22avr 11

Dom Tom, Parti Communiste Réunionnais, autonomie énergétique

À la Réunion, l’Europe détruit aussi !

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V oici quelques lignes rédigées à La Réunion, au terme de mon séjour sur place. Il s’agit d’un peu plus que d’une carte postale, on s’en doute. Mais c’est encore du matériau brut, mis en forme juste avant de décrocher pour de bon, en congé. 

 

C’est mon troisième séjour dans l’île de la Réunion. C’est chaque fois le même vertige de la distance, du faible décalage horaire qui rend tout plus simple et fluide. Puis, sur place, c’est le choc de toutes ces différences dans le cadre si familier des enseignes, pancartes, signalisation communes à tous les départements français. J’ai tout de même ce pincement au cœur de regret que tout soit si uniformisé d’un bout à l’autre de cette planète que j’ai finalement pas mal parcouru. Cet aéroport, cette enseigne agressive, cette forme, cette couleur : ce pourrait être n’importe où ailleurs autant qu’ici. Je sais que ce ne sont pas seulement les choses qui ont été standardisées. C’est leur usage et pour finir ce sont leurs utilisateurs. Ce monde-là nous a uniformisés. Le dedans est sans cesse sous la pression d’être conforme au dehors.

La première fois j’y vins comme ministre de l’enseignement professionnel. J’en garde un souvenir précis. Pas seulement du fait de l’enchantement que me procure toujours un lieu où je séjourne pour la première fois. Il faut dire qu’à cette occasion-là, on avait fait fort. Un survol en hélicoptère pour rejoindre le sud de l’île m’avait frappé au ventre. On ne sort pas indemne d’avoir survolé un volcan. Il s’y ajoutait l’émotion de trouver la France si loin de l’hexagone et je ne veux pas le cacher. Je parle de la France pour désigner notre langue et notre usage républicain. Car pour le reste je suis bien capable de voir au premier coup d’œil quel incroyable mélange de cultures et de styles se noue sur ce territoire. Je n’en ressens que mieux la République qui les rassemble. On me trouvera sentimental. Je ne m’en cache pas. Mais après tout, mes émotions valent bien celles que nous infligent, à longueur d’années, les communautaristes de tous poils avec leurs névroses identitaires.

A l’époque, j’avais aussi trouvé sur place, dans un lycée professionnel, un exemple de méthodes pédagogiques spécialement remarquable. J’en ai fait ensuite cent fois le récit comme d’un modèle. L’exemple illustre la thèse selon laquelle il n’y a pas de contradiction entre l’enseignement professionnel et l’émancipation culturelle des élèves que cet enseignement accueille. Tout le contraire. Là, on avait organisé un cours rassemblant plusieurs disciplines autour de la réalisation de sculptures métalliques géantes. La difficulté venait de ce que ce parcours s’adressait à une classe d’élèves absentéistes. En fait la sculpture métallique géante n’était pas le problème mais la solution. Ce fut un succès total. La qualification professionnelle fut acquise dans le domaine concerné. Celui de la métallerie, si mes souvenirs sont bons. L’intérêt de l’affaire est que les jeunes avaient été conduits à réaliser leur apprentissage à travers un projet en apparence purement culturel. Le secret pédagogique de la démarche est que la réalisation de l’œuvre mettait en jeu des dizaines de compétences qui une fois réunies font une qualification professionnelle. Résistance des matériaux, soudures, stabilité, peinture, autant de disciplines professionnelles, tout cela était appelé à la rescousse pour construire l’œuvre. Mais avant cela il avait fallu avoir l’idée de l’œuvre à construire. C’est pourquoi avaient été organisées des visites d’exposition. Elles furent d’abord subies par les élèves avant d’être réclamées et attendues avec une impatience digne d’une classe de Beaux-Arts. L’absentéisme a cessé dans cette classe et le taux de réussite à l’examen dépassa les 80 %. Ce fut pour moi une éblouissante vérification de l’idée que je me faisais au sujet du lien entre apprentissage technique concrets et cultures considérées comme abstraites. La leçon vaut toujours.

La seconde fois je vins à la Réunion en campagne pour le congrès du Mans. J’y perdis mon temps. Les mœurs socialistes du lieu en matière de vote interne, à cette époque, étaient un mix très acide entre les pratiques métropolitaines des faces de pierre socialistes de la Haute Vienne et des voyous de la fédération de l’Hérault. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui. Mal reçu, maltraité, je ne me réjouis que d’y avoir connu des hommes et des femmes qui depuis, m’ont suivi dans la création du Parti de Gauche. C’est à cette occasion que je fis la connaissance de Jean-Hugues Savigny, ami plein de finesse et d’élégance, qui est depuis adjoint au maire de la commune de La Possession où se tenait ma réunion publique. Et de quelques autres têtes dures et courageuses. Lors de ce second voyage, je fus reçu par Paul Vergès qui présidait alors la Région. Les dirigeants socialistes locaux de l’époque hurlèrent. Leur anti-communisme était déjà pitoyable. Il les a conduits à faire perdre la région à la gauche en 2010.

Car les donneurs de leçons du PS métropolitain qui me harcèlent sur « ce-que-fera-deuxième-tour-sinon-perdre-la-gauche » se gardent bien de dire ce qu’ils ont fait ici. Ils se sont maintenus au deuxième tour en dépit de leurs vingt points de retard. Bien sûr, ils ont fait passer la droite. Exactement la manœuvre qu’ils ont tentée partout où ils l’ont pu avec leur supplétif d’Europe-Ecologie-Les-Verts dans les départements à direction Front de Gauche en métropole. Ici, ils ont eu le dernier mot. Cette violence sectaire permet de comprendre du coup la difficulté pour constituer un bloc majoritaire autour de la gauche ici. Et donc les arrangements déroutant auxquels il faut recourir pour repousser l’UMP. Je ne dis pas que cela me convienne. Je veux faire mieux que de donner des leçons. Je constate donc lucidement quels sont les enchaînements qui conduisent aux situations que j’observe. Comme celle de ce conseil général où socialistes et communistes dirigent en alliance avec un groupe de droite dissident.

J’en étais à cette première prise de contact avec Paul Vergès. Elle commença une relation qui s’est entretenue depuis sur un plan personnel davantage que strictement politique. On pense ce que l’on veut de Paul Vergès, sauf qu’il n’y aurait pas à apprendre de lui. Tant pis pour ceux qui passent à côté. De ce premier contact je repartis avec l’idée d’avoir rencontré un visionnaire dont le niveau de réflexion dépassait de loin toutes les maigres intrigues dont j’avais été régalé sur place jusqu’au moment où je l’ai eu rencontré. Ce sentiment ne s’est pas démenti lorsqu’il vint avec Elie Hoarau me visiter au siège du Parti de Gauche. Cette fois-là, mes centres d’intérêt n’étaient plus les mêmes. Il nous présenta le tableau du plan d’autonomie énergétique de l’île qu’il avait lancé avant que les socialistes lui aient fait perdre sa présidence. Depuis la droite a tout stoppé, tout arrêté. Les projets, notamment tous ceux en vue de conquérir l’autonomie énergétique de l’île, meurent à petit feu.

L’autonomie énergétique est le centre d’intérêt de mon séjour à La Réunion. Le contact avec Vergès et ses équipes ne s’est plus interrompu sur ce thème. Au parlement européen je siège à un fauteuil de distance d’Elie Hoarau le secrétaire général du PCR. Il en résulte une facilité et une familiarité du dialogue que seule forge la pratique fastidieuse de ce soi-disant Parlement. Bref, ces circonstances et cette histoire m’ont rapproché d’un terrain qui certes reste à dix mille kilomètres de ma station de métro, bien sûr, mais se trouve bien moins distant que d’autres avec lequel je n’ai pas encore construit de centre d’intérêt.

Le plus grand résultat qu’apporte l’objectif de la conquête de l‘autonomie énergétique, pour une économie insulaire, c’est la dynamique globale qu’elle engendre. D’abord, chacun prend conscience de l’impact environnemental du mode de production de l’énergie. C’est la sortie de l’irresponsabilité écologique. Ensuite, c’est une prise de conscience de l’état de dépendance dans lequel nous sommes en ce qui concerne l’accès aux matières premières dont nous avons besoin pour produire notre énergie quotidienne. Le gaz, le pétrole, et l’uranium aussi ne se trouvent pas en France.  Cette dépendance est cause de violences et de guerres un jour ou l’autre, que ce soit avec des fournisseurs rebelles ou avec des concurrents trop rudes. La guerre d’Afghanistan n’a pas d’autres causes. Ces deux prises de conscience sont indispensables pour être un citoyen éclairé à l’heure où il faut choisir une politique avec son bulletin de vote. 

Mais il y a davantage. La quête de l’autonomie énergétique déclenche une course à la recherche théorique ou technique qui est un volant d’entraînement pour la société, sa jeunesse et son niveau de qualification. Des millions d’emplois socialement utiles et écologiquement urgents sont à la clef. Ici à La Réunion, la seule mise en branle du programme de développement du photovoltaïque a permis de créer mille deux cent emplois de solaristes. Le record d’équipement individuel en chauffe-eau solaire est battu sur ce petit territoire et le plafond fixé par EDF est pulvérisé. Il faut se représenter cette affaire dans sa dynamique. Les emplois créés orientent la formation de la main d’œuvre à venir. Les gens formés développent une capacité d’innovation et d’adaptation qui est un moteur de progrès technique qui se déploie ensuite comme en réseau d’un compartiment d’activité à un autre. 

