09sept 10

L'évènement est à nous!

A la fête ! A la fête et c’est tout !

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J e poste cette note après avoir entendu Ségolène Royal que j’ai trouvée finalement bien efficace sur la question des retraites. Je suis heureux de voir que nos argumentaires sont dorénavant largement partagés. Je ne m’en plains pas. Au contraire. Heureusement que la commère Chabot est là pour nous rappeler à un sain dégout de son émission: elle réussit à faire le tour de toute la scène politique sans dire un mot du Front de Gauche. Ca c'est du journalisme!

Je n’ai pas beaucoup écrit cette semaine. C’est le prix de l’action. Ecrire prend du temps et nécessite du recul. Je n’ai eu ni l’un ni l’autre ces jours derniers. Pour autant on ne peut pas dire que j'ai été silencieux. Ca continue dans Médiapart d'ailleurs ce week-end. N'empéche, c'est la cavalcade encore. Hier soir, j’ai du enchainer deux réunions, l’une à Montreuil avec toute la gauche sur les retraites, l’autre dans Paris sur la gestion de notre programme de travail à la Fête de l’Humanité. Si nous devons un jour trébucher ce sera de cette surcharge plutôt que de n’importe quelle autre erreur d’orientation. Chaque fois dans de telles circonstances je suis contraint de me souvenir de ce paramètre caché de l’action politique qu’est l’état physique dans lequel sont les gens qui prennent des décisions au moment où ils le font. En ce moment, notre équipe est sur tous les fronts, de toutes parts dans le pays. Le commando national lui enchaine la conduite des campagnes. Après le remue méninges, les manifestations du 4 et du 7 septembre, c’est à présent la fête de l’Humanité. L’aller retour que je suis en train de faire entre Paris et le Parlement Européen de Strasbourg me donne un petit répit pour jouer du clavier. Vous lirez, si vous voulez, les actualités du parlement dans la partie de mon blog qui y est consacrée, juste sous le drapeau de la GUE/NGL. Et avant de commencer mon propos, je vous rappelle que vous pouvez vous inscrire à la lettre hebdomadaire de ce blog, une merveille, et je pèse mes mots, en remplissant  la case prévue en haut à gauche de l’écran. On peut aussi en inscrire d’autres et pas la peine de faire un dessin sur pourquoi le faire.

Depuis deux jours la discussion dans les rangs porte sur la conduite de l’action syndicale. Les commentaires sur ce blog y font aussi une large part. Je n’ai pas l’intention de me prononcer sur la valeur des consignes syndicales. C’est un choix. La conduite de l’action syndicale se discute dans les syndicats avec les syndiqués. A cette position de principe, qui est celle adoptée par le Parti de Gauche dès sa fondation, j’ajoute une remarque plus personnelle. Je me désole de lire ces commentaires rageurs et parfois insultants contre les directions syndicales, les « bureaucrates », et ainsi de suite. Surtout assortis de gloses interminables sur le fait que seule telle ou telle forme d’action peut permettre de gagner et toutes les autres ne serviraient à rien. Rien de tel pour casser les reins à tout le monde ! Si l’on discrédite l’action du jour au nom de celle qui n’est pas convoquée pour demain, il est clair que c’est l’action du jour qui n’aura pas lieu. Alors comment répondre à cet échec par une proposition d’action plus difficile à réussir en général et en particulier après un échec ? Je le dis à propos du mot d’ordre de grève générale. Je n’exprime pas d’avis à son sujet. Mais je crois utile de rappeler qu’aucune grève générale reconductible dans l’histoire n’a jamais été décidée autrement qu’à partir du terrain. Le reste du temps, les syndicats qui engagent des bras de fer doivent continuellement évaluer le rapport de force. Ils partent de leur capacité à mobiliser le plus grand nombre de gens possible. S’ils lancent une consigne intenable par le grand nombre, ils ruinent leur cause.  C’est surtout vrai dans une période comme celle que nous vivons où les taux de syndicalisation et d’affiliation politique sont très insuffisants et où il est illusoire d’attendre une discipline d’action du seul fait que le syndicat l’a appelé. Comment alors connaitre cet état réel des esprits ? Je n’ai pas le moyen de le savoir. Je pense que les directions syndicales doivent aussi avoir de l’hésitation de ce fait. Pour ma part donc je me contenterai de suivre les consignes des syndicats. A mesure qu’elles arrivent, nous les apprécions à partir de ce qu’est la position du Parti de Gauche. C’est l’objectif qui nous unit aux syndicats. Pour la forme de l’action chacun doit être à sa place pour faire au mieux son travail spécifique. Nous sommes pour le retrait du projet de réforme sur les retraites. Donc nous agissons en soutien des consignes unitaires des syndicats, dans la mesure de nos forces. Pour autant nous devons aussi avoir une réponse politique au moment présent. Nous avons un rôle spécifique et un champ d’action particulier. J’estime qu’il n’est pas tenu à gauche. Et cela n’aide pas au rapport de force.

Notre travail politique est de deux ordres. D’abord représenter le point de vue opposé à la réforme et lui donner de la voix politique. C’est ce que nous faisons tous dans les assemblées. J’estime que le travail fait par notre groupe à l’assemblée, avec Roland Muzeau à sa tête, est très bien mené. Au sénat nos amis tiendront bon aussi, le moment venu. Les députés PG sont très présents et ils forment avec les communistes des équipes soudées et efficaces. Mes lecteurs peuvent suivre les comptes rendus quotidiens que Martine Billard, porte parole du Parti de Gauche, fait de son travail de député sur le site du PG ou sur son blog. Marc Dolez aussi campe dans l’hémicycle et tient la tranchée. Je suis l’avancée du combat, comme je peux. Leurs sms, d’heure en heure, nous tiennent informés. Les dirigeants du PG suivent de cette façon ce qui se fait dans l’assemblée. J’avoue que je préfèrerais y être plutôt qu’à Strasbourg. Au plan technique, on ferait mieux de twiter. Mais on ne maitrise pas ça encore.

C’est de l’assemblée que nous avons appris ce qu’il en est réellement quand Woerth annonce devant les médias que le gouvernement a tenu compte des attentes des Français et qu'il a proposé des amendements en conséquence à son texte sur les retraites. Bidon ! Ainsi, le gouvernement veut faire croire qu'il tient davantage compte de la pénibilité. Il aurait abaissé le seuil d'incapacité de 20% à 10% pour pouvoir continuer de partir à la retraite à 60 ans. Mensonge ! L'amendement présenté hier devant la commission des Affaires sociales met en place deux dispositifs différents. D'un côté, les travailleurs avec un taux d'incapacité de 20 % pourront prendre leur retraite à 60 ans. Mais les salariés dont le taux est compris entre 10 et 20 % ne pourront pas bénéficier de cette mesure automatiquement. Ils pourront seulement se présenter devant une commission où ils devront prouver qu'ils ont été exposés de façon permanente et pour une durée encore inconnue à des facteurs de risque professionnels à définir. Qui peut croire que les employeurs vont fournir les preuves nécessaires aux salariés ?

La partie proprement politique de la lutte contre la réforme consiste pour nous, gens de gauche, à faire la démonstration qu’on peut faire autrement, sans diminuer les acquis sociaux. A mesure que cette idée fait son chemin, l’étau se desserre car les gens comprennent que la réforme Sarkozy n’est pas légitime. «Pourquoi nous faire ça si on peut s’en passer», se disent-ils. C’est pourquoi est si calamiteux le point de vue du PS. Son acceptation de l’allongement des durées de cotisations donne raison à l’idée de base de l’argumentaire de la droite. Ce ralliement à l’allongement de durée de cotisation est sans ambigüité, inscrit en toute lettre dans les tracts distribués dans la manifestation du 7 septembre. C’est la contribution de ce Parti à la campagne d’après laquelle la réforme est « indispensable » et passe par le fait de travailler plus longtemps. La réponse de Fillon au président du groupe socialiste à l’assemblée, l’inamovible Jean Marc Ayrault a donc été particulièrement dévastatrice. « Puisque vous ne revenez jamais sur nos réformes quand vous êtes au pouvoir, c’est que pour vous la bonne réforme c’était la précédente et il en ira de même cette fois-ci ». Touché ! Que faire alors ?

