08juin 11

Copé, Trichet, la Slovénie, le Japon t’irradie, et le Front de gauche qui avance.

L’histoire se cherche, vous ne trouvez pas ?

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Nous allons jeter un petit coup d’œil sur le maigre espace politique sans intérêt qui subsiste à côté des immenses affaires DSK, Tron. Sans oublier le grand débat philosophique du moment sur le devoir d’inquisition et de viol de la vie privée par la cléricature médiatique. Que voit-on alors ? On voit un paysage très contrasté. Entre bonnes et mauvaises nouvelles, l’histoire se cherche. Au Portugal, au Pérou, en Slovénie. Et chez nous aussi, alors que la droite soi disant « républicaine » se vautre dans une régression intellectuelle anti pauvre très inquiétante. Je veux parler de tout ça. Je dois aussi transmettre une information à propos des conséquences en France de l’accident nucléaire japonais. Et, bien sûr, je vais dire un mot sur la décision de la Conférence nationale du Parti communiste français concernant la candidature commune du Front de gauche aux élections présidentielles.

L'UMP est lancée dans la guerre aux pauvres. Dans cette stratégie abjecte du parti des riches, Wauquiez était un éclaireur. On l'avait présenté comme un électron libre, il était en fait chargé de lancer un ballon d'essai. L'UMP a dû juger l'essai concluant puisque c'est maintenant Copé lui-même qui reprend à son compte l'idée du travail forcé en contrepartie du versement du RSA. La Convention UMP sur la "justice sociale" du 8 juin a bien fait saigner le burnous ! Celle-ci a pour mission de  cibler « l'assistanat ». Ce mot affreux, est à lui seul un manifeste de classe ! Une bouche de gauche parlerait ici de solidarité ! Le but est de mettre en scène la fraude aux allocations sociales. Le plan de communication a été savamment préparé. Au ministère du travail Xavier Bertrand a commencé à pilonner, la semaine dernière, avec des chiffres opportunément choisis pour démontrer la soi disant « progression fulgurante » de la fraude. Un sujet sur lequel l'UMP se livre à une grossière manipulation en ne communiquant que sur la fraude aux prestations. Pour mieux se taire sur la fraude aux prélèvements dus par les entreprises.

Car la réalité des chiffres publiés par la Cour des comptes serait très encombrante pour le parti des riches. Les fraudes aux prestations sociales sont estimées à 3 milliards par an, soit à peine 1 % des prestations. Mais la fraude des entreprises aux prélèvements est estimée par la même Cour des comptes entre 8 et 14 milliards par an. C'est-à-dire entre 3 et 5 fois plus ! Si l'on regarde en nombre de fraudeurs, les caisses d'allocations familiales (qui gèrent aussi le RSA et les allocations logement) parlent de 2 % environ de bénéficiaires fraudeurs. A l'inverse, si l'on regarde du côté des plus riches, on apprend de la Cour des comptes que 87 % des contrôles fiscaux sur les grandes entreprises entraînent au moins un redressement au titre d’irrégularités. Cette réalité de la fraude, l'UMP la connait parfaitement. Et c'est délibérément qu'elle a décidé de la maquiller pour pointer du doigt les "assistés".

Nous en avons la preuve tangible, celle qu'a publiée la Cour des comptes. Il s'agit d'une lettre de mission adressée le 1er octobre 2007 par Sarkozy et Fillon au ministre des comptes publics, à l'époque Eric Woerth. Cette lettre explique cyniquement que «même si les enjeux financiers les plus importants sont liés à la lutte contre la fraude aux prélèvements, le chantier de la lutte contre la fraude aux prestations sociales [...] est celui pour lequel les efforts les plus importants sont à mener ». Leur chasse aux pauvres était donc préméditée bien avant le ballon d'essai de Wauquiez contre les allocataires du RSA.

En attendant ils pilonnent tous azimuts. Ce week-end, c'était le Figaro Magazine qui titrait sur la France des assistés. C'est la réplique de l'oligarchie contre les indignés qui se mobilisent  dans toute l'Europe contre la misère de masse. Pour cela le « Fig Mag » a sorti la grosse propagande. Lisez, vous n'en reviendrez pas : "Faire travailler gratuitement les allocataires du RSA : l'idée choc de Laurent Wauquiez a enthousiasmé l'opinion, lasse de déverser toujours plus d'argent dans le puits sans fond de la solidarité nationale". Enthousiasmé ? L’opinion ? Quelle opinion ? De qui ? De quel quartier ?  Intimider les plus pauvres pour leur faire rentrer la tête dans les épaules, flatter la cruauté de l’égoïsme social des nantis, voila la stratégie.

Il faut dire que Copé lui-même a beaucoup de choses à faire oublier en tant que pillard de l’Etat. Ainsi de sa niche fiscale exonérant d'impôt sur les sociétés les plus values de vente de filiales ou de participations boursières des entreprises. Un jackpot de 22 milliards économisés en 3 ans de 2007 à 2009 par les entreprises qui boursicotent. Copé avait annoncé au départ un coût "extrêmement raisonnable" d'un milliard par an. Un cout « raisonnable » représentant quand même deux fois le montant des économies réalisées en ne remplaçant qu’un  fonctionnaire sur deux… Si cela ne s'appelle pas un pillage !
Autre fraude pour justifier le travail forcé et gratuit des allocataires du RSA, Copé invoque "un principe qui fonde notre République : l’équilibre des droits et des devoirs". Voila un grossier travestissement du principe républicain qui proclame au contraire l'universalité et l'inaliénabilité des droits. A l'opposé de toute logique contractuelle ou de marchandage qui conditionnerait un droit au respect de tel ou tel devoir. C'est un sujet que j'ai déjà longuement abordé sur ce blog. Car malheureusement la rhétorique de "l'équilibre des droits et des devoirs" connait aussi ses heures de gloires à gauche.

C'est dans le programme de François Hollande que l'on en trouve désormais la déclinaison. En contrepartie des hausses de bourses proposées par le PS, Hollande propose en effet que les étudiants soient contraints d'effectuer gratuitement des heures de tutorat ou d'accompagnement d'autres jeunes. Même Châtel n'y avait pas pensé. Pourtant il ne manque pas d'imagination pour faire des économies et déqualifier les métiers de l'éducation nationale. Car c'est ça le pire dans cette proposition de Hollande : il fait comme si le tutorat et l'accompagnement universitaires pouvaient être improvisés par les étudiants eux-mêmes. Alors qu'il y faudrait des personnels formés et expérimentés.

J’en viens aux bonnes nouvelles. Le peuple slovène rejette, par référendum, le plan de réforme des retraites du gouvernement. En cause une réforme votée en décembre par le Parlement sur injonction du FMI et de l'Union Européenne. Détail qui fait réfléchir : c’est un gouvernement social-démocrate qui a fait cette proposition. La réforme visait à passer l'âge du départ de 63 à 65 ans. Pour contraindre le peuple au « Oui », le gouvernement n'avait reculé devant rien. Le premier ministre social-démocrate Borut Pahor avait affirmé : "si nous ne soutenons pas cette réforme, les finances publiques peuvent s'effondrer et alors les maîtres de notre destinée seront les Etats qui nous prêteront de l'argent". Votez oui ou vous serez pire qu’en Grèce ! Et il avait même faire intervenir dans la campagne le gouverneur de la banque centrale. Ça ne nous rappelle rien ? Réponse : « va voir en Grèce si j’y suis ! » « Non » à 72 % !» Le parallèle avec 2005 ne s'arrête pas là.

A peine le vote est-il intervenu que le gouvernement multiplie les manœuvres pour le contourner. Il a annoncé de nouvelles négociations pour convaincre de la nécessité de sa réforme des retraites. Et il a annoncé un train de mesures d'austérité pour anticiper une hypothétique dégradation de la note slovène sur les marchés financiers. En effet dans leur logique tout peuple qui relève la tête doit être sévèrement puni. Sinon gare aux répliques et à la contagion. Le bon docteur Strauss Kahn ne manque finalement pas tant que ça. Ses camarades peuvent continuer sa médecine sans lui.

Bonne nouvelle encore. Ollanta Humala est élu président du Pérou. Le niveau de grossièreté déjà atteint par les commentaires de la bien pensance social libérale nous promet une nouvelle grande cuvée de sectarisme anti populaire. Le nouvel Observateur.com s’était cru inspiré de décrire le second tour comme son cauchemar : Humala contre Fujimori ce serait « comme Mélenchon contre Le Pen ». Cqfd ! Les sociaux libéraux savent donc ce qui les attend dans cette hypothèse. Leur candidat pourri s’est fait expulser dès le premier tour avec un score aussi minable que la politique du voyou qui les représentait auparavant, le corrompu criminel Alan Garcia. On n’a pas fini d’en entendre à propos du Pérou. Mais ça va nous faire plaisir de les voir écumer de rage. Et le meilleur pour nous c’est de constater que le cycle de la révolution citoyenne ne s’est pas retourné en Amérique du Sud.

