25août 09

Je suis de retour. Avec sept heures de décalage horaire dans les veines. Car j’étais au Mexique pour le Forum des partis de l’autre gauche en Amérique latine. Quatorze d’entre eux sont au pouvoir. Le débat a porté sur les problèmes de la confrontation avec les Etats Unis et les marges de manœuvre des gouvernements de gauche face à la crise. Au retour je trouve juste de la bouillie pour les chats. Un débat crapoteux sur les alliances avec le centre et des logorrhées nauséeuses sur les primaires. Contenu égal à zéro. La réalité a disparu du paysage de cette gauche là. Le contraste est à vomir. J’en ai droit à une dose spéciale. En effet, j’arrive juste à temps pour recevoir une bonne giclée des poisons et vieilles dentelles du sérail socialiste et de son festival de la Rochelle. Il est question de savoir si oui ou non j’ai reçu leur invitation et pourquoi je n’y ai pas encore répondu. Bien sûr je n’ai rien reçu et ils le savent parfaitement. Bien sûr ils n’en avaient rien à faire puisqu’ils avaient déjà publié leur programme avec la liste des invités. Il s’agit juste pour quelques petits malins parmi les snipers du grand état major de me coller une image de grognon qui ne veut pas discuter avec les gentils socialistes. Comme ça on ne parlera pas des raisons que j’ai de refuser le cadre politique proposé, la fameuse «Maison Commune» sans le NPA ! Bref traquenard ordinaire. En réalité très politique. Ils ont monté cette clownerie avec moi pour des raisons politiques. Rude retour. Rien ne fait davantage contraste pour moi que ces palinodies vénéneuses avec l’été militant des militants du Parti de Gauche qui du Chili au Mexique en passant par Aix en Provence, la Gironde et Notre Dame des Landes ont tenu le fil rouge de notre engagement combattant. Les liens hypertextes que je souligne permettent à mes lecteurs de connaître tout ça de près. J’insiste pour que vous regardiez ce que dit et décrit Corinne Morel Darleux de la participation des quarante militants du Parti de Gauche qu’elle a coordonné aux assises de l’écologie radicale. Et je veux spécialement souligner l’importance de la série des posts d’Alexis Corbières engagé, avec Raquel Garrido, secrétaire nationale du PG,  pendant ses vacances dans la campagne présidentielle au Chili. J’ai le pressentiment que ce Chili là contient, comme d’habitude, bien des choses dont nous avons la pareille en France. Je vais parler de ça et du reste.

