Mercredi soir j’étais sur le plateau de France inter pour l’émission "les questions du mercredi" en partenariat avec Le Monde et Dailymotion. Jean François Achilli et Françoise Fressoz l'animent. J’évoque ici le contexte de l’émission et ensuite je reviens sur ce que j’y ai dit. A ce sujet, il me paraît important de rappeler que l’entretien était filmé et qu’il est disponible sur mon blog. Je recommande à mes lecteurs et aux commentateurs qui s’y intéressent de s’attacher à ce que j’y ai dit réellement plutôt qu’à ce qu’ils en ont entendu dire ou, pire, à ce qu’ils auraient aimé que je dise en la circonstance. Autre chose : à la fin de cette note je publie la liste de mes votes dans la discussion au parlement européen sur la motion à propos du sommet de Copenhague, avec mon explication de vote dans chaque cas. C’est long. Mais c’est indispensable. En effet Daniel Cohn Bendit m’a attribué un vote qui n’a pas été le mien à propos d’un amendement des Verts. Je ne lui en veux pas. En effet je n’exclus pas de pouvoir me tromper dans un vote au parlement sur un amendement compte tenu de l’ambiance dans laquelle cette opération se déroule. Je n’ai pas voté l’amendement des verts car il mêlait dans le même texte, à propos du nucléaire, la lutte contre le terrorisme, et le marché du carbone, deux idées que je combats. Je signale qu’il n’en reste pas moins, en toute hypothèse, que j’ai voté contre cette résolution et contre l’amendement de la droite en faveur du nucléaire. Mais pas lui. De tout le groupe Europe Ecologie je crois que seul José Bové s’est abstenu sur le vote final. J’ai d’ailleurs publié un commentaire assez détaillé à ce sujet, sur ce blog, le lendemain du vote. Vous pouvez donc y revenir, si le sujet vous intéresse. Pour ma part je ne reproche rien à personne. J’ai voté comme je le crois utile à la cause que je défends et je suis sûr que les autres en ont fait autant, sans placer le curseur du compromis supportable au même endroit.
« QUAND TU VEUX »
En fait l’émission de France Inter était centrée sur Daniel Cohn Bendit. C’était lui l’invité. Il a une grande couverture médiatique cette semaine. J’aurais dû occuper la place de « grand témoin » selon l’usage dans cette émission. Donc je n’aurais dû intervenir que dans la deuxième moitié de l’échange. Mais, d’entrée de jeu, Daniel Cohn Bendit me dit : « tu interviens quand tu veux ». C’est une bonne manière plutôt rare dans l’arène politique. Cela a eu pour heureux effet de détendre considérablement l’atmosphère de notre échange. Je pense que ça s’entendait. Je me suis efforcé de ne pas abuser de cette autorisation. Mais, le moment venu et prévu, je me suis bien avancé dans un débat que je ne voulais en aucun cas laisser s’effilocher dans la routine des duels artificiels. L’occasion était trop bonne. Les deux journalistes ont piloté ça dans des conditions plutôt agréable puisque l’un et l’autre nous sommes repartis sans avoir l’impression d’avoir dû nous battre pour développer une idée.
MANIERE D’ETRE
Mon impression est que Daniel Cohn Bendit n’est pas tout a fait fixé sur plusieurs sujets qui ont de l’importance pour moi mais beaucoup moins pour lui. Cela a marqué notre échange ! Par exemple, à un moment il dit « moi aussi, je suis contre le capitalisme ». Ce n’est pas rien ! En tous cas, pour des gens comme moi, ça compte. Surtout que j’avais lu de lui une citation exactement contraire. Mais tout compte fait je ne sais pas si cela a de l’importance pour lui. Tandis que pour moi c’est une césure assez radicale qui me lie à lui dès qu’il la prononce. A un autre moment, il dit qu’il ne sait pas «ce qu’est vraiment» le Modem. Et quand je lui dis qu’il suffit de lire le programme de Bayrou il me répond que les programmes, en gros, « bof ! ». Pour moi c’est totalement désorientant. Si un programme ne veut rien dire, qu’est ce qui veut dire quelque chose en politique ? Je crois que dans son esprit ce qui l’emporte par-dessus tout c’est qu’il faut faire un front des oppositions à Sarkozy. Je pense qu’il ne réalise pas qu’un tel front est juste une habileté politicienne sans contenu politique réel. On peut le démontrer facilement. Où commence et où s’arrête la frontière d’une telle opposition ? Sur quel thème ? Qu’est ce qui la fonde «par delà la droite et la gauche» ? Nous, nous nous battons à l’inverse, pour constituer une majorité politique à la loyale, sur un programme politique, certes socialement et écologiquement avancé, mais loyalement énoncé à l’avance. L’expérience de la victoire du programme commun montre que c’est possible de constituer une majorité électorale de cette façon pourtant particulièrement rude à première vue.
