on a le droit de s'interroger sur le rôle qu'il joue (peut-être à son insu ?) dans un parti dont l'appareil est acquis à l'eurolibéralisme. Sans que ce soit une attaque contre A.M., on ne peut ignorer qu'un parti ramasse-tout a besoin de faire entendre des voix qui séduisent des électeurs au-delà de sa ligne majoritaire. Dans le cas qui nous intéresse, il s'agit d'empêcher l'émergence (ou la résurgence!) d'un bloc vraiment à gauche.
    Cette fonction-là, quelqu'un la remplit à l'intérieur d'un PS qui ensuite fera ce qu'il veut comme depuis 28 ans. Quelle que que soit telle ou telle convergence (au moins en constats), nous ne pouvons ignorer que cette stratégie est à l’œuvre. Le "programme" du PS est bouclé. Leur candidat aura les mains libres.
    Participer à la mascarade à Xeuro ne fera pas avancer les idées du FdG.
    @64 le Prolo du Biolo
    La révolution citoyenne européenne n'est pas programmable (malgré tous les indices réjouissants d'une prise de conscience). La synchronisation politique est très difficile alors que ceux d'en haut ont 100 longueurs d'avance. Face aux refus prévisibles des droites voisines il faut être prêt à des actes politiques forts en France, quitte à provoquer une crise avec les eurolibéraux (bien sûr avec l'espoir de déclencher des mouvements dans d'autres pays). Ce n'est pas un syndrome d'Asterix. Combien d'alliés aurait eu Papandreou s'il avait déclaré "Nous ne paierons pas" ?
    L'UE financière est un produit de la droite allemande (avec ses alliés).
    @66jean ai marre, sur la dette
    Le peuple souverain doit l'être sur la monnaie : ses institutions doivent bénéficier du taux 0.
    Arme lourde des libéraux, la dette résulte de l'usure et serait nulle dans les règles d'avant 1973 (+Lisbonne).
    Quizz pour tous : les péages de RFF ?

  19. 69
    ermler dit:

    @ sonia bastille

    N'ai-je pas lu,ici, que les socialistes n'étaient plus de Gauche ?

    Que vous l'ayez lu, c'est certain, mais que vous ne l'ayez pas constaté par vous-même, voilà qui m'étonne beaucoup !
    Ce ne sont pourtant pas les faits et les arguments qui manquent pour confirmer que ce que "vous avez lu" contient un fond de vérité qui métite au moins d'être examiné. Je vous en épargne la liste.
    Qu'est-ce pour vous "être de gauche" ? Juste une étiquette ?

  20. 70
    tchoo dit:

    J'ai vaguement lus l'épisode de Martine et le militant.
    Je n'y ai accordé aucune importance, et je pense avoir bien fait.
    Je viens de lire les propos d'Aphatie.
    Que l'on puisse concentrer autant de c.....ies en si peu de mots, montre l'étendu de la dextérité du bonhomme.

    Que se vayan todos

  21. 71
    jefmergen dit:

    Bonjour tous
    Ce qui énerve, c'est que la "tendance" est de nous faire croire que l'élection présidentielle aura lieu entre la droite de la droite et... la droite de la gauche !
    Donc entre le "oui au traité de Lisbonne et le... oui au traité de Lisbonne". Où on peut ressortir la "une" de Match" célèbre Sarko-Hollande !
    On sait ce qui se produisit., une claque. Et ce qu'ils firent, congrès de Versailles.
    J'espère qu'on va encore décevoir ces ultralibéraux !

  22. 72
    Gerard Blanchet dit:

    En allant voir à la librairie en bas de chez moi s'il y avait des programmes du front de gauche - il y en a une grosse pile à côté du livre "nous on peut" - j'ai découvert un petit livre qui vient de sortir : "le chemin de l'espérance" de Stéphane Hessel et Edgar Morin (5€ 60 pages). Je vous le recommande et je pense qu'il va avoir le succès de "indignez-vous".
    Je rêve d'un débat à la télé entre Edgar Morin, Stéphane Hessel, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent. Ce dernier, je trouve, depuis Stalingrad se bonifie chaque jour comme Jean-Luc d'ailleurs. Qui propose ça au service public? Cela aurait une autre gueule que le "débat" des 6 debouts.

  23. 73
    4 Août dit:

    Concernant la "discipline". Le lieutenant Copé a demandé de la discipline dans son parti dernièrement. Et ce n'était pas dans le feu de l'action d'une bousculade ! Aphatie n'est pas au courant ? Autre anecdote: cet hiver au Grand Journal de canal, Copé a eu droit à la question "et vous, vous êtes parti où à Noël" ? Réponse: "Cuba"... Aphatie a fait une mine du style "Gaffe, zappons !" et ils ont enchainé sur autre chose. Je n'ose pas imaginer ce qu'il se serait dit si Mélenchon avait répondu la même chose.

