Archives pour mai 2010
Interview dans Libération sur l’Europe face à la crise
Dans une interview à Libération jeudi 13 mai, Jean-Luc Mélenchon député européen et président du Parti de gauche (PG) dénonce un contrôle «eurocratique» des Etats.
Les propositions de la Commission vous conviennent-elles ?
Contrôler a priori des Etats souverains par des eurocrates nommés ? Quel régime policier ! La crise est utilisée pour constitutionnaliser le libéralisme. Seule la souveraineté populaire rend légitime une décision. A quoi servent les assemblées qui contrôlent les gouvernements nationaux ? A la limite, ces propositions seraient jouables si les Etats-nations étaient contrôlés par une assemblée européenne souveraine. Ce n'est pas le cas ! La Commission européenne ne se rend pas compte de son insolence. Lire la suite »
Un partage ruineux entre capital et travail
En réplique à une tribune du banquier Jean Peyrelevade publiée dans le Monde du 28 avril, voici la tribune de Jean-Luc Mélenchon publiée dans le Monde du 11 mai 2010.
Déficit des retraites ou crise de l’euro : tout revient à la question de la prédation croissante que la finance opère au détriment du travail sur la richesse produite. L’appauvrissement des Etats, comme des particuliers, et les dettes qui en résultent n’ont pas d’autre origine ! C’est cette réalité que Jean Peyrelevade couvre d’opprobre : «Démagogie», «mensonge», «réalité travestie» (Le Monde du 28 avril).
Le constat est pourtant établi avant même le déclenchement de la crise. Dans un entretien au Financial Times (septembre 2007), Alan Greenspan, l’ex-président Réserve fédérale américaine, observait lui aussi cette « caractéristique très étrange » du capitalisme contemporain : « La part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d’autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques.» Lire la suite »
Enfin! On a retrouvé 750 milliards qu’on n’avait pas!
R ésumons. Les Etats de la zone euro viennent de creuser de 440 milliards leur dette publique en une nuit. Ca c'est fort! Alors qu'on ne trouvait pas le premier euro pour les Grecs! Là, d'un coup, hop! 750 milliards sont disponibles que le contribuable est prêt à donner pour sauver qui on voudra: des fainéants grecs, des irresponsables espagnols, des gréviculteurs français, bref tous les "pigs" du monde sont dorénavant à l'abri. On croit rêver!
Il a fallu un mois pour trouver 25 milliards dont la Grèce avait besoin à un taux non prohibitif. Entre temps, le mal s’étant aggravé, il fallu en rassembler putativement 110, moyennant primes et récompenses pour les généreux sauveteurs. Il ne fallut pas moins d'une semaine supplémentaire de tergiversations. Et comme ces sottises ont trop duré, le sytème a failli s'effondrer parce qu'un trader a mal tapé sa commande sur son clavier! Génial! A partir de là, ça devenait sérieux. Plus question des fichus grecs et de leur retraite à 43 ans, à moins que ce soit à 33 ans! Le trouilomètre s'est dégradé chez les belles personnes qui se régalaient la veille encore de voir les grecs privés de leur treizième mois à 750 euros bruts par tête. Là ce sont les milliards des précieux qui étaient en cause.