CONTRE LE RECENTRAGE DE LA GAUCHE
La proposition d’accord que j’ai faite, je l’ai adressée au Verts. Tant mieux si Europe Ecologie la faisait sienne. Mais Daniel Cohn Bendit m’a déjà répondu «non » pour Europe écologie sur ce plateau de France Inter. En effet la condition de ma proposition c’est évidemment « pas de modem » dans l’accord que je propose. Comme on peut le lire dans le compte rendu du journal « Le Monde » et l’entendre sur la vidéo, Daniel Cohn Bendit, lui, dit qu’il refuse «l’exclusion» du modem. Mais les Verts peuvent répondre différemment. J’ai des raisons de croire cela possible si j’en juge par ce que je lis dans la presse. Mais aussi par ce que me disent certains dirigeants Verts extrêmement catégoriques pour refuser le Modem. Mais aussi parce que j’ai lu dans « Pacha mama », la revue internationale des Verts, que m’a offert au cours de la manifestation des sans papiers Farbiaz, un dirigeant vert bien connu, un article très instructif relatant le débat de l’internationale des verts européens. Dans ce débat les dirigeants Verts français, notamment Catherine Grèze, dont il est précisé qu’elle est « mandatée par la délégation française » quand elle s’exprime, critiquent sévèrement les Verts de la Sarre qui ont fait le choix de gouverner le Land avec la droite. Et ils adressent la même critique aux Verts de Finlande pour leur participation à un gouvernement de centre droit. Je vois donc que l’angle d’analyse est commun avec nous, le Parti de gauche, en ce qui concerne la question fondamentale de l’indépendance politique vis-à-vis de la droite. Car c’est cela qui est en jeu, en ce moment, à la fois en terme de coalition gouvernementale et de programme de gestion des sociétés.
LE CONTEXTE EST DETERMINANT
Pour comprendre ma proposition, il faut prendre en compte l’évolution du contexte politique à gauche à propos des régionales. Ces élections vont bien être un moment décisif de recomposition de l’arc de force politique dans notre pays. Particulièrement à gauche. Tout a été tellement vite ! Le PS a scellé, sans aucune réaction interne, son tournant vers l’alliance avec le Modem sur un plateau de télévision. Il a été symboliquement mis en scène par Martine Aubry dans son mano à mano avec Marielle de Sarnez sur le plateau de France 2. Je vous renvoie pour l’analyse de détail, au mot à mot, à l’excellent papier de Michel Soudais dans Politis. Le PS est clair : ce sera avec le Modem au deuxième tour. Et donc ensuite, dans les autres élections. Martine Aubry ouvre publiquement le dialogue. Et cette jonction ne sera pas gratuite en termes de programme. Car c’est là le fond de l’affaire. Le Modem n’est pas une «chouette bande» autour d’un scout un peu allumé qui serait disponible pour le premier jamborée venu. C’est un parti dont le programme et le leader affichent depuis des années des options dans tous les domaines clefs de la vie du pays. Et ses choix sont à l’inverse d’un programme de gauche. C’est donc maintenant que se joue l’ancrage de la gauche. Seuls des irresponsables peuvent se réjouir de voir « le PS montrer son vrai visage » et ne rien faire pour stopper ce désastre politique. Notre tactique vise depuis notre fondation à créer un contre poids à gauche en cherchant à passer en tête de la gauche. Notre moyen a été de chercher à le faire par l’unité de l’autre gauche et un programme clair d’alternatives capable de rassembler une nouvelle majorité d’électeurs. Nous avons échoué à passer en tête aux européennes parce que l’autre gauche est restée divisée. De nouveau, le repli solitaire du NPA nous rend ce chemin beaucoup plus long et plus difficile. Que faire ? Se résigner ? Juste compter ses électeurs et se retirer ensuite sur l’Aventin en montrant du doigt tous les autres ? Mon opinion est qu’il faut tout faire concrètement pour inverser la pente des évènements.
