19mai 11

DSK, Grèce, école, tireur dans le dos

Le spectacle continue mais la vie aussi

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Communiqué de Presse de Jean Luc Mélenchon

Une bonne nouvelle espagnole

Le Feuilleton DSK continue certes mais la vie des gens ordinaires que menace le FMI aussi.
Une bonne nouvelle vient d'Espagne. Sous le mot d'ordre "une vraie démocratie maintenant". Le début d'une révolution citoyenne est engagé à Madrid avec la manifestation et campement permanent de la jeunesse précaire. Ainsi le précariat entre sur la scène politique pour la première fois en Europe. Vivement la réplique en France.

 

Encore un peu de DSK ? En voici quelques lignes. Puis un mot d’épouvante à propos d’une de ses victimes avérées : la Grèce. C’est à dire de ses millions de plaignants, le peuple grec en grève générale pour la dixième fois avant une nouvelle saignée. Et de là j’en viens à la contagion du mauvais état d’esprit qui prévaut désormais parmi les puissants et du régime de terreur économique qu’ils imposent. Enfin, j’en viens une histoire à dormir debout.

Non, vraiment ce n’est pas un évènement banal que celui qui est advenu autour de Strauss-Kahn. Il est bien probable que l’onde de choc perturbe longuement et durablement les esprits. Des millions de personnes se sont identifiées à la candidature de Strauss-Kahn. Elles avaient commencé le lent et profond processus d’appropriation du candidat qui est le versant affectif de l’engagement à gauche. Processus d’autant plus prégnant que la personnalisation de la politique est dorénavant très avancée. Toutes ces personnes n’ont pas été simplement spectateurs d’un drame. Ils l’ont intériorisé. C’est une affaire intime pour eux. L’enjeu pour la droite est de transformer ce deuil en ressentiment contre ceux qui l’ont provoqué. Le notre est de parvenir à ramener le débat sur les contenus. Le vide nous le permet. Non, la gauche n’est pas orpheline ! Cette situation peut ouvrir un moment nouveau pour nous. Il n’y a plus cette invasion de l’écran par le candidat qui a « gagné d’avance » qui tuait toute discussion par son silence et son éloignement. Au PS, les suivants de liste doivent gagner leurs galons. Ils doivent convaincre. Il leur faudra avoir des arguments. Déjà ils commenceront par s’affronter dans leurs primaires. Et un seul gagnera, selon qu’il aura plus ou moins convaincu. Bien sûr la matraque des sondages va taper sur les cranes comme un marteau piqueur. Mais le nombre des résistants va augmenter, du moins dans la période des primaires socialistes, car le nombre de personnes brutalisées par ces injonctions sera plus grand. Dans cette faille de l’espace politique jusque là sévèrement cadenassée par l’opium du « vote utile », nous avons notre chance de faire avancer les idées et d’installer nos marqueurs programmatiques. Tout se joue dans l’aptitude à installer des débats plutôt qu’une mode.

Bien sûr, on sait aussi que la puissance des images est dorénavant telle que de nouvelles images, sur d’autres sujets chassent les précédentes avec la même vigueur que celles–ci se sont collées sur notre cerveau. De toute façon cette histoire va lasser. Il y a un seuil dans la société du spectacle où tout finit par se valoir et où un méga coup doit chasser un giga coup. Alors dans un mois, peut-être bien moins, on parlera d’autres choses. Et tout ce qui vient de se passer sera comme ailleurs, dans un autre temps, sur une autre planète. Le temps court peut dominer les esprits. Ce n’est pas une découverte pour moi. Mais, pour autant, le temps long n’est pas aboli. Depuis le tremblement de terre au Japon, on parle d’autre chose. Mais l’axe de la terre est quand même déplacé de dix centimètres, la pourriture irradiée a bien engagé son chemin de concentration dans les organismes vivants, sur terre et dans la mer, le Japon s’est déplacé de plusieurs mètres en mer. Voila : on parlera d’autres choses mais les dégâts ne cesseront pas pour autant.

Des premières heures de propagation de l’évènement, il restera ce florilège de déclarations où la stupeur s’est aussitôt accompagnée d’une sorte de solidarité qui mettait mal à l’aise, même si on en comprenait les ressorts affectifs. Nous fûmes une petite poignée, toute petite, avec Marie-George Buffet, à nous soucier du fait qu’à côté du présumé coupable il y avait une présumée victime. Une femme de chambre. Je ne le dis pas pour me rengorger mais seulement pour souligner que j’étais certain, au moment où j’écrivais mes trois lignes de communiqué par sms cette fin de matinée du dimanche, que ce serait aussi la pensée de tous ceux qui s’exprimeraient. Il n’en a rien été. Certain(e)s n’arrivaient pas à dire le mot, cherchant comment on nomme ces personnes qui font le ménage dans les hôtels. D’autres la nommèrent sans s’en rendre compte « la soubrette ». Et cela aussi faisait partie de mes motifs de sidération. Ainsi, tandis que comme tout le monde je tachais de mettre de l’ordre dans mes idées devant l’énormité de l’évènement, je relevais aussi comment chacun abordait le sujet. Là était l’évènement, de bien des façons.

Pour finir, il y avait davantage à apprendre des réactions que des faits, dont finalement on ne sait toujours rien. Par la suite, les commentaires ont réintégré la présumée victime. Sitôt qu’elles ont eu la parole, il y eut des bonnes et belles choses de dites notamment par Clémentine Autain et Caroline de Hass. Les bouches officielles ont aussi commencé à prendre le thème. Jusqu’au point où comme le titre le Monde avec une certaine perfidie « le PS ne sait plus quelle victime il doit défendre » Je note que la présumée victime est revenue dans le paysage au moment où elle fournissait une habile transition pour la mise à distance avec le présumé coupable. Je pense que cette personne va maintenant occuper une place grandissante pour cette même raison. Bientôt il y aura sa photo. C’est là que le présumé coupable va encore descendre d’un cran vers le fond. Sa présumée victime aura un visage, une histoire. Il faudra que cette histoire soit décortiquée par des connaisseurs. J’aimerai beaucoup une enquête sur ce thème. Je crois que Daniel Schneidermann et son équipe  « Arrêt sur Images » aurait du pain sur la planche. Mais d’ores et déjà je vous conseille de suivre la série d’articles qu'ACRIMED publie sur ce thème.

La scène médiatique fonctionne à coup de rebondissements. C’est son aliment. Et quand il n’y en a plus de disponible, elle fait d’elle-même son objet. Ce phénomène est récurrent dorénavant. Premier temps la curée, deuxième temps l’introspection et l’auto-absolution, troisième temps l’évaporation du sujet. D’abord donc ce fut le début de la séquence introspection-absolution. « Tout le monde savait » affiche France Soir ! Là, c’est au socialiste que le journal s’en prend. Enorme. Le journal cite, entre guillemet, un proche de DSK qui aurait mis en garde contre les comportements de DSK mais qui ne fut pas entendu. Ce thème, « tout le monde savait » plus ou moins délicatement traité parcourt tous les quotidiens. Il est mortel. Qui est « tout le monde ?». Pas moi. Et qui savait quoi, s’il vous plait ? C’est une chose d’avoir entendu dire que telle ou telle personne est érotomane mais s’en est une toute autre de lui connaitre un penchant criminel, alors même que celui-ci n’est pas prouvé. On en revient toujours au même point sur le sujet. C’est comme si le viol, puisque telle est l’accusation, était une variante du sexe. J’ai même entendu dans un reportage une personne dire « on savait qu’il aimait les femmes mais pas à ce point ». Je vais rappeler une banalité mais « aimer les femmes » et les violer sont deux attitudes qui n’ont pas de lien. Elles sont même antinomiques. En tous cas ici le coup est destiné aux socialistes. Il s’agit de laisser penser qu’ils « savaient » mais le cachaient parce que, pour eux, ce ne serait pas important. Il s’agit donc de saper la confiance morale qu’on pourrait leur porter. On voit le but recherché.

