08mai 11

Besancenot, Ben Laden, Voynet, Rafael Correa

Le meilleur et le pire

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J e vais parler de Ben Laden ! Bon sang, quel film! Pendant que j’en suis au cinéma juste un mot sur Dominique Voynet dans le rôle de « tatie Danielle » de l'écologie politique. Et pour revenir à l’écologie, la vraie, des nouvelles sur l’affaire des gaz de schistes. Et pour le dessert une bonne surprise : une nouvelle victoire de la révolution citoyenne en Equateur. Par les urnes. Un beau référendum contre les oligarques locaux, leurs comptes en banques et leurs médias. Un régal.

M ais je commence sur autre chose. Dans l’espace politique de l’autre gauche le renoncement d’Olivier Besancenot à la candidature pour l’élection présidentielle est un évènement majeur. Il est absolument évident qu’il modifie profondément les données de notre existence dans l’élection elle-même et dans le moment politique en général. Mais plus largement,  les conditions de l’élection de 2012 sont modifiées puisque celle-ci semble s’annoncer si volatile. Avant d’analyser quelques aspects de la lettre d’Olivier Besancenot, je voudrais d’abord risquer un commentaire plus personnel.

D’abord, j’ai eu du mal à croire que la nouvelle soit vraie. De façon quasi mécanique, j’ai d’abord surtout retenu du document cette affirmation d’Olivier Besancenot que le NPA devrait avoir en 2012 un candidat issu de ses rangs. C’est assez agaçant. Donc la rencontre de la veille avec la délégation du NPA et le rendez vous pris pour « continuer la discussion » sont à nouveau une manœuvre dilatoire. Tout cela ne sert à rien, une nouvelle fois, puisque la décision serait maintenue d’avoir en toute hypothèse un candidat NPA. Comme aux élections européennes, comme aux régionales, comme aux cantonales ? Des rencontres pour dire qu’on les a faites, sans lendemain, juste le temps de créer un espoir puis de le décevoir. C’est rageant.

Puis j’ai été surtout sensible à la dimension personnelle de ce que je lisais. C’est ici, bien sûr, une personne qui exprime d’abord un raisonnement politique. Mais ce raisonnement ne peut être purement abstrait pour cela même que celui qui le présente est en même temps le sujet de l’affaire en cause. Cela m’a amené jusqu'à la trame personnelle du document. J’ai senti la tension terrible de l’homme qui écrit. Il ne veut pas être le candidat permanent, trente ans durant, comme l’a été en son temps, Arlette Laguiller. Tout ce que je vais écrire à présent ne fera que rajouter à l’hommage qui est dû à l’endurance d’Arlette Laguiller. Besancenot ne veut plus d’un rôle personnel qui est un sacerdoce éreintant et rabougrissant. C’est le moment pour tous ceux qui se croient très malins quand ils invoquent à tout bout de champ les « querelles d’égo » à propos de cette élection de se demander par quel dérèglement de leur propre égo ils peuvent croire qu’être sous les projecteurs est un pur délice où l’égo s’épanouit. Foutaises ! C’est une vie sans lieu de repli, puisque tout le monde vous reconnait partout, en toutes circonstances. Dans cet espace sévit un voyeurisme écarquillé. Votre famille, vos enfants, vos voisins, vos amis d’enfance, tout peut être, à tout moment, déshabillé en public. Une meute sans principe et sans vergogne de malheureux qui vendraient leur mère pour survivre sont prêts à tout pour quelques euros de pige. Protestez-vous ? Aussitôt on vous rappelle que vous êtes un « homme public » et que chacun a « le droit de savoir ». Idiotie tirée du vocabulaire pédant des médiacrates. Non ! Nous ne sommes pas des hommes ou des femmes publics, nous sommes des personnes privées qui avons des activités publiques, ce qui n’est pas du tout pareil. Non il n’y a aucun droit à notre sujet qui excède ce qui vaut pour le commun des mortels. Pourtant, sitôt que nous protestons contre quoi que ce soit qui nous est infligé de cette façon nous sommes accusés d’avoir la « grosse tête » et de revendiquer un statut d’exception.

Le pire, je crois, de tout est l’arrivée sur la scène, comme les moustiques attirés par la lumière, des frustrés qui se réclament de connivences particulières. Ils paradent en révélant des confidences à deux balles qui pourtant vous pourrissent la vie, violent votre intimité, alimentent les fantasmes des fous qui vous écrivent des lettres pas toujours anonymes et des malades qui trainent dans la rue. Un monde où tous les coups, et surtout les plus personnels, sont permis, un monde où il faut subir à intervalles réguliers des humiliations publiques télévisées, des inquisitions sans pudeur, accepter d’être brocardé par des ignorants, méprisé par des voyous, et ainsi de suite. Avec internet sévit aussi à présent la possibilité d’envois calomnieux, qui même quand ils sont visiblement absurdes, ne vous empêchent pas de recevoir un nombre significatif de demandes de mise au point, souvent exigées sur le mode postillonnant des piliers de bistrots ou dans le registre d’une inquiétude qui à elle seule est une offense. Et pour le reste, meetings, réunions et colloques tous les week-ends, et presque tous les soirs. Sans oublier les déjeuners, diners et, depuis peu, les funestes petits déjeuners, dits « de travail ». Pour lui, Olivier Besancenot, s’ajoutent deux ou trois jours de distribution de courrier et une paye au lance pierre. Sans oublier l’obligation de tourner autour de son gosse, quand il l’a avec lui, pour éviter qu’on le lui photographie. Besancenot ne veut plus de ça et je le comprends. Pour ma part, rien dans l’action politique ne m’a jamais rebuté et rares sont les fois où je m’y suis ennuyé. Mais ce viol permanent des frontières de la pudeur et de la réserve est un corrosif qui m’a davantage blessé les trois dernières années que pendant les trente ans précédents de mon engagement politique. Qu’Olivier Besancenot aspire à reprendre une position moins exposée à ce feu et plus protégée, c'est-à-dire militante, voilà qui est le signe d’une humanité sauvegardée en lui. Qu’il soit accablé par avance d’y être condamné pour les trente prochaines années d’une élection à l’autre, je l’approuve avec l’impartialité de quelqu’un pour qui cette durée dans une fonction n’est plus envisageable.

De quel côté se tourneront les électeurs potentiels d’Olivier Besancenot ? Il n’est pas du tout assuré qu’ils se reportent sur la nouvelle candidate du NPA. Ni d’ailleurs sur qui que ce soit d’autre en particulier, à gauche. Olivier Besancenot rassemblait sur son nom, dans les urnes des présidentielles, un électorat bien plus large que celui des personnes adhérant aux idées particulières du NPA. Cet élargissement électoral lui semble d’ailleurs artificiel puisqu’il dit ne plus vouloir du substitut à l’action militante que serait une autorité acquise du seul fait de l’influence médiatique. Il écrit : « Que les idées s’incarnent ponctuellement dans un contexte social et politique déterminé, ou qu’il faille déléguer la tâche militante de la représentation publique, par un mandat précis et limité dans le temps, est une chose. Jouer des ambiguïtés du système politique et médiatique pour se substituer à l’action militante réelle au sein de la lutte de classe, en est une autre ». On comprend l’idée et, pour ma part, je la partage. La scène médiatique a une influence majeure, nous le savons bien, sur la formation des représentations mentales collectives. Mais elle ne fonctionne pas de la même manière pour l’ordre établi et pour ceux qui le contestent. La machine reproduit à longueur de journée, et jusque dans les détails de la publicité ou des mises en mots, l’idéologie dominante. La présence des contestataires permet de percer le mur ponctuellement et provisoirement. Le système récupère cette présence pour se légitimer. Il mouline un spectacle. L’illusion serait de croire autre chose. Un porte parole de gauche écouté ne peut compter sur cet effet pour faire le travail d’éducation populaire sans lequel notre ancrage durable serait rayé de la carte en peu de temps. Il faut donc certes jouer avec cette méta-réalité, l’utiliser. Il faut manipuler l’usage des médias pour inscrire dans le paysage les portraits simples et frustres que l’on nomme « l’image ». Mais sans illusions.

Cela signifie aussi qu’il est vain d’espérer échapper à l’identification d’un combat à une personne. Cela n’a jamais été possible à quelque échelle que ce soit. Dans la moindre lutte une figure émerge toujours qui la représente aux yeux de tous. Non ce n’est pas condamnable ! Tout au contraire. Cela est nécessaire pour donner un visage humain aux idées qui sont défendues. De cette façon elles sont bien plus entrainantes. Il faut être gravement imbibé d’idéologie consumériste pour ne vouloir d’une idée qu’aseptisée et débarrassée de son identité humaine. Mais voici la différence. Personnaliser la lutte, dirais-je, c’est la réduire à la personne qui la représente aux yeux des autres. L’incarner c’est autre chose. Dans ce cas la lutte, la cause et la personne sont comme le drapeau et sa hampe. Mais si l’on incarne trop longtemps et trop exclusivement une cause, alors on la personnalise. Et surtout on l’expose aux aléas des comportements individuels de la personne qui en est l’image. Donc on la réduit. Par conséquent ce que dit Olivier Besancenot après dix ans de porte parolat est parfaitement fondé. Je le dis avec la tranquillité d’esprit, encore une fois, d’un homme pour qui cette durée dans une fonction n’est plus possible. Ne vous inquiétez pas de ces références amusées au temps dont je dispose. Il vous assure seulement du fait qu’avec moi pour vous êtes assurés de ne pas risquer l’inamovibilité.

