15juin 11

Chirac et Hollande et vice versa, Fondation Hulot et la dette, la Grèce ne veut pas mourir

Contre l’austérité en Europe !

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Communiqué du Parti de Gauche – 19 juin 2011

"Le Parti de gauche se réjouit  du vote clair des adhérents communistes en faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le choix définitif formulé ainsi par le PCF après celui de la Gauche Unitaire, de la FASE et, naturellement, du Parti de Gauche, donne du sens à la dynamique politique du Front de Gauche engagée depuis les dernières élections européennes.  Cela confirme bien qu’il existe à gauche  une alternative unitaire et conquérante face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.  Un autre vote à gauche est possible, celui pour une révolution citoyenne pacifique et démocratique qui mettent fin au règne de l’oligarchie en France.
 
Le Front de Gauche peut désormais se lancer dans la campagne présidentielle et législative fort de tous ses atouts. Il incarne l’unité, comme va le confirmer dans les jours à venir son élargissement à plusieurs mouvements politiques. Il est le seul à appeler à une implication populaire forte à travers des assemblées citoyennes. Il est le seul, enfin, à porter l’ambition de regrouper une majorité pour gouverner la France sur un programme de radicalité concrète,  sociale, écologique et républicaine.
 
Le Parti de Gauche est heureux aujourd’hui car il s’est créé dans cet espoir et n’a jamais eu de cesse  d’en faciliter l’avènement.  Ses militants sont fiers que le candidat à la présidentielle du Front de Gauche vienne de ses rangs.
 
Mais ils savent désormais que Jean-Luc Mélenchon ne sera plus leur porte-parole mais celui du Front de Gauche tout entier. Pour eux et avec eux, il parlera à tous les citoyens pour qu’ils fassent naitre la nouvelle République du partage et de la planification écologique."

25Ici juste un mot amusé sur les sorties de Chirac qui ont tant embarrassé ce malheureux François Hollande. Et puisque je suis sur son cas, je dis ce que je pense de la trouvaille de ce dernier qui propose de mettre dans la Constitution une sottise régressive. Après cela je dis un mot d’une note de la fondation Hulot à propos de la façon de financer l’avenir sans creuser la dette. Et comme il est question de dette publique et de ce qu’il en coute de la confier aux banques privées, je me fais le relais de l’appel de Mikis Théodorakis et des Grecs qui se battent contre la mort lente qui leur est infligée. Puis je viens sur une remarque de campagne et je clos avec un extrait de l’interview de Clémentine Autain dans Médiapart, après le vote de la Fase pour intégrer le Front de Gauche. C’est long. Mais ça m’inspirait.

Je ne crois pas que Chirac ait perdu la tête en disant vouloir voter Hollande. En tous cas pas sur ce coup là. Hollande est juste un prétexte pour Chirac. Pas finaud, le camarade prétexte, d’ailleurs. Il faut regarder l’image et le voir fuir, un sourire gêné sur les lèvres, comme si son hôte avait bu et lui faisait honte. Ce n’est pas une attitude très républicaine que celle-là! Venant d’un ancien chef de l’Etat, même de droite,  il fallait juste répondre quelque  chose du genre : « j’en serai très heureux » ou quelque chose d’approchant. Ca n’engage pas beaucoup, mais en République on ne méprise pas un électeur qui vient vers vous. S’il y a erreur, il suffit de le dire : « Mais voyons monsieur 15Chirac, je suis socialiste et j’ai un programme à gauche, vous le savez bien ! » Un sourire, une blague et tout est net. Le pire est de raser les murs pour se cacher derrière les affiches ! Mieux aurait valu réfléchir et rebondir plutôt que d’essayer de jouer monsieur « je n’y suis pas, ce n’est pas moi ». Mon idée est qu’il existe une droite qui ne trouve pas son compte dans le mélange qui fait tourner le moteur Sarkozyste. Le libéralisme à la sauce sécuritaire discriminatoire  ce n’est pas la tasse de thé de bien des gens même, à droite. A sa façon, un peu déjantée, Chirac exprime cela. D’après moi ce n’est pas fini, même si Villepin, qui incarnait ce rejet traditionaliste, est aujourd’hui le pestiféré de la droite qui a le bras long. Vous en verrez bientôt d’autres signes. A observer sans y toucher. Plaisir des yeux, c’est tout. Sauf si c’est une occasion de marquer un point. Et là c’en était une. Personne ne me fera croire que Hollande est un foudre de guerre et encore moins un ami du « classe contre classe ». Après tout, Jouyet, l’ancien ministre de Sarkozy, n’est-il pas son conseiller ? Dans cette circonstance, pour un homme connu pour son goût des blagues et des réparties de fin de banquet, c’est pauvre ! Hollande aurait du sauter sur l’occasion et renvoyer la balle en soulignant que cette déclaration était un désaveu de plus de la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais ces candidats à la primaire sont obnubilés par leur nombril et le quand dira-t-on de leurs perfides concurrents. Ce pauvre Hollande voulait juste qu’il ne soit pas dit qu’il est le candidat de Chirac. Petits bras ! Il fallait marquer le point contre Sarkozy ! Sinon, à quoi ça sert que Chirac se décarcasse ?

François Hollande veut constitutionnaliser le dialogue social. Il le proclame dans « Le Monde » daté du 15 juin. Cette soudaine poussée de réforme constitutionnelle pour quelqu’un qui est par ailleurs partisan du maintien de la cinquième république mérite attention. Je remarque, en lisant son texte, l’habituelle mise à l’index de la grande révolution de 1789 dont seraient sortis tant de maux, c’est bien connu. Et14 de tous, le pire, celui d’avoir désigné pour unique souverain le peuple, considéré comme un tout. Hollande note donc fielleusement : «  Dans un pays comme le notre, qui depuis la révolution se méfie des corps intermédiaires, cette évolution ne va pas de soi » En effet, et tant mieux ! Reste que cette envie de réforme constitutionnelle est sans doute destinée à mettre en scène son identité de social-démocrate. Mot creux, s’il en est un, dans les conditions politiques de la France.  Mais l’adjectif en France n’a pas du tout le sens qu’il a dans le nord de l’Europe. L’étiquette est seulement un marqueur de bon aloi. Elle permet de signaler, à qui de droit, un goût extrême pour le compromis. On sait comment fini ce genre de crédo : le compromis devient souvent une fin en soi, indifférente au contenu sur lequel s’accordent les parties prenantes. C’est précisément cela que François Hollande propose.

Il faut examiner de près sa tribune dans « Le Monde ». Pour cela il faut laisser de côté ses polémiques assez convenues avec Nicolas Sarkozy. Ecartons aussi les gavantes logorrhées sur la « méthode » Hollande. Juste trop pompeux et carton pâte. Voyez plutôt. « Ma conviction, écrit Hollande avec la gravité que l’on devine, est que la gauche a besoin d’un pays en mouvement et en confiance. Elle doit lui parler franchement en force politique libre de ses conclusions, pas en autorité froide et encore moins en interlocuteur complaisant » C’est beau comme de l’antique à conditions de comprendre ce que cela peut bien vouloir dire de concret. Laissons tout cela. Allons au cœur de sa proposition.

« La Constitution devrait garantir à l’avenir une véritable autonomie normative aux partenaires sociaux. (…) Concrètement le gouvernement et le parlement seraient juridiquement liés par le contenu de conventions signées entre partenaires10 sociaux sur des sujets bien précis et après vérifications des mécanismes de représentativité ». Aucun républicain, me semble-t-il, ne peut être d’accord avec une telle idée. Avant de dire pourquoi, je commence par noter que ce n’est pas le plus urgent en matière d’édiction des normes sociales dans notre pays. La première tâche est de rétablir la hiérarchie des normes  détruite par Nicolas Sarkozy. Il s’agit de redonner aux accords de branche la primauté sur l’accord d’entreprise. Et aussi d’interdire les conventions de gré à gré dérogatoires à ces accords que les lois de monsieur Xavier Bertrand ont rendues possibles. Résumons, pour tous ceux qui sont un peu éloignés des subtilités de cette matière. Cela signifie qu’il faut mettre le droit qui s’applique aux travailleurs à l’abri du rapport de force toujours plus défavorable quand il s’organise en face à face, de patron à employé, que lorsqu’il se construit à l’échelle de la branche d’activité, niveau auquel les syndicats sont plus forts et organisés. Que Hollande ait oublié cela ne me rassure pas. Mais je lui accorde le bénéfice du doute sur ses intentions réelles.

