02mai 11

Traitement médiatique du 1er mai, situation sociale, fausse polémique sur Schengen

1er mai : un parallèle honteux

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Ceci est une note postée le lendemain du premier mai, dans la consternation de la lecture de la presse du matin. Partant de là j’évoque un aspect ou deux du moment. Juste pour les nerfs.

Ce billet est illustré par Arnaud, un des premiers contributeurs. Merci à lui.

J’achète « Libération » lundi 2 mai. Je suis perplexe. Le traitement du premier mai e10st totalement déroutant. Une sorte de service après vente de la manifestation lepéniste. Elle est annoncée à la Une sous l’angle de la communication organisée par la propagande de la famille Le Pen. « le FN cache ses fachos pour Jeanne d’Arc ». Puis à l’intérieur, deux belles pages. Photo et papier. Je pense que les rédacteurs voulaient sans doute faire quelque chose de négatif. Mais sur le mode mondain et petit bourgeois moralisant choisi, le résultat est tout simplement interloquant. Une sorte de coup de poignard dans le dos. Tout pour l’apparence. Un balancement circonspect entre deux thèses résumées par des titres incroyables : « Au FN tenue correcte exigée » et « Les Lieutenants de Marine Le Pen adeptes des vieilles méthodes ». Fermez le ban. Tout dans la com, tout par la com. Les journalistes projettent les préoccupations de leur horizon professionnel sur la sphère politique de l’extrême droite, sans recul et en totale ignorance des enjeux. Ils sont fascinés. Le Pen a donc les mains libres.

Nombre de médias accompagnent le FN, sans même s’en rendre compte, en aidant le déploiement du lepénisme sur le terrain qu’il a choisi. Il est temps de revenir aux fondamentaux de la compréhension de ce qu’est l’extrême droite dans l’histoire. Celle-ci surgit quand la droite traditionnelle n’arrive plus à faire face aux conséquences des crises. Quand se dessine un front social qui remet en cause par ses revendications le système et que la parade de droite classique devient inefficace, l’extrême droite fait le travail de maintien de l’ordre social. Elle organise la division du Front social en substituant la lutte ethnique et religieuse à la lutte des intérêts matériels, en quelque sorte. Voila la partie qui se joue. Le cœur de cible de Marine Le Pen c’est de faire le travail pour lequel l’extrême droite existe : briser le moyeu de la résistance à gauche. C'est-à-dire éjecter de l’espace symbolique et de la représentation les organisations syndicales et « ouvrières ». Celles-ci structurent en effet le cœur de l’identité sociale de la classe salariale.

Obtenir un parallèle entre les deux « premier mai » est le but poursuivi par le Pen depuis qu’il a déplacé la date de la manifestation traditionnelle devant la statue de Jeanne d’Arc créée par les « camelots du roi » et des autres fascistes d’avant guerre dont il a revendiqué la continuité. Pour Le Pen il s’agit d’organiser ce parallèle pour mettre en scène une alternative. Là où nous avons le premier mai syndical qui veut unifier la classe salariale par des revendications communes contre le patronat, l’extrême droite propose la division entre nationaux et immigrés résumée par le symbole de la Jeanne d’arc qui « boute l’envahisseur hors de France ». De ces deux symboles se déclinent en cascade deux ensembles doctrinaux et politiques. Rien n’est donc moins neutre que de mettre en scène le1 parallèle entre les deux. Le système médiatique a servi avec énergie et application à l’extrême droite la soupe dont elle avait besoin. Il a mis en scène le parallèle que veut l’extrême droite. Le service après vente en quelque sorte.

Ce qui est spécialement pervers c’est évidemment d’avoir salé le plat en faisant partout fielleusement remarquer que la manifestation lepéniste a progressé en nombre (environ trois mille attribués partout) tandis que celle des syndicats serait « en recul partout » (environ cent mille personnes !).  La disproportion des nombres entre trois mille et cent mille n’a donc même plus de sens ! « Libération » relègue à la page 18 le compte rendu de la manifestation syndicale. Trois petites colonnes, un quart de pages. Titre « les militants se sont défilés pour le premier mai » ; sous titre « les cortèges d’hier ont réuni trois fois moins de personnes que l’année dernière. » On sent la haine anti syndicale de la bobocratie pleine de jubilation. Le plus révoltant est que les seuls chiffres cités soient ceux de la police. Et voici la dernière phrase de ce compte rendu : « Comme pour remuer le couteau dans la plaie l’autre cortège du jour a fait le plein. 3 200 sympathisants FN ont défilé derrière Marine le Pen (lire page 10 et 11) soit un millier de plus que l’an dernier ». Le reste est fait de remarques fielleuses. A quoi bon alors acheter un journal « de gauche » si c’est pour y lire les mêmes salades frelatées que le sensationalisme des journaux gratuits qui le même matin nous servaient déjà ce potage en pleine page ?

Si je focalise sur « Libération » c’est bien sûr parce que le journal affiche son appartenance à notre camp. Et parce qu’il organisait il y a peu encore, à Rennes, un débat sur le Front National dont j’étais l’invité avec Jean François Kahn et 2qu’animait Nicolas Demorand lui-même, le patron du journal. Je suis donc réellement perplexe. Qu’est-ce que cela signifie ? Dans ce même journal Alain Duhamel avait déjà fait de Marine le Pen la nouvelle héroïne de la lutte des classes. Une première page avait été consacrée à la démondialisation pour en attribuer de nouveau le mérite aux Le Pen. J’en passe. Selon moi, le vieux fond de cette gauche, théoricienne du passage au social libéralisme, la social bobocratie narcissique, exprime ici un aspect central de son identité culturelle. Elle attribue aux Le Pen tout ce qu’elle déteste dans le mouvement ouvrier traditionnel en espérant de cette façon en flétrir la signification. L’alter mondialisme, les syndicats de classe, l’Etat, la feuille de paye, les fonctionnaires, la République et ainsi de suite. Le contenu de sa  condamnation du Front National la conduit donc à en  faire le jeu. Ils veulent mener deux bataille en une. Le recours au mot « populisme » pour mener cette double offensive  résume cette ambivalence.

En témoignent les chasses aux sorcières permanentes du « Nouvel Observateur », vaisseau amiral de la réaction social-bobocrate vieillie et aigrie, avec ses portraits et photos grossièrement injurieux contre l’autre gauche et ses porte paroles. Pour finir, partis pour frapper des deux cotés, ils ne frappent en réalité que nous. Car ils organisent sciemment la levée de la digue que nous tachons de défendre là où l’extrême droite veut ouvrir une brèche. Nous sommes pris entre deux feux.