Mauvaise nouvelle ? Au Portugal, les sondages ont manipulé dur. Jusqu'à la dernière heure, ils ont mis en scène une soit disant égalité des intentions de vote entre le Parti socialiste et la droite. Un monstrueux chantage au vote utile a servi de toile de fond pour tuer le débat alors même que les trois partis les plus forts avaient d’ores et déjà signé l’accord de capitulation avec le Fmi et l’Union Européenne. Au final, bien sûr, la droite a gagné avec une extraordinaire avance sur le PS. Celui-ci a perdu près de cinq cent mille électeurs. Face à une scène qui semblait fermée par un duel imposé d’avance, et sans alternative, l’abstention a fonctionné comme une échappatoire pour tous ceux que cette partie ne concernait pas. La force dépressive de cette abstention a tout formaté à gauche. La suite s’annonce spécialement cruelle. Le nouveau premier ministre portugais accepte déjà de confier le pillage en direct de son pays par la troïka européenne. Mauvais signe supplémentaire : l’autre gauche a sévèrement régressé sur place. J’y reviendrai sous peu, bien sûr.

Mauvaise nouvelle encore, l’accélération incroyable des délires autoritaires de « l’Europe qui protège » et de ses griots. Trichet, le petit génie de l’austérité qui vous tue pour votre bien, a gargouillé son insondable mépris de la souveraineté des peuples. Propos inouïs. Mettez ses mots dans la bouche des pestiférés de l’ancienne union soviétique à l’égard des anciens pays de l’Est ! Qu’aurait-on dit ! Et d’ailleurs, « on » a dit. Quand Brejnev évoqua la « souveraineté limitée » des pays du Comecom et du pacte de Varsovie, quelles clameurs ce furent ! Là, silence radio. Au mieux, des comiques médiatiques ont suggéré que la proposition de créer un ministre des finances européen, était le plan de carrière personnel d’un jeune retraité de la banque centrale. Ah ! Quelle hauteur de vue ces médias ! Ne disons rien pour l’instant de notre héros national du sacerdoce médiatique européen, le Savonarole des bidets politiques, l’immense monsieur Quatremer ! Il est tout entier absorbé en ce moment par l’exposé de la  doctrine de ses cuistreries inquisitoriales. Il mélange donc à longueur de blog dénonciations moralisantes et confusions entre crime et calembredaines. Selon moi cette confusion nous en apprend davantage sur lui que sur le sujet dont il traite. Alors Trichet, dans ce contexte, c’est de la petite bière qui, si ça se trouve, ne couche même plus.

Et pourtant quelle leçon de chose que ce testament politique de Jean-Claude Trichet ! Il a prononcé jeudi 2 juin un discours d'anthologie à Aix-la-Chapelle où il recevait le "prix Charlemagne". Il a d'abord dressé un tableau idyllique de la politique européenne : "l’Europe a été la pierre angulaire de la prospérité économique fondée sur l’ouverture des marchés et la libre concurrence." "L’UEM a été bénéfique à l’emploi. L’euro a pleinement tenu ses promesses." Et, en pleine hallucination, il a même ajouté : "il n’y a pas de « crise de l’euro" ! Ces choses là sont possibles ? Oui, ce type existe vraiment. Mais depuis quand n’est-il pas descendu de sa soucoupe volante, voila la question.

Puis il s'est tressé quelques lauriers pour vanter son "engagement sans faille en faveur de la stabilité des prix". Un engagement fanatique assumé :"avant et durant la crise, toutes nos décisions relatives aux taux d’intérêt ont eu pour seul objectif de maintenir la stabilité des prix". Les rentiers lui feront une statue. Mais il n'en est pas resté là. Il nous a aussi gratifiés de propositions pour l'avenir. Accrochons nos ceintures.

Dans les rêves inspirés de monsieur Trichet, l'Europe autoritaire passe la vitesse supérieure. "Si un pays n’obtient toujours pas les résultats attendus, je pense qu’une deuxième étape s’impose et qu’elle devra être d’une tout autre nature ». Au secours, on entend un bruit de botte cloutée ! « Serait-ce aller trop loin, se demande faussement ingénu le raminagrobis du fric, que d’envisager de permettre aux autorités de la zone euro d’exercer une influence beaucoup plus forte et plus décisive sur l’élaboration de la politique économique au sein du pays concerné si celle-ci dérape dangereusement ?" Dérape ! Mais comment peut-on parler comme ça ?

Trichet précise sa proposition. Une caricature d’eurocratie. Il souhaite "que les autorités européennes aient le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale. ». Le premier mot qui compte ici c’est « les autorités » ! Foin des institutions et des représentants du peuple ! Et le mot qui tue c’est  « veto » ! Ceux qui m’ont trouvé exagéré sur le thème peuvent avoir des remords. Ceux qui ont regretté les accents populistes de ma dénonciation de l’Europe autoritaire (« ne croyez vous pas que vous exagérez ? ») et de la régression de nos libertés jusqu’au point du débat sur le droit de veto du roi (« vous savez bien que ce n’est pas du tout à l’ordre du jour ») voient dorénavant ce qu’il en est dans l’esprit du tout premier responsable européen.
 
Cette substitution de souveraineté, du peuple vers « les autorités » couvrirait un champ considérable. Que resterait-il après cela de la souveraineté du peuple ? C’est une nouvelle fois l’esprit du traité de Lisbonne et du projet de Constitution européenne qui visait à constitutionnaliser la politique économique libérale. « Cette compétence pourrait en particulier concerner les principaux postes de dépense budgétaires et les facteurs déterminant pour la compétitivité du pays". C’est dans ce contexte qu’il propose "un ministère des finances de l'Union". On voit comme il est superficiel d’en rester à des mauvaises plaisanteries sur un tel sujet. Et comme si cela ne suffisait pas, la conclusion qui se veut lyrique fait froid dans le dos ! Quel grand démocrate : "partout où le nom de Charlemagne a une signification, là est l’Europe". L'Union européenne placée en 2011 sous les auspices de Charlemagne empereur barbare de l’an 800 ! On se pince. Mais voila qui va comme un gant à l'Europe autoritaire que nous avons sous les yeux. Il y a 1 200 ans, ce "père de l'Europe" avait déjà essayé d'unifier l'Europe par la force des armes et l'orthodoxie religieuse. Leur projet est le même aujourd'hui : la force est désormais celle des banques et des marchés et l'orthodoxie celle du libéralisme et du libre échange. Et l’église pour nous exalter nos prétendues racines dans ces âges barbares. 

Certes, Trichet va partir. Mais son remplaçant est, lui aussi, un illuminé libéral grand teint. C'est l'actuel gouverneur de la banque d'Italie, Mario Draghi. Ce n’est un italien que d’apparence. En réalité il s’agit d’un zombie. Un mort vivant, ressorti tout droit du cimetière de la grande crise de 2008. Car le monsieur est l'ancien vice-président pour l'Europe de la toute puissante banque américaine Goldman Sachs. Quel merveilleux curriculum ! Un type qui est fier d’être caractérisé de « plus allemand des italiens ». Dans cette spécialité on a déjà donné en Italie. Mais pourquoi changer des équipes aussi performantes ! On peut donc lui faire confiance pour continuer à penser et agir « conforme » pour la zone euro.

Il n’a pas trainé pour entonner l’hymne des dévots de l’euro fort. Adoubé par l'Allemagne, ce dernier a osé dire à Berlin le 25 mai que "le succès de l'union monétaire a dépassé nos attentes les plus optimistes". Nous voila replongés en pleine hallucination. De quels succès parle-t-il ? Le nombre d'emplois détruits ou délocalisés ? Le nombre de chômeurs et de pauvres ? Pauvre fou ! Il a même ajouté que "l'Allemagne montre le chemin" en matière de réformes dans l'Union européenne. Malheureusement les propositions de Trichet, elles non plus, ne restent pas confinées dans le secret médical de l’asile dont elles sont dignes. Son délire du 2 juin à Aix-la-Chapelle a déjà contaminé. Sa proposition d'un "ministre des finances européen" a aussitôt été soutenue par le commissaire au marché intérieur, Michel Barnier. Ca va mal finir toute ces sottises.