Pourquoi refuser cette idée que l’accord entre « partenaires sociaux » s’impose aux assemblées et au gouvernement ? Pour cela voyons comment les choses se passent aujourd’hui. Lorsqu’un accord est signé et qu’il comporte une modification du code du travail ou d’un quelconque régime général d’obligations, cet accord est soumis au parlement pour recevoir force de loi. Dès lors son contenu bénéficie à l’ensemble des travailleurs. Cette méthode combine donc démocratie sociale et 18démocratie parlementaire. Elle fait que dans notre pays 90 % des travailleurs bénéficient par extension des avantages négociés. Et comme aucun accord ne peut être inférieur à l’existant garanti par la loi, la situation est meilleure en France qu’ailleurs et notamment dans les pays de la divine sociale démocratie. En effet dans ces pays, on ne bénéficie de l’accord que si l’on est membre du syndicat qui a signé et, ce n’est pas rien, si le patron est membre du syndicat patronal qui a signé. Dans ces conditions 25% des bienheureux travailleurs du Danemark, qui ne connaissent pas la « méfiance des corps intermédiaires » comme les Français, ne bénéficient d’aucune convention collective. Hollande oublie d’en parler. Donc une fois l’accord négocié, il arrive devant le parlement. Que se passe-t-il ? Le plus souvent fonctionne un petit chantage que j’ai bien connu sur mon banc de sénateur : « vous devez voter sans toucher à rien car c’est un compromis ». Pas question.

J’ai toujours récusé cet argument. Je disais : « cet accord concerne deux partie prenante. Ici je représente la tierce partie, c'est-à-dire la société tout entière qui n’était pas à la table de la négociation ». Cela ne voulait pas dire que pour finir je ne votais pas le texte proposé. Mais cela impliquait d’affirmer que personne n’est au dessus du peuple souverain tout entier et que l’intérêt général résulte de l’action législative et non de la négociation particulière. Je crois que c’est là toute la différence 21entre un régime de corporation et la République. Hollande prétend le contraire. La loi, qui s’applique à tous, serait faite dans le rapport de force d’une négociation entre salariés et patrons. On se contenterait de vérifier la représentativité des contractants ? Et la conformité au reste du droit ? Et l’intérêt général ? Et le soutien en dernier recours du législateur de gauche à ses camarades en entreprise pris à la gorge par un rapport de force défavorable ? Tout cela est balayé d’un revers pour une trouvaille de communication. Le parlement, déjà abaissé par la constitution de la cinquième République, serait transformé en chambre d’enregistrement des rapports de force de la lutte de classes ! Bonjour la modernité !

« Financer l’avenir sans creuser la dette ». C’est le titre d’une note de la « Fondation pour la nature et l’homme », la fondation de Nicolas Hulot. Je viens de la lire après que Corinne Morel Darleux, la secrétaire nationale du Parti de Gauche pour les luttes écologistes ait attiré mon attention dessus. Je sors de cette lecture confirmé 26dans mon intuition sur la convergence qui ira s’accentuant entre partis écologistes. Nous qui venons de la tradition sociale et républicaine du combat progressiste, nous avons fait notre métamorphose écologiste. Non par effet de mode mais en approfondissant le contenu de nos projets et analyses du présent. L’interpellation écologiste nous a bien évidemment guidés dans notre démarche. Elle est venue des rangs de nos fondateurs, comme vous le savez. Pour finir, l’élection comme co-présidente du Parti de Gauche de Martine Billard, députée écologiste de Paris est la marque d’un engagement désormais identitaire. Mais du côté d’autres portes d’entrées écologistes, par exemple celle de Hulot, on voit comment la réflexion conduit jusqu’aux solutions hier réservées à des courants comme le notre. Par exemple, dans cette note de « veille et propositions », la Fondation de Hulot propose de revenir sur l’interdiction d’emprunter directement auprès de la banque centrale française. C’est là briser le cœur du système actuel. Comme nous, ses rédacteurs pointent la responsabilité de l’endettement privé dans la crise. Comme nous ils pensent que les dépenses de long terme ne peuvent être confiées au secteur privé. Ils se prononcent donc pour une banque d’investissement financée directement par des emprunts à la banque de France. En ligne, ils argumentent pour une planification de ces investissements. Le cœur de cette note est dans l’objectif suivant : « la politique monétaire au service de l’avenir ». Ces mots pourraient être les nôtres comme le sait  qui a lu les documents de notre forum de juin dernier « gouverner face aux banques ». De cela je tire qu’en dépit des apparences et de la confusion tout à fait évidente, pour l’instant, chez les Verts Europe Ecologie, il faut suivre attentivement et sans sectarisme ce qui se dit et s’écrit dans cette mouvance. A l’horizon de moyen terme, l’écologie politique passera entièrement sur la ligne de la radicalité concrète. Là sera l’axe de recomposition de la gauche capable d’unir l’intuition communiste et l’horizon républicain du socialisme.

Note du webmestre

Le 12 juin 2012

En juin 2011, nous avions relayé ici l'appel de Mikis Théodorakis en accord avec son contenu ponctuel. Grand compositeur engagé à gauche, auquel le ministre de droite M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, a remis les insignes de Commandeur dans l'Ordre de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction française, le 26 mars 2007, Théodorakis est aussi l'auteur du célèbre hymne du Parti socialiste.

Nous ne savions rien des propos qu'il a tenus au soir de sa vie concernant les juifs. Connaissant la perfidie de ceux qui voudraient assimiler notre publication d'un appel sans rapport avec le problème posé à une approbation de l'ensemble des positions de son auteur et lassés par les calomnies dont nous sommes harcelés, par mesure de prudence et conformément à nos principes, nous avons décidé de retirer la référence de ce blog.

Ne méprisez pas vos propres efforts, mes chers partenaires lecteurs. Car je lis dans les commentaires que d’aucuns soupèsent la présence sur le terrain et l’activité sur internet. Ce n’est pas moi qui vais dire qu’il faut négliger le contact humain et la présence de terrain. Je passe ma vie à ça, toujours par monts et par vaux. Mais les communautés de lecteurs internet ne sont, pas du tout, passives. Elles valent celles que l’on croise dans la rue. Parfois elles sont plus ouvertes. Pour ma part je lie donc 27étroitement les deux faces de notre militantisme, dans l’idée que je me fais de notre capacité à impacter la société. Etre interpellé sur internet par une liste de diffusion, puis fidélisé par ces lectures régulières, librement consenties est équivalent à une bonne discussion sur un marché ou au porte à porte. A maints égards cependant, le contact par internet peut être dans bien des cas, tout à fait structurant. Il peut ouvrir une relation intellectuelle approfondie. Combien parmi nous sont passés de ce blog à celui d’autres amis que je signale, ou bien à des rendez vous consistants comme ceux que l’on peut avoir avec Lordon et d’autres que signalent mes commentateurs. Je crois que la toile sera notre ligne arrière de résistance quand va déferler la propagande payée par les 21 ou 23 millions d’euros que l’UMP et le PS vont mettre chacun sur la table. Ce défi me remplit d’allant. J’aime l’idée de défier une telle armada. Je m’imagine par avance leur déconfiture. Comme en 2005 ! Les voir vaincus par cette chaine humaine de simples dévouements, ruses, humour et habileté m’enchante. Je ne veux pas vous le cacher car j’appartiens à la vieille école celle qui dit que « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ». Comment dire la même chose en langue contemporaine ? Hum, je crois bien que cela se dit de même.

