04juil 10

Démissions à droite, évolutions à gauche, alors ça c'est un été vraiment chaud!

Qu’ils s’en aillent tous!

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I ls ont démissionné. Donc ils étaient coupables ? Et ceux qui ne démissionnent pas ? Ils sont innocents ? Je suis perplexe devant cette accélération de la décomposition du Sarkozysme. J’en parle un peu. Puis je parle de la façon dont le vocabulaire socialiste évolue et les raisons que nous avons de nous en réjouir, sans être pour autant des naïfs. Mais bientôt je vais arrêter d'écrire sur ce blog peut-être, non ? C'est quand même les vacances bientôt pour moi aussi. Je pose sac à terre le 14 juillet. J'ai l'intuition que ça ne va pas me lâcher ces histoires.

J’ai entendu à la télé que Nicolas Sarkozy avait prévenu: il sanctionnerait les ministres qui se sont mal comportés. Donc, il s’agissait de ces deux là ? Pourquoi ne pas avoir attendu le remaniement en septembre ? Pourquoi ces deux là ? Pourquoi pas les autres, dont les noms sont cités dans des abus divers et nourrissent le feuilleton de la décomposition générale du pouvoir? Tout cela n’a aucune cohérence. La situation glisse dans les doigts de Sarkozy comme le sable des vacances entre les doigts du plagiste. Si le président pense que ce délestage suffira, il se trompe. L’affaire Bettencourt continuera son œuvre  de révélateur. Sans solliciter exagérément ce nouvel évènement baroque, j’y vois un des signes qui nous rapprochent du moment où la conjonction d’un incident lié à la crise financière et cette déstabilisation en profondeur de la légitimité du pouvoir peut donner ce choc dont j’ai maintes fois traité ici. La situation est en train d’échapper au contrôle du président de la République. Bientôt, pour que les uns ne partent pas sans les autres le mot d’ordre deviendra : « qu’ils s’en aillent tous » !

A Rambouillet, dans l’élection législative partielle, nous tenons une occasion de clore la saison en donnant une baffe magistrale à la droite dans un de ses fiefs les mieux assurés. La candidate commune des Verts et du PS arrive en tête de ce qui est en réalité le troisième tour de scrutin puisque le précédent, gagné de vingt voix par la droite, a été annulé. Et notre candidat Front de gauche retrouve et améliore son nombre de voix ce qui n’est pas un petit exploit pour un premier tour sans autre objectif pour nous que d’affirmer l’existence d’une vraie gauche tranquille dans son identité de gauche. Je juge que le deuxième tour, s’il nous permet de faire élire la candidate de gauche, sera un évènement national. En effet il témoignera de notre capacité à nous rassembler utilement. Mais, de plus, avec un tel niveau d’abstention, ce qui sera également remarquable c’est la signification de cette abstention du point de vue des électeurs de droite. Cela voudra dire que les électeurs de droite en ont assez du cirque au sommet de l'Etat. Nous avons besoin de ce désaveu pour avancer en aggravant la débandade en face de nous. Par conséquent nous allons activer tous les réseaux que nous pouvons sensibiliser en dépit de la période estivale. Et moi j’irai aussi sur place donner le coup de main si je peux être utile.

 Il y a maintenant bon temps que je montre, avec mes amis du Parti de gauche, comment la crise d’abord financière et lointaine, née dans les superstructures compliquées de la haute finance se propagera jusqu’au sol de la politique quotidienne. Tout est ébranlé; tout tombera. Je vois bien que cette prise de conscience atteint l’état major socialiste. Ses réactions sont certes très opportunistes et assez outrées si l’on tient compte de ce qu’il disait il y a encore si peu de temps. Elles sont cependant elles mêmes un bon accélérateur de la décomposition politique en contribuant à dessiner une toile de fond qui délégitime le pouvoir. La semaine passée, c’est Jean-Christophe Cambadélis qui expliquait son mot d’ordre : « démission du gouvernement ». Un écho bien calculé au thème récurrent de ce blog « qu’il s’en aillent tous ». Puis ce fut Martine Aubry qui disserta sur la nécessité d’une « révolution démocratique », réplique de notre propre mot d’ordre, importation directe d’Amérique latine. Peu m’importe qu’elle ait prononcé ces mots devant l’assemblée squelettique des délégués de la Convention nationale du PS montrant le visage d’un parti en pleine dilution au moment même où il traite de sa rénovation pour la quatrième fois en sept ans. C’était déjà beaucoup en une semaine. Mais après l’intervention de Ségolène Royal à TF1, un nouveau record de radicalité verbale a été atteint. J’ai donc ironisé sur le fait que les socialistes se « mélenchonisent ». Le premier amusement pour moi est d’utiliser mon propre nom à la mode des gens de droite qui en ont fait un brevet d’excès à gauche. Pour eux, bien sûr il s’agit de nommer une pente tellement excessive qu’on peut s’en moquer en la réduisant à un travers individuel. Mais au-delà de la plaisanterie, facile j’en conviens, je veux signaler un procédé. C’est celui qui consiste pour les socialistes à s’approprier la musique et même, pour une part, les paroles d’une tonalité qui est « dans l’air du temps », dorénavant ! D’aucuns s’en inquiètent et crient au plagiat ! Pas moi. Tout au contraire. J’ai dit, en réponse à une question qui m’était posée par un média, que je préférais « voir Martine Aubry se mélenchoniser plutôt que se strausskaniser ». Je confirme ! Mes raisons sont construites. Je veux les exposer.

Aujourd’hui nous sommes « dans l’air du temps », nous, « l’autre gauche », nos thèmes, notre manière de parler et de proposer. Pour notre part, au Parti de Gauche, loin de nous effrayer de cela, comme c’est parfois une maladie pour  les minoritaires dans l’âme qui pullulent dans notre famille politique, nous faisons tout ce qui est possible pour amplifier cet effet. Le but, c’est de construire une hégémonie culturelle, pas de collecter des droits d’auteurs sur les idées. Ce que nous visons, c’est un résultat collectif, pas une ostentation particulière. A nos amis les mieux placés auprès de ceux qui ont la parole, notre conseil est toujours le même : faites les parler avec nos mots ! Inutile de leur signaler l’origine. De cette façon, un espace de parole se construit, bien plus large que notre propre rayon d’action. Peu importe. Nous en resterons les maîtres. Car c’est la grammaire qui commande l’usage des mots. Qui veut l’un avale l’autre avec ! Nous faisons un des paris du philosophe Pascal : mets-les à genoux, ils finiront par croire. En version laïque, ça donne « fait les parler avec tes mots, ils finiront par te chanter ». A l’inverse, nous savons d’expérience que le « Je vous l’avais bien dit » ne mène nulle part et d’ailleurs fonctionne finalement le plus souvent comme baume égotique.

Reprenons cet exemple de "revolution démocratique". Martine Aubry a parlé de « révolution démocratique". Ce terme c’est celui que nous avons utilisé des mois durant pour rapprocher notre démarche de l’exemple positif de l’Amérique latine. C’est de là qu’il vient d’ailleurs. Pour nous l’essentiel était de réhabiliter le mot « révolution » sur un mode tranquille et attirant. Ce mot là ne sera jamais un mot comme un autre en France, compte tenu de notre histoire.. Faire passer l’idée qu’une « révolution » est nécessaire, c’est faire avancer l’idée que l’ordre établi n’est pas le bon. Je suppose que tout le monde comprend la radicalité du but intellectuel. Ce n’est donc pas rien de retrouver le mot « révolution » dans la bouche de gens réputés aussi modérés que des sociaux démocrates. En quelque  sorte, si eux aussi utilisent le mot, alors c’est que ce n’est pas grave de l’utiliser. Au fond, se dit le tout venant, ce qui est grave ce n’est pas le mot mais la situation. En effet les gens qui écoutent les porte-paroles socialistes ne tiennent aucun compte des subtils clins d’œil qui accompagnent leurs vocalises « révolutionnaires ».  Ils les prennent au premier degré. Et de cette façon-là les idées diffusent plus vite dans la société, des barrières mentales s’abattent, une disponibilité se construit. Cette disponibilité sert nos objectifs.

Mon but est d’amener les esprits jusqu’au point où ils peuvent s’intéresser au contenu de cette « radicalité concrète » qui est notre marque de fabrique. Vous verrez que cette expression sera reprise elle aussi. En tous cas, une fois validée par les chefs, la « révolution » ne peut plus être un sujet de rigolade, un raccourci qui arrête la conversation. Au contraire : c’est le point de départ de la discussion. Marine Aubry veut faire la révolution ? Très bien, nous aussi. S’il le faut nous la suivront pour la faire cette révolution. « Démocratique » ? Ca va de soit ! Comme en Amérique latine : faire voter le peuple sur tout ce qui est en question aujourd’hui. Ce qui compte, c’est qu’un maximum de gens se disent qu’il faut « faire une révolution », inclus les doux ruminants, à la périphérie du troupeau socialiste, qui suivent leurs chefs. L’intérêt ce n’est pas de savoir qui l’a dit le premier. Et il n’est pas nécessaire d’exiger que soit précisée quelle révolution, et comment la faire et pourquoi faire, en détails, et ainsi de suite. La vie réelle fera le tri. Ce qui compte, c’est que dorénavant le mot « révolution » soit entendu avec sympathie et le mot « marché » avec la nausée. Nous y sommes. Parce que c’est l’enjeu du moment.