Mais le pire c'est que la proposition de Trichet
a trouvé des soutiens ailleurs qu'à droite. Des euros-béats de la social-démocratie ont aussitôt applaudi. Une note de la Fondation Terra Nova, si proche du PS, réclame une tutelle encore plus dure de l'UE sur la Grèce et vante les mérites de la proposition de Trichet.  Lisez plutôt ce que dit cette note datée du 6 juin  : "nous proposons que l’Union européenne s’engage résolument dans la voie d’une plus grande intégration européenne, par deux chemins parallèles ». Attention, la lecture de la suite ne doit pas être infligée sans précaution aux personnes qui croient que tous les socialistes le sont et même qu’ils sont démocrates.

Que propose la principale boite à idées du PS, la fondation Terra Nova ? Comme d’habitude, elle ne tourne pas autour du pot. C’est son mérite. « En premier lieu, sur le cas grec, en exigeant de durcir encore son droit de regard sur les dépenses budgétaires grecques et sur ses choix essentiels à sa compétitivité. » Durcir le « droit de regard ». Outch ! C’est dit. « Parallèlement au niveau communautaire, en actant dans les statuts un saut fédéral majeur : celui de doter le Conseil des ministres des Finances d’un véritable droit de véto général en Europe sur certaines décisions de politique économique nationale, lorsqu’un pays à sollicité l’aide de la zone euro, en attendant la création, dans un second temps, d’un véritable « Ministre des Finances de la zone euro », comme l’a proposé Jean-Claude Trichet." Le « droit de veto », de nouveau ! Le mot compte. Il est significatif qu’il soit utilisé de cette façon dans les deux textes. Les positions de ces sociaux-libéraux français ont le mérite d'être cohérentes avec celles de Socrates au Portugal,  Zapatero en Espagne et Papandréou en Grèce. Les libéraux des deux bords, de droite et sociaux-démocrates, marchent ensemble pour imposer l'Europe autoritaire.

Le pire c'est que les délires de Trichet, et les fulgurances de Terra Nova sont déjà en train de se concrétiser. Sous nos yeux. On a déjà le semestre européen qui place la préparation des budgets nationaux sous le contrôle de la Commission européenne. La Grèce vient aussi d'accepter une autorité indépendante pour gérer ses actifs publics et mener les privatisations à la place du gouvernement. Et le futur premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a annoncé qu'il allait créer une autorité budgétaire indépendante pour gérer les finances de l'Etat portugais, avec la présence de représentants étrangers. Une « autorité budgétaire indépendante » ! Indépendante ? De qui, de quoi ? Pas des « marchés », cela va de soi. De qui alors ? Puisque le mot est là c’est bien qu’il veut marquer une mise à distance. De qui ? Du peuple, cela va de soi, et des démagogues qui le représentent, c'est-à-dire ses élus. Ces deux évènements, cette double dépossession de la démocratie n’ont soulevé aucun débat. Ni même été l’occasion d’une information.

L’union syndicale Solidaires porte à notre connaissance des faits  d’une importance cruciale concernant la pollution nucléaire des produits japonais exportés. Les inquisiteurs médiacratiques qui se préoccupent de savoir ce qu’ils doivent dire de ce qu’ils savent à propos de la vie sexuelle des élus feraient bien de se demander à côté de quoi ils sont encore en train de passer ! Et sur quoi ils sont en train de se taire ! Après avoir fait du « heure par heure » sur le drame japonais, les mouches ont changé d’âne. Que des volontaires se présentent sur place pour se sacrifier et entrer dans des centrales dont les cœurs nucléaires sont en fusion ne les branchent plus à l’heure où il faut guetter, pendant une journée entière de retransmission, les allées et venues de Strauss Kahn à New York. Que trois cœurs de réacteurs soient en fusion et que nul ne sache quoi faire ? Pffft !! Qu’est-ce que c’est à côté des massages de pied par Georges Tron ? Et ce que dit un syndicat ? Des nazes ! Allez ! Allez ! Bétail ! Retournez immédiatement à votre mangeoire à sensations glauques ! Une tournée de Strauss Kahn pour tout le monde !

« Il faut protéger travailleurs et consommateurs de la radioactivité. La population française a de la chance : on nous disait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières, on nous dit maintenant que les produits radioactifs envoyés du Japon ne franchissent pas nos frontières. La Russie, qui a renforcé les contrôles de radioactivité, n’a pas cette chance : à cause de traces de radioactivité (2,4 fois la norme) elle a dû refuser des pièces de rechange pour automobiles arrivant sur l'île de Sakhaline (Extrême-Orient russe) et 59 véhicules ayant un niveau de radioactivité dépassant de 2 à 6 fois la norme. Par précaution, elle a interdit les aliments provenant de plusieurs régions japonaises. »

« Le gouvernement a tellement confiance dans le respect de ses frontières, qu’il a fallu attendre deux mois pour que la direction des douanes, interpellée notamment par Solidaires Douanes, diffuse une note sur les contrôles : sondage dans 1 à 3% des conteneurs, éventuellement port de gants en textile lors des opérations et au grand maximum tenue complète en textile… alors que l'ASN et l'IRSN pointent le risque d'inhalation de particules par les personnels lors des contrôles ! Mais comment contrôler sans matériel adéquat? Solidaires Douanes a exigé ces matériels. Le port du Havre, qui reçoit 20 000 conteneurs provenant du Japon par an, dispose de détecteurs de radioactivité manuels, ainsi que Marseille mais toujours pas Roissy, l'un des tout premiers aéroports internationaux… Résultat : quand ils n'ignorent pas ce qu'ils manipulent, les fonctionnaires ne disposent pas du matériel de protection adéquat. Quant à la formation… »

Les consommateurs peuvent avoir peur : l’éventualité d’une radioactivité devrait imposer un contrôle systématique et sérieux des marchandises, ce qui n'est pas le cas. Seules les denrées alimentaires font l'objet de contrôles systématiques… mais seulement sur le papier car, à Roissy par exemple, seuls 10 % des flux sont réellement contrôlés, par manque de personnels notamment. Cette situation, qui risque de durer plusieurs longues années, imposerait de maintenir très longtemps cette surveillance et de ne pas céder à un relâchement au fil du temps.

Pire, les produits radioactifs peuvent entrer par n’importe quelle frontière européenne puis circuler librement en Europe. Au port d’Anvers et de Rotterdam, par exemple, la douane ne contrôle pas les produits qui ne restent pas en Belgique ou aux Pays Bas. Une entreprise dont les marchandises seraient bloquées au Havre pourra les faire passer en entrant ailleurs.

Solidaires demande avec force une protection des travailleurs et des consommateurs. Pour les fonctionnaires concernés (douane, services vétérinaires, DGCCRF…), des moyens et des formations à hauteur des enjeux. Certes des CHS ont été saisis du problème, mais pour l'heure sans grand résultat. Solidaires Douanes a demandé à la CRIIRAD d’intervenir et a alerté les autorités de tutelle, notamment le ministère.  Pour les salarié-e-s devant entrer en contact avec des marchandises japonaises (dockers, transporteurs, manutentionnaires…).Ils devraient disposer de toutes les garanties d'innocuité. Ce n'est pas le cas : Renault fait ainsi examiner tous ses approvisionnements japonais par voie maritime, mais pas ceux arrivant par voie aérienne, se reposant sur les contrôles systématiques de la douane… qui n'existent pas ! Pour les consommateurs, Solidaires demande un contrôle systématique et complet à toutes les frontières de l’Europe, quelle que soit la destination des produits. Patrice Perret, Secrétaire national, Elie Lambert,  Solidaires Douanes.

