22avr 11

Dom Tom, Parti Communiste Réunionnais, autonomie énergétique

À la Réunion, l’Europe détruit aussi !

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V oici quelques lignes rédigées à La Réunion, au terme de mon séjour sur place. Il s’agit d’un peu plus que d’une carte postale, on s’en doute. Mais c’est encore du matériau brut, mis en forme juste avant de décrocher pour de bon, en congé. 

 

C’est mon troisième séjour dans l’île de la Réunion. C’est chaque fois le même vertige de la distance, du faible décalage horaire qui rend tout plus simple et fluide. Puis, sur place, c’est le choc de toutes ces différences dans le cadre si familier des enseignes, pancartes, signalisation communes à tous les départements français. J’ai tout de même ce pincement au cœur de regret que tout soit si uniformisé d’un bout à l’autre de cette planète que j’ai finalement pas mal parcouru. Cet aéroport, cette enseigne agressive, cette forme, cette couleur : ce pourrait être n’importe où ailleurs autant qu’ici. Je sais que ce ne sont pas seulement les choses qui ont été standardisées. C’est leur usage et pour finir ce sont leurs utilisateurs. Ce monde-là nous a uniformisés. Le dedans est sans cesse sous la pression d’être conforme au dehors.

La première fois j’y vins comme ministre de l’enseignement professionnel. J’en garde un souvenir précis. Pas seulement du fait de l’enchantement que me procure toujours un lieu où je séjourne pour la première fois. Il faut dire qu’à cette occasion-là, on avait fait fort. Un survol en hélicoptère pour rejoindre le sud de l’île m’avait frappé au ventre. On ne sort pas indemne d’avoir survolé un volcan. Il s’y ajoutait l’émotion de trouver la France si loin de l’hexagone et je ne veux pas le cacher. Je parle de la France pour désigner notre langue et notre usage républicain. Car pour le reste je suis bien capable de voir au premier coup d’œil quel incroyable mélange de cultures et de styles se noue sur ce territoire. Je n’en ressens que mieux la République qui les rassemble. On me trouvera sentimental. Je ne m’en cache pas. Mais après tout, mes émotions valent bien celles que nous infligent, à longueur d’années, les communautaristes de tous poils avec leurs névroses identitaires.

A l’époque, j’avais aussi trouvé sur place, dans un lycée professionnel, un exemple de méthodes pédagogiques spécialement remarquable. J’en ai fait ensuite cent fois le récit comme d’un modèle. L’exemple illustre la thèse selon laquelle il n’y a pas de contradiction entre l’enseignement professionnel et l’émancipation culturelle des élèves que cet enseignement accueille. Tout le contraire. Là, on avait organisé un cours rassemblant plusieurs disciplines autour de la réalisation de sculptures métalliques géantes. La difficulté venait de ce que ce parcours s’adressait à une classe d’élèves absentéistes. En fait la sculpture métallique géante n’était pas le problème mais la solution. Ce fut un succès total. La qualification professionnelle fut acquise dans le domaine concerné. Celui de la métallerie, si mes souvenirs sont bons. L’intérêt de l’affaire est que les jeunes avaient été conduits à réaliser leur apprentissage à travers un projet en apparence purement culturel. Le secret pédagogique de la démarche est que la réalisation de l’œuvre mettait en jeu des dizaines de compétences qui une fois réunies font une qualification professionnelle. Résistance des matériaux, soudures, stabilité, peinture, autant de disciplines professionnelles, tout cela était appelé à la rescousse pour construire l’œuvre. Mais avant cela il avait fallu avoir l’idée de l’œuvre à construire. C’est pourquoi avaient été organisées des visites d’exposition. Elles furent d’abord subies par les élèves avant d’être réclamées et attendues avec une impatience digne d’une classe de Beaux-Arts. L’absentéisme a cessé dans cette classe et le taux de réussite à l’examen dépassa les 80 %. Ce fut pour moi une éblouissante vérification de l’idée que je me faisais au sujet du lien entre apprentissage technique concrets et cultures considérées comme abstraites. La leçon vaut toujours.

La seconde fois je vins à la Réunion en campagne pour le congrès du Mans. J’y perdis mon temps. Les mœurs socialistes du lieu en matière de vote interne, à cette époque, étaient un mix très acide entre les pratiques métropolitaines des faces de pierre socialistes de la Haute Vienne et des voyous de la fédération de l’Hérault. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui. Mal reçu, maltraité, je ne me réjouis que d’y avoir connu des hommes et des femmes qui depuis, m’ont suivi dans la création du Parti de Gauche. C’est à cette occasion que je fis la connaissance de Jean-Hugues Savigny, ami plein de finesse et d’élégance, qui est depuis adjoint au maire de la commune de La Possession où se tenait ma réunion publique. Et de quelques autres têtes dures et courageuses. Lors de ce second voyage, je fus reçu par Paul Vergès qui présidait alors la Région. Les dirigeants socialistes locaux de l’époque hurlèrent. Leur anti-communisme était déjà pitoyable. Il les a conduits à faire perdre la région à la gauche en 2010.

