On peut dire que je m’y traine. Aller à Bruxelles un onze novembre pour écouter les sornettes convenues sur la chute du mur de Berlin, entendre les blablas sur les attributions des marionnettes du traité de Lisbonne que sont le futur président, le haut délégué machin international et autres tartuferies de l’Europe néolibérale, tout cela m’écœure. D’autant plus et justement parce que c’est le onze novembre. Les apatrides atlantistes qui gouvernent les institutions européennes convoquent pour la deuxième fois le parlement un jour de fête nationale française. Et alors même que ces célébrations ont un sens européen extrême et même fondateur.Ce fut le cas déjà le 14 juillet, fête la révolution française de 1789 qui selon le poète allemand Goethe «ouvrit l’ère moderne». Qui peut ne pas se sentir concernés comme européen par la célébration du quatorze juillet français ? A part le Vatican et les monarchistes ? De même pour le 11 novembre. Cette date célèbre le cessez le feu et la fin de la plus grande tuerie de l’histoire humaine. Et la fin victorieuse d’un conflit contre le pangermanisme qui a valu trois guerres au continent. Les mickey de l’eurodisneyland ne doivent pas le savoir et penser que la première guerre mondiale a été un malentendu à la fin d’une réunion d’eurocrates pour fixer la taille de la cage des poules en Europe. Trois guerres contre le pangermanisme, trois guerres provoquées par les compétitions libre et non faussées entre capitalisme nationaux, des millions de morts, des millions de blessés, des milliards de destruction, la Shoa, tant de meurtres industrialisés dont la matrice est dans la guerre de 1914, c’est le sens de tout cela qui est contenu, d’une façon ou d’une autre, dans la célébration du cessez le feu du onze novembre !
Deux lieux, deux célébrations, deux significations. Nous avons fait l’Europe pour dire : plus jamais la guerre, vive la paix ! Eux la font pour dire : plus jamais le socialisme, vive le marché ! Entre le monument aux morts de ma commune en Essonne auquel je n’ai jamais manqué sauf les fois où mes fonctions m’appelaient à l’Arc de Triomphe, et le Parlement européen où la chute du mur est un prétexte de plus pour la célébration de l’idéologie du marché et de sa prétendue liberté, mon cœur et mon esprit sont parmi les nôtres, ceux qui après qu’on leur ai tué Jaurès, ont fait leur devoir de pauvres diables mourant par millions « au champ d’horreur » comme l’a chanté Jacques Brel et à qui nous devons un devoir de fidélité. Et parmi ces devoirs il est bon de se souvenir d’une part que la révolution de 1917, fut une réponse populaire pour tourner la page du système qui provoquait ces boucheries et d’autre part que si les soviétiques étaient a Berlin, c’est par ce qu’ils ont d’abord deux dizaine de millions de morts pour chasser de chez eux et du pouvoir les nazis allemands, lettons et autres qui les avaient envahi et martyrisé de sorte que notre liberté en est l’héritière avant de l’être, dans le temps, de la chute du mur.
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11 novembre 2009 à 21h47
Gauche de gauche : continuer !