  24. 74
    de passage dit:

    Hier soir, sur Public Sénat, j'ai été consternée (et prise en même temps d'une folle envie de rire) par les propos stupides de V. Rosso Debord, qualifiant Jacques Généreux de partisan du Kolkhoze.
    Si à l'UMP on n'a plus que l'argument du couteau entre les dents pour contrer le FdG, on est mal barré.
    Kolkhoze toujours, Valérie !

  25. 75
    Frédéric dit:

    Cher Jean-Luc, j'ai vu votre intervention sur Capital ainsi que chez Ruquier. En tant que partisan convaincu de l'augmentation du SMIC à 1700 euros, je vous ai trouvé, contrairement à votre habitude, étonnamment hésitant et peu alerte sur le sujet. Comme si la mesure restait une patate chaude entre vos doigts. Et pour cause, il vous manque un argument déterminant dans votre développement : « la captation actionnariale ». Car, c’est expressément à elle que l’augmentation du SMIC s’adresse ; faire redescendre vers les salariés les gains de productivité concentrés en haut de la pyramide sociale au profit des actionnaires. Il n'est nul besoin pour cela d'aller chercher le protectionnisme Européen ou national sur lequel vous n’avez pas la main… pas encore. Et que l’on ne vienne pas dire que toute contrainte ferait fuir les capitaux, ceux qui le peuvent le font déjà. Il faut donc légiférer dès 2012 et non pas attendre, bien sûr, une négociation l’amiable au sein de l’entreprise.
    Quant aux PME, qui ne sont que les sous-traitants (ou sous-traitants de sous-traitants) des grands groupes cotés en bourse, elles sont obligées de rogner sur leurs marges, leurs salaires et sur l’emploi pour satisfaire aux exigences de rentabilité du capital actionnarial. Les PME seront donc les premières bénéficiaires des trois mesures citées plus haut. Mais l’augmentation du SMIC pris séparément ne peut que les effrayer car elles n’y voient (ainsi que leurs millions de salariés) qu’une augmentation des charges sans autre apport financiers que leurs contrats actuels, surtout en pleine crise. Et elles ont bien raison. Les taux de rentabilité de 15%, 20%, 25%… exigés par leurs donneurs d’ordres les étranglent déjà complètement. Pour desserrer l’étau, et rester crédible (radicalité concrète), il faut faire systématiquement le lien entre « augmentation des salaires » et « plafonnement des dividendes versés par l’entreprise » (et l’impossibilité de se gaver en écarts de salaires en haut de la hiérarchie). Ramener ça à de « la tuyauterie économique » n’est pas suffisant.
    Je pense que tout ça vous y avez pensé mais n’apparaît pas clairement dans votre démonstration. Voici ma modeste contribution critique pour défendre cette mesure phare sur laquelle repose la crédibilité du Front de Gauche.
    Cordialement (désolé si j'ai été un peu long)

  26. 76
    Sonia Bastille dit:

    @ Emler
    Je ne pense pas que notre camarade Jean-Luc Mélenchon dise que le PS n'est pas de Gauche !
    Alors cela voudrait dire que le candidat du Front de Gauche a reçu des leaders à la fête de l'Huma qui ne sont pas de gauche ! L'an dernier n'a t-il pas été à un meeting d'une leader socialiste (S.Royal) ? Que font alors les milliers de conseillers municipaux, généraux, régionaux du Front de Gauche auprès des élus socialistes dans les mêmes majorités ? Et par exemple à Brive en Corrèze, le Front de Gauche (PCF) est même présent dans une municipalité socialiste où est présent le Modem et la droite catholique ! Je ne parle même pas de Lille ! Arrêtons les gesticulations, les postures et les étiquettages puérils et surtout stériles ! Et puis les militants et candidats du PG ou du FdG seront bien contents de trouver, l'an prochain, ces socialistes (qui redeviendront immédiatement des gens de gauche fréquentables !)

    @redline69
    Quelques posts ne vallent pas quantité !

