26sept 11

Sénat, maternité, le dollar contre l’euro, Lot et Garonne

De Nérac aux Lilas

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Je fais cette note dans l’ambiance de la déroute de la droite au Sénat. Le bon résultat des candidats Front de Gauche, issus du Parti communiste et de divers gauche me réjouit. La présidentielle commence sous de bons augures à gauche. C’est à présent une nouvelle forme de cohabitation qui commence. La mise en quarantaine de mes amis du Parti de Gauche par le PS et Europe Ecologie Les Verts ne m’empêche pas de mesurer l’importance de l’événement ni de m’en régaler.
Mais ici il sera d’abord question de la maternité des Lilas. Puis, c’est essentiel, je traite de l’arrière-plan géopolitique de la crise de l’Euro entre Etats-Unis et Union Européenne. Je parle aussi d’un passage que j’ai fait dans le Lot-et-Garonne. Et enfin de ce que peut faire une majorité de gauche au Sénat.

Samedi matin, je me trouvais aux Lilas mais ce n’était pas pour commencer ma vie dans le local de notre campagne présidentielle. Il s’agissait de la mobilisation et de la manifestation pour la défense de la maternité des Lilas. Cet établissement associatif est l’exact opposé des usines à bébés qui sont mises en place dans le pays en fermant les petites unités au profit de gros centres, parfois unique pour tout un département comme c’est déjà le cas pour huit d’entre eux. Là les femmes et les nouveaux nés y sont considérés dans toute la dimension d’une pratique psychosociale autant que médicale. J’ai appris beaucoup de choses en écoutant les interventions qui furent prononcées. D’abord que les luttes dans le secteur de la santé sont plus nombreuses que la perception que j’en avais. Ensuite que nombre d’entre elles aboutissent et sont victorieuses. Cette nouvelle vaut son poids dans l’ambiance actuelle et nos appels à la résistance. Ainsi en a-t-il été à Lannemezan, Carhaix, Luçon et surtout à Valréas. Sans oublier le maintien de la radiothérapie à Guéret, le superbe succès pour le Centre IVG de Tenon à Paris, le maintien de la radiothérapie et cardiologie à Argenteuil. Et de même le maintien des maternités de Carhaix, d'Épernay, de Saint Affrique et à Decazeville ou des répits de 5 ans ont été concédés…

Le plus impressionnant est le tableau qui est fait de la situation maternelle et infantile dans ce contexte. On connait la résurgence des maladies liées à la pauvreté et aux logements insalubres. On voit l’épidémie d’obésité progresser avec l’extension de la malbouffe des pauvres. On a observé le retour de la tuberculose. A présent il faut constater une dégradation de la mortalité des nourrissons et de leurs mères. La honte absolue. En région parisienne. Cela alors que le système de santé français dans ce domaine était le meilleur du monde ! Ici toutes les causes sont sociales. Alors que le nombre des naissances augmente, le nombre des maternités diminue. Le nombre de jour d’accueil des femmes qui accouchent diminue. Tous les problèmes qui peuvent suivre l’accouchement et la  naissance deviennent donc plus dangereux. Tout ce qui est humain régresse au profit d’une logique purement comptable qui ne connait rien et ne comprend rien à ce qui est humain. En région parisienne, ce qui ajoute à la révolte et à la rage c’est évidemment que ce sont les populations ouvrières et employées qui sont abandonnées et prennent toute la charge mortelle ! Cette fois-ci c’est sur les enfants et leurs mères que frappe le système de la cupidité généralisée. On a beau savoir qu’il n’y a rien attendre de ce système et de ce pouvoir, on ne parvient pas à s’habituer intellectuellement à sa stupide cruauté.

L’arrière-plan géopolitique de la crise européenne montre clairement le bout de son nez. Il est acquis à présent que les établissements nord-américains ont, de propos délibéré, coupé l’accès aux dollars pour les banques françaises. Le but de la manœuvre est certes de fragiliser des concurrents en profitant de l’opportunité. Mais c’est une agression. Les retraits de dépôts de gros déposants comme des grandes firmes, mettant pourtant tout le système financier en danger, ont lourdement complété la manœuvre. Pour autant la manœuvre ne vise pas seulement les banques françaises. Le but essentiel est de décrédibiliser la zone Euro. Ces informations me confortent dans mon approche des causes des événements qui affectent la zone euro depuis le début de la crise grecque.

Pour moi, le point de départ est aux Etats-Unis d’Amérique même si l’organisation actuelle de la zone Euro, les failles qu’ouvre le principe de mise en concurrence fiscale et sociale des pays membres de l’union entre eux constituent un terrain favorable pour les manœuvres de déstabilisation. Les Etats-Unis d’Amérique ont une monnaie qui dépend de la confiance que l’on a en elle. Sur le plan économique le dollar ne mérite aucune confiance. Le montant des émissions et la masse en circulation ne sont même plus indiqués par les autorités US depuis 2006. C’est une monnaie sans contrepartie matérielle équivalente ou d’une valeur tant soit peu approchante. Depuis 1971, la masse monétaire en dollar a augmenté dix fois plus vite que la richesse produite aux USA. Celle-ci a été multipliée par 4 et la masse monétaire par 40 ! La masse ainsi en circulation ne cesse d’augmenter. Elle pèse d’un poids décisif dans l’économie de casino qui surplombe le monde réel. En 1970 les transactions en dollars se montaient à 20 milliards par jour. Elles étaient déjà de 1 500 milliards par jour en 1990. En 2010 elle s’élevait à 4 000 milliards de dollars par jour ! C’est-à-dire qu’elles représentent dorénavant 100 fois les échanges réels de biens et services, dont la valeur est de 40 milliards par jour. En 4 jours d'échange sur le marché des changes, on atteint le montant annuel total du commerce international. Au cours des mois qui ont précédé le début de la crise grecque, les ventes de dollars contre des euros s’étaient accélérées. Cette montée en puissance de l’euro dans la période précédant la crise qui l’a frappé est un fait avéré.

Si la réserve fédérale a acheté en masse de la dette de l’Etat Fédéral c’est aussi parce que celle-ci ne trouve plus tous les preneurs dont elle aurait besoin. A présent, la FED détient donc 1 500 milliards de dette de l’Etat fédéral nord-américain. Cela représente plus de la moitié de son bilan. 55% exactement. Elle est ainsi passée devant la Chine qui en détient pourtant 1 145 milliards. Celle-ci fait d’ailleurs tout ce qu’elle peut pour réduire cet engagement. Et si les chinois achètent tout ce qu’ils peuvent partout où ils peuvent c’est une autre façon de se défaire de leur réserve en dollars. Ce problème est posé aux Etats Unis depuis la création de l’euro qui est, mécaniquement, sur le long terme, le vrai concurrent du dollar compte tenu de la place qu’occupe l’union européenne comme premier producteur et acheteur dans l’économie mondiale. Un quart des 3 200 milliards de réserves de change de la Chine est déjà libellées en euros.