Communiqué du Bureau exécutif du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
http://www.m-pep.org/spip.php?article1542
11 novembre 2009 à 22h01
@ Robert J post N°56, ton raisonnement ne tient pas debout et je te démontres pourquoi ;
Dans le cas ou le PC juerait franc-jeu l’union avec le NPA, le PG et les autres petits Partis de la vraie gauche et que l’on puissent faire un accord national clair et limpide, alors à mon avis le PC ne perdrait pas tout ses élus comme tu l’affirmes un peu vite car la dynamique crée serait trés forte et ferait que l’on ferait un excellent score et pourquoi pas 20 à 25 % « cela dépendra du niveau d’abstentions et des électeurs votants » je penses et que l’on serait dans certaines régions devant le PS et donc le PC ne perdrait pas une trés grande partie de ses élus comme tu l’affirmes un peu vite mais un tout petit peu mais il y gagnerais une nouvelle crédibilité politique et cela n’à pas de prix et vaut bien quelques élus perdus ou sinon le second scénario sera à mon avis beaucoup plus catastrophique pour lui par contre s’il continue sa politique en zig-zag et sa politique de se voiler la face et de jeter son âme et ses principes de gauche à la poubelle et donc sa politique de l’autruche qui se met la tête dans le trou pour ne pas regarder les désastres de sa ligne qui est incompréhensible pour tout électeur de gauche un minimum intelligent et logique et leur positionnement politique est seulement dicté par « sauver ses élus à tout prix quitte à jeter leurs idées de gauche par-dessus bords » et bien le PC va continuer de mourir à petit feu. Il continuera à perdre ses bastions, et ses positions et ses élus et donc son intêret serait d’arrêter d’être la 100ème roue du carrosse du PS et arrêter d’être leurs beni-oui oui et leurs suivistes bebêtes et de se redonner un semblant de virginité car ils s’enterrent tout seul !
Sinon le NPA n’à pas à être fier ou triste mais ses responsables ont à gardé une LIGNE POLITIQUE CLAIRE ET NETTE chose que apparemment tu as du mal à comprendre tant ton jugement est à l’emporte-pièce et incohérent. Le NPA de tout les Partis qui discutent est cela qui à la LIGNE POLITIQUE LA PLUS COHERENTE et moi je suis trés fier d’être sympathisant et un Camarade de lutte du NPA.
C’est certain qu’avec le PC, il y à longtemps qu’il à oublier qu’il était autrefois un Parti Révolutionnaire et qu’avec ses gens-là nous n’aurons pas le « grand soir » mais le « petit nabot « Sarkosy et ses clones pour 500 ans » car le PC ne se bat plus pour rien sauf pour aller à la Gamelle manger la bonne grosse soupe qui les corrompts et leurs à fait oublier leur propre camp et ils se plaisent avec leurs Copains et Coquins Socialo-libéraux-traitres du PS. ! Voilà qui rétablit des véritées bonne à dire.
11 novembre 2009 à 22h29
Azulejo n’a pas tort quand il dit qu’on peut réaliser une dynamique importante et avoir d’excellents scores. Et c’est à nous d’aller chercher les abstentionnistes de gauche aec les dents… d’autant, que dans l’état où est la sarkozie, les déçus qui n’iront pas chez le borgne et sa fifille iront certainement à la pèche.
Alors, pourquoi pas réussir à bouffer les socedèmes dans quelques régions. Putain, quel pied !
11 novembre 2009 à 22h35
(Pierre Cours-Salies, La Federation sur la réunion unitaire du 10))
Nous devons faire un bref C.R. de cette réunion.
Si nous ne l’avons pas fait plus tôt c’est pour une simple raison : elle a fini tard.
Deux ou trois journalistes étaient là et ont pris les déclarations d’Olivier Besancenot, de Francis Parny et d’Eric Coquerel.
Nous avons du prendre le temps de l’analyser avec d’autres participants.
Trois faits saillants.
1// Le comportement de la délégation du NPA était compliqué à comprendre.
Ils étaient 6 et seuls Olivier Besancenot et Pierre-François Grond prenaient la parole. Leurs déclarations passaient d’un registre à l’autre, de proclamations de leur « refus de toute gestion » à l’affirmation de la recherche d’un compromis pour aboutir à l’unité.
Toutefois, ils voulaient imposer un amendement du NPA que nous avions jugé inacceptable dans la forme et dans le fond.
Ils ne veulent pas participer à des « exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe écologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme ».
2// Sur cette question de la participation aux exécutifs, nous avions écrit et nous avons dit, comme les dirigeants du Front de gauche sur ce point, que le texte du NPA signifie, sans le dire directement le refus de toute participation, à moins que les listes de « la gauche vraiment » (ou tout autre nom) aient à elles seules la majorité absolue à gauche. Hypothèse peu probable !