Je place ici mon commentaire sur les conclusions de la Conférence nationale du PCF mais vous pouvez déjà connaitre mon point de vue depuis deux jours avec la vidéo tournée à mon point de presse de dimanche après midi. J’avais invité à cette rencontre, avec l’accord des trois directions des partis du Front de gauche. Mon intention était d’éviter une communication étalée, diverse et du coup toujours moins précise. J’ai préféré une séquence unique. Son contenu est ainsi cadré par mon propre centre d’intérêt. Et le questionnement est maitrisé collectivement par les professionnels qui m’interrogent au vu et su de chacun d’eux. On s’évite de cette façon les doublons aux adjectifs divergents…

Mes interventions fonctionnent dorénavant dans un entre deux compliqué à gérer. Désormais investi par la Conférence nationale du PCF, je suis le seul à être inscrit dans un cadre collectif puisque ma candidature est à cette heure proposée par les trois directions politiques des partis du Front de gauche. En même temps la décision finale n’est pas prise comme chacun le sait et je n’ai pas l’intention de l’anticiper. Pourtant la tonalité de mes contradicteurs reste dans le style d’un tir de barrage extrêmement brutal. J’ai noté, en lisant l’article du « Monde » sur le sujet, que l’un d’entre-eux au moins, profondément hostile à la stratégie du Front de Gauche, ne cache pas une claire intention destructrice. André Gérin dit vouloir obtenir que la proposition de la conférence nationale communiste soit battue ou que ma candidature soit si mal soutenue dans les votes que toute la démarche qui la sous tend soit détruite. Comme je sais très bien que tout cela n’a aucun caractère personnel et que c’est une ligne d’action qui est mise en cause, j’avance serein. Advienne que pourra. La ligne du Front de gauche a un bilan, à travers trois élections déjà. Chacun peut l’apprécier en connaissance de cause. Je ne veux donc pas entrer aujourd’hui davantage qu’à aucun moment je ne l’ai fait, depuis les neufs mois que dure la procédure, dans une quelconque polémique interne du PCF. Ni de répondre aux très durs coups qui continuent de m’être portés alors même que le cadre collectif est en place. De toute façon, ma mission à cette étape, si la décision de la conférence du PCF est confirmée, me l’interdit. Cependant je forme le vœu que le respect et la fraternité soient de mise. Il est inutile de se cacher que bien des dégâts ont déjà été faits quand on n’a entendu pendant des mois que des arguments personnels à charge. La priorité ne doit pas être, comme au PS ou chez les Verts,  le jeu de massacre des personnes. La vérité c’est que la priorité est de porter le regard là ou se joue la vraie partie : vers la société, le grand nombre, le peuple. 

Dans ma conception, il ne s’agit pas seulement de faire un rassemblement autour d’un candidat, ce qui est toutefois indispensable pour cristalliser un vote. L’essentiel est de construire une candidature commune qui rende possible le rassemblement le plus large possible. Cette tache est d’autant plus excitante à conduire que la scène s’est profondément modifiée à gauche. Depuis le retrait d’Olivier Besancenot et la sortie de piste de DSK, avec l’ouverture des primaires chez les verts et au PS, la situation est moins figée. Chacun va devoir tacher de convaincre et sera contraint de passer sur le terrain des propositions et des cohérences d’ensemble. De tout cela tout le monde va être rendu témoin et de bien des façons chacun va se rendre protagoniste au fil des jours et des dialogues. Peut-être suis-je trop optimiste. Mais je crois que mieux vaut se guider sur cet objectif, qui place le centre de l’action au grand large de la société, plutôt que de confondre une élection de cette portée avec un épisode de congrès.

L’évènement politique qu’est cette investiture d’un candidat commun avec un programme partagé et un accord électoral sur la totalité des circonscriptions législatives de métropole est un tournant dans notre gauche. Je mesure tout à fait l’immensité de la distance qui reste à couvrir. J’y ai assez pensé ! J’ai assez tourné et retourné les arguments et les raisonnements, seuls ou avec tous ceux qui depuis le début portent ce projet pour savoir que tout ne fait en réalité que commencer. Mais il faut que ce premier palier soit atteint. Il faut que la force de rassemblement l’emporte entre nous, si nous voulons que sa dynamique atteigne et nourrisse celle qu’il faut faire naitre dans le pays. Dans les prochains jours, la FASE et le groupe sorti du NPA à son dernier congrès, Convergences et Alternatives, vont également se prononcer. Je garde espoir que le débat du NPA ne ferme pas toutes les portes. Si nous y parvenons, le cauchemar de l’émiettement mortel de 2007 sera fini.

Tout ne fera que commencer, je le sais bien. Mais cela veut dire que des milliers de femmes et d’hommes savent qu’aucun de leurs efforts ne sera plus dilué et perdu dans d’obscures compétitions. Notre principal atout dans la bataille peut se déployer : nous-mêmes, notre nombre, notre omniprésence dans toute la société, nos talents divers et multiples, l’autorité, la sympathie que tant d’engagements et de ténacité ont valus à tant d’entre nous !  Il faut alors compter sur la contagion positive des gens qui avancent par rapport à tous ceux qui hésitent.
Je ne suis pas ici à solliciter une euphorie de commande. Cette façon de dire et de voir part d’un constat. En période de crise aigüe comme à présent, la peur domine et la résignation ficelle bien de bras et jambes. Pour l’instant comme est la situation, c’est l’abstention qui continue à dominer. Elle ne s’est pas démentie dans toutes les élections depuis 2007 et elle s’observe jusque dans les scrutins les plus décisifs dans toute l’Europe. Nous ne pouvons pas nous hisser au niveau du défi si nous sommes seulement une cohorte de traine patins s’entre surveillant et ânonnant d’absconses formules réputées décisives mais sans rapport avec la capacité à montrer un vrai futur différent possible. Souvenons nous qu’il ne faut pas cinq minutes à une personne accablée par le sort pour savoir reconnaitre si le futur dont nous parlons ne concerne que nous mêmes ou le pays. Notre Front de gauche fait merveille sitôt qu’il est mis a sa place : au cœur du pays. On se comprend, non ?


144 commentaires à “L’histoire se cherche, vous ne trouvez pas ?”

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  1. 101
    Poncet dit:

    Le climat politique est plutôt bon. Je veux dire pourri, mais favorable. "Quand il y a oppression, il y a résistance", disait Mao je crois. L'Europe anti-démocratique pour l'écrasement des peuples, la guerre anti-pauvre, tout cela travaille pour nous. Le PS reste le principal obstacle à une présence de notre candidat au second tour, mais le climat le poussera à gauche également.
    Soyons confiants.

  2. 102
    Philinthe dit:

    Ah bon ?
    Selon FG 93
    « Le point de presse tenu par Jean luc Mélenchon (...) était à l'évidence empreint d'émotion et de gravité. L'une et l'autre se lisaient sur son visage. L'émotion venait sans doute du fait que l'instance dirigeante du principal parti politique constituant le FG - le PCF - venait pour la première fois de son histoire de préconiser à ses adhérent (e)s une candidature qui n'était pas issue de ses rangs. »
    « Pour la première fois de son histoire » ? Ben justement, non. Il y a eu un précédent, celui de la candidature de François Mitterrand. Et cela ne rappelle pas que des bons souvenirs aux militants communistes.
    D'autant que le retour critique de Jean-Luc Mélenchon sur cette séquence de l'Union de la Gauche n'est pas des plus...critiques.

  3. 103
    JVTA dit:

    Je viens de prendre connaissance de la réaction de LO face au vote des instances du PCF concernant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. C'est consternant.
    J'invite tout le monde à étudier le cas de LO et ce qu'ils nous démontrent quant à la démarche autiste et suicidaire de certains camarades un peu trop enfatués de leur héritage : ils n'ont pas changé depuis des lustres, ils conservent intacte la mémoire de 1917, ils sont "authentiques et incorruptibles", et ils ne servent à rien.
    Ils n'ont jamais servi à rien. Les gens souffrent, ils font des mémorandums. L'injustice progresse, ils votent des motions. Les riches s'engraissent, ils font des discours. Je crois qu'à leur sujet tout à été dit par les Monty Python dans La Vie de Brian et le "Front Judéen"...
    Sectarisme quand tu nous tiens....

  4. 104
    bastille dit:

    Bravo ! Soyons à l’offensive sur l’affaire du RSA, ce gouvernement est de plus en plus clairement perçu comme le gouvernement des riches pour les riches, la caricature de la Révolution où le tiers-état croule sous un énorme curé et un aristocrate arrogant, actualisée au monde d’aujourd’hui, est tout à fait de mise. Rappelons que la crise de 1789 a débutée car ces deux ordres refusaient toute contribution pour faire face au déficit abyssal des finances de l’état ; même si comparaison ne vaut pas raison.
    Il me semble qu’une réflexion s’impose relativement à ce type de mesures, à savoir le RMI que je me refuse à considérer comme un véritable acquis même si dans la situation présente, je suis contre ses atteintes. La création du RMI correspond à une période où la gauche avait renoncé à ce qui la fonde, à savoir, mener une politique qui tend à assurer concrètement le droit à un vrai travail avec un vrai salaire. Un palliatif social, en quelque sorte mais qui ne saurait se substituer à une vraie politique volontariste de l’emploi inscrite dans un projet économique guidé par les intérêts de notre peuple. En renonçant à « changer la vie », le nombre de « bénéficiaires » ne pouvait que monter. La droite a pris le relais en approfondissant la politique économique antérieure Le RMI transformé en RSA, puis diktat de l’U.E. aidant, ses ignobles propositions de travail obligatoire qui, à terme, menacera, si par malheur le projet aboutit des emplois précaires. La pauvreté contre la pauvreté.
    Or, ce sont particulièrement ces catégories qui s'abstiennent aux élections. Il me semble que pour changer la donne, il faut, au delà de l'immédiat, proposer une politique crédible de développement de l'emploi qui s'oppose aux délocalisations et reconstruit un tissu industriel à notre pays.