Au cas qui court, l’offensive nord-américaine est avérée. C’est la Banque centrale américaine elle-même qui a donné le signal en asséchant le financement des banques européennes en dollars. Les grands fonds monétaires américains ont aggravé la situation en durcissant leurs conditions de prêts au système financier européen. Une agression en bonne et due forme avec des prétextes ridicules de méfiance de la part d’un système pourri jusqu’à l’os par ses propres turpitudes. On mesure l’ampleur de l’étranglement ainsi réalisé en constatant que sitôt que la Banque Centrale Européenne a ouvert les vannes en dollar pour contrer cette manœuvre, les banques françaises ont emprunté auprès d’elle en un seul jour 547 millions de dollars ! Cette offensive nord-américaine trouve des alliés en Europe. Et notamment parmi ceux des allemands qui sont hostiles aux contours actuels de la zone euro. Quand Siemens retire ses dépôts des banques françaises, pour moi, c’est un signal fort. Et quand BNP Paribas a annoncé la cession d'ici fin 2012 de 70 milliards d'actifs en dollars, soit 10 % de son bilan, afin d'alléger son bilan des actifs les plus risqués et exposés au "risque dollar", il faut y voir une réponse du berger à la bergère, en quelque sorte. Et quand la Banque Centrale Européenne se met à demander des dépôts de garantie en euros et non en dollars on peut dire aussi que la partie de gifle est rondement menée. Mais si la fragilité des banques françaises est ainsi avérée c’est aussi parce qu’elles même sont lourdement engagées jusqu’aux essieux dans la spéculation plutôt que dans le financement de l’activité productive réelle. Le bilan des banques françaises s'est gonflé de manière disproportionnée en actifs de marchés par rapport à leurs fonds propres. 70 % du bilan de la BNP correspond à des activités de marché et seulement 30 % à des activités bancaires traditionnelles de financement de l'économie. La banque est punie par où elle a péché ! Mais quoique ce ne soit mon objet à cet instant je dois souligner le problème que pose cette prédilection pour la spéculation par rapport à l’investissement. La situation est telle que les syndicats patronaux comme l’UIMM en est à mettre en place par ses propres moyens des fonds de financement de l’investissement des entreprises. Rien ne décrit mieux l’impasse sur laquelle débouche la financiarisation de l’économie mondiale !

Je suis allé à Nérac ce jeudi. Dans le Lot-et-Garonne. J’y participais à un banquet républicain organisé autour des candidats du Front de Gauche aux élections sénatoriales. Avant le repas on a planté un arbre de la laïcité. Une plantation de cette sorte, le lendemain du jour anniversaire de la fondation de la première République en France, voilà qui convient bien à me mettre le cœur en fête et l’esprit en mouvement. Un instant j’oublie le sordide du moment et la montée des périls qu’il contient. J’y serai assez vite ramené. Je me trouvais là dans un département rural et agricole. Les cantons ruraux ne sont pas forcément de droite !  Ici c’est bien l’inverse, notamment dans le Néracois et le Marmandais, ou dans les Landes de Gascogne. D’ailleurs on a connu dès les années vingt une élections glorieuse à gauche, celle du communiste Renaud Jean sur Nérac et Marmande. Ici c’est une terre de paysannerie qui a une forte tradition de gauche comme souvent dans le grand Sud-Ouest du pays. Je ne me contente pas de l’expliquer par la structure de la propriété ni même par le niveau de qualification requis pour les productions agricoles fruitières, très importantes par ici. Il y a longtemps que je sais combien est insuffisante la voie qui résume tout aux seules conditions matérielles d’existence. La culture commune d’un lieu est incontournable pour rendre compte des comportements sociaux. Le grand Sud-Ouest du pays est terre de luttes depuis des siècles. Son niveau de développement a longtemps été bien plus avancé, à partir de la présence romaine puis des traditions urbaines qui en sont pour bonne partie la suite. Sans oublier le rôle des langues occitanes pour conserver et développer l’acquis brillant du monde latin. Si bien que les grandes empoignades politiques et religieuses de notre pays, et aussi l’idée de leur solution, ont souvent commencé où lourdement transité par ici. A une heure et demie de route de Toulouse ou de Bordeaux on baigne profondément dans les grands courants de l’histoire de France. L’arbre que nos plantions voisinera la salle où fut rédigée la première version de l’Edit de Nantes.

Les vallées du Lot et de la Garonne sont une sorte de Toscane à la française. Trait que surligne, en quelque sorte, les descendants d’une forte immigration italienne, venue surtout entre les deux guerres, pour gagner dans l’agriculture le pain des pauvres. La question agricole et notamment celle des prix est toujours cruciale dans le département. Surtout pour la filière des fruits et légumes. Pour vous mettre l’eau à la bouche, apprenez que j’étais au pays de la prune d’Ente dans le Villeneuvois qui fait le pruneau d’Agen, de la tomate et des fraises du Marmandais, entre autres exemples. Le département est unique en son genre dans la mesure où il est le dernier à pratiquer toutes les sortes de cultures. Si le fait m’intéresse c’est qu’il prouve la viabilité du modèle de l’agriculture paysanne. Tout ça part en lambeaux sous les coups de la main invisible du marché et des rackets de la grande distribution. De cette façon, notre pauvre pays a perdu 25 % de ses exploitations agricoles au cours des dix dernières années. 750 000 emplois ont disparus de ce fait. Et pour quel profit collectif ? Bon, je ne reprends pas la démonstration de ce que donne le modèle productiviste dans l’agriculture.

Le soir venu, le banquet républicain qui devait réunir deux cent personnes en regroupa finalement plus de trois cent cinquante inscrits en dernière minute. Et une bonne cinquantaine supplémentaire resta soit debout soit sur des bancs pour écouter les discours. Ce qui me frappa fut l’extrême concentration de l’attention pendant que je présentais les arguments de ma démonstration. Mais aussi la ferveur amicale qui me fut exprimée à toutes les occasions dans les contacts des personnes qui me saluèrent ou celles au-devant desquelles j’allais. De la sorte je crois pouvoir dire qu’il y a une base solide qui se constitue pour porter les candidatures du Front de Gauche dans les élections à venir. Une autre observation que je me fais est que beaucoup de syndicalistes rejoignent notre combat à cette occasion. C’est un signe que je juge très significatif. Le mouvement qui s’engage porte large.

L’élection sénatoriale reste la plus baroque des élections dans la cinquième République. Dans une France urbaine les délégués des communes rurales y sont archi majoritaires. Les grands électeurs sont élus selon des dispositions gothiques dont le mode varie selon la taille de la commune dont ils sont issus. A la fin du micmac, selon l'article 24 de la Constitution : « le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales de la République ». Une blague ! Le souverain, c’est-à-dire le peuple, est un et indivisible, en bonne logique républicaine. Un point c’est tout. Comment pourrait-il exprimer deux avis différents sur le même sujet ? La mission du Sénat est donc ailleurs. Il est là pour servir de frein dans la démocratie. Les conservateurs pensent qu’il en faut un. Quitte à se contredire sur la nature du prétexte. Car si le Sénat représente les collectivités comment se fait-il qu’il soit resté à l’UMP si longtemps alors que la majorité des collectivités est sous la direction des  socialistes ? 60 départements sur 101 et 21 régions sur 22 ! Depuis 2008, 60% de la population vit dans une ville dirigée par un maire affilié à gauche. Cette capacité de l’élection sénatoriale à ralentir de façon incroyable la réalité résume bien sa nature. Lionel Jospin disait du Sénat qu’il est "une anomalie démocratique", "une survivance des chambres hautes aristocratiques". C’est juste. Mais ce n’est plus ce que disent ses successeurs à l’heure où ils rêvent d’en prendre la présidence. Je le comprends. Cette chambre n’a jamais connu d’alternance depuis 1958.