Le traitement médiatique de ce premier mai restera un cas d’école. Je renvoie au blog d'Alexis Corbière qui s'est rendu sur place, en observateur de la manifestation des Le Pen, pour se faire une idée du décalage entre la réalité observable et les récits et photos publiés de tous côtés. Beaucoup d'amis m'ont aussi alerté sur l'ambiance médiatique que formait cette mise ne scène juxtaposée aux momeries du mariage anglais et a l'interminable diffusion des images venues du Vatican. Une énorme provocation après toutes ces semaines de délires contre l’islam sous3 prétexte de laïcité. Le lendemain, le martèlement a été frappant sur le thème des deux "premier mai". Si "BFM-télé" ouvre sur la manifestation des Le Pen, "i-télé" ouvre, elle, sur les cortèges syndicaux. La télé publique fait du cinquante cinquante. Et ainsi de suite. Pour l’instant ce qui l’emporte c’est l’effet de système de la sphère médiatique. Là, il n’y a aucune conscience ni aucun sens des responsabilités. Il faut du « neuf », qui « dérange » et bla bla. Tout le monde connait. S’y ajoute la fascination pour le diable qui parle aux tripes des bobocrates aussi. C’est la pente que prirent en leur temps les Drieu La Rochelle et Brasillach, écrivains flamboyants, fascinés par "l’esthétique nazie", qui finirent dans les fourgons de la collaboration et de l’antisémitisme. C’est une erreur de croire que les enfants de la classe moyenne supérieure, en proie à la hantise du déclassement social, réagiront spontanément de façon différente de ce que firent les mêmes, dans le passé et devant la même situation. Le bobo « anti syndicat » et « anti gauche archaïque » n’a rien d’un bohème évaporé héraut viscéral de la liberté. Ce sont aussi de grands amis des digicodes. Dans la vie sociale comme dans la vie privée, Peter Pan est souvent un salaud (au sens sartrien), prêt à tout pour prendre ce qui est à prendre et aigre au moment de donner. La dure discipline intellectuelle de l’idéal des Lumières et le rude devoir de solidarité du combat social ne sont pas de ses pratiques les mieux connues.

Je l’ai assez critiqué pour pouvoir en dire du bien sans être suspect de complaisance. Dans ce contexte, le journal « Le Monde » fait bien et mieux que tout le reste en se tenant à distance du sensationalisme. Le papier d’Abel Mestre et Caroline Monnot ne se contente pas de répéter ce que le FN a souligné dans ses contacts de presse. Il a montré 4au contraire la contradiction entre le slogan « liberté » brandi de tous côté dans la manifestation et les attaques lourdes contre le syndicalisme. Et c’est seulement en lisant ce journal que l’on apprend comment le cortège de syndicalistes prévu en tête de cortège s’est réduit à … deux personnes. Le roman des syndicalistes accourant en masse chez les frontistes a eu sa démonstration. Mais comme elle n’est pas prévue par la doxa médiatique du moment, on a failli n’en rien savoir. Un grand bravo encore aux deux reporters sans peur du journal « Libération » qui n’ont rien vu, rien entendu, rien lu.

Reste qu’on pourrait être plus efficace dans l’organisation du premier Mai, à gauche. Je ne parle pas pour nous, le Front de Gauche, car chacun a pu nous voir, déployés en force sur le parcours puis manifestant en nombre à la fin du cortège syndical. Mais aucun dirigeant socialiste à l’horizon des trottoirs parisiens, ni bannière ni banderole du grand « parti-qui-attend-son-candidat-en-travaillant-sérieusement-sur-le-projet ». La supposée gauche du PS était partie aux fraises. Les uns nous proposent de partager leur honte en adoptant leur « candidat-unique-contre-le-pen », les autres hésitent entre se faire battre en interne puis négocier ou bien négocier directement. Pourtant il y a eu la publication des salaires de 2010 des patrons du CAC 40 la semaine dernière. Leur salaire moyen se situe à 2,5 millions d'euros, soit 150 ans de SMIC. En hausse de 25 % par rapport à 2009. Ca aurait pu stimuler la mobilisation des élites roses ! Mais non ! Ces patrons là aussi peuvent dormir tranquilles si le PS gouverne ! « Le salaire maximum » ne s’appliquera pas à eux si on en croit le programme socialiste.

Pourtant l’évolution de la situation sociale tourne à la caricature. Car en même temps avait lieu la publication des chiffres du chômage pour mars. Le gouvernement s’est aussitôt réjoui de la « baisse du nombre des chômeurs ». Il5 fallait chercher attentivement la réplique. En fait, il s’agit d’une baisse des inscrits de catégorie A. Dans les faits, la situation continue de se dégrader. D’abord le nombre total de chômeurs toutes catégories (A, B et C) continue d'augmenter : il y a, à présent, 4,3 millions de chômeurs. Le chômage de longue durée, celui qui détruit ou déstructure le plus profondément les individus et les familles,  poursuit son augmentation. Enfin le chômage des plus de 50 ans continue de s'envoler. Progression de 13 % en un an. Le contraire de ce qu’avait annoncé le gouvernement au moment de la réforme des retraites. Mais qui s’en souvient ? Qui le lui dira ? Il est vrai que parler de madame Le Pen est tellement plus excitant !

Ces derniers temps on voit le pouvoir fondre à vue d’œil dès qu’il touche aux choses sérieuses. Il est frappant d’observer comment l’autorité du chef de l’Etat est aujourd’hui instantanément diluée sitôt qu’il touche si peu que ce soit à l’argent des puissants. Ainsi à l’occasion de la prime pour les ouvriers dans les entreprises « qui vont mieux ». Une promesse de Sarkozy faite à la hussarde et comme à l’étourdi ! Sarkozy a d'abord promis d'imposer aux entreprises qui versent des dividendes de donner des primes aux salariés. Avec cette annonce, cela ne concernait déjà que 3 millions de personnes, soit seulement 12 % des salariés. "S'il y a une prime pour les actionnaires, il faut avoir une prime pour les salariés" avait déclaré le chef de l’Etat. "Je voudrais qu'on imagine un système qui fait qu'au moment où on augmente ce qu'on donne aux actionnaires (…) les salariés, ils en aient une partie aussi". Oh là ! Tout doux je vous prie ! Le Medef a étendu les pattes. Pas touche au grisbi ! Et la mesure a été vidée de sa substance par le gouvernement. Le ministre du budget François Baroin, l’ami de la « fille ainée de l’église » a d'abord annoncé une prime de 1 000 euros. Seulement dans les entreprises d’une certaine taille. Et surtout à condition que leur dividende distribué ait augmenté ! Grosse blague ! Une entreprise comme Total n’en aurait déjà payé aucune !

Après quelques jours accordés au dégonflage de la baudruche, finalement le gouvernement a fait une 6nouvelle précision. Il a arbitré en faveur d'une prime « exceptionnelle ». Mais « sans montant minimum ». Génial. « Salut Marcel, ce mois-ci tu as droit à une prime de 10 euros ; alors heureux ? » Cette nouvelle version de la prime Sarkozy ne concerne qu'une toute petite minorité d'entreprises. Elle ne sera en effet obligatoire que pour les entreprises de plus de 50 salariés. Et seulement celles qui « augmentent » les dividendes versés aux actionnaires. Par exemple, Total et France Télécom ne sont pas concernés alors qu'ils enregistrent des superprofits. En effet les dividendes versés sont déjà tellement élevés qu'ils seront stables en 2011. C'est ainsi dire que la prime ne s’applique pratiquement plus nulle part. Bien joué le Medef ! Mais l’autorité de l’Etat là dedans ? Le crédit de la parole présidentielle ?

La spirale dépressive du pouvoir en place est tout entière dans cet épisode. Etranglé par les plans euro plus et autres politiques de contingentement radical de la dépense publique d’une part, coincé par la dictature de la concurrence libre et non faussée et son dumping social, le pouvoir est condamné à des fuites en avant « sociétales ». Il n’a pas fini d’en faire et faire encore des messes et des démonstrations de xénophobies.