Le marché ou les citoyens ? Qui doit avoir le dernier mot ? Encore faut-il que la question puisse être posée. Que dis-je : il fallait d’abord qu’elle puisse être verbalisée. Car la grande réussite des libéraux pendant les années d’obscurantisme où ils ont dominé, c’est que l’idée même d’une alternative était tuée dès l’origine, avant même que le thème soit formulé. L’idée était tuée dans le cerveau même. L’alternative était de l’ordre du refoulé. Dans les années 90, aux endomorphines bienfaisantes que faisaient jaillir les doux mots de « marché », « concurrence », « individualisme », « souplesse », s’opposaient des giclées hormonales autrement négatives dès qu’émergeaient de la soupe mentale primitive les mots « révolution », « collectif » et ainsi de suite. Je me souviens avoir écrit un article pour la Revue théorique « Pour la République Sociale » sur ce thème. Après d’autre j’avais nommé cet ordre sans faille, invariant d’échelle, qui dominait des grands rouages macro-économique jusqu’aux micro-écanismes de l’intime « l’ordre globalitaire ». Quel changement que le doute ait fait son travail à temps pour que la crise du système arrivant, les mots pour penser cette crise soient si vite disponibles ! Pour que Martine Aubry parle de « révolution », nous pouvons nous dire que nous avons bien travaillé.

La musique des socialistes termine le travail pour installer une nouvelle hégémonie sémantique. Tel est le sens de mes félicitations aux socialistes. Je donne à voir, à ceux qui écoutent de bonne foi, une communauté de vue. Je scelle un code commun entre eux et nous. Et alors se pose bien plus tranquillement la question de savoir qui représente le mieux les mots mis en commun. Des lecteurs s’inquiètent de savoir si je crois à la sincérité des déclarations de mes anciens camarades de parti. Je suis obligé de dire, hélas, que je n’en crois pas un mot. D’autant qu’une lecture attentive a tôt fait de montrer que derrière une radicalité, d’ailleurs toute relative des slogans, le contenu concret est toujours bien en retrait. En toute hypothèse, les socialistes ne sont plus des « conceptuels » depuis longtemps. Les mots, les constructions qui en découlent, ne les intéressent pas vraiment. Ils les consomment et les recrachent au gré des circonstances, des sondages, des enquêtes « qualitatives ». Cependant dans ces conditions, eux-mêmes deviennent de bons indicateurs de tendance quand on les voit venir au secours d’une victoire déjà acquise. A l’inverse, quand ils produisent quelque chose d’eux-même, on voit trop bien le montage de circonstance. Et d’ailleurs rien ne tient plus de huit jours, y compris dans leur propre bouche. Ce fut le cas dans les années 2000 quand justement Martine Aubry était la thuriféraire de la « morale de la responsabilité », un thème plutôt bien construit, emprunté au penseur du moment. Elle cherchait, je suppose, un registre qui adapte d’une façon raisonnée son enthousiasme d’abord un peu cru pour le blairisme. Qui se souvenait alors, comme à présent, qu’elle avait écrit la préface de l’édition française du programme de Blair ?  Puis, récemment, elle a viré sur le « post-matérialisme » d’usage déjà moins bien trempé. Objet de rencontre à mi-chemin du New Age, de la décroissance et de la doctrine sociale de l’église. A présent voici le « care », qui ne vaut pas mieux. Le moment venu j’en parlerai ici. Comment réagir devant ce butinage idéologique ?

De deux choses l’une. On peut passer son temps à dénoncer l’hypocrisie de nos partenaires obligés. Belle affaire ! Rien de tel pour semer du doute et de la démoralisation parmi les plus motivés. Et rien de tel pour donner l’impression d’une insupportable pagaille pour les désorientés qui nous observent et se demandent que faire. Quand au rôle de griots de la gauche aigre, coupeuse de cheveux en quatre, infatigable inquisiteurs et maitres en suspicions, il est déjà tenu par une armée « d’ex » de tous poils qui ont sombré dans cette variété spéciale d’autisme qui finit toujours par effacer les psalmodiants ! L’autre état d’esprit, c’est de dire, d’une façon ou d’une autre, en permanence : « chiche ». Ce qui compte, c’est la musique, le sens qu’elle indique et que, dès lors, elle valide. Ce n’est pas être dupe de la duplicité fondamentale de récitants de circonstance qui psalmodient nos chansons. L’usage du vocabulaire d’emprunt est dorénavant théorisé comme jamais dans les théories des communicants. Je n’ai pas oublié les délires sur la « triangulation ». Cette technique fut mise en scène par les démocrates américains et par le maitre sur le sujet que fut Bill Clinton avant Tony Blair et le reste de l’internationale socialiste. En gros, cela consistait à parler avec les mots de l’adversaire pour s’approprier son espace ! La confusion politique a alors battu des records dont le résultat final a été un décervelage politique général. Ma doctrine sur le sujet n’est pas une « triangulation inversée ». Pardon pour ce barbarisme mais c’est la fin de l’année et je finis par manquer de souplesse de langage. Je propose que l’on pousse par tous les moyens à saturer l’espace de nos mots, notre vocabulaire, nos bouts d’explications (jamais de trop gros morceaux d’un coup !). Quand nous désignons tous les choses de la même manière au bout d’un moment les autres en font autant et ils commencent à avaler la grammaire qui va avec. J’ai un nom pour nommer la chose. Il me vient de mes études de lettres. Ca s’appelle « l’innutrition ». Un produit du seizième siècle. Franchouillard à mort !

En ce temps là (début du seizième siècle), le roi de France, François 1er, avait, une chose dans l’autre, une bonne jugeote. Le gars avait institutionnalisé le droit du sol, créé l’imprimerie nationale (privatisée sous Chirac), et pas mal de chose de ce type comme une limite légale au nombre d’heures quotidiennes et hebdomadaires du travail (Gérard Filoche raconte ça très bien). Je vous laisse de côté les bonnes idées du roi en matière d’alliances géopolitiques de revers pour desserrer l’encerclement que les Habsbourg, les impérialistes de l’époque, faisaient peser sur le royaume. Donc : bonne ambiance ! Pour unifier le royaume, rien de mieux que l’unification de la langue. Ainsi le français devint-il la langue officielle. Ce fut un grand moment de liberté et d’égalité. Au latin que maitrisaient les seules élites se substituait une langue populaire réellement parlée. Avec une langue commune, pour peu qu’elle se diffuse, les pauvres diables pouvaient être arrachés au lieu où on les tenait comme chèvres au piquet, tandis que le patois permettait de les identifier partout de les rattraper quand ils s’enfuyaient et de les ramener à domicile comme du bétail marqué au fer du propriétaire. Pour stabiliser la langue et en maitriser la forme, il créa l’académie française. Tout cela est connu. Je rappelle seulement. Là-dessus le mouvement des intellectuels favorables à la Renaissance et notamment les poètes se mirent en tête de fabriquer une « littérature » française en picorant dans leur sources latines. En fait de picorée, on pourrait plutôt parler de pur plagiat mais ce serait aller contre le légitime orgueil littéraire des Français. Les Marot, Ronsard, Du Bellay pompaient comme des brutes les grands poètes de l’antiquité grecque et latine. Leurs œuvres venaient de ressortir de la nuit où le christianisme d’Etat les avait enfermées et la chute de l’empire romain d’orient sous l’action bienfaisante des armées musulmanes les avait remises en circulation. Le procédé de copiage était si voyant qu’il vint en débat. Les responsables créèrent le mot de leur pratique. « Ce n’est pas du recopiage » répliquèrent-ils. « C’est que nous sommes tellement imprégnés de ces merveilles qu’elles nous viennent spontanément à l’esprit dans notre propre langue ». Fermez le ban. De la nutrition aux anciens, ils en venaient à produire de la littérature moderne. Et ce transit, c’était de « l’innutrition ». Voila la méthode à diffuser. Ces malheureux socialistes et leurs compères dans maintes sectes, parlaient une langue morte que seules comprennent les élites : le social libéralisme. A présent, ils font des vocalises dans la langue vivante de l’alter mondialisme et de l’autre gauche. Il existe une chance qu’ils finissent par croire à ce qu’ils disent. Mais ce n’est pas le plus important. Ce qui compte c’est qu’avec la chanson, ils diffusent la langue. Et que l’ancien parlé disparaisse. Vive l’innutrition !