Il est absurde de chercher à se projeter dans des espaces de temps où toute prévision devient une prophétie interchangeable. Nos taches sont actuelles. « Hic et nunc », comme dirait Michel Denisot, ici et maintenant. Notre partie est décisive. Serons-nous le point d’appui du rejet du système ou bien la famille Le Pen va-t-elle pouvoir faire son office de chien de garde de celui-ci ? La division de l’autre gauche nous a cloués au sol. Mais nous ne sommes pas condamnés à y rester. Le Front de gauche a franchi une à une toutes les étapes de la crédibilité et de l’ancrage. En passant la barre des dix pour cent aux élections cantonales un seuil a été franchi. Mais à tout moment, tout peut revenir au point de départ si on ne s’attache à réussir chaque étape, chaque pas. Inutile alors de faire des pronostics. La situation est si volatile que tous sont vrais en même temps. Il faut s’en tenir aux fondamentaux de l’action politique à gauche : on ne réussit que par l’ancrage dans la conscience populaire avec des messages et des méthodes claires. Un travail de fond. Et pour cela il faut un programme, une stratégie et un parti pour porter le tout. Nous avons tout cela. Nous avons le programme partagé, les partis du Front de Gauche, le rassemblement de la gauche de rupture. D’autres auront tôt fait de constater qu’ils n’en sont pas munis comme ils le croient. Dès lors nous avons surtout des taches. Ca au moins c’est du sérieux, concret et mesurable objectivement. C’est à elles que nous sommes attelés. Le travail avance. Le texte du programme partagé sera prêt d’ici à trois semaines.  Puis il mènera sa vie d’abord dans la discussion avec les nouveaux partenaires du Front de Gauche et tout autant avec les citoyens et, parmi eux, les élus et syndicalistes  à qui il va être donné à examiner et enrichir. Les ateliers législatifs sont l’étape suivante de cet enracinement du programme. L’accord de mise en place des candidatures aux élections législatives est, lui aussi, en très bonne voie. Avec tout cela, se rassemblera qui veut bien faire cet effort. Et persistera dans son isolement qui ne le veut pas. Mais du moins serons-nous là, conformes à nos principes, disponibles pour faire l’histoire de notre peuple. Bref nous serons en ordre de bataille fin juin. A ce moment là, la scène médiatique vibrionnera : les primaires seront en marche chez les Verts et au PS. Une folle bourrasque après laquelle ne survivront que les plus solides. Mais d’une façon ou d’une autre tout le monde sera ramené au réel, à une heure ou à l’autre. La politique absurde de l’union européenne, la frustration du peuple pillé et du pays saccagé, portent la pagaille comme l’uranium la radiation. Ca finit toujours par être mortel.

Les scénaristes du film de l’empire nord américain ont fait mourir le personnage Ben Laden. Le prochain épisode va être superbe sans doute. Je trouvais cette série de bien meilleure qualité que la précédente produite sous ce naze de Clinton quand c’était le chef de guerre somalien « l’ennemi public numéro un » des états unis. Le décor n’était pas du tout convainquant. Le débarquement sur une plage sous les yeux des caméras, puis le départ en camion des débarqués tout cela manquait de nerf et de suspense. Surtout j’ai vite compris que cette superproduction tournerait à vide car l’accès au pétrole de ce côté peut être stabilisé bien plus tranquillement qu’en passant par là. En Afghanistan je savais que la comédie allait bientôt finir. On s’y trouvait pour s’assurer du pipe line de la compagnie Unocal. Les talibans étaient des ingrats. Ils avaient été très bien reçus à Washington et la compagnie unocal les avait reçue elle aussi en grande pompe si l’on peut dire. Ces gueux avaient peu de temps après annoncé s’intéresser à une offre des argentins. Aussitôt on s’aperçut de leur sauvagerie. Les femmes voilées et tout ça. Affreux. Donc on a décrété que Ben Laden était là bas.

J’ai kiffé l’épisode où le bombardement commence dans la nuit, après l’histoire des tours, le jour anniversaire de l’assassinat de Salvador Allende. Surtout la scène où le mollah Omar, chef suprême des talibans, s’enfuit à mobylette du palais présidentiel en abandonnant les chèvres qu’il y élevait avec amour. Ensuite on a vu de super images où on recherche le mollah dans les grottes en bombardant avec des bombes intelligentes qui rentrent dans les souterrains et font exploser les montagnes. Bien sur, il y avait des passages moins bons. Par exemple l’assemblée tribale qui décide que la charria est la loi du pays et l’écrit dans la Constitution. Ce n’est pas raccord avec les motifs de guerre. Et la scène du bombardement d’une noce paysanne n’est pas cool du tout ! Je suis d’accord pour aussi dire qu’avoir fait élire Hamid Karzaï comme président ce n’est pas finaud du fait que c’était justement le représentant d’UNOCAL en Afghanistan. Ca faisait complot. C’était réducteur par rapport au côté chevaleresque de la libération des femmes voilées et tout ça. Bon. Mais comme elles le sont toujours, ca choque moins. Enfin, la dernière élection présidentielle c’était franchement nul. Tout ce temps entre les deux tours ! Ces pinaillages sur le résultat réel !! Ca ralentissait l’action. Heureusement qu’il y avait la communauté internationale pour désigner le vainqueur en obtenant le retrait du second.

Cet épisode final est moins fameux qu’il aurait pu être. Pas une image ! Zut ! Quand c’était Saddam Hussein on l’a vu se faire examiner les dents et on a bien vu qu’il était sale et repoussant ! Donc qu’on avait bien raison de le détester. On a même assisté en direct à sa pendaison ! Pour un pays comme le notre où la peine de mort est abolie on peut dire que c’était un spectacle rare. Heureusement qu’il y avait les médias éthiques et intransigeants sur le devoir de tout montrer, heu ! Je veux dire de ne rien cacher, enfin le truc qui dit qu’ils font bien ce qu’ils veulent et si t’es pas content tu peux aller voir une autre chaine mais pas de bol pour toi, gééérard, l’autre chaine te montre la même chose ! Va donc, petit naze qu’est pas capable de voir un type se faire pendre en direct en mangeant ton hamburger ! Enfin, ouf,  grâce à eux on a pu voir et revoir ! Ce qui faisait un peu tache c’était que ses ennemis, présents sur place, aient insulté sa foi au moment où on lui passait un sac sur la tête avant de placer la corde. Mais qui ça choque à part les sunnites ?

Et là ? Pas une image ! Mince alors ! Il y a du y avoir un problème avec Donald Cardwel pour les costumes. On ne comprend pas. Alors que toute la scène a été suivie en direct par l’équipe du président dans la salle de commandement ! J’ai vu la photo ! On voit Obama tout petit dans un coin entourés de toutes sortes de gars un petit peu grassouillets et madame Clinton. Et aussi une secrétaire qui se tord le cou au fond de la photo pour regarder l’écran, plus vraie que nature ! Et la photo du visage du sanguinaire à moitié défoncée ! C’était génial ! Heureusement que des médias sympathiques et intransigeants sur le devoir d’informer,  nous ont passé ça à l’heure du repas comme une révélation que l’on « voulait nous cacher ». Pas de pot, un logiciel français a tout débidonné ! Ah ! Là ! Là ! Cette série est bâclée ! Et le coup du cadavre à la mer ? Ca fait rat. Un, deux, trois ! Plouf ! Terminé. Plat comme tout ! Surtout que pas un bidasse n’a fait une photo ou juste un petit coup de vidéo volée. Rien. Pffffft ! Nul.

Bon heureusement que c’est la fin. La série suivante sera meilleure. Ces séries s’améliorent. Je reconnais qu’après le mauvais passage sur ces images manquantes le reste a été sublimement joué. A Paris, sur tous les murs, il y a les « une » des groupies : « l’Amérique est de retour » Obama par ci Obama par là, le doigt pointé, la mine grave. Et la séquence devant le point zéro et tout ça ! Waooo ! C’est quand même mieux que le machin ringard avec présentation de la fiole de sang béatifié montrée à la foule qui chante sans rythme des abracadabras ! Ou cet autre truc à la guimauve des princes et princesse qui sentent le décor en papier mâché ! En plus ça fait gerber tous ceux que ca révulse de voir des gens se croire supérieurs du seul fait de leur naissance ! Ce type barbu qui se faisait dialyser dans les grottes c’est autre chose ! Le seul truc loupé c’était qu’il s’appelle Ben Laden, un nom de machine à laver. Il va quand même nous manquer.

Les nord américains n’ont aucune raison de rester en Afghanistan à présent. Non pas, bien sur, pour cette histoire de Ben Laden qui est un conte pour enfants. C’est plus profond. Le but était d’empêcher le pétrole de sortir du côté des chinois. Objectif manqué. Les russes et les chinois se sont entendus directement. Ce pan là du « containment » des chinois est planté. La ligne de front bouge. Le bilan des avantages et inconvénients de la ligne d’action précédente doit être fait. De plus la diabolisation des musulmans n’arrange que le micro front moyen oriental. Tout est remis en cause avec les révolutions arabes. Dans le coin, maintenant la digue ce sont les islamistes, sunnites cela va de soi, qui peuvent la fournir. Les nord américains s’activent. La contre révolution c’est aussi une face de la révolution.

Le huit mai, on célèbre la victoire de 1945 sur les nazis. Dans beaucoup de communes on organise des commémorations qui sont l’occasion de discours officiels. Ces discours ont pour but de faire vivre les idées que peut partager la société toute entière sur le sens de certains évènements. Ce jour là, à Montreuil, madame Voynet est partie en vrille sur de la politique spécialement politicienne. J’ai connu Dominique à l’époque où elle bataillait pour survivre dans le Jura. Puis quand nous nous efforcions de faire vivre l’idée d’une coalition Rouge Rose Vert.  Je l’ai vue beaucoup changer, comme d’autres. C’est son affaire. Ca la regarde. La voici dorénavant maire et sénatrice, une cumularde banale. Adieu les discours enflammés du passé sur le sujet. La voici de plus anti communiste compulsive. Bref, elle est aussi banale qu’un bureaucrate quelconque du Parti socialiste de seine Saint Denis. Ce dernier lui a d’ailleurs assuré le gite et le couvert. Ce n’est jamais gratuit et Dominique y a consenti en connaissance de cause. Mais les  électeurs viennent de lui infliger une cuisante défaite aux cantonales. Ils ont élu un conseiller général du Front de Gauche plutôt que le candidat Voinettiste au deuxième tour de la dernière élection. La pagaille qui règne dans sa gestion et son autoritarisme nous ont beaucoup aidés, il est vrai. Mais quand même….

Ce contexte l’a conforté dans l’idée que nous sommes le danger. Elle n’a pas tort. Face à l’écologie des carriéristes anti communistes, il y a l’écologie idéologique et militante. Et celle-ci couvre un champ plus large que le champ de manœuvre des nouveaux commensaux du Parti Socialiste. Dans cet espace nous figurons à notre place et nous y avons gagné nos galons militants. Martine Billard n’est pas pour rien notre co-présidente, Corinne Morel Darleux n’est pas une secrétaire nationale à l’écologie sans légitimité. Gabriel Amar a créé une régie publique de l’eau qui irrite maints partisans du capitalisme vert. Et ainsi de suite.