On en a eu une lamentable démonstration avec la fumeuse polémique sur la prétendue remise en cause des accords de Schengen. Avec leur sommet extraordinaire sur les flux migratoires, Sarkozy et Berlusconi n’ont fait que de l’affichage et de l’agitation. Du spectacle ! Car les possibilités de limitation de la libre circulation des personnes existent déjà dans les règles de Schengen. Faisons juste un rappel pour ceux qui ne connaissent pas ces accords. « L’espace Schengen » est un espace de libre circulation des personnes sans frontières intérieures. Il comporte une intégration de la délivrance des visas. Cela signifie qu’un visa donné par un pays membre donne droit de circulation dans tous les Etats de l’espace8 Schengen. Dans l’accord qui organise cet espace, existe déjà une clause de suspension permettant à un Etat, « en cas de menace grave pour l’ordre public et la sécurité intérieure », de réintroduire le contrôle à ses frontières intérieures. Cette possibilité est ouverte pour une période « maximale de trente jours ou pour la durée prévisible de la menace grave si elle est supérieure à trente jours ». Ce n’est pas rien. Ce que propose l’Elysée : "aller jusqu'à, en dernière extrémité, une clause de suspension en cas de nécessité lorsqu'il y a une défaillance systémique à une frontière extérieure de l'UE». C'est-à-dire en cas de porosité trop grande face à l’afflux d’immigrants à une frontière extérieure de l’Union européenne. Cette proposition est donc parfaitement inutile.  De toute façon, les restrictions à la libre circulation sont illégales quand elles visent des réfugiés. En tant que membres de l’ONU et Etats parties à la Convention 1951 et au Protocole 1967 sur la protection internationale, les Etats de l’Union Européenne sont dans l'obligation de "prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les réfugiés, les demandeurs d’asile et autres personnes relevant de la compétence (de l'HCR), qui se trouvent sur leur territoire ou qui cherchent à y être admis". C’est le principe de non refoulement. Ce qui n’est plus refoulé par conséquent c’est seulement le besoin de faire de l’agitation xénophobe pour se donner le rôle en compétition avec l’extrême droite.


238 commentaires à “1er mai : un parallèle honteux”
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  1. Madeleine Sintès dit :

    C'est bien Monsieur Demorand qui est directeur de Libé maintenant ?!
    Pas étonnant qu'on cherche à nous embrouiller encore un peu plus...
    M. Le Pen = Sauveur de Sarko

  2. yanhel dit :

    Plus simple, faire comme nombre d'entre nous, ne plus acheter Libé qui est la propagande de l'oligarchie version bobo terrasse de café depuis fort longtemps.

  3. Thalasrum dit :

    Le 1er mai n'a peut-être pas été une réussite partout, mais en Guadeloupe, au contraire, le cortège a été aussi fourni que les autres années, et le PG y était présent et bien accueilli !

  4. jean le hussard dit :

    Vous avez tout à fait raison et votre indignation relaye celle de vos sympathisants ! Oui les médias (à a solde du pouvoir, ce n'est malheureusement pas un scoop !) montent en épingle le FN et ses représentants : de 2 choses l'une, soit il faut bannir cette formation politique de notre espace Républicain soit il faut l'accepter comme un des éléments avec lequel il faudra durement lutter !
    C'est la seconde possibilité qu'il nous faudra admettre. Mais attention ce n'est pas forcement une mauvaise chose car bientôt, pour ce parti extrémiste, il va falloir présenter autre chose que des slogans et des phrases à l'emporte pièce !
    Qu'ont ils vraiment dans la "culotte" ? Nous savons que derrière une certaine faconde il n'y à vraiment rien. Souvenons nous de la campagne de second tour de 2002, JM Le Pen nous faisant découvrir son album de photo !
    Nous nous opposerons vigoureusement s'il le faut pour démasquer les imposteurs qui souhaitent défigurer notre pays, berceau des idées fondatrices de 1789.

  5. origine incontrolé dit :

    Consternant, affligeant, désespérant, etc.
    Ce week-end nous avons eu droit dans tous les médias confondus à un mariage princier, une béatification, la fête à Jeanne la pucelle, c'était les fêtes a neuneu !
    Par contre la fête du travail (quoique je préfère la fête des travailleuses et des travailleurs) rien ou si peu.
    Cela me met très en colère.

  6. jefmergen dit :

    bonjour
    C'est surtout, à mon avis, la désorganisation inter-syndicale qui détruisit la grandeur du défilé de ce 1er mai !

  7. gerald rossell dit :

    "Etre le lion de ses humeurs est le privilège des grands animaux" A Camus
    Voilà une simple phrase bien utile à tout militant qui est persuadé de sa force créatrice.
    Ma libération peut passer par le fait de me passer de Libé.
    1 mai : pour moi, distribuer les jours précédents un tract invitation à la manif fut une saine manière d'occuper mon temps.
    Ah... donner à lire autre chose que l'encre des tourniquets

  8. jean paul Clerton dit :

    Libé? mais aussi Le Parisien et sa version télévisuelle la 2, payée elle par la redevance, donc tous les Français nantis ayant et un logement et une télé. Ils sont tous aux ordres, au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon. Ils nous parlerons ensuite de déontologie, d'indépendance, de rigueur.
    Il me paraît indispensable d'entamer une campagne de mise au point sur l'ensemble des médias accolée à la vérité sur le FN. JL Mélenchon, malgré sa passion et son charisme a besoin de nous tous pour rétablir la balance du bon coté. Avec le seul médias à peu près libre qu'est le net, chacun peut convaincre, diffuser et toucher un, deux, cinquante citoyens. En espérant l'effet boule de neige.

  9. JM dit :

    En rentrant d'un premier Mai Parisien -convivial- chez moi, j'ai allumé ma TV et regardé I télé.
    Un Jean-Luc Mélenchon en mode " présidentiable" me ravissait quand soudain ma mère, électrice de gauche (parfois FdG), décue par 30 ans de vote de socialiste me dit : " faut qu'il (Jean-Luc Mélenchon) fasse attention qd il critique les socialistes car après les autres (l'UMP) s'en resserviront ! ". naturellement je lui réponds " le but c'est de leur (le PS) passer devant au premier tour donc l'adversaire c'est aussi eux".
    Je ne l'avais jamais réellement pensé et formulé ainsi mais en le disant cela est devenu naturel et en voyant Moscovici et consorts ça devient tout simplement évident.
    Convaincre les hommes et femmes de gauche écolos et socialistes déçus par leurs partis respectifs mais aussi et surtout les abstentionnistes récurrents de l'intérêt du vote FdG doit être l'objectif prioritaire de la campagne à mener. Soyons crédibles convaincants et convaincus avec un projet suscitant l'enthousiasme des jeunes et des classes populaires (je doute à ce sujet que la mise en avant permanente de la 6ème république soit l'angle d'attaque idéal).
    Juste pour le plaisir, j'ai beaucoup aimé le "ils m'ont pris pour un vert" lors de l'émission : c'est con mais ça fait beaucoup de bien !
    Encore merci pour votre combat !

  10. petit chouk dit :

    Intervention intéressante et percutante sur le plateau de Durand avec les patrons de Total et Poweo. Ce genre de débat est très interressant car vous êtes un gros apporteur d'idées, l'UMP et le PS ne se bouscule pas pour se rendre sur ces plateaux c'est bien dommage. Vous êtes le seul candidat crédible face au FN. La partie sur les salaires n'a choqué personne, 1 point pour vous, et il semblerait que de Margerie soit d'accord pour vous rencontrer pour parler géothermie un nouveau point pour vous, cela étant de Margerie a fait part que cette direction qu'il voulait prendre lui aussi il y a longtemps lui a été interdite par l'administration... je suis perplexe.

  11. Achelle dit :

    Merci pour ce post !
    Effectivement, pour mettre perspective la manif du FN et celle des syndicats, ou percevoir les fonctions d'un certains type d'analyse journalistique, il faudrait de la réflexivité et du travail.
    Merci d'en avoir à la place des journalistes que cette cécité sert, et qui s'accommodent bien de leur propre paresse intellectuelle.
    Bref, continuez, ne lâchez rien, et bon meeting demain mardi soir à Paris.