Faire semblant ! C’est notre seule issue. Faire semblant de croire que nous sommes tous d’accord et serrer les dents dans l’action. Si la vérité vraie c’est que le PS nous tire dans le dos, il ne faut engager avec lui aucune polémique. Que nous rapporterait-elle ? Juste un coup de main à Sarkozy qui serait le seul bénéficiaire de la division. Avantage : aucun. Mettre la pagaille dans notre camp serait au seul bénéfice de ceux qui ont besoin de cela pour céder plus vite. Il suffisait d’entendre ce matin l’impétueux François Hollande pour comprendre la musique qu’aimeraient entendre les sociaux capitulants de son style. Mais il faut proposer aussi une issue dans notre champ d’action, celui de la politique et de la démocratie représentative sans se cacher confortablement derrière le mouvement social.

C’est le sens de notre proposition de référendum sur le sujet. J’ai pu entendre Ségolène Royal en dire autant et cela me réjouit. Je pars d’un constat à faire partager qui alimente la mobilisation : le président n’est pas légitime pour faire cette réforme. Il y a une décision du peuple souverain à propos de la retraite à soixante ans. Les Français ont voté sur le sujet. La retraite à 60 ans était une mesure du Programme commun portée pendant toutes les années 1970, puis au coeur du programme du candidat Mitterrand en 1981. A l’inverse, la fin de la retraite à 60 ans n'était pas dans le programme de Sarkozy. Au contraire, et je peux le dire comme ça. Car Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2007 et en 2008 à ne pas toucher à l’âge légal de la retraite. Il faut le répéter autant qu’on peut. « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer. » avait-il dit dans une interview au Monde le 27 janvier 2007. Il avait réitéré son engagement sur RTL le 27 mai 2008 : à propos du  relèvement de l’âge légal: « j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela ». On ne peut mieux dire. Les Français n'ont donc jamais voté pour la retraite à 62 ans. Puisqu’il n’y a pas de mandat pour une réforme d’une telle ampleur, il faut voter. Le vote ou la pagaille et le bras de fer ? En démocratie, le vote devrait être la règle, pas l’exception mendiée. D’ailleurs je le répète, si la dernière modification de la Constitution était passée en loi organique, nous pourrions proposer une pétition pour un référendum d’initiative populaire. Ce droit est prévu à l’article 11 de la Constitution modifié par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008. Il ouvre cette possibilité de soumettre un projet de loi à référendum si 1/5 des parlementaires soutenus par 1/10 des électeurs inscrits le demandent. Si donc on ne vote pas, c’est parce que nous sommes bien dans le régime du coup de force permanent qui prévaut depuis la forfaiture initiale de l’escamotage du non au référendum de 2005.

Je serai totalement absorbé par ma présence à la fête de l’Humanité à partir du moment où cette note sera en ligne. De fait des camarades y campent déjà depuis mercredi et assurent le montage et la surveillance de notre stand. A partir de jeudi, les effectifs se sont augmentés des camarades qui ont posé des jours et dès vendredi d’autres encore arrivent car notre programme d’activité démarre fort. La Fête de l’humanité est dans le programme de la vie de notre parti comme un évènement. Je ne dirai pas que c’est comme pour les communistes puisque nous ne sommes présents comme Parti de Gauche que depuis deux fêtes. Cependant, maints parmi nous s’y trouvaient auparavant avec le club PRS (pour la République sociale). Mais c’est bien depuis la création du Front de gauche que la présence a une vocation plus profonde qui structure notre programme de travail annuel. La Fête est le plus grand évènement politique de la gauche chaque année. Aucun autre ne peut lui être comparé car aucun n’est même vaguement similaire par le nombre de visiteurs, leur diversité, leurs préoccupations. Pour nous c’est un thermomètre absolument fondamental de l’état d’esprit dans la gauche de combat. Et en ce qui nous concerne c’est le moment d’un déroulé de notre orientation. Cette année il en ira de même. Je mets donc le programme en fin de note pour que vous puissiez vous faire une envie de Fête avec nous, en quelque sorte. Je surligne juste le dimanche à quatorze heures trente, quand nous présentons le livre des neuf inédits de Jean-Jaurès, neuf conférences prononcées en Amérique latine, traduites de l’espagnol, et illustrées de photos elles-mêmes inédites. Thèmes: la nation et l'immigration. Le résultat d’une superbe histoire de militants dont je parlerai très bientôt ici même.

 J’en reviens à l’évènement central de la Fête de l’Humanité. Je pense que nous sommes à la hauteur des circonstances. Il y a un lien entre la marée humaine des manifestations du 7 septembre et le lancement à la Fête de l’Humanité du programme partagé du Front de Gauche. Nous ouvrons une perspective et nous proposons une méthode de travail politique. Je connais le nombre des arguments qui plaident contre notre tentative et notre ambition de replacer au cœur du pays le courant culturel qu’incarne le Front de gauche dans la politique française et européenne. J’ai bien dit européenne. Car la partie se joue sur l’ensemble du vieux continent. De la situation en Grèce à la scène française le lien est là. Après le krach du système financier, les gens du système l’ont protégé des coups qui se préparaient par une opération d’intimidation spécialement cruelle. En Grèce comme ailleurs le problème c’est l’impasse politique qui résulte de l’absence totale d’alternative politique ancrée dans la conscience populaire. La droite et le Pasok (parti socialiste grec) sont d’accord sur la politique du FMI. A présent tout le Pasok est au gouvernement inclus la « gauche » du parti. Ce que cette situation montre c’est qu’il ne suffit pas de surgir avec des pancartes de protestation quand tout s’effondre. Il faut préparer en profondeur la relève. C’est a ce prix que le grand nombre repère et donne son appui. Je ne m’effraie donc pas de la puissance actuelle du PS avec sa politique en machmolo. Ce qui m’inquiète c’est notre capacité à être unis à temps pour labourer en profondeur le terrain jusqu’au moment où nous serons en contact avec la matière brulante de l’histoire qui nécessairement viendra au devant de notre futur.

Chemin faisant vers Strasbourg, je lis des articles à mon sujet d’une invariable monotonie à propos de mon « ambition présidentielle » et autres salades de la petite bourgeoisie d’écriture qui évalue ma ligne politique d’après ses préjugés sociaux et culturels. Il ne faut pas en rire. C’est du travail nuisible bien fait. Ce n’est pas simple de s’unir sous ce feu. Non de notre fait, car, vaille que vaille, parfois clopin-clopan, souvent hardiment, l’attelage du Front de Gauche tient et avance. Nos principales difficultés viennent des effets du harcèlement qui est organisé autour de nous avec la question de la présidentielle. Je ne saurais mieux l’illustrer qu’en pensant à cette journaliste de France 2 qui prépare un sujet pour le 13 heures et qui m’a interrogé sur ce thème au moins vingt fois dans la manifestation du 7 puis recommencé comme si de rien n’était une nouvelle fois sous trois angles différents au meeting de Montreuil. Je suis partagé entre l’envie d’éclater de rire et de celle de lui demander pour qui elle me prend. Ce que je sais c’est que ce n’est clairement pas du journalisme d’information mais juste de la recherche de spectacle. Il s’agit évidemment de me pousser à bout et de m’opposer aux communistes. Ou à Besancenot. Du sang. Ils veulent du sang. L’argumentaire des socialistes – beaucoup d’entre eux sont membres de ce parti – tourne donc en boucle. Je ferai une OPA sur le PC, ceux-ci me haïraient, bla bla. Puis tout vient à la file, sans soucis de la cohérence, directement recopié de la rue de Solférino. Pour Benoit Hamon en bureau national du PS  nous serions des « néo communistes ». Pour d’autres nous serions l’attrape mouche de l’extrême-gauche et ainsi de suite. Toute cette mélasse vient par giclées, d’un faiseur de potins à l’autre.  Comme vous le savez, ces metteurs en scène, car ce ne sont plus des journalistes, se moquent totalement du fond, auquel ils ne comprennent rien d’ailleurs le plus souvent, dans la mesure où ils n’ont aucune culture à propos de la gauche. Il leur faut du spectacle, des petites phrases pour avoir provoquer les deux jouissances perverses de cette conception du métier: faire de la merde et ensuite se plaindre de l’odeur.