Donc, pour fabriquer une digue artificielle, elle et quelques autres comme Cohn Bendit ont décidé de me passer les menottes de la caricature stigmatisante. L’insulte est sans limite. L’un m’accuse de draguer le Front National l’autre m’assimile à la montée des nazis, un huit mai dans un discours officiel… Et bien sur, c’est moi qui suis un exagéré. Bref, les sexagénaires de l’écologie mondaine sont aussi rances et méchants que tous leurs prédécesseurs en bonne conscience.  Voilà donc « la Dominique », comme on lui disait affectueusement dans le jura du temps où elle était une écolo à visage humain, qui dénonce dans son discours de commémoration du 8 mai 1945 « le populisme ». Et pour illustrer par l’exemple, elle me cite. Finaude, elle demande ce qu’il faut penser d’« un ancien ministre qui mobilise ses partisans sur le slogan « qu’ils s’en aillent tous » ».

Les électeurs de gauche lui ont déjà répondu, il y a deux mois. Je m’honore d’avoir été faire campagne au deuxième tour avec les miens, sur place. Mais elle aura encore l’occasion de voir ce qu’il en est aux prochaines municipales. Et avant cela, il y aura les législatives. Il est clair qu’elle ne saurait solliciter l’appui des électeurs d’un ancien ministre qui mobilise ses partisans sur un slogan comme « qu’ils s’en aillent tous » ». Pas vrai ?  Surtout quand elle constatera peut-être bientôt, aux élections présidentielles, que l’accueil pourrait être meilleur pour demander « qu’ils s’en aillent tous » qu’il ne le fut pour son message à elle aux dernières élections présidentielles. Résumons. En se comportant de cette manière sectaire madame Voynet cherche l’incident entre le Front de Gauche et les écologistes de gauche. Elle n’y parviendra pas. Son discours est un naufrage.  La stupidité de ses propos dans le cadre de la célébration de la victoire sur les nazis ne flétrit qu’elle. « Les verts sont capables du pire comme du meilleur » a déclaré un jour Cohn Bendit ». Et il précisait « mais c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs ». Si c’est lui qui le dit…

Puisque je suis sur l’écologie politique, voici des nouvelles de la bataille parlementaire sur les gaz de schiste. Comme vous le savez sans doute la droite et le PS ont fusionné leur proposition de loi sur le sujet. Le texte issue de la commission parlementaire arrive en débat et sera soumis au vote. Le résultat du travail de la commission où s’est faite la fusion des textes est d’une hypocrisie totale, me signale Martine Billard. Faisons un tour d’horizon rapide. L'article un interdit à l'avenir les forages d'exploration et d'exploitation par la technique de la fracturation hydraulique actuellement utilisée. L’article deux demande aux sociétés ayant des permis en cours de prouver qu'elles ne les utilisent pas. L'article trois d'origine a été supprimé sous prétexte qu'une refonte d'ensemble du code minier était nécessaire et qu'il ne fallait donc pas l'aborder par morceaux. Son objectif était pourtant d'obliger les demandes de forages prévus par le code minier à respecter les principes d'information de la population inclus dans le code de l'environnement. Ce n’est donc pas innocent de le supprimer. Cette suppression implique donc qu’il y aura, par conséquent, rejet des amendements demandant un referendum local ou un débat public. Cette frilosité est un prétexte. Car une modification du code minier a été introduite par une ordonnance pas plus tard qu’en janvier dernier. Elle ne prévoit que l'information du public,  par voie électronique, sur trente jours. Les auteurs pensaient en avoir fini avec les critiques contre le "simple affichage" prévu auparavant et tant décrié. Elle ne prévoit cependant aucune obligation de débat public. Cette ordonnance doit être ratifiée bientôt par l'assemblée nationale. Malheureusement aucun amendement ne peut  être introduit pour la modifier lors de la ratification.

Voyons le bilan. Il ne sera plus possible de délivrer de nouveaux permis d'exploration et d'exploitation. Mais reste-t-il encore des zones avec des réserves probables de gaz ou huiles de schiste où des permis n'ont pas été attribués ? Quoiqu’il en soit, les permis existants ne sont pas remis en cause. En effet, il suffira que leurs bénéficiaires déclarent utiliser une autre technique que celle refusée aujourd’hui pour que leur permis soit validé.  En réalité l'exploration peut commencer. Notamment pour les gisements d'huiles de schistes correspondant à des zones d'exploitation de pétrole traditionnel comme en Ile de France. On croit comprendre qu'en Alsace la situation serait identique. En fait les permis vont être déposés pour des hydrocarbures classiques et cela permettra de tout préparer pour l'exploitation après 2012. Devant ce texte Martine Billard a déposé trois amendements. Le troisième propose la tenue de référendums locaux dans les zones où des permis seraient envisagés. Elle n’a pas pu disposer de temps de parole. C’est André Chassaigne qui sera l’orateur de notre gauche. On doit donc s’attendre  à une critique construite et argumentée face aux hypocrisies des signataires de ce texte.

Premier "post scriptum", comme dirait Michel Denisot qui parle le latin souvenons nous en. Il y avait un réferendum en Équateur. Personne ne vous en a parlé? Etrange. Ce samedi 7 mai, plus de 11 millions d'équatoriens étaient appelés à se prononcer sur un référendum, ou « consultation populaire » selon la terminologie équatorienne. Celle-ci était composée de 10 questions qui on été au cœur du débat politique équatorien ces derniers mois. Le peuple équatorien s'est  prononcé pour le « oui ". Il a soutenu chacune des 10 propositions du  gouvernement de Rafael Correa. Dans l'ensemble, le « oui » se situe entre 46% et 53% selon les questions alors que le « non » oscille entre 39% et 44%. Il s'agit là de la huitième victoire consécutive dans les urnes du gouvernement de la « Révolution Citoyenne ».

Parmi les dix questions posées, quatre concernaient une réforme du système judiciaire. C'était un des enjeux centraux de ce référendum. En effet, les dysfonctionnements réels du système judiciaire ont récupéré à des fins de propagande pendant des mois par l'opposition qui accusait le gouvernement équatorien d'être à l'origine de l' « insécurité croissante » du pays. Face à ces attaques, le gouvernement a toujours répondu en dénonçant une main mise de l'ancienne partidocratie sur le système judiciaire. Il était donc urgent d'y mettre fin et de réformer ce système pour qu'il devienne réellement indépendant de la sphère politique.

En répondant « oui » à ces quatre questions, les équatoriens ont décidé  ce qui suit : reconnaître la responsabilité des juges lorsque des délinquants sont libérés, en raison d'un délai trop long de jugement ; réguler des mesures substitutives à la prison préventive, jusqu'à ce jour applicables à tous les délits, et ne concernant désormais plus que les délits les moins graves ;  créer un Conseil de la Magistrature de transition qui aura 18 mois pour mettre en place un nouveau Conseil de la Magistrature.

Deux autres questions concernaient les médias. Du point de vue de leur financement d'abord. Il sera dorénavant interdit qu’une institution du système financier privé puisse être propriétaire de moyens de communication et vice-versa, et les directeurs des moyens de communications ne pourront plus être actionnaires de ce type d'institutions. Ensuite, les citoyens équatoriens ont également soutenu la création d'un Conseil de Régulation. Celui-ci sera chargé de normer la diffusion des contenus qui contiennent de la violence sexuelle ou discriminatoire (équivalent du CSA en France). Ce Conseil de Régulation a aussi pour vocation de déterminer les critères de responsabilité ultérieurs des communicateurs et des moyens de communication.

Au total les équatoriens ont majoritairement soutenu par leur « oui », une loi anti-corruption qui condamne l'enrichissement privé non justifié, l'interdiction des jeux de hasard et casinos, l'interdiction des spectacles entrainant la mort d'animaux, et l'obligation pour les entreprises privées d'affilier les travailleurs en situation de dépendance à l'Institut Équatorien de Sécurité Sociale. Saluons la détermination du gouvernement équatorien qui aurait pu décider de faire passer ces réformes par le biais de sa  majorité parlementaire, mais qui a choisi de remettre au cœur de la « révolution citoyenne » la souveraineté populaire, et ce, quelques mois après la tentative de coup d'État qui a failli coûter la vie à son président, Rafael Correa et à la démocratie.Par cette démarche de consultation populaire, le gouvernement équatorien nous montre  une fois de plus que le modèle néolibéral capitaliste a besoin de la répression et de la confiscation du pouvoir politique aux mains d'une oligarchie pour exister mais qu'il est possible de rompre cette domination si le pouvoir est rendu à son souverain:  le peuple.

Deuxième Post Scriptum, comme dirait Michel Denisot. Un coup de projecteur sur l’action de mes amis à Paris en défense des tunisiens réfugiés expulsé de leur squatt. Sur place, Danielle Simonet, élue de Paris, s'est interposée. Son récit, à vif, décrit ce qui se vit en sarkozie ordinaire. Notre solidarité sans faille rend d’autant plus étrange et insoutenable l’exclusive lancée contre la présence des élus et militants politiques décrétées par ceux qui assurent aujourd’hui l’accompagnement de ces tunisiens. Bonne occasion de constater que l’épouvantail de la récupération est souvent agité pour couvrir une instrumentalisation parfois féroce. Au bout du compte, dans ce cas, le résultat est un risque d’isolement parfaitement contre productif. Les tunisiens aimeraient sans doute que leur problème soit réglé. 


152 commentaires à “Le meilleur et le pire”

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  1. 101
    Aubert Dulac dit:

    Le bilan du mitterrandisme ? En tout cas une importante dépolitisation... En 88, "la génération Mitterrand" ne disait plus grand chose, à part "tonton"...