Donc la séquence introspection-absolution de la sphère médiatique finira dans quelques heures. Les uns vont guerroyer sur le terrain finalement bien balisé de  « en a-t-on trop fait ? ». D’autres « mais non, nous ne savions rien de sûr et certain. Et notre éthique nous contraint à ne parler que de ce qui est assuré. » La vraie question concrète restera de côté. La voici. La loi interdit que l’on montre une personne menottée ni aucune image humiliante pour elle. Or, pendant des heures, tous les médias audiovisuels se sont souciés comme d’une guigne de la loi ! Au moment-même où ils montraient ce qu’il en coute de la bafouer ! De la délinquance réelle pour dénoncer de la délinquance supposée. Et quelle suite ? Ici ou là quelques commentaires sur le mode des refrains traditionnels sur le « devoir d’informer avant tout » placé au dessus même du respect de la loi et de la souveraineté qu’elle incarne. Et pour quoi cette désobéissance ? Quelle information aurions-nous pu perdre sans cet héroïque acte de désobéissance civile ? Pour une longue orgie voyeuriste ! Rien de plus. La sortie de Strauss-Khan en direct et sans pause ne nous apprenait rien sur rien.

Et pendant ce temps la catastrophe avance ses gros pieds. Je parle des victimes avérées et prouvées du FMI. Les millions de Grecs. Pourtant il n’aura pas manqué d’articles pour célébrer l’action de DSK en Grèce et regretter que dorénavant il ne pourra plus la faire bénéficier de ses précieux conseils et recommandations. Pourtant sur place rien ne marche et tout va de travers. Tandis que les titres de presse se réjouissent d’une prétendue reprise pour en signaler l’impact bienfaisant sur la Grèce, la vie va son chemin de son côté. 0,8 % de croissance en Grèce, annonce-t-on. Sourire bienveillant des bons docteurs qui ont infligé le remède de cheval aux Grecs. Façade. Oui, façade. Car c’est par rapport à quoi ce petit plus ? On se garde de le dire. Voila l’arnaque. En fait, en un an, l’économie grecque a reculé de 7,4 %. Un recul sans équivalent dans le monde ! Les bons docteurs prévoient encore pour cette année quatre points de moins, car rien ne se passe comme prévu. Le prétendu cercle vertueux des libéraux ne donne absolument aucun des résultats annoncés.

Par contre le pillage va bon train et il va continuer à grande cadence. Ce qui est incroyable c’est la cupidité des banksters. Ils ont d’abord ruiné le pays, ils continuent à l’étrangler avec des taux usuraires. Et en plus ils sont commissionnés, c'est-à-dire largement payés pour organiser les privatisations. Le gouvernement grec a annoncé mercredi avoir nommé des conseillers pour la cession au privé d'une série d'organismes publics privatisables. Par exemple : la société des paris sportifs (Opap). Détenue à près de 35% par l'Etat grec, c’est l'une de plus importantes sociétés du pays. Elle a dégagé en 2010 un bénéfice net de 575,8 millions d'euros ! La branche londonienne de la Deutsche Bank et la Banque Nationale de Grèce (BNG) seront payées pour réaliser cette privatisation. Pour la loterie nationale, Papandréou a désigné le Crédit Suisse et l’Eurobank grecque. Le Crédit Agricole CIB et sa filiale grecque Emporiki Bank, vendront l'organisme des courses hippiques (Odie). Pas belle la vie ? Pour les concessions des autoroutes grecques, le gouvernement a nommé Ernst&Young, Rothschild & Sons et Barclays Bank PLC tandis que pour l'industrie grecque des véhicules (Elvo) la Société Générale et sa filiale grecque Géniki Finance SA. A table ! A table les bandits la soupe est chaude ! Quant à "la mise en valeur de l'immobilier de l'Etat", le gouvernement prévoit "la création des sociétés pour répertorier l'immobilier appartenant à des ministères et définir leur statut juridique". Une dizaine de banques grecques, menées par la BNG, ont été désignées pour procéder au dépeçage de la bête. Ce n’est pas tout. La Grèce avait commencé à nommer des conseillers de privatisation fin mars, pour des cessions dans l'aéroport international d'Athènes, l'ancien aéroport d'Athènes situé à Hellenikon, une vaste zone de 55 hectares dans la banlieue balnéaire. Les mêmes dépouilleront aussi les chemins de fer grecs. Jusqu'à quand ? Les Grecs ont fait leur dixième grève générale. Où est le relais politique ? Papandréou, président de l’internationale socialiste et premier ministre. C’est comme ça que s’est appelé « le vote utile » en Grèce.

Pour les banksters, la Grèce sert de cadavre exposé sur un gibet pour impressionner tous les peuples d'Europe. Pour que l'intimidation fonctionne dans la durée, le supplice doit être entretenu, spectaculaire et public. Non seulement la Grèce est donc dépecée mais on lui maintiendra coût que coût la tête enfouie dans la dette. Dans cette stratégie, la Grèce joue le rôle du condamné pour l'exemple. Angela Merkel a donc de nouveau mis en garde tous les pays qui ne rentreraient pas dans le rang. Comme aux premiers jours de la crise grecque, elle a ressorti les grossiers arguments contre les pays du sud qui se la coulent douce. "Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu'en Allemagne." "Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains avoir beaucoup de vacances et d'autres peu, à la longue cela ne va pas." Moins de retraite et moins de congés, voila le programme de l'Europe allemande. Écœurante arrogance ! Sarkozy n'y oppose pas la moindre résistance. Au contraire. Sa ministre en rajoute donc bien tranquillement. Pressée à droite de se présenter à la direction du FMI, Mme Lagarde en fait des tonnes pour montrer quelle bonne élève libérale elle est. A ceux qui suggèrent de desserrer l'étau de la dette grecque et de mettre pour cela les banques à contribution, elle répond à l'unisson de la Banque centrale européenne : "c'est hors de question, qu'il s'agisse de restructuration, de rééchelonnement ou de reprofilage de la dette".

A domicile, la droite pratique aussi désormais le chantage à  la dette, sur une grande échelle. Pour justifier les 16 000 suppressions de postes dans l'éducation, le ministre Chatel n'a plus qu'un seul argument à la bouche : "réduire la dette" ! Au point qu'on ne sait plus s'il existe encore un ministre de l'éducation en France. Il a calculé qu'"on lègue aux enfants scolarisés aujourd'hui 20 000 euros de dettes" ! Pur mensonge. Les titres de dette ont une échéance moyenne à sept ans devant nous. La seule vraie dette que l'on livre au pays c'est celle que laisse une éducation au rabais. Cette dette c’est l’ignorance accumulée et le recul du progrès humain. Celle là est incalculable. Moins instruites, moins qualifiées, moins éduquées, les générations futures paieront les pots cassés du présent fumeux où un Luc Chatel amputait leur futur humain. Et pour ceux qui n’aiment que les arguments économiques soulignons que cette politique se paiera dans la qualité de la production et le niveau de vie du pays qui dépend de la qualification des travailleurs. 50 000 élèves en plus et 16 000 postes en moins. Tout ça pour économiser 500 millions d'euros par an, là où la seule baisse de TVA dans la restauration fait perdre 3 milliards par an à l'Etat. Les parents et enseignants ont donc raison de se mobiliser demain pour la Nuit des écoles.