Petite foulée et Bayrou

Je vais donc reprendre l’écriture sur ce blog en petite foulée. En fait je ne peux pas trop en écrire ces jours ci car je suis engagé auprès de plusieurs médias. Presse écrite et audiovisuelle. Evidemment on ramassera tout ça ensuite dans un document unique. Et, de toute façon, dimanche, je fais le discours de clôture du «remue méninge» du Parti de Gauche à Clermont Ferrand. J’aurai donc l’occasion de m’exprimer en détails sur les questions qui ont l’air de passionner la scène politique en dépit de leur évidente caractéristique de rideau de fumée. La crise? Le chômage? La politique américaine? Quoi? Quoi? Après! On verra. Ce qui compte c'est l’alliance au centre et les primaires! La peste et le choléra! Je n’en dis pas plus pour la raison que je viens d’évoquer. Je vais cependant relever un point à propos de cette histoire d’alliance au centre. Je crois que ces socialistes sont ou très naïfs ou carrément sournois. Tout leur raisonnement est que François Bayrou va venir sur leur position. Et qu’ils vont l’instrumentaliser à leurs conditions. Ils ont des phrases d’une arrogance incroyable à ce sujet. Le refrain est: fixons notre projet d’abord et si Bayrou l’accepte alors il n’y aurait aucun problème. Je pense qu’ils ne mesurent pas la vision dominatrice que cette phrase exprime. Car après tout c’est bien une alliance qu’ils veulent? Donc, pour être allié avec le PS, il faut se rallier à son projet? On peut légitimement se demander pourquoi François Bayrou qui s’est donné tout ce mal pour s’autonomiser politiquement de l’UMP l’aurait fait juste pour venir ensuite porter les sacoches du PS? Mais dans l’immédiat la mise en mot des socialistes a, selon eux, l’avantage de faire passer pour des sectaires tous ceux qui la refuse. De ce point de vue c’est ce que l’on peut appeler une tentative d’accoutumance. Une addiction progressive de l’esprit de gauche. Je crois que le plus absurde dans ce domaine aura été ce pauvre Benoît Hamon. Il déclare au «Parisien» ne pas accepter d’alliance avec le MODEM «tant qu’il garde son orientation actuelle», mais «s’il fait des choix de fond qui l’amène à se reconnaître dans notre famille politique, la gauche, il n’y aura pas de difficulté». Je suppose que l’intéressé pense avoir trouvé la ruse du siècle pour dire non. Je lui fais crédit de sa bonne foi. Je veux croire qu’il n’a pas l’intention de céder. Pour autant il est quand même tombé dans le panneau. Car il laisse penser que le Modem après tout serait susceptible d’être «de la famille». Aucun d’entre eux n’a l’air de douter que cela soit possible. Pourquoi? Il y a une raison. C’est qu’ils ne parlent de rien, d’aucun contenu, d’aucune proposition qui pourrait éventuellement indisposer le Modem. Et si par hasard ils en font une c’est toujours sur le terrain du Modem. Cette façon de faire signe un processus général d’effondrement opportuniste. Les dirigeants socialistes accepteront par anticipation n’importe quoi. Ils n’ont pas compris que de ce fait même il suffit à Bayrou de ne rien faire et d’attendre que pour finir le dispositif lui tombe tout cuit dans l’assiette. Quand on en est comme à Marseille à faire une standing ovation à Marielle De Sarnez après qu’elle ait débité l’ordinaire classique de la vulgate oppositionnelle de François Bayrou, alors on voit bien ce qui suivrait si lui-même en faisait autant. J’ajoute que si les socialistes devaient voter dans une primaire entre Bayrou et Royal, ou entre Strauss Kahn et Bayrou, il y aurait sans doute des surprises. C’est ce qui s’est passé en Italie. C’est comme ça que le petit oiseau centriste Romano Prodi est sorti en tête du vote de la primaire. Et que, le coup suivant, après l’effondrement dans le ridicule de ce gouvernement de cent membres, quand ce fut le tour de l’ancien communiste Veltroni de devenir l’homme fort, lui-même déclara ne pas être de gauche! Au Chili, cette fois-ci le vainqueur de la primaire «à gauche» est le démocrate chrétien Frei. C’est lui le candidat à la présidentielle pour le PS. Salvador Allende doit être heureux de savoir que son parti vote pour un parti qui a approuvé le coup d’état de ses assassins. La honte!