195 commentaires à “Qu’ils s’en aillent tous!”
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  1. Pierre dit :

    Allons ! Les enfants!
    On ne vous a jamais dit que Eliot Ness avait réussi à faire embaucher sa femme chez Al Caponne pour tenir sa comptabilité?
    C'est le taupe du top, au pays de "parce que je le Woerth bien" !
    Là, c'est bizarre, la taupe s'est faite licencié, et c'est écrit dans tous les journaux.
    Recyclée fissa en surveillante du dieu Hermés, le dieu de la com'et des voleurs.....
    Enfin, le manteau en peau de taupe ne vaudra pas chère cette hivers.....
    Car "Il ne faut pas désespérer Bettencourt ! " Et la révolte du capital est en marche !
    Prolétaires de tout les pays, pourrissez-vous ! Car les veaux ne valent rien.

  2. h2b1[pg32] dit :

    ...Et notre candidat Front de gauche retrouve et améliore son nombre de voix ce qui n’est pas un petit exploit pour un premier tour...

    Tant mieux que ça te fasse plaisir, mais moi, un score de 4,5 % ce n'est pas fait pour me réjouir, d'autant plus que nous sommes dépassés par le FN !

  3. Descartes dit :

    @rosa (#47)

    à Descartes,

    Tiens... et moi qui croyais que vous étiez de celles qui tiennent leurs promesses...

    Il y a eu de grandes lois votées sous la IV République : le droit de vote des femmes (...), l'élargissement du corps électoral aux français d'outre-mer (...), la Sécurité Sociale (...), la 3ème semaine de congés payés (...), le traité de Rome (...),

    Encore raté: le droit de vote des femmes n'est pas une loi votée sous la IVème (ordonnance du 5 octobre 1944), pas plus que la Sécurité Sociale (ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945). Le "vote des français d'outre-mer" est lui encore plus ancien (selon les territoires, il date du XIXème siècle). Et finalement, le traité de Rome n'est pas une loi, mais un accord international. Il reste la 3ème semaine de congés payés... cela fait un maigre bilan.

    oui de grandes choses ont été faites sous la 4ème,

    Ca dépend dans quel domaine. On a fait de "grandes choses" surtout dans les domaines ou l'impulsion politique n'était pas indispensable. Les hauts-fonctionnaires, ont certainement profité de la faiblesse du pouvoir politique pour faire avancer discrètement toute une série de mesures techniques. Ce fut en fait l'âge d'or de la technocratie souterraine. Mais dès lors qu'une impulsion politique sur la durée était requise, la IVème n'a pas fait grande chose: la décolonisation est peut-être l'exemple le plus criant des dysfonctionnements d'un régime d'assemblée.

    Et puis en ce qui concerne la Véme République les lois que vous citez en référence n'ont pas été adoptées bien longtemps après que les ministres soient nommés : en octobre 1981 l'abolition de la peine de mort (après 5 mois) janvier 1975 IVG (après 8 mois)...

    Pour un gouvernement de la IVème, 8 mois était déjà une longévité exceptionnelle. De plus, un chef de gouvernement de la IVème n'aurait jamais pu défier sa majorité comme le firent Jacques Chirac et Simone Veil en 1975.

    La politique n'est pas une question de durée c'est une question d'instant

    Voilà la différence fondamentale entre nous... Pour vous c'est une question d'instant, pour moi c'est une question de durée. Sans durée, la politique c'est du pur théâtre. A quoi bon voter des lois si personne n'est là pour veiller à ce qu'elles soient correctement appliquées ?

  4. ermler dit :

    D'accord avec carlo et rosa contre cording et descartes sur la Ve.

    C'est une des grandes supercheries du gaullisme que d'avoir entretenu cette idée archi-fausse que seul un régime présidentiel permettait de gouverner. Mythe perpétué par tous les partis dominants de la Ve, dont les leaders se sont tous grisés aux vapeurs du "destin présidentiel".
    La plupart des pays d'Europe ont un régime parlementaire. Sont-ils moins "gouvernés" que nous ?
    Quand aux "grandes réalisations" de la Ve, qui auraient été impossibles (dixit descartes) sous une démocratie parlementaire, je rigole !
    Aussi "instables" qu'aient été leurs gouvernements, les IIIe et IVe ont réalisé d'aussi "petites" choses que l'enseignement laïque et obligatoire, l'impôt progressif, les congés payés, les nationalisations, la sécurité sociale et même - pour le pire ! - les conquêtes coloniales et une guerre mondiale victorieuse...
    Quant à l'anti-démocratique Ve république qu'a-t-elle réalisé de si grandiose depuis 25 ans, à part sombrer comme les autres dans le libéralisme et détricoter tous les acquis de la Libération ? Rien !

    Oui, Jean-Luc Mélenchon a raison. Il faut en finir très vite avec cette Ve agonisante, où l'irresponsabilité du pouvoir va de pair avec l'accentuation du bon plaisir du prince ! C'est une des étapes prioritaires de la "révolution démocratique". (puisque c'est le mot qui est dans l'air du temps !).
    Et pour prolonger le "chiche" adressé aux socialistes en cours de Mélenchonisation, mettons-les au défi d'abroger sans délai le pouvoir présidentiel en s'engageant, dès qu'ils seront élus, à créer la VIe république.
    Mesure de salut public ! Parce que franchement... on n'en peut plus !

  5. Descartes dit :

    @alain (#51)

    Penses-tu qu'un homme payé par le contribuable, et très largement, puisse dire à un de ses citoyens "casse toi pov'con" où est le respect là-dedans ?

    Si Sarkozy avait dit "cassez vous pauvres cons" a ses concitoyens, il aurait certainement été sévèrement sanctionné par les électeurs. Mais Sarkozy n'a pas dit ça "à ses concitoyens", il l'a dit à un seul d'entre eux. Ce qui fait tout de même une petite différence. Et quand bien même cela n'en ferait aucune, c'est aux électeurs de décider s'ils sanctionnent le président ou pas. Dans le cas de Guillon, on ne va pas déranger les électeurs pour si peu, et on délègue aux gestionnaires du service public le pouvoir disciplinaire.

    T'es-tu senti blessé, non respecté ce jour-là ?

    Dans la mesure où son commentaire ne s'adressait pas à moi, cela aurait été ridicule. J'attire ton attention sur le fait que lorsque Guillon parle dans le poste, il le fait pour être écouté de tous. Lorsque Sarkozy à répondu "casse toi pov'con" à un passant qui refusait de lui serrer la main, il l'a dit pour être écouté exclusivement par lui.

    Le respect est quelque chose qui se gagne, qui se mérite et c'est une question de réciprocité !

    Oui. Et je gagne le "respect" de Guillon parce que c'est moi qui paye son salaire. Et s'il me manque le respect, il est viré. Comme je te l'ai déjà dit, si Guillon a envie d'insulter mes convictions depuis la scène du théâtre (privé) où il se produit, c'est son droit. Parce que j'ai le droit "réciproque" de ne pas payer son cachet. Mais dès lors que ce sont mes impôts qui payent un service public, j'ai le droit d'exiger à ses agents de respecter mes convictions.

  6. Descartes dit :

    @ermler (#55)

    La plupart des pays d'Europe ont un régime parlementaire. Sont-ils moins "gouvernés" que nous ?

    Dans certains cas, oui: prends par exemple l'Italie... mais je crois que tu confonds deux choses différentes: le régime parlementaire et le régime d'assemblée. Ce sont deux choses très différentes, pourtant. La plupart (en fait, la quasi-totalité) des régimes parlementaires européens comptent sur des systèmes électoraux particuliers (cas de la Grande-Bretagne) ou des sécurités constitutionnelles (cas de l'Allemagne) pour protéger le gouvernement des excès du régime d'assemblée.

    Prenons la Grande-Bretagne: un régime électoral "first past the post" qui lamine tous les partis "intermédiaires" et force le bipartisme. Un premier ministre qui détient le pouvoir de dissolution... Ou bien l'Allemagne: un système électoral complexe qui garantit une majorité, plus une constitution qui dispose que le gouvernement ne peut être renversé que si tous ceux qui votent la motion de censure sont prêts à soutenir un gouvernement alternatif...

    Aussi "instables" qu'aient été leurs gouvernements, les IIIe et IVe ont réalisé d'aussi "petites" choses que l'enseignement laïque et obligatoire, l'impôt progressif, les congés payés, les nationalisations, la sécurité sociale et même - pour le pire ! - les conquêtes coloniales et une guerre mondiale victorieuse...

    Pour quelqu'un qui dénonce le "mythe" de la Vème, je te trouve bien peu rigoureux historiquement. Les nationalisations, la sécurité sociale résultent toutes deux d'ordonnances du GPRF, et ne sont donc pas à mettre au bilan de la IIIème ni de la IVème. Si tu mets "une guerre mondiale victorieuse" au crédit de la IIIème, il faut alors aussi lui mettre au débit la défaite de 1940, et pour la IVème les guerres coloniales... des "grandes choses", assurément.

    Il y a dans notre pays beaucoup d'électeurs qui ont vécu la IVème et la Vème. Leur vote est donc guidé par leur expérience. Comment expliquerais-tu qu'ils soient aussi attachés à l'élection du président au suffrage universel ?

    Quant à l'anti-démocratique Ve république qu'a-t-elle réalisé de si grandiose depuis 25 ans, à part sombrer comme les autres dans le libéralisme et détricoter tous les acquis de la Libération ? Rien !