    Le PS est incontournable à Gauche et dans la vie politique française ! Les débats socialistes sont une donnée non négligeable et doivent nous interpeller ! Personnellement, les primaires me semblent pas le bon moyen de validation de candidats pour des partis. C'est l'américanisation et la médiatisation outrancières de la vie politique française qui veulent cette évolution. Je n'irai pas voter ! Mais, les débats comme celui de hier soir doit permettre au Front de Gauche et à son candidat de lancer des convergeances : (taxe Tobin, par exemple avec le Sénat à Gauche, réforme bancaire, etc...).La présidentielle sert à nous différencier par à nous auto détruire surtout à gauche ! Je dirais que Jean-Luc Mélenchon doit lancer des initiatives en direction du PS sur la Taxe Tobin, sur la réforme des banques, sur le revenu maximum ! Engager les débats et les convergences ! La crise et L'intérêt général le nécessite !

  27. 77
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 71 - JeanFrançois71
    Inutile d'espérer la révolution au plan européen : Combien d'alliés aurait eu Papandreou s'il avait déclaré "Nous ne paierons pas" ?

    Parmi les peuples, ou parmi les oligarchies au pouvoir ? Peut-être ne pas confondre les deux ?

    Comme dit @ - 68 - Cronos
    "les peuples révoltés en Europe cela commence à être un pléonasme, Italiens, Espagnols, Irlandais, Portugais, Belges, Anglais, Hongrois, Grecs et Allemands aussi, sans compter ceux qui grondent en sourdine pour le moment, les technocrates de Bruxelles et Barroso en tête devraient commencer à compter leurs abattis."

  28. 78
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 63 - Delbrayelle Gilbert
    "Cette volée de bois vert de plusieurs commentaires contre Montebourg me gêne /... / le sectarisme reprend le dessus"

    Moi ce qui me gêne, ce sont les gens comme lui incapables de couper le cordon, et qui à coup de "vote utile" ou de "parti incontournable" entretiennent, encore et encore, l'illusion que l'on peut espérer quelque-chose du P.S. et de ses Papandréous et lui servent d'alibi.
    Cet acharnement thérapeutique, qui repousse d'élections en élections le moment de pratiquer enfin les reclassements politiques nécessaires et qui empêche la clarification du débat, nous fait perdre beaucoup de temps.
    Mais à part ça, tout-à-fait sympa l'ami Montebourg...

    P.S. Pour ce qui est de l'arithmétique, j'ose espérer que nos positions sont audibles au-delà des 10% de sympathisants déclarés du Front de Gauche, et que dans les 6 mois à venir le rapport de forces évoluera, au moins chez les gens "de la base". Sinon, autant aller se coucher tout de suite.

  29. 79
    lionel mutzenberg dit:

    Dites, quel discours de Manuel Valls pour un candidat du parti socialiste, il en viendrait à faire passer François Hollande pour un gauchiste. Mais bon sang, mais c'est bien sur. L'info que j'ai lu selon laquelle notre bon Manuel aurait déclaré qu'il appellerait à voter pour François au second tour prendrais alors tout son sens. Quel imbroglio que ces primaires, une première secrétaire qui ne l'est plus, mais compte le redevenir en cas d'échec, son deal avec Dominique Strauss Kahn pour lui chauffer la place, son peu d'empressement à se déclarer candidate, son inexistence lors de ces deux premiers débats, sa déclaration sur le SMIC, qui va, j'en suis certain, mobiliser tous les salariés du bas de l'échelle. Vous pensez vraiment qu'elle veut être la candidate du parti socialiste en 2012 ?
    Elle ne souhaitait pas plutôt, avec l'aide de la clique Strauss Kanienne, et ses économistes adeptes du libéralisme, sauver le système capitaliste, en bien fâcheuse posture, comme au bon vieux temps ?
    Derrière Martine Aubry il y a son père, Jacques Delors, expert en coups tordus, en manquement aux engagement pris devant le peuple. Mauvais esprit pensez-vous ? Relisez notre histoire, les politiciens de toutes tendances ont fait bien plus grave que cela. Ce dont il est question c'est du pouvoir et de l'argent, ou inversement d'ailleurs.

  30. 80
    Taktak dit:

    Sonia Bastille a raison. Le gros handicap du FdG est bien de s'attacher par dogmatisme à défendre l'UE. On a pas le choix, il faut en sortir pour s'en sortir. Et l'argument de " c'est la politique du FN" est vraiment déplorable et nauséabond. D'autant que si c'est bien la rhétorique du FN on sait tous pertinemment que ce ne serait pas sa politique (par exemple il s'agit de remplacer l'euro par une monnaie commune. Il n'est pas question en revanche de remettre en question l'indépendance des banques centrales)