  2. 102
    madeleine dit:

    On a si peu parlé du 8 mai.
    Aux enfants pour qui, en ce temps là, cette journée a été mélêe de larmes et de désespoir parce que le père ne reviendrait jamais et que la grande fête ils ont eu du mal à la partager.
    Aux adolescents qu'ils sont devenus, maladroits dans leur vie bancale à cause de tous les manques, à cause de la voix dont on ne peut se souvenir, à cause de la tendresse interrompue.
    Aux hommes et femmes qu'ils ont été, militants de toutes les Paix, engagés dans toutes les révoltes contre l'injustice, contre l'arrogance.
    Aux presque vieux, mais enfants meurtris pour toujours, qui déposent une gerbe devant le monument parce l'absent n'est dans aucun cimetière

  3. 103
    Citoyen93 dit:

    @dim et autres
    cette phrase de Jean-Luc Mélenchon trouvée dans le Nouvel Obs, à méditer : "En chargeant François Mitterrand de tous les échecs, on se dit que cela ne sert à rien de gagner les élections et de faire un programme commun. C'est le rêve des puissants : que la gauche n'ait plus d'ambitions"

  4. 104
    yanhel dit:

    @94ermler
    Nn il n'y a pas de querelle ni de condescendance de ma part. Nous avons assez souffert à cause des errances de la gauche (PC PS ET nébuleuse gauchiste).
    J'explique à notre camarade PC, que je ne suis ni PC, ni PS, ni NPA et pourtant je suis au Front de gauche et je pense que nous devons tous en être avec comme candidat JL Mélenchon et pas celui qu'ils désigneront eux, dans leurs partis (PC, NPA) pour faire capoter la dynamique d'union comme ce fut le cas à la précédente présidentielle.
    Qui est celui qui est prêt pour porter nos aspirations à cette élection? JL Mélenchon.
    Et je suis échaudée de voir que les uns ou les autres veulent récupérer le mouvement pour leur seule chapelle que nous avons tous un jour ou l'autre fui (pour les plus vieux d'entre nous qui militaient déjà dans les années 80) comme nous avions fui la politique avant que JLMelenchon nous rassemble et nous réconcilie avec la gauche alternative.

  5. 105
    Commandant P. dit:

    Le 10 mai,
    C'est aussi le 10 mai 1940, à 5H du matin, quand Hitler déclenche le "Plan Jaune", qui mettra fin à toutes les illusions d'Apaisement et de tergiversation, et aux délires du Grand Etat Major de Gamelin, qui rêvait encore d'attaquer les champs de pétrole de URSS !
    Le cauchemar commence de la pire façon, quand l'Etat Major français décide d'appliquer la manoeuvre Dyle-Breda (déploiment des meilleures troupes, jusqu'en Hollande), exactement ce que voulaient Hitler et Manstein...
    Entre 90 000 et 100 000 morts français et "coloniaux" pour à peine 6 semaines de combats.
    In memoriam.

  6. 106
    Aubert Dulac dit:

    @ yanhel #104

    Loin de moi de minimiser les mérites de Jean-Luc Mélenchon. En même temps, tous autant que nous sommes, lui comme nous, agissons à un moment de nos vie, d'une manière telle que nous ne pouvons faire autrement... Il apparaît comme “dernière chance” parce que préalablement, d'autres chances ont été gâchées... La personnalisation qui en résulte n'est pas l'idéal.

  7. 107
    francis dit:

    La stratégie de gauche, les alliances... ? Moi ma ligne de démarcation est celle-ci :
    De gauche fondamentalement (dans les gènes comme on dit maintenant), il y en a deux.
    Celle du front principal d'un changement de paradigme économique et sociétal en cours de reconstruction théorique : répartition des richesses, contrat social, état fort, démocratie effective, systèmisme écologique vital ainsi que tordre le cou à l'archaïsme de la création monétaire privée (chaînes d'entrave de l'émancipation des peuples, ce qui ouvrirait la stratégique et libérerait les têtes !) Voilà pour l'objectif étendu.
    Et puis, il y a les stratégies : d'une part la Révolution +ou- violente par la Rue qui est celle de 1789/1792 venant de la raison philosophique (Antiquité... car la raison religieuse de Tillinac est une farce) et celle de 1917 des communistes avec l'analyse marxiste en sus. D'autre part le courant de lutte civique/civile (Gandhi... la violence finie par rejaillir sur les personnalités... cadrant avec le constructivisme de l'identité) dont il apparaît que le FdG est dans la lignée faisant ainsi un"mariage" de raison avec le courant historique européen. Le PC a apparemment fait ce chemin (conscient/inconscient?) pas le NPA.
    Et puis il y a les libéraux du front secondaire que j'appelle des Droits de l'Homme [Dominé] (1789) qui dans le cadre capitaliste/libéral réclament des droits face au pouvoir: on l'aménage un peu le cadre ; (A la base) se sont les bourgeois qui n'ont jamais accepté le changement des Droits de l'Homme [Sociétal] de 1792. Clairement il sont présents dès les centristes du PS.
    L'alliance donc c'est simple. Si la politique n'est pas qu'un spectacle, c'est sur l'analyse clef et les perspectives qu'elle devrait se faire, soit FdG. Quant à la stratégie, un peu de pragmatisme ! La réponse civique est d'actualité en espérant que cela suffise. Si demain, c'est la rue, alors tous dans la rue (quand bcp de...

  8. 108
    Pascal PG32 dit:

    Si vous continuez à parler de corrida - ce qui est hors sujet - moi je parle de l'ours dans les Pyrénées :)

    Et là je vous prédis une cascade de commentaires inutiles.

    Pardon modo je n’ai pas pu m’en empêcher, tu peux supprimer.

  9. 109
    maxou dit:

    Bonjour à tous, merci ermler pour l'autre jour,
    @Yandel.
    À vous lire on croirait que vous connaissez tout des instances dirigeantes du Parti communiste que vous n'arrêtez pas de dénigrer.
    Les messages diviseurs me laissent perplexe en vue d'un grand rassemblement au sein du Front de gauche.

    @ermler
    Tu m'as demandé pourquoi je n'intervenais plus sur ce blog, eh bien ne cherche plus !
    Le Front de gauche accueille les "traitres", si j'ai bien compris le sens du post 84 !
    Nous sommes au même titre que le PG et Jean-Luc Mélenchon les fondateurs du Front de gauche...
    N'oublions pas que les communistes peuvent élire qui ils veulent à la candidature à la présidentielle, même si les les instances dirigeantes du Parti (Pierre Laurent) ont désigné comme envisageable la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les représenter.
    Ne pas oublier que c'est les militants communistes qui aurons le dernier mot après leurs vote du mois de juin. Même si vous en doutez !

  10. 110
    yanhel dit:

    @109maxoui.
    Encore une fois, je ne divise pas, je dis que JL Mélenchon est aujourd'hui le commun rassembleur et que pour sûr vous avez vos raisons valables pour être PC et moi de ne pas y être, mais ensemble dans une autre structure et sans perdre notre appartenance ou notre non appartenance à un parti, nous pouvons nous réunir(enfin) autour de cette dynamique. Le détail si le candidat commun est PC ou NPA nous serons beaucoup à ne pas aller voter à la présidentielle et vous ferez 2% mais aux legislatives autres au élections locales oui, nous voterons pour le candidat commun et croyez moi nombre au PC ici y comptent bien!
    Si nous voulons du front de gauche c'est que nous ne voulons pas voter seulement PC ou seulement NPA ou seulement vert etc. Nous voulons ardemment un rassemblement et un rassembleur antilibéral, écologiste et même dans mon cas anti -productiviste, hors des appareils. Maintenant si vous voulez qu'on laisse passer DSK au 2e tour choisissez votre candidat chez vous, et continuons à nous diviser. Vous savez, Chavez a fait cela au Venezuela et il a beaucoup de ministres et députés communistes mais ce ne sont pas les communistes qui ont rassemblé, car là-bas comme ici, il y avait de vieilles querelles et divisions et seul le PC, ne pouvait pas accéder à la magistrature suprême, qui est ce qui nous intéresse aujourd'hui, au vu de l'alternative libérale au PS. Voilà pourquoi a ce moment historique là harassés par les politiques libérales et les renoncements de la social démocratie le peuple a voté derrière la bannière qui disait "que se vayan todos." Et Chavez les a remis en selle au final.

  11. 111
    dudu87 dit:

    bonjour à vous,

    Il ne s'agit pas simplement de choisir un homme ou une femme, peu importe Pierre, Paul ou Jacques, il s'agit de choisir un projet de société, un programme de gouvernement. A l'heure où nombreux glorifient Tonton ou dieu, ce projet, ce programme n'existe pas. Sous la plume de Jean-Luc Mélenchon, nous lisons: une échelle de salaire de 1 à 20, un smic européen, l'Europe faut-il en sortir ? Le nucléaire, rien de commun....et la liste est longue.
    La fiscalité, élément essentiel pour les recettes, le sujet n'est jamais abordé, le chômage, 1e préoccupation des français et la sécurité, aucunes avancées même de la part de Mélenchon !
    Alors

  12. 112
    Sonia Bastille dit:

    @Descartes @Dim

    1981 c'est certes les lois sociales (retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, 39 heures, lois Auroux, etc...) et les nationalisations mais 1981 c'est aussi après quelques menées sectorielles (Pierre Dreyfus 1981-1982) ou de politique industrielle volontariste (JP Chevènement 1982-1983), l'abandon de toute politique économique industrielle et agricole volontariste. Puis l'abandon de toute politique industrielle et agricole. Le plan n'est que coquille vide. Le choix de rester dans le SME en 1983 met fin au "socialisme à la Française" car la France par ce choix lourd de conséquences met un terme à sa souveraineté pleine et entière. Après c'est l'acte unique signé par Mitterrand, Fabius et Beregovoy avec Delors à la Commission qui n'est que pure formalité ! La pente est prise est se succède, le marché unique, le traité de Maastricht, le traité d'Amsterdam (accepté par Jospin), le traité de Nice, l'instauration de l'euro puis le TCE puis celui de Lisbonne. La boucle sera bouclée en 2015 lors de la mise en place du Grand Marché transatlantqiue. Le choix de 1983 est très lourd de conséquences et annonce l'abandon consécutif, permanent de souveraineté, le grand marché capitaliste de libre échange de la concurrence libre et non faussée, le coup d'état permanent de la commission, l'avalisation de l'Europe fédéraste a-républicaine et contre révolutionnaire. Bref, la Gauche et la Droite sont responsables que notre pays ne soit plus grand chose abandonnant sa souveraineté à un monstre technocratique et a-démocratique qu'est la Commission de Bruxelles. Croire que l'on va faire l'Europe sociale et démocratique (constituante européenne, réforme des statuts de la BCE, smic européen, véto ou retrait d'articles sur le traité de Lisbonne comme le propose le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ne sont faits que pour gagner du temps avec au final l'acception de l'UE, de l'euro et demain du GMT !