  5. 105
    nuria dit:

    Je relève: "La priorité ne doit pas être, comme au PS ou chez les Verts, le jeu de massacre des personnes. La vérité c’est que la priorité est de porter le regard là ou se joue la vraie partie : vers la société, le grand nombre, le peuple."
    En effet la priorité c'est nous le peuple d'en bas, la majorité qui vote et ne doit pas s'abstenir.
    Un programme anticapitaliste, antilibéral, cohérent, concret soutenu par le Front de Gauche représenté par le co-président du PG me semble être du bon sens.
    Il appartient aux militants des acteurs du Front de Gauche, et du PC de prendre ses responsabilités.
    Je côtoie suffisamment de membres du PC ou nostalgiques, pour savoir que JL Mélenchon n'a pas la côte. Dommage que l'on se fixe sur la personne et non le contenu des propositions que fait JL Mélenchon au nom du PG, qui par ailleurs il expose et défend avec talent.
    L'élection de 2012 n'a rien à voir avec celle de 1981 : le PC s'est coupé du peuple, et le PS roule en désordre, c'est du chacun pour soi avec un programme social libéral inaudible et proche du FMI. Demandez aux Grecs et aux Espagnols ce qu'ils en pensent.

  6. 106
    Berdagué dit:

    Tout ce qui touche au travail, le temps consacré à celui-ci, sa qualité, le respect des formations intellectuelles et critiques, la prise en compte des penseurs et en particulier celui des Lumières, du 19ième, montrent que le programme élaboré par la Résistance est non seulement actuel mais est une limite à respecter, limite pour ne pas satisfaire la barbarie, toute atteinte à cette évolution humaine est catastrophique pour la vie elle-même.
    Or les 2000 caractères précieux d'échanges ne suffiraient pas à faire la liste des régressions programmées, des dérives imposées, des casses des statuts de travail choisi et garanti par la loi au nom de la modernité.
    Le Front de Gauche, les femmes et les hommes conscients de l'urgence d'une alternative créatrice, de respect des règles, de la loi ou le travail sera mis au centre de notre existence et organisé par les travailleurs eux-mêmes, sont les seuls à proposer une avancée significative, c'est un sacré bouleversement, un changement total en offensive gagnante et non de défense de ligne Maginot perdante à tous les coups ou le capital décide de tout et a la main mise sur tout, c'est une Révolution citoyenne en marche.
    C'est pour cela que les petits comptes de savoir si tel ou tel membre du FdG d'un parti des trois historiques a son importance mais est complètement relatif quant à l'enjeu vital.
    Oui pour Jean-Luc Mélenchon comme dernier candidat de cette 5ième bourgeoise, pour un gouvernement de la 6ième ou les députés-ées seront des prolétaires, du monde du travail et non pas des collabos du pire.
    Y a un sacré boulot pour y arriver, pour contrer les propagandes mensongères, pour imposer la visibilité du programme car même dans notre rassemblement unique et jamais réalisé sur ces bases aussi claires des tiraillements d'arrière-garde se font sentir, ils ont le mérite de se dévoiler avant, et d'exister, certes, mais il est temps d'aller au charbon et de se reconnaitre sur le terrain.

  7. 107
    Jake B dit:

    Encore une bourde de communicants ou une excellente préparation médiatique ?
    Je parle de la fermeture de sites Peugeot, et surtout celui d'Aulnay. Il y a plusieurs mois de çà, du temps ou Demorrand officiait encore sur France inter, il avait cuisiné le DG de Peugeot là dessus. L'autre avait tourné autour pour ne pas répondre. Ce qui en soi était une réponse.
    Ça va en faire des récipiendaires du RSA pour aller balayer gratos les rues de Neuilly ou faire le jardin de Liliane. Mais gageons que Besson (le seul gars du PS a avoir réussi son coming out) va stopper tout cela.

  8. 108
    Fabrice Leiser dit:

    Bonjour à toutes et à tous,

    formidable "intervention" de François Morel ce matin sur France Inter à 8h55 (à écouter sans modération).

    Je vous l'ai dit la dernière fois, il va falloir, comme lui, être sans pitié pour nos ennemis dans l'année qui arrive. La guerre des classes doit être déclarée. Nous aussi, soyons décomplexés, de vraies têtes dures comme le dit si bien Jean-Luc Mélenchon. Je pense aussi que la couverture du Figaro Magazine sur les "assistés" se prélassant dans un hamac tricolore pour illustrer le texte d'une journaliste épouse d'un patron d'une multinationale se gavant sur la misère des autres a été pour moi la goutte finale faisant déborder un vase déjà trop plein. Ne sentez-vous pas les canines qui poussent sous nos lèvres trop closes depuis si longtemps ?

    Excellent sujet de philosophie au bac aussi soumit par François Morel : comment peut-on être aussi "intelligent" et aussi con ?
    Réponse audiarienne : "Les cons ça osent tout, c'est à cela qu'on les reconnaît"

  9. 109
    komorowski dit:

    Terra Nova consternant : je suis tombé par hasard sur un débat sur LCP sur l'intérêt pour toute la gauche des primaires, ah bon ! Et là Terra Nova nous explique que ces primaires ont permis de faire porter par le peuple de gauche les candidatures de Prodi en Italie et de Papandréou en Grèce, le monsieur de Terra Nova était ravi de cela ! Quand on connait les résultats avec le temps on est confondu par tant de bêtise. Cette officine après avoir soutenu le cher DSK, maintenant, se reporte, par défaut, sur Hollande qui défend la même politique avec certes moins de brio mais accordons lui plus de sincères convictions sociales libérales. Au cours de ce débat Dartigolles a défendu les primaires communistes qui selon lui sont bonnes pour le peuple dans un discours totalement confus de la vieille école. Je n'ai comme d'habitude quand il s'exprime pas tout compris. Finalement le parigot du 20° Pierre Laurent qui a abandonné toute langue de bois est bien plus clair même s'il n'est pas professeur des lycées. Parfait et clair son intervention sur Europe 1, là j'avais tout compris !

  10. 110
    jean le hussard dit:

    Qu'ils ferment tous leur "sale gueule !"
    Bien vu pour la ref à la chronique de F. Morel sur Inter.
    Hier à l'annonce des possibles fermetures d'usines du groupe PSA, la cotation en bourse de cette valeur a pris +2,53 ! Mais oui pour gagner plus il faut licencier plus CQFD.
    Il y a peu les élections Péruvienne donnent la présidence à un natif de gauche ! Tout de suite les "agences de décotation" ont baissé la note de fiabilité ce vaillant pays qui trouve des alternatives réelles pour s'en tirer.
    Mais l'avantage de ces faits "dégueux" c'est que cela se sait de plus en plus. Les peuples du monde ont la possibilité de savoir grâce au net et aux rares journalistes encore libres qui diffusent les infos.
    Des centaines de morts noyés dans la "mare nostram" mais cela va salir les belles plages de cet été. Salauds de Pauvres !
    Révolte Universelle Immédiate !

  11. 111
    MOMO dit:

    A propos de la consultation des adhérents du PCF, d habitude le vote ce fait à bulletin secret en étant à jour de sa cotisation et dans les sections du parti.Cette fois-ci, rien de tout cela on peut voter par mail et par téléphone ! Troublant non?

  12. 112
    de passage dit:

    @107
    J'ai jubilé moi aussi en écoutant F. Morel ce matin.
    En attendant, il y en a d'autres qu'on oblige à la fermer pour oser chanter.
    C'est proprement scandaleux et révélateur de la répression à l'oeuvre actuellement.
    http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/06/tour-de-chant-au-commissariat-de-toulouse.html

    Oui mais, ça branle dans le manche...