Car les donneurs de leçons du PS métropolitain qui me harcèlent sur « ce-que-fera-deuxième-tour-sinon-perdre-la-gauche » se gardent bien de dire ce qu’ils ont fait ici. Ils se sont maintenus au deuxième tour en dépit de leurs vingt points de retard. Bien sûr, ils ont fait passer la droite. Exactement la manœuvre qu’ils ont tentée partout où ils l’ont pu avec leur supplétif d’Europe-Ecologie-Les-Verts dans les départements à direction Front de Gauche en métropole. Ici, ils ont eu le dernier mot. Cette violence sectaire permet de comprendre du coup la difficulté pour constituer un bloc majoritaire autour de la gauche ici. Et donc les arrangements déroutant auxquels il faut recourir pour repousser l’UMP. Je ne dis pas que cela me convienne. Je veux faire mieux que de donner des leçons. Je constate donc lucidement quels sont les enchaînements qui conduisent aux situations que j’observe. Comme celle de ce conseil général où socialistes et communistes dirigent en alliance avec un groupe de droite dissident.

J’en étais à cette première prise de contact avec Paul Vergès. Elle commença une relation qui s’est entretenue depuis sur un plan personnel davantage que strictement politique. On pense ce que l’on veut de Paul Vergès, sauf qu’il n’y aurait pas à apprendre de lui. Tant pis pour ceux qui passent à côté. De ce premier contact je repartis avec l’idée d’avoir rencontré un visionnaire dont le niveau de réflexion dépassait de loin toutes les maigres intrigues dont j’avais été régalé sur place jusqu’au moment où je l’ai eu rencontré. Ce sentiment ne s’est pas démenti lorsqu’il vint avec Elie Hoarau me visiter au siège du Parti de Gauche. Cette fois-là, mes centres d’intérêt n’étaient plus les mêmes. Il nous présenta le tableau du plan d’autonomie énergétique de l’île qu’il avait lancé avant que les socialistes lui aient fait perdre sa présidence. Depuis la droite a tout stoppé, tout arrêté. Les projets, notamment tous ceux en vue de conquérir l’autonomie énergétique de l’île, meurent à petit feu.

L’autonomie énergétique est le centre d’intérêt de mon séjour à La Réunion. Le contact avec Vergès et ses équipes ne s’est plus interrompu sur ce thème. Au parlement européen je siège à un fauteuil de distance d’Elie Hoarau le secrétaire général du PCR. Il en résulte une facilité et une familiarité du dialogue que seule forge la pratique fastidieuse de ce soi-disant Parlement. Bref, ces circonstances et cette histoire m’ont rapproché d’un terrain qui certes reste à dix mille kilomètres de ma station de métro, bien sûr, mais se trouve bien moins distant que d’autres avec lequel je n’ai pas encore construit de centre d’intérêt.

Le plus grand résultat qu’apporte l’objectif de la conquête de l‘autonomie énergétique, pour une économie insulaire, c’est la dynamique globale qu’elle engendre. D’abord, chacun prend conscience de l’impact environnemental du mode de production de l’énergie. C’est la sortie de l’irresponsabilité écologique. Ensuite, c’est une prise de conscience de l’état de dépendance dans lequel nous sommes en ce qui concerne l’accès aux matières premières dont nous avons besoin pour produire notre énergie quotidienne. Le gaz, le pétrole, et l’uranium aussi ne se trouvent pas en France.  Cette dépendance est cause de violences et de guerres un jour ou l’autre, que ce soit avec des fournisseurs rebelles ou avec des concurrents trop rudes. La guerre d’Afghanistan n’a pas d’autres causes. Ces deux prises de conscience sont indispensables pour être un citoyen éclairé à l’heure où il faut choisir une politique avec son bulletin de vote. 

Mais il y a davantage. La quête de l’autonomie énergétique déclenche une course à la recherche théorique ou technique qui est un volant d’entraînement pour la société, sa jeunesse et son niveau de qualification. Des millions d’emplois socialement utiles et écologiquement urgents sont à la clef. Ici à La Réunion, la seule mise en branle du programme de développement du photovoltaïque a permis de créer mille deux cent emplois de solaristes. Le record d’équipement individuel en chauffe-eau solaire est battu sur ce petit territoire et le plafond fixé par EDF est pulvérisé. Il faut se représenter cette affaire dans sa dynamique. Les emplois créés orientent la formation de la main d’œuvre à venir. Les gens formés développent une capacité d’innovation et d’adaptation qui est un moteur de progrès technique qui se déploie ensuite comme en réseau d’un compartiment d’activité à un autre. 