Un sommet du genre est le portrait que fait de moi le « Nouvel Observateur » cette semaine. Le Figaro du centre gauche se dépasse en bassesse. « Le hold up de Mélenchon » titre le journal de la gauche Rolex qui s’y connait en banditisme. L’argumentaire du PS est mis en scène en mettant dans la bouche des uns et des autres les mots qui fâchent. Tout y est qui exprime leur vision de la politique : je fais un « coup » contre le PC, j’ai quitté le PS parce que Benoit Hamon me faisait de l’ombre, je me suis trompé car c’est Aubry qui a gagné le congrès socialiste, bien sûr les sondages sont peu flatteur pour moi, André Chassaigne est le candidat du PC « anti méluche ». Et ainsi de suite. Tout est combines, plan de carrière, pas l’ombre d’une idée pas le début d’un débat. Les 350 pages de « Enquête de Gauche », mon livre d’analyse sur l’état de la social démocratie européenne sont ramenées au commentaire de Gérard Filoche qui dit que Krivine a dit la même chose pendant trente ans. Cette bouillie, c’est du PS pur jus. Le baba cool mal rasé en guenilles de luxe qui signe cette coulée de fiel au « Nouvel Observateur » avait tenté une approche pour que je réponde à ses questions en vue de « faire mon portrait ». J’ai refusé. Je lui ai dit « je n’ai aucune confiance en vous et je ne veux d’aucune façon valider si peu que ce soit la saloperie que vous allez me faire ». Je suis servi. Un seul progrès : pour une fois, sur la photo, je ne suis pas tout rouge, la bouche ouverte et le poing rageusement fermé. Je suis seulement marqué par la fatigue. Il va y avoir des sanctions, c’est sur. En tous cas n’oublions jamais la longue carrière de tireurs dans le dos de ce journal : contre le programme commun, pour Rocard, pour Delors, promoteur de l’opération Ségolène Royal, hystérie du oui au référendum, j’en passe et non des moindres. Notre courant politique y est piétiné, nié sans relâche, nos porte-paroles continuellement humiliés. Et tout ça pour promouvoir des personnages qui ont tous si mal tourné ! Il est frappant de constater un tel sectarisme devant un tel bilan. Ailleurs, partout, tout le monde à gauche se remet en cause et réfléchit à ses certitudes passées. Dans la presse liée à la gauche cela donne aussi, ici et là, un certain dégel des postures. Nous avons tous noté comment « Libération » a réouvert l’arc de ses projecteurs. La ligne éditoriale n’est plus la hargne social libérale mais tout à fait clairement social démocrate, au sens classique du terme, c'est-à-dire politiquement argumentée en dépit du caractère dépassé et vieillot de l’idée. Mais il n’y a plus de bannis dans « Libération » comme du temps de July. Pas au « Nouvel Observateur ». Il est vrai qu’avec un comité éditorial qui a connu et enterré l’équipe Brejnev et celle de Mao il ne faut pas trop compter sur l’appétit du futur. Même ses jeunes déjantés sont de vieilles carnes. N’empêche, quelle ambiance ! C’est au point que Jacques Julliard lui-même a fini par mettre en garde la « deuxième gauche » que ce journal prétendait incarner naguère. Il l’adjure de ne pas devenir une « troisième droite ». Trop tard, cher Jacques ! Ils vous tueront vous aussi plutôt que de lâcher les châteaux et demeures qui les fascinent.

J’en finis avec mes mauvaises humeurs pour aller le cœur purgé préparer mes discours à faire dans le stand du PG et à l’Agora de la Fête de l’Humanité. Fin de l’épisode Benoit Hamon. Ambiance juvénile du type conciliabule « d’Ag du mouv ». Jugez plutôt.  J’ai du appeler Benoit de nouveau. Son équipe avait transmis à plusieurs de mes proches le « bon numéro » de téléphone. D’après eux, « l’autre téléphone, ce n’est pas le bon ». Ha bon ? C’est juste un répondeur avec la voix qui dit qu’il va rappeler. Trop fort. Lui ne peux pas m’appeler bien sur parce qu’il est très important et occupé, cela va de soi. Mais moi qui n’ai rien d’autres à faire, je le peux. Je l’ai fait, donc. Et je l’ai eu aussitôt ! Résumons. « Il ne s’agit pas de faire le énième meeting unitaire », « nous voulions entendre ces trois là ». Voila tout. Le reste est de maigre intérêt. Henri Emmanuelli et Benoit Hamon invitent qui ils veulent, c’est bien leur droit. Si ce n’est pas un meeting unitaire et si on ne souhaite pas entendre ce que nous avons à dire, nous ne sommes, bien sur, demandeurs de rien. Si nous avions été invités, j’y serai allé ou bien Martine Billard. Mais nous ne voulions pas laisser dire que nous aurions été invité et que nous aurions refusé d’y être par sectarisme comme ce fut dit l’an passé où ce cirque a déjà eu lieu, dans des conditions à peu près semblables. Localement, nos amis, nos élus  reçoivent des invitations à participer au meeting final de l’université d’été de Benoit Hamon. C’est ça, l’élégance. Comme dit le journal « Libération », après le congrès de Reims, il y a des ruptures qui ne sont toujours pas passées. C’est bien possible. Pour ma part dans tout cela je veux voir le positif.

Car en invitant Olivier Besancenot, Hamon-Emmanuelli mettent le doigt dans la logique de « l’union à gauche sans exclusive » dont ils n’avaient pas voulu au congrès de Reims. Le reste sera tranché par la vie elle-même. De son côté Olivier Besancenot renonce à son ostracisme anti socialiste puisqu’il va défendre la retraite à soixante ans avec des militants socialiste qui distribuent des tracts en faveurs des 41,5 annuités de cotisations. Je pense qu’il a son idée sur les raisons de le faire. Mais alors ça devrait devenir plus simple en bonne logique de s’entendre avec nous qui disons comme lui. Non ? Ou alors je n’ai rien compris ? Et si c’est possible de défendre la retraite à soixante ans avec des gens qui sont pour 41,5 annuités de cotisations pourquoi ce n’est pas possible d’aller avec eux dans des exécutifs régionaux où les différences sont moindres sur les questions de gestion régionales ? Finalement cette séance donnera une photo très intéressante. C’est en quelque sorte un exercice où chacun délivrera à l’autre un bulletin d’amnistie. Puissions nous en bénéficier tous ensuite par moins de sectarisme à gauche. Je reviens sur notre programme à la Fête de l’Humanité comme promis plus haut.

Programme du stand Parti de Gauche à la fête  de l'Humanité.
(avenue Pablo Picasso)

Vendredi 10 septembre 2010

17h30 – 19h00
Notre République ? Même sol, mêmes droits : le cas pratique de la grève des travailleurs sans papiers.
Animé par Danielle SIMONNET (Conseillère de Paris et secrétaire nationale aux Migrations du Parti de Gauche), avec Raymond CHAUVEAU (Coordonnateur national CGT de la grève des travailleurs sans papiers), Marilyne POULAIN (responsable du pôle migrants de l'association Autre Monde), Catherine BRUN (responsable à Solidaires du suivi de la grève), Adama KANE (travailleur gréviste de l'imprimerie, sans papiers), Eric COQUEREL (Conseiller régional et secrétaire national aux relations unitaires du PG).