On peut même affirmer que la sensibilité ainsi engendrée vers un ordre de solutions techniques, oriente l’imaginaire dans d’autres domaines. Et en tout cas dans tous ceux qui touchent à la question si stratégique de la production de l’énergie. Ici, on brûle la bagasse, déchets de l’industrie de la canne à sucre, pour alimenter les centrales thermiques. Le plan de la Région présidée par Paul Vergès prévoyait aussi l’installation d’une centrale de production d’électricité exploitant la différence de température entre l’eau de surface et celle des profondeurs. Et l’installation d’une machine convertissant en électricité l’énergie mécanique de la houle. Tout cela aujourd’hui est en panne. Ou au ralenti. J’espère être là quand sera lancé la machine expérimentale qui tire partie des écarts de température de l’eau de mer. La DCN va la construire à Saint-Nazaire. Je me demande pourquoi elle est construite à Saint-Nazaire et pas ici. La ressource intellectuelle est disponible. Il y a l’université et l’IUT. Les seules qui soient francophones et de ce niveau à six mille kilomètres à la ronde. La ressource technique s’y trouve aussi. Pourvoir à ce qui manquerait serait un robuste moteur local de progrès collectif. Installer les centres de recherche et de réalisation sur place, c’est accumuler un savoir et un savoir-faire qui pourraient être un capital scientifique et technique de longue durée et de longue portée. Toute la zone a besoin de ces savoirs et de ces techniques. Un territoire isolé passerait ainsi aux avant-postes des techniques de notre temps. Voilà les enjeux : l’autonomie énergétique et la relocalisation de sa production et une locomotive du progrès humain. Cette argumentation va être au cœur de notre programme de planification écologique.  

Sur place, j’ai eu l’occasion de multiplier les rencontres avec des élus et des dirigeants communistes. Je connaissais plusieurs d’entre eux. J’en ai découvert plusieurs autres. Ce sont des personnalités que l’on gagne à connaître pour comprendre leur capacité à influencer la société réunionnaise. La place du mouvement communiste dans l’histoire de l’île est singulière. Elle appartient à cette histoire d’une façon consubstantielle. Le mouvement communiste réunionnais est issu d’une histoire du mouvement ouvrier local. Car il y a eu tôt un mouvement ouvrier. Son développement est surplombé par tous les souvenirs des rebonds de l’histoire de l’esclavage. Dans le récit métropolitain, la question de l’esclavage apparaît sous une forme assez réductrice. Il n’est que rarement tenu compte de la lutte des esclaves eux-mêmes. Le marronnage n’y trouve pas la place qui est la sienne. Un peu comme si la fin de l’occupation nazie en métropole pouvait être comprise sans les maquis, quand bien même le rapport de force était-il tout à fait disproportionné, et que la société toute entière fut loin de s’y joindre.

L’histoire locale n’a que quatre cent ans. Mais seulement cent cinquante ans sans esclavage. D’une façon ou d’une autre cette histoire travaille le présent. Comme celle des conditions de l’arrivée des vagues de migrations plus ou moins contraintes qui formèrent le peuple ouvrier local. Quand un parti se confond avec l’histoire, quand il en fait fond, sa difficulté est d’être à la fois une partie de l’électorat tout en affichant l’intention d’incarner le peuple et le pays tout entier. A l’échelle d’une île, c’est une tension extrême. Et cela demande une imagination stratégique qui doit faire réfléchir. Je me suis senti en phase avec l’idée d’une sortie par le haut du confinement électoral que vit le PCR. Je parle ici de cette stratégie des projets. Identifier un parti à un projet d’intérêt général, qui parle à toute la société et qui la mobilise, du type de celui du programme d’autonomie énergétique.  

J’ai dit que Paul Vergés est une figure qui parle à toute la gauche française. Je n’ignore rien des polémiques qu’il peut susciter sur place. Il va toujours ainsi d’un personnage au puissant charisme. Mais ce qui compte, par delà nos appréciations sur un homme, c’est aussi ce qu’il apporte au bien de toute la société. Ceux qui ne le voient pas à propos de Paul Vergès passent à côté d’une grande source de l’identité réunionnaise. J’ai dit que je venais vers lui comme vers un « maître à penser ». Cela m’a aussitôt valu quelques ricanements et transcriptions exagérées. Comme on le sait, la scène médiatique ne supporte que l’idolâtrie ou la haine. De cette façon j’ai été affublé, jusque dans les commentaires de ce blog, de « jospinolâtrie » ou de « mitterrandolâtrie », à l’unique motif que je refuse d’entrer dans les bilans univoques et simplistes qui sont faits de l’action de la gauche à ces périodes. Il en va de même ici, à propos de mon attitude respectueuse à l’égard de Paul Vergès.

Comme on ne peut imaginer de motifs plus nobles à un homme politique, il se dit et s’écrit que j’agis par intérêt électoral. Comme s’il y avait besoin de cette preuve pour comprendre qu’en effet je ne suis pas venu ici sans me préoccuper également de préparer aussi efficacement que possible la campagne présidentielle et législative ! Mais je n’ai jamais cru que ce serait une question de marques d’estime faites à l’un ou l’autre. Ni une affaire de séduction. Je suis sans illusion sur les motifs qui conduiront où non le PCR à décider de prendre place ou non dans le rassemblement que propose le Front de Gauche. Le PCR ne se dispose pas en fonction des relations personnelles de son fondateur. D’autre part, j’ai déjà eu un avant-goût de la violence des rejets mutuels qui se cultivent sur place, dans l’autre gauche. Au total, c’est un raisonnement et des programmes qui feront la décision de chacun. Je ne sais pas de quel poids peuvent peser mes arguments et les risques qu’implique le fait de les suivre. Mais j’aurais fait mon devoir. Advienne que pourra.  

J’ai commencé une relation détendue et fraternelle avec Yvan Hoarau le secrétaire de la CGT-R et j’ai l’intention de continuer à le consulter à l’avenir. Car le mouvement social est à l’image de la société réunionnaise. Il en est l’aile marchante très avancée. J’y constate un sens des responsabilités qui rend plus angoissant l’appel qui est adressé à tous ceux qui le consultent. Tous m’ont parlé de l’impasse du modèle social actuel. Tous m’ont parlé d’une société épuisée par la pauvreté et le chômage (presque 50% de la population active est au chômage). La discussion avec les jeunes m’a permis de prendre la mesure des frustrations immenses qui couvent. Personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu ! Le volcan social gronde. Spécialement parmi les jeunes qui sont ici, en proportion, très nombreux et très mal traités. Fou qui l’oublie. 

Mon point de départ ici encore, c’est mon mandat de député européen. Car autant je dis du mal des institutions européennes et de la politique qu’elles mènent autant je suis attaché à exercer mon mandat, dans la vision que je m’en fais, celle d’un représentant du peuple. Il ne s’agit pas seulement d’écouter. Il faut informer. Travail gigantesque. Le pire est que les gens ne croient pas ce qu’on leur apprend. Aussi incroyable que cela paraisse. Dans les discussions et les rencontres, j’ai donc fait revenir cette dimension de la réalité. Il est vrai qu’ici la politique européenne aura des conséquences particulièrement violentes. Si la Réunion est une zone ultra-périphérique de l’Union européenne, le modèle du centre ne varie pas pour autant. Ici comme partout c’est celui du libre-échange et de la concurrence libre et non faussée. Pour la Réunion, cela veut dire la destruction de toute production locale et le retour au modèle de l’économie de comptoir.

La culture de la canne et l’exploitation de ses produits sont menacés de mort par l’organisation communautaire du marché du sucre. Tout le monde devine qu’il va être libéralisé c'est-à-dire ouvert à tous vents.  Non seulement toute l’activité économique qui va avec est menacée mais aussi les 20 % de l’électricité locale produite avec la combustion de la bagasse. Et tout ça pourquoi ? Pour quelques centimes, et même moins, d’économie dans l’agro-alimentaire. Tout cela parce que dans les grands marchandages de l’OMC, cette institution destructrice, les pays européens Allemagne en tête, sont prêts à toutes les concessions à propos des produits agricoles en échange de facilités pour leurs produits industriels. L’Union européenne ce n’est que cela. Mais qui nous oblige à supporter sans broncher la destruction de toutes les opportunités que présente l’existence de la Réunion pour nous, Français et progressistes européens ?

Ce samedi, le PS français organise un rassemblement autour de lui avec les représentants des différents partis progressistes de l'Outre Mer français. Tous auront l'occasion de sentir l'intérêt de se retrouver. Pourquoi ne l'ont-il pas fait de leur propre initiative? J'ironiserai volontiers sur cette assemblée générale autour du suzerain qui dans chaque DOM et chaque TOM dispose d'un détachement local qui a programmé la disparition de tout ce qui l'entoure et qui n'est pas lui. Je ne crois pas que ce soit la meilleure ruse pour contenir les fédérations du PS que de se lier à son candidat à l'élection présidentielle. C'est selon moi un raisonnement à courte vue qui ne tient aucun compte des faits comme ceux que l'on a pu observer aux élections régionales à la Réunion ou aux cantonales dans le Val de Marne. Mais ce n'est pas le plus problématique. J'attends avec intérêt de lire comment le PS va faire croire qu'il concilie son allégeance toujours renouvelée au Traité de Lisbonne et les exigences du développement endogène des "territoires ultra périphériques" de l'union européenne. Le PS de La Réunion a déjà répondu: "le développement endogène est un concept fumeux". C'est noté ! Mais quelle est l'alternative? L'économie de comptoir. C'est le seul avenir européen promis aux DOM et TOM.


216 commentaires à “À la Réunion, l’Europe détruit aussi !”
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  1. jean ai marre dit :

    @ 150 Descartes,

    Je n'oppose rien, je constate, je lis les déclarations des uns et des autres et je dis ce que je vois.
    Il est dommage que tu te serves du post pour en mettre une couche à Laurent.
    Juste une question : quel est le parti qui peut retrouver sa place dans les couches populaires ?
    A part le PG bien sur...

  2. Citoyen dit :

    @Jake
    (...) Face aux moyens et méthodes déployés par ceux d'en face, j'aimerais assez que nos têtes pensantes passent moins de temps à se quereller sur qui sera le chef et nous proposent du concret et du solide pour contre-attaquer. Des idées simples et fortes et des vecteurs de communication qui touchent les masses.

    Pour ceux qui croient que pérorer "révolution" dans les urnes ou dans la rue n'est pas suffisant voir post 65, 69 et 72, pour ceux qui aiment avoir des chefs ou des patrons pour pouvoir réclamer, personne ne peut rien pour vous!