Le changement de majorité au Sénat est un événement considérable. Il change la nature du système institutionnel en faisant sauter un verrou majeur. Le Sénat peut en effet ralentir terriblement le processus législatif face à un gouvernement de gauche. C’est ce qu’il a fait contre la loi sur les 35 heures ou celle sur la CMU. Le gouvernement d’alors dut recourir au "dernier mot" de l'Assemblée qui oblige à deux lectures au Sénat et trois à l'Assemblée Nationale ! On se souviendra aussi qu’en 1999 le Sénat a bloqué la révision constitutionnelle sur la parité avant d’être contraint de céder quand même plus tard sous la honte. C’est lui aussi qui a bloqué toute initiative contre le cumul des mandats et, bien sûr, tout changement du mode de scrutin pour l'élection des sénateurs eux-mêmes. Depuis deux ans il enterre jusqu’à l’idée de voter les lois organiques pour rendre applicables certaines dispositions pourtant prévue par la dernière réforme de la Constitution. Comme celle, par exemple, qui organise le droit à un pouvoir d’initiative populaire pour déclencher des référendums. Mais le plus grave c’est évidemment son pouvoir de blocage des réformes constitutionnelles. Car pour convoquer le Congrès ou un référendum, le projet doit être "adopté dans les mêmes termes" par les deux assemblées. Ainsi est bloquée depuis l’origine l’idée de faire voter les résidents étrangers aux élections locales.

Mais en passant à gauche, le nouveau Sénat pourrait à son tour et pour les mêmes raisons,  bloquer la politique de Nicolas Sarkozy jusqu'à la présidentielle. C’est en quelque sorte une nouvelle forme de cohabitation jusqu’à la fin du quinquennat. Car cela obligera le gouvernement de droite à connaitre ce qu’ont connu les gouvernements de gauche. C’est-à-dire le recours au "dernier mot" de l'assemblée et donc à deux lectures au Sénat et trois à l'Assemblée pour chaque texte. Pour l’instant il lui en suffit d’une seule dans chaque chambre avec la procédure d'urgence actuelle. Compte-tenu du calendrier parlementaire, en fait quasiment toute réforme de droite d'ici mai 2012 peut être bloquée. En effet  les assemblées cessent leurs travaux en février. Et comme toute la fin de l’année 2011 sera occupée par la discussion du budget et celle des comptes sociaux….. Enfin, et ce n’est pas le moindre délice, comme le Sénat peut bloquer toute révision constitutionnelle, au Congrès, un Sénat de gauche sera certain de bloquer la "règle d'or". Ça c’est bon.

La sortie du nucléaire affole une certaine droite. Elle a donc mis en mouvement la grosse Bertha des arguments qui tuent toute pensée critique. La méthode est toujours la même. D'abord affoler pour intimider. Et, pour cela, sortir les chiffres les plus effrayants, les déficits les plus abyssaux. On se souvient de la situation de « quasi faillite » décrite par Fillon premier ministre au moment où il préparait le terrain pour la mise en place du bouclier fiscal. Pour les retraites ce fut l’annonce de déficits astronomiques, projetés jusqu'en 2050. Tout cela est absurde. Bien sur cela n'obéit à aucune rigueur de raisonnement. Voici que la une du journal « Le Figaro » s'applique à entraîner ses lecteurs sur cette pente de l’effroi organisé. Combien coûterait la sortie du nucléaire à la France ? Un chiffre est avancé. Il est  destiné à ne pas pouvoir entrer dans la calculette du commun des mortels : 750 milliards ! Donc « Le Figaro », qui interroge pour extrapoler ce résultat le patron du Commissariat à l'énergie atomique, un nommé Bernard Bigot, ne se gêne pas pour titrer à la une en gros caractères : « La sortie du nucléaire coûterait 750 milliards ». Comment cela est-il calculé ? C'est très simple. Et bien tordu. Vous allez voir. Suite à la décision « radicale » de l'Allemagne de « tourner le dos » au nucléaire, un institut « compétent » outre-Rhin a chiffré le coût de cette décision à 250 milliards d'euros. La France possède trois fois plus de centrales que l'Allemagne. Donc cela veut dire pour la France 750 milliards d'euros. « Des ordres de grandeur qui donnent le vertige », écrit Le Figaro. Le vertige en effet. Mais l’interrogé de service du « Figaro » pour le compte du lobby nucléaire lui n’en souffle mot. Ce monsieur Bigot n'avance nulle part ce chiffre. Il a mieux. Il dit noir sur blanc : « Aucun chiffre ne peut raisonnablement être avancé ». Donc soyons raisonnables et évitons de croire que les multiplications allemandes ont un sens. Mais « Le Figaro » qui publie cette réponse n’en tient aucun compte. Avant de donner sa botte : « L'impact risque d'être encore plus lourd que l'application d'une règle de trois ». Tel quel. Il ne sait pas mais il pense que ce serait pire que tout ce qu’on lui dit qui est déjà bien gratiné pourtant ! Le Figaro écrit : « Les conséquences, à la fois pour les finances publiques et pour la facture du consommateur sont incalculables… ». Incalculable ! Comme l’effroi qu’est prié de ressentir le malheureux crédule qui lit ça. A montrer dans toutes les écoles de journalisme. Nous savons désormais que Le Figaro raisonne en données corrigées. Si l'on sortait du nucléaire, pour calculer juste, il faudrait donc calculer le coût des « investissements nécessaires à la réalisation de nouvelles capacités de production pour pallier la disparition de l'atome », le coût des subventions aux énergies renouvelables, le coût de l'électricité importée, le coût du démantèlement des centrales… En effet. Sans oublier le coût de l’eau que vont boire les ouvriers, celui des  aliments qu’ils vont consommer, celui des visites de chantiers et ainsi de suite pour faire bon poids bonne mesure.  Sans parler du coût du rapport de la commission « Energie 2050 » qui doit remettre ses conclusions au gouvernement français en début d'année prochaine. Thierry Salomon, le président de l'association écologiste Négawatts résume bien le problème et pose la bonne question sur la sortie du nucléaire : « La question économique est légitime, mais la vraie question c'est, si on ne le fait pas, qu'est-ce que ça coûte ? » Parce que dans ce cas, il faut quand même démanteler des centrales, les entretenir, et ainsi de suite. Et en cas d’accident ? Oui en cas d’accident ! On garde la copie de cette une du Figaro et on l’affiche ce jour-là dans la région concernée.


245 commentaires à “De Nérac aux Lilas”

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  1. 1
    José dit:

    Une victoire de la "gauche" au sénat, c'est bien, mais va-t-on mettre sous le boisseau sa réforme pour enfin une représentation démocratique; car ne nous y trompons pas cette "anomalie démocratique" est toujours là et va nous revenir dans la figure dans des temps moins euphoriques.
    Sinon, le PS continue son grignotage pour asseoir toujours plus la bipolarisation chère aux "grandes démocraties" (...USA, GB, Allemagne) On ne va cacher sa joie, mais quand même, il ne faut pas oublier cette tactique du PS, utilisant les verts si besoin, qu'on peut voir à chaque élection comme les dernières dans le val de marne et ailleurs (je ne garde pas tout ces cas dans ma mémoire)
    Mes amitiés camarades.