Notre campagne est autant l’objet de l’élection que peut l’être son résultat. Je le dis, et répète. Car la partie qui se joue enjambe les calendriers courts. La crise actuelle en Europe et son dénouement, c’est l’affaire d’une décennie. A chaque étape ce qui compte c’est l’énergie, la détermination, la compréhension de la situation et le savoir faire qui s’accumulent de notre côté. Voila exactement ce que nous avons à faire, nous tous. Et pour le reste : chacun à son poste de combat. Depuis son ordinateur chacun d’entre vous, et même bien isolé, chacun peut faire porter loin sa voix. De mon côté voici ce que je peux dire : s’il s’agissait demain matin de prendre en main les commandes, je saurais quoi faire et par quel bout commencer le travail. Nous aurions l’équipe pour le faire. Ne doutez pas un instant de notre totale détermination et du soin que nous apportons à notre préparation. Je suis certain qu’en agissant sous l’empire de la radicalité concrète, c'est-à-dire en nous demandant à chaque pas comment nous mettrions en œuvre ce que nous disons, nous mettons de notre côté de la force de conviction et de l’efficacité.

Chers médiacrâtes ! Quel ravage ne fera pas leur habitude de rouler dans les rails !  Ici, il s’agit de deux stars du reportage politique mondain, Sylvie Pierre19 Brossolette et Michel Revol. Je suis tombé dessus par hasard. Je n’avais pas acheté le journal pour cela ni pour la brève vacharde me concernant, finalement assez routinière. Non, « Le Point » fait cette semaine un numéro très excitant sur l’avant garde des sciences en France. Certes le titre est un peu racoleur, mais le contenu est très  tonique. Une bonne vulgarisation, que les scientifiques vont détester, mais qui permet au commun des lecteurs de se tenir un peu informés et de courir voir ailleurs pour en savoir davantage.  Pour une fois, les déclinistes avaient été enfermés au chenil. Il se trouve que la une mettait en exergue l’idée d’immortalité des humains, frontière qui me fascine depuis cette phrase lue dans Condorcet qui affirmait un optimisme humaniste radical en affirmant que les êtres humains vaincraient aussi la mort. Ce que je crois en effet. J’ai donc acheté le numéro pour cela, et, bon lecteur, je me suis aussi attardé aussi sur les autres pages. Dont celles consacrées à Martine Aubry. Un assez bon « copié-collé » de ce qui peut se lire sur le sujet depuis un mois un peu partout. Mais juste au détour d’une phrase, dans les plans sur la comète que les deux extra lucides devinent à propos des intentions de Martine Aubry, on apprend qu’elle pourrait rester à la tête du parti tout en étant candidate, histoire de mettre au point « une sorte de programme commun avec les Verts et le PC ». Ce n’est pas du journalisme politique, ça ?

Hum. On en est gêné pour eux. Qui se charge d’informer ces deux importants d’une toute petite modification intervenue depuis trois élections et nommée « Front de gauche » dans laquelle le PCF est la figure centrale ? Par la même occasion peut-être 30pourrait-on aussi leur faire savoir que la déclaration politique commune de ce Front de Gauche exclut ce genre de « programme commun » avec le PS. Mais surtout ne leur dites pas qu’il y a un programme partagé du Front de Gauche. Ca leur ferait un trop gros choc. Ces deux « hibernâtes » ont bloqué leur pendule en 1998, juste avant la gauche plurielle. L’idée que les choses aient pu changer ou que quelque chose d’autres soit en cours ne les atteint même pas. C’est tellement exotique de lire ça ! Mais qu’on se le dise. La page est tournée. Une nouvelle, toute neuve commence à gauche. Je donne ici le lien avec le blog de mon ami Eric Coquerel qui est l’homme de la première ligne et des tricotages fins dans cette longue marche qui nous a conduit jusqu’à ce point où nous voici rendu, si près du but unitaire que nous nous sommes fixés et que tous les importants ignoraient, à moins qu’ils ne le trouvent ou bien impossible ou bien dérisoire. Cette semaine, ils ne le savent pas et d’ailleurs ça ne les intéressent pas, c’est la semaine décisive, en tous cas pour nous. Et ça ne se passe pas devant la porte du tribunal à New York.  Lecture intéressante, dans ce sens, celle de « Médiapart ». Il s’agit d’une interview de Clémentine Autain, par Stéphane Alliés, réalisée à la fin du Conseil d’animation national de la Fase, après le vote de ses adhérents en faveur de l’adhésion au Front de gauche. Voici un extrait de cet entretien.

« C'est la première fois de sa jeune histoire que le Front de gauche s'agrandit, composé depuis les européennes de 2009 du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, du PCF et de Gauche unitaire, petite composante issue de l'ancienne LCR. Samedi, la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), qui comprend notamment d'anciens communistes, a voté à environ 60% pour rejoindre ce rassemblement, au terme d'une consultation interne à laquelle environ 900 personnes auraient participé. D'autres groupes de la gauche radicale pourraient suivre le même chemin, en particulier des déçus du NPA, à l'instar du courant “Convergences et alternative”, qui a quitté l'organisation anticapitaliste en février. Entretien avec Clémentine Autain, co-directrice du mensuel Regards et figure de la Fase.

Médiapart : « Votre mouvement, la Fase, vient de choisir de rejoindre le Front de gauche et de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Pourquoi? »

Clémentine Autain : « Nous mesurons l'urgence à sortir de l'alternative, qui n'en est pas une, entre une droite dure et une gauche molle. Les plans de rigueur, ce n'est pas notre horizon. Que faire? Le NPA, dans sa majorité actuelle, a tourné le dos au rassemblement et choisi de faire cavalier seul. Quant à Europe Ecologie-Les Verts, même s'il reste en son sein une tendance de gauche antilibérale, il contribue à polariser la gauche au centre. Aujourd'hui, le Front de gauche est le cadre le plus unitaire pour une transformation sociale et écologique. S'il n'est encore qu'un cartel d'organisations, il a exprimé sa volonté de s'ouvrir. Nous avons donc lancé une consultation interne à la Fase pour savoir si nous voulions travailler avec le Front de gauche ou intégrer ce cadre pour contribuer à le changer : c'est la deuxième option qui l'a emporté. Partout où cela sera possible, nous chercherons à fédérer plus largement, comme en Limousin ou en Aquitaine. Quant à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le candidat qui peut porter cet espace commun. Sa candidature présente un atout de taille, historique : elle est en passe d'obtenir l'accord du PCF. »

Médiapart : « La Fase appelle de ses vœux à un «Front de gauche transformé». Qu'entendez-vous par là? »
Clementine Autain : « Ne pas en rester à une alliance de partis. Le Front de Gauche s'est engagé à lancer des assemblées citoyennes et à s'ouvrir à d'autres forces. Cela doit se traduire dans les faits. Il faut impérativement s'adresser à tout l'arc des forces, du NPA à la gauche d'EELV, en passant par les déçus du PS. Selon nous, ce rassemblement ne doit pas être seulement organisationnel, il doit viser tous ceux et celles qui sont en dehors des partis, qui partagent nos convictions mais ne souhaitent pas adhérer au PG ou au PCF. Il faut dépasser la frontière entre le social et le politique, et permettre à des syndicalistes, des militants et des personnalités du mouvement social d'en faire partie. Pas seulement pour distribuer des tracts ou remplir une salle de meetings mais pour être pleinement acteurs d'un nouvel espace politique. »

Médiapart : « Les principales composantes du Front de gauche refusent pourtant de faire de ce rassemblement une nouvelle force à part entière, avec des adhésions directes… »
Cléméntine Autain : « Elles appellent à des assemblées citoyennes. Bien sûr, il y a des ambiguïtés et toutes les composantes du Front de Gauche ne sont pas forcément sur la même longueur d'onde à ce sujet. Il faut trouver ensemble les formes concrètes de l'inclusion des individus et de l'élargissement. Du côté du Front de gauche, des pas significatifs ont été franchis, et la Fase veut participer à ce travail d'invention d'un espace politique à la hauteur des enjeux. Nous vivons un terrible paradoxe : on voit une droite très contestée, une social-démocratie en échec, une crise du capitalisme, des luttes sociales, et une gauche radicale qui ne casse pas la baraque. On n'a pas encore trouvé le sésame. Tout comme dans le reste de l'Europe, où l'on plafonne aux alentours de 5%. Ce qu'il faut fédérer, ce n'est pas simplement nos organisations, mais le peuple. »


437 commentaires à “Contre l’austérité en Europe !”