Les bras m’en sont tombés. Il faut dire que je lisais « Le Figaro ». J’y découvrais dans un article de Sophie de Ravinel des propos entre guillemets tout a fait stupéfiants. « Mais la crise liée à l’affaire DSK suivie d'un possible affaiblissement du PS, provoque tout de même une certaine inquiétude au PCF. Au point d'envisager possible un soutien du Front de gauche au candidat socialiste dès le premier tour. Chargée des élections au sein de la coordination nationale, l'instance restreinte du PCF, Lydie Benoit est convaincue que «le Front de gauche ira au premier tour avec un programme». Mais, «s'il était annoncé assez fort, avec évidence dans les sondages, que la gauche ne devait pas passer au deuxième tour, nous prendrions nos responsabilités». «Tout» doit être envisagé pour «bloquer» Marine Le Pen et éviter un autre 21 avril. Lydie Benoit croit Jean-Luc Mélenchon sur la même ligne. «Il n'est pas un aventurier», note-t-elle, alors que le PCF doit donner, en juin, son avis définitif sur la candidature de l'eurodéputé. ».

J’ai sans doute bien des reproches à faire au « Figaro » en général et à madame Ravinel en particulier si l’on tient compte de nos opinions politiques respectives. Mais jusqu'à présent je ne l’ai jamais trouvée inventant des dialogues entre guillemets. J’ai donc pris très au sérieux ce que je lisais. Que certains  dirigeants du PCF pensent ce que dit Lydie Benoit est une chose. Qu’ils se sentent en situation de le dire dans « Le Figaro » est un fait assez exceptionnel pour être noté. Mais il y a plusieurs choses que je sais aussi. La première est que les socialistes, même en deuil, ont le bras long. Mais pas assez pour m’attraper, même par Lydie Benoit interposée. Elle croit et elle dit ce qu’elle veut mais que, du moins, elle ne parle que pour elle. Et non pour moi, dont je me demande comment elle fait pour savoir ce que je pense sachant que je ne crois pas avoir eu de discussion personnelle avec elle depuis au moins deux ans. Et s’il s’agit d’être traité « d’aventurier » si l’on n’est pas de son avis sur cette proposition de capitulation, elle aura tôt fait de découvrir que son propre parti en est rempli. Car la seconde chose que je sais c’est que son point de vue n’est pas celui qui est majoritaire dans les instances du PCF et encore moins à la base de ce parti.

Evidemment c’est un ballon d’essai. Et un mauvais coup. Car ouvrir la période qui suit le retrait de Strauss Kahn par une annonce de ce type c’est tirer une balle dans le pied du candidat du Front de gauche. Au lieu de commencer la suite en parlant du fond, on commence par s’exposer à d’inutiles et toujours suspectes mise au point. Les médias qui m’ont proposé de parler ont donc tous relayé la question. Bien joué les tireurs dans le dos !  Les réactions d’inquiétudes venues de divers secteurs m’ont conduit à ne pas négliger cette déclaration. Elle est tellement nuisible ! Elle jette un doute sur la crédibilité de notre démarche ! Politiquement ce serait un pur désastre qui reviendrait à donner à l’extrême droite le monopole de la rupture avec le système. Nous anéantirions nous même notre existence politique. Cela signifierait que tout ce qui a été fait pour contrecarrer la disparition du courant du socialisme historique sous les coups du social libéralisme n’aurait servi à rien. Et tout ça pourquoi ? Sur quelle injonction ? Les sondages ! Jamais les sondages n'ont commandé mon engagement politique. Pas plus aujourd'hui qu'au moment du référendum du 2005. J’ai donc dû démentir fermement les propos de Lydie Benoit. Et je le refais ici pour m’assurer qu’il n’y ait pas de doute parmi ceux qui me lisent. Et aussi pour prendre date. Le retrait de Dominique Strauss-Kahn de la primaire socialiste ne change rien aux profondes divergences que le Front de Gauche constate avec le contenu du programme adopté unanimement par le PS. Ce projet ni socialiste ni réaliste. Il ne propose aucune des ruptures nécessaires face à la crise. En toute hypothèse, nous proposerons notre candidature pour proposer un autre chemin.

Satisfaction : au festival de cannes le film Pater met en scène un président et son premier ministre. Sujet applaudi par la salle : le salaire maximum autorisé.
Grosse blague : un nouveau sondage indique que je ne « profite pas du retrait de Besancenot ». Non seulement je fais cinq points de moins que nos résultats électoraux dans cette « enquête d’opinion » mais tous les électeurs d’Olivier Besancenot se sont répartis sur Hollande, Hulot ou la droite. Cela seul suffit à situer le sérieux du bidouillage secret duquel est issu ce genre de « résultats ».


288 commentaires à “Le spectacle continue mais la vie aussi”

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  1. 51
    Jean-François GODARD dit:

    Je me permets de reproduire un échange ici avec un ami autour de Jean-Luc Mélenchon:
    Mélenchon est toujours excellent dans ses analyses, il a un ton de rédaction toujours bien écrit avec un subtil mélange de language parlé et de language académique, c'est dire qu'il a un sacré niveau
    Je vois que nous avons le même regard! No comment.
    mais je trouve qu'il y a un truc qui me gêne il n'a pas grand monde derrière lui...
    Là, si je puis me permettre, tu as besoin de voir les choses pour ce qu'elles sont et non telles qu'elles sont présentées par nos oligarques/médiacrates-médiocres.

    Petits rappels:
    2007 --> FG et PG =0
    11/2008 --> création du PG puis FG alliance avec PC et GU
    2011/2009 2011/2010
    2009 --> Européenne --> 440'000 voix
    2010 --> Régionale --> 555'000 voix +26%
    2011 --> Cantonale --> 770'000 voix +76% + 39% --> 10,5% des voix des inscrits concernés
    Mais seulement la moitié des français pouvaient voter,si l'on fait l'hypothèse d'un vote identique sur le reste des cantons:
    2011 --> 1'540'000 voix +250% +178%

    Voilà, la réalité et les pouvoirs ne s'y méprennent pas. Le ministère de l'intérieur et les médias n'ont pas donné les résultats du Front de Gauche, seul lieu d'unité du paysage politique, et n'ont donné que des résultats séparés : PC, PG, GU.
    CQFD
    Et vous voulez restez sur le bord de la route et ne pas être de ce mouvement!
    Pour reprendre une citation d'E Morin déjà mise ici: "Il est fou de penser que nous réussirons ! Il serait encore plus fou de ne rien tenter ! " - en exergue de La Méthode
    Allons Mélenchon présidons!
    A bientôt l'espoir est permis, il faut simplement oser!
    Jeff

  2. 52
    bastille dit:

    Bravo ! Vous, au moins, restez sur le terrain politique. Ce qui ne va pas de soi pour nombre de ceux qui prétendent à des responsabilités publiques faisant choux gras de toutes les « affaires » en omettant soigneusement l’intérêt populaire. Parmi ceux-ci, je tiens à souligner les ardentes postures moralistes de l’autoproclamée favorite des prolos (et on se demande bien ce qu’elle a pu faire pour hériter de ce titre) qui, sans doute, mue par son ardeur en faveur de la classe ouvrière et ses positions ultra en faveur de la femme en profite pour dénoncer les mœurs dans la complicité de « l’établissement ». Exit les peuples qui souffrent des mesures du FMI…
    Soyons persuadés que tous ceux qui, aujourd’hui, font leur affaire de ces « affaires » feront, si par malheur, ils parvenaient au pouvoir, de même.
    Regrettons les propos de Lydie Benoit. Lorsqu’on est porté par ses pairs à une responsabilité, on a le devoir d’être leur porte parole et si on est en divergence il est toujours possible soit de convaincre soit de reprendre sa liberté de parole. Là aussi, on peut légitimement s’interroger, bien que sous un angle fort différent, quant à la place qui est faite à l’intérêt commun.

