12avr 11

Front de Gauche, précarité, Europe nucléaire et révolutions arabes, laïcité

Nous sommes la gauche décomplexée

Ce billet a été lu 22  553 fois.

Cpour-en-finir-avec-le-soleilette fois-ci j’évoque le Conseil national du PCF et celui du Parti de gauche. Je survole. Je parle d’Europe, de laïcité, de précarité. Au fil de la plume, en quelque sorte. Car ce blog n’est pas un organe officiel mais un modeste carnet de route. Rien de plus. De toute façon il faut choisir de quoi j’ai envie de traiter et ce n’est pas le plus simple. Quelle époque passionnante ! Samedi les Islandais ont voté non pour la deuxième fois alors qu’on leur demandait s’ils acceptaient de payer la dette des banques de leur pays ! Ah les braves gens ! Le premier ministre portugais démissionnaire a capitulé et fait entrer le loup européen dans la bergerie pour la punir d’avoir refusé son plan d’austérité ! D’aucuns ont supplié que le FMI ne soit pas admis. « Nein !» ont répondu les Allemands : fromage et dessert pour les banques, et le FMI pour tous. Nicolas Sarkozy a mis en place à coup de missiles Alassane Ouatara et ses mercenaires au pouvoir en Côte d’Ivoire. Les mandats de l’ONU servent-ils dorénavant de chausse pied aux bottes des néocoloniaux ? J’y reviendrai d’autres fois. Cette fois-ci ça me sert juste d’introduction.

Les photo-montages qui illustrent ce billet sont de Arthur Michel. Merci à lui.

C’était une fin de semaine chargée pour deux des trois partis du Front de gauche. Le PCF tenait son conseil national, et le Parti de Gauche de même. L’attention a été retenue par la question de la candidature à l’élection présidentielle. Le fait est que c’est la plus rude des questions à manier pour nous. Mais jina-40e plaide pour que ceux qui s’intéressent à nos travaux regardent sur le site du Parti de Gauche à quoi nous nous sommes occupés. A bien d’autres choses. La vérité est que, pour nous, le choix pour la présidentielle est fait depuis le mois de janvier dernier. Nous avons donc travaillé sur un texte concernant l’Euro, sur une résolution générale sur la situation politique, sur le bilan des élections cantonales et sur la situation internationale. Par exemple. Ces travaux sont destinés à homogénéiser la parole et la pensée du groupe humain que nous formons, venu d’horizons si différents, de cultures si diverses. Car s’il est vrai que notre parti a un certain culte de l’action de terrain, pour autant nous n’avons jamais arrêté de réfléchir. De toutes façons nous y sommes contraints. Le parti n’a que trois ans et seulement huit mille membres. Tout est à faire, tout est en construction.

Mais, bien sûr, le résultat de la délibération du PCF était très attendu. Car contrairement à ce que croient beaucoup d’observateurs superficiels, ce qui est entrepris par notre Front de Gauche est extraordinairement compliqué. Il n’y a pas d’équivalent à gauche. Les autres se chargent seulement de régler leurs problèmes internes. Nous, nous devons le faire aussi,ina-33 comme tout le monde, et en plus nous devons nous accorder à plusieurs partis sur les questions essentielles. Et cet accord ne peut être imposé d’en haut. Pour que la décision finale entraine le plus largement possible, il faut qu’elle ait travaillé son chemin à son rythme. Rappelons qu’il ne s’agit pas de régler une motion de congrès  mais de créer une situation d’intérêt et d’adhésion du plus grand nombre possible de citoyens électeurs dans le pays. Nous travaillons donc sous le regard de tous. Quelle que soit l’issue, il faut donner son avis sans gâcher nos chances. Et le plus rude, pour un militant de bonne volonté, est souvent de se faire une idée précise. On discute. Beaucoup. Donc rien n’est jamais fait d’avance. La conclusion des travaux du PCF n’était nullement fixée à l’avance. Et la suite de la procédure engagée ne l’est pas davantage. De même que la décision de la Gauche Unitaire n’était pas non plus faite d’avance et qu’elle n’a pu être unanime qu’à raison du rythme retenu pour la prendre. Au cas précis de la délibération communiste, il va de soi que l’histoire des deux dernières décennies de politique à gauche ont pesé lourd dans la réflexion des communistes.

Il n’empêche, vaille que vaille, mètre par mètre, la cause avance. Le Front de gauche n’est plus mis en cause dans le PCF sinon à la marge. L’idée de la candidature commune aux législatives et à la présidentielle est acquise dans les trois partis. Ce n’est pas rien. Tous ces acquis simplifient les décisions à prendre parce que celles-ci perdent progressivement la dimension personnelle qu’elles avaient lorsque tout le débat nous était résumé dans la question d’un nom à choisir. L’adoption du document "stratégie", puis le dépôt de documents d’étape sur le programme partagé, l’ouverture de la discussion sur les candidatures aux législatives, cela forme un tout. Il met à sa place ce qui doit encore être fait. Il ne faut pas croire que je ne me rends pas compte des tacles qui me sont faits. A force de répéter des mises en garde sur la personnalisation de l’élection présidentielle, on va finir par devoir en parler aussi aux législatives. Chacun répondra sans doute alors que les candidatures anonymes n’existent pas et que quand elles existent elles ne sont pas considéréesthe-sinnerman comme très performantes. Et l’argument d’après lequel « un élu bien connu » entraine localement, doit peut-être avoir aussi sa signification au plan national. Je sais aussi que pas un d’entre nous n’a jamais parlé d’un dirigeant communiste comme certains d’entre eux parlent de moi. André Gérin s’est distingué à ce sujet par sa vulgarité et agressivité. Mais je le dis assez tranquillement, tout cela n’est rien comparé à l’enjeu de notre réussite commune. Une fois en ordre de marche le Front de Gauche sera attractif dans le peuple profond. Nul ne doit s’arrêter aux pronostics et sondages. La vérité politique est celles des urnes. Personne ne peut croire que les électeurs mentent aux urnes et disent la vérité aux sondeurs. La vérité c’est que nous avons rassemblé dix pour cent des électeurs des cantonales et 250 000 voix de plus qu’aux régionales. C’est notre point de départ pour construire le rapport de force des présidentielles. La vérité c’est que le pays n’en peut plus de la potion libérale et qu’il cherche le moyen d’en finir avec. Et pour cela la vraie partie du choix des alternatives se joue entre le Front National et nous et non entre le PS et l’UMP. La vérité c’est que l’explosion de l’UMP donne à cette prochaine élection une dimension de recomposition politique qui implique tout l’espace politique et donc également la gauche. Mais tout cela a un préalable absolu : l’union du Front de Gauche. Sans cela, il n’y a plus aucun point d’appui. Rien. L’isolement et le témoignage impuissant.   

Quelques manœuvres ont également pesé sur nos débats depuis des semaines. En particulier celles du PS. Depuis des semaines, en effet, il fait circuler des argumentaires de zizanie, repris en boucle par les journalistes socialistes des différentes rédactions. Ainsi de ce mythe de « l’OPA sur le PCF » de Jean-Luc  Mélenchon et ainsi de suite. Il s’agit de créer une ambiance de méfiance. Après quoi viennent les petits jeux venimeux. Le PS fait tout pour choisir ostensiblement ses interlocuteurs au Front de Gauche. Tantôt les communistes sont dorlotés, tantôt les voyous répandent la rumeur que nous sommes déjà en train de négocier les places. Et moi, la mienne, bien sûr. Tout est fait pour empoisonner les relations entre partenaires, et tacher de nous englober dans leurs combines sans principes. Le manque de respect est total, la magouille règne. Bref, ils font tout pour faire éclater notre Front. Leur idée simpliste aux élections cantonales était qu’en isolant le Parti de Gauche et en le maltraitant, mais en cajolant les dirigeants et élus communistes, ils trouveraient la faille. Bien sûr les communistes ont bien vu la manœuvre et ils ont très mal ressenti le mépris que ce positionnement exprime à leur égard. Mais notre meilleur allié pour déjouer ces manœuvres a été l’incroyable avidité des cadres du PS dans les élections cantonales. Ils ont méthodiquement organisé l’agression contre le Front de Gaucheimg_5386, et spécialement contre ses sortants communistes. Leurs paroles mielleuses d’unité ont donc été clairement perçues pour ce qu’elles sont : des trompe l’œil. Qui se fie à eux est perdu, il n’y a pas d’exception à cette règle de la fourberie. Les cantonales l’ont montré. Et tout le monde l’a compris dans les rangs du Front de gauche, à présent. Il en résulte une utile défiance quasi absolue. Le PS ne comprend que les rapports de force. Ils ne faut pas fuir cette réalité mais au contraire l’affronter avec clairvoyance et courage. En faisant de la politique en direction du grand nombre. Discutailler avec le PS n’a pas d’intérêt. Qui les voit adopter devant cent seulement des quatre cents membres du conseil national, à l’unanimité, un texte de programme en retrait sur les précédents, après qu’ait éclaté la plus rude crise du capitalisme depuis un siècle, comprend vite à qui il a à faire. L’abstention est le premier courant du PS et de loin ! La gauche du PS a disparu corps et bien dans le concert des satisfecits mutuels. Elle n’amende plus, ne propose plus. C’est fini. « C’est un bon texte ! » aurait dit Henri Emmanuelli. Les bras m’en tombent. Lisez ma précédente note pour avoir des éléments concrets d’appréciation sur le contenu réel de ce document. C’est donc avec le grand nombre qu’il faut parler de programme et comparer les propositions pour sortir de la situation dans laquelle la droite plonge le pays.