AGIR
Nous, le Front de gauche nous assumons nos responsabilités. Nous sommes là. Les communistes ont fait le choix du Front de gauche contre ce que tant de gens annonçaient ! Mais à présent, de nouveau, le NPA, vote après vote au niveau local se dispose clairement pour un nouvel isolement. Je ne me prononce pas sur ses motivations. J’enregistre le résultat calamiteux pour ce que nous visons. Que faire ? Bien sûr il faut d’abord respecter ces votes et ne pas insulter l’avenir. Il faut ignorer les bordées d’injures des argumentaires de commande que celui-ci ou celle-là répandent de tous côtés et jusque sur ce blog. Un jour ou l’autre on va finir par arriver à se rassembler. Sur le terrain, dès cette élection ça se verra d'ailleurs ici où là.. Reste que pour l’instant en se refusant à faire front politique électoral cela revient à laisser faire le recentrage de la gauche. Le refus de nos camarades du NPA de constituer des majorités dans les conseils régionaux, quand c’est possible parce que les conditions seraient remplies et vérifiées à la base, ajouté au refus absolu de la participation aux exécutifs ne peuvent pas avoir d’autres conséquences pratiques. C’est feu vert pour les socio libéraux de tous poils! Ils font ce qu’ils veulent. Les purs les dénoncent, le monde est en ordre, rien ne change. Par où reprendre le problème ? Comment à la fois refuser le recentrage de la gauche et former quand même des majorités de gauche ? A cette heure, il ne reste plus qu’un seul partenaire potentiel possible pour le Front de Gauche s’il veut bloquer concrètement le recentrage de la gauche. Et c’est le parti Vert. Qu’il ne faut pas confondre avec Europe Ecologie. Car ce n'est pas pareil. Et le dire ce n'est pas chercher noise. c'est juste agir en connaissance de cause. Et précisément c’est en janvier que les Verts vont caller leur ligne d’alliance. Donc il faut parler, maintenant, sans attendre. Voila le fond de l’affaire. Voila le sens de ma proposition.
UN ACCORD PREALABLE AU DEUXIEME TOUR
Sur le plan pratique ma proposition est simple. Elle consiste en ceci : un accord préalable préférentiel pourrait se nouer entre eux, les Verts et nous, le Front de Gauche, après le premier tour. C'est-à-dire avant la négociation avec le PS, au moment de faire les listes du deuxième tour. Je pense que je dois souligner chaque mot plusieurs fois pour que ma formule ne soit pas amenée là où elle n’est pas. Je le répète donc. Ma proposition s’applique au deuxième tour. Le deuxième tour, c’est noté ? Cela veut dire que le premier tour est fini, n’est ce pas ! Au premier tour chacun s’est compté, chacun de son côté, sur des listes distinctes, en toute indépendance. Au moment où l’on passe à la formation des listes du deuxième tour, au lieu d’aller séparément à la négociation, nous fusionnerions d’abord nos listes avec les Verts. Une condition : pas de Modem. Puis nous aborderons la discussion avec les socialistes. Si nous constituons ensemble la première force nous serons en droit de demander la première place. Sur la base conditionnelle préalable : pas de Modem. Je pense avoir assez dit pourquoi cette affaire de la présence du Modem n’est pas du tout une anecdote. Elle concentre la question du recentrage de la gauche, sur le modèle italien. Je note combien est significatif ce fait que les mêmes qui passent tout au Modem en matière de programme et d’histoire sont intraitables avec le NPA ! C'est très significatif. Du coup ça ne fait que rendre plus enrageant la décision du NPA d'aller de son côté, seul. Car on voit bien comment cela souligne combien l’auto-isolement de ce parti est pour tous les sociaux libéraux une source permanente de satisfaction et une justification pour aller chercher « ailleurs » les voix qui manquent. Et bien sur, les mêmes qui tirent prétexte de l'isolement du NPA, sont aussi plus que méprisant avec nous, le Front de Gauche. Voyez ceci : quoique nous disions, aussi bien les communistes que nous, sur notre refus de la présence du Modem, les socialistes agissent comme s’ils avaient la certitude que tout le monde finira bien par s’en accommoder. C’est cela qu'il fauitbloquer. Cette sorte d'évidence a propos du Modem que le PS a réussi à fabriquer. Le débat que lance ma proposition est une autre manière de ne pas se résigner. Une autre manière de dire où est le centre de la gauche : à gauche.