  3. 53
    Jean Jolly dit:

    Décidément, le PS et la clique d'hypnotiseurs que forme la médiacratie s'enfoncent lentement dans les sables mouvants de la stupidité. Une fois le candidat plébiscité par l'oligarchie financière éliminé, voilà-t-il pas qu'ils veulent nous faire ingurgiter les Hollande et Aubry, voir même Fabius, pourquoi pas Besson, Lang et Kouchner tant qu'ils y sont ?

    Martine Aubry est bien la fille de Jacques Delors jusqu'à preuve du contraire, par quel miracle renierait-elle le travail de son père et l'un des pères de l'Europe que nous connaissons aujourd'hui ? Hollande ne vaut guère mieux à ce niveau et ne parlons pas des autres. Il parait clair qu'ils proposeraient tout aussi bien une chaise du moment qu'elle puisse soutenir leur programme irréaliste dans le contexte des institutions européennes, ce que ne cesse de dénoncer Jean-Luc à qui veut bien l'entendre mais qui n'est pas forcé de répondre, et ça tombe bien car les intéressés profitent de cette aubaine pour se dérober face à cette question gênante.

    Comment les militants et sympathisants du PS peuvent-ils tomber dans ce piège aussi grossier ? J'en conjure à nos ami/s/es véritablement socialistes de se réveiller, le vote utile qui est devenu indispensable se trouve au Front de Gauche.

  4. 54
    Michel Matain dit:

    @ 51 Jean-François GODARD
    Petits rappels: 2007 --> FG et PG =0

    Le front de gauche n'existait pas, pas qplus que le PG ou la GU. Mais le PCF existait avant. "Oublier" les résultats électoraux, bons ou mauvais, du PCF avant la création du Front de Gauche, et faire comme si le FdG partait de zéro c'est mignon, ça fait joli, mais ce n'est absolument pas crédible. Ainsi aux dernières cantonales, le Front de Gauche a reçu entre 10 et 11 % contre 8% aux cantonales précédentes pour le PCF seul. Ca fait un gain de 3 % ce qui est excellent. Il n'y a pas besoin de sortir des plus 278 %.

  5. 55
    jean ai marre dit:

    @ J L Mélenchon :
    Non, vraiment ce n’est pas un évènement banal que celui qui est advenu autour de Strauss-Kahn. Il est bien probable que l’onde de choc perturbe longuement et durablement les esprits.

    Désolant, triste réalité!
    L'émission d'hier soir sur F 2 a montré les toutes les faiblesses du système média et politique. Ecoeuré par les propos de Mr Badinter. Cet homme, qui pour moi représentait un repère est tombé dans le ridicule. Aveugle à cause de son amitié, il a quitté les valeurs de la gauche. Ces déclarations sont trop en décalage avec les réalités criantes du pouvoir par l'argent. Walls, que Attali promet un destin présidentiable, incarne soit disant la gauche moderne, a piqué une colère folle à contre sens des réalités. Cet élu va poursuivre son objectif de remplacer l'histoire du PS par un nouveau parti se coulant dans la social démocratie.
    Je mesure toute la différence entre la perception de la classe politique qui était susceptible de me représenter, et la réalité d'aujourd'hui.. Il me reste un gout amer de désillusion qui me fait rejeter avec dégout ce que je défendais hier encore.
    Mais attention à l'onde de choc, Il y a tout comme le flux et le reflux, une puissance de réflexions, qui dans un temps prochain va faire mal, très mal à la classe politique. Lorsque tout ça va se décanter, très vraisemblable que les extrêmes y trouvent leur compte.
    Il ne reste que J L Mélenchon à qui je demanderais de la clairvoyance, de l'honnêteté, de se positionner sans ambiguïté par rapport à ces gens, à cette classe qui m'est étrangère.
    Tout est lié: la morale, les valeurs, l'économie. Le Front de Gauche saura t il offrir une perspective, en balayant une classe qui ne me représente plus et en donnant espoir pour l'avenir de mes petits enfants ?
    Je souhaite une VI République qui remette les choses dans le sens de l'intérêt commun, sinon nous auront un FN.

  6. 56
    ydaho dit:

    En Espagne, toute une génération dit son "ras le bol" a la classe politique, cette génération ne trouve pas de réponse a sa recherche d'emploi, bien que bardée de diplômes, leurs slogan ne sont pas éloignés du fameux "qu'il s'en aillent tous", et pour beaucoup ils dénoncent la corruption !
    Ce mouvement gagne aussi l'Italie (manif en préparation a Milan), les jeunes de ces mouvements dénoncent et rejettent la crise provoquée par le capitalisme et le "système global" bancaire, accepté par les politiques et qui n'est que déception et frustration pour le citoyen !
    Cette "révolution" se répand comme pour le printemps Arabe, aux travers des réseaux sociaux comme tweeter ou facebook.
    Au Portugal, les manifestations succèdent aux manifestations.

  7. 57
    Annie Laute dit:

    Continuez à écrire clairement ce que les autres emmêlent allègrement pour empêcher le front de gauche de continuer son ascension ! Lorsque je vous lis, je retrouve ma détermination militante. Je vous soutiens dans votre combat. Avec mes salutations.

  8. 58
    Gilbert Duroux dit:

    C'est une très bonne idée de la part de Jean-Luc de renvoyer vers Acrimed à propos de l'affaire DSK. Mais Jean-Luc a donné le lien vers la page de garde du site. Dans quelque temps, on ne verra donc plus les articles en question. Voici les liens directs vers les 3 articles d'Acrimed consacrés au traitement par les médias de l'affaire DSK :
    Affaire DSK (1) : des médias orphelins
    Affaire DSK (2) : compassions sélectives
    Affaire DSK (3) : en direct du néant journalistique

  9. 59
    Alain Guillou dit:

    Il faut dès aujourd'hui envisager une manif citoyenne pour la dignité face à l'urgence sociale !
    Si le FdG n'en prend pas l'initiative, c'est un parti de la haine qui s'accaparera de cette revendication en usurpateur coutumier des démarches populistes... Or, face à ce qui est sans l'ombre d'une présomption d'innocence le crime du FMI contre les peuples, il faut que des fronts d'indignation deviennent des fronts révolutionnaires: il est besoin de révolutions citoyennes partout dans ce monde où se perpétue le viol des droits fondamentaux des peuples dont le coupable est bien l'oligarchie, partout !
    L'affaire DSK n'est rien qu'un révélateur du mépris que le système médiatique exprime à l'encontre d'une femme subalterne... En france il est grand temps, avant que ne déferle une vague fascisante, que l'on cesse de se complaire avec des éléphants qui surfent sur les milliards et naviguent entre villas à New-york et lupanards à Marakech : ces camarades sont politiquement fort handicapés pour penser et sentir à gauche. Dommage que cela augmente aux yeux des moutons oui-ouistes leur mérite !
    Un gars comme DSK a plus de mérite d'être à gauche qu'une simple femme de chambre... Toute présomption d'innocence accordée à l'une comme à son violeur présumé!
    ...Oui, il faut le dire, ce mot de violeur : le traité de Lisbonne était un viol des peuples par les oligarchies, le Congrès de Versailles aussi, qui a permis de violer constitutionnellement le peuple noniste majoritaire. Est un viol la soi-disant aide décidée par le FMI au Peuple grec! Tout cela relève de la même désinvolture criminelle vis-à-vis des subalternes que nous sommes !
    Indignons-nous pour de bon !