La lutte contre la précarité sera pour moi un enjeu central de l’élection présidentielle. Dans notre équipe d’animation du Parti de Gauche, il avait été décidé que j’en ferai l’axe « social » de mon discours de clôture du congrès au Mans. J’ai déjà pas mal écrit sur ce sujet ici. A la suite de ce choix nous avons demandé à Leila Chaibi de conduire notre action sur le sujet. Elle venait de quitter le NPA et de nous rejoindre, en partie sur l’identification conjointe de cette priorité. Pour elle and-let-us-with-the-american-fat-god-and-his-insatiable-hungerc’était déjà une évidence de longue date compte tenu de son engagement à « l’appel et la pioche ». En fait, c’est elle qui nous inspirait à ce moment sur le thème. Une tribune de Clémentine Autain avait aussi fixé notre attention à la veille de ce congrès.

Mais surtout nous avions réfléchi sur l’urgence à analyser sérieusement la nouvelle donne du rapport de force social qui rend possible l’extension sans fin des normes libérales et de la surexploitation au travail. Dans les thèses du club « La République Sociale » nous faisions valoir que la pauvreté n’était plus la marge du système des relations sociales mais son centre et souvent le moteur de la dynamique des rapports sociaux. Nous avons fait nôtre le vocable de « précariat », pour décrire cette nouvelle catégorie transversale à tous les niveaux de qualification (lire avec ma note sur le thème). C’est essentiel à présent dans le discours du Parti de Gauche. Je ne compte plus le nombre de fois où, moi aussi, j’ai présenté et soutenu l’idée de titulariser tous les intérimaires contraints des fonctions publiques. Ils sont 850 000. Et de fixer un quota de plafond d’embauche de CDD et intérimaires pour toutes les entreprises du secteur privé. Le discours ne suffit pas. Il faut passer bien plus largement à la pratique.  

J’étais dans cet état d’esprit en allant à l’ENS de la rue d’Ulm, que dirige à Paris madame Canto-Sperber. Dans ce haut lieu de l’école républicaine, comment croire que l’on va trouver cette situation. Dix travailleurs précaires de chez précaire. L’une d’entre elles additionne les contrats à durée déterminée depuis dix ans ! Certains n’ont pas duré plus d’un mois ! Et qui couvre ces pratiques ? Qui fait des remarques de caste et de classe à ceux qui argumentent pour améliorer leur quotidien ? Qui refuse toute avancée de la condition de ces gens qui travaillent sans rechigner et assez bien pour être sans cesse réembauchés ? Une directrice qui tient une émission sur l’éthique et signe des tribunes sur ce thème ici et là dans la presse. Duplicité des puissants ! Cruauté de leurs mœurs ! A côté de moi, tandis qu’on cassait la croute ce jour où je faisais une petite visite de solidarité, un gars vraiment bien costaud, grand et bâti comme une armoire à glace. Il me dit d’une petite voix ce qu’est sa vie de précaire à vie. D’abord "j’ai la boule au ventre tous les jours que le chef me dise que c’est fini je ne serai pas repris » « Il vous menace ? » «big-brother-sarko-mini- Non, il me le fait sentir. Si je me plains de quelque chose il me dit que je ne suis pas obligé de rester là ». Ensuite la vie « je n’ai pas de CDI, alors ma demande de logement ce n’est pas possible, ni le prêt à la banque. Mais je viens de me marier, alors c’est dur tout ça ». « Je ne comprends pas. Si je travaille bien pourquoi est-ce que je ne suis pas reconnu ? » Et pour finir, parmi le reste ceci, dit sur le mode de l’évidence résignée. « Le trajet depuis chez moi La Courneuve, c’est long. Et il y a les contrôles à cause des trafics. Parce que moi je suis noir, alors les flics me contrôlent ». Voila, madame, ce qu’est « l’éthique » quotidienne de notre société et des valeurs que vous défendez tous les jours comme libérale.

Je ne vais pas raconter toute cette histoire de ma visite à l’ENS en une seule fois. Il y a longtemps que je n’avais pas eu un contact humain aussi riche que celui-là. Mais je l’évoque pour me situer dans l’univers bien connu de la plupart de ceux qui me lisent. C’est ma façon de justifier que je relaie un appel qui court sur la toile. Il reprend l’esprit de la grande manifestation des précaires qu’ont organisée de la même manière les jeunes Portugais. De retour de cette manifestation, Leila Chaibi nous avait fait une sérieuse description de l’ampleur du mouvement mobilisé de cette façon. Voici venu le tour de ce pays. Je reproduis le texte d’appel.

APPEL DU PISSENLIT « Le samedi 30 avril 2011, comme chaque fin de mois, ça fera déjà dix jours que nous serons à découvert. Nous sommes salarié-e-s au SMIC, en CDD, en intérim, à temps partiel, en Contrat Unique d’Insertion, stagiaires de longue durée à 30% du SMIC, bac + 5 en Service Civique à 540€ par mois, auto-entrepreneurs, pigistes, intermittents, chômeurs en intérim, travailleuses au black au RSA, travailleurs au black, jeunes n’ayant pas droit au RSA, saisonniers, étudiants-salariés…

Nous galérons pour trouver un emploi et un logement, pour payer le loyer. Nous galérons pour remplir le caddie chez ED.
Nous voulons vivre, pas survivre. Nous voulons payer des impôts. Nous voulons payer nos restos, aller au ciné, partir en vacances, arrêter de taxer nos parents, avoir le temps et la place pour élever des enfants, nous doucher avec du gel douche bio, manger du filet de bœuf plutôt que des surgelés, aller chez le dentiste pour retrouver le sourire. Notre précarité est une insulte au passé, alors que nos parents et nos grands-parents ont travaillé pour notre accès à l’éducation, à la sécurité sociale, pour le droit du travail, et pour notre liberté. Privés de stabilité et soumis à la flexibilité, notre avenir est hypothéqué. “C’était mieux Avant”, on finit par le croire.

Parce que nous refusons cette fatalité, nous ne nous laissons pas abattre par ce manque de perspective. Nous sommes des millions ! On se croise tous les jours dans la rue, dans le métro, au boulot, dans les facs, à Pôle Emploi ou à la CAF, ou à l’heure de l’apéro.

Nous sommes éparpillé-e-s et isolé-e-s.

Le samedi 30 avril, rassemblons-nous. A défaut de se payer notre brin de muguet du 1er mai, célébrons le pissenlit pour ne pas le manger par la racine. Avant la fête des travailleurs, retrouvons-nous pour la journée du Pissenlit, fête des précaires. Ce jour là, rendons nos galères visibles. Quelles que soient vos convictions, vos revendications, votre situation, rejoignez nous. En écho à l’énorme mobilisation des précaires portugais le 12 mars, nous vous donnons rendez-vous à Paris tout au long de la rue de Lisbonne, pour un défilé festif, pacifique et non-partisan contre la précarité. Fabriquez pour l’occasion vos propres panneaux, pancartes, banderoles, et inscrivez-y vos coups de gueules et vos messages.

Rendez-vous le samedi 30 avril pour un défilé festif, pacifique et non-partisan !

Carole, 28 ans, salariée depuis 10 ans, au SMIC, encore dépendante de ses parents.
Xavier, 36 ans, chômeur, auto-entrepreneur.
Lily, 25 ans, bac+5, en Service Civique prolongé à 540 euros par mois.
Dimitri, 24 ans, serveur, travaille 50 heures par semaine dont 30 heures non déclarées.
David, 26 ans, chômeur en reconversion professionnelle dans le secteur social.
Nikos, 27 ans, vacataire dans la fonction publique.
»

pour plus d'informations sur cette mobilisation c'est ici.

Les leçons à tirer de la catastrophe nucléaire japonaise étaient au menu du Parlement de Strasbourg jeudi dernier. Il y avait plusieurs résolutions soumises au débat sur ce thème. Mais, ina-20comme souvent, un document de compromis avait aussi été élaboré entre tous les groupes. C’est ce texte qui passa en premier. Je ne dis pas qu’il m’enchantait, ni que je me préparais à le voter en l’état. Notamment parce qu’il n’envisageait toujours pas de sortir du nucléaire. Mais il y avait du positif. Déjà, le texte insistait sur le renforcement des normes de sécurité et des tests de résistances des centrales. Sur ce point j’ai voté un amendement fixant à 2012 la date d’arrêt des centrales qui n’auraient pas réussies leur test, c'est-à-dire les centrales les plus dangereuses. Le texte argumentait aussi sans complexe pour la « nécessité manifeste d'un dialogue public ouvert sur l'énergie nucléaire dans tous les États membres afin de sensibiliser le public aux effets de l'énergie nucléaire avant toute prise de décision politique ». Je trouve courageux, compte tenu des signataires, qu’on ait "invité" à "un moratoire sur la construction et la mise en service de nouveaux réacteurs nucléaires". Certes il y a un bémol : ce n’est qu’une "invitation à". Deuxième bémol, l'invitation tient seulement "pendant la période au cours de laquelle les tests de résistance seront réalisés et évalués". Moui… Tout aussi bidouillée était l’étrange demande d’interdiction de constructions de centrales nucléaires dans des zones "à fort risque sismique". C'est mieux que rien. Mais pourquoi pas « à risque sismique » tout court ? Et pourquoi pas l'arrêt des constructions tout simplement ? J’étais satisfait de la demande de "promouvoir une interdiction au niveau mondial de construction de centrales nucléaires dans les régions à haut risque, en vue d'aboutir à une convention contraignante des Nations unies à cet effet". C’est bien. Mais pourquoi seulement dans les zones à risques?

Il y avait aussi du négatif. Et pas du plus simple. Par exemple lorsqu’il était déclaré que "l'énergie nucléaire continuera à faire partie de la palette énergétique de plusieurs Étatsina11 membres pendant de nombreuses années encore et que de nouveaux réacteurs sont prévus ou sont déjà en cours de construction". En cas de mauvais résultats à un test de résistance, le texte se contentait de dire « qu'une réponse appropriée pourrait être la fermeture immédiate de la centrale concernée ». Franchement, ce n’était pas à la hauteur.