  2. 2
    Jip dit:

    On ne peut pas commenter les vidéos, mais le 21 septembre, Alain Minc a dit que faire appel à la Banque de France revient à sortir de l'Euro. Ce n'est pas vrai : il n'est pas question d'y emprunter des francs français, mais bien de profiter de son statut de banque pour lui faire emprunter des euros à la Banque Centrale Européenne au même taux que les banques privées, sans violation des traités. Les banques nationales de tous les pays de l'Eurogroupe pourraient faire de même, et ainsi prêter aux Etats au même taux.

  3. 3
    Gilbert LAURET dit:

    C'est le système égalitaire de successions qui est à l'origine de ce que vous constatez dans ce coin de France du Lot et Garonne. Emmanuel Todd explique bien cela dans son ouvrage intitulé "L'invention de la France" sortie en 1990.

  4. 4
    vaillant dit:

    Pour les sénatoriales la presse unanime ce matin parle de séisme en forme de camouflet personnel pour Sarko, le Figaro d'échec historique, au micro de RMC, Eva Joly, de l'urgence de rendre l'indépendance à la justice. Je vois avec bonheur que les journalistes commencent à se libérer.

  5. 5
    A-J Holbecq dit:

    @ 2 Jip
    Vous vous trompez, l'article 123 du Traité de Lisbonne est très clair « Il est interdit à la Banque Centrale Européenne (BCE) et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

    Ensuite, bien sur, on peut désobéir sur le fond ou sur la forme.

    Ceci dit, même émettre (par la BdF) des euros au bénéfice d'un pôle public, c'est un peu plus compliqué que ce que propose J.Généreux.. j'ai d'ailleurs soulevé une objection sur son blog (et j'attends sa réponse)

  6. 6
    Berdagué dit:

    Quelle analyse du réel et de la réalité !
    Je relève pour la santé en se souvenant de 1945 :" La honte absolue" des mesures comptables pour se soigner.
    Et pour les finances folles impérialisées : "En 4 jours d'échange sur le marché des changes, on atteind le montant annuel total du commerce international."
    Voilà ce qui pourrait financer un salaire minimum mondial de vie!

  7. 7
    Nicolas B. dit:

    On avance : Ce matin Eva Joly et les écologistes proposent de plafonner les revenus à 500.000 €, au dessus ils prennent tout ! Bourdin aurait pu comparer cela avec la proposition du Front de Gauche. Ils sont également pour la sortie du nucléaire sur 25 ans selon leurs experts, et ce sera un point incontournable pour un accord avec le PS.
    Est ce que l'on aura le détail des résultats des sénatoriales coté Front de Gauche ?

  8. 8
    Lyendith dit:

    En clair, « le sénat c'est nul, mais maintenant qu'il bascule à gauche ça nous arrange bien. »

    Ça va certes bloquer la "règle d'or"... mais pour rappel, si le PS gagne en 2012 il se chargera lui-même de la voter ! Donc ça ne change pas grand chose au final.

  9. 9
    jacques87 dit:

    Bonjour à toutes et à tous, bonjour Jean-Luc
    Bon, j'ai lu et relu le programme et "Nous on peut" (mine de rien, ça prends du temps, et c'est à relire et à approfondir)
    Hier, fête du PG de Corrèze ou nous sommes venus en voisins (de la Haute Vienne), un moment très sympa et un débat très intéressant et très cordial dans le cadre du front de gauche de l'agriculture, après la fête très "fusionnelle" de Limousin Terre de Gauche où de nombreux syndicalistes étaient présents.
    Et hier soir, le passage de Jean-Luc dans Capital sur M6 super ! Juste un petit regret : en profiter pour montrer le programme à 2 euros et "nous on peut" de Jacques Généreux en invitant les téléspectateurs à aller l'acheter plutôt dans une petite librairie, en conseillant aux "petits" libraires de s'approvisionner de ces deux futurs succès d'édition.
    Mais je suis sûr que Jean-Luc y pensera à la prochaine occasion.

    Et quand à nous, camarades, on continue le boulot, on ne lache rien dans les luttes, on prends la parole en public,n on ne baisse pas les yeux, on y va, la victoire est au bout, elle dépends d'abord de nous.

  10. 10
    sourdon dit:

    Salut à tous.

    Tous soumis à la puissance financière de la Chine qui compte se payer l'Europe à moindre coût en l'appauvrissant à l'aide de l'influence qu'elle exerce à présent sur les USA.
    Ces derniers épurent leurs comptes sur notre dos.
    Les guerres dans lesquelles nous nous sommes laissés engager n'ont de but que de nous appauvrir davantage en facilitant leur prédation.
    A mon sens, arrive l'heure de rentabiliser comme en 40 l'investissement injecté dans l'armement par les USA qui se loueront aux plus offrants, aujourd'hui les chinois !
    Afin que les livres de comptes de l'oligarchie ne soient pas expertisés et les acteurs de la prédation restent impunis, ILS ont pris l'habitude de terminer le pillage par une guerre qui occupe les peuples et décime leurs rangs.
    Quand les famines organisées n'y suffisent plus, les pluies de bombes accélèrent le mouvement.

    Avec des armes, l'accès à l'humanité nous sera interdit et nos comportement bestiaux perdureront.

    A tous bon toujours.
    par une bonne guerre

  11. 11
    CAQUINEAU dit:

    Oui ma fille est morte aussi en accouchant, parce que au mauvais endroit au mauvais moment... un dimanche soir, manque de personnel, respect des consignes de nuit..... bref le bébé a pu être ranimé.... mais...!

  12. 12
    Henri-Georges NATON dit:

    Encore un super billet de Jean-Luc... Il va falloir beaucoup de pédagogie dans les semaines qui viennent, Jean-Luc Mélenchon montre la voie... Pour le sénat, le PS va devoir montrer qu'il est vraiment de gauche.

  13. 13
    ydaho dit:

    Bof. Le sénat est passé au gauche, quelle gauche d'abord ? Ce n'est même pas sur qu'ils puissent faire élire un président d'assemblée du P.S., les tractations vont aller bon train. Bien sur c'est un évènement mais tout de même cela reste le sénat ! C'est pas eux qui nous voteraient le SMIC a 1700 euros. Bref, ça changera pas grand chose au quotidien !

  14. 14
    Sonia Bastille dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon

    Les résultats des élections sénatoriales sont la conséquences à la fois de la victoire de la Gauche aux scrutins locaux depuis 2004 d'une part et de la division de la Droite d'autre part. Un effet presque mécanique quoiqu'un peu agravé à la fois pour les divisions mais aussi par une volonté très clair du corps électoral (Grands Electeurs) de sanctionner le gouvernement suite à la désastreuse réforme des collectivités territoriales qui remettent en cause l'unicité et l'indivisibilité de notre république mais également l'égalité des droits sur l'ensemble du territoire. L'instauration du Conseiller territorial et l'abrogation des Conseillers généraux ont été les éléments les plus vifs de cette "révolte" des grands électeurs contre le Gouvernement et le Président de la République.

    Le camp de la Gauche est donc majoritaire dans la Haute Assemblée.