  13. 113
    jean 28 dit:

    Je vois que D.Voynet continue ses attaques contre J.Luc et contre le Front de Gauche, parallèlement, je lis dans la presse que le PC va s'allier avec le PS et les Verts, sur une liste commune au 1er tour, pour garder ses sénateurs sortants dans Paris.
    De ce fait, par la voix de son secrétaire Eric Coquerel, le PG (qui a 1 sortant), qui n'a été ni consulté, ni été mis au courant, va proposer un accord au PRG et au MRG pour présenter une liste commune...
    Pourquoi pas de liste commune Front de Gauche camarades communistes?

  14. 114
    Berdagué dit:

    Sonia 112
    Vous faites un historique et un présent de cette Europe assez justes.
    Cette Europe a été conçue pour empêcher toute velléité, toute tentation, de choix autre que le capitalisme, les peuples de l'ouest sont enfermés, en prison du dogme du libéralisme pur et dur avec les échecs d'alternance social-démo, voire social-lib, les peuples dits à l'est subissent et vivent en vraie grandeur le bonheur de toutes les propagandes d'illusions du vrai bonheur, enfin heureux, le mur est tombé, le mal absolu vaincu, ils en ont fini avec la bureaucratie de nom socialiste et là tant mieux pour nous rejoindre dans l'immense Bastille continentale, l'Europe actuelle.
    Depuis 2005 nous ne sommes plus les seuls à mettre en cause cette unique vision politico-économique, le Front de Gauche est le seul à proposer une autre orientation crédible, possible, et nécessaire pour éviter les aliénations dangereuses voire impossibles à briser, à changer, surtout avec la mise sous tutelle de l'OTAN de notre défense pas si anodine que ça, tout ça n'est pas innocent une forteresse très dangereuse entoure et si vous relevez la tête, debout vous serez matraqués.
    Une autre indépendance et là nous touchons le nerf ultra sensible, l'indépendance de pouvoir battre monnaie, c'est essentiel pour toute autre politique, surtout pour celle de la rupture radicale, vous proposez la sortie de l'euro, là les inconvénients pour la révolution citoyenne seraient à mon avis insurmontables, dans un premier temps un rapport de force d'une telle magnitude devra être créée tout en conservant cette monnaie l'euro si nous décidions avec détermination de battre cette monnaie dans notre Hexagone : interdit oui par les commissions d'experts de Bruxelles oui et alors nous appliquerions enfin la démocratie du NON de 2OO5.
    A ne pas douter c'est toujours ou presque une histoire de rapports de force, eux ils n'ont aucune gène à nous faire payer.

  15. 115
    redline69 dit:

    bonsoir
    Nos amis du PCF qui nous écrivent des mots de rassemblement ont encore visiblement du mal à concevoir le rapprochement autant chez GU, et PG les choses semblaient aller de soit autant chez les PCF il y a du tiraillement !
    Entre un Chassaigne très bon joueur qui soutient le FdG et un André Gérin profondément hostile au FdG il est permis de s'interroger sur le choix des amis communistes qui je l'ai cru longtemps souhaitaient un rassemblement sous bannière FdG.
    Peut être qu'en Juin une autre stratégie sera développée. Allez savoir ?
    Là dedans, il faut se préparer peut être à une ligne de rupture soit au sein du PCF avec un candidat hors du FdG et un autres PCF pur cru ! Dans le deuxième cas, autant le dire clairement je refuse que l'on comptabilise mes voix dans un tel attelage. Soit c'est ensemble ! soit c'est rien.
    Franchement les socialistes commençaient à me faire rire avec leur primaire, mais je me demande si les hésitations du PCF ne sont pas encore plus drôles. Quelle sera la fin du feuilleton en juin et quel suite cela va laisser ?
    J'aimerai un oui ou un non clair ! Et qu'on arrête avec les oui mais... sinon beaucoup courront au FN en se disant que l'alternative est là bas ! Attention danger.
    Ce qui me fait le plus rire c'est d'entendre André Gérin crier au rassemblement des gens de gauche en voulant mettre KO une grosse partie d'entre eux ! Pourquoi pas ! Mais après faudra pas venir pleurer qu'on n'a pas réussi à rassembler.
    De toute manière si l'union avortait, le projet serait par terre et il serait plus possible de rassembler les wagons.
    Allez ! On croise les doigts pour qu'avant fin juin on est un candidat du Front de gauche labellisé par nos 3 partis + la Fase peut être. Enfin j'espère.

  16. 116
    dudu87 dit:

    Tu vois redline89 si le PCF était toujours le représentant de la classe ouvrière, je te dirai: Mélenchon n'a aucune chance avec son échelle des salaires de 1 à 20 et son smic européen. Tant qu'aux élus syndicaux, agents électoraux essentiels dans la bataille, ils voudraient voir une politique économique et industrielle en faveur de la reconquête de l'emploi pour aller à la bataille et surtout ne pas leur parler de... décroissance. Il la vivent tous les jours !

  17. 117
    francis dit:

    @ Sonia Bastille (112) : Remarquable résumé de la politique de la gauche (PS) depuis 81. Et oui, le socialisme est mort avec sa conversion au libéralisme dont le moteur a été Delors influencé par le cercle des industriels. Maintenant que la machine marche du feu de dieu et irradie toutes les"institutions" (qui sont que des chambres de résonance des lobbys dirigeant à la Commission), comment s'y prendre? Je pense effectivement que le plan Mélenchon est pas faisable. Mais si j'ai bien compris Mélenchon, il est là pour mettre la démocratie effective en route : constituante, fin du présidentialisme... Le débat ne fait donc que s'ouvrir et de plus dans une démocratie effective, la rétroaction deviendra courante : correction de trajectoire a posteriori en fonction du champ politico-économique effectif par nature complexe et peu prévisible, ce qui est le fonctionnement courant d'un organisme (la démocratie en est un si elle est véritablement effective) qui ne fait pas dans l'idéologie (la poursuite de l'idée ou de la vision) dans tous les cas ! Bref, il faut sortir du cadre de la pensée institutionnelle (présidentielle) actuelle et mettre son énergie à construire l'alternative du FdG. Sinon, on fait quoi? On attend que les déshérités fassent la Révolution par la Rue (voir mon message précédent) en retombant dans la déshérence qui en suit, inévitable ? On se planque, voire on se converti ! Sortir d'où on est ne se ferra pas sans sortir des cadres de pensées et sans faire des erreurs. L'essentiel est de redonner à la multitude les manettes de sa destinée car aujourd'hui à plusieurs on réfléchie plus et plus loin qu'hier, uniquement avec l'imprimerie comme information circulante. Alors la critique oui, mais dans le même temps penser à construire.

    PS : Fukushima, Le pire se prépare : http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/040511/fukushima-passe-la-trappe-de-l-actualite-derriere-les-enfumages-de-prin. De plus en france 20 réacteurs sont au Mox !

  18. 118
    maxou dit:

    @redline69
    Vous avez raison de vous interroger sur le choix des amis communistes ? Nous sommes-nous interrogés sans les amis communistes ? À votre avis, avons-nous une chance de victoire sans nos amis communistes ? De même nos amis communistes, ont-ils une chance sans les amis, PG, Syndicats Associatifs ?
    Avant de s'interroger sur les amis communistes, interrogeons-nous pourquoi les communistes sont un peu réticents.
    Ne pensez-vous pas qu'ils ont assez glissés sur les peaux de bananes et avaler de couleuvres ?
    À votre avis, pourquoi le 24 juin 1981 Pierre Mauroy a-t-il pris quatre ministres communistes, sinon pour les siphonner.
    Et le vote utile ne vous rappelle rien ? Cela ne nous interroge pas ?

  19. 119
    Zazenshin dit:

    J'ai lu le billet de Jean-Luc Mélenchon et les commentaires. Dans le billet de Monsieur Mélenchon je peux y déceler la volonté de persuasion sur une posture politique. Les commentaires quant à eux essaient de tirer la couverture...
    je veux bien souscrire aux inquiétudes (légitimes) des uns et des autres quant aux stratégies qui des communistes, qui du FdG etc. mais je persiste à penser qu'il n'y a vraiment que Monsieur Mélenchon qui a pris la mesure de l'enjeu pour nous peuple de France. Dépasser les clivages (religieux, partisans, communautaires, etc) pour fair face à notre adversaire, le capital. Tout le reste est foutaise et pour le coup étalage d'égo. Arrêter de chercher la petite bête car devant vous vous avez un monstre et pas des moindre... le système financier. Alors rassemblons nous car pour l'heure nous avons notre homme. Monsieur Mélenchon désolé mais vous allez devoir y aller car vous êtes le seul aujourd'hui à pouvoir porter un message clair, intelligible et honnête.

  20. 120
    Michel Matain dit:

    @ 119 Zazenshin
    Arrêter de chercher la petite bête car devant vous vous avez un monstre et pas des moindre... le système financier.

    Et de plus, si en 2008 nous avons eu droit à un superbe tremblement de terre du système, aujourd'hui nous sommes dans une période où la mer se retire et où nous attendons le raz-de-marée. La Crise n'est pas finie. Mais quelque soit l'ampleur de celle-ci, le système capitaliste ne mourra pas de sa belle mort. Les capitalistes savent s'accomoder des pires crises. C'est comme la guerre propre, la misère c'est toujours pour les autres. Le système ne tombera que si en face existe une volonté consciente de créer autre chose.

  21. 121
    ermler dit:

    @ maxou

    Les posts de yanhel n'expriment que son propre point de vue. (Voir mon post 94).
    Si à cause d'un (ou deux - trois) intervenant, tu désertes le blog, c'est bien dommage... pour toi et pour nous !
    Mais, je vois que tu as néanmoins repris la parole. Tant mieux.
    Ceci dit, la peur du "siphonage" des voix du PC par le PG... c'est un peu du fantasme.
    Ne t'inquiète pas. Aux législatives, le PC ne manquera pas de se tailler la part du lion.