LA GAUCHE EXISTE

Au Mexique, du 20 au 24 aout, j’étais observateur de la dix neuvième session du Forum de San Paolo qui réuni quarante huit partis de gauche d’Amérique latine. Il y a donc vingt ans, quand se tint le premier forum, à l’initiative du PT du Brésil, le parti de Lula, les partis membres étaient aussi étranges dans le paysage de leur pays que l’est notre Parti de Gauche aujourd’hui. Le mur de Berlin venait de tomber, l’empire triomphait, le capitalisme luisait comme une outre trop pleine, les sociaux libéraux s’emparaient des commandes à gauche. Le Foro de San Paolo? Qu’est ce que c’est? Un truc gauchiste, comme disent les importants à Paris? Par exemple, Lula lui-même, co-fondateur du Foro en 1990, n’était pas fréquentable par le PS français, suspect qu’il était d’être un trotskiste mal caché. On mesure l’humour de situation. A présent un grand nombre des partis du Forum sont au pouvoir. Les sociaux démocrates les regardent pourtant toujours de haut. Ils participent avec enthousiasme aux campagnes de dénigrement et aux coups d’Etat contre eux que fomentent les brutes du Pentagone étatsunien et leurs gorilles locaux. C’est dire de quel mépris ils jouissent autour de la table du forum cette année, à l’heure de l’angoisse que crée le coup d’état au Honduras. Chacun peut mesurer à ce propos l’indignation à géométrie variable des habituelles grandes consciences de la bulle «Tibet-Géorgie etc.». Je n’y reviens pas. Cela me blinde. Je sais dorénavant que sans exception ces gens là sont des comédiens. A gage pour beaucoup d’entre eux. Au forum le sujet c’était les marges de manœuvre des gouvernements de gauche dans la crise. Mais surtout l’identification d’une contre offensive des USA contre la déferlante des révolutions démocratiques. L’installation de sept bases militaires nord américaines, oui, sept, en Colombie fait frissonner tout le monde. On devine que ceux là ne sont pas là «pour la paix et tutti quanti». D’autant que les conseillers militaires israéliens du gouvernement Colombien ont dénoncé la présence d’Al Quaïda et du Hezbollah à la frontière de la Colombie. Ce que cette grossière provocation signifie est compris de tous ici comme l’a déclaré la présidente de l’union des maires du Salvador qui en informait le forum. Donc tout le monde se sent menacé. La réaction hostile est générale. Ici on ne fait pas dans l’angélisme européen. Pire. Beaucoup voient dans l’impuissance d’Obama à faire passer le retour du président destitué par la force au Honduras, dans l’incroyable violence de la campagne contre lui aux Etats-Unis à propos de la sécurité sociale d’inquiétants signaux de la puissance des services et des militaires buschistes dans l’administration américaine. C’est une mauvaise nouvelle pour tout le monde surtout pour les Etats les plus faibles. J’y reviendrai bientôt car ce fut le cœur de mes «rencontres bilatérales» avec les partis présents au Foro, ce grand exercice et utilité de ces sortes de réunions. 

L’INVITATION DU PS

Claude Bartolone m’a appelé à Mexico. Mais oui ! Samedi. Pour s’étonner que je n’aie pas répondu à l’invitation qui m’avait été faite de participer à l’université de la Rochelle. Comme si de rien n’était. Quel ami attentif ! La vérité est qu’il avait été alerté par François Lamy du fait que je n’avais rien reçu. Et Lamy venait de le découvrir au hasard d’une congratulation, celle là traditionnelle et authentiquement amicale entre nous, à propos de mon anniversaire. Mais oui. A quoi ça tient! En fait aucune invitation ne m’a jamais été envoyée. Et voici pourquoi. Ces gens nous méprisent. Ils n’ont aucune envie de nous voir gâcher leurs mondanités avec nos interpellations de rustres de gauche. Leur morgue est intacte. Proportionnelle à leur désarroi. Comme ces nobles russes blancs qui faisaient les taxis en gardant leurs grands airs, les caciques solfériniens se la jouent entre deux scènes de ménage. Quelques uns de ces messieurs dames les importants ne veulent donc voir à leur table que des commensaux. Qui a envie d’être Robert Huisé, Chevènementisé, Baylétisé? Pas nous. Nous ne monterons pas dans la soute à bagages. Mais je conviens encore que tout cela ne serait rien si ce n’était que cela. Si l’offre des socialistes était honnête, tout le monde devrait bien manger son chapeau, monter sur la galère et ramer en cadence. Mais ce n’est pas le cas. L’invitation faite est présentée sous l’angle engageant du rassemblement de la gauche. Bien sûr on est prié d’oublier que la plupart de ces bons amis du Week end sont prêts à combiner avec le Modem. Mais là encore s’il n’était question que d’intentions, on devrait bien mettre de l’eau dans son vin tant que le maquignonnage n’aura pas été conclu. Alors ? Où est le problème? Le cadre, bien sûr ! La liste des invités. Tout le monde y serait, même au rabais comme pour nous, tout le monde, sauf le NPA. Au détour d’une mondanité politique renoncer à l’union de toutes les gauches sans exclusive? Jamais! Les yeux doux au Modem et le contrôle d’identité permanent pour le NPA? Pas question. Je n’irai pas cautionner ça. Vous avez bien compris? Pas parce qu’ils nous ont traité comme de la petite monnaie. On ne changera pas leurs mauvaises habitudes dans ce domaine. Nous n’irons pas parce que nous ne cautionnerons jamais leur ligne d’exclusive qui est l’antichambre de leur objectif d’alliance au centre. Pour autant est-ce que nous refusons tout dialogue, tout échange, tout débat public? Non, bien sûr. Au contraire. Donc, il y aura rencontre, rassurez -vous si vous étiez inquiet. Pour nous, pour moi, le vrai rendez vous de la gauche aura lieu sous peu. A la fête de l’Humanité. La rédaction du journal a invité toute la gauche pour un débat public. L’invitation est partie à Olivier Besancenot, Martine Aubry et Marie-George Buffet. Notamment. J’y donne donc rendez vous aux commentateurs autant qu’aux militants. C’est là que ça se passe. Pas à la Rochelle, paradis des coups tordus.