    Le Front de Gauche ne sort pas de ces Elections Sénatoriales à super forme ! Le PCF semble ne pas avoir la même tenue que lors du précédent scrutin. Son Secrétaire national, Pierre Laurent n'est même pas élu à Paris; Pour le PG, il a carrément disparu de la Haute Assemblée. Je sens poindre chez vous une forme d'amertume. L'amertume est très mauvaise conseillère ! Je pense que votre stratégie ne devrait plus aller à l'affrontement direct et permanent avec les responsables socialistes. Une pensée me vient à l'esprit et me fait dire: "On ne peut critiquer violemment tel ou tel et en même temps demander que ce tel ou tel vous fasse une offrande !". Un retour critique sur la campagne, la stratégie et les cibles à critiquer doivent être mis au centre des réflexions et de l'action de votre campagne et de celle du Front de Gauche et ne plus se chercher un bouc émissaire !

  15. 15
    Jean-François91 dit:

    L'attaque contre la maternité des Lilas est emblématique de la destruction libérale du réseau hospitalier.
    Mais le directeur de l'ARS d'Ile-de-France (l'agence régionale de destruction d'hôpitaux) est un ancien ministre de la santé "de gauche" ("gauche" qu'on nous dit triompher au Sénat), et dont François Delapierre, secrétaire national du PG, rappelle qu'« il est par ailleurs membre du Comité d’orientation scientifique du club À gauche, en Europe fondé par Michel Rocard et DSK ! »
    Il faut réaffirmer que les hôpitaux fermés seront rouverts dans le cadre d'un service de santé public dont le maillage territorial sera reconstitué. Mais avec, à "gauche", de pareils « séides qui l'accompagnent [le gouvernement] dans ses basses œuvres de dépeçage de l’hôpital public » [F.D.], ce sera dur.
    Ce sont les mêmes qui espèrent faire du PC (et du FdG) un "allié" de moins en moins incontournable et installer le bipartisme libéral dont ils rêvent tant. Pour moi la "mise en quarantaine" du PG ne peut être traitée comme un épiphénomène.
    Il ne faut pas se faire trop d'illusions sur un Sénat "rose horizon".
    Oui, Jean-Luc Mélenchon, le Sénat "est là pour servir de frein dans la démocratie". C'est le cas dans tous les régimes bicaméraux. Avec un parlement élu à la proportionnelle et représente correctement le peuple, si l'autre chambre a des avis différents, c'est qu'elle représente autre chose que le peuple, suite à des entorses (temporelles, géographiques, démographiques...) à la démocratie.
    Cet outil anti-progressiste est bien analysé par Domenico Losurdo dans "Démocratie ou bonapartisme. Triomphe et décadence du suffrage universel", Le Temps des...

  16. 16
    donimico dit:

    Bon le sénat à gauche si notre sénateur préféré nous dit que cela permettra d'empêcher Sarkozy de continuer son entreprise destructrice c'est plutôt une bonne chose. Si le front de gauche passe en 2012 cela fera un peu moins de boulot que ce qui était possible si notre président pouvait librement continuer. Par contre pour la campagne 2012, la droite aura beau jeu de dire qu'ils n'ont rien pu faire dans la dernière année car la gauche a tout bloqué et qu'elle n'est pas du tout constructive pour la France.
    Merci pour ces petits mots sur notre beau lot et garonne coincé pour les gourmands au milieu des fruits et légumes entre le foie gras gersois et la truffe perigourdine. Si vous passez par là, n'hésitez pas à venir en parler sur le blog ou j'écris un peu, je serais heureux de vous rencontrer.
    @12 minari
    superbe article à vérifier et à faire circuler mais qui pourrait offrir de grandes perspectives pour la simplicité de la mise en place.

  17. 17
    redline69 dit:

    Jean-Luc Mélenchon,
    Le sénat reste pour beaucoup de Français un gaspillage à plus d'un titre et j'espère bien qu'il disparaisse.
    D'abord du point de vue démocratique, comme vous le soulevez, il n'a aucune légitimité citoyenne et représente une castre de personnes ayant beaucoup d'avantages et de privilèges.
    Ensuite, son rôle est assez décevant en rapport au besoin du pays. De toute manière le parlement, ayant le premier rôle, le gain du Sénat pour la gauche est très superficiel, voir anecdotique.
    J'espère que le Front de gauche en finira avec ce privilège et une seul chambre d'élu du peuple sera suffisante et économique car l'argent engloutie au Sénat pour servir pour du social ! Des maternités pourquoi pas.

    J'ai assez rit de voir courir au Sénat Mr Hollande et Madame Aubry voulant engranger les gains du loto de gauche ! Faudrait pas que dans les voix qui ont booster la gauche, il y a notre gauche du FdG. Hollande et Aubry font semblant de l'ignorer et s'est pas une visite avec démontage du micro (fallait pas que les électeurs du front de gauche sachent ce que Martine voulait dire à Jean-Luc Mélenchon) à la fête de l'Huma qui me rassure !
    J'ai préféré Mme Royale ou Mr Montebourg qui avancent moins masqués.

    Certains hommes de gauche (PS) se satisfassent du score Sénat ! Moi j'y vois un "machin" dont la plupart des Français attendent la disparition !

    cordialement

  18. 18
    eric dit:

    Attention : Sous Gaston d'Ermenonville, le sénat était à gauche. Pendant presque 10 ans (58-69).

  19. 19
    Al dit:

    Bonjour,
    Sans aucun rapport, mais je ne comprends pas le titre du supplément de "A Gauche" : Le précariat y'a basta.
    Je suppose que c'est une allusion au ya basta des indignados espagnols, mais pourquoi l'apostrophe entre le y et le a ?

  20. 20
    lionel mutzenebrg dit:

    @15 - Sonia Bastille -
    Ne plus aller à l'affrontement direct et permanent avec les responsables socialistes, dites vous ? Certes, pour autant, le principe posé par Jacques Généreux dans son dernier livre, " Nous on peut! " est incontournable, je cite : " Le plus ambitieux des programmes progressistes n'est qu'un leurre et un mensonge grossier, s'il ne commence pas par décrire la façon dont le gouvernement entend, dès le premier jour de mandat, s'affranchir du pouvoir des marchés, des banques, des spéculateurs et des institutions financières internationales. En outre, dans le cas d'un pays membre de l'UE et éventuellement de la zone euro, cet avant-programme doit préciser comment le gouvernement se libère de toutes les lois européennes qui soumettent précisément les États à la dictature des marchés et des gestionnaires de capitaux."
    Sans cet engagement précis, il n'y aura pas de changement, comme en 1988, et en 1997. Point.
    Arnaud Montebourg lors de l'émission débat avec ses camarades socialistes à dit à peu près la même chose, j'attends encore les réponses de Martine Aubry et de François Hollande, seule Ségolène Royal a acquiescé.
    La primaire socialiste ça amuse beaucoup de personnes, tout ça pour dépatager deux candidats qui ont les mêmes engagements idéologiques, proches de Dominique Strauss Kahn, dont vous remarquerez que les seconds couteaux se sont partagés entre les deux premiers cités, qui était le candidat en titre des marchés. Comme cette élection au Sénat, dont nous avons pu voir la ruée sur les caméras pour se partager les places, les postes, comme au bon vieux temps du "Changer la vie. " La gauche est majoritaire au Sénat, bien ! Et après ?
    Tout cela pour vous dire que si nous mettons nos idées dans nos poches, nous sommes battue avant...