20h30 – 22h30
L'accès à l'eau potable et l'assainissement comme Droit Humain essentiel . Interviennent Jean-Luc MELENCHON (Eurodéputé et Président du Parti de Gauche), Gabriel AMARD (Président de la communauté Les Lacs de l'Essonne, auteur de "L'eau n'a pas de prix, Vive la régie publique" et secrétaire national du Parti de Gauche), Luzmila CARPIO (Ambassadrice de l'Etat Plurinational de Bolivie en France et en Tunisie), Pablo SOLON (Ambassadeur de l'Etat Plurinational de Bolivie auprès des Nations Unies-New York), Danielle MITTERRAND (Présidente de la Fondation France-Libertés).
 
Samedi 11 septembre 2010

11h00 – 12h30
Présentation des premières contributions du PG au programme du Front de Gauche, par François DELAPIERRE (Délégué général du PG). Plus d’un millier de propositions réparties en 177 fiches pour nourrir le débat sur le programme partagé du Front de Gauche seront rendues publiques.

14h30 – 16h45
Le rassemblement de toute l’autre gauche, ça marche : les enseignements de Limousin Terre de Gauche, avec Jean-Luc MELENCHON (Eurodéputé et Président du PG), Christian Audoin (PCF – tête de liste de Limousin Terre de Gauche aux Régionales), Laurence Pache (PG – Conseillère régionale Limousin) et Stéphane Lajaumont (NPA – Conseiller régional Limousin), ainsi que des représentants nationaux du NPA, du PCF et des Alternatifs.

17h00
A L’Agora de La Fête de l’Humanité : ouverture du chantier du programme partagé du Front de Gauche,

Dimanche 12 septembre 2010

11h00 – 12h30
Gouverner face aux banques, au FMI et à la Commission européenne – Sortir du Traité de Lisbonne, animé par Christophe Ventura, avec Jacques Généreux (Economiste, secrétaire national du PG) et Yannis Bournous, représentant du parti grec Synaspismos.

12h30 – 14h00
Déjeuner-débat : La publicité, bras armé du consumérisme, avec Corinne MOREL-DARLEUX (secrétaire nationale du PG), Charlotte NENNER (Présidente de Résistance à l’Agression Publicitaire), Fabrice FLIPO (Philosophe) et des Déboulonneurs.

14h00
A L’Agora de La Fête de l’Humanité : Forum sur les retraites, avec Martine Billard (Députée, secrétaire nationale du PG), Benoit Hamon (PS), Jean-Vincent Placé (Les Verts), Eric Corbeaux (PCF) et les responsables de Solidaires, FSU, CGT et CFDT


337 commentaires à “A la fête ! A la fête et c’est tout !”

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  1. 301
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#300)

    Bien sûr qu'il existe des énergies propres et inépuisables mais ce ne sont pas les magnats du pétrole qui vont l'ébruiter ou investir dans ces nouvelles technologies tant qu'ils n'auront pas épuisé le filon et comme nous savons que ce sont eux qui dirigent le monde politique... on devine le reste.

    Ah... heureusement qu'on a la Grande Conspiration pour tout expliquer...
    On aimerait que tu nos indiques quelles sont ces énergies "propres et inépuisables" dont tu parles. Et que tu expliques un peu mieux le raisonnement. Quel est l'intérêt des "magnats du pétrole" à ne pas investir sur ces technologies, vu que celui qui aurait demain un brevet d'une source d'énergie "propre et inépuisable" se ferait un fric sans commune mesure avec ce qu'on peut se faire avec le pétrole ? Et d'ailleurs, comment expliquer que des capitalistes qui n'ont pas d'intérêts dans l'industrie pétrolière (tiens, Bill Gates, au hasard) ne cherchent pas à déposer et rentabiliser des brevets sur ces énergies "propres et inépuisables" qui sont a portée de main ?

    Désolé, mais la légende de la machine merveilleuse capable de produire une énergie "propre et inépuisable" et qui dort dans le coffre fort d'un méchant capitaliste (qui a trucidé son inventeur et détruit toute trace de ses travaux, bien évidement) n'est que cela: une légende. Dans le monde réel, si un capitaliste avait découvert une technique pour produire une énergie "propre et inépuisable", il aurait fait ce que font les capitalistes depuis bientôt trois siècles: il aurait déposé le brevet et cherché à faire de l'argent avec.

  2. 302
    Jean Jolly dit:

    @ Descartes.

    Faudra te résigner, mon vieux. Si tu veux un "programme partagé", il faudra bien que tu acceptes de renoncer en partie à ta vision des choses... Si tu parts sur l'hypothèse que c'est aux autres d'accepter l'ineffable sagesse de tes idées à toi, c'est mal barré.

    Autant arrêter là la discussion puisque l'on ne se comprend pas, ou plutôt parce que tu as décidé la résignation générale... Allons y gaiement pour le libéralisme si tu es convaincu que le port d'un fichu sur la tête est primordial pour les millions de français qui crèvent de faim.

  3. 303
    argeles39 dit:

    @ Jean Jolly # 300
    Bien sûr qu'il existe des énergies propres et inépuisables mais ce ne sont pas les magnats du pétrole qui vont l'ébruiter ou investir dans ces nouvelles technologies tant qu'ils n'auront pas épuisé le filon et comme nous savons que ce sont eux qui dirigent le monde politique... on devine le reste.

    Des énergies propres et inépuisables existent, à l'évidence. Dans le post précédent je parlais du vent et du soleil, c'est à priori des énergies propres et inépuisables. Mais la question était le remplacement du nucléaire par ces énergies propres et inépuisable, et ma réponse était que c'est, dans l'état actuel des connaissances, physiquement impossible. Mais tu fais peut-être référence à d'autres énergies propres et inépuisables (La géothermie ?).

  4. 304
    peupledegauche dit:

    @webmestre

    C'est décidé tant que Descartes sera sur ce blog, à critiquer systématiquement tout ce qui ce dit avec des arguments biaisés, de la mauvaise foi à revendre et une interprétation de l'histoire souvent très personnelle, je n'y reviendrais plus.
    Ce monsieur "je sais tout" perturbe la discussion par la répétition et la longueur de ses interventions.

    En avant le Front de gauche !

  5. 305
    Jean Jolly dit:

    @ argeles39

    ma réponse était que c'est, dans l'état actuel des connaissances, physiquement impossible. Mais tu fais peut-être référence à d'autres énergies propres et inépuisables (La géothermie ?).

    L'énergie éolienne, le voltaïque et la géothermie ne sont que les miettes offertes pour amuser les écolos-bobos. Quand je pense investissements, ce n'est pas à ce genre d'énergies primitives que je pense mais il est inutile d'entrer dans les détails puisque nous sommes condamnés (d'après ce que j'ai compris) à nous aplatir devant la toute puissance capitaliste.

  6. 306
    Le webmestre dit:

    @peupledegauche

    Vous auriez tort de vous effacer ainsi.
    Vous connaissez mon avis sur la question, celui que je ne suis pas autorisé à émettre, aux dires de certains...
    Je vous rappelle toutefois que:
    - ce blog n'est pas le lieu de discussions interminables sur le sexe des anges ou autres sujets techniques sur lesquels la plupart des intervenants ignorent à peu près tout.
    - Descartes intervient en effet de façon répétée et interminable, mais il ne fait preuve d'aucune mauvaise foi, particulièrement en ce qui concerne la discussion en cours.
    - le meilleur moyen de mettre un terme à une discussion est de ne pas y répondre.
    - les sorties théâtrales du genre "je ne reviendrai plus..." sont rarement suivies d'effets (y compris en ce qui me concerne ;-))

    Néanmoins, je vous invite à ne pas poursuivre ici cette discussion sur les énergies renouvelables qui n'y a pas sa place.