  10. 60
    pipotin dit:

    Merci pour vos propos qui contrastent si fortement avec les inepties et enfumages de nos "élites".
    Et pendant ce temps... le Parlement vote l'inscription en lettres d'or de la règle de non déficit dans la Constitution (ce n'est toutefois pas gagné pour eux, heureusement), l'UIMM envisage de proposer "plusieurs «pistes à explorer» ambitieuses, afin de «construire une flexicurité du marché du travail»" en "suggérant de revenir sur les conditions d'indemnisation généreuses accordées aux travailleurs temporaires et surtout aux intermittents du spectacle." (voir article d'aujourd'hui dans le figaro). Tout un programme qui révèle le cynisme et l'ignominie venant d'un organisme qui s'est pourtant révélé comme profondément vérolé depuis les "affaires" de ces 4 dernières années. Bref, le grignotage des cerveaux avec des éléments de langages appropriés continue en suivant le timing prévu... Viva Espanã !

  11. 61
    Gerard Blanchet dit:

    Page 31 de l'Humanité de ce jour l'invité de la semaine Kaddour Haddadi chanteur du groupe HK et les SaltimbanKs, engagé dans la campagne "Un bateau pour Gaza" titre son billet : "Mon rêve pour 2012 que nous soyons ensemble au rendez-vous de l'Histoire" et demande "Pourquoi ne ferions-nous pas de cette élection (présidentielle) un référendum pour ou contre une nouvelle République". Je plaide pour cela depuis quelques mois. De plus en plus de voix se lèvent pour réclamer une constituante. A l'heure où les partisans d'une personnalisation de cette élection sont "atterrés" par l'affaire DSK et ne savent plus comment se retourner, à l'heure où le peuple espagnol s'indigne et réclame la démocratie n'est-il pas temps que le front de gauche, en s'élargissant aux républicains de la gauche du PS et d'EELV au NPA, pose à ce niveau, celui de 1789 (comme le dit Jean-Luc Mélenchon dans son interview à France Soir) l'enjeu de 2012?

  12. 62
    Ronald Thatcher dit:

    Encore une fois, vous étes le seul politique francais à la hauteur de mes attentes. Pendant que la presse et les politiques sont focalisés sur la couleur du slip de DSK, nous ici, on trime depuis quatre jours. Esperons que ce mouvement de protestation gagnera l'europe. Democracia Real YA !

  13. 63
    Robert Bois dit:

    Merci de ne pas rentrer dans l'hystérie collective concernant l'affaire DSK.
    Quant à la rubrique de fin "satisfaction" : forcément que ce parterre de gens fortunés ait applaudi cela ne le concerne pas, il est question de salaire maximum et non de revenu maximum, ce qui me semblerait plus juste.
    Cordialement.

  14. 64
    redline69 dit:

    bonjour,

    Je me suis tenu le plus éloigné possible de la 1ère vague du feuilleton DSK.
    Je vais pas faire mystère que j'ai combattu ici le sieur DSK sur les pires aspects politiques et je suis content qu'il ne soit plus dans le paysage politique Français pour plusieurs raisons.
    1/ il n'avait pas le profil pour ce kob
    2/ il a basé toute son action sur du petit réseau souvent d'ailleurs plus proche d'allié publicitaire que politique.
    3/ son travail au sein du FMI à été une fumisterie mise en scène mais qui au sein du FMI n'avait pas que des soutiens
    4/ sa proximité avec la droite, les "puissants" comme les appèlent certains n'a plus rien de gauche, les déplacement en porche, les hotels à 3000 euros, les 1er classe de ci et de là alors qu'il expliquait que les grecs vivaient au dessus de leur moyen était une insulte à la gauche.
    En conclusion, cher Jean-Luc Mélenchon, évitons d'en faire trop sur le bonhomme qui n'aurait rien apporté à la gauche de toute manière en 2012, a part des histoires de couloirs et des déceptions.
    Qu'il reste auprès de sa famille et qu'il prenne le recul nécessaire.
    Le PS n'est pas perdu de son candidat "esperé", mais bien de son manque de programme, de vision, et d'espérance à gauche.
    Le Front de gauche, avec les équipes actuelles, la vision autour d'un recalage sur une constituante est notre espoir d'une gauche unie sur nos valeurs, pas celle du fric !

    cordialement

  15. 65
    crussolrouge dit:

    bravo jl melenchon!j'espère que les medias vous laisseront une place pour continuer à developper le programme du PG (FdG?) chapeau l'artiste!en avant

  16. 66
    Nuno dit:

    @35 Jean-Mi 41

    De A-J Holbecq il y a aussi un ouvrage très édifiant "la dette publique une affaire rentable" ou il montre que sans le remboursement des intérêts, l'état ne serait pratiquement pas endetté, comme c'était le cas avant la fameuse loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 ou l'état ce finançait à 0% au près de la banque de France et pas comme maintenant sur les marchés internationaux, comme il en a l'obligation à cause de l'article 123 du traité constitutionnel.

    Finalement cette fameuse dette a été fabriquée de toute pièce pour le plus grand profit de nos bankster.

  17. 67
    Arte dit:

    Révolution par les Urnes ? Oui. Mais à condition que le débat ait lieu. Et il ne peut plus avoir lieu dans le cadre des campagnes institutionnelles : il aura lieu dans la rue !
    Camping sur toutes les places Européennes des grandes villes : voilà comment se crée une union dans les coeurs et dans l'histoire !
    Il ne faut pas un mois, à une telle union, pour obtenir la remise en cause durable du dogme financier, avec ses conséquences immédiates : restructuration européenne de la dette, remise à sa place du secteur financier et remise en cause de ses représentants dans les institutions européennes et mondiales !
    Sinon ? On campe !

  18. 68
    Michel Matain dit:

    @ 68 Arte
    Révolution par les Urnes ? Oui. Mais à condition que le débat ait lieu. Et il ne peut plus avoir lieu dans le cadre des campagnes institutionnelles : il aura lieu dans la rue !

    Lorsque dans un pays il y a la chance d'avoir les urnes, la rue ne peut pas remplacer les urnes, la rue et les urnes s'appuient l'un sur l'autre pour avancer. On verra dimanche si en Espagne la rue et les urnes se sont épaulées, si elles sont au diapason. Si dans ce pays, le verrou du bipartisme (Parti Populaire et PSOE) commence à s'effriter. Si, par catastrophe, les résultats entre la rue et les urnes ne coïncident pas, il ne faudra pas trop attendre de la rue seule.