  21. 21
    Alexandria dit:

    18 eric : Gaston Monnerville (et non d'Ermenonville).

  22. 22
    Philippe dit:

    Il est faux de dire que la victoire de la gauche aux sénatoriales permettra de "bloquer" l'UMP. Quand Mitterrand était président, le Sénat était de droite et ça n'a rien bloqué du tout.

  23. 23
    trebor dit:

    Sénat à gauche mais est-ce notre gauche?
    Pour se poser moins la question, je me demande s'il ne serait pas judicieux en tant que personne de gauche d'aller voter aux primaires socialistes-ouvertes-à-tout-le-peuple-de-gauche pour voter Montebourg ? Qu'en pensez-vous?

  24. 24
    le Prolo du Biolo dit:

    "Règle d'Or"

    Je n'ai pas compris comment on peut être certain qu'un Sénat à Gauche bloquera automatiquement cette disposition, dans la mesure où les candidats du P.S. aux "Primaires" (et donc leurs cercles d'influence) sont au contraire majoritairement décidés à l'imposer.

  25. 25
    David dit:

    Sénat à gauche.
    Oui le sénat est passé a gauche mais a quel prix ! Car le PG n'y est plus et ce du a des accords sous mains entre le PS et les Verts.
    J'entendais ce matin Eva Joly être contre le cumul des mandants. Ok, alors que son poulain JV Placé, élu sénateur dans le 91 démissionne de son poste de sénateur ou de VP a la région IDF. Le non cumul des mandants c'est toujours mieux chez les autres.
    Oui le sénat est a gauche mais quelle gauche ? Les sociaux démocrates qui accompagnent les reformes libérales. Alors je dirais attendons et voyons si ils vont bloquer les réformes qui vont arriver et surtout ne pas faire comme en Espagne voter la "Règle de plomb".
    Bravo JL pour ces interventions claires et précises sur les média.
    david

  26. 26
    Alexandria dit:

    « Mais en passant à gauche, le nouveau Sénat pourrait à son tour et pour les mêmes raisons, bloquer la politique de Nicolas Sarkozy jusqu'à la présidentielle. »
    Pas de faux espoirs, les amis : Monsieur Bel, prochain président putatif du Sénat, a été très clair sur ce point, avec une exquise courtoisie : « […] alors que Nicolas Sarkozy avait annoncé que la dernière année de son quinquennat serait une année utile, qu’adviendrait-il des projets de loi que le gouvernement a l’intention de faire voter avant la présidentielle ? Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 arrivera au Parlement à la mi-octobre, le budget 2012 juste après. Jean-Pierre Bel, président du groupe PS, a déjà prévenu que la gauche ne pratiquerait pas l’obstruction sur ces grands textes. ». C'est dans Le Parisien...

  27. 27
    Jean-François91 dit:

    @14 Sonia Bastille
    Ne pas "aller à l'affrontement" avec les éléphants du "camp de la gauche" c'est mettre le programme du FdG dans sa poche.
    Du FMI (jusqu'à l'incident "inapproprié") à l'OMC, du TCE à Lisbonne, du parlement européen aux ARS, le rouleau compresseur du marché incontrôlé et de la concurrence libre et non faussée est validé et mis en œuvre par les membres de ce "camp".
    Faudrait-il se taire ?
    Schématiquement (un peu trop), avoir des paroles fermes devant ses militants et faire profil bas devant le PS, c'est un peu la stratégie de certains au PC. On sauve ainsi des sièges, ce qui peut être bon, à court terme. Mais ce faisant, on camoufle le projet politique et on contribue à la lente érosion électorale.
    Bien sûr tout cela est aussi la conséquence du piège antidémocratique du système électoral actuel.
    Mais nous devons ouvrir les yeux et observer comment les gérants majoritaires de ce qui se voudrait "l'opposition officielle" utilisent sans vergogne le système gaullien pour installer le bipartisme.
    A l'évidence les dirigeants du PS veulent grignoter le PC où l'ancien allié sera devenu globalement contournable.
    La naissance du PG et du FdG contrarie cette stratégie. C'est bien pourquoi il s'agit pour eux de les tuer dans l’œuf.
    Ne soyons pas angéliques.
    Après la "règle de plomb", juste un peu plus tard pour paraître "différents", ils nous proposeront un peu plus de "gouvernance" européenne.
    Comme cela a déjà été beaucoup décrit (de Serge Halimi à Jacques Généreux), l'Europe libérale a été renforcée dans son libéralisme par des majorités social-démocrates et socialistes, qui a ce jour persistent dans la même voie.
    S'interdire de dénoncer leurs actes serait cesser de faire de la politique.

  28. 28
    ermler dit:

    @éric 18
    Attention : Sous Gaston d'Ermenonville, le sénat était à gauche. Pendant presque 10 ans (58-69).

    Non. Il n'était pas à gauche. Seulement de nombreux sénateurs centristes (type Monnerville) étaient opposé à de Gaulle et soutiendront Poher en 69. Avant de se rallier progressivement à Pompidou puis Giscard...

  29. 29
    Christian B dit:

    @Sonia Bastille 14

    Ah si on ne vous avait pas ! Pour nous rappeler la "real politik", magnifique !
    Ne comprenez-vous pas qu'on sort de cette hypocrisie, de la politique de faux-culs qui génère l'abstention en masse. L'Humain d'abord, il faut penser en ce sens.

  30. 30
    bertgil dit:

    14 Sonia Bastille
    "le camp de la gauche est donc majoritaire dans la haute assemblée"
    Vous incluez le PS et les Verts dans la gauche. Le PS n'est plus de gauche, mais un parti de droite qui votera tous les textes de mise en place de l'austérité, régle d'or etc... Il faudra en faire votre deuil.
    Il faut que Jean-Luc Mélenchon change son attitude trop conciliante vis a vis du PS. Il faut dénoncer le programme du PS et des Verts, mondialisation, traité de Lisbonne, complices des désindustrialisations et délocalisations. Le PS n'est pas un bouc émissaire mais un acteur de la misère qui s'installe en France.

  31. 31
    Mario Morisi dit:

    J'ai vécu hier les Sénatoriales dans le Jura. Impressionnant. Un match entre la FDSEA, l'Opus Déi et les privés d'étiquettes d'un côté, et une gauche délétère, perdue dans ses rivalités et ses coups de vice. Résultat, le PS flirte avec la jeune transfuge de l'UMP, tandis que Cécile Duflot tweete à ses militants et élus de se maintenir au deuxième tour ! Résultat des courses, les deux barbons de droite, 150 ans à eux deux, risquent de mourir sous le joug et les joies de la réserve parlementaire ! Et cela pour 14 et 30 et quelques voix ! Si vous voulez vous payer 4 mn de tout ça en image, faites un tour sur TV Place au peuple 39 ! Une télé citoyenne qui, comme vous le verrez, fait grincer des dents !

  32. 32
    Dimbokro dit:

    Le site Europe 2020 s'est rarement trompé (je devrais même dire jamais) dans ses prévisions depuis que je le fréquente, c'est à dire 2007 !
    Or voici ce qu'il nous promet pour cette fin d'année :

    http://www.europe2020.org/spip.php?article708&lang=fr

    J'ai d'abord cru que les rédacteurs avaient fumé une moquette avariée !
    Mais en relisant bien....