  7. 307
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#302)

    Autant arrêter là la discussion puisque l'on ne se comprend pas, ou plutôt parce que tu as décidé la résignation générale...

    Faudrait savoir: c'est parce qu'on ne se comprend pas, ou parce que j'ai "décidé la résignation générale" ?
    En fait ni l'un ni l'autre. On se comprend parfaitement, et je n'ai nulle part prêché la "résignation". Notre différence d'opinion est simple: pour toi, la difficulté pour "l'unité" de la gauche radicale est au niveau tactique: batailles d'égos, défense d'un "pré carré" électoral, etc. Pour moi, elle se trouve à un niveau politique: il y a des désaccords de fonds sur ce qu'on veut construire.

    D'où une différence de stratégie: pour toi, il suffirait schématiquement que tout le monde s'embrasse et qu'on se trouve un candidat commun, et le tour est joué. Pour moi, cette stratégie serait éminemment dangereuse, parce qu'elle empêche de prendre conscience des désaccords sur les objectifs, et donc de discuter un véritable accord politique formalisant les concessions de part et d'autre. Or, pour moi, cette clarté absolue sur ce que chacun des alliés abandonne dans la négociation est impératif si l'on veut éviter les déceptions. Comme tu vois, je me place non pas dans une logique de résignation, mais dans une logique de victoire: demain, lorsqu'on aura emporté les élections, il faudra gouverner. Si les concessions que chaque parti fait à la cause commune ne sont pas clairement dites avant, les électeurs se sentiront forcément trahis.

    Tu veux mettre dans un même bateau un parti qui propose d'arrêter les chantiers EPR et préparer la sortie du nucléaire, et un autre qui propose exactement l'inverse. Lorsque les électeurs seront appelés à se prononcer pour un candidat unique, il faut qu'ils sachent ce que ce candidat fera sur cette question s'il est élu. Autrement, on tombera dans le piège qui s'est refermé sur tous les gouvernements de gauche, celui d'être obligé de trahir la moitié de ses électeurs quoi qu'il fasse. On ne peut donc pas se contenter de s'embrasser sur la bouche aux cris "unité, unité". Il faut quelque chose de plus.

  8. 308
    Marie dit:

    Avec nos différences, nous avons besoin d'énergie, d'espoir, et nous avons un point commun trés fort : la certitude que cette real-politik qui nous vient des USA, dans le but du GMT, avec "TINA" comme unique slogan, n'est pas bonne pour la France, pour l'Europe, ni pour les autres régions du Monde.
    En effet, il y a certainement de nombreux sympathisants du PS qui prennent conscience de la mollesse de celui-ci...
    et jeunes, moins jeunes, ou vieux - je ne parle pas des 1% addict de leur magot - ont besoin d'un souffle généreux, et d'une action pour le plus grand nombre ! Regardez comme Stéphane Hessel garde un regard humain, généreux et fraternel sur l'humanité...dans cette génération, il n'est pas le seul...et ces gens qui n'ont rien à prouver, sont plein d'humilité !
    C'est sur eux que nous devons prendre exemple : sur ce qui unit, sur ce qui est essentiel, ce qui est fondamental pour vivre dignement !
    Halte aux diviseurs !

  9. 309
    laforcedupeuple dit:

    pour revenir au sujet important du moment :
    http://www.npa2009.org/content/retrait-du-projet-sur-les-retraites-c%E2%80%99est-maintenant-et-c%E2%80%99est-possible%E2%80%89

    c'est le seul sujet que l'on doit traiter pour le moment.
    Tous ensemble, tous ensemble ouai, ouai. Tous ensemble, tous ensemble...

  10. 310
    Jean Jolly dit:

    @ Descartes.

    Faudrait savoir: c'est parce qu'on ne se comprend pas, ou parce que j'ai "décidé la résignation générale" ?

    C'est bien toi qui as écrit Faudra te résigner, mon vieux. tout de même ?

    Comme tu es sûr de toi, je me plie à cette certitude. Je ne suis pas têtu mais nous reparlerons de libéralisme dans vingt ans puisque tu insistes sur des petites divisions qui n'ont rien à voir avec l'urgence actuelle et qui te semblent insurmontables, rien de tel pour saper le moral et nous priver de la seule chance qui se présente en 2012... à moins que toi aussi tu rêves du "grand soir" ?

    Ce qui est ton choix et je le respecte.

  11. 311
    Gilbert Duroux dit:

    Oui, revenons sur les retraites. J'entendais ce midi à la radio Bernard Accoyer jouer les blanches colombes en disant qu'il a toujours été respectueux du bon fonctionnement de l'Assemblée nationale.
    Ce type, roi des manœuvres en tout genre, a un aplomb phénoménal.
    J'ai souvenir d'une manœuvre qui n'avait pas été dénoncée en son temps, sinon par le Comité de suivi de l'Assemblée nationale, qui avait mis en forme le texte. La Coordination des intermittents et précaires avait élaboré un dispositif d'indemnisation chômage solidaire qui avait été repris sous forme d'une Proposition parlementaire de loi signée par une majorité de députés et sénateurs de tous bords, y compris UMP.
    Ce texte devait être voté et être adopté sans problème. C'est alors que Bernard Accoyer a sorti de sa poche une histoire de quorum pour empêcher le vote du texte. Alors même que le texte précédent, concernant l'Arménie, avait été adopté sans qu'il y ait le quorum.

  12. 312
    enluth40 dit:

    Faudrait peut-être stoper cette guerre des "chefs" ou des canditats auto-proclamés pour les présidentielles et se concentrer sur les cantonales où à prioris il est plus facile, et pour moi évident, de faire l'union de la vraie gauche pour le premier tour.
    On met une belle rouste à la droite, on vire la majorité de droite au sénat et avec ce bel élan, un candidat issu du monde associatif ou autre s'imposera pour les présidentielles de 2012.
    Vive le FdG
    Hasta siempre !

  13. 313
    Jean Jolly dit:

    @ Gilbert Duroux.

    Le gouvernement actuel pullule de "blanches colombes", c'est même devenu une constance que le président Sarkozy cherche à imposer (c'est d'ailleurs le seul impôt qu'il préconise à son groupe). Et pendant ce temps les éléphants trompent énormément, à chacun sa ligne de conduite... tant que la naïveté existera, la démagogie aura de beaux jours devant elle.

  14. 314
    Petit chouk dit:

    bon la réforme est passé au parlement et pas qu'un peu. A quoi cela va t'il servir de manifester le 23? Tout çà pour çà et quelques miettes. Ce n'est guère réjouissant. J'attends votre billet pour savoir comment vous avez vécu ces dernières 72h historiques.

    Les prochaines élections seront le reflet de la politique de sourde oreille du gouvernement en place, en attendant ils nous reste plus qu'à travailler plus pour...

  15. 315
    Anthony dit:

    Je suis libéral et je viens de lire les propos de Sarkozy concernant les Roms et V.Redding, j'ai honte de ce président...

  16. 316
    curtillat andré dit:

    Présent à la fête de l'Huma j'ai été comme beaucoup impressionné par le discours de Jean-Luc Mélenchon à l'Agora tant sur le fond comme dans la forme. D'autres ici en ont déjà parlé et cette intervention est en ligne. Mais j'ai hâte de revoir son discours au stand PG le Dimanche dont on dit qu'il sera bientôt sur Télé de Gauche Il fut d'une intensité et d'une émotion rares. Et nul doute que la magistrale leçon d'histoire et de politique qu'il délivra alors sur la Nation et la République demeurera comme un grand discours républicain Traitant enfin de l"immigration il fut lumineux et poignant et remua toute l'assemblée. Le texte in extenso sur ce sujet devra être retrouvé et porté par le PG. Le FdG dispose d'un tribun hors pair, d'un débatteur solide ; je le disais il y a déjà un an avec d'autres mots sur ce blog. La dernière Fête de l'Huma, impressionante comme jamais par la qualité des innombrables débats et l'attente diffuse et palpable des centaines de milliers de participants, avait un parfum du Temps des Cerises.