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  1. 151
    Romain Jammes dit:

    Bonjour,

    J'ai relayé l'appel... >> http://www.romain-jammes.fr/?p=1208

    La crise est à la fois inquiétante et source d'un immense espoir... Espérons que le destin trace la route du bon côté !

  2. 152
    marsouin dit:

    Encore moi car je viens de m'apercevoir que Jean-Luc sera à l'émission "mots croisés" de lundi prochain. Je m'en régale par avance, mais n'y a t'il pas moyen de connaitre ses interlocuteurs (peut-être "la" Brosselette et "le" Threard ?)
    Quelqu’un sait ? merci.

  3. 153
    Chantal dit:

    Avez-vous vu la superbe prestation d'Eric Besson quand on lui parle d'éventuels problèmes du nucléaire. Voilà un homme qui sait débattre !
    (plateau de Capital sur M6)

  4. 154
    FrédéricLN dit:

    Très bonne interview de Clémentine Autain. Et très bon début de diagnostic politique. "Nous vivons un terrible paradoxe : on voit une droite très contestée, une social-démocratie en échec, une crise du capitalisme, des luttes sociales, et une gauche radicale qui ne casse pas la baraque. On n'a pas encore trouvé le sésame. Tout comme dans le reste de l'Europe, où l'on plafonne aux alentours de 5%. Ce qu'il faut fédérer, ce n'est pas simplement nos organisations, mais le peuple."
    Si vous plafonnez (tout comme nous autres Orange), c'est que, si pas loin de 100% partagent votre diagnostic et le nôtre de la situation actuelle, pas plus de 5% pensent que vous (ou que nous) résoudrions ces problèmes. Dans le doute, ils s'abstiennent, ou choisissent la continuité des pouvoirs en place depuis 30 ans, ce qui revient au même.
    Le PCF obtenait 20% et plus des suffrages quand il gouvernait, face aux châteaux du grand patronat ;-), ses "forteresses ouvrières" où un modèle de développement alternatif (collectiviste, partisan, clanique peut-être) fonctionnait, des années 45 aux années 70, moyennant un bras de fer plus ou moins complice avec le patronat industriel. De l'autre côté du Mur, un "grand frère" accumulait victoires militaires et fusées lunaires. Cela donnait l'espoir qu'un autre monde était possible (même si cet autre monde était un enfer, cet "avenir radieux" un enlisement déprimant).

    Où trouver sur quoi fonder un espoir crédible ?

  5. 155
    olivier dit:

    Voila j'ai coché Jean-Luc Mélenchon pour nous representer à la presidentielle, j'espere qu'il va cartonner chez les cocos.
    Résultats Dimanche.

  6. 156
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @139 marc : " Les américains, pas si bêtes se financent auprès de leur banque centrale, les chinois aussi."

    On peut ajouter le Japon, ce qui n'est pas rien non plus. Tous les pays, hélas, adhèrent à l'ultra libéralisme mondialisé qui partout fait des ravages. Mais dans le troupeau, l'Europe se distingue comme la zone où le dogme est appliqué avec la plus grande stupidité, alors que ça n'est vraiment pas la peine d'en rajouter. On a souvent dit que la droite française était la plus bête du monde, maintenant c'est de l'Europe qu'on peut le dire, (droite dure et gauche molle confondues). La France aurait pu apporter à l'Union une autre contribution que celle là.
    Mais pour les spéculateurs, quelle aubaine ! Non seulement la privatisation crétine des emprunts rapporte énormément à des taux usuraires, mais elle fournit aux valets de l'oligarchie un argument en or pour affoler les foules : soumettez vous, repentez vous, et payez. Pensez à vos enfants et petits enfants ! Le pire c'est que ça marche pour encore une majorité des gens (Aphatie y croit comme un enfant au Père Noël). Venant de l'oligarchie c'est renversant, elle qui fiche en l'air gaillardement les fondements de la démocratie réelle et la planète elle même et qui se faisant, se moquent bien de nos enfants et petits enfants.
    Conclusion : on peut parler à bon droit, en toute rigueur économique, de dette fictive, d'endettement bidon, de créances douteuses ou honteuses et tout autre terme soulignant la fumisterie et le cynisme sans borne de ces gens là.

  7. 157
    Daniel Mérino dit:

    Pourquoi tant d'agitation autour du vote des militants communistes? Avez-vous une seule fois vu ou entendu Jean-Luc Mélenchon essayer de peser de quelque manière sur le choix qu'ont à faire ceux-ci ? Parlent pour lui (ou contre lui) ces nombreux mois passés déjà où le coprésident du PG a mis son verbe et sa flamme au service ou pour la défense de ce pour quoi nous tous, ceux du PCF, du PG, de Gauche Unie, de la Fase, de... concédons des efforts et forgeons une espérance : un Front de gauche armé d'un programme et d'une volonté d'aller au pouvoir. Laissons les camarades communistes décider sereinement et réjouissons-nous que ce choix qu'ils ont à faire ne soit pas une fiction mais un moment de réelle gravité.

  8. 158
    phil30 dit:

    Je pense qu'il faut dédramatiser ce vote interne du PC. Chassaigne défend l’idée du Front et bien sur cela permettrait de faire passer en compensation beaucoup de choses. Comme c'est parti il y a un risque d’éclatement du PC dans le cas contraire, qui pourrai bien sur ouvrir un espace mais c'est la politique du pire, on a assez donné. Et après tout le PG et Mélenchon ont fait leur boulot, alors soyons sereins. Mélenchon animateur du comité de campagne ça aurai de la gueule (et on aurai du mal a lui faire fermer si je peux me permettre).
    PS: cela posé, je pense que le Front avec le PC prend le risque de nous ringardiser si on arrive pas a se faire entendre et comprendre comme force écologiste et citoyenne (le PC est complètement à coté de toutes les formes nouvelles de lutte).
    cordialement a tout/tes

  9. 159
    Jean Jolly dit:

    Les adhérents du PC sont face à un choix délicat pour leur conscience, il faut l'admettre du seul point de vue partisan mais ils doivent se rassurer du point de vue stratégique pour faire avancer leurs idées. Il parait clair que Jean-Luc n'a pas du tout l'intention de s'accaparer du PC ni d'imposer quoi que ce soit au parti mais il faut bien reconnaître qu'il est le mieux placé pour rassembler la gauche dans une large fourchette pour enfin espérer apercevoir la lumière au bout du tunnel... Et puis, il n'y a aucune crainte à le deviner Président de la République puisqu'il veut sortir du régime monarco-présidentiel institué par la V ème République pour favoriser un régime parlementaire.

    Donc tout à gagner pour le PC qui serait majoritairement représenté à l'assemblée. Du moment que le programme partagé soit appliqué, tout le monde à gauche sera satisfait et pourquoi pas un futur Président communiste si les français venaient à se débarrasser de leurs stupides préjugés ? Il faut, pour cela, les convaincre que la propagande oligarchique digne du maccarthysme les aura trompé sur le communisme... Cinq ans c'est à la fois long et court pour faire ses preuves.