  12. PATRICK F 32 dit :

    Tout à fait Jean Luc Mélenchon vous avez raison pour Libé et bobo consorts mais il va falloir passer à autre chose pour devenir crédible et créer une force capable de mobiliser le peuple: un programme clair et précis.
    Votre intervention dans "Dimanche soir politique sur FI" était parfaite, vous en reprenez d'ailleurs queques points dans ce billet mais il faut arriver à toucher la masse car qui regarde "Dimanche soir politique" ou "A vous de juger"... l'ouvrier ? l'employé ? le fonctionnaire ? Hier à 18h, je jardinais, ma femme repassait en écoutant la radio... hé y a Mélenchon sur FI. J'ai entendu! Je n'ai pas fini de planter les tomates. Mais combien avons nous été à laisser les tomates en plants ?

  13. jpduf dit :

    Libé prépare le terrain pour que le candidat socialiste ou le candidat de droite qui sera au second tour gagne face au FN ; pour cela il lui faut gonfler la baudruche.
    On doit pouvoir dire ça sans trop courir le risque de se tromper, non ?
    Raison de plus pour être devant le PS au premier tour !
    Et alors là, qu'est-ce qu'on va se marrer !

  14. PATRICK F 32 dit :

    Pour compléter et conforter le commentaire N°9 de JM.
    Il faut faire rentrer dans les têtes que si on veut voter à gauche, elle commence au FdG et non au PS. Mieux il faut que Jean-Luc Mélenchon refuse de répondre systématiquement à la question: "et en cas de 2 ième tour PS / FN?" mais qu'il retourne la question "et en cas de 2 ième tour FdG / FN ?"
    J'y crois!

  15. orose dit :

    Merci Mr Mélenchon pour votre engagement total, la clarté de vos analyses, et votre dévouement dont témoigne votre blog. J'ai 71 ans, donc un peu de temps pour parler avec les agents des services publics, ou, sur leur porche, avec les usagers. Par exemple, à la poste de mon village, les uns et les autres étaient attentifs aux arguments que je présentais... tirés de l'émission de Daniel Mermet, agrémentés des quelques propositions du Front de Gauche que j'ai retenues, dont la titularisation, bien sûr.
    A chaque fois, je regrette de ne pas disposer d'un petit document, une feuille recto-verso, dense et claire, que je laisserais entre les mains de celui qui finit toujours par me dire soit :"si vous croyez qu'il tiendra ses promesses ! ", soit : "je suis d'accord avec vous". Au premier, je réponds: "ne soyons pas négatifs, esperons car nous serons bien obligés de voter, alors autant voter pour l'espoir", et un document fixerait l'attention et ferait son chemin...
    Si vous avez ces documents, comprenez simplement que je n'ai pa su les trouver.
    Encore merci.

  16. thierryjay93 dit :

    A JLM

    Votre excellente analyse sur la désormais dangereuse collusion de fait des médiacrates à l'égard de l'extrême droite doit pouvoir trouver sa place par des tribunes dans les journaux, y compris ceux classés à droite.
    Vous est-il interdit de publier des tribunes pour vous exprimer sur une thématique précise, y compris celle relative aux rapports des médias à l'égard de l'exrtême droite ?

  17. David 91 dit :

    Bonsoir
    Oui en effet, de retour de la manif du 1er mai à Paris et apres avoir défilé en nombre derriere la banderole du FdG, quelle honte au medias nationaux d'un état qui se dit soit disant laïque (dixit le debat pourri de l'UMP) car les 20H on ouvert leur journal non pas sur les défilés du 1er mai, mais sur la cerémonie de beatification du pape. Franchement, en pleine lutte contre la précarité, la xénophobie, les fermetures de classes, etc. etc., le pape on s'en f.....
    Alors comme toi, Jean-Luc, il y a de quoi être énervé et le top c'est une chaine régionale d'IDF (dans l'édition régionale)
    qui colle dans la meme video et juste l'un derrière l'autre des extraits de la manif du 1er mai après-midi et celle des fachos du matin et sans faire de coupure. Je vous laisse imaginer les dégâts.
    Enfin pour finir a l'heure où des peuples du monde arabe sont en lutte, je trouve scandaleux la provoc faite sur les bord du cortège par certains intégristes israéliens.
    On lâche rien

  18. L'hebdomadaire Marianne est sur la même ligne que Libération. Il fait semblant de condamner le FN, mais parle de lui sans arrêt, sous n'importe quel prétexte, ce qui revient à lui faire une pub permanente. Par contre pas un mot du Parti de Gauche et du Front de Gauche, à part quelques allusions furtives et péjoratives. Si ça n'est pas de la censure, ça y ressemble. Sur le blog de Marianne 2, qui d'ailleurs procède de la même façon, je ne cesse de dénoncer cette situation.
    En pure perte jusqu'à maintenant ; mais je persiste, il ne faut jamais désespérer...

  19. Nadir dit :

    Je lisais hier soir sur le site du Monde une citation de Jean Luc Mélenchon tiré de l'émission sur I Télé du 1 er Mai qui disait "Marine Le pen est la chienne de garde du système". Je ne me souviens pas d'avoir entendu ça en regardant l'émission. Il a répété plusieurs fois "chien de garde" mais pas "chienne". Ou comment transformer un argument politique en une attaque vulgaire à une personne.

  20. Dany Bruet dit :

    Et si au lieu de lire le journal Libération, nous lisions le livre de Pierre Rimbert: "Libération, de Sartre à Rothschild", éditions Liber-Raisons d'agir, 2005.

  21. marj dit :

    Marianne je crois que c'est encore pire que Libé, le journal des classes moyennes sup bobo terrasses de café (l'image est assez ressemblante comme l'a relevé quelqu'un)...car cet hebdomadaire s'amuse à brouiller les cartes depuis le début en visant les classes populaires: et hop un coup à gauche puis hop, on valide le discours du FN afin de ramener tout le monde à la niche...l'abject passe mieux quand il est mélangé au reste !

    Mais il ne faut pas s'illusionner, de tout temps, les idées dominantes ont été celles de la classe dominante (Marx) détentrice de 99,9 % des médias par le biais de l'état actuel ou des grands groupes de presse. Si Jean-Luc Mélenchon fait quelques apparitions médiatiques, Pierre Laurent ou Christian Piquet n'existent même pas... Comme le montre Jean-Luc Mélenchon , nous sommes dans une crise difficile à surmonter pour les capitalistes et devant la montée des mécontentements, il vaut toujours mieux l'extrême droite que la vraie gauche (ou mieux vaut Hitler que Front Populaire). Un pôle conservateur dur et un pôle réformiste mou, voilà ce qu'il veulent !
    Si vous voulez savoir à qui appartiennent les différents médias, voici un lien intéressant:
    tp://tempsreel.nouvelobs.com/article/20070124.OBS8585/qui-possede-quoi.html#lagardere

  22. Pepin Le court dit :

    Je suis surpris par la naïveté de JL Mélenchon qui voit en Libé et le NO des journaux de gauche, déjà à la manière dont ils ont torpillé Royal pour aider Sarkozy, leur penchant semble clair.
    D'ailleurs comment des médias qui ne vivent pas de leur lecteurs mais appartiennent à des groupes financiers comme Libé (et les autres) pourraient défendre des intérêts contraires à ceux de leurs propriétaires, pour lesquels l'Europe des marchés est le nec plus ultra !