  17. 317
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#310)

    "Faudrait savoir: c'est parce qu'on ne se comprend pas, ou parce que j'ai "décidé la résignation générale" ?". C'est bien toi qui as écrit Faudra te résigner, mon vieux. tout de même ?

    Oui, mais il fallait continuer à lire... j'ai écrit: "Faudra te résigner, mon vieux. Si tu veux un "programme partagé", il faudra bien que tu acceptes de renoncer en partie à ta vision des choses...". Ce n'est pas un appel "à la résignation générale", mais bien plus prosaïquement à accepter le fait que l'union implique nécessairement des compromis. Si tu n'est pas prêt à céder, si l'union ne peut se faire qu'à partir du moment où les autres acceptent 100% ta position, t'es mal barré.

    tu insistes sur des petites divisions qui n'ont rien à voir avec l'urgence actuelle et qui te semblent insurmontables,

    Tu n'as pas été foutu de donner un argument sérieux pour montrer le contraire. D'ailleurs, tu insistes pour dire que ce sont des "petites divisions", mais chaque fois que je t'ai demandé si tu serais prêt à céder un pouce sur ces questions, tu as toujours évité de répondre. Comment peux-tu croire que "petites divisions" peuvent être surmontées, si toi même tu n'est prêt à aucun compromis sur ces questions ?

    rien de tel pour saper le moral et nous priver de la seule chance qui se présente en 2012...

    Je préfère "saper le moral" avant, plutôt que les déceptions de l'après. J'ai trop présent à l'esprit les dégâts sur l'électorat populaire de la "gauche plurielle" pour ne pas me méfier de cette tendance à faire semblant d'être tous d'accord...

  18. 318
    npa2010 dit:

    Les commentaires racistes, et les mensonges à propos des Roms que l'on trouve ici et là sur les médias me font vomir ! Ce gouvernement se vautre dans l'indignité la plus totale, et certains ne méritent pas d'être Français car ils ne représentent ni la République indivisible, ni l'ouverture d'esprit qui fait la France. Les Roms sont des êtres humains comme les autres ! Il y a des solutions pour les aider à s'installer un peu partout en Europe. Aménager un terrain pour eux coute moins cher aux états que d'utiliser celui-ci pour de la spéculation immobilière. Si ces mauvais hommes qui nous gouvernent veulent la guerre civile, qu'ils continuent comme cela à encourager le communautarisme, le repli sur soi-même, mais il ne faudra pas qu'ils se plaignent le jour (et le jour est proche) où ca va dégénérer. Et qu'il se disent bien qu'ils y perdront tout, car plein de gens et plein de pays n'attendent que cela pour matter cette arrogance française d'un autre temps ! Merci de me publier

  19. 319
    mylène dit:

    Petit chouk dit:
    15 septembre 2010 à 19h44
    bon la réforme est passé au parlement et pas qu'un peu.

    J'allais y venir, mais la situation est bien plus grave, il faudra bien plus qu'une union solide au PS pour gagner 2012, mais un véritable front républicain... Les gaullistes comme Villepin dénonce la chienlit au sommet de l'Etat affairiste, et c'est peu de rappeler les réformes, lois qui passent TOUTES en même temps tandis que les médias genre télé poubelle repassent en boucle le grand nouvel amour au sein du PS... même les représentants syndicaux hésitent a mobiliser l'ensemble des français, à quoi bon lancer un rassemblement en semaine puisque la plupart des salariés du privé ont les mains liés...

  20. 320
    ermler dit:

    @descartes

    Si demain la "gauche radicale" était devant le PS, crois tu que les électeurs qui ont l'habitude de voter socialiste se reporteraient sur le candidat "gauche radicale" ? Bien sur que non: ils préféreront de loin se reporter sur un candidat plus "modéré"...

    Puisque tu le dis.. !

    Tout dépend du programme. Je ne vois pas en quoi un programme Front de Gauche antilibéral et de reconquête sociale effrayerait un électeur socialiste ou républicain au point qu'il préfèrerait se précipiter dans les bras de
    l'UMP ! On en est plus au temps du bolchévique au couteau entre les dents qui ferait peur aux classes moyennes. Les temps ont changé, comme tu le sais, et vérités d'hier ne sont pas forcément évidences d'aujourd'hui.

    Je pense qu'une politique sociale et antilibérale est largement souhaitée par la majorité des électeurs. Or un PS majoritaire est incapable de porter une telle politique ! Il faudrait, bien sûr convaincre nos amis du NPA, qu'une société de type marxiste-léniniste pure et dure n'est pas à l'ordre du jour est que la vraie "révolution" du moment, serait déjà d'inverser radicalement la pente libérale et inégalitaire sur laquelle la droite et le PS nous ont menés depuis 25 ans. Cette"révolution"-là, une grande partie du peuple est prête à s'y associer, j'en suis convaincu.

    Ton schéma mécanique fondé sur des notions dépassées d'"extrêmes" ou de "modérés" me semble donc obsolète.

  21. 321
    Gilbert Duroux dit:

    Il faut rendre cette justice à la droite et au MEDEF : ils tiennent parole, ce qu'ils annoncent, ils le font.
    Si vous avez manifesté le 7 à Paris, peut-être avez-vous eu entre les mains le 4 pages distribué par le journal Fakir, qui faisait état des réalisations découlant du programme du Conseil National de la Résistance (sécurité sociale, retraites...)

    On pouvait y lire cette citation de Denis Kessler, ancien vice président du MEDEF, tirée d'un éditorial du journal "Challenge" du 4 octobre 2007 :

    "Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
    Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la
    Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement
    s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le
    gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles
    paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses :
    statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de
    la Sécurité sociale, paritarisme…
    A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce
    programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout
    ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est
    là.
    Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire
    méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !
    "

    Est-ce qu'on va continuer longtemps à les regarder faire ?

  22. 322
    4 Août dit:

    @ 322 Gilbert Duroux dit:
    16 septembre 2010 à 2h43

    Il faut rendre cette justice à la droite et au MEDEF : ils tiennent parole, ce qu'ils annoncent, ils le font.

    En l'occurrence, il(s) avait dit qu'il ne toucherait pas à la retraite... Avant et après son élection.

  23. 323
    Jean Jolly dit:

    @ Descartes.

    Je préfère "saper le moral"

    C'est bien ce que j'avais compris figure-toi et c'est en cherchant la petite bête un peu partout qu'on finit par la trouver énorme et ainsi arriver à diviser un mouvement qui avait tout pour être uni.Si le système actuel te satisfait, il n'y a aucune raison pour que tu veuilles en changer et puisque tu demandes mon avis sur les compromis que je serais prêt à accepter, notamment sur les différents que tu évoquais hier à propos du PC et du NPA, et bien franchement je t'assure que le port d'un fichu sur la tête ne me dérange pas le moins du monde (du moment que l'on oblige pas à le porter), quant à la prolifération du nucléaire, souhaité soit-disant par le PC, les gens de bonne foi ne doivent pas être difficiles à convaincre pour peu que les arguments contre cette aberration soient assez solides mais au pire je suis convaincu, quitte à me répéter, que l'urgence de la situation sociale catastrophique que nous vivons ne doit pas s'arrêter à ces points de détails qui pourront se régler par la suite.