  3. Descartes dit :

    @jean ai marre (#152)

    Je n'oppose rien, je constate, je lis les déclarations des uns et des autres et je dis ce que je vois.

    Si tu ne fais que "constater et lire les déclarations des uns et des autres", tu devrais arriver à la conclusion que l'immense majorité des élus (et la quasi-totalité des élus locaux) soutient la direction du PCF dans sa stratégie de "front". Les rares qui la critiquent - à une ou deux exceptions près - le font en lui reprochant au contraire de n'aller pas assez loin dans cette voie. Alors, présenter la chose comme un conflit entre une direction qui noblement cherche à "renouer avec les classes populaires" et des élus mesquins qui ne songent qu'à leurs mandats me paraît une lourde erreur.

    Les élus veulent la stratégie du FdG. Mais un FdG qui soit une alliance plus ou moins lâche qui ne mette pas en danger leur liberté de négocier localement. En ce, ils sont 100% d'accord avec la direction du PCF (tout simplement parce que ils sont la direction du PCF). La résistance contre la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon ne vient pas des élus, mais des militants qui redoutent l'effet de l'effacement national de leur parti. C'est ce publique, et non pas les élus, qu'il faut convaincre.

    Il est dommage que tu te serves du post pour en mettre une couche à Laurent.

    Je ne fais que "dire ce que je vois", pour reprendre ton expression. Dans toute l'histoire du PCF, Laurent est le seul et unique premier dirigeant qui n'ait jamais travaillé pour un employeur autre que le PCF, et qui n'ait jamais eu d'activité syndicale autre qu'étudiante. Il est aussi le seul et unique à n'avoir jamais détenu (ni même été candidat à) un mandat national. Si tu penses que cela n'est pas significatif, c'est ton droit. Personnellement, je pense au contraire que Laurent est le symbole vivant de ce qu'est devenu le PCF.

  4. Un plaisir de lire ces lignes, on se dit qu'au moins au niveau national il y a du boulot de fait et que ce n'est pas en vain que, seul, je colle et tracte! Et il faut bien ça pour se remonter le moral alors que nous ne sommes pas plus nombreux que les doigts de la main à vouloir localement faire bouger les choses...
    Bon vent donc!

  5. Marc dit :

    142 Cronos
    (hé ! les intellos du blog ! Marc l'ouvrier est maçon, et cela ne l'empêche pas d'avoir un raisonnement juste, lui), c'est la première fois que le sujet du "Tous pourris" est abordé dans le bon sens.

    Merci l'ami de la réponse, je ne suis pas maçon, suis electricien d'équipement, mais peu importe.
    Je renvoie la politesse en ajoutant qu'effectivement je suis un peu déçu de voir que les débats ici sont plutôt intello-politiciens, voire idéologiques que concret sur des sujets qui pourtant sont cruciaux.
    Telle la corruption, avec ses conflits d'intéréts et tout ce qui s'en suit qui n'est pas qu'un vivier pour le FN mais aussi et surtout le premier fléau a la base de tous nos malheurs parce qu'il a fait entrer dans la république une quasi mafia en haut du pouvoir qui a perverti de partout toutes nos institutions.
    Je me demande si beaucoup en sont conscients que c'est le premier fléau à la base de tous nos malheurs, on a pas de république, pas de démocratie, pas de justice sociale ou autres quand on est dirigés par des malhonnétes, des clans d'argent sans scrupules, c'est tellement évident.
    J'essayais juste de savoir si le FdG ou le PG avait des mesures contre ça dans leur programme, j'ai rien trouvé, et pas de réponse ici non plus que j'espérais ce qui m'inquiéte un peu.
    Des fois en lisant je ne peux pas m'empécher de penser aux LO qui parlent toujours des travailleurs mais ne font que de l'idéologie qui ne débouchent toujours à la fin que sur des discours d'intellectuels idéologiques et des engueulades de boutiques.
    Au moins ce que j'aime chez Mélenchon c'est que lui parle clairement avec de vraies propositions.
    Et heureusement parce que ça manquait.
    Pour terminer si quelqu'un peut donc m'indiquer ce qui est concrétement prévu par le FdG ou le PG contre la corruption politique et ses liens etc, ça serait bien aimable, j'en demande pas plus.
    En remerciant par avance.
    Amicalement.
    Marco.

  6. kontarkhosz dit :

    Cronos, nous sommes d'accord sur le constat, et les mesures drastiques qui nous faudra prendre pour dégager cette oligarchie à coup pied dans le cul s'il le faut, mon post était, un peu pessimiste, j'en conviens, mais reflétait ce que tout à chacun ici perçoit et comment va ce "monde". Votre combativité m'a redonné de l'allant et ma détermination est intacte, rassurez vous, ne serait ce que pour fêter avec d'autres la commémoration des insurgés de la Commune de Paris où je serai !

    Bien Fraternellement !

  7. citoyenne21 dit :

    A Cronos (142), votre remarque sur le fait que les intellos viendraient en masse sur ce blog plutôt que les classes populaires ! Oui ça a l'air exact mais pourquoi vouloir faire de la casse d'intellos ? C'est quoi un intello pour vous ? Pour moi c'est quelqu'un qui se cultive souvent par lui-même tout au long de sa vie, quelles que soient ses origines de base et ça tout le monde peut le faire, même l'ouvrier ! Il ne faudrait pas non plus que tout soit à sens unique ! D'accord pour que les politiques viennent à la classe populaire mais la classe populaire doit aussi faire un effort pour s'extirper de sa léthargie ! Combien préfèrent regarder Drucker plutôt que des documentaires historiques/scientifiques ou beaux-arts passant sur des chaines plus culturelles ? Faudrait-il donc avoir honte d'avoir de l'intérêt pour les choses culturelles de nos jours ? Ce n'est pourtant pas ce que préconise Jean-Luc, bien au contraire, lui il vaut que le peuple accède à la culture mais accéder à la culture doit être aussi un acte volontaire ! Ne pas tout attendre des institutions, mais aller de l'avant et combler ses manques, s'intéresser, essayer de comprendre et tant pis si on ne comprend pas tout comme un expert mais au moins chercher à s'améliorer et cela ne viendra pas sans exigence personnelle.

  8. JC dit :

    @ 156 Marc
    Déjà le non cumul des mandats et le fait qu'il soit renouvelable une fois consécutivement. Cela éviterait d'avoir des personnes qui font de la politique un métier.
    Ensuite fiche 1-11 du programme partagé on trouve cela:
    Propositions :
    - les élus devront, à leur entrée en fonction, faire une déclaration d’activité et de fonctions susceptibles de créer un conflit d’intérêt avec le mandat public exercé ; l’absence de déclaration sera sanctionnée
    - suspension automatique du mandat d’un élu condamné pour corruption en première instance ; déchéance de sa fonction en cas de confirmation en appel, assortie d’une période d’inéligibilité minimale
    - contrôle du passage entre privé et public, notamment pour les dirigeants de grandes entreprises qui risquent d’utiliser l’Etat au service de leur entreprise
    - une loi révisant les régimes d’incompatibilité s’appliquant à l’exercice des fonctions publiques, électives ou non, ainsi qu’aux membres du gouvernement veillera à mieux prévenir en amont l’occurrence d’un conflit d’intérêt (par exemple, un membre du gouvernement ne peut être trésorier d’une organisation politique).

  9. toto dit :

    Pour sourire un peu à propos du mini débat sur la place des intellos sur ce blog.
    D'abord il faut savoir identifier le véritable intello et pour cela il suffit d'un peu de patience. En effet la vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule. Me trompé-je, n'étant pas moi-même intello?

  10. HYBRIS dit :

    Il faut arrêter sur ce blog de faire de la démagogie à deux balles et d’opposer artificiellement ouvriers et intellectuels (ou prétendus tels pour les deux catégories). Ici que je sache chacun peut s’exprimer dans le respect des autres et comme il sait le faire, sans que la forme préjuge du fond.
    Et plutôt que jouer les imprécateurs ou les distributeurs de bons points, certains feraient mieux de s’insérer dans les débats avec un brin de retenue, de sérieux et d’humilité.

  11. saulcy dit :

    J. Luc fait toujours référence dans les débats (encore hier soir où il fut très bon comme d'habitude) à une circulaire du secteur de l'économie sociale qui indiquerait que les salaires ne doivent pas varier au-delà d'un rapport 1 à 5.
    Quelqu'un aurait-il une référence exacte de cette circulaire ?

  12. Aubert Dulac dit :

    jean ai marre (#148)
    A propos du Programme Commun des années 70 : “L'histoire nous a montré que c'est le PS et les radicaux de gauche qui ont délaissé le programme commun., qui représentait tant d'espoir pour ma génération.”

    C'est, comme on dit, plus compliqué que ça, car en quel sens fut-il commun ? En tout cas, la stratégie de l'époque de Mitterrand pour phagocyter le PCF est un fait historique. Mais celui-ci ne peut pas se contenter de prétendre, si je peux me permettre cette expression familière, qu'il “se serait fait baiser”... Déjà la manière de rechercher la signature au sommet, à savoir le double mot d'ordre “pas d'accord partiel sans accord total, et pas d'accord local sans accord national”, posait un problème grave de méthode. Ce n'est pas ainsi que l'on construit avec les gens eux-mêmes !... Lorsque vous dites (# 144) qu'il y a une autre Gauche qui a le même socle de valeurs historique, qui ne va pas vers la Social-démocratie, qui refuse la fatalité, qui ne veut pas " gérer" de la même façon le capitalisme, qui propose de nationaliser le système bancaire, de vouloir l'intérêt général à l'intérêt particulier, et qui veut former un Front de Gauche.”Là encore, je prétends que c'est plus compliqué que ça. Sans la rejeter, je ne me satisfais personnellement pas de la notion d'intérêt général qu'une authentique politique de Gauche se chargerait d'incarner. “L'augmentation du niveau de vue” qui est nécessaire, je préfère dire qu'elle consiste à s'élever au point de vue de l'intérêt commun C'est plus et mieux dire, car cela consiste justement à partir de toutes les “situations particulières”, à partir desquelles peuvent s'inventer des convergences d'action... Mais pour cela, il faut surtout renouer avec l'ambition d'un parti de masse, “sans direction”, c'est-à-dire où le rôle de chacun devient réel... Je renvoie sur ce thème aux travaux de Frédéric Lordon, qui en s'inspirant du concept de... la République, nous soumet l'idée de la chose commune : de “récommune”, qui nous oblige à reprendre les choses, comme on dit, “à la base”...