    L'abolition de la peine de mort, la cinquième semaine de congés payés, la retraite à soixante ans, les grands programmes d'équipement, éradication des bidonvilles, le programme électronucléaire, l'IVG, la contraception, la décolonisation, la dissuasion nucléaire et la réconciliation avec l'Allemagne (l'autre ne va pas sans l'une)... presque rien.

  7. rosa dit :

    A Descartes
    Décidément vous avez l'oeil sélectif, n'ai-je pas moi-même précisé que le droit de vote des femmes avait été accordé avant la création officielle de la IV République ! Le principe de la Sécurité Sociale qui date en effet du GPRF, a été étendu sous la IVème République, et c'est cette Sécurité Sociale généralisée qui nous connaissons, ou que nous connaissions ! Le droit de vote dans les territoires d'outre-mer date de 1946 : loi Lamine Guéye, pas encore la IV République me direz-vous toujours !
    mais le GPRF, et son assemblée constituante du 21 octobre 1945, ne sont-ils pas les prémisses de cette IVème République avec un législatif fort et un exécutif plus faible, n'est-ce pas pour cela que de Gaulle quitte le GPRF le 20 janvier 1946 et donc puisqu'il n'y a pas rupture entre le GPRF et IV ème République et que la République est réinstaurée dès la chute du régime de Vichy, ne peut-on pas considérer que c'est la même chose, tout n'est qu'une question de chiffre. Je ne m'attends pas bien sûr à ce que vous approuviez ne serait-ce qu'une phrase de cette réflexion ! Car vous êtes tellement précis dans vos connaissances !
    Donc un maigre bilan puisque seulement une semaine de congé payé, allez dire ça aux millions de salariés, ils vont apprécier ! il y a d'autres lois mais à quoi bon !
    Et puisque vous êtes à cheval sur les mots et que vous ne considèrez pas le traité de Rome comme quelque chose de grand fait sous la IV République puisque ce "n'est pas une loi mais un traité international" !, je me permets de souligner que vous avez sérieusement manqué de rigueur en répondant à Elmer qui vous disait que la République sombrait depuis 25 ans et vous lui répondez :
    la réconciliation avec l'Allemagne,1951 avec la CECA,IV République, (59 ans)
    la décolonisation (une partie sous la IVème et une partie sous la Vème si on ne garde que la date la plus récente 1962 (48 ans)
    la contraception 1967 (43 ans)
    l'IVG 1975 (35 ans)
    l'abolition de la peine de mort, 1981 (29 ans!)
    la cinquième semaine de congés payés 1981 (29 ans),
    la retraite à soixante ans, 1981 (29 ans)
    et donc DEPUIS 25 ANS ?!
    lorsque l'on reproche à quelqu'un un manque de rigueur ou de précision, on doit au moins être exemplaire !

  8. Marc Aurèle dit :

    @ Descartes : Quand on prend un pseudo pareil, on se doit une exigence de rigueur...Par exemple, ne pas tenir des propos envahissants et décousus et surtout ne pas raconter n'importe quoi !

    Quatrième République :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatri%C3%A8me_R%C3%A9publique

  9. jennifer dit :

    En parlant du 14 juillet, savez vous que Sarkozy va recevoir tous les dirigeants des pays africains, françafrique oblige et qu'il y a une manif et un bal contre la françafrique le 13 juillet à Paris auxquels appelle le PG?

    Le thème: 50 ANS DE FRANCE AFRIQUE CA SUFFIT!

    http://www.anticolonial.net/spip.php?article418

  10. jennifer dit :

    J'espère que mon propos sur la françafrique ne sera pas considéré comme hors sujet par ceux qui veillent à ce qu'il y ait une cohérence dans les posts. Car c'est l'actualité. On construit une gauche de gauche contre Sarkozy et un des thèmes mobilisateurs c'est son esprit néocolonisateur comme le discours de Dakar l'a montré. Il faut dire que c'est dans l'air du temps. La plupart des gouvernements européens sont pro US maintenant, Sarkozy n'étant pas des moindres (avec bien sûr ses petites préférences, et rivalités entre frères mais ce qui compte c'est que les USA peuvent compter sur lui pour soutenir toutes leurs entreprises colonisatrices en Afghanistan et son soutien tacite à la politique d'Israel). Or les gens qui se mobilisent sur ces thèmes anticolonisateurs ne sont pas forcément les mêmes qui militent sur les retraites, même si souvent cela se recoupe. Je veux dire qu'il y a toute une série de militants anti Sarkozy qui se mobilisent sur la politique étrangère de Sarkozy et le jugent essentiellement à cette aune. Ces gens-là font partie de l'autre gauche et ce sont toutes ces couches militantes qu'il faut pouvoir amalgamer pour lutter contre Sarkozy. Par ailleurs, indépendemment de la justesse de ces causes, cela permet aussi de faire du décantage dans certains partis, en particulier le PS, qui sont loin d'être clairs sur cela.

    C'est pour cela que c'est bien d'aller à la manif contre la france afrique mardi 13 juillet et au bal anticolonial qui le suivra. Des tas d'organisations africaines (et aussi françaises) seront présentes. cf le lien avec la liste des signatures. C'est très important!

  11. gégé dit :

    Rien à ajouter. Bonnes vacances... Vous nous manquez déjà !

  12. jean ai marre dit :

    @ 40 Ermier,

    La révolution n'est pas seulement le départ de tous ces charlots, c'est aussi et surtout la fin du règle'du je sais tout', Ils faut qu'ils partent physiquement, en emportant leurs idées, leurs vérités toutes établies.

    Passe de bonnes vacances en rêvant....

  13. Falba dit :

    Bonjour Jean-Luc Mélenchon,
    J’aimerais pousser une hurlante, pas au sujet de votre article, mais au sujet de cette publicité que le gouvernement n’arrête pas de nous passer sur sa proposition de loi des retraites ! Voilà de l’argent qui part des poches du contribuable afin de propagander ces futures lois ! Si ces futures lois sont justes (?) parce que les sous manquent (ah, la bonne raison !) , alors pourquoi dépenser autant d'argent pour une telle campagne de propagande ?
    Bonnes vacances Jean-Luc Mélenchon.

  14. sandy dit :

    @ Cording (réponse 5)

    Vous dites : "
    Je ne partage pas ton opposition à la Viè République, les institutions ne valent que par ceux qui les incarnent alors pas de nostalgie d'un régime d'assemblée de type IIIiè ou IVièi République irresponsable avec l'instabilité ministérielle à la clef, et incapacité de résoudre les problèmes graves. "

    Je pense que vous sous-estimez l'importance et le rôle des institutions. Si seule la ou les personnes à qui nous confions le pouvoir ont une importance et si les institutions n'en avaient pas, bref si le problème était simplement de confier le pouvoir aux bonnes personnes alors pourquoi nous embetter à mettre en place toutes ces institutions ? donner le pouvoir à une seule personne suffirait, il nous suffirait de trouver la bonne personne.

    Benjamin Constant écrivait : Le danger pour notre Liberté ce ne sont pas les mains entre lesquelles nous confions le pouvoir, mais c'est le pouvoir lui même.

    Il ne suffit pas que le pouvoir soit issu du peuple, l'élection est nécessaire mais insuffisante à la démocratie.
    Il faut contrôler le pouvoir constament pour s'assurer que personne ne le détourne de son but, pour s'assurer qu'il met bien en oeuvre à tous les niveaux la volonté du peuple, il faut limiter sa portée pour être certain qu'il n'empiètera pas sur nos libertés, pour qu'il garantisse bel et bien nos droits...
    C'est à ça que sert la constitution ainsi que les institutions.

    Les exemples que vous donnez prouvent simplement que les institutions étaient mauvaises, non pas qu'elles ne servent à rien.

    L'expérience humaine accumulée jusqu'ici prouve qu'arrivent au pouvoir régulièrement des gens de peu de vertu voir des tyrans, malgré l'élection. Il est tout simplement impossible d'identifier uniquement les personnes vertueuses à tous les coups. Alors il ne faut pas compter sur la vertu de nos élus, il faut au contraire toujours partir du principe qu'ils sont corruptibles. Il faut au contraire par les institutions obliger les élus à toujours agir avec vertu.

    Vous parlez de l'instabilité ministérielle que vous associez aux régimes d'assemblée. Comptez donc le nombre de ministres qui se sont succédés en très peu de temps depuis une quinzaine d'années, avec gouvernements sur gouvernements, remaniements sur remaniements, je ne suis pas certain que ces régimes d'assemblée remportent la comparaison.

    Mais surtout c'est aller bien trop vite en besogne à mon avis.
    Quand des manigances politiques peuvent faire tomber un gouvernement, le problème en réalité c'est qu'il puisse y avoir des manigances politiques sans qu'elles soient sanctionnées. N'allez pas chercher de raisons ailleurs.