  23. JeanL dit :

    Ne plus acheter Libé et l'Obs... c'est ce que je fais depuis 2005 ! Juste un point qui me chagrine.. Pourquoi parler de salaires de 1à 20 par la loi et pas d’impôt confiscatoire à la Roosevelt. Moi je trouve que si le résultat peut être le même du point de vue haute rémunération, les gens n'auront pas l'impression de trop de dirigisme qu'ils ne sont pas à mon avis culturellement prêt à accepter. Reste bien sur la notion de cercle vertueux sur toute l'échelle des salaires. Mais qui comprend vraiment...

  24. crussolrouge dit :

    Jean-Luc Mélenchon m'est apparu, une nouvelle fois, d'une clairvoyance étonnante et poursuit ses analyses avec la même rigueur et la même pédagogie. Mais, il est vrai que ses apparitions TV ne sont pas au niveau de celles dont bénéficient les pontes socialistes et UMP.... Voir la prestation, dimanche soir de François Hollande sur France2, avec l'aide ahurissante de Delahouse ! J'espère que ses forces lui permettront de continuer sa pédagogie. Il me semble que certains journalistes ont évolué favorablement et sont moins systématiquement agressifs à l'antenne (Fressoz, dimanche soir...)
    Merci encore, pour l'espoir qui revient.

  25. chondrina dit :

    Merci Jean-Luc pour cet esprit toujours clair.

    Je voudrais parler de ma colère face à ces syndicats qui zizinent dans les couloirs du pouvoir, avec leur peur d'être débordés, qui pendant les manifs des retraites gémissaient en coeur "il faut que le gouvernement négocie..." et ce gouvernement a fait son job cyniquement. Si aujourd'hui Sarko le cynique se vante de cette réforme, n'est ce pas à ces syndicats qu'il le doit ?
    On pourrait parodier le titre livre de Fabrice Nicolino (excellent par ailleurs et que je vous recommande) "Qui a tué l'écologie" en demandant "Qui a tué le syndicalisme ?"...
    Je ne doit pas être le seul à penser cela... parmi ceux qui arpentèrent les rues bien sagement tandis que ceux des raffineries étaient en lutte au réel. Il y a avait l’opportunité d'un grand mouvement social car nous sommes nombreux a en avoir marre du foutage de gueule permanent, des injustices à répétition, du cynisme de cette droite au pouvoir, nombreux à être excédés par les mangeurs de soupe qui dévitalisent ce qu'ils sont censés défendre.
    Le syndicalisme français est devenu une antiquité respectable, ossifiée et stérile, qu'il vaudrait mieux remiser au musée du XXème siècle avant que de le réinventer...

    Gardarem lou moral !

  26. Michel S. dit :

    C'est pourtant simple notre argumentation résumée : "Choississez ! la Gauche d'accompagnement des joies du capitalisme ou bien le Front de Gauche, la Gauche de rupture avec l'oppression".

  27. jacky dit :

    Si Libé est égal à foutage de gueule, il faudra dès aujourd'hui et au moins pendant toute la campagne que l'Huma soit le quotidien du Front de gauche.

  28. Marcailloux dit :

    Jean-Luc Mélenchon écrit dans son billet ci dessus :
    On sent la haine anti syndicale de la bobocratie pleine de jubilation.
    Mais qu'en est il à travers les lignes mêmes des sympathisants - du moins je le suppose - du PG et/ou du FdG?
    Aucune réaction ! Et c'est pourtant sur les lieux de travail que les changements sont les plus significatifs.
    Idem en réponse à mon "coup de gueule" sur le billet précédent et concernant cette fois là X. Mathieu que l'on assigne en justice en ce moment même et qui me semble t-il n'a bénéficié que de l'atonie générale sur ce blog (en dehors de l'engagement exemplaire de Jean-Luc Mélenchon).
    Tout ceci me pose question quant à la capacité des PG et FdG de fédérer les consciences dans l'optique de la mise en œuvre d'une organisation capable de vaincre le défaitisme ambiant.
    Pouvons nous imaginer un instant que la motivation des partisans du progrès se forge sur des récriminations, des rejets, des anathèmes ou des exclusives ? sur ce que les autres font de mal plutôt que sur ce que le plus grand nombre pourrait obtenir ? sur ce qu'il faut supprimer plutôt que sur ce qui est à construire, comment et à quelles conditions (financières, organisationnelles, culturelles,...).
    Si une chose doit être conservée du discours de S.Royal, c'est bien cette notion de "désir d'avenir".
    Il me parait temps d'abandonner la polémique - qui au "Demorant" entretient la notoriété des adversaires - pour entrer énergiquement dans une phase de présentation d'un schéma lisible et crédible par le plus grand nombre, donc simplifié et élagué de toutes les mesures destinées à flatter les appareils supposés amis.
    La grande majorité des électeurs fondent leur opinion sur deux ou trois éléments qui leur parait significatifs de leur intérêt. Alors, pour eux, foin des montages alambiqués et concoctés par et pour des militants et permanents, élus des partis politiques.
    POSITIVONS comme le proposait notre principal fournisseur matérialiste national.

  29. JF dit :

    Merci monsieur Mélenchon, heureusement qu'il reste encore un peu des lumières dans certains esprits, dont le votre.
    Ceci dit, l'esprit critique aujourd'hui ce fait très rare, alors j'angoisse un peu à l'idée de voir tout votre beau travail ne servir à rien ou presque.
    Je suis commerçant, dans ce milieu on trouve plus souvent des gens de droite voir de l'extrême droite que des gens de gauche. Parmi eux vous êtes quasiment inconnu sinon gravement raillé.
    Que propose concrètement le front de gauche aux petits commerçants qui souffrent aussi beaucoup. Nombreux sont ceux qui travaillent beaucoup pour des rémunérations souvent inférieures à 1000 euros quand ils se paient.
    La société n'est pas faite que de grands patrons et de leurs ouvriers exploités.
    Allez, on continue courage!

  30. Descartes dit :

    @JLM

    Il est temps de revenir aux fondamentaux de la compréhension de ce qu’est l’extrême droite dans l’histoire. (...) Quand se dessine un front social qui remet en cause par ses revendications le système et que la parade de droite classique devient inefficace, l’extrême droite fait le travail de maintien de l’ordre social.

    Cette analyse est celle que les penseurs de la gauche avaient fait de la montée des extrêmes-droites dans les années 1930. Mais je pense que tu as tort lorsque tu en fais une "constante historique" pour la plaquer sur la situation actuelle. En 1930, on était dans la situation où d'un côté le capitalisme était véritablement en crise (avec une récession massive de toutes les économies développées) et où un modèle alternatif puissant et crédible (celui de l'URSS) était disponible. Dans ce contexte particulier, une bourgeoisie terrorisée était prête à encourager une extrême droite "fasciste" qui, par un discours et une pratique "sociale", pouvait détourner la classe ouvrière de l'alternative socialiste ou communiste. Quitte à prendre le risque d'en perdre le contrôle.

    La situation est totalement différente aujourd'hui: d'une part, le capitalisme n'est pas véritablement en crise (la croissance reste positive et les profits continuent à monter) et d'autre part il n'existe aucune alternative crédible au capitalisme. On ne voit pas vraiment une bourgeoisie terrorisée confier les clés de l'Etat au FN pour se sauver du Front de Gauche...

    Il faut analyser la montée du FN en tenant compte du contexte, et ne pas céder à la tentation d'utiliser une analyse réchauffée. Aujourd'hui, le FN se développe non pas en réaction à une "menace" de gauche, mais plutôt devant un vide de celle-ci. C'est l'absence de véritable projet crédible à gauche qui laisse la masse de l'électorat populaire disponible à tous les démagogues de droite capables de tenir un discours vaguement "social".