COMPTE RENDU D'AMENDEMENTS (européens)
Et maintenant voici la dernière partie de ma note. Un peu spécialisée. Elle concerne mes votes sur les amendements à la résolution du parlement européen pour le sommet de Copenhague. Je publie tout ça parce qu’une polémique existe sur ce qu’ont été nos votes ce jour là et sur ce sujet. Je rappelle que j’ai publié une note d’ensemble sur la résolution sitôt revenu de Strasbourg. Je vois à présent que j’ai bien fait… Mais comme le débat porte à présent sur les amendements, je pousse le compte rendu plus loin. De toutes façons je ne me plains pas d’avoir à le faire car c’est intéressant de voir mon travail de parlementaire être soumis à l’appréciation des mes concitoyens.
-non seulement il fait l'apologie du "paquet climat énergie" et de son système de bourse aux droits à polluer qui est une aberration écologique
-mais en plus il supprime la référence au caractère contraignant de l'accord de Copenhague à venir notamment pour les pays développés (partie supprimée: "le scénario linéaire contraignant applicable aux engagements des pays développés")

Il me semble nécessaire d'avoir une position ferme sur la nécessité de nouveaux financements. Pour rappel, voici le texte original: "doivent être nouveaux et venir s'ajouter à l'APD, indépendamment des procédures budgétaires annuelles des États membres"
"17. propose que ces engagements à fournir l'aide financière requise de façon prévisible au titre de l'atténuation et de l'adaptation au changement climatique dans le cadre de la CCNUCC soient indépendants des procédures budgétaires annuelles des États membres; rappelle que les ressources doivent être allouées sous la forme, non de prêts préférentiels, mais de subventions; rappelle les engagements déjà pris au titre de l'APD, selon lesquels cette dernière devra représenter 0,7 % du PIB d'ici 2015)"
"18. rappelle que la contribution collective de l'Union aux efforts d'atténuation et aux besoins d'adaptation des pays en développement ne devrait pas être inférieure à 30 000 millions d'euros par an d'ici 2020, sachant que ce chiffre peut augmenter en fonction des connaissances nouvelles sur la gravité du changement climatique et l'ampleur de ses coûts"
"19. invite la communauté internationale à accroître de façon significative son soutien financier aux efforts déployés par les pays en développement au titre de l'adaptation et de l'atténuation des changements climatiques, en explorant de nouveaux mécanismes financiers innovants (accord d'échanges dette-nature ou taxation des transactions financières internationales, par exemple)"
Amendement 37 (EFD). Mon vote: contre
"20. souligne qu'une partie substantielle des recettes générées par la mise aux enchères de certificats dans le cadre du système communautaire d'échange d'émissions (UE ETS), y inclus la mise aux enchères pour l'aviation et le transport maritime, puisse – en fonction des décisions prises par les États membres – être allouée aux pays en développement pour leur permettre de remédier et s'adapter aux changements climatiques; souligne toutefois que plus de 50 % des émissions de l'Union ne sont pas couvertes par le SCEQE entré en vigueur en 2005, rappelle dès lors qu'il convient de définir des stratégies alternatives afin que la réduction des émissions ne repose pas uniquement sur l'industrie, mais sur chaque secteur de l'économie, et en particulier les États membres, et que chacun d'entre eux assume ses responsabilités
Amendement 14/1 (PPE). Mon vote: contre
"33. invite l'Union à préciser les conditions dans lesquelles elle pourrait s'engager à réduire encore ses émissions, en tenant compte du fait que les recommandations scientifiques les plus récentes préconisent un engagement en faveur d'une réduction des émissions de l'ordre de 40 %, l'opinion publique dans les pays en développement comme dans les pays développés se montrant par ailleurs disposée à souscrire à cet objectif"
694 commentaires à “La proposition aux Verts”
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4 décembre 2009 à 0h41
Quel dommage!!!! Cohn bendit me decoit de plus en plus!! je connais tellement de gens a cheval entre PG et les verts…….tout ca est vraiment dommage….