On peut même affirmer que la sensibilité ainsi engendrée vers un ordre de solutions techniques, oriente l’imaginaire dans d’autres domaines. Et en tout cas dans tous ceux qui touchent à la question si stratégique de la production de l’énergie. Ici, on brûle la bagasse, déchets de l’industrie de la canne à sucre, pour alimenter les centrales thermiques. Le plan de la Région présidée par Paul Vergès prévoyait aussi l’installation d’une centrale de production d’électricité exploitant la différence de température entre l’eau de surface et celle des profondeurs. Et l’installation d’une machine convertissant en électricité l’énergie mécanique de la houle. Tout cela aujourd’hui est en panne. Ou au ralenti. J’espère être là quand sera lancé la machine expérimentale qui tire partie des écarts de température de l’eau de mer. La DCN va la construire à Saint-Nazaire. Je me demande pourquoi elle est construite à Saint-Nazaire et pas ici. La ressource intellectuelle est disponible. Il y a l’université et l’IUT. Les seules qui soient francophones et de ce niveau à six mille kilomètres à la ronde. La ressource technique s’y trouve aussi. Pourvoir à ce qui manquerait serait un robuste moteur local de progrès collectif. Installer les centres de recherche et de réalisation sur place, c’est accumuler un savoir et un savoir-faire qui pourraient être un capital scientifique et technique de longue durée et de longue portée. Toute la zone a besoin de ces savoirs et de ces techniques. Un territoire isolé passerait ainsi aux avant-postes des techniques de notre temps. Voilà les enjeux : l’autonomie énergétique et la relocalisation de sa production et une locomotive du progrès humain. Cette argumentation va être au cœur de notre programme de planification écologique.  

Sur place, j’ai eu l’occasion de multiplier les rencontres avec des élus et des dirigeants communistes. Je connaissais plusieurs d’entre eux. J’en ai découvert plusieurs autres. Ce sont des personnalités que l’on gagne à connaître pour comprendre leur capacité à influencer la société réunionnaise. La place du mouvement communiste dans l’histoire de l’île est singulière. Elle appartient à cette histoire d’une façon consubstantielle. Le mouvement communiste réunionnais est issu d’une histoire du mouvement ouvrier local. Car il y a eu tôt un mouvement ouvrier. Son développement est surplombé par tous les souvenirs des rebonds de l’histoire de l’esclavage. Dans le récit métropolitain, la question de l’esclavage apparaît sous une forme assez réductrice. Il n’est que rarement tenu compte de la lutte des esclaves eux-mêmes. Le marronnage n’y trouve pas la place qui est la sienne. Un peu comme si la fin de l’occupation nazie en métropole pouvait être comprise sans les maquis, quand bien même le rapport de force était-il tout à fait disproportionné, et que la société toute entière fut loin de s’y joindre.

L’histoire locale n’a que quatre cent ans. Mais seulement cent cinquante ans sans esclavage. D’une façon ou d’une autre cette histoire travaille le présent. Comme celle des conditions de l’arrivée des vagues de migrations plus ou moins contraintes qui formèrent le peuple ouvrier local. Quand un parti se confond avec l’histoire, quand il en fait fond, sa difficulté est d’être à la fois une partie de l’électorat tout en affichant l’intention d’incarner le peuple et le pays tout entier. A l’échelle d’une île, c’est une tension extrême. Et cela demande une imagination stratégique qui doit faire réfléchir. Je me suis senti en phase avec l’idée d’une sortie par le haut du confinement électoral que vit le PCR. Je parle ici de cette stratégie des projets. Identifier un parti à un projet d’intérêt général, qui parle à toute la société et qui la mobilise, du type de celui du programme d’autonomie énergétique.  

J’ai dit que Paul Vergés est une figure qui parle à toute la gauche française. Je n’ignore rien des polémiques qu’il peut susciter sur place. Il va toujours ainsi d’un personnage au puissant charisme. Mais ce qui compte, par delà nos appréciations sur un homme, c’est aussi ce qu’il apporte au bien de toute la société. Ceux qui ne le voient pas à propos de Paul Vergès passent à côté d’une grande source de l’identité réunionnaise. J’ai dit que je venais vers lui comme vers un « maître à penser ». Cela m’a aussitôt valu quelques ricanements et transcriptions exagérées. Comme on le sait, la scène médiatique ne supporte que l’idolâtrie ou la haine. De cette façon j’ai été affublé, jusque dans les commentaires de ce blog, de « jospinolâtrie » ou de « mitterrandolâtrie », à l’unique motif que je refuse d’entrer dans les bilans univoques et simplistes qui sont faits de l’action de la gauche à ces périodes. Il en va de même ici, à propos de mon attitude respectueuse à l’égard de Paul Vergès.