La catastrophe de Fukushima rappelle au monde qu'en matière de nucléaire il n'y a pas de risque zéro. Le danger que l'énergie nucléaire fait peser sur l'humanité n'est donc pas soutenable. Par conséquent, il faut aller bien plus loin qu'une sûreté améliorée et des tests de sécurité. Il faut préparer tout de suite un plan européen de sortie du nucléaire. Sortir du nucléaire prend du temps. Ne pas commencer dès maintenant à organiser cette sortie est pour moi un crime. J’avais prévu de ne pas voter  cette résolution si les amendements prônant la sortie du nucléaire étaient rejetés. J’ai voté tous les amendements présentés par les Verts. Deux d’entre eux furent majoritaires. Cela semble avoir dissuadé la droite de maintenir l’accord. Le texte ainsi amendé a donc été rejeté. Et toutes les autres motions sur le sujet le furent aussi. En fin de compte le Parlement européen, sous la pression des partisans du nucléaire n’a rien à dire sur le sujet. Plutôt morts que verts a dit la majorité du parlement !

Une résolution sur la situation en Syrie, à Barheïn et au Yémen est arrivée sur nos tables de députés européens. J’en parle parce que je la trouve tellement représentative de la fumisterie ordinaire de ce parlement. Pourtant on disposait même de la version française, alors qu’il s’agit d’une zone chasse gardée de l’empire ! Ce qu'elle a d'intéressant c'est qu'elle exprime sa solidarité avec les peuples yéménite, bahreïni et syrien en lutte. Excellent ! Elle  condamne la répression brutale et demande la libération de prisonniers politiques. Je suis mille fois d’accord ! On peut même y lire qu'elle s'inquiète de la présence des troupes du Conseil de coopération du Golfe à Bahreïn. Notre chère Union serait-elle enfin devenue honnête dans ses relations internationales ? le-pretendantInutile de rêver. Voilà que commence la manipulation. Cette résolution se caractérise avant tout par une émotion à géométrie variable. D'un côté elle demande au dictateur yéménite Ali Abdullah Saleh de quitter ses fonctions « comme il l'a promis ». Elle signifie au syrien Bachar al Assad que « la démission du gouvernement syrien  ne suffira pas à étouffer la colère du peuple en lutte pour ses droits ». Cette dernière assertion me fait bien rire compte tenu de ceux qui la rédigent ! Après cela le texte cite avec précision le nombre de morts et de blessés victimes de la répression dans ces deux Etats. L’indignation frémissante de ces lignes s’interrompt aussitôt pour faire place à une anesthésiante aimable demande. Le texte en effet se contente de "demander au gouvernement de Bahreïn et aux autres parties d'engager sans délai ni conditions préalables un dialogue efficace et constructif qui se traduira par l'adoption de réformes". De l’intervention militaire des voisins pour tirer sur les manifestants : pas un mot ! Du nombre des morts et des blessés, rien non plus. Les victimes de la répression du régime du roi Hamad bin Isa Al Khalifa, avec l’aide militaire des Etats du Conseil de coopération du Golfe, c'est-à-dire les voisins d’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, ne sont pas aussi victimes que les syriens ou les yéménites.

Et pour quoi ça ? Quelle explication ? Qu'est-ce qui rend Bahreïn si délicat aux yeux de l'eurocratie? Figurez-vous que sa capitale, Manama, abrite depuis 63 ans le commandement de la 5ème flotte états-unienne. Les USA, leurs agences et leurs porte serviette européens ménagent donc cet allié crucial, très proche des Etats du golfe. L'enjeu est de taille : 4.200 militaires états-uniens sont stationnés à Manama. Bahreïn est au cœur du contrôle des voies d'approvisionnement en pétrole des Etats-Unis et de l'Union européenne dans la région. Il est tiraillé entre l'Iran, l'Arabie Saoudite et le Qatar. Les médias dits "occidentaux" mais aussi arabes sont donc spécialement muets sur la répression contre la révolte bahreïnie. Tout cela pue à plein nez la bonne conscience ordinaire de l’empire et de ses supplétifs. Mais il faut voter. Alors ? Si j'avais voté contre cette résolution, du fait de son hypocrisie et de ses lâches préférences, tous les Aphatie et Quatremer de la Terre me seraient tombés dessus pendant des semaines avec toute la finesse qui caractérise leur militantisme aveuglé. Mais je ne voulais pas cautionner ce deux poids deux mesures. Je tenais par contre à dire ma solidarité avec les révoltes populaires arabes. Je me suis donc abstenu. Ainsi va la vie, dans cette enceinte stérile.

Une proposition de loi cadre pour la laïcité, comme vous le savez, a été présentée par le Parti de gauche. Celle-ci contient notamment l’abrogation du Concordat en Alsace-Moselle. On constate depuis une certaine émotion de ci de là. Je note sur ce thème  une confusion dans lale-gardien-de-phare présentation de cette proposition dont j’ai du mal à croire qu’elle soit innocente. Je ne veux pas cacher le malaise que m’a inspiré la présentation de France Trois Région sur ce thème. Un bref sujet, précédant mon interview, affirmait qu’abolir le Concordat se serait abolir en même temps le régime local de protection sociale, bien plus protecteur que le régime qui s’applique ailleurs en France, le droit local et le droit de chasse spécifique. Bien sûr, c’est archi faux. Le Concordat et le régime local de protection sociale sont deux choses totalement distinctes. D’abord, ils n’ont pas la même origine. Le Concordat résulte de la loi du 18 germinal an dix signée Napoléon Bonaparte. Le régime local de protection sociale résulte de la politique menée par Bismarck dans les années d’occupation allemande après 1870. Ce régime est donc totalement indépendant du Concordat. Les mesures portées dans la proposition de loi du PG n’ont aucun impact ni lien avec la protection sociale. Il s’agit de permettre à l’Etat d’économiser environ 55 millions d’euros chaque année en ne finançant plus l’entretien des lieux de culte et la rémunération des ministres du culte. Il s’agit de supprimer le statut scolaire particulier. Aucun lien avec le régime local de protection sociale. Il s’agit de la suppression du délit de blasphème. Aucun lien avec le régime local de protection sociale. Ni avec le droit spécifique de la chasse, cela va de soi ! On voit là qu’en réalité, en organisant sciemment la confusion dans les esprits entre le droit local des cultes et le régime local de protection sociale, les Eglises subventionnées et leurs amis, agitent un épouvantail idéologique pour garder le juteux pactole de leurs privilèges ! Mais leur manœuvre nous ouvre une piste. Puisque le régime de protection sociale d’Alsace-Moselle est plus favorable que le régime qui s’applique sur le reste du territoire national, il faudrait l’étendre aux autres départements !

Venons-en au Concordat tel qu’il s’applique en Alsace Moselle. Beaucoup ignorent de quoi il s’agit. C’est une affaire qui vient de loin. C’est une disposition qui s’applique depuis deux cent dix ans. Un record. En effet, le régime concordataire a commencé en 1801 ! A l’époque il s’appliquait à tout le pays. Le Concordat ne concerne que les questions du rapport de l’Etat aux ina17religions. Il reconnaît, organise et subventionne le culte catholique, le luthérien, le réformé et l’israélite. Tout cela a été abrogé par la loi de 1905. Sauf en Alsace Moselle. Pourquoi ? Cette exception au droit général de notre République a une histoire. Quand la grande loi du 9 décembre 1905 organisant la laïcité a été adoptée, les trois départements concernés, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle étaient annexés par l’Allemagne depuis 1870. Dans les territoires français occupés, le Kaiser et Bismarck n’ont pas abrogé le Concordat. En 1918, après la libération des départements français annexés, le retour de l’Alsace-Moselle au sein de la République n’a pas remis en cause cette situation particulière. C’est même le contraire. En effet, la loi du 1er juin 1924 a pérennisé le droit concordataire. Un avis du Conseil d’Etat du 24 janvier 1925 a même confirmé que la loi établissant le concordat était toujours en vigueur. Et elle le reste depuis cette date. Après l’invasion nazie en 1940, Hitler n’a pas davantage aboli le Concordat dans ces départements de nouveau occupés. Vint la Libération. Les libérateurs abolissent aussitôt les dispositions prises par le régime collaborateur de Philippe Pétain et de sa « révolution nationale ». L’ordonnance du 15 septembre 1945 a donc rétabli la légalité républicaine telle qu’elle était à la date du 16 juin 1940. Dans le cas de la zone concordataire, cela revenait à reconduire la loi de 1924 qui elle-même reconduisait celle de 1801. C’est clair ? Cette disposition censée être provisoire est donc devenue durable… Voila pour l’histoire. Voyons les conséquences.

L’application du Concordat en Alsace-Moselle entraine la reconnaissance des cultes, un statut scolaire spécifique et même l'existence de délits religieux. Contrairement à la loi de 1905, en Alsace et en Moselle, les cultes sont reconnus et subventionnés. Les ministres du culte, sauf les musulmans, sont rétribués par l'Etat et les collectivités territoriales participent au financement du culte paroissial. Les sommes concernées ne sont nullement symboliques. Depuis 2006, les lois de finances ont alloué environ 55 millions d’euros par an aux budgets des cultes alsacien-mosellan pour environ 1.400 emplois temps plein travaillés. Une hausse de 20 millions d’euros par rapport à 2003. Sont ainsi salariés 1100 prêtres catholiques, 308 pasteurs protestants et 27 rabbins.