  31. Annie dit :

    Expérience vécue sur mon blog :
    J'ai commencé une série de billets sur le fascisme, son histoire, mais surtout dans le but de faire le parallèle avec l'actualité du FN, du sort qu'en font les médias et le gouvernement actuel.
    Et bien mes deux premiers billets n'ont aucun succès… comparativement à un billet sur la mort et le mal qu'à fait Ben Laden au monde musulman dans son entier.
    Autrement dit les gens s’intéressent aux "spectacles" pas au fond. c'est déprimant.

  32. Cronos dit :

    Tout se perd, sauf l'immense connerie humaine, elle, elle prospère.

    Nous avons effectivement beaucoup de souci à nous faire pour la suite, ceci sans vouloir être pessimiste, mais il y a des moments ou il faut savoir regarder les choses en face, faut pas à tous crins, vouloir faire le bonheur des gens qui se complaisent dans leur état.

  33. nicolas PG03 dit :

    Et puis il faut rappeler que toutes ces restrictions aux frontières ne concernent que les personnes car pour les marchandises et les capitaux, tout est grand ouvert, comme le rappel avec humour le journal Fakir!

    @Descartes: je ne suis pas d'accord: l'absence d'alternative de gauche n'est qu'organisée, on la masque en fait parce que pardon mais il y a une alternative, un programme proposé à la gauche de la gauche! ça veut dire quoi "crédible"? Reconnu par le système médiatique principalement alors forcément comme tout est fait pour rester dans l'apparence et non dans l'analyse, ça donne un effet d'absence. Il n'y a qu'à voir combien de fois on pose la question au PG pour savoir ce qui sera fait pour le deuxième tour! Si autant d'analyse critique était faite autour des programmes, alors nous aurions une mise en avant de notre programme ! Quel journaliste met en avant le fait que la proposition PS de limitation des salaires n'est qu'un effet d'annonce tellement peu de patrons sont concernés? Même Politis cède à cette facilité en regrettant l'absence de programme ! Et pourtant des dizaine de propositions sont sur la table ! Mais on parle à des gens qui ne veulent pas regarder la table !

  34. turmel jm dit :

    Bonjour

    Le camarade Jean-Luc explique qu'il faut revenir aux fondamentaux de ce qu'est l'extrême droite, en argumentant sur les manquements de la droite traditionnelle qui n'arrive pas à faire face.
    Je pense que nous pourrions rajouter: Et la gauche qui a trop déçu ! (pour ne pas dire trahi.)
    Aujourd'hui, nous essayons d'offrir d'autres perspectives en rupture avec le système en place. Pas si simple, déjà dans nos rangs...,ainsi qu'avec les autres composantes du FdG.
    Alors, lorsque dame Marine utilise la fibre sociale, parle du capitalisme destructeur, comme le disaient les croix de feu en 34. Cela devient compliqué pour faire la clarté, car certains de mes interlocuteurs sensibles aux thèses de la fille à son père n'écoutent plus mes arguments. Cela c'est la réalité que je vis. Sauf peut être sur la question des retraites ou je les trouble quelque peu. Quant à la bagarre contre la finance : " elle est sur la même longueur que vous.." m'a rétorqué un "gars" ouf !
    Par contre: mondialisation
    l'euro (sa sortie)
    immigration, j'ai du mal à convaincre, si des amis ont des idées je suis preneur...
    Pas de solutions miracles je le sais. Du travail sur les fondamentaux, avec des tracts assez courts, mieux vaut en faire plusieurs.
    Pour ce qui concerne le 1er mai à Bordeaux, nombre de mes camarades et moi même avons constaté qu'il manquait du monde. Surtout chez les actifs, y compris des militants syndicaux, du moins dans l'entreprise ou je travaillais.
    Bon courage!

  35. nicolas PG03 dit :

    @jm: pour ma part, à Vichy, beaucoup moins de monde que l'an dernier c'est sûr et pourtant il faisait beau (un temps pourri l'année dernière). Beaucoup d'actifs et syndicalistes manquaient aussi mais il faut reconnaître que les socialistes étaient là, militants et "patrons" donc bon, ceci dit, ils ont une problématique locale d'érosion des voix.

  36. Lunettes dit :

    Une précision.
    On lit dans Libération du 2 mai : "Et la grande délégation syndicale annoncée par la cheftaine d’extrême droite s’est résumée à deux personnes pour tenir la banderole de l’«Action sociale populaire. Justice pour les nôtres»."
    On ne peut donc pas dire : "Et c’est seulement en lisant ce journal [Le Monde] que l’on apprend comment le cortège de syndicalistes prévu en tête de cortège s’est réduit à … deux personnes."
    Trop vite, sans doute ?

  37. Annie (PG36) dit :

    @ nicolas PG03 et descartes
    vous vous lisez mal l'un l'autre. Descartes dit qu'il n'y a pas crise du capitalisme. Je suis en désaccord avec lui. Ce n'est pas le même genre de crise, mais nous avons une montée du chômage partout en Europe et EU, de la pauvreté, du travail mal rémunéré. Cela induit une crise de la consommation, qui n'est pas l’intérêt des capitalistes.
    Ce qui est pareil aussi c'est l'état des partis traditionnels de gauche et leur non prise en compte du peuple et de sa souffrance. Le/s PS (partout en Europe) sont hors de la réalité, ça aussi c'est pareil qu'années 20/30. Nous sommes le seul parti en France (PG et FdG) à tenir compte de la réalité, nous commençons à être entendu. Les preuves : les journalistes se moquent (un peu) moins de Mélenchon depuis les cantonales, lui donnent plus de temps de réponse. Par contre le peuple ne nous entend pas encore suffisamment, et ça c'est à nous (militants) d'y remédier. Et pas sur le net où ne viennent qu'une sorte d'informés ou de privilégiés.
    PS et UMP jouent tous deux avec le feu, chacun à sa manière.
    N'oublions jamais que ceux qui votent ou sont séduits par le FN sont les frustrés, les délaissés, les découragés, les sans espoirs, les lassés des politiques sourds (qui avaient voté Sarko), aussi des provocateurs

  38. Hold-up dit :

    29- JF : " Que propose concrètement le front de gauche aux petits commerçants qui souffrent aussi beaucoup. Nombreux sont ceux qui travaillent beaucoup pour des rémunérations souvent inférieures à 1000 euros quand ils se paient. La société n'est pas faite que de grands patrons et de leurs ouvriers exploités "...

    Je rebondis sur le message de JF. Il faudrait pouvoir lui répondre. Je me souviens de mon boucher d'origine espagnole qui n'y arrivait plus et à qui on refusait le RMI à l'époque à sa femme au chômage sous prétexte qu'on l'a soupçonnait parfois de tenir la boucherie. (Méditation). Il faut y réfléchir sérieusement sinon on ne comprend pas d'où peut venir la haine contre "les profs", "les fonctionnaires" et "les syndicalistes", etc... Tout cela commence dans la frustration d'une partie de la population - elle aussi paupérisée - mais ne pouvant pas accéder aux diverses aides sociales pour " X " raisons....Quand j'entends M.Mélenchon commencer certains de ses propos en faisant allusion à la titularisation des 800 000 précaires dans la fonction publique - ce que je comprends très bien puisque j'en suis un - je me dis qu'il devrait en parler mais pas en premier lieu car tout de suite ça doit crisper un certain auditoire et beaucoup ne doivent plus écouter la suite de sa démonstration argumentée. Il devrait parler d'abord du secteur privé et ensuite du secteur public. (Méditation) - Ne plus oublier de parler de ceux qui se sentent abandonnés.Nous avons vocation à rassembler tout le précariat derrière notre étendard, ne l'oublions pas.