  13. 113
    Henri Brosse dit:

    @ 104 Bastille. Entièrement d’accord avec vous au sujet du RSA-RMI. Mais j’ajouterai que depuis la fin des années 70 et la réaction néo-libérale, s’est déployée une stratégie dominante de fragmentation du salariat en différents statuts (voir le célèbre TUC et toute la panoplie des contrats dits « aidés » (subvention au capital par exonération des charges) visant à mettre en concurrence les salariés et à les diviser. (il faudrait en faire un historique détaillé.)Comme syndicaliste j’ai bien connu ce problème et le Code du travail est devenu une jungle inextricable de différenciation des droits. (même la fiche de paie est devenue impossible à déchiffrer !) La gauche y a fortement contribuée, en particulier avec Delors et Rocard, mais aussi grâce aux directions syndicales (principalement la CFDT avec Nicole Notat, laquelle siège aujourd’hui à la présidence du très élito-oligarchique « Le Siècle ») qui ont accepté et avalisé cette inégalité des droits entre différentes catégories de travailleurs.
    Une nouvelle constituante devra refonder les bases égalitaire du Droit du travail.

  14. 114
    David (MEAUX) dit:

    Il me paraît important de souligner que ce climat "anti-pauvres" n'est que le reflet de ce que pensent beaucoup de gens. Je m'interroge encore sur les mécanismes qui ont permis d'en arriver là. Il y a qq mois j'avais créé sur Facebook, un groupe s'opposant à l'augmentation des prix annoncée par EDF. Bien entendu, il y eû consensus rapidement (qui a envie de payer plus?), puis les premières propositions pour que la France se porte mieux sont arrivées : il fallait économiser sur la solidarité, arrêter d'aider ces salauds de chômeurs, de toute façon on vit dans un pays d'assistés et j'en passe... lamentable! J'ai eu beau signifier que les assistés on les trouve aussi du côtés des exemptés fiscaux à l'abris sous leur bouclier, insisté aussi sur ces milliards refilés aux banques, pointé du doigt toutes les mesures régressives du droit du travail pour le plus grand confort de certaines grosses sociétés soucieuses de plus de liberté gestion du personnel, rien n'y a fait, la barre est malheureusement à tribord, et à tribord toute même.

    Donc... la lutte se profile comme douloureuse, j'ai affûté ma fourche républicaine et me gorge de vitamines.

    Courage!

  15. 115
    jean le hussard dit:

    @ 107 et 110
    Merci à vous deux ! "Gare au Gorille" et "Mort aux Vaches du XXIème siècle"
    Moi je ne sais plus mais il me semble que même la France de De Gaulle a été plus libre que celle dans laquelle nous vivons actuellement...

  16. 116
    Louis st O dit:

    107 @Fabrice Leiser
    Ferme ta gueule Luc… Vraiment, vraiment super
    Pour ceux qui ne trouve pas le lien http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/billet-francois-morel/
    Comme tu dis, « à écouter sans modération »
    Je vous fais remarquer que pour les fermetures des usines Peugeot ils n’ont pas dit qu’ils ne fermeraient pas d’usines, seulement que ce n’était pas d’actualité. Qui en bon français veut dire ce sera juste pour plus tard. Quand ? Après l’élection 2012 ?

  17. 117
    gugus dit:

    On dit qu'en posant sa main sur la tête d'un aveugle, Jean-Luc Mélenchon (saint soit son nom !) lui aurait rendu l'usage de ses jambes !

  18. 118
    Paul dit:

    J'entendais il y a quelques jours Michel Serres disant que la démocratie commence par le respect de la police.
    Je ne sais pas si Brassens aurait écrit cette chanson à l'heure où policiers et pompiers se font caillasser en entrant dans les cités.

  19. 119
    Jake B dit:

    @ 118 Michel Luxemburg

    T'as raison si l'objectif est de conserver les mêmes règles et de juste s'installer dans les fauteuils.
    Crois tu que l'on veuille prendre le pouvoir pour continuer à engraisser les riches, à favoriser la spéculation ?
    A moins que tu te sois trompé de site et que tu voulais poster sur le site de Hollande ou Valls, je ne crois pas que ta compréhension de ce que nous voulons faire est correcte.

  20. 120
    L dit:

    @Fabrice 107
    J'ai regardé la même émission. Je ne connais pas très bien Olivier Dartigolles mais en général j'aime bien ses interventions, je trouve qu'il se débrouille plutôt bien dans la mesure où j'observe que ses interlocuteurs l'écoutent et qu'il a des paroles sensées.
    Cela étant, il aurait pu être plus mordant face à un Jean-Vincent Placé franchement mauvais pour le coup.
    Il aurait pu notamment, mais peut-être n'est-ce pas dans la stratégie du FdG que d'avancer cet argument pour l'instant, il aurait pu relever le caractère scandaleux du vote payant; qui permettrait selon JVP de discriminer des votes "écolos", d'éviter des votes de nature "consumériste". On croit rêver! Pour le coup "payer" son vote n'est-ce pas précisément une attitude "consumériste"? Et quelle équité pour ceux qui ont des convictions écolos et pas les moyens de sortir 10 euros de leurs poches? Je ne vois pas très bien pourquoi il faudrait sacrifier à la "pureté écologique" des principes d'équité devant le vote. Chez EELV, c'est le retour au vote censitaire! Alors JVC explique qu'EELV ne mise pas tout sur ses primaires. Mais de mon point de vue, au delà de leurs "primaires", c'est très symptomatique du fait qu'EELV ne cherche pas à représenter ceux qu'autrefois on aurait appelé des citoyens "passifs", à savoir les pauvres, ceux qui n'avaient pas accès à des élections réservées aux citoyens "actifs" c'est-à-dire à ceux dont les revenus ouvraient le droit au vote. A force de considérer l'Histoire comme un fatras de "vieilleries" Europe Ecologie pourrait bien se prendre le passé dans la figure comme un méchant retour de bâton, et nous tous avec. Car s'il y bien une question qui se pose à nous aujourd'hui de la même façon qu'elle s'est posée à nous hier, c'est de savoir où on en est aujourd'hui du rapport entre la citoyenneté et l'argent. Oui, l'Histoire se cherche.

  21. 121
    Montillet dit:

    Bonjour Monsieur Mélenchon, juste une suggestion pour améliorer votre blog, dont la lecture régulière est très éclairante : citer plus précisément vos sources (non seulement la personne ou l'institution, mais le document, rapport, etc... ce qui manque souvent). Des liens hypertextes seraient pertinents. J'apprécie intellectuellement d'aller vérifier les dires et les écrits. Bon courage. Bien à vous.

  22. 122
    ARAMIS dit:

    Je suis optimiste pour le Front de gauche, moi aussi, et à mon petit niveau (responsable associatif agissant au quotidien sur les barricades sociales) je confirme la tendance en mieux, concernant la perception de l'image et des propositions du Fde G par de plus en plus de petites gens peu ou pas du tout "politisés" il y a encore quelques mois. Le peuple de gauche semble enfin se réveiller de la létahargie où l'avait emmenée le PS et les médias aux ordres souhaitant continuer à l'endormir par enfumage et sondages convenus... Continuons en accentuant nos efforts camarades de combat et encore bravo pour l'article de Jean-Luc, encore un sans faute. ARAMIS

  23. 123
    Née un 19-Août dit:

    Quand tout sera privé, nous serons privés de tout !

  24. 124
    4 Août dit:

    Encore un sondage bidon... Le plus marrant est le cas "Ségolène Royal": LO 0%, NPA 0%, FdG 8%, PS 17% et EELV 7%... La droite ferait donc 68% au 1er tour (avec les voix de LO et du NPA ? La bonne blague !), mais seulement 49% au 2ème. Je veux bien croire qu'il y a une détestation de NS y compris dans son camp, mais là quand-même !
    http://www.marianne2.fr/Sondage-les-Francais-croient-que-Sarkozy-sera-reelu-et-pourtant-ils-n-en-veulent-plus_a207131.html

  25. 125
    Papa dit:

    A Momo 110
    Concernant le vote des adhérents du PCF, un certain nombre peuvent effectivement voter par mail. Notamment en ce qui concerne les adhérents qui ne peuvent se déplacer pour divers causes (personnes agés,maladie etc.)
    Mais l'immense majorité se rendrons dans les lieux prévus.Et c'est gratuit!
    Inutile de chercher des poux dans la tête, les choses sont claires.

  26. 126
    Pier7 dit:

    Bonjour à toutes et tous, camarades,

    63,6 %. Je vous présente mes excuses. Il ne s’agissait pas d’ergoter (je remercie les mathématiciens) quant au résultat mais sur la présentation. Celle-ci induit une dichotomie simpliste : ceux qui ne sont pas pour sont contre. La complexité des opinions, nécessairement construite, à l’opposé d’un sentiment, d’une impression, implique un continuum passant par le « peut-être ben qu’oui » et le « peut-être ben que non » voire l’abstention ou le blanc avant l’opposition qui peut se décliner, elle aussi. Dans le PCF, que je ne crois pas monolithique, la diversité trouve à s’exprimer. C’est cette expression que je cherchai et non une stigmatisation stérile.
    Le temps médiatique n’est pas celui du développement de la pensée.
    Restons vigilants !
    Vieille tête dure.
    Continue J-L Mélenchon.