Nous avons été deux seulement, en séance, Clémentine et Pierre CS à proposer de clarifier ce point en discutant l’amendement du NPA et en affirmant qu’écrit ainsi il ne pouvait être accepté.
Les porte-parole du NPA ont refusé de préciser ce que nous avons proposé : dire qu’il s’agissait de refuser l’application d’une politique social-libérale ; pour eux, il ne fallait pas y aller si le PS et les Verts, « la gauche de gestion » est majoritaire en nombre d’élu-e-s.
Ils ne nous ont pas répondu aux propositions d’amendements de leur propre texte, que nous avons formulées à chaud quand une dirigeante du PCF ( Brigitte Dionnet ) ou de Gauche unitaire ( Alain Faradji ) se contentait de dire : « cela déséquilibre le texte » ou « cela est inacceptable » Leur refus de répondre nous a semblé avoir une signification qui aboutirait à leur refus de construire une campagne unitaire : i l s’agissait, nous semble-t-il, pour la direction du NPA, d’imposer à tous le cœur de leur ligne stratégique.
Le texte actuel est le suivant, avec l’amendement du NPA en souligné :
· Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cela ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.
Pour permettre le plus possible de discussions précises, nous avions écrit un texte de propositions (en attaché). Celui-ci, (Contribution pour le 10 novembre). reprend le texte du Front de gauche discuté et approuvé comme une bonne base par toutes les composantes le 28 octobre au soir. Nous l’avons simplement précisé et/ou complété en y intégrant, en ordre, les résultats des discussions depuis septembre
Les neuf points que nous avons ainsi rédigés cernent tout ce qui fait accord entre toutes les composantes et la ligne générale du texte proposé par le Front de gauche.
Le dernier de ces points permet, si le NPA le souhaite, que la campagne soit menée en commun en préservant le fait que chaque composante, au moment du bilan du premier tour, devra juger du degré et des formes de son implication éventuelle dans les exécutifs.
Rappel : « La participation aux exécutifs devra être discutée, après débat dans chaque région, en fonction des résultats de la campagne. Une réunion de la direction collective de campagne, fera, dans chaque région l’analyse des résultats et des possibilités réelles d’agir dans l’exécutif. »
Eric Coquerel (PG), Jean-Luc Mélenchon ont repris à leur compte, pour les citer « cette idée de la Fédération et des Alternatifs » et suggéré que cela soit décidé pour qu’aucune composante, ni le NPA ni une autre, ne soit sous une contrainte alors qu’il faut savoir faire des concessions pour avancer ensemble. Même Christian Picquet a dit, au détour d’une phrase, qu’il fallait trouver une solution de ce type.
Un amendement de la minorité du NPA, durant leur CPN, disait cela.
3// Une série de comportements destructeurs. Le NPA en était tellement à chercher des points de désaccords qu’à un moment ils ont demandé que le texte (issu du Front de gauche le 28 octobre) soit précisé au sujet des 2ème tours. Citons : « Au cas où nos listes ne seraient pas en tête à gauche à l’issue du premier tour, elles s’engagent, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour, à l’exclusion de tout accord avec le Modem ».. Le NPA tenait à ce qu’il soit précisé « le rejet de tout accord avec le MODEM », au nom « d’alliances lors de municipales et donc il fallait l’écrire pour que cela ne recommence pas ! » Sur ce point, il nous a suffi de citer à haute voix le texte existant pour montrer que nous étions dans le domaine du procès systématique, sans même de lecture précise du texte : c’était déjà écrit.
L’attitude de Brigitte Dionnet, du PCF, était de rejeter toute discussion avec le NPA. Plusieurs interventions de Gauche unitaire n’étaient pas faites pour rechercher ce qui permettrait l’unité mais pour appeler à ne plus tarder dans « le lancement de la campagne avec ceux qui veulent ». Alors que les représentants du FSQP se plaignait (à juste titre) de ne pas avoir reçu les deux derniers courriers au sujet de cette réunion !