L’exotisme ne s’arrête pas là. Existe avec cela un statut scolaire particulier. La religion est enseignée obligatoirement à l’école primaire et au collège. On ne peut en être épargné qu’en en faisant la demande écrite en début d'année scolaire. En cas de dispense, les élèves du primaireguerre-de-religion assistent à des cours de "morale". Les collégiens, eux, sont simplement dispensés de cours. Dans certains établissements, en particulier les lycées professionnels, le cours se nomme « faits religieux ». Cette sorte d’enseignement donne lieu, depuis un arrêté en date du 25 janvier 2000 à la création d’un CAPES des religions ! Le tableau ne serait pas complet si je ne mentionnais un autre particularisme. Celui de l’existence d’un code pénal local d’Alsace-Moselle. Lequel comporte des dispositions concernant le rapport aux religions.  C’est ainsi que par déduction de l’esprit du Concordat deux articles du code pénal allemand de 1871 y sont repris. Ils sanctionnent deux « délits » dans le domaine religieux. L’article 166 de ce code pénal local punit le « blasphème public contre Dieu » d’une peine de trois ans de prison maximum. Et l’article 167 de ce code fait de même pour les atteintes au libre exercice du culte. Pincez-vous, si vous voulez mais c’est la pure vérité. Naturellement plus personne ne demande l’application de telles dispositions. Mais c’est la loi qui peut s’appliquer à tout moment localement, non en Iran mais sur le sol de la République française !

Mais nous ne nous contentons pas de parler et de proposer. Nous sommes la gauche décomplexée. Nous sommes passés aux actes partout où nous le pouvions. A force la ténacité a payé. Apprenez qu’à l’occasion de la discussion du rapport cadre sur la politique sociale d’Ile de France, le groupe Front de Gauche et des alternatifs, présidé par Pascale Le Néouannic allié aux groupes PRG – MUP a obtenu une belle victoire de la laïcité régionale. Ils ont rassemblé une majorité de votes favorable sur leur amendement visant à exclure les crèches confessionnelles des aides régionales en direction des structures d’accueil collectif des jeunes enfants. A cette occasion on aura vu le double jeu de l’UMP et la lamentable déshérence du PS. En effet Jean-François Copé voulait avec son débat nauséeux sur l’islam faire croire aux nigauds que l’UMP était attachée au principe ina-22de la laïcité. Moins de deux jours plus tard, le double jeu se voyait comme le nez au milieu de la figure ! Ce jeudi 7 avril 2011, le groupe majorité présidentielle au Conseil Régional d’Ile-de-France, conduit par sa présidente Valérie Pécresse, a montré au grand jour sa vision étroite de la laïcité. L’UMP a voté contre notre amendement. Pour l’UMP la laïcité c’est l’emballage de l’hostilité aux musulmans. Comme ellle était prompte à exiger de l’usager des services publics lui-même une neutralité qui revient pourtant à remettre en cause le principe de liberté de conscience ! Mais là, fini les exigences sans fin. Retour à la niche cléricale. L’UMP défendait là le versement de subventions publiques aux quatorze crèches confessionnelles Loubavitch ultra orthodoxes déjà financées par la ville de Paris. Isolé, Jean Paul Huchon a tenté jusqu’au bout d’empêcher l’adoption de notre amendement. Allait-il être suivi par les siens ? Non. Au moment de voter avec la droite, incapables d’avoir une attitude ferme les élus PS ont quand même préféré s’abstenir. Notre amendement a donc été adopté. Les élus du Parti de Gauche et des Alternatifs exultaient ! Ils ont enfin trouvé la brèche ! L’intérêt général a prévalu. Le communataurisme a été mis en échec.  C’est la preuve que les laïques peuvent l’emporter pour peu qu’ils relèvent la tête et affichent clairement leurs couleurs.


230 commentaires à “Nous sommes la gauche décomplexée”
» Flux RSS des commentaires de cet article
  1. Gombald dit :

    @ Louis st O. qui concluait : Il faut se battre et non pas laisser à l’Allemagne de diriger l’Europe comme elle l’entend, pour son seul intérêt contre tous les autres pour une Europe Sociale, Elle sera sociale ou elle éclatera.
    Déjà, l'Europe "sociale" ce n'est plus l'Europe socialiste... Encore une fois, où est la gauche décomplexée !
    L'Europe sociale, c'est exactement ce qu'elle est c-à-d une Europe ultra-libérale où la gauche se contente du "compromis social" (traduire : des miettes).
    Je ne suis même pas un marxiste pur sucre et encore moins un obsédé de la lutte des classes.
    Le problème pour moi est plus simple : nous sommes dans une économie "mafieuse". Cette économie mafieuse est entrain d'échappée aux lois nationale en se "métastasant" à travers des organismes européanisés puis mondialisés qui viennent ensuite imposer leurs décisions aux démocraties qui s'inclinent de peur de sanctions financières venues d'on ne sait où... Ce n'est pas en faisant la morale à des gens qui n'en n'ont pas –et qui ne veulent surtout pas en avoir– que l'on va régler le problème.

  2. Descartes dit :

    @Meligh (#95)

    Je trouve pas cela si subjectif que ça. Un niveau 6, on peut arriver à retenir les rejets mais avec un effort important (l'intégralité de toutes les contre-mesures)

    Tu fais un contresens: les "contre-mesures" sont les dispositions à mettre en oeuvre une fois que les rejets (ou les fuites) dans l'environnement ont eu lieu. Si tu as les moyens de "retenir les rejets", alors c'est un incident au niveau 2. Si tu veux comprendre comment marche l'échelle INES, c'est bien expliqué ici.

    @citoyenne21 (#99)

    Un lien d'un débat très intéressant "l'Option nucléaire mise en question Transcription d'une entrevue avec le physicien français Jean-Pierre Viger de l'Institut Poincaré"

    Quel "débat" ? C'est une conversation entre une journaliste antinucléaire et un physicien antinucléaire. Il est bourré d'erreurs (faire de Viger "l'un des pères de l'énergie atomique en France", ou attribuer à Georges Bidault (orthographié "Bideau" dans l'article) d'avoir "sommé Joliot de faire la bombe atomique"). Le développement sur les bons chercheurs qui voulaient les "neutrons lents" opposés aux méchants industriels qui veulent les "neutrons énergétiques" est à hurler de rire. Ce qui confirme un principe bien connu: avec Google et un peu de crédulité, on peut soutenir n'importe quoi.

  3. Gombald dit :

    Je parlais de l'Europe mafieuse dans mon message 101, mais d'autres préfèrent parler nucléaire...
    Alors parlons de l'Europe nucléaire mafieuse, même quant il s'agit de protection de la santé, ca date d'aujourd'hui et c'est : ici
    Extrait :
    Alimentation : L’Europe “en état d’urgence nucléaire”
    "...La quantité de césium radioactif 134 et 137 passe ainsi de 370 becquerels/kg pour les produits laitiers et 600 becquerels/kg pour les autres aliments à respectivement 1 000 et 1 250 becquerels/kg. Pour justifier sa décision, la Commission a sorti de ses tiroirs un règlement de 1987..."

  4. Meligh dit :

    @Descartes #102
    Non, non j'avais bien compris. Je m'étais sans doute mal exprimé. En écrivant "retenir les rejets" je voulais dire, que "limiter l'impact des rejets". Et donc la différences entre niveau 6 et 7, c'est qu'en 6 on est capable de limiter l'impact de ces rejets (après qu'ils aient eu lieu, avec les contres mesures dédiées, donc un effort considérable) tandis qu'en 7, l'ensemble des contres mesures ne suffit plus et dès lors il sanctionne une impuissance caractérisée à faire face à l'ensemble des conséquences du rejet.

  5. vincent (vost) dit :

    Le nucléaire comme source d’énergie, on débat beaucoup sur le sujet. Mais que pensez vous de la pasteurisation à froid (sic) autrement dit le fait de soumettre certains aliments aux radiations (cesium 137 et cobalt 60) pour augmenter leur conservation. Lutter contre le nucléaire en mangeant une pomme irradiée (qui a perdu ses qualités nutritionnelles donc), elle est pas belle la vie ?
    Quels dangers ces techniques font elles courir ? (pour les opérateurs, pour les consommateurs, potentiel de détournement dans un but terroriste).

  6. Pulchérie D dit :

    @ Louis st O (96)
    Je vois que nous tombons d’accord : il est urgent de diminuer les risques d’une production industrielle qui, dans nos régions, sont principalement constitués par les déchets radioactifs de longue durée de vie, qui vont poser de plus en plus de problèmes de stockage.
    Il me semble juste de sortir du nucléaire, mais sans provoquer une crise énergétique de première grandeur, ou une augmentation brutale de la pollution par rejet de CO2 (les bio- et agrocarburants rejettent autant de dioxyde de carbone, pour une même production d’énergie, que la combustion de charbon ou que les carburants fossiles liquides). De plus, les biocarburants exigent des surfaces de terrain fertile qui seront ainsi dérobées à la production alimentaire.

    Tous ces problèmes exigent un développement de la recherche MONDIALE, sans esprit compétitif, avec mise de fonds qui ne rapporteront qu’à long terme.
    C’est incompatible avec le système économique actuel, qui est toujours néocapitaliste.
    Bien que retraitée, je continue à collaborer avec une équipe universitaire qui s’est fondée il y a presque vingt ans ; je connais ces terribles problèmes qu’engendre ce qu’on appelle le Développement.
    « Recherche et Développement » (R&D) c’est une politique qui vise à obtenir des résultats rapportant à très court terme (2 ou 3 ans), et exploitables directement par l’industrie.
    Un exemple très commun : trouver une molécule échappant aux brevets dont les grandes compagnies sont propriétaires ; mettre au point un médicament qui n’apporte rien de plus que
    ceux qui existent sur le marché, mais qui pourra être fabriqué sous un nouveau brevet que les chercheurs devront prendre, avec l’énorme perte de temps que nécessite cette démarche (des années).
    Des résultats exclusivement commerciaux, donc.
    Me suis-je bien expliquée ?
    Voilà un thème de réflexion pour ceux qui veulent réformer profondément la société.

  7. Louis st O dit :

    106 @Pulchérie D

    Mon commentaire 96 était juste pour aller dans votre sens, avec la diversification et la volonté de vouloir le faire CàD les moyens pour la recherche.