4 décembre 2009 à 1h11
Faites entrer l’accusé…..NPA coupable….de la dérive de JLM
« Notre tactique vise depuis notre fondation à créer un contre poids à gauche en cherchant à passer en tête de la gauche. Notre moyen a été de chercher à le faire par l’unité de l’autre gauche et un programme clair d’alternatives capable de rassembler une nouvelle majorité d’électeurs. Nous avons échoué à passer en tête aux européennes parce que l’autre gauche est restée divisée. De nouveau, le repli solitaire du NPA nous rend ce chemin beaucoup plus long et plus difficile. Que faire ? Se résigner ? Juste compter ses électeurs et se retirer ensuite sur l’Aventin en montrant du doigt tous les autres ? Mon opinion est qu’il faut tout faire concrètement pour inverser la pente des évènements. »
« Nous, le Front de gauche nous assumons nos responsabilités. Nous sommes là. Les communistes ont fait le choix du Front de gauche contre ce que tant de gens annonçaient ! Mais à présent, de nouveau, le NPA, vote après vote au niveau local se dispose clairement pour un nouvel isolement. Je ne me prononce pas sur ses motivations. J’enregistre le résultat calamiteux pour c e que nous visons. Que faire ? Bien sur il faut d’abord respecter ces votes et ne pas insulter l’avenir. Il faut ignorer les bordées d’injures des argumentaires de commande que celui-ci ou celle-là répandent de tous côtés et jusque sur ce blog. Un jour ou l’autre on va finir par arriver à se rassembler. Sur le terrain, dès cette élection ça se verra d’ailleurs ici où là.. Reste que pour l’instant en se refusant à faire front politique électoral cela revient à laisser faire le recentrage de la gauche. Le refus de nos camarades du NPA de constituer des majorités dans les conseils régionaux, quand c’est possible parce que les conditions seraient remplies et vérifiées à la base, ajouté au refus absolu de la participation aux exécutifs ne peuvent pas avoir d’autres conséquences pratiques »
Si je comprends bien les explications alambiquées de JLM , c’est parce que le NPA s’isole que JLM va chercher d’autres alliances.
Haro sur le NPA, on tient le coupable. C’est grossier et mensonger, d’autant plus que le résultat des votes des militants NPA n’est pas achevé et donc pas connu. Mais le Grand Stratége à déjà tranché. A se demander si JLM souhaite que le NPA et le FDG reprennent les négociations. Il fait tout pour écœurer les militants NPA de choisir la voie des négociations unitaires.
Plus honteux encore
« C’est très significatif. Du coup ça ne fait que rendre plus enrageant la décision du NPA d’aller de son côté, seul. Car on voit bien comment cela souligne combien l’auto-isolement de ce parti est pour tous les sociaux libéraux une source permanente de satisfaction et une justification pour aller chercher « ailleurs » les voix qui manquent. »
Voilà que le NPA fait le jeu des sociaux-libéraux et les pousse vers le Modem.!!!!!!!
L’argument habituel était que le NPA faisait le jeu de Sarkozy, décidemment le NPA fait le jeu de tout le monde. On va finir par croire que le NPA est la clef de voute de toute la politique française.
Et voilà la boucle est bouclée (à cause du NPA bien sûr)
« A cette heure, il ne reste plus qu’un seul partenaire potentiel possible pour le Front de Gauche s’il veut bloquer concrètement le recentrage de la gauche. Et c’est le parti Vert. »
JLM s’adresse à DCB leader d’Europe Ecologie, mais affirme s’adresser aux Verts. IL s’est donc tromper d’interlocuteur. Et il serait bon de lui rappeler que ce sont des listes EE qui se présentent et non les Verts.
Et qu’EE est également une alliance qui lui a permis de réaliser un bon score aux Européennes et qu’ EE n’ a aucun intérêt à ne pas reconduire cette alliance (qui a piqué des voix au PS). Donc c’est bien à EE que JLM a fait cette proposition, et c’est bien au leader charismatique de EE qu’il l’a faite.