  15. Riffaud dit :

    Monsieur,
    Juste deux précisions pour éviter la confusion entre deux siècles. Ce n'est pas François 1er qui fonda l'Imprimerie Royale (devenue ensuite nationale) mais Richelieu en 1640. Par ailleurs, c'est le même Richelieu qui oeuvra à la constitution de l'Académie française en 1635.
    Bien cordialement
    AR

  16. elgaucho dit :

    La République Bolivarienne du Venezuela commémore le Bicentenaire de l'Indépendance (1810-2010).

    Lu à cette occasion à Paris, dans une exposition dans les sous-sols de la Maison de l'Amérique Latine, ces pensées qui résonnent avec "l'innutrition" :

    La pensée est un fait révolutionnaire.
    L'action est la conséquence de la pensée.
    Penser et communiquer produisent de l'énergie.
    Transmettre l'énergie de la pensée.
    Produire des changements à travers la pensée.
    Trouver dans l'imagination des solutions vitales.
    Un point posé à terre engendre de la puissance créatrice.
    Le pouvoir créatif se communique à tous.
    L'atmosphère ambiante conditionne les gens.
    Etre libre nécessite une transformation.
    Nous avons le pouvoir de choisir.
    L'Eros aussi a besoin de conditions sociales.

  17. langly dit :

    L'innutrition. En voila un mot que je ne connaissais pas. On en apprend tous les jours!

    Une note pleine de sagesse.

    "Mais bientôt je vais arrêter d'écrire sur ce blog peut-être, non ?" J'espère que non. Je suis peut-être égoïste. C'est les vacances certes mais que vais je faire sans ma bouteille d'oxygène. Quoique cela serait intéressant de voir ce que vont raconter les socialistes. Ils n'auront plus de source... Peu importe me direz vous.

    Je ne sais plus quoi écrire sans vous répéter ce qui ne risque pas d'être original.

    Par contre il serait intéressant que vous développiez un point. Vous parliez de 6ème république ailleurs, est ce que le peuple pourra participer à l'écriture de sa constitution? Y a t il une ébauche quelques part? Vous ne détaillez nulle part cette idée. Juste une allusion, c'est bien dommage.

  18. izarn dit :

    Il est triste que la révolution fasse rigoler...
    Lors d'une révolution, des pouvoirs attribués aux uns sont abolis et passent à d'autres.
    Auparavant ces pouvoir étaient gravés dans le marbre, dans une sorte de Bible, dont personne
    ne devait contester les fondement intangibles, sous peine de paraitre fou, d'etre censuré ou de se retrouver au goulag.
    Désormais on rigole...Les banquiers rigolent, la finance rigole...
    La révolution à venir serait donc celle-ci: Leur oter leur prouvoir ne manipuler l'argent sans contraintes.
    Pourvoir exhorbitant, dangereux et désormais inutile.
    Comment ont-ils eu ces pouvoirs? Par la lacheté de pas mal de politiques, leur incompétence ou leur complicité active, leur idéologie démentielle d'égotisme, parfumée à la "main invisible".
    La révolution consiste à leur reprendre ces pouvoirs. Ce n'est pas légal? Mais si, le peuple souverain fait sa propre légalité, ainsi va la Révolution.
    Sinon...La révolution démocratique, c'est de la vaste blague...
    Quand on fait la Révolution, on ne peut que déchirer des traités, des contrats, des dettes, et abolir des priviléges.
    La Révolution c'est justement ça, et comme on pourra le constater, elle n'est pas "démocratique" pour tous le monde! Sinon c'est du vent, et elle est fait rigoler....Les financiers.

  19. bastille dit :

    Je ne suis pas historien mais il me semble qu’un élément fondamental dans la constitution de notre nation a été la Révolution Française, celle qui a fait du nord au sud, de la Corse à l’Alsace souder la population y compris autour de la langue « étrangère » (pas si simple mais..) qu’était le parler françois a été la transformation du sujet en citoyen, l’abolition donc de la monarchie et des privilèges nobiliaires et cléricaux. Actes de géants. Après les lumières, la Révolution parlait français…
    Manifestement, il ne s’agit pas de simples « affaires » mais d’un révélateur, parmi d’autres, d’une crise de régime.
    Pour M.Blanc, j’espère que ses collègues auront la présence d’esprit de lui offrir, pour occuper ses vacances forcées, un vieil album d’Hergé : « Les cigares du pharaon ».

  20. BA dit :

    Mardi 6 juillet 2010 :

    L'ex-comptable des Bettencourt accuse : des enveloppes d'argent à Woerth et à Sarkozy.

    L'ex-comptable de Liliane et André Bettencourt révèle, dans un témoignage explosif à Mediapart, comment le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèces, des personnalités de la droite française, dont Nicolas Sarkozy.

    Elle a notamment relaté un épisode – qu'elle a également rapporté lundi 5 juillet aux policiers – situé en mars 2007 et mettant en scène Eric Woerth. Ce dernier se serait vu remettre, via le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, une somme de 150.000 euros pour la campagne présidentielle de M. Sarkozy.

    http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471

  21. BA dit :

    Claire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu’elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir.

    C’est un témoignage accusatoire, qu’elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives, et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications.

    Claire T. s’explique sur sa décision de parler à la police et à un journal : « J’en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n’importe quoi. Il est temps de dire ce qu’il s’est passé. Et puis, après tout, moi je n’ai rien à me reprocher ».

    Maire de Neuilly-sur-Seine entre 1983 et 2002, M. Sarkozy était souvent l’hôte des Bettencourt. « Il venait déjeuner ou dîner avec Cécilia », se souvient Claire T.

    Lui aussi avait-il droit aux « attentions » accordées aux personnalités politiques en visite chez les Bettencourt ? Un brin hésitante d’abord, mesurant sans doute la gravité de ses propos, Claire T. confirme :

    « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait... ».

    http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy#comment-571471

  22. BN dit :

    @BN
    En vérité Nicolas Sarkozy tout comme Lilianne Bétancourt ont la même passion, ils collectionnent les timbres. Ces enveloppes de Kraft renfermaient les doubles qu'ils s'échangeaient, voilà tout! Ce n'est pas la peine d'en faire une affaire d'Etat…
    Et comme le disait Xavier Bertrand hier sur EuropUn à la toute fin, le véritable problème c'est l'Iran, qu'il ne faudrait pas laisser développer l'arme atomique (surtout depuis que les français se sont fait éliminer du mondial et même si Chavanel a réussi à prendre le maillot jaune)
    D'accord avec Jean-Luc Mélenchon, il faut réhabiliter certains mots porteurs d'idées qui aideront à changer la perception du monde, mais n'oublions pas les images qui sont aussi du langage.

  23. marco polo dit :

    Evidemment, ils démissionnent, évidemment le scandale est énorme, d'autant plus énorme qu'il gonfle, qu'il risque même de d'éclater, révélant un peu plus les compromissions avec l'argent, l'abus de pouvoir et les petits "arrangements" que ces hommes de pouvoir s'arrogent...les uns chassant les autres... ainsi tourne le joli manège des institutions de cette 5e république !
    Voyez-vous M. Mélenchon, si les socialistes se "Mélenchonisent" c'est vrai que c'est de pure forme et qu'au prochain virage (je vous laisse deviner de quel côté), le penchant social-démocrate reviendra au grand galop avec ou sans DSK....le PS fonctionne ainsi depuis...l'aube des temps, de révolution sociale (avec le peuple aux fesses), en pause sociale, il perpétue la même idéologie qui nous emmène vers l'échec, pire vers l'extrême droite parce qu'il est, non la cause, mais contributeur essentiel du désespoir qui guide vers l'extrême droite. Alors, NON, gare aux sociaux-démocrates !
    Et pendant ce temps-là, quid du Front de gauche ? quid des évolutions possibles ? la crise financière, puis financière et sociale, puis politique réclament une réactivité de plus en plus rapide, forte et audible (il ne faut pas compter sur les "grands" médias qui contribuent à maintenir à toute force le dualisme entre UMP et PS, écartant tout ce qui peut contrecarrer le "système"). Le PC lui, lui est dans son jus, il n'écarte toujours pas des alliances avec le PS...Alors ? le front de gauche pour lui est une "option" jouable au même titre que des primaires socialistes ? On a connu un PC plus "révolutionnaire" ! et le NPA ? toujours dans son cocon rouge, jouant à la révolution ? Et la FASE* ? et les alter ? et le PCOF et puis tous les autres, ne devraient-ils pas être parties intégrantes du front de gauche ? Septembre est encore loin et les choses risquent d'accélérer...non je ne m'impatiente pas, mais le mouvement lui bouge de manière exponentielle...
    A propos de réaction... La grève du 7 septembre prochain, il faudra sans doute plus qu'une journée de mouvement, comment le PG peut-il contribuer à pousser plus loin ?

    _____
    * Quelle réponse à leur lettre, adressée au PG ?

  24. Descartes dit :

    @rosa (#58)

    mais le GPRF, et son assemblée constituante du 21 octobre 1945, ne sont-ils pas les prémisses de cette IVème République avec un législatif fort et un exécutif plus faible,

    Certainement pas. Le GPRF avait un exécutif extraordinairement fort et un législatif pratiquement inexistant (réduit à une "assamblée consultative"). Le GPRF était un gouvernement de crise, aux pouvoirs presque exclusivement concentrés sur un seul homme (tiens, tiens... ça rappelle drôlement la Vème plus que la IVème). C'est justement parce que les partis politiques, méfiants envers De Gaulle, ont voulu revenir à un régime d'assemblée que le Général démissionne. Le passage du GPRF à la IVème est une rupture, pas une continuité.