  10. 160
    Poncet dit:

    Autre chose, rien à voir mais on en a déjà parlé : Chavez n'avait pas tort de se méfier de la "révolution" Libyenne :

    (vu dans l'Humanité Dimanche du 16 au 22 juin).

  11. 161
    hema dit:

    "Financer l'avenir sans creuser la dette" : Cette note de FNH est effectivement très intéressante, et les débats qui ont suivi le sont tout autant car ils permettent de bien voir les points d'accord et les point de blocage.
    Il est notamment assez affligeant ou inquiétant de voir que le seul qui n'a rien compris est le Banquier de la Caisse des Dépots (2 heures de débats mais ça vaut le coup).
    http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/financer-l-avenir-sans-creuser-la-30363

  12. 162
    Bien Modestement dit:

    La rupture s'appelle 6ème République !

    Lancer et alimenter ce débat, c'est ouvrir des perspectives... et donner un cadre concret à un futur moins individualiste et plus humaniste.
    Le "Politic Storming" doit tout balayer dans le sens le plus créatif de ce verbe...
    Pas de jugement de valeur à priori...
    Une écoute et un profond respect de tout ce qui peut être proposé dans le sens l'intérêt général.
    Et ce dernier triomphera d'abord naturellement mais aussi radicalement quand il ne sera pas possible de faire autrement sachant qu'il empruntera toujours le même chemin: celui des urnes !

  13. 163
    DENIS Alexis dit:

    Il serait bien que Jean-Luc Mélenchon parle de ce qui se passe en Libye. Finalement, les guerres se déclarent sur des mensonges: armes de destruction massive pour l'Irak, imminence d'un massacre à Benghazi en Libye. Par contre, impossible d'intervenir dans le cas de massacres réels comme en Syrie. On est très loin de la mission définie à l'ONU.
    Par ailleurs, je conseille à Jean-Luc Mélenchon de lire "Le piège de la dette publique - Comment s'en sortir" rédigé par des économistes d'ATTAC. Très intéressant.

  14. 164
    Gilbert LAURET dit:

    Voilà le film qui montre Mikis Theodorakis le jour de son intervention à Athènes. http://www.youtube.com/watch?v=LeeHY7YRHiI.

  15. 165
    jean le hussard dit:

    Ça y est ! Le "postulant candidat" aux primaires socialistes et ardant défenseur de l'Europe vient de cracher le morceau hier dans un discours : il a peur ! Il a peur que le système de l'Euro se casse la gueule !
    Mais c'est déjà fait camarade. Nous allons encore mettre 100 milliards d'Euros dans le tonneau des Danaïdes (vive l'Antiquité et ses mythes fondateurs). En fait se sont les accords franco-allemands qui autorisent les banques à prêter ces sommes astronomiques aux autorités grecques au plus vitre. Mais qui va encore assurer le remboursement et les risques ? Bibi et vous autres ! Car du côté de la Méditerranée y'a plus rien tout est déjà vendu !
    Mais combien de temps encore allons nous subir toutes les erreurs des prédateurs politico-financier qui saignent les citoyens sans vergogne !

  16. 166
    Maria dit:

    Je sais que vous avez aussi de gros problème, mais on peut dire que ce sont les mêmes que dans toute l'Europe. En Espagne le mouvement 15M n'a pas diminué sa force, bien au contraire, ce qui me semble curieux c'est le manque d'information dans les médias français. L’Espagne est beaucoup plus près de vous que la Grèce et elle essaye de toute ses forces (son peuple bien-sûr) de ne pas arriver à la situation extrême dans laquelle les actionnaires des banque ont plongées la Grèce (je ne veux pas parler des "Marchés", c'est une nominalisations qui efface les agents du processus, c'est à dire les personnes qui mettent en marche les actions, les bénéfices à court terme, la spéculation pour gagner plus, sans rien offrir en échange et peu importe les conséquences...).
    Demain dimanche le 15M a convoqué une manifestation dans tout le pays, cependant on dirait que les médias s’intéressent plus quand c'est plus loin, sans doute la peur de la contagion, de perdre les sponsors et que le patron te ramène à l'ordre évite les commentaires. Si vous lisez les revendications du 15M vous verrez qu'elles sont très proches du Front de gauche, c'est pour cela que je suis étonnée qu'il n'y pas de références, sauf un participant qui a posté le lien où l'on peut voir des infiltrés de la police dans la manifestation du 15 juin à Barcelone. Le 15m est organisé, préparé, non-violent et avec un 80% d'acceptation dans l'opinion publique (de là le besoin de créer des situations violentes qui justifient l'intervention de la police).
    Je voulais simplement faire participer ce qui se passe chez nous et me rappeler à moi même, migrante espagnole des années 70 (j'ai 50 ans), que mes valeurs de Liberté, Égalité et Fraternité je les ai apprises en France, au Lycée à Marseille avec de très bons profs d'histoire et de français. Merci de nous permettre cet espace d'expression. Bonjour de València.

  17. 167
    vm dit:

    Merci à G. Lauret 164 pour le lien avec la vidéo de Grèce. Le discours est précédé d'extraits du film Z de Costa-Gavras, à voir ou à revoir absolument.
    Oui, il faut protester auprès des médias qui ne nous montrent rien de ce qui se passe réellement en Grèce, comme en Espagne, au Portugal, en Italie ou même en Angleterre, où étudiants et ouvriers ont manifesté contre la politique "européenne" de Cameron !
    Si j'écrivais en espagnol ou en anglais, ça passerait ?
    Que se vayan todos ! Et sur une pancarte grecque : IMF go home ! Ou encore : Είμαστε όλοι αγανακτισμένοι (Nous sommes tous des Indignés) !

  18. 168
    JB dit:

    Le gouvernement grec s'est prosterné devant le marché et les banques pour avoir de l'argent pas cher pendant des années. Et le peuple grec en a redemandé, parce qu'ils en profitaient, indirectement certes, mais ils en profitaient quand même.
    Maintenant il faut payer l'addition et la note est salée, alors les grecs parlent d'injustice, de diktat, ou d'austérité. Les grecs sont de grands enfants qui veulent le beurre et l'argent du beurre. En témoigne ce Mikis Théodorakis.
    Les marchés ont été très gentils avec la Grèce en lui permettant de se financer à peu de frais. La vérité est que les grecs devraient remercier les banques de leur avoir prêté tout cet argent pas cher. Mais les grecs ne veulent pas rembourser, c'est trop difficile de rogner sur son train de vie.
    La vérité c'est que la Grèce s'enfonce dans le marasme économique depuis des décennies - comme la France - et que l'interlude euro leur aura permis d'amortir la chute. Mais bientôt il va falloir finir les derniers mètres sans le parachute de l'euro, et l'atterrissage va être douloureux pour les grecs.
    Maintenant je dis, chiche ! Que la Grèce refuse tout plan de sauvetage, refuse de payer ses dettes, et refuse tout nouvel emprunt sur les marchés. Et on verra bien qui sera perdant à ce petit jeu.

  19. 169
    ddmm dit:

    Il est taquin de JB… Ou bien alors fidèle laquais servile de l’oligarchie…
    Salops de pauvres hein !

  20. 170
    Pulchérie D dit:

    Je souhaite que le post 168 soit laissé en place.
    Il nous apprend à quel degré de distorsion les esprits de droite en sont arrivés pour juger la situation économique actuelle, et combien sera dure la lutte avec des intelligences aussi bornées.
    Ce ne sont pas les personnes intelligentes ayant encore des attitudes de droite qui sont à craindre, mais les autres.
    Cela sert-il à quelque chose de discuter avec des JB ? De leur recommander des lectures ?
    C’est inutile.
    Mais des cas semblables sont, j’en ait la naïve conviction, des exceptions.
    Je tiens cependant à lui apprendre que ce Mikis Theodorakis (ce est l’ iste de mépris du latin classique) est un rescapé des camps de concentration de la dictature des colonels grecs, durant la fin des années 1960, et qu’il mérite le respect, notamment de ceux dont l’adjectif qualificatif s’écrit en trois lettres (voir la tirade de Cyrano).