JLM s’est pris les pieds dans le tapis, il tente de se raccrocher aux rideaux en expliquant que c’est le NPA qui lui a fait un croche-patte. C’est pas moi, c’est les autres.
Tout ceci est minable, c’est perpétuer les magouilles électorales, les revirements…et aprés JLM prétend construire une autre gauche pour faire de la politique différemment .
D’un côté la déclaration du BN du PG offre une ouverture au NPA et de l’autre JLM verrouille la porte en anticipant le résultat des votes du NPA.
Qui dirige le PG????? le PG est-il crédible ????? Qui parle au nom du FDG?????????????
En tous les cas pour moi JLM n’est plus crédible. Pas facile après 30 ans de PS de changer les façons de faire.
Je laisse aux militants PG le soin de féliciter le Grand Stratége….ou peut être de commencer à se poser des questions sur le projet du PG , du rôle et de la place que chaque militant occupe dans l’élaboration de la ligne du PG, en attendant que son programme soit définitivement débattu dans le cadre d’un Congrés.
4 décembre 2009 à 1h23
Vous parlez de « programme politique », M. Mélenchon. Où est celui du PG ? Les « 29 mesures » ? Je les ai lues attentivement, pour moi cela se résume à ceci : la nationalisation de Total (très bien) + du vent – ça reste du vent, même avec des trémolos pseudo-marxistes. C’est tout de même un peu court. Dans ce texte on ne trouve ni dénonciation du traité de Lisbonne, ni droit au travail (vous savez, cette vieille idée DE GAUCHE), ni grande réforme fiscale, ni monopole d’Etat sur les services bancaires et surtout sur l’émission monétaire (je parle d’une re-nationalisation de la banque centrale), ni monopole d’Etat sur les assurances, l’eau, les crèches, les services funéraires, l’industrie pharmaceutique, les télécommunications, les réseaux routiers, le recyclage des matières premières, et j’en passe.
En vous avez le stupéfiant culot de suggérer que vous seriez « anti-capitaliste ». Vous vous moquez. A part votre propre mise en orbite pour 2012, je ne comprends pas quels buts vous visez. Quant à moi je ne suis pas anticapitaliste, je suis pour l’économie mixte (dont vous vous réclamez aussi, va comprendre, Charles) ; mais j’ai l’impression d’être beaucoup moins capitaliste que vous, et beaucoup plus que M. Besancenot. Et je vote blanc. Vous semblez ne pas comprendre, ou plutôt feindre d’ignorer, qu’il existe un vide politique abyssal entre vous et le NPA. Et que rien ne vous distingue, sur un plan programmatique (mais c’est un grand mot), de M. Hamon qui fut votre allié à la fin de votre parcours au sein du PS.
Vous vous imaginez peut-être en héritier de Mitterrand, mais voyez-vous, on a déjà donné. Les gens qui prétendent faire de la politique macro-économique sans outils macro-économiques, on a compris… Alors en effet, lâchez-vous, allez donc fricoter avec le sympathique M. Cohn-Bendit, si vert, si souriant, mais ne vous faites pas trop d’illusions sur la naïveté des électeurs.
4 décembre 2009 à 1h45
Donc le NPA n’est pas isolé VERGNES ? Je ne vois pas comment tu peux répondre non à cette question… Ensuite, le NPA peut-il faire changer les choses à lui tout seul ? Je ne vois pas comment tu peux répondre oui à cette question.
Il est évident que Mélenchon fait tout pour arriver à fédérer un maximum de gens autour d’un projet réaliste qui porterait l’espoir d’une majorité de gens, tout en conservant ses convictions ! Pourquoi serait-il parti du PS si c’était pour faire la même chose !?
La question que pose Mélenchon à Cohn-Bendit est tout-à-fait pertinente. En effet les gens qui veulent voter pour Europe Ecologie pour moi sont un peu perdus malheureusement, car le programme de ce parti n’en ai pas vraiment un : ça serait bien que Cohn-Bendit nous dise justement comment (et donc avec quel système économique) il compte réaliser ses idées. Bien que je sois quelqu’un de très porté sur l’écologie, puisque les économies d’énergies c’est mon métier, et que j’ai de plus toujours été passionné par climat… je ne voterai donc jamais pour un parti uniquement « écolo » car la politique s’inscrit avant tout dans un modèle économique, et un bon !