Conséquence dommageable : le climat ! Toutes les forces qui espéraient une affirmation unitaire sans rejet a priori d’une composante ont assisté à des attitudes peu responsables.
Quelles suites ?
Deux réunions seront convoquées, sans doute, dans les jours qui viennent : une à l’invitation du Front de gauche et une autre à celle du NPA.
Après discussion avec des membres des diverses composantes qui ont fait une réunion commune le soir même, nous proposons plusieurs initiatives :
- Le texte écrit en 9 points sera relu et légèrement amendé afin d’inclure des éléments qui prennent en compte ce qui peut l’être de la réunion d’hier au soir.
Il sera diffusé pour ce qu’il est : écrit dans la foulée de l’accord avec la ligne générale du texte proposé par le Front de gauche le 28 octobre au soir, complété et précisé sur des aspects qui oralement avaient été précisés et acceptés.
Nous demanderons aux deux réunions de se prononcer sur ce que nous écrivons.
Nous le diffuserons alors aussi largement que possible et demanderons au Front de gauche de se prononcer sur cet écrit. Nous demanderons la même chose au NPA.
- Nous rédigeons en complément les éléments d’exigences et de mesures phares que les régions devraient réaliser selon les listes « vraiment à gauche » (ou un autre nom).
- Nous écrivons et diffuserons un « appel militant à ne pas diviser ce qu’il est en réalité possible de faire ensemble ». Avec des militants du NPA, et des autres composantes (FASE, PCOF, Alternatifs, FSQP)
12 novembre 2009 à 0h50
Non mais regardez moi ça… On critique dans tous les coins les camrades du front de gauche.
Certes le PCF est devenu bien trop dépendant vis-à-vis du parti socialiste. C’est un point qu’on ne peut guère contester. Mais il me semble que Jean Luc Mélenchon était au Parti socialiste depuis plus de 20 ans quand il à décider de s’en détacher (n’y voyez pas une critique, je trouve que c’est quelque chose de tout à fait honorable). J’en ai marre qu’on dise que les militants du PCF sont des lèches-botte totalement soumis au PS. Je ne permettrai que l’on critique ainsi des militants tels que mes grand-parents ou arrière-grand-parents. Ils ont miité toute leur vie pour une idéologie qui il me semble est la même que celle du NPA: le communisme de Karl Marx (je sais vous êtes trotskystes mais il était communiste aussi non?). Mon arrière grand père a libéré sa ville de Bagneux des nazis en 1944 et j’en suis fier car il était militant du PCF. iL s’est aussi battu en 1934 et 1936 contre les faschistes français et ces actions étaient menées par le PCF. Qui s’est opposé aux guerres impérialistes menées par la France en Indochine, puis en Algérie? Le PCF à nouveau. Ne croyez pas que les militants du PCF ont perdu tout espoir de mener un jour une Révolution. Mais puisque vous êtes plus malins que tout le monde au NPA et que vous éprouvez un sentiment de supériorité pourquoi vous ne l’organisez pas cette révolution. Vous en parlez juste mais vous ne a faite pas pourquoi? Sachez que je serai le premier à prendre les armes pour vous aider si c’était le cas. Mais vous ne le faite pas. Il me semble que vous êtes devenus bien trop électoralistes pour ça (comme le PCF je vous l’accorde). Vous retournez votre veste parce que vous avez eu un score moins bon que celui du front de Gauche, c’est tout il ne faut pas chercher plus loin. Vous voulez bien vous alliez au Front de gauche alors qu’avant les élections vous avez renvoyez sous les sifflets ceux qui pronaient votre participation au front de gauche. Vive l’esprit de camaraderie.
Pour le parti de gauche qui critique aussi le PCF, j’aurai aussi quelque chose à dire. J’ai tracté pour le front de gauche avec des gens du parti de gauche et du PCF. Les militants du parti de gauche étaient quand même bien content de pouvoir être aidés par plus de 100000 militants communistes à travers la France. Eh oui il y en a toujours plus de 100 000. Et là j’en vois qui nous critique dans le dos.