217 commentaires à “Décalage horaire et politique”

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  1. 201
    Vincent dit:

    Merci de ce billet comme toujours très pertinent.

    Juste une petite question en passant : quand allez-vous parler de la votation citoyenne du 3 octobre sur le statut de la Poste ? Si des leaders d'opinion comme vous ne s'y mettent pas, cela va être un flop monumental.

    Je rappelle que chacun, dans sa commune, doit essayer d'organiser ce jour-là un scrutin non officiel pour ou contre le changement de statut de la poste. D'ici là (et c'est dans un mois !) il faut mettre toute la logistique en place, obtenir les listes d'émargement auprès des municipalités si elles le veulent bien, etc.

    D'avance merci de votre aide M. Mélenchon !

  2. 202
    jennifer dit:

    une mission civile en Palestine pour la campagne Agrexco

    http://www.npa2009.org/content/agrexco-les-fruits-de-la-colonisation

  3. 203
    BA dit:

    Thuringe :

    - les démocrates-chrétiens (CDU) : 30 sièges.
    - les nonistes de gauche (Die Linke) : 27 sièges.
    - les socio-démocrates (SPD) : 18 sièges.

    Saxe :

    - les démocrates-chrétiens (CDU) : 58 sièges.
    - les nonistes de gauche (Die Linke) : 29 sièges.
    - les socio-démocrates (SPD) : 14 sièges.

    Sarre :

    - les démocrates-chrétiens (CDU) : 19 sièges.
    - les socio-démocrates (SPD) : 13 sièges.
    - les nonistes de gauche (Die Linke) : 11 sièges.

    http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,645724,00.html

    Die Linke est maintenant l'un des 3 grands partis en Allemagne.

    C'est bon signe pour le Front de Gauche ici en France.

  4. 204
    jennifer dit:

    http://www.humanite.fr/2009-08-28_International_Bethleem-2000-n-emettra-plus

  5. 205
    jennifer dit:

    Bonsoir Maxou

    Tu vois, cher Maxou, je cite ton journal préféré post 198!

  6. 206
    Hold-up dit:

    A LIRE :

    " Une banque réalise une opération spéculative, disons à la hausse du prix du pétrole. Elle gagne un milliard. Le trader qui l’a menée a droit à 10 % du total, soit 100 millions. Si vous lisez les journaux, vous aurez déjà compris que mon illustration n’est pas purement imaginaire !

    Moralisons la finance : plafonnons le bonus des traders. Andrew Hall de Citigroup, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’aura plus droit qu’a un million de dollars. Examinons l’avant et l’après. Avant : 100 millions pour le trader, 900 millions pour la banque, coût pour la communauté en prix du carburant, 1 milliard. Après : 1 million pour le trader, 999 millions pour la banque, coût pour la communauté, 1 milliard. Question : a-t-on vraiment moralisé la finance ?

    Vous m’avez compris : ce n’est pas en réduisant le bonus des traders que la finance sera moralisée. La morale – ou plutôt l’absence de morale – n’est pas dans le taux de la commission, elle est dans l’opération qui permet que la communauté soit plumée.