Comme on ne peut imaginer de motifs plus nobles à un homme politique, il se dit et s’écrit que j’agis par intérêt électoral. Comme s’il y avait besoin de cette preuve pour comprendre qu’en effet je ne suis pas venu ici sans me préoccuper également de préparer aussi efficacement que possible la campagne présidentielle et législative ! Mais je n’ai jamais cru que ce serait une question de marques d’estime faites à l’un ou l’autre. Ni une affaire de séduction. Je suis sans illusion sur les motifs qui conduiront où non le PCR à décider de prendre place ou non dans le rassemblement que propose le Front de Gauche. Le PCR ne se dispose pas en fonction des relations personnelles de son fondateur. D’autre part, j’ai déjà eu un avant-goût de la violence des rejets mutuels qui se cultivent sur place, dans l’autre gauche. Au total, c’est un raisonnement et des programmes qui feront la décision de chacun. Je ne sais pas de quel poids peuvent peser mes arguments et les risques qu’implique le fait de les suivre. Mais j’aurais fait mon devoir. Advienne que pourra.  

J’ai commencé une relation détendue et fraternelle avec Yvan Hoarau le secrétaire de la CGT-R et j’ai l’intention de continuer à le consulter à l’avenir. Car le mouvement social est à l’image de la société réunionnaise. Il en est l’aile marchante très avancée. J’y constate un sens des responsabilités qui rend plus angoissant l’appel qui est adressé à tous ceux qui le consultent. Tous m’ont parlé de l’impasse du modèle social actuel. Tous m’ont parlé d’une société épuisée par la pauvreté et le chômage (presque 50% de la population active est au chômage). La discussion avec les jeunes m’a permis de prendre la mesure des frustrations immenses qui couvent. Personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu ! Le volcan social gronde. Spécialement parmi les jeunes qui sont ici, en proportion, très nombreux et très mal traités. Fou qui l’oublie. 

Mon point de départ ici encore, c’est mon mandat de député européen. Car autant je dis du mal des institutions européennes et de la politique qu’elles mènent autant je suis attaché à exercer mon mandat, dans la vision que je m’en fais, celle d’un représentant du peuple. Il ne s’agit pas seulement d’écouter. Il faut informer. Travail gigantesque. Le pire est que les gens ne croient pas ce qu’on leur apprend. Aussi incroyable que cela paraisse. Dans les discussions et les rencontres, j’ai donc fait revenir cette dimension de la réalité. Il est vrai qu’ici la politique européenne aura des conséquences particulièrement violentes. Si la Réunion est une zone ultra-périphérique de l’Union européenne, le modèle du centre ne varie pas pour autant. Ici comme partout c’est celui du libre-échange et de la concurrence libre et non faussée. Pour la Réunion, cela veut dire la destruction de toute production locale et le retour au modèle de l’économie de comptoir.

La culture de la canne et l’exploitation de ses produits sont menacés de mort par l’organisation communautaire du marché du sucre. Tout le monde devine qu’il va être libéralisé c'est-à-dire ouvert à tous vents.  Non seulement toute l’activité économique qui va avec est menacée mais aussi les 20 % de l’électricité locale produite avec la combustion de la bagasse. Et tout ça pourquoi ? Pour quelques centimes, et même moins, d’économie dans l’agro-alimentaire. Tout cela parce que dans les grands marchandages de l’OMC, cette institution destructrice, les pays européens Allemagne en tête, sont prêts à toutes les concessions à propos des produits agricoles en échange de facilités pour leurs produits industriels. L’Union européenne ce n’est que cela. Mais qui nous oblige à supporter sans broncher la destruction de toutes les opportunités que présente l’existence de la Réunion pour nous, Français et progressistes européens ?

Ce samedi, le PS français organise un rassemblement autour de lui avec les représentants des différents partis progressistes de l'Outre Mer français. Tous auront l'occasion de sentir l'intérêt de se retrouver. Pourquoi ne l'ont-il pas fait de leur propre initiative? J'ironiserai volontiers sur cette assemblée générale autour du suzerain qui dans chaque DOM et chaque TOM dispose d'un détachement local qui a programmé la disparition de tout ce qui l'entoure et qui n'est pas lui. Je ne crois pas que ce soit la meilleure ruse pour contenir les fédérations du PS que de se lier à son candidat à l'élection présidentielle. C'est selon moi un raisonnement à courte vue qui ne tient aucun compte des faits comme ceux que l'on a pu observer aux élections régionales à la Réunion ou aux cantonales dans le Val de Marne. Mais ce n'est pas le plus problématique. J'attends avec intérêt de lire comment le PS va faire croire qu'il concilie son allégeance toujours renouvelée au Traité de Lisbonne et les exigences du développement endogène des "territoires ultra périphériques" de l'union européenne. Le PS de La Réunion a déjà répondu: "le développement endogène est un concept fumeux". C'est noté ! Mais quelle est l'alternative? L'économie de comptoir. C'est le seul avenir européen promis aux DOM et TOM.