    1°) il est tout à fait possible de sortir de l'euro, et de l'UE.
    2°) il est en revanche plus qu'incertain, pour ne pas dire impossible de réorienter rapidement l'UE. Il suffit de voir ce que rapporte JL Mélenchon dans son billet sur les discours qui sont tenus dans cet instrument du totalitarisme capitaliste.
    3) Notre énergie serait bien mieux employée si l'on prend le pouvoir à résoudre immédiatement les problèmes. Pourquoi se lancer dans des négociations (à mon avis inutile vu qui il s'agit de convaincre: Merkel, Zapatero, Papandréou ou Cameron..., ou pour le moins compliquer) alors que sortir de l'euro et de l'europe nous donnera immédiatement les coudées franches pour agir sur le plan économique et social. Et dans le même temps, on sera totalement libre de relancer des coopérations internationales avec qui veut sur des bases convenables, sans compromis inacceptable.
    4) c'est là la véritable position internationaliste. D'abord car c'est celle qui rend la souveraineté au peuple français. Et lui permettra donc de décider de véritable coopération internationales. Loin par exemple de l'internationalisme à la sarko en Libye. Ensuite car en montrant qu'il est possible de rendre sa souveraineté au peuple, cela libérera les énergies progressistes d'europe entière. A la manière du printemps arabe, ou de la révolution bolivarienne. A la différence près que la France est la 6e puissance économique mondiale.

  31. 81
    JR84 dit:

    Comment peut on encore croire que le PS est un parti de gauche? Pour preuve, l'un des candidats à la primaire, François Hollande, pour ne pas le citer, a effectivement déclaré qu'il ne lui était pas nécessaire de discuter avec le Front de Gauche avant le 1er tour de la présidentielle. Entre les deux tours...? on verra? Est-il argument plus convaincant que celui là. Le monsieur culbuto de sa primaire, fort de son nuage mensondagier, estime être le seul et unique candidat pouvant rassembler à lui tout seul plus de 51% de vote. Eh bien! attention à la gueule de bois à l'issue de cette primaire. Les sondages ont presques toujours été démenti par les citoyen-ne-s qui ne sont décidément plus des veaux. Ah! n'était pas au courant ? Et bien, le ravi, faut descendre de sa tour et accepter de piétiner le même sol que le peuple. Qu'ils s'en aillent tous, place au Peuple, Mélenchon Présidons.

  32. 82
    francis dit:

    J’appuie le message de Fredéric (75) qui dit relativement clairement une chose que le front de gauche oubli de présenter il me semble (car ses composantes l'on pensé je veux le croire).

    La captation de la richesse est principalement le fait du pouvoir actionnarial, comme le dénomme un autre brillant Frédéric, aux idées aussi claires que radicales (Lordon).

    Monsieur Mélenchon, il faut insister sur cette démonstration et dire comment vous renverserez cette captation parasite structurelle. Et j'insiste sur le dernier terme car il faut également clairement se démarquer de (et démonter) la culture de droite liée à la sanctification de la responsabilité individuelle des personnes : moraliser le capitalisme, enfermer à tour de bras (les pauvres, les perdus, les égarer)....

    Il ne faut pas si tromper, l'électeur potentiel n'appellera pas à la présidence un bon plombier susceptible de raccorder pour lui les bons tuyaux, sous la seule bonne fois de sa déclaration de compétence (cf l'expression, "c'est de la tuyauterie" de l'émission de Capital en particulier) ; en tout cas pas du PG dont justement tous le programme est d'éclairer les citoyens à la chose politique, économique... pour que sa souveraineté est une chance justement de l'être éclairée.

    Bref, c'est probablement une discipline de plus que nous vous demandons, à savoir ne pas pour cause de format média inadapté, faire dans l'approximatif ou l’allusif.

    Vous en avez toutes les capacités
    Avec tous mes chaleureux encouragements

  33. 83
    Renard Jean-Pierre dit:

    A propos de ces deux candidats socialistes qui "parlent dru", Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, mais surtout à propos du dernier : en l'écoutant dans les deux débats de la primaire, il me semble bien entendre des analyses qui ressemblent beaucoup aux vôtres, et à celles qu'expose J.Généreux dans ses livres et ses interventions.
    Alors question naïve : pourquoi fait-on bande à part ?

  34. 84
    chris dit:

    Monsieur Mélenchon je n'ai pas apprécié votre remarque à la fin du reportage de capital sur la prime de 1000 euros. Vous dites au présentateur "mais enfin vous ne nous avez montré que des gens respectables" (qui n'abusent pas en somme). Cela m'a choquée. Dans ce reportage on voyait un patron refuser la moindre prime parce qu'il voulait réinvestir dans un nouveau bâtiment et agrandir son entreprise pour augmenter ses bénéfices. Or, j'estime qu'avec un bénéfice de 600 000 euros et seulement une quinzaine d'employés il aurait du reverser une prime (même inférieure à 1000 euros). Donc si, il abuse et non il n'est pas "correct"...
    Sinon bravo pour le reste, on vous soutient ! J'ai acheté le programme en 5 exemplaires pour le faire circuler autour de moi, ça marche !