  13. Jake dit :

    153 Citoyen
    @Jake pour ceux qui aiment avoir des chefs ou des patrons pour pouvoir réclamer, personne ne peut rien pour vous !

    Franchement, ce genre de réponse me dégoûte.
    1. Je n'ai besoin de personne. Je suis mon propre chef et je peux très bien vivre de longues années encore en me foutant royalement de la révolution citoyenne.
    2. Si je m'y intéresse, c'est pour les autres.
    3. Pourquoi avoir des "leaders" politiques qui réclament le pouvoir à cor et à cri si nous ne pouvons pas compter sur eux pour organiser les choses. Je veux bien gueuler seul dans ma rue mais le résultat ne sera pas terrible....
    4. Vous pouvez tous vous exciter les uns les autres sur ce blog que cela ne fera rien avancer.

    adios

  14. citoyenne21 dit :

    La vidéo de l'émission face aux français d'hier est disponible ici (très bonne prestation de Jean-Luc, je me suis régalée) : Jean-Luc Mélenchon, émission face aux français du 27 avril 2011

  15. Aubert Dulac dit :

    Cher Jake, le seul “vecteur de communication qui touche les masses”, c'est à mon avis l'idée d'un parti de masse... sans chefs, où personne ne puisse dire à priori qu'il est de ceux qui “ne savent pas faire”, face à ceux qui sauraient. Par ailleurs, je ne crois pas que l'on ne milite que pour les autres.

  16. jean ai marre dit :

    @ 154 Descartes
    Si tu penses que cela n'est pas significatif, c'est ton droit. Personnellement, je pense au contraire que Laurent est le symbole vivant de ce qu'est devenu le PCF.

    Je n'oppose pas les élus du PC avec les dirigeants, je crois que tu l'as bien compris.
    Je suis surpris pour ton accolade à Laurent.
    Comment ce fait il que les élus aient voté Laurent ? si celui ci n'est pas le représentant que le parti mérite d'avoir en cohérence avec les stratégies des élus ?
    Quand au fait qu'il n'est jamais travaillé, on commence à s'y habituer.
    Chatel est bien le ministre de l'Education Nationale et son expérience est où ?
    Je ne suis pas étonné par ce que tu dis :tu devrais arriver à la conclusion que l'immense majorité des élus (et la quasi-totalité des élus locaux) soutient la direction du PCF dans sa stratégie de "front".
    A mon avis c'est de la stratégie électorale. "Tout, pourvu que nous soyons élus !"
    Dommage que tu ne répondes pas à ma question sur l'audience du PC sur les couches populaires.

  17. Marc Archent dit :

    Il est quelques fois difficile de garder l'espoir et donc l'énergie pour faire vaincre nos idées. La tâche semble tellement immense. Lorsque je discute autour de moi j'entends et je sens tellement de méconnaissance, de désintérêt, de fatalisme, d'iniquité, de parti pris, de peur irrationnelle par rapport à nos (FdG) positions et propositions. C'est décourageant. La guerre contre la désinformation me semble très difficile à gagner (pour toutes les raisons cent fois invoquées sur ce blog même).

    Heureusement, je lis régulièrement les billets de Jean-Luc Mélenchon sur ce blog et les échanges qu'ils suscitent. Cela me permet de me ressourcer. Les lectures aussi, bien sûr. Pour ceux qui ne le connaissaient pas (dont je faisais partie), voici un petit roman écrit en 1935 qui redonne la rage de se battre: Le cheval de Troie de Paul Nizan. Quand on pense que peu de temps après l'écriture de ce roman, arrivait le Front Populaire, cela redonne espoir dans la lutte.

  18. Descartes dit :

    @jean ai marre (#168)

    Je n'oppose pas les élus du PC avec les dirigeants, je crois que tu l'as bien compris.

    Non, je ne l'ai pas compris. Ce que j'ai compris, c'est que tu fais une différence entre les élus, qui se méfient de la stratégie du FdG parce qu'ils craignent pour leurs sièges, et "la direction" qui elle lui est favorable parce qu'elle a une stratégie de "renouer avec les couches populaires". L'opposition me paraît évidente.

    Comment ce fait il que les élus aient voté Laurent ?, si celui ci n'est pas le représentant que le parti mérite d'avoir en cohérence avec les stratégies des Elus ?

    Parce que les élus craignent par dessus tout une direction nationale forte, qui pourrait leur imposer leurs alliances. Un secrétaire national faible est pour eux l'idéal: tu t'imagines un instant Pierre Laurent sanctionnant tel ou tel "baron" local ou lui imposant une stratégie d'alliances ? Je ne sais pas si Laurent est "le représentant que le Parti mérite", mais il est certainement celui que les élus ont voulu.

    Quand au fait qu'il n'est jamais travaillé, on commence à s'y habituer. Chatel est bien le ministre de l'Education Nationale et son expérience est où ?

    Tout à fait. Nous sommes donc d'accord que Laurent est à peu près aussi légitime à sa place que Chatel à la sienne ?

    Dommage que tu ne répondes pas à ma question sur l'audience du PC sur les couches populaires.

    Quelle question ? Tu avais écrit: "Juste une question : quel est le parti qui peut retrouver sa place dans les couches populaires ? A part le PG bien sur...". Je ne vois pas de question sur "l'audience du PC" là dedans...

    Pour répondre à ta question: le parti qui peut retrouver sa place dans les couches populaires sera celui qui acceptera finalement de prendre en compte leurs problèmes et proposera un projet crédible. Aujourd'hui, personne dans la "gauche radicale" n'est en mesure de le faire.

  19. Citoyen dit :

    @ Solcy (163)
    L’agrément « entreprise solidaire »
    L’article 19 de la loi sur l’épargne salariale du 19 février 2001 régit le label « entreprise solidaire » défini par les structures qui ne sont pas cotées sur les marchés financiers et qui respectent au moins une des deux conditions suivantes :

    * première condition : au moins un tiers de l’effectif de l’entreprise est en contrat emploi-jeune, handicapé, anciennement bénéficiaire des minima sociaux ;
    * seconde condition : l’entreprise respecte deux conditions portant à la fois sur la nature juridique de l’entreprise et sur le niveau des rémunérations :
    1. nature juridique de l’entreprise : il s’agit d’une entreprise (association, coopérative, mutuelle, institution de prévoyance, société,...) dont les dirigeants sont élus directement ou indirectement par les salariés, les adhérents ou les sociétaires,
    2. niveau de rémunération : pour les entreprises comptant de un à dix neuf salariés, adhérents ou sociétaires, le dirigeant ne doit pas percevoir une rémunération excédant quatre fois le SMIC. Pour les entreprises comptant au moins vingt salariés, adhérents ou sociétaires : la condition énoncée ci-dessus doit être satisfaite par dix-neuf salariés, adhérents ou sociétaires et aucune rémunération ne doit être supérieure à huit fois le SMIC.

    @ Jake: celui qui croit n'avoir besoin de personne pour vivre est de mauvaise foi, surtout lorsqu'il écrit ça avec un ordi qu'il est incapable de fabriquer tout seul...nous sommes tous interdépendants

  20. Marc dit :

    159 JC
    Déjà le non cumul des mandats et le fait qu'il soit renouvelable une fois consécutivement. Cela éviterait d'avoir des personnes qui font de la politique un métier. Ensuite fiche 1-11 du programme partagé on trouve cela:

    Merci grace à ça j'ai trouvé ce fameux programme partagé sur le blog du PG.
    En plus on peut contribuer de ce que j'ai compris, c'est génial.
    Merci encore.

  21. numero ouno dit :

    Jean-Luc Mélenchon veut-il faire gagner l'autre gauche? Il ne fait pas campagne pour être président de tous les français. Son discours ne s'adresse qu'à son camp, il veut convaincre les PC, les socialistes pas encore socio-démocrates, les verts pas encore europécologisés, et les npistes de voter FG. Pour cela il tape sur DSK, ne condamne pas Cuba, affiche sa sympathie pour le petit facteur etc. Mais il ne s'adresse pas aux ouvriers abstentionnistes et encore moins à ceux qui votent Le Pen pour lesquels il affiche un mépris ridicule. Je veux croire que c'est une stratégie de campagne et qu'il espère souder son camp avant de convaincre tous les français. La délinquance est un sujet important, il n'a que des solutions à long terme (hausse de l'emploi etc) mais les ouvriers veulent des réponses immédiates car ce fléau est quotidien. Pourtant il y a du biscuit quand on voit les CRS se mettre en maladie ou en grève de la faim, à Grenoble les policiers n'ont qu'une voiture qui roule, Sarko sabre les effectifs etc. C'est ça aussi la casse du service public. Pour preuve Sarko crée des milices privées. Si Jean-Luc Mélenchon avait le courage d'annoncer plus de policiers de proximité, sur le terrain, et non à faire du chiffre en verbalisant les citoyens comme le veulent les consignes de l'Elysée, il ne serait pas à 2% d'intention de vote chez les ouvriers. De plus les policiers sont des travailleurs comme les autres, qui souffrent peut-être même plus, leur taux de suicide en témoigne. Mais il ne voulait pas déplaire aux bien pensants qui ne voient le monde qu'à travers leur idéologie, la délinquance est la faute du capitalisme, oui en partie, et alors? Que fait-on en attendant d'avoir fini de le détruire? Cette gauche me fait penser à Chavez qui ne voit le conflit libyen qu'avec ses oeillères : c'est la faute de l'empire US. Tout cela, Jean-Luc Mélenchon l'a entendu mais n'en tient pas compte. Etre une tête dure c'est bien, mais on est sourd aux avis différents.