  39. Aubert Dulac dit :

    Les media vivent de sujets sexy. Sexy l'élimination chirurgicale de Ben Laden. Sexy de privilégier la manif du 1er mai des facheux. Égaux à eux-mêmes, malgré leur prétendu aggiornamento. Pas de message pour eux plus important et plus constant que chacun chez soi et les peaux de vaches seront bien gardées.
    Oui, c'est fondamental : qu'est-ce qui se passe en situation dite de Crise ? Se retrouve dramatisée la concurrence, la guerre de chacun contre chacun, la querelle de l'individu et de l'espèce. La capacité relationnelle a tendance à s'inhiber, la faute à être rejetée sur l'autre..
    Que d'injustice quand on parle, à ce propos, du Moyen Âge comme pire que le nôtre ! Comme si l'Âge Moderne avait des leçons à lui donner en matière de savoir vivre ! Comme si nous avions, après les procès en sorcellerie, abandonné les procès en identité. Les procédés contemporains bien mal nommés par ce beau mot : Amalgame. Comme si nous étions sortis, comme dit le chrétien René Girard, de la rivalité mimétique, ou comme dirait Freud (je plaisante), du “stade anal-logique”, dans nos raisonnements.
    Car l'amalgame, c'est-à-dire la capacité de métissage, d'alliage, d'unité, c'est ce qu'inspire un beau défilé du premier mai multicolore, digne de ce nom, où le droit à la différence n'a plus rien d'ambigu.

  40. Berdagué dit :

    Ce qui n'est pas dépassé ce sont les analyses, réflexions, pensées, interrogations, vigilances que Jean-Luc Mélenchon écrit avec courage et pensées pertinentes sur son blog. Ca fait penser et nous engager encore et encore pour le Front de Gauche en ayant une référence historique pour celui National celui de la Résistance d'avant le 8 Mai 1945. Ce n'est pas si innocent que ça, ça fait partie des confusions, brouillages volontaires et réfléchis pour troubler et nous forcer à proposer une alternative possible, bien sur crédible, alors que depuis presque la Libération le communisme a été pris comme cible principale a abattre jusqu’à nous intoxiquer que le socialisme bureaucratique de l'Union Soviétique c'était du communisme voire le communisme, là la voie est rude dure difficile pour proposer une alternative qui ne peut et ne doit pas avoir de modèle existant ou/et ayant existé.
    C'est du neuf mais du très lourd et en mouvement de légèreté pour le monde du travail pour qu'il prenne le pouvoir d'Etat, dans les conseils d'administration des entreprises privées du Cac 40 qui seraient biens publics nationalisés pour le peuple et dans tous les secteurs stratégiques ainsi que pour l'eau les énergies les transports, l'instruction publique laïque et gratuite, la santé et les statuts du travail qui fait référence au programme du CNR qui est dans l'esprit inscrit dans le Préambule de 1946 de la Constitution, sans oublier une réelle formation dialectique des cadres dits supérieurs et surtout pour les cadres des dites ressources humaines actuelles qui gèrent plutôt l'humain en objets à flux tendus et en variables d'ajustement. Là il faut dire qu'ils sont à la merci de la directive internationale des capitalistes dans les lieux du pouvoir des conseils d’administration des trusts globalisés privés : toujours plus d'argent 15 % mini. Donc travaillez plus fainéants, vous nous coutez cher.
    Le capitalisme n'est pas celui de 1930, il est...

  41. Gilbert Duroux dit :

    N'achetez plus Libération. À la limite, volez-le.

  42. Alin dit :

    @ JLM:

    Ariane Walter vous a adressé une lettre ouverte sur Agoravox, très intéressante à lire!

  43. Descartes dit :

    @nicolas (#33)

    l'absence d'alternative de gauche n'est qu'organisée, on la masque en fait parce que pardon mais il y a une alternative, un programme proposé à la gauche de la gauche !

    Ah bon ? Où peut-on le consulter ?
    Non, il n'y a pas de "programme proposé à la gauche de la gauche". Il y a une liste de propositions qui ressemble à une lettre au père noël. Ces propositions ne sont ni hiérarchisées, ni chiffrées. On ne sait pas dire si elles sont faisables, ni comment, ni à quel prix. Désole, mais ce n'est pas ça, un programme.

    ça veut dire quoi "crédible" ?

    Ça veut dire qui donne à ceux qui le lisent des raisons de croire qu'il est réalisable et que ceux qui le proposent ont bien calculé les moyens et qu'ils ont la compétence pour le mettre en œuvre.

    @Annie (#37)

    Descartes dit qu'il n'y a pas crise du capitalisme. Je suis en désaccord avec lui. Ce n'est pas le même genre de crise, mais nous avons une montée du chômage partout en Europe et EU, de la pauvreté, du travail mal rémunéré. Cela induit une crise de la consommation,

    Ce n'est pas parce que le chômage monte que le capitalisme est en crise. Au contraire, selon Marx, une "armée de réserve" est indispensable au bon fonctionnement du capitalisme. Revenons à Marx: un mode de production est en crise lorsque son fonctionnement est un obstacle à l'expansion des forces productives. Aujourd'hui, la production est toujours en expansion, tout comme les profits. Où est la "crise du capitalisme", alors ?

    Il ne faut pas confondre "la crise" au sens café du commerce, c'est à dire le fait que la situation des couches populaires se dégrade, avec la "crise du capitalisme". Dans certaines phases du capitalisme, la dégradation du niveau de vie des travailleurs fait partie de la logique du système, et non de ses disfonctionnements.

  44. jacques87 dit :

    Moi aussi je viens rebondir sur les messages de JF et de Hold-up.
    moi aussi je suis un précaire de la fonction publique, mais je pense que nous titulariser n'est pas la première mesure à prendre, il y a des situations bien plus urgentes que la mienne, et je pense également que, fidèle à nos principes, nous nous devons de trouver des solutions aux précarités en général, celle des jeunes condamnés aux stages payés au lance-pierre, aux précaires du privé, dont cette masse de femmes qui accumulent les petits boulots et les temps de trajets non payés, les roulés de l'auto-entreprise qui, par exemple dans le batiment sont passés de salariés à "patron d'eux même" sans indemnités d'intempéries, obligés de venir avec leurs propres outils, etc.....
    Et aussi les artisants et commerçants honnêtes, si si, il y en a de nombreux, même si il y a beaucoup de choses à "encadrer" dans le commerce.
    J'ai aussi lu, et je le relis souvent, un livre remarquable qui disait que la mesure la plus urgente serait l'organisation et la convocation d'une assemblée constituante pour rendre la souverrainneté aux citoyen et pour ne pas se retrouver face au pouvoir des banques. Je crois que c'est le cap qu'il faut maintenir, et ne pas déroger aux principes, parce que c'est pour l'intérêt général, le bien de tous. Et ensuite nous pourrons nous attacher à mettre fin à la précarité sous toutes ses formes, mais, pas en donnant l'impression "de nous servir d'abord" !
    Bien sûr ceci ne change rien à mon soutien, courage, salut et fraternité.

  45. Melopee dit :

    Toujours sur agoravox, outre l'article de A. Walter signalé plus haut, un article d'alerte sur la modification de la constitution :
    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/reforme-constitutionnelle-le-coup-93138
    Dommage qu'il y soit écrit :
    "Vous pouvez fouiller de fond en comble le blog de Jean luc Mélenchon, ou de n'importe quel candidat, les articles et les communiqués de tous les partis qui se réclament de la gauche, pas un mot, pas une allusion, alors qu'une telle infamie mériterait pour le moins un soulèvement, devrait être au centre de toute campagne contre Sarkozy et sa politiques."
    Car c'est Jean-Luc Mélenchon qui avait attiré mon attention il y a déjà quelque temps sur cette question.