    Et puisque vous êtes à cheval sur les mots et que vous ne considèrez pas le traité de Rome comme quelque chose de grand fait sous la IV République puisque ce "n'est pas une loi mais un traité international" !,

    Je suis "à cheval sur les mots" parce que les mots servent à manipuler des idées, et que lorsqu'on est approximatif avec les uns on l'est souvent avec les autres. Vous aviez donné l'exemple du Traité de Rome comme "grande loi" pour illustrer votre idée que le régime d'assemblée était meilleur que le régime d'exécutif. Mais l'assemblée, justement, n'a rien fait pour ce qui concerne le Traité de Rome, puisque les traités, contrairement aux lois, sont négociés par l'exécutif...

    Et j'ai été précis dans ma réponse à Ermler. La CECA n'équivaut pas à la "réconciliation avec l'Allemagne". C'est un traité technique (qui d'ailleurs ne concerne pas que l'Allemagne) dont la résonance populaire à l'époque fut minime. Pour ce qui concerne la IVème, sa contribution à la décolonisation fut pratiquement exclusivement l'engagement de deux guerres coloniales perdues. Il a fallu l'arrivée de la Vème pour qu'une véritable politique de décolonisation soit définie. J'ajoute que la question coloniale est une illustration presque académique des problèmes que pose le régime d'assemblée: le poids des représentants coloniaux à l'assemblée étant nécessaire à la constitution des majorités toujours instables, aucun chef de gouvernement ne pouvait se permettre de défier les colons. Ce qui permit à une minorité de prendre en otage la République. Si De Gaulle a pu se permettre de défier les colons algériens, c'est parce qu'il n'avait pas cette épée de Damoclès sur la tête: la constitution de la Vème le protégeait de l'assemblée...

    Pour le reste de votre commentaire, j'attire votre attention sur le fait que c'est Ermler qui s'est trompé en faisant le bilan des "25 ans" de la Vème, alors que la Vème a en fait 52 ans... je n'ai fait que corriger implicitement l'erreur.

  25. Descartes dit :

    @marc aurèle (#59)

    @ Descartes : Quand on prend un pseudo pareil, on se doit une exigence de rigueur...Par exemple, ne pas tenir des propos envahissants et décousus et surtout ne pas raconter n'importe quoi !

    Tu veux dire que quand on choisit comme pseudo "Marc Aurèle", on peut ?
    Désolé, mais j'ai tenu des propos précis et rigoureux. Méfie toi de wikipédia comme source universelle de connaissance, il y a pas mal de conneries dans certains articles...

    Mais admettons que la IVème république ce fut le régime parfait et que la Vème soit une horreur. Comment expliquez vous alors que les citoyens soient si attachés à l'élection du président au suffrage universel et manifestent une méfiance si grande vers les régimes d'assemblée ?

  26. rosa dit :

    à Descartes,
    votre faculté à ne retenir que ce qui vous arrange est formidable.
    L'assemblée constituante (qui a été élue !) du GPRF n'est en aucune manière l'exercice d'un exécutif fort ! C'est pour cela que de Gaulle démissionne !
    Quant à la décolonisation, c'est la loi Deferre de 1956 (IVéme République) qui en lance le principe pour l'Afrique noire, qui sera repris par de Gaulle ! et l'indépendance de la Tunisie et du Maroc c'est toujours sous la IV République (1956) ! Mais oui, tout n'a pas été réglé hélas ! de façon pacifique !
    Quant au rapprochement franco-allemand il ne date pas de la poignée de main de Kohl et Mitterrand ! puisqu'il est au centre de la construction européenne dont le premier symbole est la CECA !
    Et sur le traité de Rome, la blague ! Le Traité de Rome regroupe trois textes : le premier vise à l’institution de la Communauté Economique Européenne (CEE), le second concerne la Communauté Européenne de l’Energie Atomique (Euratom) et le troisième concerne la mise en place de certaines institutions communes aux Communautés Européennes. Chacun des textes a fait l’objet d’un vote à l’Assemblée nationale. Suite à ces trois votes, un vote global s’est tenu dont le résultat indique que sur les 581 votants, 312 ont voté pour et 239 on voté contre. La majorité absolue étant fixé à 291. C'est le résultat du vote du projet de loi qui a autorisé le Président de la République à ratifier les Traités de Rome, 9 juillet 1957 !
    Quant à ce qu'à dit Ermler, il n'a jamais dit que la V ème République n'avait duré que 25 ans, mais que durant les 25 dernières années, le bilan était mince ! Ce qui est tout à fait différent !
    Encore une fois vous interprétez tout à votre convenance !
    En fait je vous prenais pour un homme intelligent et cultivé. Cultivé vous l'êtes sans aucun doute, mais il est dommage que la mauvaise foi qui semble vous caractériser vous fasse déformer à ce point la réalité historique ! Moi contrairement à vous je n'ai rien déformé, l'Assemblée constituante et la IV République c'est un débat d'historiens ! Vous ce sont des contre-vérités !
    Où est la rigueur dont vous ne cessez de nous rabattre les yeux !
    Je sais que votre réponse ne tardera pas, faites en sorte, cette fois, qu'elle ne soit pas empreinte d'erreur, cela m'ennuierai d'avoir à vous corriger !

  27. ydaho dit :

    Bonjour,... Je "passe" sur une évidence.. "il(s) est revenu".. Un très bon roman d'ailleurs.. :mrgreen:

    L'actualité c'est : la débâcle ou le "grand déballage".. Je ne sais si nous devons nous en réjouir ou craindre le pire.. La droite a toujours su se sortir avec "panache" de ce type d'ornière parce que pour elle ce n'est pas une ornière, c'est son "fonctionnement" naturel.. (Si tu n'as pas de pognon, tu ne risques pas d'être vénal... raccourci clavier).. D'autre prendront la "place", et l'on risque d'ici 2012 a voir de curieux rapprochement en son sein, les brebis galeuses d'aujourd'hui devenant les cautions morales de la "nouvelle nouvelle..." droite.. de demain !
    En voila une phrase qui la "définie" au mieux (a mon sens).. J'ai ôté volontairement les noms.. elle est Universelle et se suffit a elle même pour décrire les gens qui nous gouverne depuis presque "tout le temps" avec quelques interruptions épisodiques qui n'étaient peut être que des "accidents de parcours".. Elle fleure tellement bon le paternalisme triomphant !
    « Un honnête homme comme :mrgreen: ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d’intérêt ne traverse même pas son esprit ». Car, selon lui, « pour des gens honnêtes il n’y a pas de risque de conflits d’intérêts ».
    C'est bô tout de même ! et ça marche a long terme... :-(

  28. ermler dit :

    descartes écrit à rosa

    ....j'attire votre attention sur le fait que c'est Ermler qui s'est trompé en faisant le bilan des "25 ans" de la Vème, alors que la Vème a en fait 52 ans... je n'ai fait que corriger implicitement l'erreur.

    C'est ça ! C'est descartes qui lit de travers et c'est moi qui me trompe !
    Je n'ai fait aucun "bilan" de la Ve. Ma question était bien : "et la Ve république, qu'a-t-elle réalisé de si grandiose depuis 25 ans ?" Ce que n'importe quel élève de CM1 aura compris comme "depuis ces 25 dernières années". Question tellement pertinente d'ailleurs que descartes n'arrive à citer que des exemples de réalisations de plus de 25 ans.... Mais c'est pas grave, puisque ermler s'est trompé. Puisque ermler, n'est-ce pas, pense que la Ve a été créé... il y a 25 ans !

    Faire passer ses interlocuteurs pour des idiots et des incultes quand on est en difficulté... du pur descartes.
    Ca donne juste envie de clore le débat.

  29. ermler dit :

    @ rosa (10h50)

    Merci d'avoir anticipé ma réponse concernant les manipulations et la mauvaise foi de votre interlocuteur.
    Mais c'est un coutumier du genre. Un multi-récidiviste.
    Mieux vaut éviter de prolonger le débat avec lui... mais vous faîtes comme vous voulez ;-)
    Salutations.

  30. peupledegauche dit :

    @marco polo

    Tout à fait d'accord

    Le PS a toujours été un parti électoraliste capable d'affirmer n'importe quelle idée pour gagner les élections. c'est pour cela que les interventions des dirigeants se "Mélenchonisent".
    Je comprends bien que le changement de langage puisse avoir une influence culturelle positive, il ne faut pas bouder son plaisir, mais il me semble que l'essentiel est ailleurs.
    Analyser les changements de ton au PS est peut-être intéressant mais cela ne contribue pas au développement du FdG. Pour le moment nous n'avons entendu de la part du PCF et de biens d'autres, que des déclarations d'intention.
    Le contexte évoluant rapidement il devient de plus en plus urgent que ce FdG acquiert un visibilité NATIONALE en dehors des périodes électorales. La bonne volonté et le courage des militants, les meetings communs, certes indispensables, ne permettent pas de créer suffisamment cette visibilité.