  21. 171
    JB dit:

    Laquais de personne, et à aucun moment je ne critique les pauvres.

    De toutes façons la dette de l'état grec se paie avec les impôts, donc ce ne sont pas les plus pauvres qui paient le plus.

    N'empêche qu'il faut payer. Toujours cette histoire de beurre et d'argent du beurre.

  22. 172
    Rachel dit:

    @JB 172 : regardez cette émission, ça vous fera sûrement du bien : http://www.dailymotion.com/video/xd8n76_j-l-melenchon-dans-arret-sur-images_news. Bon courage !

  23. 173
    Lisée dit:

    Monsieur JB,

    C'est payé avec les impôts, donc, selon vous, pas par les "pauvres" (qui ne payent pas d'impôt sur le revenu).
    Il faut mieux vous renseigner, regardez votre dernière déclaration d'impôts et vous verrez que les recette de l'état sont bien plus importantes par la TVA (payée aussi par les pauvres) que par l'impôt sur le revenu.
    Allez faire votre propagande ailleurs svp

  24. 174
    vm dit:

    On peut quand même répondre à JB 168 trois vérités bien simples :
    1) il confond les peuples et les gouvernements : Non ! les peuples ne profitent pas de la politique des traders, banksters, Cac40 et autres Medef qui les gouvernent. La preuve : les riches sont toujours plus riches (la crise, ils en profitent, les actionnaires grecs comme les autres !) et les pauvres, le peuple, classes moyennes comprises, sont toujours plus nombreux et plus pauvres.
    2) La Grèce s'est endettée parce que les banques privées lui prêtent à des taux usuraires... tandis que la BCE re-prête aux banques privées à un taux minimal ! le traité de Lisbonne interdit que la BCE prête directement aux Etats. N'oubliez pas que c'est Giscard et autres Barroso qui sont à l'origine de cette Europe du fric.
    3) La propagande de la pensée unique dresse les peuples les uns contre les autres en leur faisant croire qu'ils vont avoir à payer pour les autres, alors qu'ils payent pour la classe dirigeante de leur propre pays ! déjà les Gros lorgnent sur ce qui reste de services publics en Grèce pour encaisser de nouveaux profits. Et n'avez-vous pas entendu les "Européens" de Bruxelles dire que le Smig français est trop élevé ? Non, bien sûr, puisque les JT n'informent plus.

    Nous sommes tous des indignés !

  25. 175
    JB dit:

    @Pulchérie D
    J'ignorais qu'il y eu des camps de concentration en Grèce. Vous avez sans doute des photographies et des documents pour étayer cette affirmation. Si oui, j'aimerais les voir.

    @Rachel
    Pas besoin d'une vidéo d'1h27. Répondez à une question très simple :
    Si vous me prêtez 100 €, est-ce que vous êtes d'accord pour que je ne vous rembourse pas ?
    Je suppose que non. Et bien voilà, on a résumé le problème grec.

  26. 176
    Téel dit:

    @JB

    Chacun est libre de ses propos et de ses idées, mais au moins, ne soyez pas méprisant à l'égard du peuple grec qui n'est pas responsable de ce pourquoi on le prend aujourd'hui à la gorge : la tricherie et la corruption organisé au plus haut niveau, dont les instigateurs coulent des jours paisibles il me semble.

  27. 177
    JB dit:

    @vm
    1) Non ! les peuples ne profitent pas de la politique des traders, banksters, Cac40 et autres Medef qui les gouvernent.
    Bin voyons, le fonctionnaires grecs, qui représentent 17% de la population, en ont très bien profité puisqu'ils sont payés par le gouvernement grec. Et par ricochet l'économie grec en a profité puisque les fonctionnaires ont dépensé leur argent.
    Ceux qui se sont appauvrit ce sont les salariés grecs du privé, mais ils se sont globalement moins appauvri que si la Grèce n'était pas entrée dans l'Europe.

    2) La Grèce s'est endettée parce que les banques privées lui prêtent à des taux usuraires...
    Grâce à l'Europe, la Grèce a pu emprunter au même taux que l'Allemagne, ce qui n'est certainement pas un taux usuraire. Vous confondez avec les CDS.

    3) La propagande de la pensée unique dresse les peuples les uns contre les autres en leur faisant croire qu'ils vont avoir à payer pour les autres, alors qu'ils payent pour la classe dirigeante de leur propre pays !
    Ça c'est pas faux par contre : les européens vont se faire entuber par leurs dirigeants. Et ils vont payer pour les autres, comme quoi ce n'est pas incompatible.

  28. 178
    Jean Jolly dit:

    @ jb.

    Tu ne connais personne dans ton entourage qui aura contracté un ou plusieurs crédits révolving (taux d'usure) formatée par les pubs alléchantes des divers produits inutiles, voire même pour subvenir aux besoins les plus élémentaires du foyer, et fatiguée de trimer pour des clopinettes sans espoir d'amélioration (bien au contraire) ?

    Qui est responsable ? Cette personne ou bien ceux qui se gavent sur les malheurs des autres sans aucun scrupule ?

    Le principe du redressement d'un sur-endetté ne consiste pas à le charger d'autres prêts toujours plus chers ou de le mettre à poil mais de stopper cette spirale infernale et irréversible en étalant sa dette convenablement de manière à lui permettre de remonter.

    On ne sauve pas un quidam qui se noie en lui enfonçant la tête sous l'eau...

  29. 179
    Victor dit:

    Si je vous prête 100 Euros que je n'ai pas, et que je les empruntes à autrui qui ne les a plus pour vous les prêter, comment appelez-vous cela? Du capitalisme financier! Le peuple devrait rembourser ce que des inconscients ont permis?
    Si cela continue on va droit dans le mur, donc on ne rembourse plus et on met les compteurs à zéro.
    On ne va tout de même pas demander à nos enfants de rembourser notre dette?Ne vous inquittez pas, ceux qui "perdraient" ne peuvent mal de connaître la famine.
    On redistribue les rôles de reponsabilités dans la classe dirigeante, dans le travail, dans l'agriculture et on nationalise certaines entreprises génératrices de fric et tout va redémarrer.

  30. 180
    JB dit:

    @Téel
    J'ai déjà dit que je ne méprisais pas le peuple grec, en aucun cas. Par contre je n'aime pas les mauvais payeurs, est-ce un mal ? Si vous me prêtez de l'argent je mettrais un point d'honneur à vous le rembourser. Parce que je pense que vous pouvez avoir besoin de cet argent vous aussi. C'est normal, un prêt ce n'est pas pour l'éternité. Bon, aujourd'hui des grecs comme Mikis Theodorakis nous disent qu'ils ne veulent pas payer. Si c'est le cas, forcément il y a des gens qui ne reverront pas leur argent. Et non, ces gens qui vont payer ce ne seront pas les banksters, ne vous inquiétez pas pour eux, mais plutôt pour vous. Est-ce normal et juste ?

    @Lisée
    Je n'ai pas dit que les pauvres ne paient pas d'impôts, j'ai juste dit qu'ils en paient moins que les riches. C'est le principe de l'impôt progressif. Mais le sujet de la TVA payée par les pauvres est un débat à lui tout seul, et ce n'est pas le sujet ici.

    @Jean Jolly
    Oui j'ai un proche qui a usé du crédit revolving et il s'est rendu compte au bout d'un an que la solution était de rembourser le plus rapidement possible ces prêts pour repartir sur des bases saines.
    Et le responsable c'était lui, car personne ne l'a forcé à signer. De plus il était bien content de profiter des marchandises.