216 commentaires à “À la Réunion, l’Europe détruit aussi !”
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  1. Delbrayelle Gilbert dit :

    Citoyenne 21 dit :
    "C est ça qui m'agace, c'est de se contenter de peu et de penser que de toute façon on ne mérite pas mieux ! de penser que le riche est riche parce qu'il le vaut bien et que le pauvre l'est par fatalité et qu'on n'y peut rien changer... j'en ai marre d'entendre ça car on sait tous ici que ca pourrait changer..... encore faut-il y mettre du sien et je n'ai pas l'impression que la majorité des gens ont envie de prendre le taureau par les cornes...."

    Oui, j'ai la même impression. Il y a la fatalité mais il y a aussi la paresse intellectuelle et le conditionnement réussi par les tenants du neo-libéralisme. Hier soir, "Envoyé Spécial" diffusait un reportage sur la vie de smicards et j'ai été agacé par l'une d'elles qui se plaignait (en montrant le chiffre sur sa fiche de paye) de ce qu'elle coûtait en charges à son patron. Incroyable ! Personne ne peut lui expliquer que ces "charges" sont utilisées pour sa sécu, sa retraite, ses soins à l'hôpital (sa fille revenait de l'hôpital justement), l'éducation de ses 5 enfants... Elle n'en voulait pas à son patron et espérait simplement que ça irait un peu mieux quand la crise serait passée... Bon, tant pis... C'est mal parti pour élire Jean-Luc Mélenchon....

  2. numero ouno dit :

    L'emploi et le pouvoir d'achat sont les préoccupations premières des français mais la sécurité est incontournable, au même titre que l'écologie. Je demande la fin de la démagogie et plus de pédagogie, ne plus seulement dire ce que son camp veut entendre. Il faut parler à tous les français. Quand tous les candidats sont démagos, les français se tournent vers celle qui a les solutions les plus simplistes ou s'abstiennent. La différence entre les candidats est dans les programmes mais avant tout dans le rapport que le candidat à avec les français, peuvent-ils avoir confiance en lui pour apporter des solutions ? Ils lui donneront leur confiance si il sait leur parler avec pédagogie.

  3. citoyenne21 dit :

    A Gilbert (203) : voilà exactement ce qui met en rogne ! au lieu de s'insurger, d'essayer de comprendre le pourquoi on les roule, ils s'estiment encore heureux, car cela pourrait être pire ailleurs ! au lieu de voir qu'il pourrrait y avoir mieux ! ben non ils remercient leur patron de les entuber bien profond, ils acceptent l'aumône qu'il leur est fait ! je ne peux pas avoir de la compassion pour des gens qui se victimisent sans arrêt !Le conditionnement il a bon dos !'estime que tout être humain est capable de considérer sa valeur en positif et pas en négatif ! C'est quand même à cause d'une partie du peuple qui ne voient pas plus loin que le bout de son nez qu'on a Sarko en ce moment ! Ce matin, j'entendais des citoyens à la radio, qui se déclaraient heureux de pouvoir voir retransmis à la télé un mariage digne des milles et une nuit ! pour rien au monde ils ne voudraient manquer le baiser du prince à la princesse ! ca m'exaspère ! stop j'en ai assez de cette bêtise rampante ! tant que le peuple ne boycottera pas ce genre d'idiotie, il ne sera pas prêt à se grandir et à se faire respecter, à retrouver sa dignité car la dignité commence là, à savoir juger ce qui est futile ou utile à son bien être et là malheureusement, avec cet évènement, est montré au grand jour leur mentalité de perdants ! certains jours je me demande à quoi cela sert-il que Jean-Luc se décarcasse ! enfin moi, à titre personnel, j'en tire des bénéfices d'un point de vue intellectuel de son investissement de par les débats qui ont lieu, c'est toujours ça de gagné pour ma pomme et tant pis pour les autres si ils préfèrent croupir dans leur poisse et se pâmer devant des princes....

  4. Philippe eric dit :

    Bonjour à tous,

    quelques nouvelles de l'Allemagne.Il y a quelques temps, j'ai rencontrer un dirigeant de Wikileaks Germany, qui me disait, que 80 % des placements en fonds privés pour les retraites privées, proviennent d'actions dans l'industrie de l'armement...80 %. Même, quand le banquier présente une alternative plus éthique, le client choisi la spéculation agrésive (même s'il ne sait pas où il met les doigts).
    Moi même j'ai demandé à ma banque un fond correctement éthique: on me présente Monsanto...j'ai décidé de ne rien déposer.
    Tout cela pour dire, que la cupidité se joue à tous les étages.