  19. 69
    origine incontrolé dit:

    Entendez vous ce grondement venue de l'autre coté des Pyrénées qui ne vas pas tarder à venir dans nos contrées si paisibles (en apparence) ?
    Le bruit, la fureur, la revolution citoyenne en somme et rien ne l'arretera.
    Préparez vous !

  20. 70
    argeles39 dit:

    @ Michel Matain (#69)
    On verra dimanche si en Espagne la rue et les urnes se sont épaulées, si elles sont au diapason. Si dans ce pays, le verrou du bipartisme (Parti Populaire et PSOE) commence à s'effriter. Si, par catastrophe, les résultats entre la rue et les urnes ne coïncident pas, il ne faudra pas trop attendre de la rue seule.

    Tu soulignes un point que je partage à 100%. On verra si ce mouvement incrémente l'audience de IU (gauche unie), un peu l'équivalent du FdG en Espagne.
    En 31 ce sont des élections municipales qui avaient engendré pacifiquement la chute des bourbons, la 2ème République et la révolution socialiste (hélas matée dans le sang), les Espagnols ont dimanche une belle opportunité de ce type pour changer leur destin.
    En plus des municipales, il y a aussi des élections pour les présidences de régions (17 communautés autonomes en Espagne), aussi un éventuel raz de marée de IU aurait un gros impact, mais pour être franc je n'y crois pas trop, j'ai peur que ce mouvement s'enlise dans une forme d'illusion lyrique du type "élections piège à c.. - révolution dans la rue".
    J’espère sincèrement me tromper.

  21. 71
    antigone dit:

    Pour sortir de l'ambiance glauque avec la décomposition PS, regardons plutôt vers l'Espagne, ils ont ouvert les yeux !
    abre los ojos ça donne la pêche! Il avait encore une fois raison, JL Mélenchon quand il disait: ça va traverser la Méditerrannée! c'est fait!
    Aors on la prend quand la Bastille?

  22. 72
    Un camarade dit:

    Merci pour ce petit mot sur l'espagne...
    Pour compléter : http://www.romain-jammes.fr/?p=1102
    Un camarade

  23. 73
    Sonia Bastille dit:

    @ Jean-Luc Mélenchon

    Je ne crois absolument pas à la révolution en Espagne. La crise de l'endettement et des finances publique touchent certes gravement le pays et l'économie est exangue mais à qui la faute ? Les gouvernements de droite et de gauche, successivement ont laminé la petite industrie espagnole, les mines et je ne parle même pas de l'agriculture qui depuis maintenant quinze années souffre et est en danger. Les choix politiques se sont faits uniquement sur le tourisme, les banques et assurances, la location, les services. Il eût une bulle spéculative (nouvelle économie, technologies innovantes, banques, logement) qui a explosé par petits bouts ! Les Espagnols vivèrent à crédit et aussi sans industrie. La crise immobilière, la crise financière,le surendettement et la spéculation aggravèrent son état et la politique européenne qui fait de l'Espagne un pays prisonnier d'un choix poltique, monétaire et économique désastreux. L'UE et l'euro sont les nouvelles prisons des peuples...

    Dans quelques jours, auront lieu des élections locales et le PSOE va prendre une rouste électorale grave ! Mais croyez-vous que le citoyen électeur espagnol va se tourner vers la gauche radicale c'est fort peu probable ! La droite gagnera ces élections et vous parlez de révolution ?! Le mouvement social ou populaire n'est point la révolution et il ne débouche ni automatiquement sur la victoire électorale ou politique ou institutionnelle des révolutionnaires ou de la gauche radicale.

    Evitons d'employer des mots comme "révolution" à tout propos, en tout lieu et pour toute chose. La "révolution" en Tunisie risque de déboucher sur une remise ne cause de la laïcité et le retour à une régression sociale d'une part et une aggravation des solutions libérales d'autres parts. En Egypte, la "révolution" débouche sur une guerre inter-religieuse ! Soyons prudents et évitons des grands mots qui ne sont que slogants !

  24. 74
    Nuno dit:

    Sur l'organisation du système monétaire international cette citation d'Henry Ford :
    "Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin".
    Je me demande si les Grecs ne sont pas en train de comprendre ?

  25. 75
    jean ai marre dit:

    @ 76 Sonia Bastille,

    Votre analyse de la situation économique Espagnole est presque juste.
    Mais vous ne donnez pas les perspectives qu'ont les Espagnols sur leur avenir.
    Vous allez directement au terme du vote.
    Ceci explique cela, sans perspective, il n'y a pas d'espoir, et l'horizon est bouché.

  26. 76
    maria dit:

    Bonjour Monsieur Mélenchon.
    Je vous suis régulièrement d'Espagne. Comme fille de migrants (j'ai passé mon Bac à Marseille et un DEUG à Aix-en- Provence) je ne me suis jamais totalement séparée de la France (je lui dois une grande partie de ma culture et formation), c'est pour cela que j'attendais avec impatience un commentaire sur ce qui se passe chez nous. Je peux vous assurer qu'il n'y à pas que des jeunes (moi-même j'ai 49 ans) et que nous avons besoin de tout le support médiatique possible, il y a de l'illusion dans l'air (il faut penser qu'un gouvernement socialiste a mis en place les mesures restrictives dictées par les "banques"). Comme fonctionnaire (je suis prof de français en secondaire) on nous a baissé le salaire un 5% avec d'autres mesures que l'on pourrait considérer comme une trahison aux travailleurs (j'adore ce mot) de la part d'un parti qui se dit SOCIALISTA OBRERO. Les gens étaient abasourdis mais ils semble avoir de la réaction dans l'air. Merci à nouveaux de penser à nous, nous en avons bien besoin. Comme j'aime bien dire: "Salud y República.

  27. 77
    Jean Louis CHARPAL dit:

    @ 76Sonia Bastille - 20 mai 2011 à 18h08. Je ne partage pas du tout votre scepticisme. Il faut faire la part des choses. Avoir un idéal ne signifie pas qu'on n'est pas conscient des difficultés. Mais il faut toujours garder l'espoir. Evidemment, l'Histoire nous enseigne qu'après des succès, parfois éclatants, surviennent des échecs et des reculs, qui peuvent être retentissants. Mais ça n'est pas une raison pour ne pas se mettre en marche, sinon, on ne ferait jamais rien. Le monde tel qu'il est n'est pas acceptable, il est même révoltant d'injustice. Moi j'espère que
    l'Humanité toute entière se révoltera un jour, en application du Discours sur la servitude volontaire de La Boëtie. Je sais, c'est un rêve, une utopie. Mais on ne peut vivre sans rêver. Je considère que le système économique qui écrase l'Humanité ne s'effacera pas sans luttes ! Le mot Révolution, dans ce contexte, est parfaitement approprié et doit donc être sans cesse utilisé, car lui seul est à la hauteur de la situation. Souhaitons seulement que les révolutions qui s'annoncent, qu'on ne doit pas craindre et qui sont inéluctables par la faute de l'oligarchie, seront pacifiques. Ce ne sont pas les tièdes qui referont le monde.