  27. 127
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @Fabrice Leiser
    " Je pense que la couverture du Figaro Magazine sur les "assistés" se prélassant dans un hamac tricolore pour illustrer le texte d'une journaliste épouse d'un patron d'une multinationale se gavant sur la misère des autres a été pour moi la goutte finale faisant déborder un vase déjà trop plein."

    Personnellement, je verrais très bien tout ce que compte la capitale de gens dans la misère et qui n'en peuvent plus de galérer pour simplement survivre, manifester leur colère devant le siège de "Dassault -journal" ! Outre que ça ne serait que justice, ça serait de plus jouissif et jubilatoire. Une délégation exigeant de la direction de ce journal (?) des excuses publiques pour avoir craché sur les plus pauvres et les plus démunis de nôtre pays, quelle revanche (en en attendant d'autres plus substantielles). Il est plus que temps que la peur et la culpabilité changent de camp et gagnent ces privilégiés éblouis par l'affirmation stupide du milliardaire ultra réac, Warren Buffet, : " La lutte des classes existe, et nous l'avons gagnée " !
    Il oublie le pauvre (si j'ose dire), que s'il a gané une bataille il n'a pas gagné la guerre !

  28. 128
    Sylvie Boussand - PG 03 dit:

    Un phare dans la nuit.
    A tous nos amis PC, GU, NPA, LO, encartés ou non, militants, syndiqués, sympathisants, à tous ceux qui ne veulent plus utiliser depuis longtemps leur droit de vote car écrasés par un quotidien qui les aspire dans le "à qui bon", nous avons en 2012 une occasion unique. L'occasion de changer de république, de refonder notre contrat républicain en replaçant au centre de toutes les préoccupations l'humain. L'occasion pour la France de redevenir un phare en Europe et dans le monde, de montrer à nos camarades grecs, portugais, irlandais, espagnols… à tous les peuples qu'une autre voie est possible. Camarades, c'est avec l'Histoire que nous avons RDV. Et ça c'est une sacrée responsabilité…

  29. 129
    Robin CIPOLLA dit:

    Savourons notre plaisir. Cesare Battisti est enfin libre. "L'insolvable" DSK itou d'ailleurs.
    J'espère seulement qu'ici dans l’hexagone, je n'entendrai pas comme en italie (avec un "i" minuscule) des gens de gauche (comme l'ex-PCI relooké au moins honnêtement en parti social démocrate) joindre leurs voix à celle de la petite-fille de Mussolini (élue là-bas comme le fils Dassault ici) pour dire leur indignation.
    J'espère....

  30. 130
    ydaho dit:

    @ robin Cippola
    Tu vois, lors du vote pour ou contre le traité de Lisbonne, ma voix et celles de beaucoup d'autres résolument a gauche s'est malencontreusement "unie" a celles de l’extrême droite et de pas mal de nationalistes déguisés. Et pourtant je ne me sent absolument pas concerné par les idées des Le Pen et consorts.
    Amalgame dangereux. Des sensibilités opposés peuvent néanmoins trouver le même "chemin" pour certaines causes !

  31. 131
    Sonia Bastille dit:

    Fermeture envisagée de sites PSA d'Aulnay-Sous-Bois et de Sevelnord. Quelques 6200 emplois seraient menacés.
    C'est un "assassinat" industriel et social.
    Il serait de poser la question de la Nationalisation du Groupe PSA et de la Renationalisation du Groupe Renault ! Non ?
    L'industrie automobile fait partie du patrimoine industriel et économique national.
    Il doit être mis un terme aux agissements de certains intérêts privés et capitalistes qui outre la saignée qu'ils effectuent sur l'emploi industriel, dilapident les fleuront économiques nationaux.
    Il serait temps aussi de définir un véritable projet industriel de souveraineté nationale et de développement économique et social créateur d'emplois, de richesses et de conquête et de reconquête de marchés et en tout premier de notre marché national, de notre marché intérieur protégé. Le retour a une politique économique et industrielle volontariste doit venir au centre des projets politiques et des politiques gouvernementales. L'avenir de notre pays, de son économie, de son industrie, de ses emplois et de leur protection ainsi qu'une politique collective de solidarité et de revenus ne seront qu'à ce prix, qu'à cet effort politique et citoyen. L'ardente obligation du plan doit redevenir le paragdime d'une nouvelle politique économique industrielle volontariste, productive et protectionniste.
    Nous devons demander au gouvernement, aux partis de Gauche comme de Droite, de procéder par la loi, au plein retour à la nation républicaine, des groupes PSA et Renault. L'Etat-Nation doit retirer tous pouvoirs aux actionnaires, aux accapareurs, aux spéculateurs, aux fonds anonymes, aux managers qui n'ont que les yeux fixés sur les coûts et ne pensent que par baisse et ajustement comptable et financier.
    En France, la République, la collectivité nationale, l'intérêt général doivent avoir le dernier mot.

  32. 132
    Gilbert Duroux dit:

    104 bastille
    "Il me semble qu’une réflexion s’impose relativement à ce type de mesures, à savoir le RMI que je me refuse à considérer comme un véritable acquis même si dans la situation présente, je suis contre ses atteintes. La création du RMI correspond à une période où la gauche avait renoncé à ce qui la fonde, à savoir, mener une politique qui tend à assurer concrètement le droit à un vrai travail avec un vrai salaire. Un palliatif social, en quelque sorte mais qui ne saurait se substituer à une vraie politique volontariste de l’emploi inscrite dans un projet économique guidé par les intérêts de notre peuple."

    Ce discours, qui est largement celui du PG, pue le vieux. Marre de mettre cette p... de "valeur travail" au centre. Qu'on se le dise, il n'y aura plus jamais de plein emploi comme on a pu le connaître. Il serait temps que le PG arrête de raisonner comme les vieux partis faisandés et se tourne vers les mouvements de chômeurs et précaires qui ont réfléchi à d'autres formes d'assurance chômage, dans un système vraiment solidaire.
    Ni emploi forcé, ni culpabilisation, ni management, grève des chômeurs !

  33. 133
    Lyendith dit:

    Marre de mettre cette p... de "valeur travail" au centre. Qu'on se le dise, il n'y aura plus jamais de plein emploi comme on a pu le connaître.

    Amen ! Il est temps de penser à découpler le revenu de l'emploi au lieu de s'obstiner à poursuivre cette chimère. Nous ne sommes plus en 1945, l'Europe n'est plus en ruines (du moins matériellement…) et il n'y a plus de plan Marshall. Une personne qui peut disposer de son temps librement se sentira bien plus utile qu'un type coincé derrière un bureau 7 heures par jour (et dieu sait qu'il y en a) et une femme payée pour nettoyer la m**** des autres préférerait très certainement employer son temps à autre chose. Je crois savoir qu'il y a quelques partisans du revenu garanti au PG (parmi lesquels la co-présidente ?) mais il est temps que ces thèmes sortent de l'ombre pour enfin être débattus sereinement.

  34. 134
    Michel Matain dit:

    @ 103 Joseph-Vintimille T. Askaris
    LO : ils n'ont pas changé depuis des lustres, ils conservent intacte la mémoire de 1917

    Pas exactement : la mémoire de 1917 c'est la mémoire d'une prise de pouvoir victorieuse et d'une prise de responsabilité pour gouverner par les bolcheviks. Jamais LO (ni aucun autre groupe issu du trotkisme) n'a chercher à prendre le pouvoir et assumer la responsabilité de gouverner. La mémoire de LO (mais aussi de la LCR ou de ses descendants) n'est pas une mémoire victorieuse d'un parti qui veut changer le monde. C'est juste une culture d'opposition éternelle. Sans espoir de changement réel.

  35. 135
    Jean Jolly dit:

    Comme écrit Jean-Luc ; "L’histoire se cherche, vous ne trouvez pas ?"

    C'est vrai au regard de l'actualité (non pas à celui des média mais à celui de l'œil exercé par les tours de passe-passe habituels de l'oligarchie). Heureusement que l'histoire est revisitée tant bien que mal car nous serions alors dans l'obscurantisme le plus total selon les livres d'histoire que l'on nous a abreuvé depuis notre plus tendre enfance (cf. Annie Lacroix-Riz).
    L'histoire se fait avec ou sans nous. Avec nous ce serait mieux.

  36. 136
    le Prolo du Biolo (PG 69) dit:

    "Le Front de Gauche avance".