Le NPA a en gros le même programme que Mélenchon, la seule différence c’est que le NPA n’a pas envie de se faire « bouffer » et donc de disparaître en fait, en se mettant avec Mélenchon qui est dans une situation plus centrale à gauche.
Et faudrait arrêter de parler de magouilles électorales… si y a bien un enjeux à gauche, ce sont les alliances, car une multitude de mouvement se sont créés. C’est comme ça que ça marche, on s’allie, mais sur un programme ! Pas juste pour être élu et « on voit après »… La défaite de Jospin était en partie due à la présence de multiples partis à gauche, si Jospin avait était plus convaincant et avait sû convaincre un plus large espace politique dès le premier tour on sait tous qu’il aurait gagné. Là c’est plus complexe car c’est encore plus fractionné, si on veut vraiment gagner et arrêter avec cette politique d’enflure sarkozyste, il faut rassembler la majorité, maintenant !
4 décembre 2009 à 2h01
@ Vergnes et @ Joe Liqueur
Est-ce parce que Besancenot ne tient pas de blog que vous venez déverser votre rancoeur sur le site de Mélenchon? Vous ne comprenez donc pas? Dois-je vous rappeler que le PG n’a cessé de faire des propositions au NPA depuis des mois, et que de réunion en réunion, le NPA nous fait mijoter, pour finir par partir seul au dernier moment?
Il ne faut pas être grand clerc pour avoir une apréhension sur le résultat du vote de ce week-end, si l’on en croit les commentaires haineux que vous laissez depuis des mois sur ce blog, et pour comprendre que le NPA serait bien embarrassé de se retrouver avec des responsabilités aux régionales,
Et puis si les militants du NPA votaient l’unité, ce serait une excellente surprise, et nous partirions dans cette campagne rassérénés. Mais nous avons une mémoire, et l’histoire nous prouve que malheureusement, le NPA n’a pas toujours fait preuve de volonté d’unité de la gauche. Mélenchon réfléchit en connaissance de cause. Mais la porte reste ouverte. Dois-je vous rappeler que le FDG ne s’est toujours pas lancé dans la campagne?
Enfin, voyez donc un peu le sens politique de Mélenchon. Il sait très bien que DCB veut aller vers le modem. Cette proposition, (toujours à l’exclusion du Modem) était aussi faite pour montrer à tout le monde ce qu’est VRAIMENT Europe Ecologie: ce n’est pas un parti de gauche, c’est un parti qui n’hésitera pas à s’allier avec le MODEM, tout comme le PS (CF le vote unanime du Bureau National du PS pour se rallier au Modem au 2ème tour).
Donc pour résumer, DCB n’a qu’à choisir: c’est nous ou le MODEM, et comme DCB semblait défendre les mêmes idées de gauche que Mélenchon, il a souhaité vérifier. Verdict, il n’y aura pas d’alliance car EE choisira le MODEM.
4 décembre 2009 à 6h49
Au PG, nous savons très bien qui est Cohn Bendit. Jean-Luc s’adressait aux Verts. La candidate verte sur l’Ile de France a les mêmes réflexions que nous sur le fait que l’écologie ne fait pas bon ménage avec le libéral.
Il faut faire comprendre à l’électorat qui a fait le choix d’Europe Ecologie aux dernières élections européennes par colère contre le PS qui allait flirter avec le MoDem et bien que leur vote vont vers les mêmes orientations politiques.
Que pour changer dans ce pays, pour un contre pouvoir à la politique Sarkozienne, il faut une vraie alternative que seul le Front de Gauche est en mesure de leur offrir.
Ceux qui l’ont compris et nous rejoignent, nous leur disons bienvenue. Ceux qui font la démarche de rejoindre le PG idem bienvenue dans ce parti « creuset » où l’intérêt général prime sur l’intérêt partisane.
A Jean-Luc, merci pour la liste des amendements et l’explication de ton vote, cela nous aide dans nos argumentaires. Même si c’est long, c’est enrichissant.