    Le peuple de gauche attends des dirigeants de la vrai gauche une vraie audace, une très grosse impulsion qui oblige les médias à en tenir compte.

    Les atermoiement ne sont plus de mise, pourquoi attendre le mois de septembre, PCF PG GU NPA FASE etc... vous devez créer les conditions d'un soutien populaire dès maintenant, par une plate-forme commune sur la situation économique et sociale (à définir dans le détail ultérieurement bien sur !), sans préjuger de la forme que prendra le rassemblement.

    Frappons un grand coup ! !

  31. rosa dit :

    Merci Ermler
    Je débute sur le blog de Mélenchon que je suis pourtant depuis le début (et même avant) mais les blogs..., je fais une intervention et il me tombe dessus ! Avec une telle arrogance et un tel arrangement avec les faits, les événememts, les dates, les mots... Que ça en devient risible ! même si ce n'est pas son but car apparemment le bonhomme se prend très au sérieux ! Je veux voir jusqu'où peut conduire le ridicule, qui ne tue pas ! Hélas ! :-) Je précise tout de suite à Descartes (s'il lit !) que c'est de l'humour :-). D'ailleurs son pseudo doit être mal orthographié Des écarts ! Ca lui va mieux :-). Pour être d'une telle mauvaise foi sur tout ce qui touche la gauche de la gauche et autres sujets défendus par nous, ce doit être un social-démocrate, un nouveau centre, un UMP :-)

  32. carlo dit :

    @ ermler

    Entièrement d'accord -encore une fois- avec votre analyse.

    "Et pour prolonger le "chiche" adressé aux socialistes en cours de Mélenchonisation, mettons-les au défi d'abroger sans délai le pouvoir présidentiel en s'engageant, dès qu'ils seront élus, à créer la VIe république."

    D'accord, mais je ne crois pas, malheureusement, que le PS soit prêt à prendre un tel engagement. De nombreux socialistes (notamment SR) sont très attachés aux institutions de la Vème et ne rêvent que d'imiter le parcours de FM. Même JPC est dans ce cas.

    "Parce que franchement... on n'en peut plus !"

    Absolument.

  33. jean ai marre dit :

    @ 69 izarn

    Pas mieux.
    La révolution c'est un mouvement qui suit une courbe fermée. Donc attention qu'après avoir renversé tout sur notre passage, nous n'arrivions pas au point de départ avec les mêmes gugus !

    Et si la Révolution n'est pas démocratique et bien tant pis, pour les médecins du capitalisme.

  34. argeles39 dit :

    @ BA # 72

    Après son séjour sur le yacht boloré le doute était encore permis, mais avec de telles accusations !?

    A mon sens ce gouvernementr doit démissioner et convoquer des élections anticipées, en tout cas il n'a plus aucune légitimité pour mener à terme la saignée sur les retraites.

  35. orero ramon82 dit :

    Comment ne pas souhaiter de bonnes vacances à JL Mélenchon, il s'est tellement donné à ses différentes tâches et comment ne pas, en même temps, regretter de le voir s'éloigner de ce blog ou ces billets, en dépit de certaines inexactitudes très vite reprises par les blogueurs avertis, sont un encouragement permanent et et une source d'information incontournables pour tous ceux qui espèrent de la vrai gauche qu'elle reste fidèle à ses valeurs comme à celles de la République dans le respect le plus profond du peuple souverain, toutes choses qu'il incarne parfaitement.
    Mais les faits qui se bousculent en ce moment ne lui laisseront peut-être pas le temps de s'en éloigner trop longtemps !

    "Que se vayan todos", <>, est le sentiment, salutaire et dangereux à la fois, qui s'installe dans nos esprits devant cet étalage de comportements et d'actes immoraux, qui du plus haut de notre représentation nationale jusqu'aux zélateurs de ce système qui nous gouverne, nous les montrent se servant sans vergogne au lieu de servir....Le clou doit continuer à être enfoncé, certains médias s'en chargent, préparant une rentrée qui pourrait se montrer décisive, pour autant que la vrai gauche s'éloigne de ces turpitudes habituelles aux veilles de grands soirs !
    Etant un lecteur régulier de ce blog, et me livrant très rarement à quelques commentaires écrits, je ne peux m'empêcher de me joindre aux réactions de tous ceux qui déplorent les abus textuels et autres rodomontades du, hélas, trop fameux philosophe qui a pour méthode de discourir sur tout....je ne lis plus depuis bien longtemps,ces commentaires passant ses lignes et vous ne pouvez pas savoir comme c'est reposant....
    Bonnes vacances à tous,

  36. peupledegauche dit :

    @rosa

    Aucune inquiètude à avoir, nombreux sont ceux qui fréquentent ce blog qui se sont faits piéger par ce monsieur de "La méthode" qui coupe les cheveux en 8 pour discerner LA petite erreur, et affirmer de manière péremptoire son égo sur-dimensionné.
    Chacun ici a compris qu'il ne faut plus engager la conversation et continuer à faire vivre le blog avec intelligence et sensibilité.
    Merci d'être là !

  37. carlo dit :

    @ ermler

    Je ne suis pas d’accord avec Jean-Luc Mélenchon sur un point. Nous ne devons pas réclamer « qu’ils partent tous » ; nous devrions, selon moi, exiger un changement du cadre institutionnel de telle sorte que le président se borne à présider au lieu de gouverner, de se mêler des programmes scolaires et des grilles de la radio, de nommer les présidents de chaînes… et bientôt sans doute de composer l’équipe de France de football.
    A cela s’ajoute le fait que les institutions de la Vème (et le bipartisme qu’elles induisent du fait de l’élection présidentielle à deux tours) rendent impossible l’accès au pouvoir de l’autre gauche.
    La priorité des priorités est donc, à mon avis, la réforme des institutions: inutile de composer avec les nostalgiques du gaullisme qui, de toutes façons, ont déjà leur candidat.

  38. ermler dit :

    @ carlo

    Toutes les "têtes" du PS se sont laissés enivrer par les parfums du pouvoir présidentiel. Y compris Mitterand qui s'était à l'origine opposé à la Ve et qui a complètement "oublié" de changer ça pendant ses 14 années de présidence.
    Le mythe Ve créé par de Gaulle a fini par chatouiller les egos de tous les "petits maîtres du PS" : Rocard, Jospin, Lang, Royal, Fabius, Hollande, DSK, Delanoe... tous, à un moment, "s'y sont vu"...! Jusqu'à ce pauvre Manuel Valls ! Quel triste bal !
    C'est bien là une des pires perversions de la Ve. Elle fait enfler les egos de gens qui devraient se contenter d'être des serviteurs consciencieux de l'intérêt général au lieu de rêver d'être les "maîtres de l'univers"...!
    La Ve sous Sarkozy montre jusqu'à la caricature l'ampleur du désastre de la présidentialisation du pouvoir.
    J'en veux beaucoup au PS et à ses chefs d'avoir renforcé ce système. D'avoir encore été plus gaullistes que de Gaulle, en manipulant le calendrier électoral pour réduire les législatives à une un simple validation de l'élection présidentielle. Cette forfaiture anti-démocratique, ne l'oublions jamais, c'est à Jospin qu'ont la doit et à l'ensemble des parlementaires socialistes qui ont voté la loi d'inversion du calendrier électoral.
    Décidément, le PS ne s'est pas seulement droitisé économiquement et socialement, mais aussi sur le plan des institutions !

    Jean-Luc Mélenchon a l'air de penser qu'on peut encore les changer. Essayons de partager son optimisme.
    En tous cas, une chose est sûre, ils ne changeront pas sans qu'on les y force un peu.

  39. 4 Août dit :

    L'impasse est en effet totale dans un contexte où les populations se partagent en deux composantes : une vaste majorité n'obtenant ses revenus, c'est-à-dire l'accès à la consommation, que par le travail ; et une petite minorité dont les revenus proviennent des intérêts versés comme rendement des avances qu'elle procure à l'économie et à la spéculation en capital.

    Le seul espoir de briser cet engrenage infernal est de repenser la manière dont se redistribuent les revenus entre un capital à haut rendement et un travail faiblement rémunéré. Le défi n'est pas mince : il s'agit d'un changement de civilisation. Rien de moins.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/07/05/des-grece-par-dizaines-par-paul-jorion_1383140_3234.html

  40. langly dit :

    Je viens d'entendre le président dans le Journal de 13h à propos de l'affaire Bettencour. C'est affligeant. Il aimerait que les français se passionnent pour les grandes questions la retraite, la santé,... Où est il lorsqu'il y avait 2millions de personnes dans la rue et qu'a dit Woert après la minef. Franchement, il se moque de nous.

  41. Pulchérie D dit :

    A propos de « innutrition ».

    Ce mot sonne mal aux oreilles des biologistes et biochimistes, bilingues par nécessité, car il signifie en anglais : perte d’apport de nourriture.