    Combien sommes nous à s’engager pour une société plus juste, et conjointement spéculer à petites échelles.
    Comment avoir un courage politique et savoir au fond de soit même, que l’on ménage sa petite sécurité, son petit confort, l’argent de papa et maman, même s’ils sont les derniers bourgeois possibles.

    Pour couper avec un système, il faut avoir le courage de couper avec son système.
    Et cela il faut aussi pouvoir l’expliquer. Nous avons peur d’avoir peur. Et pour cacher cette peur, alors on fonctionne, tant bien que mal.
    Peur de n’avoir pas assez, pour se cacher la réalité que nous ne sommes pas eternel.
    Jean-Luc Mélenchon dit que les gens à leur compte sont les esclaves modernes de ce système. Oui. Ce sera aussi donc une révolte d’esclaves
    Philippe eric

  5. Descartesr dit :

    @Aubert Dulac (#202)

    (...) pour commencer moi aussi j'hallucine devant des prolos lepénistes ! Leur condition sociale n'est pas une excuse.

    Beh ça tombe bien, ils n'ont pas à s'excuser. C'est quand même drôle: d'un côté on se remplit la bouche de "souveraineté populaire" et de l'autre on considère le peuple comme une sorte de mineur sous tutelle qui devrait "s'excuser" lorsqu'il ne correspond pas à l'image que la gauche s'en fait. On va même jusqu'à se demander, comme le fait citoyenne21 (#205), a quoi bon de se décarcasser pour un peuple ingrat qui décidément ne fait pas ce qu'on attend de lui.

    Pensez vous que les "prolos" soient stupides ? Qu'il sont facilement manipulables ? Qu'ils se laissent berner par n'importe qui ? Alors, soyez cohérents et allez jusqu'au bout du raisonnement: si les "prolos" sont ainsi, alors ils ne peuvent se gouverner. Comment pourrait-on attendre de telles gens qu'elles sachent ce qui est bon pour elles ? Si on est dans cette logique, il faut donner le pouvoir à une "avant garde éclairée" qui sait ce qui est bon pour le peuple et qui l'empêchera d'écouter les sirènes populistes.

    Où alors on pense que le peuple est intelligent, qu'il sait ce qu'il veut et peut faire des choix raisonnés. Et alors il faut se demander pourquoi tant de "prolos" ont fait le choix Le Pen au lieu de discuter s'ils ont ou pas des "excuses".

    Arrêtons les pleurnicheries d'amant éconduit: les ouvriers n'ont pas à répondre à nos stéréotypes. Ils ne votent pas "naturellement" à gauche: ils votent à gauche lorsque la gauche leur offre une perspective. Et il ne faut pas s'étonner qu'après vingt-cinq ans d'une gauche "social-libérale" et d'une gauche radicale "libéral-libertaire", l'électorat ouvrier penche à droite.

    Il faut choisir: ou bien le peuple

  6. citoyenne21 dit :

    A Descartes (207) : Le peuple dans son ensemble retrouvera sa souveraineté et sera capable de la prendre en main quand une partie de celui-ci (classe moyenne comme classe populaire) s'intéressera davantage à la politique et à comment améliorer son sort par ses actions et choix, plutôt que de se gaver de stupidités télévisuelles et autres sucreries peopolesques ! personnellement, non je ne pense pas que celui qui jubile devant un mariage princier soit compétent ou prêt à participer activement à la construction d'un avenir meilleur pour tous ! mais le peuple n'est pas constitué que de personnes toutes semblables ! une autre partie du peuple, plus impliquée et raisonnée peut se mettre en marche pour la bonne cause !

  7. Aubert Dulac dit :

    Que l'on me nomme ainsi, c'est parfait. Oui, je suis un amant éconduit de la classe ouvrière, un amant éconduit et pleurnichard d'un PCF identitaire qui s'est définitivement écarté de moi, au milieu des années 80... Ma dernière expérience de boulot, dont je me remets difficilement, ce fut de me faire jeter par des presque trentenaires sarko-lepénisants, qui me voyaient comme un vieux soixante huitard anachronique, à l'EPR de Flamanville... Il n'y a pas de violence ouvrière légitime, qui consiste à ce que les ouvriers se battent entre eux, ce qui est la règle bien appliquée du diviser pour régner patronal, en vertu de l'image que ce patronat a du peuple, par laquelle celui-ci se doit d'intérioriser un mépris de soi, qu'il transforme en mépris concurrentiel de l'autre. Par contre, il existe une légitimité populaire, qui va au-delà de la règle et même de la loi, tant que celle-ci sert les dominants. Lorsque Rosa Parks occupa dans un Bus une place qui n'était pas pour elle, elle posa une légitimité nouvelle, oui, un acte appelant une nouvelle harmonie, un nouvel ordre. Repartons du débat Mélenchon-Todd sur cette question de l'ordre, c'est intéressant. Citoyenne21 pose la nécessité pour le peuple de s'élever. Je dirai que cela consiste dans le droit de se différencier de soi-même, de justement de ne pas se laisser enfermer dans les images dominantes toutes-faites. C'est ce considérable pas de côté qu'on opéré les révolutions arabes de cette année, en démentant l'image néo-coloniale de peuples musulmans tout juste capables de se soumettre au destin, en en faisant subir les conséquences aux femmes...