  8. citoyenne21 dit :

    Suite au message de Descartes (102) qui dit cela :
    Ce qui confirme un principe bien connu: avec Google et un peu de crédulité, on peut soutenir n'importe quoi (par rapport au nucléaire)

    Et alors c'est en se trompant qu'on finit par atteindre l'excellence ! faut bien s'entrainer avant de devenir de parfaits citoyens experts tels que rêvés dans un monde méthodiquement planifié !
    Liberté est accordée aux citoyens d'avoir encore le droit de cliquer au mauvais endroit sans encourir une remontrance du père fouettard ou pire encore !
    C'était juste une parenthèse

  9. Descartes dit :

    @Meligh (#104)

    Non, non j'avais bien compris. Je m'étais sans doute mal exprimé. En écrivant "retenir les rejets" je voulais dire, que "limiter l'impact des rejets". Et donc la différences entre niveau 6 et 7, c'est qu'en 6 on est capable de limiter l'impact de ces rejets (après qu'ils aient eu lieu, avec les contres mesures dédiées, donc un effort considérable) tandis qu'en 7, l'ensemble des contres mesures ne suffit plus et dès lors il sanctionne une impuissance caractérisée à faire face à l'ensemble des conséquences du rejet

    Désolé, mais tout ça n'a pas de sens. Dans tous les accidents, quelque soit le niveau, l'impact est "limité". Dans la mesure où un réacteur contient une quantité finie de matière, on ne peut pas aller au delà d'un rejet de l'ensemble de cette matière. Vous voulez à tout prix établir une différence qualitative entre les accidents de niveau 6 et ceux de niveau 7, alors que c'est purement une question quantitative. Il n'y a pas plus "impuissance" dans un cas que dans l'autre: Fukujima passe du 6 au 7 simplement parce que l'activité rejetée dépasse une certaine limite. Et cette limite dépend du jugement de chaque autorité de sûreté nationale (c'est pourquoi les classements peuvent varier). C'est tout.

    Encore une fois, lisez sur le site de l'IRSN (l'article de wikipédia n'est pas mal fait non plus) comment a été conçue l'échelle INES...

  10. orero ramon82 dit :

    Bonjour à vous toutes et tous,

    Tous les écrits de JL-Mélenchon sont de vivifiants ressourcements et apportent leurs lots de mises au points sur tous les sujets que d'"aucuns" s'emploient à enfumer faisant ainsi la part de la médisance et la part de cette réalité radicale et concrète qu'il défend et qui nous laisse entrevoir un monde meilleur.
    Il en est cependant qui sévissent dans le 69 où semble être entretenu un vivier de crypto-communistes qui n'ont d'yeux que pour leur nombril et une vue aussi affûtée que celle d'une taupe. Libre à eux d'avoir une opinion et de la faire connaitre: doivent-ils pour cela se montrer discourtois pour ne pas dire malveillants en restant accrochés à de vieilles antiennes oubliant que tout homme de qualité sait et se doit de reconnaitre ses erreurs de parcours et tenir des propos sans aucune ambiguïté quant à ses engagements pour l'avenir.....Mais, comme chacun sait, il n'y a pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ! Dans tout jardin, l'ivraie guette.
    L'interview sur " L'internaute " est de la même veine que celui d'Europe1: à voir et à revoir pour qui douterait encore de la capacité de J_L Mélenchon à tenir des propos à la fois fermes et courtois pour autant que, face à lui, règne le même climat.

  11. Meligh dit :

    @Descartes #111

    Dans tous les accidents, quelque soit le niveau, l'impact est "limité".
    C'est une évidence. Tout comme le fait que l'échelle soit basée sur une quantification qui dépend d'une agence à l'autre. On passe de 6 à 7. Cela traduit bien le fait d'une évolution de la situation (ou de l'évaluation de son impact) "from bad to worst". Et pas une extravagance bureaucratique.

  12. Aujourd'hui ce dont nous avons besoin c'est d'une politique en totale rupture avec celle pratiquée depuis 40 ans.
    Si les partis veulent rassembler... il va falloir qu'ils se sortent les doigts...
    Il faut expliquer cette globalisation qui nous bouffe, les enjeux du nouvel ordre mondial sensé nous digérer, dénoncer que ce sont ces mêmes motivations qui sont en marche à l'étranger, en Afrique et ailleurs.
    Du courage pour nous expliquer que notre fiscalité aberrante, dictée par l'Europe, nourrit ce système à dessein.
    Ce sera un choc, oui !
    Mais là on pourra commencer à leur faire confiance.
    Soyons curieux. Soyons furieux.

  13. Christian B dit :

    Quelques commentaires pessimistes et exagérés sur le FdG et Jean-Luc Mélenchon, ne me semblent pas refléter la réalité du moment.
    Je ne crois pas que les quelques irréductibles attachés à leur idée du Communisme,
    qui date du 19eme siècle, soient majoritaires au PCF.
    A contrario de ces catéchistes de la forme, qui croient au marxisme comme à une religion, ou pire à une science exacte, on peut se servir des expériences du passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs et reprendre l'idée généreuse du Communisme et du Socialisme débarrassée définitivement de l'autoritarisme.
    Aussi j'espère que le FdG réalisera ce beau mouvement humaniste et citoyen, ou le fond l'emporte sur la forme.
    Salutations

    .

  14. jean ai marre dit :

    @ 80 Descartes
    ''On voit que cela te cause une joie profonde.Je n'ai pas l'impression que la situation "leur ait échappé". Ils ont réussi à préserver l'intégrité des enceintes de confinement, ils ont trouvé les moyens de refroidir les cœurs et les piscines. Va falloir te résigner: l'hécatombe tant espérée par les antinucléaires n'a pas (et n'aura probablement pas) lieu..".
    Nous n'avons pas le droit de traiter cette catastrophe avec dérision et de se réjouir ou non des conséquences.
    Après Fukushima, rien ne devra être pareil, et même Descartes aurait intérêt à réviser sa position, être plus objectif, moins doctrinaire et penser que les risques ne s'arrêtent pas aux frontières, que la responsabilité est mondiale..
    Faut pas nier l'évidence, lorsque je disais, il y a un mois, que le pacifique allait être contaminé.
    Les conséquences dans la région de la centrale vont être dramatiques explique Patrick Gourmelon (chef du département de protection de la santé de l'homme à l'IRSN,),'une partie importante des rejets produits les premiers jours a été rabattue par les pluies et la neige sur la zone environnant la centrale. Il en est résulté une irradiation directe des personnes qui se trouvaient dans cette zone, à quoi se sont ajoutés des dépôts au sol et une contamination de la chaîne alimentaire.'
    La situation leur a échappé, à bout de souffle, le japonais ont fait appel aux américains et ensuit aux français.
    Jusqu'au dernier moment, car ils voulaient préserver l'outil industriel, ils croyaient qu'ils pouvaient le sauver, ils ont pissé dessus alors qu'il fallait le noyer avec du béton. Ridicules ballets d'hélicoptères !

  15. Descartes dit :

    @jean ai marre (#116)

    Nous n'avons pas le droit de traiter cette catastrophe avec dérision et de se réjouir ou non des conséquences.

    Ravi de te l'entendre dire. Il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs.

    Après Fukushima, rien ne devra être pareil,

    Si, plein de choses seront "pareils". Tu comptes changer la manière de préparer ton café le matin ? Bien sur que non. Arrêtons les discours grandiloquents. Fukushima c'est un accident industriel, un accident grave certes, dont il faut tirer les enseignements pour améliorer encore la sûreté nucléaire. Mais ce n'est pas une catastrophe mondiale qui change l'histoire.

    et même Descartes aurait intérêt à réviser sa position, être plus objectif, moins doctrinaire et penser que les risques ne s'arrêtent pas aux frontières, que la responsabilité est mondiale..

    Je n'ai pas à "réviser ma position" parce que je n'ai jamais pensé que les risques s'arrêtent aux frontières. Quiconque connaît le dossier le sait. C'est quand même drole de voir les antinucléaires fanatiques donner des leçons d'objectivité aux autres. Tu connais un seul cas où Sortir du Nucléaire ou Greenpeace aient reconnu s'être trompés ? Non ? Mais peut-être sont ils infaillibles...

    Les conséquences dans la région de la centrale vont être dramatiques explique Patrick Gourmelon (chef du département de protection de la santé de l'homme à l'IRSN,)

    Non. Gourmelon décrit les conséquences. Mais il n'utilise pas une seule fois le terme "conséquences dramatiques". C'est toi qui en tire la conclusion. Faut pas faire dire aux autres ce qu'ils n'ont pas dit.

    Jusqu'au dernier moment, car ils voulaient préserver l'outil industriel, ils croyaient qu'ils pouvaient le sauver, ils ont pissé dessus alors qu'il fallait le noyer avec du béton.

    Excuse moi, mais "noyer avec du béton" aurait été une idiotie: infaisable et inefficace.

  16. Harry Corouge dit :

    Christian B dit: on peut se servir des expériences du passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs et reprendre l'idée généreuse du Communisme et du Socialisme débarrassée définitivement de l'autoritarisme.

    Et comment comptez vous expliquer la redistribution des richesses aux financiers et aux patrons le jour du Grand Soir, avec des fleurs ?

  17. Harry Corouge dit :

    Christian B dit: on peut se servir des expériences du passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs et reprendre l'idée généreuse du Communisme et du Socialisme débarrassée définitivement de l'autoritarisme.

    Oui, et comment comptez vous expliquer la redistribution des richesses aux banquiers, patrons et financiers ? En leur offrant des colliers de fleurs ?

  18. raoul dit :

    La sortie du nucléaire est entravé par le manque d'investissement dans les énergies alternatives, comme la géothermie.
    Ceci s'explique par la puissance du lobby du nucléaire.

    De la même manière, le Lobby du pétrole inhibe complètement la recherche pour la sortie de l'automobile à essence. Très peu d'investissement sont fait dans la recherche pour des mode de propulsion alternatif.

    On nous parle de Renault et de l'électrique. En tant que scientifique, je dois avouer que je suis sceptique, peut être que l'énergie électrique consomme moins sur l'instant. Mais le bilan, production d'énergie, production de batterie... etc sera au final aussi couteux que la voiture à essence.