  28. 78
    Pulchérie D dit:

    La maturité politique de J-LM s’est affirmée au cours de cette « interview » par Elkabbach, plus stupidement agressif que jamais, malengroin jusqu’à provoquer la nausée.
    Et Jean-Luc a traversé ces attaques venues des goguenots avec un calme et une maîtrise qui témoignent de sa confiance grandissante en lui-même.
    Maintenant, à plus d’un an de la grande épreuve, je suis confiante : il est prêt pour les pires affrontements.

    Mélenchon, présidons.

  29. 79
    micmousse dit:

    J'ai le même age que Jean-Luc Mélenchon et dès que j'ai pu j'ai voté PCF et et j'ai adhéré à la CGT car toutes les actions et les paroles de ces dirigeants, même au niveau local, étaient en phase avec ce que je pensais et les résultats m'ont toujours donné raison.
    Puis j'ai voté Mitterrand car si ce n'était pas tout à fait ce que j'espérait, les 1eres conquétes sociales ont été de grandes avancées.
    Puis j'ai été déçu par l'application de certaines lois comme les lois Auroux et j'ai fini par ne plus voter PS même quand l'union de la gauche appelait au vote utile mais je continuait à voter PCF en espérant que les communistes fassent évoluer la vie sociale de l'intérieur.
    Je n'ai connu alors Jean-Luc Mélenchon que comme menbre d'un gouvernement.
    Ensuite j'ai eu la conviction que beaucoup d'élus PS et PCF ne défendaient que leur place et leur salaire, alors je n'ai plus voté.
    Le non à l'Europe du fric m'a fait et surtout le positionnement de certaines personnes comme MG Buffet, Jean-Luc Mélenchon...m'ont fait reprendre espoir en une issue possible par les urnes (je me suis abstenu en Lorraine aux régionales pour ne pas donner mon accord au candidat PCF sur une liste PS)
    Tout cela pour dire que je voterai uniquement Front de Gauche et JL Mélenchon si et seulement si il n'y a aucun appel à baisser le pantalon devant les amis du capital (FN,UMP et.. PS)
    Cela commence bien mal car après le comptage des voix PCF à part, la péniche, les candidats PCF, les attermoiements sur la désignation aux présitentielles, voilà cette Lydie Benoist avec des propos qui j'espère,n'engagent qu'elle seule.
    Le meilleur candidat pour toute la gauche c'est Jean-Luc Mélenchon, à défaut je ne suis pas pécheur donc j'irai me coucher

  30. 80
    argeles39 dit:

    @Maria (#76)

    Au sujet des élections de Dimanche, quelle est la température dans les manifs?
    Quel est le % de manifestants qui vont voter pou IU (le mouvement veut en finir avec le bipartisme, c'est très bien, mais une solution pour passer à l'acte c'est peut-être de voter IU) ?

  31. 81
    Gérard Duchêne dit:

    Oh la la ! Que je suis un français trop moyen ! Petit peut être je ne savait pas qu'il se passait quelque chose en Espagne. Pourtant j’ai regardé la télé ! Mais un autre événement me lasse trop alors j'ai éteint. Il faudrait du sang des morts. Rouvrons les arènes et lâchons les lions. Non je plaisante, mais c'est quand même de cela qu'on nous nourrit.

  32. 82
    Arte dit:

    @Michel Matain
    Lorsque dans un pays il y a la chance d'avoir les urnes, la rue ne peut pas remplacer les urnes, la rue et les urnes s'appuient l'un sur l'autre pour avancer. On verra dimanche si en Espagne la rue et les urnes se sont épaulées, si elles sont au diapason. Si dans ce pays, le verrou du bipartisme (Parti Populaire et PSOE) commence à s'effriter. Si, par catastrophe, les résultats entre la rue et les urnes ne coïncident pas, il ne faudra pas trop attendre de la rue seule.

    Je pense que la rue seule est aujourd'hui le lieu possible de la restitution aux citoyens du débat démocratique.
    Je n'attends pas trop d'elle. Je l'attends. Simplement.
    Que l'on voie enfin, comme image de nos pays, le visage radieux des jeunes, leurs rires, et leur culture.
    Leur analyse de la situation !
    Ca nous changera des chroniques annoncées de la montée des extrême droite en Europe.

  33. 83
    Nuno dit:

    Les médias nous on fait tout un fromage sur les qualités de la justice américaine pour son traitement égalitaire, que l'on soit misérable ou puissant, finalement 4 jours et un million de dollars plus tard, passez par la case libération.

  34. 84
    paloma dit:

    El pueblo unido, jamas sera vincido !
    Les médias sont tellement silencieux sur ce qui se passe en Espagne. Sans doute ayant en tête de ne pas propager. Que je crains (j'espère) que notre réveil n'en soit que plus douloureux pour eux. Ils continuent de nous rebattre les oreilles de DSK et de millions par ci, de millions par là, et pendant ce temps, j'entends déjà l'orage au loin, notre grondement, celui des Italiens, des Portugais, des Espagnols.
    Viva españa ! y que se vayan todos!

  35. 85
    Michel Matain dit:

    @ 82 Arte
    La rue seule est aujourd'hui le lieu possible de la restitution aux citoyens du débat démocratique. Ca nous changera des chroniques annoncées de la montée des extrême droite en Europe
    .

    Et si la rue dit "changement" et les urnes disent "extrème-droite", on fait quoi ? La guerre civile ? L'Espagne (et d'autres) a déjà donné.

    Non, ça ne peut pas être la rue contre les urnes.
    Il n'y a qu'une seule solution : la rue et les urnes ensembles.
    Et les visages radieux et les sourires, sois tranquille, quand nous gagnerons dans les urnes, tu les trouveras aussi !

  36. 86
    Pulchérie D dit:

    Espagne

    Très bel article expliquant clairement les causes de la révolte espagnole, et ses répercussions en Europe, dans Politis
    http://www.politis.fr/L-Espagne-a-l-heure-de-la-revolte,14254.html
    "Révolution ? Pourquoi pas. Évolution, à coup sûr."

  37. 87
    Michel Matain dit:

    @ 70 argeles39
    On verra si ce mouvement incrémente l'audience de IU (gauche unie), un peu l'équivalent du FdG en Espagne

    D'après les sondages l'audience d'Izquierda Unida (le FdG espagnol) est en très forte hausse. IU doublerait ses voix. Par contre je suis inquiet des reportages (à caution bien évidemment) auprès des manifestants qui annoncent qu'ils ne voteront pour personne, ni à droite ni PS ni Izquierda Unida. S'il n'y a pas de débouchés politiques, on tourne en rond, on fait du surplace. Et on ne débouche sur rien.

    En attendant Izquierda Unida a déposé un recours auprès de la Cour Supreme pour obtenir que les manifestations soient autorisées le jour des élections. Ce que veut interdire le PS au pouvoir.

  38. 88
    Mister Cyril dit:

    @matain 87

    D'accord avec toi en théorie le débouché politique mais de toutes façons on tourne en rond depuis 60 ans alors il ne faut pas s'effrayer même de l'abstention mais prendre en compte ce qu'elle veut exprimer!