  35. 85
    Taktak dit:

    @ 77 - le Prolo du Biolo
    "Parmi les peuples, ou parmi les oligarchies au pouvoir ? Peut-être ne pas confondre les deux ?"
    Cette réponse est typique de ce que je vous reproche: elle est idéaliste.
    Convaincre les peuples ce n'est pas là la difficulté. Si l'on regarde d'ailleurs les mouvements sociaux dans chaque pays européens ils sont d'ailleurs convaincus. Notez bien qu'ils le sont depuis longtemps d'ailleurs, suffit de voir les résultats au référendum sur le TCE.
    Non la difficulté c'est que l'euro, l'UE sont conçus justement pour ne pas écouter les peuples et pour résoudre le problème d'un état récalcitrant en le soumettant à la volonté de l'oligarchie. Et c'est avec elle qu'il faudra négocier.
    Et on connait d'avance le résultat puisque depuis 20 ans, les européistes de gauche nous promettent l'autre Europe. Et lorsqu'ils étaient au pouvoir, Jospin y compris PC et Mélenchon, Schroder y compris Fischer, ils n'y ont pas réussi. Alors même armé d'une meilleure volonté, le résultat est plus qu'incertain.
    Dans qu'il s'en aillent tous, Jean-Luc Mélenchon écrivait qu'il rangeait son fédéralisme dans sa poche avec des arguments convaincants. Il conviendrait de se les rappeler.

  36. 86
    ermler dit:

    @sonia bastille (76).

    A chacun ses gesticulations.
    Notre camarade Mélenchon ne dit pas que "le PS n'est pas de gauche" ? Certes. Mais pourquoi croyez qu'il l'ait quitté? En tous cas, il ne dit pas - contrairement à ce que vous semblez nous dire, vous - que tout ça, après tout, c'est la même famille et que l'essentiel serait de se rassembler quoi qu'il arrive. Mélenchon sait très bien que si le rapport de force à gauche ne s'inverse pas radicalement en faveur du Front de Gauche, ce "rassemblement" sera vain et qu'un gouvernement socialiste nous emmènera aussi sûrement dans le mur que l'ont fait leurs homologues européens au pouvoir.
    Ceci n'est pas une posture. C'est une analyse et un constat politiques qui sont le fondement même du combat mené le Front de gauche et ceux qui le soutiennent. Si vous ne comprenez pas ça, c'est que la démarche politique de celui que vous prétendez soutenir vous échappe.
    Si vous le souhaitez, je tiens toujours à votre disposition la listes des faits et actes imputables au PS, dont vous pourrez juger, en toute bonne foi, s'ils correpondent à une politique de gauche. Mais vous les connaissez aussi bien que moi.
    Ceci dit, quand le PS redeviendra un parti de gauche, je serai le premier à m'en réjouir. Mais y a encore du boulot !

  37. 87
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 80 Taktak : " Sonia Bastille a raison"
    Ca serait bien si vous pouviez comprendre une fois pour toutes que le Front de Gauche propose une ligne politique, un programme partagé. Vous avez le droit de ne pas être d'accord, auquel cas tournez vous vers une autre formation politique et si aucune ne vous convient, créez en une. Le FdG et Jean-Luc Mélenchon ont pour projet de changer plein de choses, tout en restant dans le cadre de l'Union, à réformer en profondeur, et de l'euro. C'est leur choix et leur offre politique. Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord, mais il est tout à fait inutile et vainement répétitif, de vouloir autre chose que ce que le FdG a décidé de proposer.
    Mettez vous à notre place : nous sommes dans la situation d'amis fidèlement attablés dans un restaurant dont la spécialité est la choucroute et vous venez tous les jours demander un cassoulet, alors que ça n'est pas inscrit sur la carte et que c'est la spécilité du restaurant d'en face.
    Que voulez vous qu'on ressente à la longue, même si on n'est pas méchants et même particulièrement patients et compréhensifs, sinon une grande lassitude ?
    Vous aurez beau dire et beau faire, la sortie de l'Union et de l'euro, n'est pas et ne sera jamais au menu du FdG. Profondément démocrates, nous admettons toutes les opinions et reconnaissons les éminentes vertus du dialogue, mais pas du dialogue de sourds (que les mal entendant me pardonnent, c'est une image!) qui est parfaitement usant et stérile.
    Sur le fond, vous pouvez m'objecter, que l'Union peut exploser et l'euro avec. Eh bien, pour continuer ma comparaison, si on n'est plus approvisionné en ingrédients pour faire de la choucroute, on fera du cassoulet ou autre chose. Jean-Luc l'a dit souvent, si une catastrophe arrive, on fera face. Mais essayons d'abord d'améliorer l'existant, car ça en vaut la peine.