  31. 181
    gp91 dit:

    jb (175)
    Un des camp était dans l'ile de Makrinitsa (au sud est du cap Sounion). D'autres îles de la mer Egée ont servis de camp de relégation.

  32. 182
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @Tous
    Vous pouvez répondre à JB tant que vous voudrez, c'est votre droit, mais à mon avis vous perdez votre temps. Vous ne le convaincrez pas et lui non plus. C'est un choix au départ. On approuve ou non le monde tel qu'il est : dominé et écrasé par l'ultra libéralisme sauvage mondialisé, le capitalisme de casino et la dictature des marchés ou, ce qui est mon cas et le vôtre, on le condamne de la façon la plus ferme en réfléchissant aux moyens de mettre sur pied un autre monde, meilleur et plus juste, dans lequel les spéculateurs et les rentiers n'auront plus leur mot à dire !
    Les gens comme JB ne viennent pas ici pour convaincre qui que ce soit. Par leur propos ils veulent seulement détourner le débat. Sur ce blog viennent des citoyens qui ont fait leur choix et qui réfléchissent ensemble à l'avenir et qui, après mûres réflexions, ne se posent plus la question, la plupart du temps depuis des années, voire des décennies, de la pertinence du système mondial actuel.
    En tenant ce genre de propos négationistes des ravages de la spéculation, JB réussit à vous détourner de votre objectif. Il ne faut pas tomber dans le panneau et le mieux est de l'ignorer. Cela dit, chacun est libre...

  33. 183
    Harry Corouge dit:

    JB dit:
    Si vous me prêtez 100 €, est-ce que vous êtes d'accord pour que je ne vous rembourse pas ?
    Je suppose que non. Et bien voilà, on a résumé le problème grec.
    Mon pauvre JB. Ce que vous n'arriverez jamais à comprendre dans votre petite cervelle, c'est que les prédateurs financiers nous prête notre propre argent : Les Etats ont renfloué les financiers à un taux dérisoires et avec cet argent, les financiers achètent des obligations d'Etat à des taux astronomiques.

  34. 184
    Daniel ROUX dit:

    Tout cela est bien intéressant, la crise grecque, le courage du peuple grec, Hollande et Chirac en bateau, et l'arrivée d'un nouvel adhérent, fort sympathique d'ailleurs mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est le raidissement dangereux des droites européennes qui sentent venir l'épreuve de force avec les peuples et tentent par tous les moyens de détourner leur attention, pendant que la tragédie dont ils sont les responsables, se noue irrémédiablement et ruine à l'avance les chances de politiques alternatives démocratiques.

    Le contrôle des médias n'a jamais été aussi étouffant. Quelles critiques sur l'aventure libyenne de la seule initiative du chef Sarkozy après la Côte d'ivoire et l'Afghanistan? Quelle mention du coût insensé de ces agressions colonialistes? Quelles informations sur la catastrophe nucléaire japonaise et la remise en question du nucléaire sur toute la planète sauf en France? Quelle alerte citoyenne sur la loi bâillonnant de l'information sur internet en préparation ? Quel bilan sur la catastrophe du mandat Sarkozy et ses conséquences à venir?

  35. 185
    loup dit:

    A propos de la candidature de Mélenchon pour les présidentielles, c'est peu dire qu'il ne fait pas l'unanimité. Par exemple au Havre, une section plutôt fermée, Chassaigne obtient 62 % et Mélenchon 35 %. Qu'en sera-t-il au niveau national ? J'avais des doutes, les faits havrais me rendent pessimiste.

  36. 186
    Née un 19-Août dit:

    Un dossier intéressant sur la Grèce par Arrêt Sur Images : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4104

    Il faut bien faire gaffe à ne pas confondre un peuple et son gouvernement. Qui a maquillé les comptes de l'Etat grec ? Le peuple ou les gouvernements ? De là, il n'y a pas de raisons de punir le peuple ni de le culpabiliser.

    J'en ai ras-le-bol de ces leçons de morale que les puissants ne cessent d'asséner aux peuples. A tous les niveaux. La semaine dernière, en réunion locale de quartier, le maire (UMP) de ma ville nous faisait bien comprendre que lui il avait un budget à gérer, mais pas nous ! Ah bon, et on vit de l'air du temps ? (J'aimerais bien... ça résoudrait mes problems de budget...) L'ignorance crasse de nos politiques et de nos médias "mainstream" en économie me désespère.

  37. 187
    laforcedupeuple dit:

    Nous ne pouvons plus rien changer du passé, mais notre avenir nous appartiens. Alors oui, Mélenchon gouvernons!

  38. 188
    Gilbert Duroux dit:

    #163 DENIS Alexis
    "Il serait bien que Jean-Luc Mélenchon parle de ce qui se passe en Libye".

    Ça c'est vraiment vache. Vous essayez de piéger Jean-Luc Mélenchon. Vous comprenez bien qu'il n'a pas envie de parler de la Libye vu qu'il doit se sentir tout couillon d'avoir voté l'intervention militaire occidentale. D'accord, ça devait se faire sous l'égide de l'ONU, mais il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que le "machin" (c'est ainsi que de Gaulle appelait l'ONU) allait être la porte ouverte à l'intervention de l'OTAN.

  39. 189
    Harry Corouge dit:

    185 - loup
    A propos de la candidature de Mélenchon pour les présidentielles, c'est peu dire qu'il ne fait pas l'unanimité

    L'épreuve du choix démocratique : Si le Front de Gauche ne survivait pas à des communistes choississant André Chassaigne, c'est que ce n'était qu'une construction politique destinée à servir de machine électorale à Mélenchon !

  40. 190
    Louis st O dit:

    190 @Harry Corouge
    « L'épreuve du choix démocratique : Si le Front de Gauche ne survivait pas à des communistes choisissant André Chassaigne, c'est que ce n'était qu'une construction politique destinée à servir de machine électorale à Mélenchon ! »

    J’ai une meilleur idée, si Chassaigne était élu, avec une majorité de communiste au front de gauche, 80% des communistes au législatives et un président communiste, il faudra renommer le Front de Gauche, je suggère de le renommer « Parti Communiste » ?

  41. 191
    citoyenne21 dit:

    A Haricot rouge (190)
    Si c'est Chassaigne, le front de gauche sera estampillé communiste (je ne dis ni que c'est mal ni que c'est bien) et ça n'aura plus du tout le sens d'ouverture que si c'était Mélenchon ! Voter pour un Front de gauche représenté par un républicain ou par un communiste (si bien soit-il humainement) n'exerce pas du tout le même attrait sur l'électeur. Avec Mélenchon, pouvaient se joindre à nous les socialistes en voie de rupture avec le PS, quelques centristes aussi et pourquoi pas quelques uns de droite aussi (certains de droite sont déjà venus sur ce blog pour dire qu'ils appréciaient Jean-Luc malgré qu'ils étaient de droite) ! Chassaigne ne séduira que des communistes et puis il va y aller comme Jean-Luc à toutes les émissions télé ? Il va y aller même pour 10 minutes à se faire taper dessus ? Jean-Luc sait rembarrer, je ne vois pas Chassaigne ayant le même potentiel réactionnel !

  42. 192
    Harry Corouge dit:

    191 - citoyenne21 et 190 - Louis st O

    Il n'y a eu, il n'y a, et il n'y aura jamais de sauveur suprême. Si vous croyez le contraire ou si le vote démocratique vous pose problème, alors peut être que votre place n'est pas à gauche.