Moi qui croit en ce front de gauche je ne peux admettre cela. Camarades en faisant tous ensemble ce front de Gauche, nous savions qu’il y aurait des différences entre les partis et les associations qui le composeraient. Nous sommes les représentants de la gauche, celle qui veut changer le système et non le réformer. Alors arrêtez ces critiques car nous pouvons en faire sur tous les partis, ne nous croyons pas meilleurs que le PCF, le NPA, le PG, les rouge et vert,…
Pour finir, je suis fier que ma ville de Bagneux soit dirigé par une maire communiste, heureux de la politique sociale de ma ville qui permet à tous les habitants quels que soient leurs moyens de pouvoir aller au conservatoire pour apprendre la musique, d’avoir accès aux installations sportives, d’avoir un accès à une médiathèque gratuitement, a des centres socio et culturels. Il faut voir le côté positif du PCF. Quel est le seul parti à avoir construit en masse des HLM dans ses viles pour accueillir les travailleurs issus de l’immigration ainsi que leurs familles. Je suis fier qu’il y ait plus de 100 nationalités différentes dans ma ville ce qui n’est pas le cas dans les villes PS dont les militants du parti de gauche ont fait parti durant des années. Je pense que le PCF a échoué au niveau national par son rattachement au PS, mais le modèle social local qu’il a créé est tout à fait louable.
Arrê^tons donc un peu ces critiquespar ce que tout le monde peut en faire comme j’en ai fait durant mon exposé. C’est pour vous montrer à quel point c’est facile. Je souhaite que le front de gauche soit un véritable front où l’esprit de camaraderie règne entre ceux qui y participent. NPA, venez avec nous, il n’est pas trop tard. L’idéologie communiste est ce qui nous rapproche. Il faut maintenant gagner, battre la droite, le PS, et imposer nos idées, notre modèle de société. Arrêtons ces querelles et unissons nous vraiment dans la lutte, mais aussi de temps en temps dans les urnes. Sur ces mots, je vous souhaite une bonne nuit.
12 novembre 2009 à 1h30
@robert J
Entièrement d’accord avec toi.
Allez encore un coup :
La comparaison avec le texte soumis à la discussion par le Front de Gauche est éloquente :
» Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s’envisage comme un moyen d’atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s’agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer. Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite. »
Et si on s’en tenait aux textes ?
12 novembre 2009 à 1h47
Le point de vue du Parti de Gauche sur la réunion unitaire du 10 novembre
Jeudi, 12 Novembre 2009 01:27 Eric Coquerel
La réunion du 10 novembre, qui se déroulait à notre siège, constituait la 6ème rencontre du Groupe de travail qui rassemble, depuis le 28 septembre, les Alternatifs, la FASE, le FSQP, Gauche Unitaire, le M’PEP, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de Gauche et République et Socialisme.
Il est utile de rappeler à quel stade de discussion s’inscrivait cette réunion.
Le 28 octobre dernier, les formations du Front de Gauche ont proposé à l’ensemble du groupe de travail un texte présentant les points stratégiques essentiels à partir desquels nous pensions possible de conclure un accord national. Nous avions conçu cette proposition non seulement à partir des positions des formations du Front de Gauche, mais également en tenant compte le plus possible des points de vue et arguments exprimés par l’ensemble des organisations participant déjà au groupe de travail lors des trois premières réunions.
A des degrés divers, ce texte a été reçu favorablement par toutes les organisations présentes ce jour là, bien que certaines délégations nous aient dit devoir consulter leurs instances pour apporter une réponse plus affirmée. Nos camarades du NPA ont notamment expliqué que c’était leur CPN du 7 et 8 novembre qui jouerait ce rôle. Nous avons donc décidé de reporter la réunion sur le cadre stratégique au 10 novembre.