  22. 122
    JCM31 dit:

    Zazenshin* 119 et Michel Matain*120.
    Deux commentaires avec les quels je suis complètement en phase. Moi aussi, j’ai envie de dire, de crier même : ne gâchons rien, sachons saisir cette opportunité, cette chance même d’avoir un personnage comme Jean-Luc Mélenchon, qui avec son équipe également portent et travaillent sans relâche et font revivre l’espoir, redonnent du même coup gout à la politique à de très nombreuses personnes. La solution est justement de ce coté, celui des déçus, des frustrés des laissés pour compte des abstentionnistes. Effectivement, sachons aller à l’essentiel, sachons nous rassembler pour convaincre, pour cette révolution citoyenne chère au Front de Gauche et qu’incarne si bien Jean-Luc Mélenchon.
    C’est notre meilleur porte parole pour l’instant, car je n’en vois et n’en entends par d’autres à cet instant. Quand je pense qu’un Wauquiez lui reproche de ne pas faire son boulot, quel minable, c’est révoltant. Qu’ils dégagent tous ! Vite !

  23. 123
    numero ouno dit:

    @ Testclin qui a peur du rouge et à ceux qui ont peur de l'Europe. L'oligarchie est en guerre contre le prolétariat (salariés et chômeurs selon la définition de Marx). Soyez sûrs qu'elle nous réduirait en esclavage si nous la laissons faire. Voyez les propositions sur le RSA de la droite sociale. Eva Joly déclare "Wauquiez propose ni plus ni moins d'imposer un travail forcé non rémunéré". Toute l'histoire du monde est une guerre pour un autre partage des richesses. Malgré les discours libéraux, la démocratie n'est pas son souci. La Commission européenne en est la preuve. Si la démocratie était réelle en France et dans le monde pensez-vous que le prolétariat qui est le plus nombreux accepterait ce partage des richesses injuste ? Par un système économique, politique, juridique et médiatique cohérent, elle maintien le prolétariat dans l'ignorance de sa soumission. Il nous faut un système cohérent. Une constitution qui donne le pouvoir au prolétariat (démocratie directe et proportionnelle). Une politique économique cohérente doit aider les travailleurs à posséder les moyens de productions (des coopératives et pas un capitalisme d'Etat comme en URSS), une banque centrale dépendante du politique, les industries vitales nationalisées (eau, énergie). Des médias possédés et dirigés par les journalistes. Des lois pour graver le tout dans le marbre. Cette révolution ne se fait pas dans le vide. Politique, économie, droit français sont enchevêtrés dans le système oligarchique européen et international. Briser d'un coup cet enchevêtrement provoquera le chaos. L'oligarchie attend cette erreur pour nous discréditer. Faire la révolution dans nos frontières et nous étoufferons. Elle doit se faire peu à peu en France, en parallèle nous devons forcer l'Europe à nous suivre (sortie du traité de Lisbonne). Ceux qui sont contre l'unité à gauche du PS, quelque soient les désaccords, n'ont pas compris que nous étions en guerre. Vous en avez pas marre de voter PS au 2e tour ?

  24. 124
    François dit:

    La vidéo du billet "1981 : un bilan raisonné, des leçons dans l’actualité" est un magnifique moment de réflexion, de mise en perspective et de compréhension de l'histoire politique qui vous a animé pour la création du Front de Gauche. Un grand merci à vous et à tous ceux qui autour de vous ont contribué à l'élaboration si intelligente de ce parcours que vous avez ouvert pour nous aujourd'hui. Beaucoup des autres personnages politiques qui anime la scène médiatique paraissent bien creux et insipides désormais. Voici le triste Wauquiez, après votre face-à-face sur France Inter, ramené bien au-dessous du niveau zéro de la politique, de la réflexion et du bien commun.

  25. 125
    citoyenne21 dit:

    Cela me sidère moi aussi tiens de lire sur des blogs divers que Jean-Luc est apprécié en général par son discours sans langue de bois mais qu'il ferait tout de même peur (la couleur rouge fait peur). Et les autres à côté, sont-ils animés des meilleurs intentions pour le peuple peut être ? Ne produisent-ils pas de noirs desseins pour la France ?
    Je ne comprends pas qu'on se pose ce genre de questions alors qu'actuellement le peuple est malmené et est maintenu dans la peur du lendemain volontairement. Tout est fait pour diffuser de la peur. Les récentes menaces de Wauquiez pour sanctionner les plus pauvres ne pourront jamais être mises à exécution. Vous imaginez ? La vie des riches risque de devenir la galère si les pauvres coupés de leurs vivres (minimales fussent-elles) venaient à s'en prendre à eux (leurs belles maisons, leurs belles autos). Ils ne pourront plus dormir sur leurs deux oreilles les nantis sir les pauvres risquent de les attaquer à chaque coin de rue. Diffuser la peur pour paralyser le peuple. Il faut agir vite. Demain sera pire si on perd.

  26. 126
    Philippe eric dit:

    Bonjour d'Allemagne,
    Magnifique cri sur 1981, et toujours pour élever nos consciences, Jean Luc Mélanchon rentre dans notre histoire aussi.
    Philippe

  27. 127
    toto dit:

    J'ai comme un malaise à voir J.L Mélenchon béatifier Mitterrand! S'il est un personnage trouble aux fréquentations plus que douteuses, notamment avec le régime de Vichy, c'est bien François Mitterrand.
    Ce personnage était un calculateur une sorte de Rastignac prêt à tout pour la promotion de sa propre personne.
    Cette part d'ombre annihile totalement le bilan "positif" de sa gouvernance mis en relief par J.L.M. Trop c'est trop. Pourquoi ne pas aussi porter à son crédit la destruction de ce qui était à l'époque la Gauche radicale à savoir le P.C.F? Car c'est bien ce fait qui nous a conduit aujourd'hui à l'impasse sociale démocrate que fustige par ailleurs Jean Luc Mélenchon. Cherchez l'erreur!

  28. 128
    yanhel dit:

    @121 ermler et ses camarades
    Ceci dit, la peur du "siphonage" des voix du PC par le PG... c'est un peu du fantasme.
    Ne t'inquiète pas. Aux législatives, le PC ne manquera pas de se tailler la part du lion.

    C'est bien ce que je disais, relisez donc mes posts (qui vous font fuir) ils disent cela.
    Ceci dit, c'est dommage que le PC vienne au Front de Gauche avec ces calculs, car cela veut dire qu'il va faire monter les enchères et au final aller avec le mieux disant (+ de députés +de sénateurs, etc...)
    A ce jeu là, je crains que le PS ne soit le plus fort (il doit avoir les moyens de vous proposer plus d'élus non ? par effet mécanique) et donc vous vous retrouverez à soutenir DSK.
    Non, il faut sortir de ces spéculations, la question est qu'ensemble, malgré nos différences, ou nos expériences passées, nous pouvons, ensemble, avec JL Mélenchon comme porte-parole et leader de la révolution citoyenne, ensemble PC, NPA, Ex PS, les Verts, les Abtenstionnistes Fase.
    Seuls on n'est rien, ensemble autour du commun fédérateur JL M, on peut espérer.

  29. 129
    jorie dit:

    Le PCF, PG et NGUE et le NPA doivent impérativement rester solidaires face aux énormes coalitions qui se préparent et l'envolée des extrêmes droites en Europe. Bien sûr, dans ce contexte très grave et je le souligne ici exprès, il ne s'agit pas uniquement d'une manipulation sondagière, la lépénisation des esprits est en route face au grand désordre économique et social que l'on devra affronter. Le système s'est complexifié, le capital a su "intégrer", internationaliser, pour mieux nous piéger. Le combat sera très dur. Il ne sert à rien de se faire des procès sur le passé ou des procès d'intention. Qui a fait quoi, qui n'est pas pur, qui doit occuper tel ou tel poste ? On s'en fout. Les forces de droite et d'extrême droite sont en phase d'union. Et nous ? on devrait se faire la nique ? On n'a plus le temps. On n'a plus le choix au risque de disparaître totalement de l'échiquier politique. Je ne suis pas communiste, je ne suis pas trotzkiste, mais j'ai envie de bosser avec vous tous. Dans notre propre cellule, des frustrations personnelles se masquent derrière des termes politiques. Il faut s'axer sur l'union, seule notre union est légitime pour nous donner de la force, une cohérence et par un programme concret, audible. Les différents idéologiques ou méthodiques se règleront après, par des compromis. On aura toujours des "mouches" dérangeantes, faudra faire avec. L'essentiel est là : ensemble et pour la définanciarisation de l'économie et donner un projet pour la population. Nos petites chapelles ne compteront pour rien devant la prédation. Comprenez-le ! Moi, perso, je pense que Mélenchon et son idéalisme ne trahira pas les aspirations des communistes, il ne peut rien faire sans eux, mais inversement aussi. Sa voix républicaine peut rassembler au delà de nos chapelles et c'est ça qui compte, toucher au delà de ce forum. On s'y retrouvera tous, parce que nous tous, malgré nos "frustrations de chapelle", nous aimons ce pays, nous aimons la justice...

  30. 130
    Lyendith dit:

    Ça fait au moins plaisir d'entendre autre chose sur la mort de Ben Laden que les jubilations habituelles. Quand j'ai entendu Obama dire que «justice était faite», j'ai failli vomir. Deux guerres, des milliers de soldats sacrifiés et des millions de civils tués, tout ça pour une exécution sommaire, sans procès et sans preuves. C'est ça que les dirigeants de nos pays démocratiques appellent «la justice». Ça en dit long.

  31. 131
    Philippe Eric dit:

    Bonjour,
    à jorie: je penche pour vos dires, et vous exprimez ce cri de manière très concrète.
    Ils nous faut nous bousculer. Ce qui va être vécu, n'a jamais encore été écrit.
    C'est ce qui fait aussi la richesse de notre engagement.
    Nous sommes plus forts que jamais car les chemins proposés dépassent tout ceux que nous connaissons des modèles de vie commune jusqu'a présent.
    Jean Luc Mélanchon, a cette sagesse superbe de nous mettre en contradiction avec nos idées recues, et cela sans cesse, jusqu'au point de reconnaitre que tout ceci n'est pas un jeux, mais bien une transformation totale de nos rituels de vie, à commencer par le partage des richesses toujours et partout.
    Le front de Gauche explose définitivement les modèles connus. La manière de Jean Luc Mélanchon en est la meilleur preuve.
    Philippe

  32. 132
    Rachel dit:

    @toto (127) : vous n'avez apparemment pas écouter la conférence de Jean-Luc Mélenchon. Essayez d'abandonner le sensationnalisme, cher à TF1, pour étudier l'Histoire de manière rationnelle et en tirer des leçons pour le présent.

  33. 133
    Michel Matain dit:

    @ 128 yanhel
    c'est dommage que le PC vienne au Front de Gauche avec ces calculs

    Rappel : le PCF ne vient pas au Front de Gauche, il en est le cofondateur !
    Les mots que nous utilisons ne sont pas innocents.