  8. Arnold dit :

    citoyenne21 (205)
    "se gaver de stupidités télévisuelles et autres sucreries peopolesques !"

    Ah ça, heureusement, c'est pas Jean-Luc Mélenchon qui donnera le mauvais exemple en se rendant chez Michel Drucker, n'est-ce-pas citoyenne 21 ?

  9. Aubert Dulac dit :

    Je parlais à l'instant de l'acte révolutionnaire par lequel les dominés ne restent plus à la place qui leur est désignée... Et voilà Arnold qui ramène cela à un enjeu people !... “Venir ou pas chez Drucker” !.. De grâce, déplaçons... le débat !

  10. citoyenne21 dit :

    Vous n'avez rien pigé Arnold (210) : Jean-Luc à mon avis n'a pas dû tirer un plaisir immense à participer à ce genre d'émission mais pour toucher un maximum de gens qui la regardent, fallait-il bien qu'il le fasse pour la bonne cause...Jean-Luc est davantage à sa place dans des débats de fonds du genre celui avec Todd où il peut montrer toute l'ampleur de sa brillante personnalité ! mais bon néanmoins grâce à sa présence, Jean-Luc aura apporté, déjà par ses choix musicaux, un plus à cette émission pour endormis du dimanche !

  11. Descartes dit :

    @Aubert Dulac (#209)

    Que l'on me nomme ainsi, c'est parfait. Oui, je suis un amant éconduit de la classe ouvrière, un amant éconduit et pleurnichard

    Fort bien. Le problème, c'est que lorsqu'on se fait éconduire, on a une certaine tendance à dire que c'est de la faute de la belle et de sa famille, et non de la nôtre. En quoi on se trompe. Si la classe ouvrière t'a éconduit, cela vaudrait peut-être la peine, au lieu de pleurnicher, de se demander si elle n'avait pas raison: est-ce que tu avais assez pris en compte ses besoins, ses demandes, ses expectatives, ses intérêts ? Ou peut-être avais tu eu trop tendance à "plaquer" sur elle tes propres envies, tes propres demandes ?

    Ca ne sert à rien de dire "la classe ouvrière n'a pas voulu de moi ? Alors tout ce qui lui arrive c'est bien fait pour sa gueule". Si tu veux faire de la politique pour changer les choses, alors la reconquête de la classe ouvrière est absolument indispensable. Autrement, la gauche continuera à être électoralement dépendante des classes moyennes, et donc à faire la politique "libérale-libertaire" qui arrange ces couches-là.

    Par contre, il existe une légitimité populaire, qui va au-delà de la règle et même de la loi,

    Et qui décide si un acte donné est couvert par cette "légitimité populaire" ? Moi ? Toi ? Le Pape ? Le problème avec ce genre de théories, est qu'en dernière instance elles servent à universaliser faussement tes propres préjugés. Si tu as le droit de décider que telle ou telle loi, pourtant délibérée par les élus du peuple, est "illégitime", alors on voit mal ce que "souveraineté populaire" veut dire. Tu décides que Rose Parks était "légitime", mais un membre du Ku Klux Klan te dira qu'elle était au contraire illégitime. Et avec quel critère universel et objectif puis-je décider que c'est toi qui a raison, et pas lui ?

  12. Hold-up dit :

    @ Descartes :
    "Tu décides que Rose Parks était "légitime", mais un membre du Ku Klux Klan te dira qu'elle était au contraire illégitime. Et avec quel critère universel et objectif puis-je décider que c'est toi qui a raison, et pas lui ?"