  38. 88
    Menjine dit:

    Si le FdG ne se pose que comme la mouvance de gauche de la sociale démocratie, très peu pour moi !
    Pour que le FdG ne soit pas qu'une nuance dans le paysage de gauche, il faut plusieurs conditions, dont la première me semble être un démarquage, une stricte distinction d'avec le PS, une rupture; une autre étant un programme différent et autonome, une troisième une union large de gens différents (et cela c'est bel et bien en route), enfin et surtout une volonté exigeante et farouche d'en finir avec ce système et non un vague désir de l'aménager.
    Je pense que les conditions pour qu'un tel espoir de rupture naisse sont remplies à l'heure actuelle: nous avons un programme, un excellent candidat, des forces unies en ordre de bataille.
    On ne va pas aller battre la campagne maintenant pour savoir si oui ou non tel candidat PS est plus ou moins à gauche sur telle mesure, on ne va pas choisir nos adversaires et notre futur gouvernement.
    Car oui, le PS est notre adversaire, ses positions ne sont pas les nôtres, ni ses propositions si on les regarde dans la cohérence d'un programme complet et d'un élan populaire.
    La politique proposée de schtroumpfs caritatifs de certains candidats ne peut qu'aboutir à la sanctification de l'état de fait actuel selon l'expression du philosophe J.Salem.
    C'est cet état que j'aspire à changer et qu'il est nécessaire de changer, une chance historique que le FdG! Saisissons donc notre chance et ne louchons pas sur l'océan de miel et de caramel mou, sur cette foire au bons sentiments de gauche proposée par ailleurs.
    Après, mais après seulement on verra avec quels adversaires et comment (et si) il faut s'allier, qu'il y ait au PS avec qui et de quoi discuter bien sûr ! nous avons une histoire commune et des adversaires ne sont pas des ennemis de classe,mais pour l'instant cessons nos yeux doux et contenons nos élans mystiques vers une gauche mythique.

  39. 89
    Taktak dit:

    @87 - jean louis CHARPAL

    Votre réponse respire le sectarisme. S'agit il d'écouter une grand messe sans jamais réfléchir et suivre aveuglement le grand pretre? Faire de la politique c'est avant tout dialoguer et convaincre. D'autant que je ne m'interdis absolument d'être convaincu par vos arguments. Je peux par ailleurs parfaitement comprendre que ce site soit juste un endroit pour exposer les réactions du candidat du FdG. Mais à ce moment là, sans doute ne faut il pas l'ouvrir aux commentaires public...

    Pour reprendre votre image, si j'aime la choucroute, qu'un restaurant me propose de la choucroute, j'aimerai pouvoir y gouter. Mais si le patron du restaurant me dit que cela m'est impossible car son restaurant fait partie d'une organisation qui interdit d'en vendre, il est légitime que je lui demande pourquoi il ne sort pas de cette organisation, non?
    Si il me répond que oui mais il compte négocier pour que les autres fassent également de la choucroute alors qu'ils la deteste et qu'ils ont créé leur organisation pour empêcher les restaurateurs d'en faire, il est légitime que je demande d'approfondir le raisonnement, non?

    Je vous rappelle par ailleurs qu'au sein du PC, mais également du PG, ma position est partagée et le sujet fait débat

  40. 90
    Jean-françois91 dit:

    @76Sonia Bastille
    Les socialistes ont été de gauche, il y a longtemps. Il en reste des traces, en concentration croissante à mesure qu'on descend les étages. S'il n'y a plus grand chose à attendre de l'appareil, les adhérents et sympathisants ont encore en assez grand nombre (assez, parce que les'groupies'dont on peut lire les interventions sur les sites de deux quotidiens qui ne se déclarent pas de droite sont souvent dans la pensée libérale unique) des interrogations proches des nôtres. Ils n'ont juste pas vu (ou ne veulent pas voir) la contribution totale de leur parti à la construction du carcan eurolibéral. Avec une telle fidélité/inertie partidaire, il y a beaucoup, beaucoup de travail pédagogique à faire autour de nous. Mais courir après les basques de l'opposition adoubée par le PAF serait simplement suicidaire.
    @77le Prolo du Biolo
    Je voulais dire qu'un Papandreou courageux (oxymore ?) n'aurait pu compter sur aucun soutien de ses chers (coûteux) partenaires européens. C'est ça l'UE réellement existante.
    Par ailleurs on ne peut pas compter seulement sur un subit "grand soir européen", aussi souhaitable soit-il. Les situations historiques, sociales, syndicales et politiques diffèrent encore largement dans les pays. Et les urgences ne s'y présentent pas au même moment. La convergence nécessaire s'ajoute à nos tâches... sans devoir nous faire oublier le programme politique d'où nous vivons.