    L'heure est à la mobilisation la plus large possible pour en finir avec le "libéralisme" forcené qui nous mène à la fin de la démocratie et je vais être encore plus précis, la mondialisation nous mène tout droit vers une gouvernance mondiale et une fois celle-ci installée on pourra bien crier "au loup"... il sera trop tard.

  24. 324
    argeles39 dit:

    @Gilbert Duroux # 322

    Il faut rendre cette justice à la droite et au MEDEF : ils tiennent parole, ce qu'ils annoncent, ils le font.

    Oui c'est vrai, mais ils sont dans leur rôle, ils défendent la bourgeoisie et l'oligarchie financière, c'est leur raison d'être. Avec la réforme sarko-woerth sur les retraites ils viennent d'obtenir une belle victoire provisoire, le frère, transfuge du medef, doit exulter du côté de chez malakoff-médéric.
    Ce qui fait leur force c'est l'argent bien sur (l'argent qui permet d'arroser tous les rouages de la démocratie) mais aussi le fait qu'ils sont unis par leurs intérêts de classe, car, contrairement à la majorité de nos concitoyens, ils ont une conscience de classe très affutée, très agressive, pragmatique et décomplexée.
    C'est cette conscience de classe et cette unité qui nous manquent à gauche. Si la gauche radicale veut peser en 2012 elle doit dès maintenant resserrer les rangs, UN PARTI UNIQUE-UN LEADER-UN PROGRAMME.

  25. 325
    toto dit:

    Doux rêveur en récidive je suis malade de notre division.
    Face à la droite qui se liquéfie chacun à gauche y va de son couplet. Agitation et tombereau d'invectives ne font pas une politique cohérente.
    Qu'est-ce qu'on attend pour entrer en Fédération et nous mettre en FASE avec un programme structuré? C'est un jeu de mots facile pour résumer ce qui devrait être une réalité

    Un peu de fraîcheur avec le "billet d’humeur" de Michel Szlazak sur le blog de Clémentine Autain
    http://clementineautain.fr/wp-content/uploads/2010/09/mich-clementine-bebe.bmp

  26. 326
    4 Août dit:

    La "réforme" des retraites a été imposée par l'urgence de payer la crise des banksters et de s'agenouiller aux pieds des agences de notation. Et pourtant, ça risque de ne servir à rien. Le "grain de sable qui bloque la machine" (JLM©) pointe son nez:

    "Ainsi, à l'issue des soubresauts politiques des élections américaines de Novembre prochain, sur fond de taux de croissance redevenus négatifs, le monde va devoir affronter la « Très Grande Panne » du système économique et financier mondial "

    http://www.leap2020.eu/GEAB-N-47-est-disponible--Crise-systemique-globale-Printemps-2011-Welcome-to-the-United-States-of-Austerity-Vers-la_a5153.html

  27. 327
    Descartes dit:

    @ermler (#321)

    Tout dépend du programme. Je ne vois pas en quoi un programme Front de Gauche antilibéral et de reconquête sociale effrayerait un électeur socialiste ou républicain au point qu'il préfèrerait se précipiter dans les bras de l'UMP !

    Je ne saurais pas commenter un "programme" que personne n'a encore vu. Mais la question n'est pas seulement "le programme", mais aussi la capacité à gouverner. Comme disait un homme célèbre - et cela reste une constante de la politique - "il vaut mieux une injustice qu'un désordre". Les électeurs sont réalistes: ils jugent moins les bonnes intentions des candidats que leur capacité à faire fonctionner le pays. C'est pour cela qu'on peut trouver Besancenot "sympa" mais qu'en fin de comptes on vote pour DSK.

    Un programme inapplicable (ou dont l'application conduirait au chaos) a de quoi effrayer tout le monde. Soit on croit qu'il sera appliquée, et la proposition est alors évidente, soit on croit qu'il ne le sera pas, et alors voter pour lui revient à signer un chèque en blanc. Franchement, la main sur le coeur, voterais-tu pour Besancenot si tu croyais qu'il peut devenir Président de la République ? Moi pas.

    On en est plus au temps du bolchévique au couteau entre les dents qui ferait peur aux classes moyennes.

    Tout à fait. Hier, on savait les "bolcheviques" capables de gouverner, et on les craignait leurs politiques. Aujourd'hui, on est convaincu que la "gauche radicale" est incapable de gouverner, et on craint le chaos.

    Je pense qu'une politique sociale et antilibérale est largement souhaitée par la majorité des électeurs.

    En termes généraux, peut-être. Mais lorsqu'on rentre dans les détails, cela me semble beaucoup moins évident. En fait, beaucoup pleurent sur les effets dont ils chérissent les causes: Tout le monde est contre les délocalisations, mais tout le monde aime bien acheter ses ordinateurs et ses T-shirts à prix cassé. Or, on ne peut pas avoir l'un sans l'autre...

  28. 328
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#324)

    Tu me cites: Je préfère "saper le moral"

    Ce que j'avais écrit: Je préfère "saper le moral" avant, plutôt que les déceptions de l'après.

    Je vois que les bonnes vieilles méthodes de l'extrême gauche n'ont rien perdu de leur vigueur. La citation tronquée sans même prendre la peine d'utiliser le signe "(...)" de manière à falsifier la pensée de l'autre, ça reste un grand classique.

    (...) sur les différents que tu évoquais hier à propos du PC et du NPA, et bien franchement je t'assure que le port d'un fichu sur la tête ne me dérange pas le moins du monde (du moment que l'on oblige pas à le porter), quant à la prolifération du nucléaire, souhaité soit-disant par le PC, les gens de bonne foi ne doivent pas être difficiles à convaincre pour peu que les arguments contre cette aberration soient assez solides (...)

    Tu reviens toujours au même raisonnement: les différences d'opinion ne posent pas de problème parce qu'on arrivera toujours à convaincre "les gens de bonne foi" que c'est toi qui a raison. Ca doit être génial, de vivre dans un monde aussi simple...

    mais au pire je suis convaincu, quitte à me répéter, que l'urgence de la situation sociale catastrophique que nous vivons ne doit pas s'arrêter à ces points de détails qui pourront se régler par la suite.

    Oui... un peu comme on a fait avec la "gauche plurielle". On a mis tous les désaccords "sous le tapis" pour les régler "par la suite". On a vu les résultats. Si ces problèmes sont aussi simples à régler que tu le dis, réglons-les maintenant.

    L'heure est à la mobilisation la plus large possible pour en finir avec le "libéralisme" forcené qui nous mène à la fin de la démocratie

    Si tu crois que tu vas réussir à mobiliser des gens pour "en finir" sans pouvoir leur dire ce qu'on veut mettre à la place, tu te fourres le doigt dans l'oeil. Les gens sont fatigués des promesses non tenues et des utopies irréalisables.

  29. 329
    4 Août dit:

    Le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon revient sur l'actualité de ces dernières semaines et sur la réforme des retraites. Mais aussi sur l'avenir.

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/melenchon-populiste-moi-j-assume_919603.html

  30. 330
    Gilbert Duroux dit:

    "Je vois que les bonnes vieilles méthodes de l'extrême gauche n'ont rien perdu de leur vigueur. La citation tronquée sans même prendre la peine d'utiliser le signe "(...)" de manière à falsifier la pensée de l'autre, ça reste un grand classique".

    C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Celui qui écrit ça n'a vraiment pas de leçons à donner en matière de déformation de la pensée de l'autre.

  31. 331
    Jean Jolly dit:

    @ Descartes.

    Bien sûr que le "tronquage" de ta phrase était volontaire car j'ai remarqué que tu choisissais aussi les phrases qui t'intéressaient à des fins purement démagogiques et ainsi casser le fond explicatif du texte d'un interlocuteur.

    Comme je n'ai pas envie de polémiquer sur le reste de ton intervention, je vais simplement revenir sur ton ironique "conspiration" des énergies alternatives en proposant trois vidéos qui en disent long sur la volonté des multinationales du pétrole et de l'automobile.