  39. 89
    jc de seraing dit:

    La rubrique de Michel Collon, journaliste d'investigation belge.
    Le printemps espagnol serait-il en cours?
    Voici ce que demandent les hommes et les femmes qui descendent dans la rue.
    http://www.michelcollon.info/Le-printemps-espagnol-serait-il-en.html

  40. 90
    Maria dit:

    argeles39
    J'ai toujours voté à IU mais il est vrai que ce mouvement cherche des réponses au-delà des partis politiques. D'autre part ces élections sont "autonomiques" et municipales, notre réalité et un peu différente (nous votons comme un gouverneur d'état au USA), donc la proximité parfois a beaucoup d'influence. Ceci dit, j'espère des changements. Il y a a point de revendication très important dans ce mouvement et c'est un changement dans la loi électorale qui rendrait les élections justes. Il ne faut pas oublier que cette loi fut construite "expresso" pendant la "Transition" pour empêcher le PCE de conserver ses députés et enfin arriver à la situation dans laquelle nous sommes du bipartisme. J'ai malgré tout de espoir.

  41. 91
    Nicolas B. dit:

    Incroyable ! à part le feuilleton DSK, pas d'info sur l'Espagne, La Grèce, "Fukischima", La France est tombée bien bas. J'avais connu cela dans les années 70 de ma jeunesse, et la colère m'était restée jusqu'à 1981. Jamais j'aurais pensé ce retour en arrière possible avec une telle intensité. J'espère que la jeunesse française se réveillera, on sera avec eux, tous ensemble ! Les Pyrénées c'est pas si haut comme barrière. Attention messieurs les bien-pensants, le train de la Révolution parti de Tunisie, arrivera bientôt dans nos contrées !
    Mélenchon, Présidons !

  42. 92
    Jean-François dit:

    En 2005 les importants nous ont traité d'anti-européens !
    Mais l'Europe on l'aime surtout quand elle est dans la rue, en Grèce, en Espagne, au Portugal... et chez nous.
    L’Union européenne ne sert qu'à protéger les banquiers, mais les idées circulent, malgré nos médias, qui ont mis six jours pour nous parler de l'Espagne (et qui ont occulté le deuxième referendum islandais). Mais le livre de Stéphane Hessel a été traduit en Espagne (préfacé par l'économiste et écrivain José Luis Sampedro, qui soutient bien sûr le mouvement).
    Une pancarte à Madrid indiquait "plaza Tahrir". La Méditerranée n'a jamais été aussi étroite, et c'est un bien beau printemps.
    Mais n'oublions pas que pendant ce temps les criminels de l'OTAN bombardent et tuent, en notre nom.
    L'oligarchie néo-libérale n'est pas que bancaire, elle est aussi impérialiste !

  43. 93
    Christophe dit:

    Si le langage parfois nous sépare, les images, aussi muettes soient-elles, sont sans frontières.
    Pour avoir une vision Espagnole :
    En mouvement
    http://www.ustream.tv/channel/motionlook#utm_campaign=synclickback&source=http://eskup.elpais.com/*politica&medium=8306676
    En beauté
    http://www.flickr.com/groups/spanish-revolution/pool/with/5571326534/
    En espérance : A nous de fabriquer le prochain lien

  44. 94
    françois dit:

    D'accord avec Micmousse 79
    La rue et le programme partagé le monde est à nous et j'ai 67 ans.

  45. 95
    Yannick (sympathisant pdg) dit:

    Merci a 93chritstophe pour le lien en direct des manifestations espagnoles. Parce que ces images se font plus que discrètes sur nos chers médias.

    A regarder pour se rendre compte de l'ampleur que prend le mouvement.

  46. 96
    Philippe TAURISSON dit:

    Au début ils te méprisent, ensuite ils t'insultent, puis ils te craignent, à la fin tu gagnes.(Gandhi)
    Nous approchons de la fin de la phase insultes, bientôt la crainte (il va falloir être très bons), pour gagner, c'est là bas devant (mais en ordre de bataille).

  47. 97
    paul dit:

    Cher Nicolas B.,
    de Fukushima il ne fallait dès le départ rien attendre de bon. Les réacteurs émettent et vont émettre pendant des mois et des mois des particules radioactives qui vont se déposer, se déposent déjà, sur toute la planète.
    C'est mon proprio physicien nucléaire qui me l'a dit le mois dernier, je le crois. Tchernobyl fait pâle figure à coté, en fait. Quels dangers à terme ? + ou -... Nos dirigeants le savent depuis longtemps et cela explique à mon avis le black-out de l'information passé la catastrophe.

  48. 98
    Gérard L. dit:

    Pour avoir découvert assez récemment le pourquoi de la dette publique et la réalité de la création et de la souveraineté de la monnaie, je m'aperçois en en parlant autour de moi que pratiquement personne ne connait cette réalité qui me parait être au centre de tous les maux actuels.
    Ecoutant tout ce que vous dites depuis environ un an, je m'aperçois que ce sujet est assez peu présent dans vos interventions alors que pour ma part (très humble), je pense qu'il doit être martelé dans les grands médias à la moindre occasion.
    Peut être pourrez vous donner une explication à cela dans un de vos prochains billets.
    En attendant, vous pouvez compter sur ma voix pour 2012 car j'ai votre age et le temps commence à presser pour vivre enfin dans une société plus juste pour tout le monde.

  49. 99
    Marcailloux dit:

    Bonjour,
    Philippe TAURISSON dit:(# 96)
    Au début ils te méprisent, ensuite ils t'insultent, puis ils te craignent, à la fin tu gagnes. (Gandhi)
    Nous approchons de la fin de la phase insultes, bientôt la crainte (il va falloir être très bons), pour gagner, c'est là bas devant (mais en ordre de bataille).

    Je recopie l'intégralité du commentaire parce qu'il le vaut bien en effet.
    Néanmoins, deux remarques,
    - la difficulté s'accroit considérablement à chaque changement de phase (n'importe qui peut être méprisé, beaucoup justifient d'être insultés, quelques uns se font craindre, un (une) seule gagne).
    - la concurrente diamétralement opposée (MLP) semble avoir déjà presque une phase d'avance.
    Faut-il voir en cela, ainsi que dans la difficulté de "décoller" du FdG, contre toute logique, le hiatus entretenu - involontairement bien sur - par un positionnement relativement flou du FdG et de son leader toujours contesté, sur un programme toujours pas arrêté ?
    La seule crainte qu'inspire Jean-Luc Mélenchon chez le peuple de gauche, actuellement, c'est celle d'une division qui ferait renouveler le désastre de 2002. Il n'y a pas la place pour 4 partis susceptibles d'être présents au second tour et le PS actuellement ne peut en rien se sentir protégé d'une nouvelle Bérézina.
    D'où son objectif premier de détruire toute opposition "interne" à la gauche.
    L'addition de la disparité dans l'image, plus le programme non encore achevé, plus la crédibilité toujours à conquérir (passer les 15% d'intention de vote), plus le temps qui se raccourci à toute allure, font que la tâche devient chaque jour de plus en plus insurmontable.
    Ne peut - on pas voir dans cette lenteur organisée la marque d'une stratégie larvée et masquée interne au FdG ?
    Je serais curieux de connaitre l'avis, sur cela, des "experts" en arcanes politiques de la gauche en France.
    Bonne journée.

  50. 100
    Papa dit:

    A99 Marcailloux.
    Il ne s'agit pas d'être un expert pour comprendre que le processus engagé par le collectif National du "Front de Gauche" poursuit son chemin.
    Fin juin, nous aurons celui ou celle qui défendra nos couleurs.
    C'est alors que tous ensemble nous serons les interprètes du programme partagé.
    Comme pour le référendum constitutionnel c'est vers le peuple que nous irons. Il reste du temps avant l'échéance.
    Le combat ne fait que commencer. Patience et longueur de temps font plus que force et que rage. Non ?

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