Cette date constituait donc un rendez-vous important et concernait en réalité des points dont nous discutons maintenant depuis les 5 dernières réunions.
Depuis le début de ces discussions, nous avons considérablement avancé. Le Parti de Gauche a d’ailleurs rappelé mercredi que nous avions réussi à régler quasiment tous les points stratégiques qui faisaient débat entre nous, y compris ceux que les « observateurs » annonçaient infranchissables.
Il parait nécessaire de rappeler ces acquis communs :
• des listes autonomes du PS et des Verts au premier tour, principe renforcé depuis le vote du CN du PCF ; les premières conférences régionales du PCF vont quasiment toutes dans ce sens, confirmant ainsi la dynamique en cours.
• l’accord sur les trois objectifs indissociables de la campagne : changer la donne à gauche, battre la droite, rassembler une majorité sur un programme de transformation.
• l’engagement à une fusion démocratique de notre liste avec le PS et les Verts au 2ème tour pour battre la droite, en excluant toute présence du Modem.
Il ne reste donc qu’un dernier point pour parvenir à un accord : s’entendre sur la volonté de participer aux exécutifs dès lors que trois conditions sont remplies : la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme, le rapport de force permettant effectivement de les appliquer et l’exclusion de toute participation du Modem ou d’une quelconque organisation de droite.
Ces quatre points composent la proposition du Front de gauche à l’ensemble du groupe de travail.
Plusieurs mouvements ont confirmé hier soir se reconnaître sur la globalité de ce texte. Certains, notamment la FASE et les Alternatifs, précisant bien qu’il faudrait vérifier, sur la base de cette entente stratégique, que nous soyons d’accord sur les points essentiels du programme sur lesquels se jouerait notre place dans les exécutifs. La question des modalités d’application du rassemblement et de la campagne (notamment le nom de l’alliance et les lieux commun de prises de décision) est également à affiner. La possibilité de nous accorder rapidement avec de nombreux mouvements présents hier est déjà une bonne nouvelle car elle est la promesse de l’élargissement de l’unité de l’Autre gauche engagée lors des élections européennes.
Reste évidemment l’alliance que nous continuons à souhaiter avec le NPA. Sa délégation, menée par Olivier Besancenot et Pierre-François Grond, a proposé les amendements issus de son CPN du week-end dernier. La plupart ne changeaient pas la nature du texte du 28 octobre et d’autres introduisaient des propositions programmatiques. Un seul pose en réalité une véritable difficulté. Le débat de plus de 3 heures s’est donc centré sur lui. Il indique en effet un point de blocage stratégique qui, s’il n’est pas résolu, ne peut nous permettre de mener une campagne suffisamment homogène pour être efficace et espérer atteindre les objectifs que, par contre, nul n’a demandé de modifier.
Il s’agit de la phrase qui, au sujet des exécutifs, en plus des trois conditions déjà énoncées, dit : » Cela ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme ». Au cours des échanges sur cette question est apparu rapidement que le problème n’était pas de conditionner la participation à la gestion des régions au refus « des politiques d’adaptation au libéralisme », ce dont chacun convient. La raison d’être de cet amendement tient donc dans la première moitié de la phrase : il s’agit d’imposer en réalité, quelque soient les conditions mises, le refus à l’avance de participer a la gestion d’une région dès lors que notre alliance n’aurait pas, à elle seule, la majorité absolue à gauche. Olivier Besancenot a d’ailleurs explicité à plusieurs reprises cet amendement, en alléguant qu’il ne pouvait être question « d’une majorité de gestion avec le PS et les Verts ».