  34. 134
    Aubert Dulac dit:

    Citation de la conférence de Jean-Luc Mélenchon : “Goûtons avec l'humour qui convient la nouvelle tontonmania qui sévit. Et voilà toutes sortes de récalcitrants que j'ai connus bien moins ardents qui se battent dans les cimetières pour être au premier rang et qui depuis quelques jours vont courant, porteurs d'icônes, de vraies reliques, présenter le nouveau bienheureux de l'histoire socialiste... De quoi ils ne retiennent absolument rien de concret sinon les apparences... Parce qu'après tout je ne vois pas comment on peut rejouer un remix du programme commun avec les programmes qui nous sont soumis aujourd'hui...

    C'est ce que toto (#127) appelle béatifier Mitterrand !..

  35. 135
    Jean Louis CHARPAL dit:

    Je crois que d'un point de vue tactique, il ne s'imposait pas que Jean-Luc Mélenchon fasse le bilan des années Mitterrand et même que c'est une erreur. Je voterai pour Jean-Luc s'il est candidat du Front de Gauche, (ce que je souhaite vivement), mais je ne partage pas son analyse de cette période. Ca n'est pas dramatique si bon nombre de militants et sympathisants divergent sur ce sujet qui appartient au passé, qu'encore une fois il n'était pas nécessaire de "réveiller". Tournons vite cette page, car nous ne nous mettrons pas plus d'accord là-dessus que sur la corrida (je plaisante...). Ce qui compte c'est le présent et l'avenir et l'urgence de rassembler le plus de citoyens(ennes) possibles sur un programme de justice sociale, socle de la révolution citoyenne indispensable à notre pays et à son peuple.

  36. 136
    Valentin dit:

    Je passe ici très régulièrement. Je viens d'une famille bien plus à droite que M. Mélenchon n'est à gauche ou ne l'a jamais été. Si je devais m'étiqueter, je serais plutôt "anarcho-décroissant", très sensible aux discours les plus radicaux de l'ultra-gauche, et attentif aux débats qui traversent toute la postmodernité, notamment chez les héritiers d'Ellul, Castoriadis, Gorz, Illich, Partant, etc... Je n'ai que très peu d'atomes crochus avec la République, la laïcité, le matérialisme historique, etc. et j'ai une franche horreur du jacobinisme. Je ne vote jamais. Pourtant, pour le symbole, je pense mettre un bulletin "Mélenchon" dans l'urne, en 2012. Pas vraiment pour le programme du Front de Gauche, pas tellement pour l'unité de la gauche radicale et critique, enfin de la gauche tout court, pas tant que ça pour la sympathie que m'inspire le candidat Mélenchon, que je juge (un peu vite ?) mal dégrossi et besogneux, même dans sa maîtrise des lettres classiques, et pas du tout par stratégie électorale. Mais quand même ! Ce gars a de l'audace et du panache ! Et puis surtout des convictions. C'est ça qui transpire des dizaines d'entretiens ou des dizaines de notes de ce blog: un homme de conviction... Je regardais la conférence sur Mitterrand. Je ne crois pas en partager les analyses, mais j'aime le ton. J'y vois de la sincérité, et en même temps, des clins d'oeil subtils à tout l'aréopage des collectifs unitaires. Mélenchon est un gourmand, et j'aime bien les types entiers. Je crois que c'est le seul, en ce moment, avec bien sûr les militants du Parti de Gauche (et de la Gauche Unitaire), qui veuille sincèrement, épidermiquement, fédérer les forces d'opposition au système.

  37. 137
    ermler dit:

    Assez impressionnante, la conférence de Mélenchon sur la "célébration" du 10 mai 81.
    Surprenante, même. Toute en nuances, en demi-teintes. Mitterrand n'y est pas du tout "béatifié" (contrairement à ce qu'affirme toto qui, visiblement, n'a pas écouté jusqu'au bout). J'ai surtout entendu un hommage appuyé au Parti Communiste, véritable artisan de l'union de la gauche et du Programme commun !
    Curieusement, au fil de son long récit, Mélenchon "efface'presque Mitterrand de la partie. En creux, celui-ci apparait comme quelqu'un d'un peu dépassé, débordé sur sa droite par les "néo-modernes" du PS. Pire, c'est un peu comme si Mitterrand n'avait rien compris, rien vu venir ce qui se jouait depuis les années 70 et qui préparait la grande déferlante néo-libérale. Impuissance suggérée du "monarque" qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne contribue pas à sa "gloire" et qui, surtout, met en lumière la perversité de nos institutions et de la fonction présidentielle.
    Mélenchon insiste avec pertinence sur l'institutionalisation pesante du pouvoir et comment celle-ci bloque le mouvement populaire lorsqu'il s'agit, non pas de porter la gauche au pouvoir, mais de lutter pour que son programme soit appliqué jusqu'au bout.
    Bref, le virage libéral de 1983, ce n'est pas la "trahison" de Mitterrand, c'est pire : son impuissance, sa résignation. C'est surout la défaite du mouvement populaire, incapable de se mobiliser face à ses adversaires avec un PC affaibli, le cul entre deux chaises, des syndicats divisés et tentés par les "compromis pourris", des institutions gaullo-monarchistes que la gauche a été incapable de mettre à bas.
    Après, c'est le grand boulevard qui s'ouvre pour les libéraux et la gauche "moderne" des Hollande, Strauss-Kahn, Royal...

    Merci, monsieur Mélenchon pour cette lecture lucide, mesurée, instructive. Je ne vous traiterai plus jamais de "mitterandolâtre", malgré l'affection délicate que vous conservez pour le...

  38. 138
    antigone dit:

    @ Michel Matain
    Voyez cet article
    Impossible que le Front de Gauche ait été l'idée du PC, c'est sur proposition de Jean-Luc Mélenchon quittant le PS et après la victoire du NON au référendum que l'idée prend corps, et forts du succès de cette union que Le PCF comme la LCR entrent dans la foulée. Le PC avait d'emblée du mal à se positionner dans son rapport au PS (rester ou pas leur partenaire, le cas n'est pas tranché encore), d'où des grosses hésitations des camarades dans leurs cellules. Le leadership de Jean-Luc Mélenchon était presque une évidence alors, malgré de fortes résistances de toutes les organisations, mais pas des gens de gauche comme nous, qui voulons justement sortir des partis et chapelles de la gauche enquistée.
    Quand on a été à cette époque dans les réunions des CUAL on sait ce qu'il en était. la LCR /NPA a vite quitté le navire d'ailleurs et y a laissé pas mal de militants.
    Oui, les mots ont leur importance cf: la part du lion et les faits aussi. Mais encore une fois, peu importe, il faut passer devant le PS qui n'est plus qu'un parti démocrate à l'étasunienne, et sur un programme concret porté par toutes vos organisations et au-delà.

  39. 139
    ydaho dit:

    Ermler, je trouve ton analyse sur le virage de 83 extrêmement judicieuse, et je la partage a plus de 100%, c'est quand le peuple de gauche a abandonné la partie pour des compromis douteux, quand il a préféré devenir "actionnaire" (toute proportion gardée), ou même s’intéresser a la bourse dont il n'avait que faire, c'est quand le peuple de gauche a pris "peur" qu'il s'est abandonnée aux sirènes du libéralisme... L'espoir (l'immense) de 1981 avait ouvert une brèche !.. J'aurais beaucoup a dire.. Mais bon..

  40. 140
    Marcailloux dit:

    @ Valentin (#136) et ermler(#137)
    Venant de visionner la vidéo de Jean-Luc Mélenchon sur l'héritage de 1981, je trouve vos deux commentaires excellents, bien que presque en opposition. Ils sont chacun à leur façon, lucides et sincères. Ils sont aussi, et c'est peut être là encore plus prometteur, à l'image de ce que pourrait constituer l'électorat de Jean-Luc Mélenchon lors de la prochaine présidentielle: des citoyens de tous bords, souvent désabusés des partis conventionnels, pas dénués de contradictions personnelles, recherchant dans un candidat un pragmatisme humaniste et sincère.
    De nature globalement hostile à toute mittérrandolatrerie, le discours de Jean-Luc Mélenchon a contribué à modérer une rancoeur qui n'a ancune conséquence constructive.
    Et cela est sans doute mieux ainsi.
    Comme l'a fort bien expliqué un de nos collègue assidu, sur son blog personnel, un grand nombre d'entre nous ont perdu l'espoir en 1983. Jean-Luc Mélenchon est - il en mesure de le faire renaitre ? Je pense qu'il en a la capacité et c'est déja beaucoup.

  41. 141
    Aubert Dulac dit:

    @ Michel Matain (# 133), et...antigone (# 138) (Quel beau pseudo que le vôtre !..)
    Depuis le traumatisme de 2002, est devenue incontournable la nécessité de changer la politique... Après, il y a eu le rassemblement du Larzac, de l'été 2003, les comités antilibéraux, que les appareils, PCF en tête, ont cassé en jouant double jeu, lorsqu'il s'est agi d'affronter la Présidentielle de 2007. Déjà, du temps du Programme Commun, pour finir par considérer que sa signature fut plutôt une erreur, cette étape intermédiaire vers le Socialisme, le PCF l'avait tout d'abord justifiée par l'idée que les français n'étaient pas encore mûrs pour celui-ci. Tout ça pour dire qu'il faut arrêter, comme dirait Cohn-Bendit, de faire comme si la Politique n'était qu'une affaire de Partis comme de Grandes Personnes, chargées de siffler la fin de la récréation quand ça leur chante. Aussi bien chargés d'avance de fixer la barre des changements nécessaires. Les Congés Payés ne figuraient pas dans un programme préalable, du Front populaire. Il faut en finir avec le monopole de l'initiative historique légitime que d'aucuns s'arrogent. Qui imposerait en passant de savoir qui a commencé, pour les moments positifs, et surtout pas pour les moments négatifs. Les appareils ont trop tendance à avoir la conscience qui clignote. La mémoire, elle, est populaire.