    Diantre, quel sophisme - Vous ne brillez pas sur ce coup là " Descartes " et vous devez en avoir une petite idée - Mettre sur le même plan le Ku Klux Klan et Rosa Parks sans résolution philosophique et politique de l'évènement en présence - l'acte fondateur de Rosa Parks en 1955 - est un comble. Vous n'écoutez pas de plus, la subtile intervention de Aubert Dulac qui parle bien d'un nouvel ordre de légitimité par rapport à l'ancien ordre qui régnait auparavant en contradiction flagrante avec les présupposés des USA, " première démocratie du monde " comme le disait à tout bout de champ la propagande US elle-même. Rosa Parks a décidé que l'insupportable hiatus entre les discours gouvernementaux et la réalité qu'elle vivait devait être abolit dans les faits. La situation était devenue caduc au regard de l'évolution des mœurs, des mentalités et du discours idéologique ambiant. N'oublions pas que la guerre de Corée en 1953 qui voyait les USA en défense du " monde libre " promouvait les schèmes mentaux qui entraient en contradiction avec sa propre réalité sociale et politique. Rosa Parks a considéré en son nom propre sans demander la permission à personne, mais en harmonie avec le discours de la propagande véhiculée par le gouvernement US lui -même à l'extérieur, que cela devait changer. Rosa Parks ne faisait que mettre en conformité la réalité avec une loi supposée (propagande du " Monde libre ") mais non encore écrite. C'est pourquoi à cette époque là, Rosa Parks a finit par gagner son combat personnel qui renvoyait au delà d'elle à la liberté de millions d'autres personnes, et que le Ku Klux Klan a perdu.

  13. Aubert Dulac dit :

    @ Monsieur autoproclamé Descartes qui sévissez sur ce blog...
    Qui êtes-vous pour vous permettre de telles lâchers de conscience ? Je vous prie de retirer sans délai votre dernier propos déraisonnant, car mettant lâchement en balance, au prétexte d'un écran entre nous, mon objectivité avec celui d'un membre du Ku Klux Klan. Par ailleurs, si l'occasion se présente, je vous prie de vous abstenir à l'avenir de tout commentaire d'un de mes commentaires, ce à quoi je m'engage réciproquement. Le débat est clos. Je ne vous demande pas de me présenter des excuses, ce dont vous ne seriez évidemment pas capable.

  14. Marcus dit :

    Paul Vergès n'est pas, j'ose l'espérer, votre maître à penser! C'est un dynosaure, qui n'a plus rien de communiste. A moins que faire élire une présidente de conseil général UMP, ou s'allier à un ancien UMP, déchu de ses mandats par la justice soit un signe d'appartenance à la gauche citoyenne. Je comprends que Jean-Luc Mélenchon ait pu être fasciné par ce personnage, d'une grande intelligence, mais attention, il faut chercher derrière le masque. Pour avoir vécu à La Réunion, je peux vous affirmer que le personnage est redoutable!
    Par contre, il semble que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas rencontré madame Huguette Bello, c'est une erreur.
    Fraternellement.

  15. Cronos dit :

    # 204 citoyenne21 dit:

    A Gilbert (203) : voilà exactement ce qui met en rogne ! au lieu de s'insurger, d'essayer de comprendre le pourquoi on les roule, ils s'estiment encore heureux, car cela pourrait être pire ailleurs ! au lieu de voir qu'il pourrrait y avoir mieux ! ben non ils remercient leur patron de les entuber bien profond, ils acceptent l'aumône qu'il leur est fait ! je ne peux pas avoir de la compassion pour des gens qui se victimisent sans arrêt !

    Vous faîtes parti de ces gens qui râlent quand vous payez un service à un artisans parce que c'est trop cher, et qui parallèlement trouve que le même artisan ne paye pas assez son ouvrier, vous n'êtes pas sans savoir qu'il faut acheter le matériel pour travailler, souvent cash, les véhicules de travail, louer les locaux, payer les honoraires du comptable, payer les assurances etc… etc… et en plus de tout cela, 72% du salaire net de l'ouvrier, que ce même artisan, souvent bosse le samedi et le dimanche pour faire l'administratif de l'entreprise, et qui bien souvent, se paye lui avec ce qui reste, c'est à dire un lance pierre, et au final quand il dépose le bilan, les ouvriers s'inscrivent au chômage où il touche 54% de leur salaire brut, normal, la banque pique à l'artisan ses véhicules et sa maison, car bien sûr il était caution sur ses biens propres, et lui il n'a le droit à rien pas de chômage, RIEN, et souvent sa femme et ses enfants le quitte, ça fait trop longtemps qu'elle galère avec ce mec qui ne sais même plus la ba..... tellement il est crevé de ses journées de boulot de 10 heures pour pouvoir faire les fins de mois (paies) ; tiens le mendiant que vous venez de voir la main tendue qui vous a demandé 1 petite pièce que vous ne lui avez pas donné, c'était notre artisan, n'a qu'a travailler ce fainéant. Cette histoire là se répète mille fois par jour !… Tout le monde ne travaille pas au chaud dans un bureau de l'administration française, savez-vous !…

  16. kaboum dit :

    Monsieur Mélenchon,

    Etant residant de l'ile de la Réunion, je me pose une question suite à votre passage: toutes ces affiches à votre éfigie sont elle programmer pour s'auto-détruire ou allons nous continuer à les voir se détériorer sur quantité de murs de notre belle île?
    Vos regrets dans le post précédent concernant votre empreinte carbone sont une chose, la pollution engendrée par votre passage compte aussi et ça m'énerve.

    Salutations.


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