  41. 91
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 90 Taktak
    Imaginez vous une seconde, qu'à 7 mois de la présidentielle, le FdG et son porte parole, sur un sujet aussi important, puissent dire tout à coup le contraire de ce qui a été dit, redit et écrit ? Quelle aubaine pour les adversaires du FdG !
    Je suppose, et à vrai dire je ne doute pas un instant, qu'une question aussi complexe et cruciale a été abondamment débattue, a fait l'objet d'études et de réflexions approfondies. Que cela fasse débat entre certains, pourquoi pas, mais quelle portée pratique désormais ?

  42. 92
    le Prolo du Biolo dit:

    @ - 85 - Taktak
    Changer l'Europe : "Convaincre les peuples ce n'est pas là la difficulté"

    Si c'est vrai, alors il y a déjà un bon de bout de chemin de fait...
    C'est qui l'oligarchie finalement, sinon juste une poignée d'enquiquineurs ?
    Si ni Jospin ni Schröder n'ont réussi à bousculer la donne en Europe, c'est qu'ils ne le voulaient pas vraiment.
    Pas des foudres de guerre ces deux-là, suffit de voir comment ils ont fini : l'un vexé et retiré dans sa tour d'ivoire assis sur son "programme qui n'était pas socialiste", et l'autre chez les Russes agent commercial de GazProm...
    C'est aussi parce-qu'ils n'avaient pas cru bon de mobiliser les gens derrière eux. Et sans mobilisation populaire, les urnes de suffisent pas, comme d'hab.: 1936, 1944, etc...
    Bien aimé le slogan du journal "Fakir" qui traduit assez bien tout çà : "on vote à Gauche, et dès le lendemain on les pousse au cul"

  43. 93
    Jean Jolly dit:

    @ Jean-François 91.

    Comme toi et beaucoup de nos camarades de gauche nous nous demandons à quoi ou à qui peut bien servir la stratégie de Arnaud Montebourg à l’intérieur du PS, si ce n’est que combler un espace resté vide après le départ des déçus du pseudo parti socialiste que nous connaissons tous.
    Arnaud Montebourg est certainement un chic type dans la vraie vie mais sans avoir regardé aucun des deux débats des primates, je suis capable de comprendre que le programme du PS est incompatible avec la politique libérale, non seulement nationale mais également européenne, ciblée par Solférino.
    Franchement ! Ils vont les chercher où les sous pour financer ce qu’ils promettent s’ils refusent de les prendre là où ils se trouvent ?
    Dilemme du couard par excellence, en principe le couard s’en prend au plus faible…

  44. 94
    michel .p dit:

    Je dois vous dire que je suis trés surpris des propos tenus par M.(me?) Taktak à qui M.Charpal a parfaitement répondu, et surtout à ce stade du débat sur un sujet pareil. Plutôt que d'instiller ces théories sur ce blog qu'il nous ponde vite (mais alors vite) un argumentaire, qui sera expliqué à M. Généreux qui pourra sûrement, lui, vulgariser et nous permettre d'aller faire marche arriére auprés de tous ceux que l'on essaye de convaincre. Car voyez-vous je sors d'un débat hyper interessant au PG à Toulouse, où je viens d'acheter 10 programmes que je vais diffuser rapidement et recommencer autant de fois que je vais pouvoir, avec à chaque fois mes meilleures explications possibles. Si des fois vous nous convainquiez de votre "ligne", imaginez le boulot......il ne reste que 7 mois.
    Front de Gauche, présidons et surtout n'oublions pas "plus vous partagez plus vous possédez"

  45. 95
    Jean Jolly dit:

    @ Taktak.

    Pour reprendre votre image, si j'aime la choucroute, qu'un restaurant me propose de la choucroute, j'aimerai pouvoir y gouter. Mais si le patron du restaurant me dit que cela m'est impossible car son restaurant fait partie d'une organisation qui interdit d'en vendre, il est légitime que je lui demande pourquoi il ne sort pas de cette organisation, non?

    Non, disons plutôt qu'il est tout à fait légitime que tu lui poses cette question mais logiquement et si tu n'es pas bête, tu devrais lui demander pourquoi il propose de la choucroute alors qu'il n'est pas autorisé a vendre cette recette par ordre d'une quelconque organisation mafieuse ou non.