  22. Cronos dit :

    @ Marc tout d'abord, excusez moi, j'aurais du dire "du bâtiment" ce que vous avez dit vous même, "mea culpa".

    @ aux autres intellos ou pas, je ne vois pas où et quand j'ai quantifié d'une manière ou d'une autre la présence d'une catégorie quelconque de commentateurs de ce blog, ce n'est pas mon problème, et je m'en fous, par contre que l'on repeigne la girafe dans tous les sens là ça commence à me gêner, et c'est le fait souvent répété de certains sur ce blog, c'est dans ce sens que je les ai interpellés, si je m'en souviens bien c'est dans un commentaire intitulé "Basta les sondages" ; maintenant, si j'ai offusqué de prudes oreilles c'est que je ne dois pas être loin de la vérité.

    @ citoyenne21 #158

    Dites moi chère madame dans lequel de mes propos vous m'entendez casser de l'intello, des affirmations pareilles me discréditent immanquablement dans cette communauté où effectivement j'ai beaucoup de mal à m'exprimer et surtout à me faire comprendre.

    Quant à l'intelligence que vous semblez confondre avec la culture ou le savoir du livre, elle n'est certainement pas l'apanage des intellectuels(les), tout à chacun(e) en possède une, sans oublier celle du cœur.

    Puisque vous me posez la question, à savoir ce qu'est un intellectuel, pour moi de manière basique c'est une personne qui a pour fonction de manier cérébralement des concepts abstraits qui peuvent être aussi culturels, mais qui surtout utilise pour ce faire un savoir livresque plus ou moins bien acquis, car il y a bien sûr divers degrés dans l'intelligence humaine, tout le monde ne s'appelle pas Claude Levi-strauss ou Albert Einstein.

    Quelqu'un qui se cultive n'a rien à voir avec l'intellectualisme, il se cultive voilà tout !… et les manuels ou ouvriers ne sont bien évidemment pas interdit de culture, et vous seriez étonnée d'en entendre certains vous déclamer des poèmes ou vous interpréter de la musique de chambre de Saint-Saëns ou des concerto de Vivaldi.

  23. France Espérance dit :

    Le 21ème siècle, 2012, c'est la possibilité de corriger une bonne fois pour toutes ce genre de discriminations, ramener la dignité là ou elle devrait se trouver, ré-équilibrer progrès économique et progrès social qui devraient être indissociables. Personnes ne peut, consciemment, être laissé sur le bord du chemin. Ni pour le logement, ni pour le travail. Si le travail disponible ne permet pas d'offrir un emploi à chacun, alors il faut reconnaitre l'évidence et l'utopie de cette fausse religion. Ce que nous offre la société aujourd'hui, c'est un miroir aux alouettes, un brouillard épais de contradictions pour mieux nous diviser.
    Comme pour les enfants... Pour contenir nos ardeurs, la société entretient nos frustrations et surtout, nos dirigeants nous font croire que notre modèle d'organisation est l'aboutissement d'un travail de réflexion acharné qui s'opère au cours de réunions où la matière grise serait mise au service de l'amélioration et de l'épanouissement de la France.
    Hors, nous savons qu'il n'en est rien. Ces réunions consistent en quelques ajustements âprement négociés où les sociétés du CAC40 et les groupes financiers décident de la fiscalité à mener dans notre pays. Ce nerf de la guerre, immortalisé, qui semble non réformable, placé entre les mains de quelques individus, leur assure, à juste dose, prédominance et performance. Et pour nous qui réglons les factures dont ils ne veulent pas s’acquitter, pas d'éclaircie. Trop de taxes nous révolteraient (ou devraient), pas assez et nous nous émanciperions au point, certainement, de peser réellement dans le discours politique.
    Mais attention !
    Comme disait Balavoine face à Mitterrand : "... le désespoir est mobilisateur, est que lorsqu'il devient mobilisateur il est dangereux..."
    On constate que depuis, rien a changé.
    Peut-on encore changer de politique, exercer cette refonte du système.
    Nous osons espérer que oui... avant d'être entrainé dans le désespoir.

  24. Alin dit :

    @ Webmestre: Pourquoi avez-vous supprimé mon dernier message adressé à JLM? Il était hors-sujet? Il posait un problème quelconque? J'ai abordé un sujet que j'aurais du aborder par e-mail et non sur la "place publique"? Franchement, ça devient pénible de poster des commentaires en se demandant - au moment où je clique sur "valider" - s'il reste ou s'il sera supprimé...
    Merci pour votre réponse.

    [Edit webmestre : En effet, vous étiez complètement hors sujet. Et en effet encore, vous devez transmettre ce genre d'élucubrations (excusez le terme, mais le rapport entre les départements d'outremer et les logiciels libres me parait quelque peu abstrus) par le formulaire de contact. "S'adresser à JLM" comme vous le dites, par le biais des commentaires de ce blog est la meilleure façon de ne pas s'adresser à lui...]

  25. Rachel dit :

    @numero ouno : et vous, vous êtes manifestement sourd aux discours de Jean-Luc Mélenchon que vous ne voyez qu'à travers des portraits trompeurs qu'on fait de lui, et mal renseigné sur le Parti de Gauche. Quand on ne connait pas ce qu'on critique, c'est sûr que c'est mal parti ! Vous dites par exemple que Jean-Luc Mélenchon ne s'adresse pas aux électeurs potentiels du FN. Que pensez-vous qu'il a fait quand il a débattu avec Marine Le Pen ? Il combat les discours du FN par la raison, et s'adresse ainsi à ses électeurs potentiels. S'adresser à des électeurs potentiels ne veut pas dire les brosser dans le sens du poil ou leur dire ce qu'ils veulent entendre, bref : faire du populisme, c'est à dire "flatter les bas instincts du peuple". Il s'agit d'argumenter, et si la vérité ne plaît pas à des gens, que pouvons-nous y faire ? Vous dites : "les ouvriers" (Ah bon ? Tous ? Qui sont-ils ? Comment le savez-vous ?) veulent des "solutions immédiates" (?!) contre la délinquance ! Désolée, mais il n'existe pas de solutions "immédiates". Que voulez-vous ? Des rafles de jeunes hommes choisis en fonction de leur peau plus basanée que celle de Mme Le Pen ? Vous dites que le PG ne propose pas de développer la police de proximité, mais qui dénonce sans arrêt la casse des services publics ? Et vous pensez réellement qu'augmenter les effectifs de police constitue une "solution immédiate" ? La lutte contre la délinquance est un tout et commence d'abord par l'éradication de la précarité et l'éducation républicaine. C'est un processus complexe. Il faut nous écouter un peu mieux et se servir de sa raison.

  26. citoyenne21 dit :

    A Cronos (174) : j'ai dû mal me faire comprendre et je vous prie de m'excuser ! Je disais juste que certains et certaines, quel que soit leur niveau d'étude ou diplômes se complaisaient à vivre au ras des pâquerettes. Partant du fait qu'ils n'ont pas eu accès à la culture étant mômes de par la situation de leurs parents, ils considèrent donc que c'est trop tard pour eux et que la culture c'est pour les autres ! et ça je ne supporte pas ce défaitisme ! je pense que tout le monde peut de par lui-même se cultiver, qu'importe les failles de départ ! où ai-je dis que les ouvriers étaient des imbéciles ? vous voulez savoir, j'ai le cas dans ma propre famille : j'essaie de convertir à la culture politique certains membres de ma famille mais quelle n'est pas ma déception à chaque fois de constater qu'untel préfère jouer aux jeux vidéo ou regarder des émissions peu enrichissantes intellectuellement plutôt que d'aller sur le net consulter les blogs comme celui-là ! untel se plaint de ne pas savoir pour qui voter en 2012 trouvant comme excuse que la politique ne vient pas à eux alors qui lui arcuit dans le bec..qu'ils leur suffirait de s'intéresser d'eux-mêmes un tout petit peu à la politique ! Ce que je ne supporte pas c'est le fait de se plaindre de n'avoir pas accès à l'information alors qu'elle est disponible en cherchant bien et avec un peu de bonne volonté ! elle est disponible en vrac, certes il faut faire un tri mais celui qui ne veut pas rester ignorant peut tout de même trouver quelques réponses si il s'en donne la peine ! or, je constate que la peine, ils ne se la donnent pas pour la plupart, c'est récréation à tous les étages ! alors oui il y a bien sur des ouvriers qui font de la poésie, qui peignent et qui se cultivent tout comme il y a des fils de bourges qui vivotent grâce au fric des parents mais c'est plus préjudiciable pour l'ouvrier de ne pas s'impliquer citoyennement car sa qualité de vie en dépend, le fils de bourges a tout cuit...

  27. Rachel dit :

    À propos de l'émission Face aux Français d'hier soir : contrairement à citoyenne21, je ne me suis pas régalée, mais alors pas régalée du tout ! C'était tellement pénible à regarder, tellement surréaliste, pathétique, nauséabond. J'en tremblais presque de dégoût... La tête de la militante de Greenpeace illustrait parfois ce que je ressentais. Si j'avais été sur le plateau, j'aurais foutu le bordel. Ces gens sont des fous, des gamins, des criminels, des irresponsables. Le patron de Total qui raconte sa vie, parle de sa moustache, le présentateur larbin suit son fil, et on rigole, on applaudit, on est tous si sympathiques, et Jean-Luc Mélenchon qui apparaît à minuit et demi (j'avais un de ces maux de crâne qui n'a rien arrangé) et qui n'a bien sûr pas le temps d'expliquer quoique ce soit face à ces fous. Comment leur faire comprendre la moindre chose ? ll faudrait tout reprendre à zéro ! Qu'est-ce que le capitalisme ? Le productivisme ? Le changement climatique ? La pollution ? Le pétrole ? La république ? À un moment il aurait même fallu expliquer à Beigbeder ce qu'est la vie. Ou plutôt, ce qu'elle devrait être. Tous des fous.