Nous respectons cette position mais elle ne peut être celle de l’alliance large à laquelle nous aspirons. Elle rend impossible à l’avance, dans quasiment toutes circonstances, l’ambition majoritaire que nous fixons à notre projet et notre objectif commun de changer la donne a gauche pour mettre en œuvre les points essentiels de notre programme. Même si elle est de taille, nous espérons sincèrement que cette objection puisse être traitée. Nous observons d’ailleurs que dans certaines régions où les discussions ont lieu, le NPA n’exige pas un amendement de cette nature. Mais à ce stade, nous ne pouvons faire semblant d’ignorer que cette position ne nous permet pas de mener une campagne nationale ensemble.
Depuis deux mois, nous avons pris le temps de discuter de tous les points stratégiques qui nécessitent un accord entre nous pour faire campagne. Nous avons respecté le calendrier que nous avait indiqué à l’avance chaque parti (dont le CN du PCF puis le CPN du NPA). D’ici début décembre, un certain nombre d’entre eux vont continuer à avoir des consultations de leurs militants dont les Alternatifs, le PCF, le FSQP et le NPA.
Aujourd’hui, nous estimons qu’il est temps d’aller plus avant sur les conditions concrètes qui permettraient un accord national à partir des axes stratégiques décrits dans ce texte, dont nous espérons qu’il devienne le cadre commun du rassemblement de toute la gauche de transformation. Nous ne pouvons ignorer que d’autres sont déjà en campagne pendant que nous prolongeons un feuilleton qui n’est pas à la hauteur de la situation. Nous restons persuadés qu’en travaillant sur les principaux points du programme qui conditionneraient notre participation aux exécutifs, nous pourrions déboucher sur un accord qui conviendrait à tout le monde. Il nous engagerait en effet à gérer les régions à la condition de pouvoir y mener la politique que nous présenterions aux suffrages de nos concitoyens. C’est en dernière instance la seule chose qui importe à ceux qui souffrent aujourd’hui de la crise du capitalisme. Or tout démontre, y compris les propositions programmatiques faites par le NPA dans leur texte, que déterminer ensemble une série de mesures phares ne constituerait pas une difficulté insurmontable.
L’unité de tous ceux qui n’ont pas renoncé à la transformation sociale et écologique est en effet décisive pour la population et pour l’avenir de la gauche dans notre pays mais elle doit se réaliser sur une stratégie qui la rend utile. C’est en conscience et responsabilité de cette nécessité que les formations du Front de Gauche vont proposer dès la semaine prochaine aux membres du groupe de travail qui se reconnaissent dans la stratégie contenue dans la déclaration du 28 octobre, de poursuivre la réflexion, notamment sur les questions programmatiques. Le parti de gauche poursuivra le même type de démarche dans les régions avec, là aussi, tous les mouvements qui le souhaitent. Cette construction est ouverte et restera ouverte à tous tant que nécessaire.
http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/1023-le-point-de-vue-du-parti-de-gauche-sur-la-reunion-unitaire-du-10-novembre
12 novembre 2009 à 3h41
J’espère vivement que le NPA va se tirer de cette pétaudière. Gérer une région à la remorque d’un PS qui louche sur le MODEM, je demande à voir…
Finalement, après avoir prétendu au départ qu’il s’agissait de faire un rassemblement à gauche d’un PS qualifié de suppôt du libéralisme, on se retrouve à l’arrivée à se bousculer pour gérer les régions avec lui. Le mensonge éclate au grand jour. On assiste à la traditionnelle chasse au plaçous habillée de piètre justificatifs.
Ce Coquerel, que je ne connaissais pas, gagne à être oublié dare dare. Dans le genre apparatchik, il est particulièrement emblématique. Tout cela est petit, mesquin, minable.
12 novembre 2009 à 6h56
@Gilbert post 75 : tu as eu une réaction colérique sur ce qui est une interprétation des discussions en cours par le PG, car tu sembles avoir interprété l’interprétation (si j’ose dire) comme étant une mise en accusation du NPA. Moi-même j’ai d’abord besoin de relire à tête reposée (en surmontant mes réactions viscérales, si j’en ai). Le PG fait juste remarquer une contradiction du NPA où à certains endroits cet amendement (gage de ne pas perdre son âme) n’est pas exigée, c’est tout. Mais les discussions se poursuivent.