  46. 96
    ErikleRouge dit:

    1000 merci au kamarad Mélanchon pour cette discipline régulière qu'il s'impose avec la rédaction de ce blog si important pour éclairer une pensée et une politique si mal présentées ailleurs.
    Juste une requête aujourd'hui: en Lybie tout a commencé avec une ville Benghazi dont il fallait protéger les civils menacés par les bombardements de l'armée de Kadhafi et nous étions tous d'accord pour cela. Aujourd'hui depuis plusieurs jours une autre ville avec ses 70000 habitants, Syrte est bombardée par l'armée des rebelles et l'appui de l'OTAN. Il y a donc les bons civils qu'il faut protéger et les mauvais civils qu'il faut sans doute punir et laisser mourir ! On attend avec grande impatience que la vraie gauche dise haut et fort son indignation totale et absolue pour une telle chose si insupportable et indigne qui se passe avec l'appui de l'armée française.

  47. 97
    Jean Jolly dit:

    @ ErikleRouge.
    Je m'y colle puisque je suis le dernier en cette nuit estivale.
    on attend avec grande impatience que la vraie gauche dise haut et fort son indignation totale et absolue pour une telle chose si insupportable et indigne qui se passe avec l'appui de l'armée française.

    Déjà il me semble que la vraie gauche (de LO jusqu'au Front de Gauche) aura prouvé et démontré toute l'indignation qu'elle éprouve face aux décisions du complexe militaro-industriel représenté par l'OTAN.
    Après, il ne tient qu'aux français de décider s'ils abandonnent le pouvoir, ce qui veut dire laisser l'armée au plus offrant et non moins débile, ou s'il leur reste un minimum de jugeote pour écarter progressivement les œillères et enfin découvrir qu'ils sont un peuple souverain et donc décisionnaire. C'est toute la difficulté de la pédagogie a appliquer après tant d'années de propagande capitaliste.

  48. 98
    lionel mutzenberg dit:

    @81 - JR84 -
    Vous avez raison, si François Hollande vise l'électorat de Dominique Stauss Kahn, il n'a pas besoin de nous pour se faire élire, regarder, écouter l'abattage fait autour du candidat "incontournable" de la primaire.
    Pour répondre à cette question il suffit d'écouter les propositions de l'ancien premier secrétaire du parti socialiste. Et puis, qui osera défendre l'idée que ce que nous avons vu lors de ce deuxième débat, était le débat d'un parti de gauche, à part Arnaud Montebourg, et quelquefois, par intermittence, Ségolène Royal ?
    Nous sommes toujours dans le social libéralisme de 1983, avec une petite touche de gauche pour faire plaisir à la base.

  49. 99
    Nadine bompart dit:

    Je ne comprends pas: pourquoi ne pas aller voter en nombre aux primaires Socialistes afin d'influencer le résultat ?
    Un exemple de la politique de Gauche de Mr Hollande, Président du Conseil Général de Corrèze: il met en place une Commission de radiation des bénéficiaires du RSA sur le Département, sommant les assistantes sociales de fournir une première liste de radiés pour le début de l'année 2012! Assistantes sociales qu'il refuse de recevoir depuis 4 ans, date de son élection...
    Tout mais pas lui (ni Valls bien sûr!)!
    S'il vous plait, faites quelque chose! Allez voter le 9 et le 17!
    Nadine Bompart
    Haute-Corrèze

  50. 100
    Jean-François91 dit:

    @99Nadine Bompart
    Vous ne comprenez toujours pas que la primaire renforcera le PS que vous dénoncez en Corrèze en participant à sa campagne médiatique, et ceci au détriment du Front de Gauche que les médias et le même PS voudraient bien éradiquer.
    Leur PS ne bougera même pas de 1mm, quels que soient les résultats de leur cirque. Leur programme minimaliste-touche-à-rien est bouclé. Y introduire quelque chose qui déplairait à la finance reviendrait à mettre ce programme à la poubelle et à mettre le PS à feu et à sang. C'est impensable. Tout ce qu'ils peuvent produire maintenant, ce sont des "petites phrases" pour ratisser large, en mots.
    Quand le PS avait un programme qui sonnait "de gauche", ils l'appliquaient de moins en moins.
    Aujourd'hui, il ne sonne même plus, c'est pourquoi ils l'ont remplacé par un concours des miss-meilleur-orateur.
    Sur quelle plate-forme se présenteront leurs candidats à la députation ?
    Ceux du FdG se présenteront avec le Programme partagé.
    C'est toute la différence ! Les médias ne s'y trompent pas. Ne nous y trompons pas nous-mêmes !

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