  28. citoyenne21 dit :

    A Rachel (179) : quand je dis que je me suis régalée, ce n'est pas par rapport aux autres pignoufs (désolée webmestre, je ne peux pas mieux dire pour les qualifier) mais par rapport à la façon qu'à Jean-Luc de les révéler au grand jour dans leur médiocrité la plus absolue ! Vous avez vu ça comme ils ne veulent pas que ca change, que ce soit réglementé, ils veulent continuer à faire ce qu'ils veulent de leurs bénéfices ! Et l'autre qui ne veut pas qu'on emploie le terme de goinfre ! Moi j'ai ri à plusieurs reprises grâce à Jean-Luc et pour moi c'est tout bénéfice parce qu'avant qu'il intervienne, je commençais à salement piquer du nez ! J'imagine que pour Jean-Luc, cela doit être très dur de devoir jongler pour pouvoir en dire suffisamment et se faire comprendre au maximum mais en même temps, c'est un sacré défi pour lui ! C'est même plus excitant quand la partie n'est pas gagnée d'avance selon moi !

    [Edit webmestre : "pignouf" me semble du même ordre que "gugusse". On reste dans le domaine de la simple dérision, bien loin de l'insulte, nonobstant le fait que c'en sont probablement...]

  29. Descartes dit :

    @Rachel (#177)

    Vous dites par exemple que Jean-Luc Mélenchon ne s'adresse pas aux électeurs potentiels du FN. Que pensez-vous qu'il a fait quand il a débattu avec Marine Le Pen ? Il combat les discours du FN par la raison, et s'adresse ainsi à ses électeurs potentiels.

    Non, et c'est bien là le problème: quand il a débattu avec MLP, Jean-Luc n'a fait que ressortir un discours qui n'est "entendable" que par un électorat qui lui est déjà acquis. Ainsi par exemple sur la régularisation des sans papiers, il en a parlé comme s'il s'agissait d'une évidence qui n'a pas besoin de justification. Or, cela n'est évident que pour ceux qui sont déjà acquis à l'idée. Pour les autres, et notamment pour un électorat populaire qui voit ses conditions de vie se dégrader, il faut démontrer, avec raisonnement et chiffres à l'appui, quelles seront les conséquences et le coût de cette mesure pour eux. Ce serait ça, "combattre le discours du FN avec la raison". Malheureusement, Jean-Luc ne le fait pas. Et il ne le fait pas parce qu'il n'a pas un projet réaliste et crédible à défendre.

    S'adresser à des électeurs potentiels ne veut pas dire les brosser dans le sens du poil ou leur dire ce qu'ils veulent entendre,

    Tout à fait. Mais cela veut dire à minima adresser les problèmes qu'ils se posent et leur parler un langage qu'ils puissent entendre. Lorsqu'on affirme contre toute évidence que "l'immigration ce n'est pas le problème", lorsqu'on explique qu'il faut conserver l'Euro parce grâce à lui on aura un "SMIC européen", on ne peut pas leur reprocher de rester légèrement incrédules.

    On verra ce que dira le "programme partagé" sur ces question. Peut-être contiendra-t-il des propositions réalistes et chiffrées qui permettront justement de s'adresser à l'électorat populaire. On peut toujours rêver...

  30. Hold-up dit :

    J'écoute en ce moment l'émission " Face aux français " - Quel écœurement de voir ce pauvre Guillaume Durand, larbin de chez larbin, couper la parole à celles ou ceux qui ne l'ont jamais comme la militante CGT pour la redonner au patron de Total qui a déjà eu une heure d'émission comme un prince d'Arabie Saoudite (!). Hallucinant. Mention spéciale aussi à Charles Beigbeder pour le prix de l'hypocrisie et du paternalisme puant. Comment ne pas comprendre le combat mené par le Parti de Gauche en général et par Jean-Luc Mélenchon en particulier contre cette aristocratie médiatique complètement vassalisée, véritable protectorat idéologique vis à vis de leurs suzerains respectifs. Certains " journalistes" ne méritent plus d'être appeler comme ça, on devrait les appeler des "rampants". Une heure et demi consacrée à la nouvelle monarchie capitalistique, incroyable. M. Mélenchon a raison de taper directement comme il le fait avec un argumentaire acéré, pointu, vérifié et ouvert sur "l'intérêt général "en rappelant que l'intérêt général garantie directement l'intérêt personnel par voie de conséquence. La paupérisation va de paire avec la dépossession du service public et des droits afférents. Le fait que les entreprises comme Total ne paient pas d'impôts en France est un autre scandale. La tête du seigneur Christophe de Margerie à la fin de l'émission n'était pas la même qu'avant...Vous aurez remarqué aussi le dispositif de " la claque " dans cette émission - Inviter les étudiants de la "managment school" pour applaudir certains invités et pas d'autres, ce n'est évidemment pas innocent. Pourquoi M.Durand n'a t-il pas invité dans le public de plateau les citoyens bénéficiaires des " restaurants du cœur " ou ceux du RSA ?

  31. citoyenne21 dit :

    Suite de mon message 178 : je disais donc que le fils de bourges, qu'importe sa médiocrité, papa et maman seront toujours derrière pour lui permettre d'accéder à un poste bien placé et il n'aura donc aucune effort à faire dans sa vie pour obtenir ce qu'il aura d'office, le mérite n'y ayant pas sa place ! le fils d'ouvrier lui, pour espérer s'en sortir si il n'a pas de génie particulier, n'a pas d'autres choix que d'essayer de s'élever intellectuellement et à essayer de comprendre la société dans laquelle il vit et donc à s'impliquer citoyennement pour ne pas continuer à se laisser manipuler comme un toutou par les puissants, qui ont tout intérêt à ce qu'il reste dans son inculture afin qu'il n'ait jamais l'idée de réclamer son dû ! combien vont être là à mater le mariage princier et à se pâmer devant un carrosse au lieu d'occuper leurs pensées à des occupations plus intéressantes ? C est ça qui m'agace, c'est de se contenter de peu et de penser que de toute façon on ne mérite pas mieux ! de penser que le riche est riche parce qu'il le vaut bien et que le pauvre l'est par fatalité et qu'on n'y peut rien changer...j'en ai marre d'entendre ça car on sait tous ici que ca pourrait changer..... encore faut-il y mettre du sien et je n'ai pas l'impression que la majorité des gens ont envie de prendre le taureau par les cornes....

  32. saulcy dit :

    à Citoyen (171)
    merci de tes renseignements.Ce que tu évoques renvoie comme tu l'indiques à la loi du 19 février 2001 sur l'épargne salariale. Mais cela ne me semble pas correspondre à ce que dit Jean Luc qui parle de "circulaire et d'un rapport salarié-dirigeant de 1 à 5"

  33. jean ai marre dit :

    @ 183 citoyenne21
    je n'ai pas l'impression que la majorité des gens ont envie de prendre le taureau par les cornes....

    Votre expression est très représentative, de ce que nous observons.
    Pour prendre le taureau par les cornes il faut être certains de sa propre force par rapport à celle du taureau..
    Regardez : en Lybie, Surie, Yemen, Algérie, etc...

    Il y a ceux qui amènent le taureau où ils veulent. Par exemple si vous allez en en Camargue, vous verrez le manadier qui au lieu de se mettre face au taureau, se met dans sa course et ainsi peut l'amener dans la direction qu'il souhaite.
    Cette métaphore s'applique à ce que vous décrivez fort bien et qui vous met en colère.

  34. Citoyen93 dit :

    @Jean-Luc Mélenchon

    il y a 140 ans, le Conseil de la Commune de Paris, élu au suffrage universel direct, décidait la réquisition immédiate des logements vacants pour les démunis. Et une foule d'actions politiques en faveur des droits universels pendant 70 jours d'une activité politique dont nous n'avons plus connu depuis lors un rythme et une ampleur comparable. La Commune de Paris, dont Marx disait qu'elle était la "première révolution prolétarienne autonome" a été à la source, objective, matérielle, sans être idéalisée ou analysée sans nuance, de tout ce que la gauche a compée de tendances et de convictions.

    Vous même vous y faisiez référence lors du congrès fondateur du Parti de Gauche, nous sommes les héritiers des communards et de Louise Michel disiez-vous. L'importance de cet évènement est proportionnelle à celle de la propagande contre-révolutionnaire qui l'a depuis toujours salie, étouffée, niée. Nous sommes débarrassés des royalistes, mais la Commune de Paris continue d'être privée de toute commémoration officielle, tout juste évoquée dans les manuels scolaires. A l'école publique, nos enfants en apprennent plus sur la bataille d'Austerlitz que sur la Commune de Paris. Pas de commémoration pour les 20 000 à 30 000 victimes de la répression versaillaise, aucun monument à ces morts pour la liberté et la cause du peuple, rien sur les autres Communes qui se sont déclenchées à Lyon, Marseille, Toulouse et ailleurs.

    Tous ces mouvements imprévus et libérateurs dont les tunisiens, égyptiens et autres sont devenus les derniers héritiers, avec les mêmes espoirs et les mêmes craintes aussi pour l'avenir.

    Evidemment je dis ça dans l'espoir que la commémoration actuelle dépasse le cercle confidentiel de quelques militants, "amis de la commune", mais trouve aussi un écho auprès de vous, et lors de vos prochains discours.

  35. Inquiet dit :

    Rachel (#177) a dit : "Vous dites : "les ouvriers" [...] veulent des "solutions immédiates" (? !) contre la délinquance ! Désolée, mais il n'existe pas de solutions "immédiates"."

    Les politiques qui disent ça sont ceux qui ne comptent rien faire et veulent laisser pourrir la situation indéfiniment dans un but qui m'échappe. Bien sûr qu'il y a des solutions immédiates, au moins pour réduire efficacement les nuisances : présence policière. C'est ce que la population demande. On la voit maintenant applaudir la police quand celle-ci vient arrêter les dealers. Et certains citoyens "d'origine immigrée" commence à assumer le vote FN essentiellement pour ce problème de délinquance (et aussi contre l'immigration incontrôlée mais ça, c'est peut-être très difficile à comprendre pour certaines personnes de gauche, notamment sur ce blog).

    "Que voulez-vous ? Des rafles de jeunes hommes choisis en fonction de leur peau plus basanée que celle de Mme Le Pen ?"