  46. jorie dit :

    Turmel jm, j'ai envie de t'aider contre le FN:
    1)Fibre "sociale", voir le programme que Marine a signé conjointement avec son père en 2007 qui prévoyait la suppression des impôts sur les sociétés et la suppression des charges sociales. Il en résulte un effondrement du modèle social, donc : privatisation des protections que les plus pauvres ne pourront jamais s'offrir (modèle usa). Comment en 4 ans aurait elle viré sa cuti, alors que c'est une femme politique ! Programme hyper libéral.
    2) Immigration: le problème des "quartiers n'est pas un problème de couleur ou de "culture", c'est un problème social : l'exclusion des plus pauvres avec ghettoïsation. Cela entraîne automatiquement économie parallèle, violence, criminalité. La criminalité générale ne touche que 5% de la population de ces quartiers. Cela fait du bruit (rôle médiatique), mais que dit on des 95% qui rament? 200 000 entrées par an (légales), sur 65 mio d'habitants, c'est peanuts (2%). Or les médias en parlent comme si on vivait une abominable "invasion" ! Je ne te parle pas des 20 000 tunisiens "provisoirement en fuite en France" et qui ne représentent même pas 0.05% de la population ! Le solde économique total de l'immigration est positif :12 milliards d'excédent pour nos caisses sociales. Le FN confond "immigration" et "français d'origine immigrée", ils mettent tout dans le même sac.
    3) sortie de l'euro, voir texte de M.Généreux: 20% de dévaluation provoquerait en chaine des dévaluations compétitives dans toute l'Europe et personne ne nous soutiendrait. Dans les années 90, Sorros avait spéculé sur le franc, c'est l’Allemagne qui nous a sauvés. Qui nous sauverait ? Il faut au contraire négocier la sortie du traité de Lisbonne, faire pression sur l'Europe (chaise vide etc) et les contraindre à infléchir la BCE. On a la taille critique pour le faire. (France=1er contributeur) La définanciarisation de l'économie en France (PG) est une arme contre la mondialisation.

  47. Arte dit :

    à Descartes :

    [Programme crédible]...Ça veut dire qui donne à ceux qui le lisent des raisons de croire qu'il est réalisable et que ceux qui le proposent ont bien calculé les moyens et qu'ils ont la compétence pour le mettre en œuvre.

    Le FN aurait-il un programme crédible ? Aucun programme n'a jamais fait une élection, ni un succès d'opinion.
    Ce n'est pas cela, la Politique.

    Selon vous, il n'y a pas de crise du capitalisme, au sens marxiste du terme. C'est faux. On est au paroxysme de la crise au sens marxiste, et même à la démonstration pratique de ses théories : le système est incapable de s'autoréguler.

  48. JF dit :

    Les "petits" commerçants et "petits" artisans peuvent difficilement comprendre les 35 heures, le smic ou RSA, les grèves qui empêchent leurs client de venir les voir ou bien les produits nécessaires à leur travail de leur parvenir, tous ces gens aux salaires fixes et aux cinq semaines de vacances payées (eux quand ils sont en vacances ils ne gagnent rien du tout) qui se permettent de bloquer un pays pour avoir encore plus (ou garder ce qu'ils ont, gagné de hautes luttes). Évidemment ça choque mais chacun voit midi à sa porte (individualisme oblige).
    Si le salaire universel était mis en place, là l'union du "petit" peuple se ferait.
    Peut on essayé d'y réfléchir ? Il me semble que cela serait une bonne mesure pour les "petites" gens.

  49. Descartes dit :

    @Arte (#48)

    Le FN aurait-il un programme crédible ?

    Non. Mais le FN vise un rôle tribunitien. Et lorsqu'on est dans une logique tribunitienne, l'électorat ne vous demande pas un "programme crédible", parce qu'il part de l'hypothèse que vous ne serez jamais en mesure de le mettre en oeuvre. La seule chose qu'on demande au tribun du peuple, c'est de reprendre dans son discours les problématiques qui intéressent le peuple et de les faire résonner aux oreilles de ceux qui gouvernent. Aujourd'hui, MLP fait un tabac auprès de l'électorat populaire parce qu'elle parle de sécurité, d'immigration, de l'avenir de la Nation, de la sortie de l'Euro et de l'UE. Toutes choses qui, même si le peuple les estime irréalisables, ne sont pas moins souhaitables.

    Le positionnement du FdG n'est pas d'assumer un rôle tribunitien, mais d'exercer un jour le pouvoir. Dans ces conditions, il ne peut attirer que s'il a un projet crédible.

    Aucun programme n'a jamais fait une élection, ni un succès d'opinion. Ce n'est pas cela, la Politique.

    Cela dépend. Les candidats conservateurs n'ont pas besoin de se fouler pour présenter un programme, parce que tout le monde sait à l'avance ce qu'ils vont faire. Et ces programmes sont par définition "crédibles", puisqu'ils consistent à continuer plus ou moins ce qui a été fait jusqu'à maintenant. Mais quand on est un candidat "de rupture", alors le programme est absolument indispensable. Sauf à croire que les électeurs vont te signer un chèque en blanc.

    On est au paroxysme de la crise au sens marxiste, et même à la démonstration pratique de ses théories : le système est incapable de s'autoréguler.

    Et qu'est ce qui vous fait dire ça ? La production diminue ? Non. Les profits ? Non plus. Il semblerait donc que le système arrive pas mal à s'autoréguler et à faire ce pourquoi il a été construit...

  50. Cronos dit :

    La déstructuration de la société française et européenne est à l'œuvre depuis plus de 30 ans, les efforts fournis par la droite depuis 16 ans pour anéantir le syndicalisme français est en phase terminale, regardons ce qu'il ont fait pour la réforme des retraites, ils ont accompagné le gouvernement de droite, et, se sont empressé de clore le cycle à l'avantage unique du patronat et au mépris des salariés qui eux se sont battus en masse, nous constaterons aux prochaines élections syndicales le mal que cela aura fait. Non seulement les salariés (le peuple) ne font plus confiance aux politiques, mais maintenant c'est aussi aux syndicats qu'ils tournent le dos, peut-on leur en vouloir ?

    La droite, le parti socialiste, le grand patronat, la commission européenne exécute la politique (de mondialisation) morbide et suicidaire de l'oligarchie libérale qui elle même est aux ordres de la ploutocratie anglo-saxone, qui n'aura de cesse d'avoir réduit les peuples d'Europe et d'Amérique du nord à un état d'esclavage moderne, de sous race, ceux que l'on appelle "lumpenprolétariat", comptant désormais sur les peuples de l'Afrique, des Indes et de l'Asie pour devenir les nouveaux consommateurs qui étant bien plus nombreux, leur permettront de réaliser des profits encore et toujours plus importants, ceci après avoir constitué les castes des oligarchies libérales dans ces continents respectifs.

    Sinon pourquoi assisterait-on aux délocalisations permanentes et continues de nos usines et ateliers, aux transferts non moins permanents de nos technologies de nos savoir-faires. Dans moins de 10 ans le cycle sera clos, et nous peuples européens nous ne seront plus bon qu'a devenir de la chair à canon si nous ne nous enterrons pas sous terre.

    Il n'est plus l'heure de réfléchir, ni de tergiverser, il faut maintenant agir, soit par les urnes, soit par la rue, mais il faut nous libérer.

    Que vive la république citoyenne !


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