    Tu remarqueras que ce ne sont que des "bricolos" qui réussissent cependant à faire économiser jusqu'à 35 % de carburant et diminuer jusqu'à 80 % de pollution... imagine des millions d'euros d'investissement sur une recherche approfondie.

    PS : le plus rébarbatif sont les pubs de départ des vidéos mais le reste est parlant.

    http://www.dailymotion.com/video/x6htko_moteur-a-eau-vitry-sur-orne_auto

    http://www.dailymotion.com/video/x2ylkn_moteur-pantone_news

    http://www.dailymotion.com/video/xaci3h_mairie-ecopra_auto

  32. 332
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#332)

    Tu remarqueras que ce ne sont que des "bricolos" qui réussissent cependant à faire économiser jusqu'à 35 % de carburant et diminuer jusqu'à 80 % de pollution... imagine des millions d'euros d'investissement sur une recherche approfondie.

    Putain... il y en a encore qui croient au "moteur à eau" de Pantone ? Tu sais, ce n'est pas parce que quelqu'un affirme quelque chose sur le net qu'il faut y croire... D'ailleurs, si tu y crois, qu'est ce que tu attends pour équiper ta voiture d'un "moteur pantone" ? Ah non, c'est vrai, il faudrait investir "des millions sur la recherche" pour qu'il en sorte quelque chose...

  33. 333
    Jean Jolly dit:

    @ Descartes.

    Qu'est ce qui t'empêche d'essayer par toi-même ? Tu trouveras tous les plans nécessaires sur l'Internet (dont il me semble que tu ne sois pas manchot).

    Après tu pourras critiquer... à moins que tu ne sois pas manuel ni assez intelligent, auquel cas tu devras te satisfaire de l'expérience de ceux qui ont le courage d'aller plus loin.

  34. 334
    VERGNES dit:

    A tous ceux et celles qui s'offusquent qu'un parti politique puissent proposer des modes d'actions pour rejeter la contre réforme des retraites...il serait bon de rappeler que sont des partis politiques qui "débattent" et votent (ou non) cette contre réforme au Parlement.
    Les syndicats n'ont pas le monopole des choix de société, d'autant plus que leur représentativité est faible.D'autant plus que cette contre réforme concerne l'ensemble de la population.
    Qui a décrété que les syndicats seraient les seuls représentants officiels de la population au prés du gouvernement?
    Qui a décrété que seuls les syndicats auraient le monopole de l'appel à la gréve générale?
    En quoi les partis qui s'opposent à cette contre réforme seraient-ils moins légitimes que les syndicats ?
    En quoi les syndicats seraient-ils plus vertueux que les partis politiques ? Sinon cela pose la question: Mais à quoi servent donc les partis politiques? si ils doivent toujours s'aligner et faire profil bas devant les fluctuations réformistes (ce qui se comprend pour un syndicat) des directions syndicales.

    Le rôle d'un parti n'est certes pas de substituer aux syndicats. Son rôle est heureusement plus large que le syndicat, sa tâche est de proposer une réponse d'ensemble, de faire le lien et de donner toute sa cohérence aux luttes nécessaires quel qu'en soit l'origine. De part l'ampleur de l'attaque de cette contre réforme qui représente un recul social sans précédent et qui ouvrira (en cas de vote définitif) un boulevard aux capitalisme et à la droite pour taper encore plus fort sur la classe ouvrière. Et face à cela les partis devraient de contenter de rester sur les trottoirs à regarder défiler les syndicats?

  35. 335
    sudret michel dit:

    ce jour sur canal + j ai entendu jean luc Mélenchon dire que les centrales nucléaires françaises nous obligeaient à chercher l uranium à l étranger. Ceci n est pas vrai la france regorge de sites uranifères (en particulier LODEVE dans l hérault est le site mondial le plus radioactif) mais il est plus facile d exploiter des "esclaves " ailleurs plutôt que chercher sur place avec tout le respect du à l homme et à la nature la satisfaction de nos besoins. A part cette remarque continuer vous nous changer du parler pour ne rien dire!

  36. 336
    braun dit:

    Vous êtes sans doute le seul tribun de qualité au service du peuple de gauche, et vous vous évertuez à ne manquer aucune manifestation politique, aucun meeting, aucune présence médiatique, comme le prouve votre dernier billet.
    Ce n’est pas à vous que je vais apprendre la rouerie et l’acharnement de vos ennemis. Face au dossier des retraites — le dernier assassinat du rêve occidental —, vous faites encore des propositions qui ne sont pas dénuées d’intérêt. Un référendum, pourquoi pas ? Mais qu’est ce qui ne fonctionne pas ? Au bout du compte, on déplacera les curseurs des dépenses en croyant satisfaire son camp. Tout cela ne sert plus à grand-chose, car le Pouvoir a déserté les lieux qui lui étaient consacrés. Certes, il en reste suffisamment pour la satisfaction des ego, mais la partie est perdue. L’économique dont dépend le social dans notre système est colonisé par les grands groupes et ceux-ci ont perdu la maîtrise de leurs paquebots au bénéfice des investisseurs institutionnels qui ne pensent à rien d’autre que leur profit immédiat quel que soient les solutions à mettre en œuvre. Comment les populations pourraient-elles tenter de conquérir ou de conserver un certain nombre d’avantages en s’adressant aux politiques ? Si les rapports de force s’affaiblissent entre les porteurs de doléances et les élus, c’est qu’ils n’ont plus lieu d’être. Sans l’exprimer clairement, chacun a bien compris la vanité de ces luttes d’un autre âge.
    Pourtant, votre talent pourrait s’exprimer. Vous pourriez chercher à établir nouveau rapport de force à établir, non plus entre des électeurs et une classe politique, mais entre des cocus et les vrais pouvoirs de décisions. Pour établir ce rapport de force, la tâche n’est pas aisée. D’abord, repérer les plus malfaisants pour le bien commun, les plus riches, les plus égoïstes, les prédateurs, les spéculateurs pathologiques. Ensuite définir, expliquer, vulgariser les fautes commises. Ne pas accepter la repentance des fondations, des ONG, des machins internationaux, ni le cynisme des partis politiques. Enfin, mettre en place des rapports de force nouveaux et efficaces. Les manifestations à l’ancienne perdent de plus en plus leur efficacité. Comment toucher les points faibles, appuyer fort, blesser s’il le faut. Comment faire plier les nouveaux maîtres, renverser le chantage dans le bon sens ? Les révolutions technologiques et sociétales ne sont guère utilisées. Quelle forme, par exemple, prendrait une manif informatique susceptible de faire plier les banques qui s’autorisent 40% du bénéfice mondial en jouant avec des produits virtuels ? Qui trouvera la solution pour arrêter net les activités dangereuses pour l’avenir ? Comment faire prendre conscience au plus grand nombre que le pouvoir est de notre côté ? Qui expliquera que le droit d’entreprendre ne donne pas automatiquement le droit d’exploiter, d’abord les ressources et aussi les salariés et lorsque ce n’est plus rentable, les abandonner sans vergogne ?

  37. 337
    Descartes dit:

    @Jean Jolly (#334)

    Qu'est ce qui t'empêche d'essayer par toi-même ?

    L'intelligence. L'une des grandes qualités de la méthode scientifique est qu'il n'est plus nécessaire "d'essayer" de construire une machine à mouvement perpétuel pour savoir qu'une telle machine est impossible. Une simple application du premier principe de la thermodynamique suffit à en démontrer l'impossibilité.

    Après tu pourras critiquer...

    Drôle d'idée... alors comme ça, avant de critiquer quelque chose, il faut l'essayer ? Cela réduirait à deux le nombre de personnes qui peuvent critiquer le Président de la République...

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