    Non, ça c'est n'importe quoi. Mais les délinquants sont connus de la police. Il suffit de leur mettre une pression constante afin que le mec sache qu'il n'a plus que le choix d'arrêter de nuire à ses contemporains. Ce sera très pédagogique pour les plus jeunes qui suivent un mauvais exemple. Cibler donc, sur le casier judiciaire et non sur la couleur de peau.

    "La lutte contre la délinquance est un tout et commence d'abord par l'éradication de la précarité et l'éducation républicaine."

    Non. Prenons les délinquants d'en haut (financiers, prédateurs capitalistes de tout poil, etc...) Ils n'ont pas de problème de précarité mais surement des problèmes de mentalité républicaine. Pensez-vous que c'est en leur faisant la leçon (en moralisant) qu'ils arrêteront leurs prédations ? La gauche passe son temps depuis des années à dire le contraire, à réclamer des sanctions parce que ce sera la seule manière de les ramener à l'ordre. Et elle a raison. Pour les...

  36. Rachel dit :

    @Inquiet : wow. Si les délinquants sont connus de la police, la police les arrête. C'est d'un niveau. À moins que vous n'entendiez par "délinquants" des anciens, voire futurs délinquants ? Vous êtes au courant des droits de l'homme et de la justice républicaine ? Ce que vous écrivez est tellement taré que ça me fout la gerbe : "Il suffit de leur mettre une pression constante afin que le mec sache qu'il n'a plus que le choix d'arrêter de nuire à ses contemporains. Ce sera très pédagogique pour les plus jeunes qui suivent un mauvais exemple. Cibler donc, sur le casier judiciaire et non sur la couleur de peau." Une pression constante sur des anciens délinquants, c'est ça ? Ça veut dire quoi au juste ? Ce sera pédagogique ? De leur foutre des flics au cul ? Vous délirez mon pauvre. Vous pensez que l'éradication de la précarité qui est essentiellement à l'origine, oui, oui, de la délinquance - même si en effet, il existe des criminels très riche (votre niveau d'argumentation me sidère) - et l'éducation républicaine équivalent à "faire la leçon" ? Vous savez au juste ce qu'est la précarité ? Vous pensez qu'un délinquant (et je ne parle pas des criminels capitalistes) vole des sacs à main pour le plaisir ? Vous savez au juste ce qu'est l'éducation républicaine ? Vous pensez que ça remplacerait dans mon esprit la justice ? Oui il faut encore des sanctions, des peines, etc. Vous pensez que ce n'est pas le cas aujourd'hui ? J'hallucine.

  37. Aubert Dulac dit :

    Je reviens sur le propos de numero uno (#173). Je ne peux pas accepter cet espèce de jeu de rôles, où vous faîtes des généralités, dans lequel vous avez l'air de maintenir “les ouvriers”, dont à la limite la première caractéristique, dîtes-moi si je me trompe, consisterait à “vouloir des réponses immédiates contre le fléau de la délinquance”. Le but sur ce thème n'est pas d'être électoraliste. Il n'y a pas de réponse courte ou magique à offrir aux abstentionnistes ou à ceux qui votent pour l'extrême-droite. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut, si je puis dire, tortiller du cul dans la manière de leur répondre. “Les ouvriers” dont vous parlez, il faut leur parler franchement, pas les caresser dans le sens du poil. D'autant qu'il faut toujours diagnostiquer derrière le mépris de l'autre le mépris de soi. Il faut prendre au sérieux, dans la crise du Travail, une vraie crise de la virilité.

  38. numero ouno dit :

    à Rachel.
    Face à MLP il a brossé dans le sens du poil les électeurs du FG. Le but de l'opération était de marquer leur différence, pour contredire ceux qui faisaient l'amalgame entre leurs 2 populismes. Ce fut une réussite, les commentateurs soulignant les thèmes qui les opposaient. Dire ce que son auditoire veut entendre n'est pas être populiste c'est être démagogue. MLP l'est quand elle dit que la délinquance est le fait des immigrés et de leurs descendants français, c'est majoritairement vrai sauf qu'elle oublie de dire que c'est car ce sont les plus pauvres des français. Mais Jean-Luc Mélenchon aussi qui oublie de dire que la lutte contre la délinquance passe aussi par une politique de sécurité publique. Il sait que cela déplaît à son électorat, votre réaction en est la preuve. Je dis sécurité et vous entendez rafle, sortez de votre idéologie. Oui plus de policiers diminue la délinquance plus sûrement que des caméras de surveillance. Comme Jean-Luc Mélenchon a confiance dans le savoir faire des traminots pour faire du ferroutage, ayez confiance dans le savoir faire des policiers qui si on leur donne les moyens, peuvent faire diminuer la délinquance. Elle ne disparaîtra pas tant que ses causes économiques existeront, ce qui prendra plusieurs années, mais c'est mieux que rien et les résultats peuvent être rapides. Si l'on peut éviter quelques agressions c'est toujours cela de pris. Ce sont bien les ouvriers, les employés les plus pauvres et les chômeurs qui souffrent le plus des délinquants car ce sont eux qui les côtoient dans leur quartier. Jean-Luc Mélenchon a commencé sa campagne en se démarquant de ses adversaires, c'est ce que conseillent les spécialistes du marketing électoral. C'est un échec car ce sont ceux qui contrôlent les médias qui dictent les thèmes sur lesquels il doit se positionner. Dans ces conditions il ne peut que tomber dans leurs pièges. Ses efforts pour imposer ses propres thèmes ont échoué. Il faut changer de stratégie. Etre aussi pédagogue sur la sécurité et...

  39. Rachel dit :

    @Descartes : sur la régularisation des sans papiers, il en a parlé comme s'il s'agissait d'une évidence qui n'a pas besoin de justification.

    Faux. Il a expliqué en quoi cela mettrait tous les travailleurs au même niveau, et, en passant, ferait respecter les valeurs républicaines en France, ce qui serait cool, quoi, quelque part. Mais bon, c'est vrai que la république, c'est vachement abstrait, comme l'amour, ça ne se chiffre pas. Encore aujourd'hui sur RMC il a expliqué cette mesure.

    Pour les autres, et notamment pour un électorat populaire qui voit ses conditions de vie se dégrader, il faut démontrer, avec raisonnement et chiffres à l'appui, quelles seront les conséquences et le coût de cette mesure pour eux.

    Et faire un exposé de trois heures et demi avec rétro-projecteur un samedi soir à 20h sur TF1.

  40. Descartes dit :

    @Rachel (#188)

    @Inquiet : wow. Si les délinquants sont connus de la police, la police les arrête (...) Vous êtes au courant des droits de l'homme et de la justice républicaine ?

    Moi oui, mais vous, non. Cela vous a peut-être échappé, mais dans un état de droit ou règnent les droits de l'homme et la justice républicaine il ne suffit pas de savoir qui sont les délinquants pour les arrêter. Encore faut-il avoir des preuves acceptables par la justice et des témoins qui acceptent de témoigner devant un tribunal. Vous n'avez de toute évidence la moindre idée des problèmes qu'affrontent aujourd'hui les forces de l'ordre pour combattre la délinquance dans certains quartiers. Délinquance dont d'ailleurs les premiers à en souffrir sont les plus pauvres et les plus précaires.

    "J'allucine"

    C'est pas moi qui ira vous contredire.

    (#191)

    Faux. Il a expliqué en quoi cela mettrait tous les travailleurs au même niveau, et, en passant, ferait respecter les valeurs républicaines en France, ce qui serait cool, quoi, quelque part.

    J'ai l'impression que vous confondez "affirmer" et "expliquer". Et je suis sur que les ouvriers qui voient combien l'immigration fait pression sur leurs salaires (ce n'est pas pour rien que Laurence Parisot est sortie critiquer toute politique restrictive... dis moi qui te défend...) que "c'est cool, quoi, quelque part". Et après on se demande pourquoi l'électorat populaire se tourne vers le FN. Que veux-tu, les ouvriers, ils sont pas "cool".

    "il faut démontrer, avec raisonnement et chiffres à l'appui, quelles seront les conséquences et le coût de cette mesure pour eux". Et faire un exposé de trois heures et demi avec rétro-projecteur un samedi soir à 20h sur TF1.

    S'il le faut. Où alors il faudra renoncer au vote ouvrier. Parce qu'on n'arrivera pas à le reconquérir simplement en lui disant qu'il n'est pas "cool".

  41. Aubert Dulac dit :

    Si l'on veut retracer une perspective, est-ce qu'on peut, comme je l'ai évoqué précédemment (#164 et 167), esquiver la nécessité d'un nouvel “engagement politique” ? Dans le début des années 80, vivant dans une cité populaire confrontée à la drogue, la délinquance (les policiers hésitaient à entrer dans “la cité”)..., la cellule du PCF dont je faisais partie est intervenue en tant que telle, vu sa présence de terrain, et ce dans un autre sens que certains dérapages de l'époque de la direction.. Mais le PCF n'est plus le Parti à vocation de parti de masse qu'il a été... Ce qui reste, c'est que les “positions” les plus perfectionnées du monde, défendues dans les média, ne pourront jamais suffir. Rien ne remplace la présence militante physique. Me dire cela est un vieux réflexe, de quelqu'un dont ce Parti s'est pourtant séparé en 85, lorsque je lis sur ce blog, face à un “sondage” sur les projets de votes populaires, des discussions limite byzantines sur les prestations médiatiques, les défauts, les qualités de positions exprimées par un seul homme...