  33. 33
    Jean Jolly dit:

    D'après le lien proposé par Alexandria et d'après la déclaration de Jean-Pierre Bel, il paraît clair que le PS ne va pas virer à gauche comme par enchantement. Au mieux le Sénat bloquera "la règle d'or" jusqu'aux élections, afin de garantir l'effet "poudre de perlimpinpin" appelée aussi "technique du marchand de sable", pour mieux proposer cette mesure sous une autre formule le moment venu, ou autrement dit, la "règle d'or" sortira, tambours battants, par la grande porte pour entrer à pas feutrés par la fenêtre.

    Nous n'avons rien à attendre de ce parti qui n'est qu'un repère de technocrates ambitieux, sans la moindre fibre sociale, qui surfent sur la misère de nos concitoyens pour mieux les endormir et les offrir au grand capital sur l'autel de la cupidité.

  34. 34
    AbdAlMalik06 dit:

    Bonjour à tous,
    Un peu hors-sujet, mais on en a tellement parlé sur ce site:
    J'attire votre attention sur le fait que les FRALIB font l'objet d'un "feuilleton" sur France 2, chaque jour au JT de 13h, RDV à 13h25 chaque jour cette semaine.
    On pense ce qu'on veut de la ligne éditoriale de France2, mais au moins ça fait du bruit pour nos camarades de combat.

  35. 35
    Counch dit:

    Un bon slogan pour la campagne : "Ils se payent notre dette ! "

    Car il est bien là, le grand dessein du libéralisme. Transférer le pouvoir et la souveraineté des Etats au privé par l'achat des dettes publiques.
    Cher JL Mélenchon, bien heureux de retrouver dans vos argumentaires, des analyses que j'avais personnellement ciblées fin 2008.
    Cependant, il faut aller plus loin dans votre explication sur la monnaie. Vous parlez de masse monétaire, mais eux parlent de dette. Il s'agit bien là exactement de la même chose. La masse monétaire est une dette, elle l'a toujours été. Mais la différence, c'est qu'avant la masse monétaire provenait de l'état lui même qui était créancier envers son peuple (et elle était limité à une certaine quantité d'or et non pas illimité comme aujourd'hui... mais ça vous le savez...)
    Ici, le créancier est privé et le débiteur est bien, l'Etat (donc le peuple) + le peuples (dettes privées). Coup double ! Le pillage du pouvoir se fait bien par ce biais de l'endettement public soumis aux lois du libéralisme.
    En se payant notre dette, ils se payent notre souveraineté !
    Il faut revenir aux valeurs fondamentales de la monnaie. Une monnaie basée sur l'échange entre des biens réels. Pas de biens réels existants, pas de monnaie d'échange correspondante. Là sont les lois de la physiques qui cadreront nos échanges et limiteront la quantité de monnaie au même niveau que le monde lui-même est fini.
    Les neutinos, eux, qui sait, nous amèneront peut-être une forme d'énergie gratuite et infinie. Mais en attendant, la régulation de nos excès se fera par la monnaie (publique cela s'entend) ou ne se fera pas.

  36. 36
    de Pontcharra dit:

    Il est désormais nécessaire que la gauche s'emploie aussi à restructurer de fond en comble le sénat qui est une institution vieillissante, tout en prenant garde de ne surtout pas multiplier le nombre des réformes et des lois, car un régime politique qui multiplie le nombre des lois se divise par la même occasion, et est très vite conduit à un processus de décadence, une forme d'entropie galopante. Le meilleur exemple de ce genre de faillite au cours de l'histoire, c'est bien l'empire romain et ses sénateurs . Merci

  37. 37
    citoyenne21 dit:

    Le Sénat ne sert à rien, à supprimer et réinjection du fric ainsi économisé en direction des causes servant le peuple ! Le sénat n'a pas vocation à bloquer les lois scélérates alors que celui-ci soit passé à gauche, la belle affaire ! La règle d'or Hollande il la souhaite autant que Sarkozy, la belle farce que voilà !

  38. 38
    Papa dit:

    Bien d'accord avec le "Prolo"!
    La droite a plus d'un tour dans son sac!D'ailleurs Larcher, hier soir pointait son bout du nez. Il espère bien d'ébaucher quelque "radicaux" en leur promettant monts et merveilles !
    Contrairement à un Guy mollet qui nous serinait "que nous avions la droite la plus bête du monde" ils vont manœuvrer jusqu'au dernier instant !
    Les socialistes sont trop surs. Attention au retour de bâton !
    Leur objectif est toujours le même. Amoindrir la représentation du "Front de gauche" comme nous en donne l'exemple de l'Essonne.
    Sans l'apport des élus du Front de gauche, ils peuvent dire adieu à la Présidence.

  39. 39
    Jean Jolly dit:

    De toutes manières on s'en tape du Sénat puisqu'en convoquant l'Assemblée Constituante nous allons réformer les institutions et il m'étonnerait fort que l'on conserve les bibelots poussiéreux de la chambre haute du Parlement... ça coûte cher au contribuable l'entretien de ce musée que personne visite.

  40. 40
    etienne dit:

    Bien si la gauche est majoritaire au Sénat elle va pouvoir faire le ménage dans le budget secret du Sénat et modifier voire annuler le régime très particulier de retraite des sénateurs...

  41. 41
    Fatima Benomar dit:

    Pour ce qui est des sénatoriales, les médias ont beaucoup commenté son basculement inédit à gauche, mais s'il y a UNE révolution qui semble bien plus malaisée à réaliser, c'est celle de la parité !
    Avant l'élection d'hier, sur les 341 sièges, seulement 23,5 % étaient occupés par des femmes. Et hier, seules 49 femmes ont été élues sur 170 sièges à renouveler, soit 28%.
    Notons que quelques partis ont tout-de-même atteint cet objectif primordial, EELV avec 5 femmes et 5 hommes, et surtout le groupe CRC-SPG (PCF et PG), premier groupe parlementaire français au Sénat à avoir atteint la parité en 2008, qui a aujourd'hui 12 femmes et 11 hommes !
    Onze ans après la loi de juin 2000 qui devait favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux fonctions élective, on ne peut que déplorer le peu de résultats qu'elle entraine, car même si chaque liste doit être composée alternativement d'un candidat de chaque sexe, la loi n'exige pas pour autant que la première place de la liste soit attribuée à une femme ou à un homme. Résultat, seulement 20 listes sur 138 sont conduites par des femmes, chiffre qui s'effondre quand il s'agit de listes qui ont des chances d'obtenir un-e élu-e au Palais du Luxembourg.

  42. 42
    Berdagué dit:

    Dimbokro -33-
    Europe 2020 ? Déjà que leurs schémas montrent une tachycardie de prévision létale, il est très facile de diagnostiquer la fin du système.
    Ce n'est pas la "direction" des PS qui pourra construire le dépassement du système moribond, seul le FdG son PPP, Jean-Luc Mélenchon et les futures majorités du FdG à la Chambre des députées-és proposent l'alternative au système dépassé très dangereux, le Sénat, rose pale malgré la gifle salutaire infligée aux réacs et à un Larcher pathétique à s'accrocher à la juteuse place, ne va pas faire des miracles pour soutenir l'alternative.
    C'est vrai aussi que c'est une gène pour nous car la focale sera comme à l'habitude située sur ce PS d'alternance très "américaine " c'est à dire pas grande différence avec ces libéraux.
    Cela nous demande encore plus d'engagement militant pour nos idées, pour que le prolétariat et notre peuple ne soient pas bernés. Et que les FdG ne soient une force de strapontins pour " faire" bien, voire caution de Gauche vraie, pas question de voter les yeux fermés en système automatique "républicain" pour ne pas changer cette société injuste.
    Y a encore plus de boulot à travailler plus pour gagner.