    Seulement de cela, on ne parle pas. Pourquoi ? Parce que la seule communauté que connaissent les banques centrales, c’est la communauté des investisseurs. Les autres, c’est l’ennemi : les autres réclament des augmentations de salaires qui pénalisent les seuls qu’il s’agit de défendre. Quand les autres crient trop fort, les banques centrales font monter le taux d’intérêt qui ferme les usines, et au bout d’un moment, ils ont compris et eux aussi la ferment. " -

    Article complet (presslib') - Blog De Paul Jorion :

    "L’extraterritorialité morale de la finance n’a que trop duré ! "

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=4356
    [ Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez.]

  7. 207
    Pierre L dit:

    Ils vont s'allier avec qui le SPD ?
    :) :D :lol:

  8. 208
    jennifer dit:

    Bien d'accord avec toi Hold-up. Ce n'est pas la punition contre les traders qui changera grand chose au capitalisme. C'est le fonctionnement du capitalisme dans son ensemble qui est la recherche du profit avant tout et dont la solution pour la crise c'est de la faire payer par le peuple. C'est effectivement de cela dont on ne parle pas du tout!

    c'est pareil pour le secret bancaire en Suisse, comme dit Maxou. C'est sûr que pour nous (avec nos petits salaires!) ce sont des sommes extraordinaires mais face aux revenus des transnationales tout cela (traders et comptes en banques privés de quelques profiteurs du système, planqués en Suisse) ce n'est que du pipi de chat. Mais c'est avec ça qu'on nous fait croire, à nous, que Sarko fait quelque chose contre ceux qui ont fait des "excès" mais il continue de claironner qu'en gros le système capitaliste est bon, il s'agit juste de le moraliser et de punir les fauteurs!

    Nous, on a encore beaucoup de démonstrations à faire pour s'attaquer à ces idées faciles que diffuse Sarko. Il ne me semble pas que le peuple comprenne vraiment l'escroquerie intellectuelle que nous offre Sarkozy en punissant les traders etc... Il s'en sort toujours à bon compte en jouant avec les idées et en dupant le peuple.

  9. 209
    Hold-up dit:

    @ Pierre L

    Avec qui le SPD va t-il pouvoir s'allier ?
    Avec leurs mains. Pour pleurer.

    J'ai lu qu'Oskar Lafontaine avait refusé dans un lander toute collaboration sur des contenus pourris avec le SPD tandis que le SPD lui proposait !

    C'est Die Linke qui a la main maintenant.
    C'est Die Linke qui dit " OUI " et qui dit " NON " -
    Il est vraiment fortiche Notre Ami Oskar !

    Quelle nouvelle ! On se frotte les yeux tellement on a du mal à le croire.
    Vous avez vu les graphiques sur le lien envoyé par B.A ?
    Incroyable n'est -ce pas ? Le succès de chez succès !
    Vous avez vu dans La Sarre, ils ont du mal à placer le parti Die Linke sur le graphique. Au lieu de le mettre sur ce Lander à la troisième position (ailleurs il est en seconde position), il le relègue au fond tandis qu'il fait 21 % !
    Moi, j'aime bien les dessins. Mêmes abstraits. Ils parlent.

  10. 210
    Hold-up dit:

    La lecture parallèle de ce texte me semble de bon aloi à l'heure du raz de marée de Die Linke :

    Grand Soir :

    http://www.legrandsoir.info/THALMANN-SERA-T-IL-ASSASSINE-DEUX-FOIS-NON-A-LA-REVANCHE.html

  11. 211
    Hold-up dit:

    @ Jennifer

    Merci d'avoir commenté cet article bien ficelé de Paul Jorion. Il est complémentaire de celui que j'ai lu dans " libération" :

    "Le trader est le messie que Karl Marx attendait " de Jacky Isabello.