  42. citoyenne21 dit :

    Le lien de l'interview sur RMC, ce midi : Jean-Luc Mélenchon sur RMC, le 28 avril 2011

  43. Inquiet dit :

    @ Rachel :

    Chère Rachel, votre emportement et votre véhémence révèle un cœur grand et généreux mais je crains que votre révolte ne vous égare. Rien ne sert de sur-jouer l'indignation. Laissons ça aux "miss météo" de Canal plus et conversons, voulez-vous ? :)
    Je pense que la cause de la délinquance actuelle est plus due à la propagande "du ghetto" qui nous est délivrée par les US ennemis qu'à la pauvreté en soi. Et même, j'en suis sûr. Il faut casser la dynamique qui fait qu'un gamin "d'origine immigrée" habitant en "banlieue" pense que son destin est de devenir délinquant parce que c'est "justice". C'est insupportable. Dans tous les sens du terme et pour tout le monde. N'est-ce pas l'intérêt général ? Alors oui, les délinquants officiels, à plein temps, qui ont démontré et démontre encore (pourquoi ne les écoutez-vous pas ?) qu'ils en sont, il faut leur faire comprendre que c'est inadmissible. Justement, pour que les plus jeunes qui les suivent ne fassent pas comme eux. Et qu'on sorte de cette ambiance de m**** qui arrange bien ceux qui nous gouvernent.

    Je ne pense pas qu'un délinquant vole des sacs à main pour le plaisir, mais pour l'argent comme le "criminel capitaliste". La différence entre nos points de vue est que j'ai plutôt tendance à les mettre dans le même panier idéologique. Le fait que l'un ait trop de pognon et l'autre pas assez ne modifie pas beaucoup mon jugement. L'argent n'est pas le repère absolu.

    Je ne sais que répondre de plus à votre commentaire. Vous n'objectez-pas clairement et c'est sujet à interprétation. J'en reste donc là.

    N'hallucinez point, chère Rachel, et veuillez agréer tout ce qui vous fera plaisir.

  44. Alin dit :

    @ Webmestre (176)

    Si c'était pour cause de hors sujet, franchement, la moitié des commentaires postés ici sont hors sujet par rapport aux sujets abordés dans l'article (mais pas hors sujet dans nos luttes et nos idées).

    Vous me confortez (hélas!) dans l'idée que vous auriez pu être un excellent journaliste. Vous partagez avec eux une certaine incapacité de comprendre les liens entre les idées et de saisir les intentions réelles de certaines personnes (comme la dernière fois quand vous m'aviez jeté à la figure l'accusation blessante comme que je venais faire la publicité pour mon blog de rien de tout).

    Non, je ne vous excuse pas le mot "élucubration" car il y a un lien avec l'un des sujets de l'article: l'autonomie, l'indépendance (énergétique, dans l'article). C'est du moins ce que personnellement j'ai lu et interprété et en connaissant les positions de Mélenchon. Oui, j'ai fait le lien, en lisant ce sujet, avec l'autonomie et l'indépendance informatiques (c'est bien la raison pour laquelle je disais "puisque j'y pense").

    J-L Mélenchon, qui se prépare à accéder à la plus haute fonction de l'Etat doit montrer aux français l'intérêt qu'il porte aux divers domaine de la sécurité. Il montre jusque maintenant qu'il traite le sujet avec beaucoup de sérieux (et je suis rassuré). Il traite du sujet de l'autonomie industrielle. Il traite du sujet de l'autonomie du savoir-faire. Il continue le traitement du sujet de l'autonomie en abordant dans cet article le sujet de la sécurité énergétique (qui passe, dans notre optique à gauche, par l'indépendance énergétique). Je lui conseille également de traiter de la sécurité et indépendance informatiques. Il n'y avait pas de hors-sujet, il y avait juste une autre façon de lire le sujet, avec une vue plus globale.

    Je vous salue et merci pour le conseil de le contacter directement par mail.

  45. David dit :

    En parlant du Parlement européen et d'Elie Hoarau, vous avez oublié la session des 23 et 24 avril au Parlement européen, dans la rubrique "Au Parlement européen".
    Pourriez-vous la mettre en ligne, merci !

    Vive Paul Vergès et c'est très regrettable que la droite et le PS locaux cassent le projet de tramway et d'indépendance énergétique.

  46. Aétius dit :

    Bonjour,

    Si tous ceux qui se plaignent jour après jour cessaient de ruminer et mobilisaient leurs pensées et leur intention vers l'action, ils se mettraient sans difficulté à agir, vraiment ! Ils iraient mieux et leur énergie retrouvée se transmettrait à leur entourage ; de proche en proche, on pourrait en changer, des choses !

    Puis-je vous poser trois questions ?
    Et pourriez-vous essayer d'y répondre par des exemples concrets tirés de votre expérience, qui permettront peut-être à ceux qui sont moins déterminés (ou moins imaginatifs) de renforcer leur volonté d'agir pour changer le monde, vraiment ?
    1) Voulez-vous vraiment prendre le pouvoir sur vos vies ? Préférez-vous vous laisser vivre, de plus en plus soumis ?
    2) Etes vous disposé à donner maintenant le coup de collier salvateur ou allez-vous encore longtemps vous laisser étrangler à petit feu ?
    3) Etes-vous vraiment prêts à mettre tous vos actes en accord avec vos idées ?

    Merci.

  47. anne dit :

    Merci pour le lien de l'émission de Rmc et bravo à J.L.M pour la clarté, la conviction et les explications irréfutables proposées aux auditeurs. Le journaliste a été également correct et ce pauvre Durand (à la TV) ne lui a pas atteint aux chevilles. (et ses invités étaient aussi édifiants que Durand !)

  48. jorie dit :

    Pour Descartes et les autres, à propos de la sécurité: il va de soi qu'un état républicain doit défendre la sécurité, or sa meilleure défense, c'est la République. Loin d'approuver le mythe de l'excuse sociale, il faut néanmoins prendre la sécurité par tous les bouts, ce serait stupide de ne pas globaliser ce débat. La criminalité sociale évolue du haut en bas (prédation financière légale d'un côté, criminalité sociale et délinquance de l'autre). Auprès des jeunes, l'éducation est prioritaire. Pour que celle ci fonctionne correctement, il faut éviter les ghettos "sociaux" et par logique économique ces ghettos sociaux deviennent "raciaux". C'est un fait. Le social est donc la charnière. Une idée, pourquoi permet on ces ghettos au nom du "logement social". Pourquoi les logements sociaux sont à la périphérie, alors qu'ils devraient être intégrés aux logements ordinaires ? Il suffit de placer une famille en difficulté au milieu de 4 familles qui ne le sont pas pour permettre une mixité sociale, un mélange des enfants et une émulation éducative et casser les communautés "malveillantes" d'un bord ou de l'autre. Personne n'a besoin de savoir d'où vous venez, et puisqu'on paye des apl ou d'autres aides, autant bannir définitivement ces HLM et simplement soutenir "les gens" au cas par cas, pour les mélanger à d'autres milieux, on mettra ainsi un terme à ces cités qui sont une aberration sociologique. Des sociologues et des urbanistes américains nous avaient prévenu dans les années 70 qu'on allait dans le mur en construisant ces "zones" et qu'on ne s'en sortirait jamais avec ces clivages. Tout part de la jeunesse et de l'enfance. Ils ne doivent pas vivre en permanence dans la violence de cet isolement barbare si l'on veut en faire des citoyens. Enfin, je dirais que l'insécurité dans les banlieues existe, elle est insupportable, la criminalité de haut vol maffieuse existe aussi, mais que tout cela ne représente que 5% des gens qui y habitent...

  49. Descartes dit :

    @jorie (#200)

    La criminalité sociale évolue du haut en bas (prédation financière légale d'un côté, criminalité sociale et délinquance de l'autre).

    Je pense que c'est là que réside en grande partie l'erreur de la "gauche radicale" dans ce domaine. Non, on ne peut pas établir un parallèle entre la "prédation financière légale" et "la délinquance". Tout simplement parce que la première est légale, et la deuxième non.

    Parmi les demandes sociales, l'ordre est certainement l'une des plus profondes et des plus anciennes. Il faut relire Hobbes: depuis le début de la civilisation, l'homme a travaillé à rendre le monde prévisible. Cette prévisibilité est si précieuse que l'ordre le plus injuste est préférable au "combat de tous contre tous". C'est pourquoi, même si la loi est injuste, un acte légal et un acte illégal n'auront jamais le même statut. La "prédation financière légale" n'est pas comparable au trafic de drogue et au vol tout simplement parce que la "prédation financière légale" est prévisible et suit des règles connues à l'avance, et que la délinquance est imprévisible parce qu'elle n'est soumise à aucune règle.

    Si l'on veut travailler sérieusement sur la question de la sécurité, il faut répondre à cette demande d'ordre et de règle. Et si le "social" est un paramètre, ce n'est pas et de loin le paramètre dominant. Le rapport à la règle n'est pas un problème qui touche seulement les pauvres ou les "ghettos", c'est un problème global qui touche toute la société et sur lequel la gauche est restée aux idées angéliques - qui en fait recouvrent l'égoïsme d'un groupe social - de l'idéologie 68. Il se pose au travail, il se pose à l'école, il se pose dans l'espace public et même dans l'espace privé.

  50. Aubert Dulac dit :

    Oui, jorie, la sécurité est à prendre par tous les bouts, en globalisant le débat. Éducation, urbanisme... Jusqu'au thème à assumer d'une société plus belle, où une interaction intervient entre des gens qui se respectent, y compris eux-mêmes, et leur environnement qui lui-même se respecte. Pour commencer, cela suppose d'éviter un certain ton condescendant, comme on l'a précédemment utilisé à l'encontre de la générosité de Rachel. Oui, il faut assumer une idéologie de gauche, sans céder aux intimidations de certains experts en mentalité ouvrière. On parle de l'idéologie de l'excuse, mais pour commencer moi aussi j'hallucine devant des prolos lepénistes ! Leur condition sociale n'est pas une excuse. J'ai vécu récemment des violences au travail, de la part de jeunes collègues, on pourrait dire de la génération Sarkozy, qui sont dans la logique de continuité avec “la vague marine aux reflets marrons”. Il faudrait aussi parler de ce qu'amène comme incivilités prévisibles, pas que dans la rue, le management actuel, qui est une impolitesse idéologique en soi, et qui pousse à la guerre de chacun contre chacun. Quand au débat sur l'idéologie 68, ayons le, mais si possible sans en faire une guerre de tranchées. Il est nécessaire d'y amener un peu de dialectique...


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