Les réactions à l’emporte pièce viennent souvent du fait qu’on inteprète comme des distributions de bons et mauvais points toute interprétation, or j’ai pas tant ressenti une mise en accusation du NPA (que moi même j’ai toujours défendu ici par rapport au PCF). En fait, cette impression vient du fait que le PCF semble ménagé, et l’interprétation du PG ne se termine pas en disant « Oh vous certains dirigeants du PCF qui avaient utilisé verbalement des qualificatifs injuste (âne, fallait le faire !) à propos du NPA, il faut vous calmer, c’est pas le moment ! ». Le PG, qui se dit médiateur/creuset, aurait peut être du mettre quand même un petit post scriptum en demandant qu’on cesse de se lancer des invectives, parce que les discussions restent ouvertes, ce DONT IL FAUT SE REJOUIR. Elles ne sont pas non-fermées parce qu’il y a entêtement (d’âne) intolérables, mais parce que les deux fortes têtes ont fait des mini-concessions donc se sont ouverts, ce qui est admirable !
Je pense que tu as « oublié » que le PG a toujours eu comme ligne d’avenir le fait de gouverner, à l’avenir, sur le plan national (donc THE gouvernement). En se rappelant de ça, moi J’INTERPRETE sa position sur l’unité de l’autre gauche aux régionales comme un second impact médiatique (après les européennes, qui fut le 1er, un pari « réussi » mais très fragile) pour -espérons le- donner un signal à la population, avant la dernière ligne droite. C’est tout le sens du 3ème tour, dont parle JLM, on peut penser aussi au 3ème impact que le PG espère. Donc les régionales ne sont pas un but en soi (avec « chasse aux plaçous » pour reprendre ton expression), c’est le second impact espéré, c’est le moyen stratégique pour justifier la fin (stratégique elle aussi), sur laquelle JLM et le PG ont toujours été clairs (dont le NPA est au courant, qu’il ne partage pas forcément, mais ne cherche pas à tropiller, car il veut bien aider dans les urnes de manière générale). Dis comme ça, une réaction viscérale basée sur des préjugés serait « donc le PG -et JLM surtout- veut se servir des autres petits pour conquérir le pouvoir ». Je peux paraître naïve, mais comme l’exemple sudaméricain a toujours été un modèle pour JLM, la conquête par les urnes sa ligne directrice jamais occultée car républicaine, mais qui n’oublie pas la lutte sur le terrain parrallèle, il n’y a pas d’entourloupe cachée si j’ose dire.
Tout ça pour dire : stop aux réactions à l’emporte pièce basées sur une INTERPRETATION (et certains préjugés). La discussion n’a été fermée par personne, et il faut s’en REJOUIR. Mais c’est stressant à la longue pour nous.
12 novembre 2009 à 7h00
Gilbert D post 75. : Oui tu es un génie politique. Tu avais tout prévu depuis le début. Permets-moi de te féliciter… C’est si rare… Combien de génies par siècle ?
Sinon, c’est fatigant ce genre de post péremptoire où le génie politique ne retient que ce qui l’arrange pour casser, simplement casser. Qui a dit au génie politique que le PG voulait gérer avec un PS MoDemisé ?
Si ce génie politique lisait des commentaires de ce billet ou du précédent, il en trouverait certains rappelant clairement qu’on peut faire parti d’un exécutif sans pour autant voter tous les projets présentés par celui-ci. Qu’au sein de cet exécutif, les élus de l’autre gauche pourront bosser pour se faire entendre, quitte à voter contre, si l’exécutif présente des choses qui ne vont pas dans le bon sens.
Mais quand on est un génie politique comme Gilbert D, on ne tente rien, on reste tranquillos chez soi. C’est la garantie de conserver sa sainte pureté, une sorte de virginité de gauche que le monde entier lui envie : Normal, qui n’envierait pas un génie politique ?