  43. 43
    Fatima Benomar dit:

    ... Bon maintenant que j'ai dit ça, même si les gens de gauche sont contents aujourd'hui, on ne peut l'être tout-à-fait - en tant que démocrates - après avoir vu cet étrange défilé des grand-e-s électrices/teurs... Où est le peuple ?!
    Vivement la réforme du Sénat, cette anomalie démocratique, cette instance indirecte et censitaire, et vivement la victoire du Front de Gauche en 2012 ! C'est tout-de-même un gros problème que le Parti de Gauche soit la seule force politique à disparaitre du Sénat, alors que son poids politique est en progression constante !

  44. 44
    Jip dit:

    Ma foi, il suffit de créer une nouvelle banque intermédiaire entre l'Etat et la BCE ; ainsi la BCE ne prête pas directement à un Etat, et comme ce n'est pas la banque centrale nationale, mais une banque auxiliaire, elle peut emprunter des euros à la BCE, et prêter ensuite à l'Etat, toujours au taux de 0 ou de 1%.

  45. 45
    Sonia Bastille dit:

    @lionel mutzenebrg @Jean-François91 @bertgil @Christian B

    Je redis que les attaques "violentes" contre le PS sont autodestructrices pour le PG et aussi pour le Front de Gauche. Les résultats des élections tant sénatoriales que locales montrent que le camp de la Gauche est majoritaire. Doit-on détruire cela au nom d'une spécificité partisane ?

    La réalité concrète des faits montrent que cela n’aboutit à rien ! Dans le passé l'ex-LCR employa ce genre de stratégie de charges contre les "sociaux-traites" dans un isolement le plus total avec quels résultats en bout de course ? Le néant électoral ! Le NPA a continué ainsi même punition ! Le PG veut-il s'engager dans ce même processus autodestructeur ?

    L'incohérence de la stratégie du PG (et du Front de Gauche) est flagrante quand je vois que certains militants ou certains commentaires considèrent le PS comme un parti qui n'est pas de Gauche, le critiquant fortement, et souhaitent en même temps bénéficier d'une place sur les listes de Gauche majoritairement menées par le PS.

    @ Jean Jolly

    Et non, on ne doit pas "s'en taper" du Sénat et aussi d'un Sénat dans le Camp de la Gauche ! Pour une constituante, le nouvel élu de l'Elysée, appellera la future Assemblée à devenir constituante mais nous vivrons encore sous le régime de la Constitution de 1958 (Vème République) et nous aurons besoin de tout le parlement pour proposer au peuple une constitution ! N'oublions pas que chaque article de la constitution est une loi constitutionnelle et toute loi constitutionnelle pour être adoptée par le parlement a besoin des 3/5 èmes des parlementaires !

  46. 46
    CN46400 dit:

    J'approuve votre critique sur le mode d'élection du Sénat, mais pourquoi cela ne se traduit pas par une proposition soit d'élimination pure et simple soit une modification profonde de son mode d'élection (Suffrage universel-Proportionnelle intégrale) dans le "programme partagé"?

    Je suis assez d'accord avec le bicaméralisme, mais en vertu de quoi des citoyens, au prétexte de leur élection dans un conseil municipal peuvent élire deux chambres parlementaires alors que le reste (le plus grand nombre) n'est concerné que par une seule?

  47. 47
    ydaho dit:

    Le P.G. disparait du sénat. C'est un peu triste bien sur, mais a quelque chose malheur est bon, ils ne finiront pas victime de crise d’apoplexie pour s'être trop empiffrés au cours des nombreux déjeuners/gouters/diner/soupers qui émaillent joyeusement la vie des sénateurs. De plus ils seront bien affutés pour prendre des sièges de députés lors des prochaines législatives. C'est quand même mieux d'être représentatif du peuple, que de se gaver au sénat ! Finalement y a pas grand chose a dire sur le sénat, même a "gauche".
    Plus crucial est le problème de la santé publique en France, et d'ailleurs en Europe en général. Je suis "heureux" de voir dans ce billet pris en compte, les maux engendrés par la recrudescence de la pauvreté : malbouffe/obésité/maladies que l'on croyait éradiquées et tout le lot quotidien de ceux qui vivent en dessus du seuil de la pauvreté, avec ou sans travail d'ailleurs, en voilà qui se réjouiraient de savoir que dans un peu plus de huit mois le SMIC passerait a 1700 euros brut. Je pense qu'ils ont déjà la salive a la bouche. Quand a les étiqueter de "consommateurs", ce serait faire preuve de beaucoup d'indifférence. Merci de rappeler souvent que ces "gens là" existent et ne sont pas le produit d'un fantasme collectif judéo-chrétien-lepeniste.
    Restez comme vous êtes monsieur Mélenchon, même avec quelques colères ou "coup de sang" c'est ce qui vous différencie de tous les "autres". Et c'est d'ailleurs ce qui différencie aussi vos troupes (nos) de celles des autres partis. Bien lisses et propres sur eux. Nous sommes la pour crier notre colère. Pourquoi pas vous ? (comprenne qui voudra)

  48. 48
    Romain dit:

    Très intéressante cette nouvelle sur l'attaque des Etats-Unis. C'est surtout l’hôpital qui se fou de la charité étant donné leur situation mais bon. À être plus royalistes que le Roi on fini par l'avoir dans le dos.
    Romain

  49. 49
    Nicolas B. dit:

    Fut un temps il y avait Descartes, j'ai eu du mal à me souvenir de son nom, maintenant il y a Bastille. J'admets que certaines critiques sont bonnes, mais ça devient récurrent. Moi aussi je redis et je maintiens que la couleur Rose du PS déteint de plus en plus, l'étiquette de Gauche doit être aussi fortement délavée. Vu les basses manœuvres sénatoriales contre le PG en particulier, cela ne m'incite guerre à envisager un éventuel report de mon vote utile. Pour moi une seule solution se désolidariser d'un parti social démocrate inefficace, le baudruche rose finira par se dégonfler. Le programme du FdG est pour moi la seule base d'espérance, on a sept mois pour le diffuser, l'expliquer à ceux qui ne croit plus en la politique entre autre.
    Et puis pour nos amis socialistes, comme l'a si bien dit Pierre Laurent : Soyez de Gauche !

  50. 50
    Jean Jolly dit:

    @ Sonia Bastille.

    le nouvel élu de l'Elysée, appellera la future Assemblée à devenir constituante mais nous vivrons encore sous le régime de la Constitution de 1958 (Vème République) et nous aurons besoin de tout le parlement pour proposer au peuple une constitution !

    Désolé de te décevoir Sonia mais si tu lis bien ce qui est écrit dans le programme partagé, à propos de l'Assemblée Constituante et de sa mise en place, tu découvriras que le parlement actuel n'aura que le droit de se la fermer et d'aller voir ailleurs si nous y sommes.

    Je n'ai pas le temps de reproduire le texte car je file au boulot.

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