    Il existe d'autres alternative dont on nous parle absolument pas, et qui ont toute les peine du monde à obtenir des financements: le moteur à air comprimé !
    CA EXISTE : http://www.mdi.lu/

    Bien qu'encore à ces débuts, l'air comprimé a du potentiel. Mais faute de moyen les quelques ingénieurs de MDI ont du mal à survivre.
    Parlons en autour de nous ! Il faut que l'idée circule

  19. Christian B dit :

    @Harry Cover 120
    "Oui, et comment comptez vous expliquer la redistribution des richesses aux banquiers, patrons et financiers ? En leur offrant des colliers de fleurs ? "

    Vous avez mal compris mes propos, il ne s'agit pas de ne pas utiliser des moyens de coercition si nécessaire envers les forces du Capital, qui ne feront aucun quartier, on est bien d'accord.
    Je parle de la manière de garder la dynamique dans un mouvement qui doit être citoyen, ce qui est l'antidote à l'autoritarisme.

  20. Harry Corouge dit :

    Christian B
    Je parle de la manière de garder la dynamique dans un mouvement qui doit être citoyen, ce qui est l'antidote à l'autoritarisme.

    Pendant des décennies le PCF a donné les clefs de l'intégration sociale aux citoyens les plus défavorisés et cela à trés grande échelle : logements, travail, associations, loisirs... C'est trés précisemment ça qui faisait la force des communistes Français : ils étaient sur le terrain l'ascenseur social des plus défavorisés. Rien d'autre. Ce n'est pas l'autoritarisme qui est la cause de perte de dynamique dont vous parlez (Le Pen est autoritaire et elle fait 21 %), mais plutôt le fait que ceux la mêmes que le PCF a aidé l'ont trahi, dés qu'ils se sont intégrés dans la société capitaliste. C'est toute l'histoire de PCF : depuis ses anciens militants jusqu'au programme commun il a été trahi sans arrêt. Et c'est un crêve coeur pour ses militants encore en action. Vous n'avez donc pas besoin d'en rajouter avec vos "catéchismes marxistes" et autres lieux communs.

    Cordialement

  21. JC dit :

    mais plutôt le fait que ceux la même que le PCF a aidé l'ont trahi, dés qu'ils se sont intégrés dans la société capitaliste.

    Si c'est le cas est ce que la grande faute du PCF n'a pas été d'aider à s'intégrer dans la société capitaliste?

  22. Harry Corouge dit :

    122 JC dit: Si c'est le cas est ce que la grande faute du PCF n'a pas été d'aider à s'intégrer dans la société capitaliste?

    Non, c'est le rôle fondamental d'un parti de gauche d'atténuer les souffrances et de donner de l'espoir, et c'est aussi la condition de sa dynamique. La faute, s'il en a une, revient à la nature humaine qui oublie ses origines et son histoire : ceux qui ont trahi le parti aprés avoir profité de lui auraient pu contribuer à construire une société de justice et d'égalité en entretenant la dynamique.

  23. Christian Bourdet dit :

    @Harry Cover 121

    C'est une vue des choses, parmi d'autres.
    Il y a bien d'autres causes, trop longues à développer ici.
    Ce qui est sur c'est que rien ne peut se faire de manière verticale, il faut un engouement partagé et citoyen.
    Quant à cet aspect, je ne retire pas mes termes, le marxisme n'est pas une religion et encore moins une science exacte. C'est une pensée philosophique, un outil utile. Au dessus, il y a l'humanité.
    Salutations

  24. Jean-Mi 41 dit :

    @ # 123 Harry Cover @122 JC @ Christian B:
    " Si c'est le cas est ce que la grande faute du PCF n'a pas été d'aider à s'intégrer dans la société capitaliste?
    Non, c'est le rôle fondamental d'un parti de gauche d'atténuer les souffrances et de donner de l'espoir, et c'est aussi la condition de sa dynamique. La faute, s'il en a une, revient à la nature humaine qui oublie ses origines et son histoire : ceux qui ont trahi le parti après avoir profité de lui auraient pu contribuer à construire une société de justice et d'égalité en entretenant la dynamique."

    Selon les philosophes: "L’homme n’a pas de nature, il a une condition et une histoire, une histoire individuelle qui prend place dans une histoire collective. Or, tout ce qui a une histoire n’a pas de définition parce que tout ce qui a une histoire est en devenir et on ne peut définir que ce qui ne devient pas, ce qui est déterminé de telle sorte que quoi qu’il arrive, ce qui est ne devient pas, ou pas foncièrement, pas essentiellement."
    Mais cela n'empêche pas le fait qu'il y a des prédateurs et des victimes, des personnes au sens civique et d'autres qui cultivent l'incivilité, des riches qui se gavent sur le dos des pauvres, des cheffaillons qui maltraitent leurs subalternes, des dictateurs qui tirent sur les manifestants, des secouristes et des barbares de rues, des hommes politiques qui magouillent et qui trahissent, DSK et le FMI, cette Europe de m...... je vous laisse poursuivre la liste...et vous aurez la source de tous nos maux ! Il n'y a pas de fatalité, n'oubliez jamais cela dans vos analyses, Soyez réalistes : Envisagez l'impossible, car l'avenir n'est écrit nulle part !
    à voir aussi: La nature humaine est-elle un obstacle au socialisme ? :
    http://tintinrevolution.free.fr/fr/molyneuxnature.htm
    Et respect au passage à ceux du PC et des autres qui se sont dévoués autrefois pour nous !

  25. vincent (vost) dit :

    Dans mon précédent message je fait allusion à un billet d'un écrivain réalisateur diffusé sur le site d'un autoproclamé néo philosophe bien connu qui il y a peu ramenait Jean Luc Mélenchon aux années 30 à propos du terme "populiste.

    Je viens de relire le billet en question et je suis choqué par les propos de l'auteur. Et il en faut pour me choquer, croyez moi. Je pense que c'est la plus haineuse déclaration faite à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon. Alors soyons clair, je ne désire pas faire de publicité à ce propos hallucinant (halluciné ?) mais vu d'où cela vient (le site d'un homme qui siège au conseil d'administration d'ARTE, de Libération et du monde il me semble), il me parait nécessaire de vous le faire savoir.

    Le billet est une longue litanie d'insultes, de désir de mort de la personne visée, un discours indigne concluant sur le présage d'une mauvaise fin (pour qui ?)
    Alors je ne comprends pas le but de cet homme, un délire (pathologie) ? une stratégie pour faire son petit buzz pourri ? Je m'en fout mais je constate des propos limites inquiétants.

  26. citoyenne21 dit :

    A Vincent (125) : est-il possible d'avoir au moins le nom de l'auteur de ce billet infamant ? Merci

  27. eric sabau dit :

    @citoyenne 21
    l'imfamme auteur se nomme yan moix sur le blog de BHL et c'est vraiement une horreur! et un pousse au crime mais il n'en ait pas a son coup d'essaie

  28. citoyenne21 dit :

    a eric sabau (127) : merci et bonne journée ! une chose est sure, tant de haine traduit bien que le PG n'est pas insignifiant à leurs yeux ! ils commencent à faire dans leur froc !

  29. Gombald dit :

    Y M ne représente rien… Enfin, presque rien... Parce que c’est tout même un leurre, ou plutôt un appât. Il est comme l’asticot que le pécheur attache à son hameçon pour qu’il gigote dans l’eau ou comme la chèvre que l’on attache au poteau pour que ses bêlements attirent le tigre. Y M gigote comme un damné pour susciter des réponses énervées de ceux qu’il exaspère. Aussi tôt après, vous le verrez se fondre dans le rôle de la victime de l’antisémitisme. La meilleur réponse et de passer sans le voir.
    Pour mémoire Zemmour vs Y.M. :

  30. dudu87 dit :

    Bonjour à vous,

    Si je me réjouis de l'appel des "Pissenlit", enfin les précaires vont avoir une occasion de se faire entendre, je trouve la date du 30 avril inappropriée. Pourquoi la veille du 1° mai, fête du travail et surtout une journée de lutte de l'ensemble du salariat mondial? Ceux du 30 avril iront-ils manifestés le lendemain? Pourtant leur combat contre la précarité ne rejoint-il pas le combat d'ensemble de ceux du 1° MAI? Les "précaires" ne doivent-ils pas se...mélanger avec les CDI?

  31. Louis st O dit :

    106 @Pulchérie D
    « …une augmentation brutale de la pollution par rejet de CO2 (les bio-… »
    Contrairement aux agro carburants « carburant vert ». Les biocarburants fabriqués avec les micro algues, consomment uniquement de l’eau, douce ou salée, du soleil et du CO2, donc bon pour l’élimination du CO2. (Capable de consommer l’équivalent CO2 d’une centrale au charbon)
    En terme de rendement, leur production est estimée à 30 fois (voir plus) supérieure à celles des oléagineux terrestres. (colza, tournesol…)
    Le problème des surfaces cultivables peut disparaître puisque ces organismes peuvent se développer dans l’eau.
    N’a pas d’impact sur l’environnement (pas d’utilisation de pesticides) mais bénéfique (consomme du CO2)
    En plus certaines variétés de micro algues sont capables de produire un autre type de carburant que le biocarburant: l'hydrogène (H2O) ou le biogaz.
    On peut donc produire trois types d’énergie, l’hydrogène, les biocarburants ou les biogaz.
    En France, une dizaine d’équipes regroupées au sein du « projet Shamash » travaillent sur ce sujet. (Entre autres).
    En étant moins ambitieux que vous le dites, « exigent un développement de la recherche MONDIALE » il faudrait au moins un développement Européen.