    Ce dernier article moins clair que celui de Paul Jorion, parce que maniant des présupposés que je ne maîtrise pas, parle cependant de la même arnaque qui voudrait clouer au piloris les Traders sans réformer quoi que ce soit de la matrice qui les a enfanté : le fascisme financier international. Derrière la haine du Trader et le soi -disant engouement bizarre des maîtres à légiférer se cache dans l'ombre, si j'ai bien compris, un fier alibi pour ne plus parler de la rémunération des dirigeants mais bien des bonus des salariés.
    D'autres dangers s'y dessinent aux détours de la figure ultime du " Trader " honni. C'est la cible facile qui permettra demain d'attenter aux rémunérations des salariés de tous ordres plutôt qu'à celles des dirigeants financiers qui sont les principaux fautifs de la crise financière. Et dans l'ensemble rien n'aura été changé, tout reprendra son cours.
    Nicolas Sarkozy a bien compris toute l'instrumentalisation qu'il pouvait en tirer pour sa communication à l'adresse " des pauvres et des manants". Le roi rolex se croit malin mais c'est aussi gros comme alibi pour ne rien faire de fondamental qu'un éléphant bronzé dans un couloir de La Rochelle.

    Ainsi, on enfume les esprits à bon compte. On jette à la vindicte populaire le Trader comme le " vilain " autrefois aux chiens. Voyez le double mépris et l'hypocrisie foncière "des maîtres". Ils ont trop peur qu'on s'en prennent à eux. Ce temps viendra nécessairement, ils le savent, mais ils essaient de gagner du temps. Le temps c'est du pognon, il ne faudrait pas l'oublier. Jacky Isabello appelle ainsi les centrales syndicales " et encore plus celles encore proches des idéologies marxistes " à y regarder de plus près et à ne pas se laissé enfumer.

    Nouvelle adage à méditer :

    " Quand les banquiers nous montre leurs doigts, les mêmes font semblant d'y voir la lune "

  12. 212
    Hold-up dit:

    A MOURIR DE RIRE !

    Voilà ce qu'écrivait le journal LE MONDE il y a quelques jours :

    "En ces temps de crise économique, le "linkspartei" n'a pourtant plus le vent en poupe comme il y a un an. A l'époque troisième force politique du pays, le parti qui réunit depuis 2007 les héritiers des communistes de l'ex-RDA et les déçus de la social-démocratie est aujourd'hui relégué à la dernière place dans les sondages, entre 9 % et 11 %, derrière le FDP et les Verts. "

  13. 213
    jennifer dit:

    Bonjour Hold-up
    Je n'avais pas lu l'article de Paul Jorion mais ton post. Ce que tu rajoutes qu'en punissant les traders c'est en fin de compte les salariés qu'on fera payer, ne m'étonne pas non plus. Sarkozy "personnalise" la question: il y a des "mauvais" qui font déraper le système (capitaliste) mais le capitalisme est bon. Non le système est mauvais: on a trop tendance à parler des "mauvais" patrons ou des méchants capitalistes et des "bons" ouvriers. Il y a des tas de membres des classes dominantes (et il y en a un paquet) qui sont des personnes très bien, et des ouvriers affreux, terribles sur le plan humain, racistes et tutti quanti. Ce n'est pas de ce plan "moral" et individuel dont il s'agit. Il s'agit d'un système dans lequel chacun est pris. Même sur le plan individuel, c'est sûr qu'on peut être généreux et développé humainement quand on a le temps pour l'être, et aigri et plein de haine quand on est écrasé par la vie. Mais ce n'est pas de cela dont il s'agit du tout.

  14. 214
    maxou dit:

    En Allemagne, des régionales qui rebattent les cartes
    Allemagne. Les « petits » partis, et en particulier Die Linke en Sarre et en Thuringe, triomphent dans les scrutins de dimanche, confirmant le recul de la CDU mais aussi du SPD.
    La presse germanique était unanime ce lundi pour relever que le résultat des trois élections régionales de ce dimanche en Saxe, Sarre et Thuringe rendaient l’issue du scrutin législatif du 27 septembre pour le renouvellement du Bundestag « bien plus incertaine et passionnante » que généralement convenu. La débâcle électorale enregistrée par la droite chrétienne-démocrate (CDU) en Sarre et en Thuringe complique en effet la tâche d’Angela Merkel dont le désir d’être réélue à la chancellerie à la tête d’une coalition de droite pure sucre entre la CDU et le parti libéral (FDP) semble, pour l’heure, sérieusement contrarié alors que ce scénario était quasiment présenté comme joué d’avance jusque-là par les instituts de sondages et la plupart des médias.