    Cordialement

  43. 193
    odp dit:

    A Jean-Louis 156 et Marc 139.
    Certes, jusqu'en 1973, l'Etat Français pouvait emprunter à la Banque de France à ce qui était, de facto, un taux nul mais dans les limites du stock d'or de ladite BdF. Pour mémoire, le stock d'or de la BdF est actuellement estimé à 27,000 tonnes ce qui, au cours actuel de l'or, équivaut à 93 millards d'Euro et est à mettre en perspective avec les 1,500 milliards de dette publique (6.2%). La loi de 1973 a été votée suite à l'abandon de facto de la convertibilité-or et afin de faire face à l'explosion des dépenses publiques que l’apparition du chômage de masse entrainait et que 1er choc pétrolier allait encore augmenter. Pas pour enrichir les banquiers. Quant aux USA, certes également ils se financent auprès de leur Banque Centrale mais pour un montant de $600 bn, ce qui représente moins de 4% de leur dette totale. Il s'agit d'une mesure technique destinée à faire baisser les taux d'intérêts US, pas d'un réel mode de financement.
    En contrepoint d'ailleurs, ce qui se fait en Europe via la BCE est, contrairement à ce que vous indiquez, bien plus significatif, puisque la BCE a acheté (estimation) près de 45 milliards de dette de l'Etat grec pour un stock de l'ordre de 310 milliards, soit 14.5% de celui-ci, avec d'ailleurs le succès que l'on sait.
    Bref, encore une fois, il n'y a pas de magie: la monnaie est un instrument d'échange. Si sa valeur réelle ou perçue par celui à qui on la vend décline trop fortement en raison un financement massif des déficits auprès de la banque centrale, c'est l'effondrement, comme ce qui est arrivé au Zimbabwe ces 25 dernières années ou à l'Allemagne des années 20, avec pour conséquence la ruine du pays et de sa population.
    Donc non la dette publique n'est pas fictive. Et non la planche à billet n'est pas la panacée. Le croire est puéril.

  44. 194
    Loup dit:

    Harry Corouge 189, 192
    Non bien sûr Mélenchon n'est pas le sauveur suprême (ni Chassaigne d'ailleurs). Il s'agit simplement de savoir quelle conception du Front de Gauche va l'emporter. Si Chassaigne l'emporte, il faudra accepter le choix démocratique des militants communistes mais la prophétie de MG Buffet sera réalisée: non pas une OPA de Mélenchon sur le PCF mais une OPA du PCF sur le Front de Gauche... Un candidat estampillé PCF à la présidentielle et 80 % des circonscriptions aux communistes ne peut pas créer la dynamique unitaire. Admettons que Chassaigne remporte la "primaire", en quoi est-ce démocratique? Le PG, GU et Fase se sont prononcés pour Mélenchon, que va-t-on faire de ces voix ? Faut-il les rajouter aux votes des communistes, il y aura blocage ?
    Si Chassaigne l'emporte cela veut dire que les communistes n'ont qu'une approche opportuniste du Front de Gauche: le PCF au centre, les autres ne sont que des satellites pour apporter des voix aux communistes. La dynamique serait rompu et il n'est même pas sûre que les députés communistes sortants y survivent.

  45. 195
    Louis st O dit:

    192 @Harry Corouge

    Décidément vous ne comprenez pas !
    Qui vous parle de sauveur suprême ! Je vous parle d’équité, c'est-à-dire PG + GU + PC + FASE + …. Tous les autres que j’espère vont vous rejoindre (ainsi que vous je pense), et vous voudriez vous « partager » par rapport au Front de Gauche, le Nombre d’adhérents, les cantonales, les législatives la présidentielle, sûrement bientôt les communes et les sénateurs.
    Pour être de Gauche il faut être « partageux » (je ne sais pas qui-est-ce qui disait ça) !
    Si cela ne vous choque pas, je crois que c’est vous qui n’êtes pas à gauche !
    Amicalement

  46. 196
    Alain Guillou dit:

    Si Jean-Luc est choisi par l'ensemble des organisations du Front de gauche, alors, un défi nouveau se pose aux partis et à leur "cartel" pour prouver qu'ils sont capables de poursuivre la "logique d'ouverture" en direction d'une "puissance citoyenne" à disposition des gens à qui il sera demandé de voter et pour notre candidat unique porteur d'une autre république d'où le pouvoir personnel présidentiel sera banni, et pour les candidats aux législatives, porteurs du programme partagé.
    Déjà ici, des travaux pratiques sont demandés par les citoyens qui n'accordent aucun blanc-sein au belliciste Sarkozy : tout en ayant voté ou pas voté la dernière résolution de l'ONU, sommes nous capables de signer la pétition du Mouvement de la Paix, celle que je vous propose de signer comme je l'ai fait moi-même, tout en soutenant très tôt la candidature de notre ami Jean-Luc Mélenchon ?
    Si la réponse est "Oui", alors, le Front de gauche a l'avenir pour lui. Sinon, "de profondis" !

  47. 197
    Jean Jolly dit:

    @ loup.

    C'est bien simple, si le score national est similaire au score Havrais je voterai pour André Chassaigne... Si, et seulement si, on inverse la stratégie décidée par le Front de Gauche, c'est à dire que le PG, la GU et la FASE se réservent 80 % des candidatures aux législatives et le reste pour le PC, sinon j'irai à la pêche.

    Il y a toujours moyen de s'arranger entre gens de bonne volonté.

  48. 198
    Pulchérie D dit:

    @JB (175)
    Mon jeune ami,
    Vous ignoriez qu’il y a eu le régime des colonels, en Grèce ! Vraiment ?
    Tapez régime des colonels sur Google et vous en apprendrez sur le sujet : que ce régime a commencé en 1967 et qu’il a pris fin en 1974.
    Vous saurez aussi que ce fut un régime dictatorial, installé avec l’appui de la CIA (voir Gust Avrakatos) ; vous apprendrez que la Grèce des colonels se retira du Conseil de l’Europe, prévenant ainsi son expulsion, suite à la conclusion de la Commission des droits de l’homme du dit Conseil, que la torture était une pratique administrative courante sous les colonels de Papadopoulos.
    Vous saurez aussi que, comme le Chili de Pinochet, la Grèce de Papadopoulos continua à être soutenue militairement par les USA (complexe militaro-industriel oblige).
    Des milliers d'opposants furent arrêtés. D'autres furent purement et simplement abattus. Les camps de concentration furent aménagés sur des îles peu accueillantes. C’est par centaines que des artistes et intellectuels grecs prirent le chemin de l’exil.
    C’est le 26 octobre 1969 que Theodorakis fut interné au camp disciplinaire d’Oropos, près d’Athènes, où il composa, malgré les tortures, l’ébauche de sa célèbre cantate « Le Corbeau», pour soliste, chœur et orchestre, œuvre qu’il n’acheva que longtemps après sa délivrance et qui fut exécutée en 1993 au festival de Cologne.
    Peut-être ne savez-vous pas, mon petit JB, qui était Pinochet et ce qu’il fit en 1973 ?
    Mais essuyez donc la confiture que vous a laissée sous le nez votre goûter.

  49. 199
    Gilbert Duroux dit:

    Sébastien Fontenelle, de Politis, dénonce l'ignominie de Manuel Valls à l'encontre de Mélenchon. S'il y en a encore qui avaient des illusions sur le Nouvel Observateur et pensaient que c'était un canard de gauche, il serait temps, peut-être de revoir leur jugement (et leurs abonnements). Comme disait Laurent Joffrin, à propos du Nouvel Obs', "nous faisons un Gala pour les riches"...
    Il serait peut-être temps de laisser l'achat de cet hebdo aux clients des produits de luxe qui inondent les pages de ce torchon.

  50. 200
    jean 28 dit:

    Nous sommes samedi, à 18h le scrutin du vote PC est clos, le dépouillement à commencé, je ne comprends pas cette fièvre qui s'empare de certains sur ce blog concernant celui qui sortira vainqueur, ce n'est pas une section fusse-t-elle celle du Havre qui fait le printemps, dans beaucoup d'autres sections Jean -Luc est largement majoritaire, pas de plan sur la comète d'une manière intempestive les amis, les analyses pourront intervenir dès demain...

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