  42. 142
    Hold-up dit:

    127 -toto

    La conférence de J.L Mélenchon, loin de canoniser le bonhomme Mitterrand en dresse le portrait fait de chair et de sang en restituant son action au sein d'un processus historique puissant fait de mouvements contradictoires et de plaques tectoniques ravageuses. Mitterrand dans cet aperçu vif, concis, critique et vibrant n'est ni idolâtré ni voué aux gémonies, il est simplement remis dans le bain d'une perspective historique qui voyait les systèmes staliniens s'écrouler et un néo-capitalisme vicieux reconquérir le monde en passant au dessus des États souverains. Personne n'oublie l'itinéraire idéologique de Mitterrand, pas même J.L Mélenchon. Disons que ce dernier tente de remettre en mouvement par l'orientation politique du soulèvement populaire de 1968, les données qui vont ouvrir la voie à 1981 et la suite politique qui se fermera par la dissolution totale de la social-démocratie dans le néo-libéralisme. J.L Mélenchon nous invite à ne pas rester dans un avis purement personnel et à resituer cette séquence politique dans l'impureté de l'histoire faite de doutes, d'audaces, de réussites et de défaites. La boucle est bouclée. Nous sortons en même temps et tout autant de la séquence léniniste que de la séquence social -démocrate - ce cycle historique est achevé. J-L M. appelle à reprendre le flambeau du socialisme démocratique en phase avec l'époque contemporaine fertilisé de toutes les expériences historiques du mouvement ouvrier dans son acception large. La révolution citoyenne s'adresse au peuple dans son ensemble, à toutes celles ou à tous ceux qui s'y reconnaîtront pour X raisons et pas nécessairement pour les mêmes raisons.Tout est ouvert et tout est à prendre. En clôturant judicieusement cette séquence du programme commun dans un contexte particulier, J.L Mélenchon renvoie aux femmes et aux hommes qui ont inventé le programme commun de 1981 pour mieux renvoyer au Front de Gauche...

  43. 143
    redline69 dit:

    @138 Antigone

    Merci pour votre lien
    En effet le PCF n'arrive pas en interne à fixer une stratégie sur sa relation avec le PS d'un coté et au FdG de l'autre.
    La profonde coupure est que le PCF critique finalement la période de Mitterrand, mais d'un autre coté reste tourné vers une association avec les élus socialistes.
    De l'autre, il veut éviter de disparaitre dans le rassemblement du FdG alors qu'il en est le principal groupe ! Bizarre cette peur du FdG.
    On peut trouver toute les excuses du monde, mais j'ai bien compris qu'une masse du PCF souhaite marcher avec le FdG, alors que quelques personnes qu'on entend un peu trop parlent au nom du PCF sans en représenter la majorité. Problème de leadership ? Certainement.
    J'entendais A Gerin expliquer à un journaliste tout le mal qu'il pensait des 3 responsables Hue, Buffet, Laurent...mais je rêve ! Est il possible que les communistes votent pour des représentants aussi mauvais selon André Gerin? J'y crois pas une seconde et je me demande où peut bien être le malaise entre PCF et FdG?
    Nous attendons tous une ligne claire pour fin juin ! Et qu'on nous dise pas que les PCF serait bradé en choisissant comme GU ou PG une personne comme Jean-Luc Mélenchon.
    Les capricieux et les ronchons on en a assez soupé ! Vive l'union ferme et puissante autour du meilleur candidat possible sur les valeurs de vrai gauche.

  44. 144
    Christian 78 dit:

    Unité !
    Cette corrida deviens lassante. En quoi le PCF n’est il pas franc ?
    Parce qu’il est allé sur la péniche, parce qu’il souhaite avoir un maximum d’élus ?
    Mais on s’en moque de tous cela. Les trotskistes ont un pic a glace en travers de la gorge ? Qui en connais encore l’histoire ?
    Par contre 5 jours de travail d’intérêt général en contre parti de 500 euros (oui Descartes je sais c’est 466,99), ça les gens ils savent ce que cela veux dire.
    J’espère que notre modérateur a raison, que presque personne ne consulte les commentaires et que de plus en plus de personnes lisent les articles de M. Mélenchon.
    Pour les élections au sénat, si il est légitimes que le PG obtienne 1 ou 2 sénateurs, une liste front de gauche partout n’est pas souhaitable dans le contexte. Même dominé par le PS, si le sénat était perdu par la droite, cela ferai du bien.
    Il y a des priorités, ce sont des listes proportionnelles, 5 % plus 5 % avec la proportionnelles cela n’a rien a voir avec une fois 10 % ! la majorité du sénat va se jouer dans un mouchoir de poche.
    Ils ne faut pas se projeter dans toutes les élections avec la même tactique.
    Vive le Front de gauche et que le NPA et le MRC aillent vers l’union.

  45. 145
    citoyenne21 dit:

    En ce qui concerne la conférence autour de 1981, je n'en ai visionné pour l'instant que 30 minutes et j'ai hâte de visionner la suite, tant alléchée je suis par cette apetissante mise en bouche ! du peu que j'ai vu, je constate que Jean-Luc, magnifiquement inspiré, parvient à nous faire comprendre son affection pour François Mitterrand et à nous faire admettre ses erreurs comme davantage dû à son impuissance face aux circonstances de l'époque (qu'il a très bien décrit) qu'à une traitrise quelconque de sa part ! J'ai regardé hier le docu-fiction de Moati sur Mitterrand qui ma foi était bien foutu. En 1981, j'étais pour ma part, bien trop jeune et pas du tout intéressée aux choses politiques pour avoir su capter la magie de l'élection de Mitterrand et j'avoue que ce résumé fut pour moi un bon rafraichissement et à la vue des images du peuple fou de joie et d'espoirs (certes avortés) scandant le nom de Mitterrand, je me dis que nous avons tellement besoin nous aussi, à l'heure actuelle, d'être de nouveau projetés dans cet espèce d'euphorie jubilatoire, qu'il faut à tout prix laisser de côté les querelles intestines et s'unir tous pour la victoire de la vraie gauche ! Que 2012 soit notre 1981 mais avec les résultats positifs au bout pour le peuple ! personnellement, je considère que l'on a pas à juger de l'affection que porte Jean-Luc à Mitterrand, ca le regarde, il ne nous doit pas tout ! tout ce que nous serions en droit de lui demander si il était élu (ca peut ne pas demeurer qu'un rêve), ce serait de mettre en pratique de façon pérenne ces belles idées qui se profilent triomphantes et nous gonflent d'espoir !

  46. 146
    dudu87 dit:

    Bonjour à vous,

    Les années 70 et 80 sont très importantes et riches d’expériences, d'enseignements, pour le mouvement ouvrier.
    Combien de grèves de manifs de pétitions avons-nous fait, signé pour arriver au programme commun et enfin au 10 mai 81 et à un gouvernement avec 4 ministres communistes, une 1° depuis la libération? Nous étions même exsangues à force de lutter sans compter sur les accusations de l'extrême gauche de trahir la classe ouvrière en créant cette dynamique d'union. L'union, nous la voulions tellement ! Nous savions qu'elle était impérative pour gagner et combien de concessions avons-nous faites ?
    La crise de la sidérurgie et son démantèlement voulu pour Bruxelles (Vicomte Davignon avec la complicité de Chéréque) a été pour nous la 1° désillusion et à partir de là, nous avons retenu notre souffle et le doute s'est installé. La suite vous la connaissez...
    Vous comprendrez que les anciens, nous soyons très critiques sur l'avenir. Nous voulons pas le faire revivre aux générations qui suivent.
    Pour cette raison, je dis souvent: "L'unité à la base, toujours, l'unité à la base et en haut, peut-être, mais l'unité en haut, jamais"

  47. 147
    Gilbert Duroux dit:

    Jean-Luc Mélenchon est très bon dans cette conférence sur 1981. Il est très bon, il est excellent même, mais ça ne veut pas dire qu'il est très juste et qu'il m'a toujours convaincu. Ça prend par moment des accents de plaidoyer pro-domo. Mais bon, je ne suis qu'un sale gauchiste qui ne pouvait pas comprendre les nobles raisons de l'acceptation du marché et les dérives successives allant jusqu'à ce fameux "notre programme n'est pas socialiste" de ces zélites "de gauche".

  48. 148
    antigone/yanhel dit:

    @141 Aubert Dulac
    En fait j'ai changé de pseudo de façon involontaire, en fait, je suis yanhel et j'ai viré à Antigone car les temps l'exigent. Très bien votre réflexion, je la partage et je suis sure que nous sommes la majorité à la partager.

  49. 149
    Gerard Blanchet dit:

    Cela faisait un moment que je ne lisais plus les commentaires, mais là je me suis dit qu'après avoir visionné l'intégralité de la conférence de Jean-Luc Mélenchon sur 1981, il allait y avoir des commentaires intéressants à lire, sur le billet précédent puisque les commentaires sont fermés sur la vidéo de cette conférence.
    Et je ne suis pas déçu. Les commentaires dans leur diversité sont excellents et traduisent bien les aspects contradictoires que j'ai ressenti moi-même mais surtout tout cela donne motif à un très fort espoir. Comme le dit Jean-Luc Mélenchon à la fin de son intervention : la question n'est pas de savoir si nous aurons en France notre révolution citoyenne mais quand. Et ce quand dépend de chacun et chacune d'entre nous. A la place où nous sommes noud devons nous mettre en branle convaincre nos amis, nos proches, que cela dépend de nous tous. Les conditions matérielles sont réunies. Il n'y a plus qu'une condition c'est que le peuple, et à commencer par sa jeunesse, se mette en marche. A ce propos L'Huma d'aujourd'hui rapporte qu'à cette conférence de nombreux jeunes étaient là.
    Autre élément d'espoir ce n'est qu'un petit signe mais quand même. J'ai discuté longuement ce midi avec un vieux camarade communiste. Ce qui l'inquiète ce sont les candidatures qui vont faire perdre des voix à Mélenchon : Hulot mais aussi après la défection de Besancenot l'idée qu'il ne faut pas que le NPA présente quelqu'un d'autre mais rejoigne Mélenchon. A ma question mais il n'y a-t-il pas des communistes qui rechignent sur Mélenchon. Boh c'est décidé non et ça ne semble pas lui poser problème. Donc ceux qui s'agitent beaucoup sur le Net doivent être à mon avis ultra minoritaires dans le PCF.

  50. 150
    Baptiste dit:

    La seule chose importante à dire selon moi :
    C'est une conférence d'une exceptionnelle qualité. Argumentative, politique, philosophique, sociologique, historique.
    Et aussi sincère et rusée dans sa sincérité.

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