    Le scrutin révèle en fait le degré extrême d’impopularité des deux poids lourds d’un système bipartisan qui a commencé à se déliter à la fin des années 1980 avec l’irruption des Verts puis celle confirmée de façon spectaculaire de Die Linke (héritier du PDS). Un système à 5 partis s’impose ainsi désormais pleinement alors que la crise de confiance à l’égard des deux ex-mastodontes, réunis au sein d’une grande coalition, s’accentue.

    En effet si les pertes de la CDU sont spectaculaires (voir notre encadré avec les résultats définitifs) on ne peut pas dire que cette dégringolade profite aux sociaux-démocrates (SPD). Bien au contraire ils reculent aussi très nettement en Sarre et se maintiennent mais à un niveau très bas dans les deux autres Länder. Même dans les élections municipales organisées aussi ce dimanche 30 août en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le SPD perd globalement du terrain (- 1,7 %), en dépit des succès enregistrés à Cologne ou à Dortmund. Et si Frank-Walter Steinmeier, le candidat à la chancellerie du SPD, exprime sa satisfaction de voir la campagne à l’élection du Bundestag « relancée », Il pointe uniquement : « Ce pays ne veut pas d’une coalition noir-jaune (CDU-FDP) » sans même mentionner une éventuelle alliance de gauche - toujours taboue au niveau national pour le SPD. Ce qui, de fait, ne laisse ouverte que la possibilité d’une reconduite d’une grande coalition (CDU-SPD).

    Parmi les trois « petits » partis qui affichent tous des progrès sensibles, Die Linke ressort indiscutablement comme le grand vainqueur de ce dimanche grâce à la performance réalisée en Sarre. Une campagne très dynamique associée à la notoriété de sa tête de liste, Oskar Lafontaine (l’ex-président du SPD fut aussi ministre-président de la Sarre pendant treize ans) lui a permis de passer haut la main la barre des 20 % déjouant les pronostics des sondages et pulvérisant le précédent record du parti dans ce Land (18,5 % lors des élections au Bundestag de 2005.)

    La volonté des électeurs de sanctionner la droite sarroise et en même temps la grande coalition et sa politique antisociale sont aussi de toute évidence à l’origine de cette percée qui permet à Die Linke de « s’installer » dans l’ouest du pays au point de figurer en pole position dans les dures négociations qui s’annoncent pour former le gouvernement du Land, la balle étant dans le camp des Verts sarrois qui ont laissé ouverte la possibilité de former in fine une coalition avec la gauche (SPD et Die Linke) comme avec la droite (CDU-FDP).

    Bruno Odent

  15. 215
    maxou dit:

    Pardon,pour mon manque de politesse, et, de vous dire dans le post 208, Bonjour à tous.
    maxou

  16. 216
    des pas perdus dit:

    Bientôt en France !

  17. 217
    jennifer dit:

    Encore une incursion militaire cette nuit à Bil'in, Cisjordanie. 50 soldats ont débarqué en pleine nuit pour arrêter 3 palestiniens, deux d'une même famille. Ils s'acharnent contre les familles. Il faut savoir que quand une personne a été emprisonnée dans une famille, la famille sera persécutée après et d'autres arrestations s'ensuivront. Il ne s'agit pas de "militants" ou de "dirigeants" politiques. C'est toute la population civile qui est visée. Ils veulent casser l'esprit de résistance intérieure des gens.
    En tout cas cette nuit la présence d'une solidarité internationale qui s'organise chaque nuit pour être là, faire tampon et protéger les palestiniens limite les dégâts. Sur les 3 "wanted" ils n'en ont arrêté qu'un seul.

    http://www.bilin-ffj.org/index.php?option=com_content&task=view&id=181&Itemid=1

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