4 décembre 2009 à 7h03
Bizarre, ces 3 zigs » VERGNES Joe Liqueur André Assiétoi « ,c’est la même personne avec de grosses aigreur d’estomac.
Beau boulot Monsieur MELENCHON.
4 décembre 2009 à 7h13
C’est avec effarement que j’ai entendu JML proposé à l’ex(bien ex) « révolutionnaire Cohn-Bendit une alliance très claire du style : » tu es pour Lisbonne,tu votes des tas de choses avec la droite, mais si refuses Bayrou, c’est oublié tu es de gauche et donc un allié possible »
C’est lamentable et plus lamentables encore ses explications , alliance proposée aux Verts alors qu’il a en face de lui la tête de file d’Europe Ecologie.
Jean-Luc je te connais depuis plus que 30 ans , nous avons milité dans la même Fédération l’Essonne, j’étais Ceres, tu étais majorité du Parti derrière Germon Maire de Massy, ensuite quand le Ceres a quitté le PS tu as pris la tête de l’opposition interne avec quand même à chaque fois une pirouette qui te ramenait dans la majorité et même dans un ministère avec Jospin, le grand privatiseur qui a privatisé en 5 ans plus que la droite.
Ensuite PRS et enfin tu as quitté le PS et c’est PG, moi j’étais parti au Congrès d’avant et quand je rencontrais des anciens du PS de l’Essonne qui me disait ne pas avoir confiance en toi je te défendais et patatrac tu as tout démoli, déjà en fermant la porte au NPA , mais en plus toi qui mettais en cause les coups médiatiques tu es tombé dedans sans AUCUNE décision du BN , ni de personne au PG.
Tu m’as trahi Jean-Luc et trahi un magnifique espoir.
A qui vas-te vendre maintenant ?? Je dis tu car cela sera sans moi.
Henri Acounis
4 décembre 2009 à 8h12
Voilà une lettre de l’AFPS:
Cher-e-s ami-e-s,
nous vous proposons de relayer la Marche pour Gaza partout en France.
l’AFPS s’est associée à l’initiative « Marche de la Liberté à Gaza », le 1er janvier 2010 à Gaza, une initiative pacifique à laquelle sont appelés les citoyens du monde entier auprès des Palestiniens pour exiger la levée du blocus israélien illégal et inhumain imposé à toute la population de la bande de Gaza. Nous ne pouvons pas laisser mourir Gaza. La situation qui prévaut au Proche-Orient, les violations des droits humains et nationaux du peuple palestinien, ne peuvent plus durer. Quasiment rien ne parvient à Gaza, détruite, affamée, assoiffée, résistante.
Outre la participation à la marche elle-même, il est de notre responsabilité de donner une visibilité à cette initiative et de faire grandir, partout en France, notre exigence de levée du siège. L’offensive meurtrière israélienne contre la population de Gaza l’hiver dernier a soulevé émotion et colère de nombreux citoyens et développé l’exigence de respect du droit et de sanction contre Israël. Le récent rapport du juge Goldstone et ses recommandations, adoptées par la majorité du Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu et par la majorité de l’Assemblée générale des mêmes Nations unies, indique clairement que l’impunité constitue un obstacle central dans la voie de la paix.
Association France-Palestine Solidarité (AFPS)
http://www.france-palestine.org
4 décembre 2009 à 8h22
Comment soutenir une pareille proposition ? Ce calcul purement stratégiquement à la mord moi le nœud et politicien au sens négatif du terme nous déshonore, et en temps que militant de terrain, dans une région bien ancrée à droite de surcroit j’en paie le prix fort. Sans parler des critiques acerbes et justifiées à mon sens de mon entourage socialiste qui se demande pourquoi on a refusé une alliance avec le ps et qu’on va chercher europe écologie. Tu peux dire ce que tu veux camarade, et joeur sur la distinction entre verts et europe écologie, le péquin moyen n’y a vu que du feu et le mal est fait.
je me demande de surcroît quelle légitimité tu avais pour faire ce genre de proposition alors qu’à aucun moment les militants de base ne t’y ont invité… Le prochain CN tranchera… mais pour ma part je donne déja procuration (n’ayant pas les moyens financiers de m’y rendre) pour dire…. NON ! Résistance ! (même au sein du PG… hélas).