    Et beaucoup ici ont envie de le faire avancer plus vite encore.
    Quelques matériels de campagne sont déjà disponibles, qu'est-ce qui nous empêche de commencer dès maintenant à les diffuser.
    Allez, la campagne a commencé !
    Ci-dessous une télé-web sur le Front de Gauche proposée par le PC.
    A diffuser sans modération
    http://www.dailymotion.com/video/xif1np_expression-direct-avril-2011-5-minutes_news#from=embed

  37. 137
    bastille dit:

    @Henri Brosse : nous nous sommes parfaitement compris. La seconde gauche, souvent issue des milieux chrétiens a pris, en fait, le relais des couches sociales favorisées trop déconsidérées après la victoire de 1981. Dès lors qu’il ne s’agissait plus de transformation sociale, elle s’est imposée comme une alternative avec ses théories du partage épargnant soigneusement celui de la plus value.
    Comme vous, j’ai vu monter la fragmentation des salariés avec la multiplication des statuts différents réalisant le même travail au sein de mon entreprise, sans compter l’externalisation de tâches par la délocalisation hors pays ou la sous-traitance. Par ces « dégraissages » et fragmentations, les grandes entreprises qui jouaient souvent le rôle de locomotive sociale ont été touchées au cœur.
    Bon week-end à vous.

    @Gilbert Duroux : les catégories jeune/vieux ; faisandé/frais ne relèvent aucunement de l’analyse politique (les idées de liberté et d’égalité datent certainement, de même celle de socialisme). Votre propos me prête l’honneur d’être un porte parole du PG, ce que je ne prétend nullement. Par ailleurs, n’ayant aucune prétention en matière de philosophie, je ne veux, ni ne peux discourir sur la notion de « valeur travail ». Simple salarié syndicaliste, je parle de ce travail très concret que je vis régulièrement. Je parle de ce travail qui a, par exemple, conçu, dessiné, assemblé le microordinateur à l’aide duquel vous vous exprimez. Bref ce travail qui, seul, produit des richesses y compris pour les affecter à la nécessaire solidarité.
    Bon week-end à vous aussi.

  38. 138
    aétius dit:

    Et comment qu'on se comprend !
    Succession de DSK au FMI, infos de ce matin, si Lagarde devait se retrouver "out" à cause des vilaines naffaires (arbitrage Tapie biaisé ?), seul resterait paraît-il en piste le dirlo de la Banque centrale mexicaine. Qui est nous dit-on un diplômé de l'université de Chicago. Il y a donc a priori de grandes chances que DSK soit remplacé par un de ces pignoufs de "Chicago boys" ultralibéraux qui font tant de mal à la planète et aux peuples, disciples fanatiques qu'ils sont de ces illuminés éconoclastes de Milton Friedman et Friedriech Von Hayek ?
    Que pensez-vous de la candidature de la vice-présidente d'ATTAC, Aurélie Trouvé, au poste de DG du FMI ?
    Et ne serait-il pas possible pour les Etats dirigés par des gouvernements hostiles à la mondialisation financière ultralibérale de créer une contre-structure destinée à opérer dans le champ de la coopération financière internationale entre ses membres jusqu'à pour faire pièce au FMI et d'en confier la direction à des gens tels que Mme (Melle ?) Trouvé ?
    Un naïf idéaliste actif énervé optimiste et tenace

  39. 139
    grimdli ivordi dit:

    Bonjour M. Mélenchon, et merci pour votre persévérance à vouloir jeter les fondations qui nous permettront d'espérer à nouveau bâtir un avenir meilleur pour nos enfants et petits enfants !
    Le problème de la dette est au coeur de la stratégie des ennemis du Peuple (et du coup, des peuples du monde).
    Mais c'est une dette odieuse !

    Je souhaiterais soumettre à votre appréciation et à celle de vos lecteurs ce qui suit. Il s'agit d'extraits du site du Centre de Recherches sur la Mondialisation http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22353.
    La thèse développée est que les dettes des États contractées contre les intérêts des populations locales sont juridiquement frappées de nullité.

    "Quelques fondements juridiques de l’annulation de la dette", par Éric Toussaint.
    Selon Alexander Sack, théoricien de cette doctrine : “ Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier (…) Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir ” (Sack, 1927).
    (...)
    Le Center for International Sustainable Development Law (CISDL) de l’Université McGill (Canada) a proposé une définition générale qui paraît tout à fait appropriée : “ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers ” (Khalfan et al., “ Advancing the Odious Debt Doctrine ”, 2002, cité dans Global Economic Justice Report, Toronto, July 2003).
    (..)
    La dette française actuelle qui entraîne des privations pour le peuple, répond à ces conditions après le rejet par référendum, en 2005, du Traité qui obligeait l'Union Européenne à emprunter aux...

  40. 140
    anne dit:

    @Lyendith (134)
    Oui, il est temps que des idées qui peuvent apparaitre utopiques sortent de l'ombre. Le salaire de vie - ou le revenu du vie - peut-être une solution pour le partage des richesses (qu'elles soient économiques ou intellectuelles) et aussi pour la production de ces richesses
    Réfléchissons et présidons

  41. 141
    Montalbano dit:

    En 2010, le RSA n’a rien coûté à l’État, le fonds de financement étant excédentaire de 1 milliards d’euros. Source : wikipedia.

  42. 142
    colporteur dit:

    Bastille, s'agit pas de disserter sur la "valeur travail" mais de constater que celle-ci est la morale, le devoir-être que l'on cherche à impose aux exploités. Admettre et revendiquer que le travail soit à l'origine de la richesse a d'abord et avant tout été une manière rationnelle et passionnée de contester radicalement la prétention des dominants à organiser la vie des populations travailleuses : pourquoi ceux qui produisent la richesse devraient-ils être dirigés par des spécialistes de la politique ?
    Mais la "valeur travail" est aussi ce qui, du christianisme ("qui ne travaille pas ne mange pas") au socialisme ("à chacun selon son travail") a permis de faire du travail un destin, le seul soutenable, moralement et pratiquement. Il n'y a là rien de naturel. Sur cette question du travail, une révolution culturelle reste à faire ! La gauche doit accepter de se remettre en cause. Pour de bon.

    Cela fait plus de trois décennies que la précarité de l'emploi se développe, mais la gauche et les syndicats restent attachés au modèle d'un (impossible) plein emploi. Les condition et les luttes de précaires restent l'angle mort d'une vision syndicale qui part du modèle de l'emploi stable plein temps alors que la réalité de l'exploitation est tout autre. Les exigences réelles de la "défense des intérêts matériels et moraux des salariés", qu'ils soient en poste ou au chômage, sont ignorées. Et cela des effets désastreux, comme le montre la cogestion de l'Unedic (réduction continue des droits des chômeurs).

    C'est en 1982, avant même ce qui est habituellement considéré comme le virage socialiste vers "la rigueur économique" (blocage des salaires en 1983) qu'un gouvernement "de gauche" a réduit les droits des chômeurs et précaires (voir [Critique(s) des années Mitterrand->http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5633), et de cela, Jean-Luc Mélanchon, qui fut longtemps mitterrandiste, a encore aujourd'hui à...

  43. 143
    mobilisation dit:

    Bien sûr, Jean-Luc, que toutes les âmesde gauche doivent se mobiliser, mais il y en a beaucoup des nôtres qui pensent qu'aller voter ne sert à rien, et du coup, nous font perdre également. Alors quel remède à cela ? Même si la droite (Villepin) le propose, pour emm.. Sarkozy, semble-t-il, le vote obligatoire apporterait de biens meilleurs résultats, au moins une meilleure démocratie, non ?

  44. 144
    MOMO dit:

    Alerte bactérie dangereuse!
    Attention une nouvelle bactérie particulièrement dangereuse à été identifiée. La bactérie Sarkoécoli est redoutable elle détruit en moins de 5 ans vos acquits et vos droits. La Sarkoécoli s attaque aux plus faibles aux pauvres et aux immigrés. Elle est inoffensive pour les riches qui sont protégés par différents boucliers.
    L'infection par la bactérie Sarkoécoli se fait principalement par les médias.
    Précautions à prendre:
    Fermez votre télé au moment des journaux télévisés
    Evitez les "spécialistes" en économie et autres "philosophes" officiels
    Privilégiez les rencontres entre amis
    Comparez les différentes notices des candidats qui se proposent de combattre la Sarkoécoli et surtout les effets secondaires.
    Pour l'instant le seul médicament efficace est le Mélenchon du laboratoire Front de Gauche.
    Attention : La date limite de consommation de la Sarkoécoli est le 6 Mai 2012 après ce sera trop tard vous serez gravement infecté.

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