  32. Dominique Bohuon dit :

    La Sécurité d'un Revenu Citoyen Minimal de 850€ à partir de 18 ans... jusqu'à fin de vie, vous parait-il intéressant ?
    Pour éradiquer la pauvreté, libérer les Français de l'obligation-devoir de se conformer au modèle consumériste, le devoir de consommer pour de "lutter" contre le chômage en "luttant" pour obtenir un travail de plus en plus aliénant, au lieu de pouvoir choisir à quoi se dévouer dans le secteur non-marchand, se construire de périodes de vie aussi plus "écologique", moins dans le speed du gaspillage obligatoire qui découle de "l'emploi".
    1700€ de budget mensuel pour un couple permet de construire, hors du modèle consumériste, un mode de vie intéressant aussi bien pour ceux qui le vivent que pour "la Collectivité".

  33. Aubert Dulac dit :

    À la suite de vincent (vost), citoyenne21,eric sabau, Jean-Mi 41... Jean-Marie Colombani invitait hier soir à la télé sur Public-Sénat Dominique Reynié pour son livre qui sort, “Populisme, la pente fatale”. La pente de qui ? Fatale pour qui ? La pente glissante, c'est celle à laquelle ces politologues voltigeurs de la bien-pensance refusent de renoncer..., qui toujours les ramène curieusement au stade analogique dans lequel ils se complaisent... Je vous livre cette citation de DR : “...nous avons sans doute le régime démocratique qui nous soumet le plus à la tentation populiste. Y compris par l'élection du chef de l'État au suffrage universel direct, qui met nos élites politiques dans un état assez souvent proche...d'une démagogie qui s'installe pour essayer de séduire... ce qu'on pense être le peuple. Mais... je crois que si on est un chef d'État en situation, et si on appartient à un parti de gouvernement, on ne peut pas... être dans le rôle de...dénoncer les élites, parce que... de manière institutionnelle, on en fait partie. Et donc ce que l'on dit à ce sujet ressemble...à du mensonge,...n'est pas pris pour un discours dans lequel on peut se reconnaître, à la différence d'un chef populiste,par exemple Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen,...dans la mesure où ils sont... anti-système.(!) CQFD. Nous n'avons pas fini d'avoir à bousculer cette infâme et ridicule pensée binaire.

  34. Christian B dit :

    @Jean-Mi 41 131 et tout le monde

    Oui, affirmatif, c'est délirant.

    "Tout ce qui est excessif est insignifiant ", citation connue.
    Mais là dans le texte vomitif de Yann Moix, on ne peut même pas dire ça, car on n'a même pas un discours cohérent, c'est un pur délire verbal, haineux et profondément minable.
    Ce people n'en est pas à sa première eruption vénimeuse.
    Est-ce que ses pulsions de haine poisseuse sont déclenchées par la prise d'expédients, ou la pathologie est-elle plus enracinée ? Ce monsieur devrait se soigner.

  35. Louis st O dit :

    Quand le train médiatique de la désinformation est en marche.
    Regardez et écoutez les médias, même quand ils interviewent Jean-Luc Mélenchon, ils ne disent jamais, je dis bien jamais, les « oligarques » mais les « élites » (à moins que JL ne le leur rappelle quand c’est lui qui est sur le plateau) pourtant ils le savent très bien que nous parlons des oligarques et non des élites.
    C’est là que l’on voit que tous leurs mots sont bien calculés pour dé-crédibiliser JL, et je suis sûr que ce vocabulaire, est calculé, c'est-à-dire qu’il est convenu entre eux, qu’il faut employer tel mot plutôt que tel autre.
    Il est impossible que tous, individuellement, se trompent, sans faire exprès ou par ignorance et utilisent par exemple le mot « élites » au lieu de « oligarques » sans s’être concertés s’être mis d’accord ou reçu l’ordre de le dire.
    Je n’y crois pas. Ils savent pertinemment ce qui à été dit par JL, ils ne sont pas idiots, et pourtant !
    Il en va de même pour beaucoup de mots, d’idées ou d’expressions qui sont détournés, à des fins de dé-crédibilisation.

  36. citoyenne21 dit :

    A propos de Moix, le mieux à faire est de ne même pas lui répondre sur son blog, l'ignorer, ne même pas s'indigner de ses propos abjects et laissons-le moisir tout seul dans sa connerie et vulgarité ! Inutile que Jean-Luc perde du temps à demander réparation ! Ce genre de billet se suffit à lui-même et nul besoin d'avoir à démentir des propos aussi dénués de sens ! Lui répondre sur quoi puisque son billet n'est qu'une empilation d'insultes toutes moins crédibles les unes que les autres ! On peut pas dire qu'un olibrius comme ça aura gagné ses galons par la pertinence de ses écrits ! Les médiocres ont horreur de se retrouver face à leur propre médiocrité (quand ils en sont conscients) et donc ils s'occupent à tenter de démolir ceux et celles qui, de toute évidence, ont des talents qu'eux n'ont pas et n'auront jamais ! Facile de vomir sur les autres quand soi-même, on n'a même pas l'once d'un commencement d'intelligence pour donner le change de manière pertinente ! A éradiquer de toute urgence ! Laissons les médiocres s'étouffer avec leur propre langue de pute !

  37. Aubert Dulac dit :

    @ Louis st O

    Faut pas confondre les élites zélées et auto-cooptées de la bien-pensance au service du Pouvoir, qui font le lit de politiques dites “raisonnables” selon Christophe Barbier, ou “décentes”, selon Olivier Todd. Des personnes bien-élevées, des hélicoptères de la pensée politique, toujours prêts à s'hélitreuiller les uns les autres au bon niveau souhaitable en cas de risque de plantage, t'as qu'à voir Plantu... Avec les autres...
    Car il y a dans notre peuple des tas d'élites de substitution en mal de convergence révolutionnaire.

  38. KARIM dit :

    J'ai vu hier un best of du grand journal de Canal. J'ai failli piquer une crise ! lamentable, pitoyable Chantal Jouanno qui a osé, sans vergogne, vous mettre sur le même piédestal que Madame Le Pen, répétant stupidement ce qui semble être à la mode et dans l'air du temps, ignorant absolument tout de votre parcours politique et de la politique tout court. A t-elle seulement le millionième de vos connaissances en matière d'économie, est-elle capable d'imaginer une seule de vos innombrables propositions pour sortir de la nasse dans laquelle nous a mis son boss ? que peut-on encore espérer d'un gouvernement qui recrute des karatékas à un poste de ministre ? je suis très remonté contre une telle médiocrité !
    Continuez cher Jean-Luc, chaque jour qui passe met des milliers d'électeurs dans votre escarcelle ! Qu'ils s'en aillent tous !
    Avec mon inconditionnel soutien

  39. Benoît dit :

    Pour ceux que l'histoire du revenu de base turlupine, voici un documentaire qui fait réflechir: le_revenu_de_base. C'est assez convaincant, mais doit être universel, et s'accompagner d'une réforme fiscale et d'une politique de contrôle des prix (pour ne pas avoir le syndrome de l'aide personnalisée au logement, qui a contribué en son temps à l'augmentation des loyers). Mais tout cela est à mon avis une seconde étape dans la Révolution citoyenne. Chaque chose en son temps.

  40. citoyenne21 dit :

    A Karim et aux autres....

    Oui virons tous ces médiocres ! La plupart des gens qui viennent sur ce blog et soutiennent le Front de gauche, c'est avant tout parce qu'ils y respirent un air tellement plus vivifiant d'un point de vue intellectuel ! ca fait du bien au sortir de bientôt 5 ans d'inculture affichée et de crétins comme Lefèvre et cie placés là par intérêt, de voir se pointer un homme comme Jean-Luc ! L'image de la France d'un point de vue culturel compte autant pour moi ! oui il faut que d'un point de vue social, les citoyens retrouvent leur dignité en ayant des salaires décents mais oui il faut aussi que le peuple puissent s'éveiller aux choses culturelles mais je suis bien d'accord avec vous, il faut d'abord que les ventres soient remplis de nourriture de qualité aussi...avec un homme comme Jean-Luc au pouvoir, ce serait déjà la garantie de voir la France représentée par un homme cultivé et j'estime que c'est la moindre des choses qu'on puisse demander un peuple à quelqu'un placé à la tête de l'Etat pour le représenter.

  41. guillot dit :

    Aubert Dulac@133

    Pour moi, Dominique Reynié à raison de dire que Marine Le Pen et le FN sont dans un discours anti système. Et leur quasi absence dans les institutions crédibilise leur discours, alors même qu'ils n'ont aucune perspective d'arriver au pouvoir, du moins sans un coup de main des élites de la droite républicaine (Mussolini et Hitler n'aurait jamais pu arriver légalement au pouvoir sans l'aide de ces mêmes élites, économiques, politiques, conservatrices et libérales).

    Pour le FN, son absence de perspective politique à proposer et de crédibilité auprès des mêmes élites politiques et médiatiques concernant leur programme, ne l'empêche pourtant pas d'obtenir des résultats électoraux suffisament inquiétants pour faire turbuler toute la classe politique et les médias.

    "Marinisé", le FN renoue donc dans son programme avec la thématique anti libérale et du rôle de l'Etat bouclier social et national de l'extrême droite des années 30(Hitler se disait lui aussi socialiste et Mussolini venait de l'extrême gauche). Et sa ¨conception de la laïcité,on devrait dire qu'elle est islamophobe. Comme au moment du TCE en 2005, les élites (politiques et médiatiques) défendent une idéologie, celle de l'oligarchie au pouvoir. Dominique Reynié fait partie de cette élite et il fait son travail d'idéologue. Il "amalgame" sous le terme de populiste les "extrêmes" anti systèmes, qui veulent dégager l'oligarchie avec ses élites à leur botte
    Le discours de Mélenchon visant à séparer les élites de l'oligarchie tombe à plat. Aussi bien à droite qu'au PS, les élites sont converties à la défense du système où ne le remettent en cause qu'à la marge.