    « Innutrition » est introuvable dans le Littré en 7 volumes (Pauvert), de même que dans le Larousse en 10 vol.(1963). D’après le « Short Oxford Dictionary », 1er vol, p. 1010, il existe en anglais depuis 1795.
    C’est dans des études du XXème siècle qu’il apparaît, en français, pour qualifier la métaphore utilisée par les membres de la Pléiade pour désigner l’imitation et l’acquisition des procédés littéraires anciens, pour les incorporer dans la langue « françoise ».
    Ainsi, dans « La Renaissance, hier et aujourd’hui », Guy Poirier écrit : « Depuis l’Antiquité,jusqu’à la Renaissance, uine métaphore vivante a su rapprocher ces deux sens de l’imitation : la métaphore de l’innutrition, développée par du Bellay et Montaigne ». Poirier cite « Défense et illustration de la Langue Françoise » de du Bellay. (G.Poirier, L’Harmattan, Les Presses de l’Université Laval, 2002, p. 214). Ce terme aurait donc existé au XVIème siècle et Littré aurait omis de le citer !
    Mais allons voir dans le texte original de du Bellay, qui est repris intégralement sur la Toile :
    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/Du_Bellay.htm
    La recherche informatisée de « innutrition » dans le texte de du Bellay ne donne rien !. Alors, d’où vient ce vocable ?
    C’est l’Encyclopedia Universalis qui m’a fourni la clé du problème.

    C’est Emile Faguet (1847-1916) qui a fabriqué ce substantif (comme a été construit « innovation »). Faguet, dit l’Encyclopedia, était un ancien normalien, d’esprit subtil, brillant et superficiel ; il était aimablement réactionnaire.
    Je suppose que, comme tous les « littéraires » de son époque, il était sans grandes connaissances physiologiques ; il a ainsi fabriqué un substantif inélégant qu’il vaudrait mieux oublier, selon moi.

    Je rappelle que ce sujet est proposé dans le billet actuel de Jean-Luc Mélenchon et constitue une diversion amusante, pour les vacances. Je souhaite que Jean-Luc Mélenchon fuie pour quelques jours les sujets politiques. Il y a dans le Jura, près de la Suisse (Lac des Rousses par exemple) d’excellents lieux de détente, pour rassembler ses forces pour la rentrée, qui devrait être très chaude. Bonne et saine cure de repos, Jean-Luc Mélenchon !
    Revenez-nous vite.

  42. Trebor dit :

    Ensemble en Sarkozie, tout devient possible, c’est même à çà qu’on s’y reconnaît. C’est les vacances, le vent se lève en mer, la république irréprochable fait des vagues, et le drapeau rouge est hissé sur la grève. Le soupçon se repend comme une vulgaire nappe de pétrole qui s’échapperait d’un forage en mer profonde. Faites gaffe les mouettes ! Je pompe donc j’essuie, dixit le Shadock. Tandis que la cosmopompe sarkoziène pompe à tout va, de Suisse, Liliane fait les valises, pour payer les coûts nécessaires au nettoyage. Quand Eric vous disait qu’il travaillait à rapatrier les avoirs évadés ! Bande de blasphémateurs.

  43. laforcedupeuple dit :

    Exactement et tout en parfait accord avec vous, peupledegauche.

  44. Daniel Bonnassie dit :

    Monsieur Mélenchon, vous êtes un grand monsieur, dans cette chienlit politique de fin de civilisation (si l'on peut encore appeler ça comme ça:). Vous réussissez en effet à nous donner du Coluche sans être un bouffon. Pour être plus précis, vous êtes un aristotélicien doté d'une capacité dialectique hors norme...
    A vrai dire, si Mme Bétencourt a un milliard (1 000 000 000 ? je suis comme Krazucky... je me perds un peu dans les zéros... mais qu'importe, car il semble que madame aussi:) d'euros à gaspiller, je pense qu'il serait souhaitable qu'elle revoit sa copie et vous les confie.
    Alors continuez !... j'avais perdu foi en la politique, je ne misais rien sur vous quand vous avez fait scission avec le PS... je n'avais rien compris, je ne vous connaissais pas... seulement voilà, aujourd'hui je vous vois et je vous dis :"haut les cœurs !"... des tas de gens rejoignent votre position, moi le premier. N'en démordez jamais. Merci Bernard.

    Daniel (un conquis ch't'adore;)

  45. plume de cib dit :

    j'ajoute mes remerciements à ceux des commentateurs de ce blog. Bien sûr, vous allez prendre quelques vacances, vous y avez droit et vous en avez la possibilité. C'est presque un luxe, j'espère que vous en êtes conscients. Mais vous allez me manquer. Ce n'est pas que je n'ai rien à foutre, non, loin de là. Faut bien qu'un jour ou l'autre, plutôt avant le 30 Août, je trouve un logement !
    Merci donc pour ce blog, pour le temps consacré à nous éclairer. Cela fait quand même un bout de temps qu'un homme (ou femme) politique n'avait pas parlé de.... politique. Et en plus, vous la faites qui nous intéresse. Ingrédients bien dosés, style populaire (dans le bon sens du terme). J'ai plaisir à vous lire, j'ai plaisir à apprendre. Si donc vous devez vous évaporer quelques temps (mais vous verrez ce n'est pas facile de décrocher de son blog), je vous souhaite de bonnes vacances. A bientôt et merci encore.
    Encore un espoir à vous faire part : que vous lisiez bien les commentaires, même s'il y en a beaucoup. En 2007, Bayrou avait ouvert un blog qui a fédéré des milliers de gens et qui a largement contribué à ses 18 %. le problème a été le suivant : Bayrou ne paraissait jamais sur son blog, ne s'adressait jamais aux commentateurs, ne répondait jamais à leur question. Bref, à force on finit par se lasser de s'adresser à un écran....

  46. pichenette dit :

    Vacances et vigilance.
    Deux démissions certes, mais "ils" retrouvent une place au chaud et ne seront nullement inquiétés de leurs exactions, c'est pourtant ce que le pays, les citoyens seraient en droit d'attendre. Dilapider des biens qui ne vous appartiennent pas, peut-être qu'une justice a à mettre le nez dedans? Mais les temps changent! Tout permis à qui s'octroie la toute puissance, pas de contre pouvoir et les lois se font, se défont.
    Quel mépris manifeste à l'égard du peuple! Peut-être l'a-t-il mérité, lui qui a su croire à certains discours le caressant dans le sens du poil ou lui montrant certains groupes comme responsables des questions que le gouvernement est incapable de résoudre.
    La rigueur et l'austérité d'abord pour tous les responsables politiques, élus, désignés et les "riches"...
    Rendre des comptes..
    Pas d'illusion, quelques pirouettes et le défilé militaire au pas cadencé du 14 juillet ravira les foules et tout pourra continuer comme avant, les armes nucléaires en auréoles au-dessus de nos têtes blondes veillent et au signal, quelle belle lumière!
    Soleil d'était !

  47. le Prolo (PG 01) dit :

    "Qu'ils s'en aillent tous !"

    Sûr, un coup de balai serait le bienvenu. Mais qui va venir à la place de tout ce beau monde ?
    Le Front de Gauche ?
    Pas évident.

    Le F.N. semble pour l'instant beaucoup mieux placé dans l'Opinion qui rejette Droite et Gauche d'un seul et même mouvement (d'autant que les 2 côtés se jettent en ce moment à la figure leurs scandales respectifs, cf ce qui s'est passé à l'Assemblée aujourd'hui).
    Une Opinion qui ne sait pas toujours faire le tri avec beaucoup de finesse entre les forces en présence.

    Perso je crois que dans les prochains mois c'est le F.N. qui sera notre principal adversaire.
    Et plutôt que de faire des argumentaires politiques contre Bayrou ou contre le P.S., c'est désormais plutôt contre le FN et ses arguments bidons que nous devrions nous préparer.

    Pour éviter qu'il n'apparaisse comme LA solution à nos concitoyens peu politisés (la grande majorité hélas).

  48. Hubert Delain dit :

    Quel mépris dans les propos de le Prolo (PG 01) !

    Considérer nos concitoyens comme "peu politisés" car ils seraient sensibles aux arguments du F.N., c'est ne RIEN comprendre à la situation politique. Rien.

    Et n'allez pas vous ridiculiser en m'accusant d'être je ne sais quel soutien de l'abominable F.N. Ce que je dénonce, c'est la vacuité de l'analyse.

  49. le Prolo (PG 01) dit :

    Si c'est "Les Echos" qui le disent...

    Baisse d'impôts: L'Etat a perdu 100 Milliards d'Euros depuis l'année 2000.

    http://www.lesechos.fr/info/france/020646353937-l-etat-a-perdu-100-milliards-de-recettes-depuis-2000-dont-deux-tiers-a-travers-des-baisses-d-impot.htm

  50. Lionel-PG44 dit :

    Jean Luc, sais-tu danser la Carmagnole ? Non ? Mets tes vacances à profit pour apprendre... Je vais en faire autant, car je crois qu'à la rentrée ça va danser grave dans nos rues !


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