  42. Yannick (sympathisant pdg) dit :

    Une petite question pour éclairer ma lanterne, puisqu'ici pas mal de monde connaît pas mal la chose politique.
    850 € par mois, par personne, soit Villepin se fout de nous, soit c'est la proposition la plus à gauche du monde.
    Soit je n'ai rien compris, mais là charge à ceux qui le peuvent de m'expliquer svp

  43. komorowski dit :

    Le revenu minimum de Villepin c'est une verte, conseillère regionale qui m'en a parlé la première. J'ai cru avoir une attaque car vraiment avec ce truc c'est prendre les conséquences pour les causes. Ce fut la stratégie dans le bas empire romain du pain et des jeux. Mais à l'époque cela ne concernait que les plébiens de Rome. Cela a bien sur accéléré la décadence de cet empire.L'idée des verts c'est qu'il vaut mieux avoir des exclus par choix que des exclus imposés. Quelle folie que devient la citoyenneté et l'égalité de tous et quel avenir pour les descendants de ces exclus sans doute exclus à leur tour mais la bonne conscience Chrétienne ecologiste serait sauf : ils sont dans le para social ils l'ont voulu donc tout va bien pour eux. On peut ne pas être bêtement productiviste mais l'éloge de la paresse et des petits revenus pour les autres comme de bien entendu c'est sur que c'est réactionnaire c'est pour cela que Villepin le défend! Il vaut mieux des pauvres heureux dans leur misère que des salariés et chomeurs combatifs reclamant la justice sociale et donc qui veulent partager la richesse des nantis !

  44. Descartes dit :

    @Benoît (#139)

    Pour ceux que l'histoire du revenu de base turlupine, voici un documentaire qui fait réflechir: le_revenu_de_base.

    Point n'est besoin de documentaire pour réfléchir. Le problème du revenu de base "universel et inconditionnel" est bien connu: s'il est suffisant pour vivre (j'entends parler de 850€ par personne...), alors on peut anticiper qu'un grand nombre de personnes s'arrêteront de travailler. Franchement, si je savais que sur mon compte tomberont 850€ (ca fait 1700€ avec ma chère et tendre) chaque mois et cela pour le restant de ma vie, j'arrêterais de travailler. Et pour peu que tout le monde fasse comme moi (et comme l'enseignait Kant, aucune règle ne peut être bonne si elle n'est pas universalisable), qui ira tous les jours trimer à l'usine pour pour payer l'impôt et financer le revenu en question ?

    L'idée du "revenu de base" ne marche que s'il est très faible par rapport aux besoins vitaux, de manière que les gens soient quand même obligés de travailler et de produire... et alors, on peut se demander à quoi il sert!

  45. Hold-up dit :

    144 - Descartes

    Toujours les bon vieux préjugés de " Descartes ". Quand on sait que le revenu de base est interprétable différemment selon les camps politiques, on fait une analyse politique.
    Jacques Marseille, l'économiste néolibéral bien connu est l'initiateur à la fin de sa vie de cette hypothèse de revenu de base (de droite) : on verse un fixe à certains catégories "déshéritées" mais avec cette somme, celle-ci ne reçoivent rien d'autre, rien pour vous loger (Caf), rien pour vous soigner (Sécurité sociale), rien pour votre retraite : rien !
    Il faut faire attention quand c'est M.de Villepin qui " gauchit " son discours pour mieux faire avancer l'annihilation totale du service public et le démantèlement de la solidarité nationale réduite dans le meilleur des cas à sa plus simple expression : 850 euros par mois. Soyons sûr que demain, la droite n'hésiterait pas, une fois l'Etat social détruit à revenir sur cette pension. Il y a une autre vision de la réalité économique, politique et sociale "à Gauche" qui reprend tous les tenants et les aboutissants. Ne nous leurrons pas. La droite est à la manœuvre ici pour nous endormir. De là à écouter les vieilles lunes de certains ici qui chantent "à la gloire du travail mythique" tandis que celui-ci se dégrade partout, qui acceptent que 250 000 SDF survivent dans la rue, qu'il est normal qu'ils vivent comme des chiens avec à peine 450 euros par mois, il ne faut pas exagérer. L'essentiel est ailleurs : un véritable projet politique d'ensemble qui remette tout à plat, ouvre un horizon politique large, conscient et fraternel. Le Front de Gauche vomit tous les rabougrissements de la pensée; les petites mesquineries, les petites idées minables assises sur les haines mauvaises. Qu'on se le dise. Fuyons l'esprit de ressentiment ! Affirmons-nous libres avec une hauteur de vues à l'inverse des puanteurs contemporaines et des petits esprits qui fourmillent, hélas, jusqu'ici.

  46. citoyenne21 dit :

    Hold-up (145)
    Oui vous avez raison !ben oui figurez-vous il y en a dont la mesquinerie (ou la frustration) est telle qu'ils prétendent que Jean-Luc même si quelqu'un de foncièrement humaniste (ce dont personne ne doute ici) serait hélas si mal entouré et si mal conseillé qu'il y aurait de fortes chances que nous courrions tous au fiasco et patati et patata...Il y en a qui ont une vie tellement méthodique qu'ils ne peuvent comprendre l'enthousiasme de ceux qui sont capables de s'investir pour des causes qu'ils estiment justes, pour des idéaux qu'ils préfèrent nobles et pas seulement pour satisfaire de minables élans anti-sarkozistes ! ce n'est pas que du point de vue du porte-monnaie que vous voulons que la société change, c'est aussi d'un point de vue qualitatif, n'est-ce pas ?

  47. Gombald dit :

    Le revenu de base généralisé sera à coup sûr –la– solution. En fait, le revenu de base existe à travers différentes allocations : chaumage, logement, familiales, retraite, indemnités maladie, bourse d'étudiant, et le RSA etc.
    On peut imaginer un système de bonus : plus vous travaillez, plus vous touchez, moins vous travaillez, moins touchez. Il faut que ce revenu de base ne soit pas fixe, mais proportionnel à votre engagement dans la société et proportionnel à la performance réelle de l'économie en générale (plus de caisses déficitaires). Ce pourrait être financé par un unique prélèvement en pourcentage sur la valeur ajoutée ou le C.A. des entreprises. Administrativement, c'est une grosse simplification. Évidement le salaire versé par l'entreprise doit être libre donc il n'y aurait plus de minimum. Si vous travaillez pour rien, vous conservez votre salaire de base sans malus. Mais plus vous obtenez une meilleur salaire et plus vous obtenez de bonus sur votre base.
    Ce cadre légal à une autre conséquence, l'entreprise n'a plus besoin d'importer de la main d'œuvre "bon marché". Ce cadre légal libère complètement l'entreprise de sa "charge sociale". Elle n'a plus que le souci de ce concentrer sur son métier. La salarié n'est plus dans la "subordination" il a la possibilité de dire non et éventuellement de partir.
    Arrivé à l'age de la retraite, il n'y a tout simplement plus de malus.
    Si vous avez bien travaillé, vous avez un gros salaire de base qui vous permettra de vivre correctement.
    Si vous n'avez pas travaillé vous restez scotché au minimum, mais rien ne vous empêche de vous y mettre...

  48. Lector dit :

    @komorowski

    Je crains que vous n'ayez pas saisi l'idée derrière ce revenu.

    L'idée c'est qu'il y a des besoins matériels (se nourrir, se loger, se soigner) et il y a des désirs matériels (e.g. avoir une BMW). Certes, la distinction n'est pas facile à établir, mais elle existe. (Pour une excellente analyse de la notion du "besoin" je renvoie à l'essai "Claims of Need" du philosophe britannique David Wiggins.)

    Grâce au progrès scientifique et technique mis au service de l'économie toujours moins de main d'oeuvre produit toujours plus de richesse. Les machines ayant été inventé (on a tendance à l'oublier) pour alléger le travail humain quoi de plus naturel que de profiter du taux de productivité toujours plus élevé pour enfin permettre à chaque être humain d'assouvir ses besoins les plus basiques? (Je renvoie à la fameuse'pyramide des besoins'de Maslow.) Libre à celui qui estime, comme vous semblez le faire, que le bonheur suprême consiste à faire du fric et à réaliser ses désirs matériels (e.g. à avoir un yacht dans le port de Saint Tropez) d'accumuler de l'argent en travaillant plus que les autres. (Par exemple, en créant une entreprise avec l'aide du revenu citoyen, comme le prévoit le projet de Villepin:'Pour les jeunes, le revenu citoyen pourrait être mis à disposition sous forme de capital bloqué de 70 000 euros, utilisable pour créer une entreprise, pour assurer l’autonomie (logement) ou pour financer une formation.')

    Voilà pour l'idée générale. Quant à la philosophie du RC villepiniste, elle tourne autour de la notion de la dignité. Elle part du principe que tout citoyen dans notre Cité a un droit inaliénable à la dignité. Elle constate qu'il n'est pas digne d'un citoyen de devoir lutter pour survivre (c'est à dire pour assouvir ses besoins les plus basiques). Elle conclut que pour garantir que chaque citoyen puisse faire valoir son droit inaliénable à la dignité il doit recevoir un RC.
    Je vous ferai donc remarquer, cher komorowski, que le RC change radicalement le rapport de force entre le capital et le travail. Le précariat ayant été éradiqué d'un seul coup et le spectre du déclassement et de la misère ayant soudainement disparu, le capital est contraint d'améliorer les conditions de travail et notamment d'augmenter les salaires pour rendent le travail plus attractif.

    PS: Pour toute une série de raisons il est très probable que le RC ne dissuade absolument pas les gens de travailler (comme le confirme d'ailleurs toutes les expérimentations qui ont été faites avec le RC).

  49. citoyenne21 dit :

    A Gombald (147) : ben voilà c'est une vision moins sarcastique du revenu de base que celle que propose Descartes qui pense que seule sa vision du monde est juste et valable !

  50. Descartes dit :

    @Gombald (#147)

    On peut imaginer un système de bonus : plus vous travaillez, plus vous touchez, moins vous travaillez - moins touchez.

    Et si je ne travaille pas du tout, je touche combien ?


Blog basé sur Wordpress © 2009/2015 INFO Service - V3 Archive