L’Europe doit s’opposer au coup d’Etat au Honduras Front blanc et front rouge
juil 09 15

Quelle drôle d’ambiance. Je commence à écrire dans l’hémicycle, bien installé à mon confortable pupitre équipé de toutes les prises électriques que les engins de notre temps nécessitent. C’est permis. Pendant ce temps, les présidents de groupes débitent des compliments au nouveau président du parlement que la droite et les sociaux démocrates viennent d’élire. C’est un Polonais. Pas moyen de ne pas le savoir.

Un Polonais! Alleluia!

Tout le monde brode sur le moment historique que représenterait l'éléction d'un Polonais tout droit venu de l'ancien empire du mal ! Une bonne façon d'emballer cet épisode politicien. Il se déverse donc un torrent de références larmoyantes à la coupure entre l’est et l’ouest dorénavant dépassée et bla bla bla. Evidemment tout cela vient à point pour masquer quelle honteuse collusion est à l’origine de cet épisode. Moderne comme une horloge viennoise ! Evidemment le fond anti communiste est omni présent. C’est à vomir, quand on connait le niveau d’asservissement aux délires libéraux de cette cohorte de phraseurs lénifiants.  Le pire dans ce registre est le social démocrate Hans Martin Schultz, président du groupe « alliance progressiste des socialistes et des démocrates ». Tout un programme que le nouveau nom de l’ancien groupe socialiste ! En Abrégé nous a-t-on expliqué : SPD ! La boucle est bouclée pour les socialistes français. Bref, ce Schultz en rajoute dans la dénonciation des « dictateurs rouges » comme au bon vieux temps des « berfuf verboten » où les communistes étaient interdits d’emplois publics en RFA. Répugnant. On sent tout le confort que représentait cet ennemi à présent disparu pour ces gens afin de justifier leurs turpitudes. Heureusement que ce président polonais a eu un mot pour signaler le fait que ce jour était celui de la fête nationale des Français. Ajoutons : et celle de la liberté pour tous ceux qui la célèbre dans le monde, qu’ils soient français ou pas. Jacky Hénin, euro député Front de gauche et moi, assis côte à côte, en haut à gauche de l’hémicycle, on a applaudi. Les autres Français ont fini par en faire autant ! Juste une petite respiration politique dans ce flot d’eau tiède nauséeuse ! Le moment le plus grotesque c’est celui où ce nouveau président a offert publiquement à l’ancien, l’allemand Hans Pöttering, une statue de sainte Barbe, taillée dans un bloc de charbon. Nul ! D’abord pour cette grossière apologie de la superstition, aussi peu laïque que le reste de cette institution et de son drapeau marial. Ensuite parce que le président polonais s’est vanté d’avoir lui-même fait fermer plus de vingt deux puits de mines dans sa région. Un autre moment spécialement nul est celui où la porte parole des Verts a fait son numéro de cire pompe. Elle a félicité le président polonais, Jerzy Buzek, de toutes les façons possibles pour son passé d’anti communiste puis pour son implication dans la « révolution orange » en Ukraine. Et avec ce qui lui restait de temps elle a appelé de ses vœux qu’on se soucie de l’Ukraine. On devine comment. Cette séance du musée Grévin de la politique Mac Carthiste européenne a enfin fini avec la coupure du repas. Je me suis enfui en ville pour le déjeuner, au pied de la cathédrale. Je me suis consolé avec un magret de canard aux griottes. Le bourgueil se mariait bien avec. A mon avis. Juste un verre. Des gens vont et viennent, juste pour le plaisir.

PLACE 373
Je suis installé à la place numéro 373, en haut de l’hémicycle, à gauche. Le plus à gauche de ma rangée qui est d’ailleurs la dernière avant le couloir. A ma gauche il n’y a que les fonctionnaires de la commission qui, par une bizarrerie coutumière, siègent aussi dans le parlement tout comme la commission qui a ses bancs juste en face de moi.  Ainsi se réalise, à quelques mètres près, la menace de mon premier président de groupe au Sénat, feu André Méric, qui avait tonné : « compte tenu de ce que ton discours, on devrait mettre ton banc dans le couloir ». Paix à ses cendres. Et maintenant, je peux observer de ma place cette assemblée de 700 personnes qui en représentent un demi-milliard d’autres. Un mur abstrait de tenues sombres et, par ci par là, une tache de couleur. A côté de moi, Jacky Hénin, puis Elie Hoarau. Trois du Front de gauche côte à côte. Nos deux autres collègues Patrick Le Hyaric et Marie Christine Vergiat siègent quatre rangs plus bas, ce qui est très loin. Devant moi la nuque raide de mon ami Helmut Scholtz, le secrétaire aux relations internationales de Die Linke. Pendant que j’écris les orateurs de ce parlement se succèdent à la cadence d’une ou deux minutes de temps de parole. Passé au tamis de la traduction tout cela donne un filet de voix uniforme, celle des traducteurs, sans aucun relief qui accroche l’oreille.  Il faut suivre attentivement. Ce qui se dit est intéressant. Parfois ! Ouf ! Un peu de politique. Après l’audition du président du cycle semestriel, le premier ministre suédois, les intervenants  se répartissent entre congratulateurs et discuteurs. La mer baltique compte beaucoup dans les interventions côté congratulations. La nullité des politiques libérales face à la crise tient le haut chez les discuteurs. Une voix de droite pointe le danger d’extrême droite dans le contexte de la crise. Plusieurs s’inquiètent du nouveau vote imposé aux Irlandais. Je ne repère pas toujours l’orateur et donc son parti. On est en retard. Très en retard. Le vote pour les questeurs est reporté de minute en minute. De midi prévu pour le vote nous voici à treize heures. Des assistants de toutes sortes circulent entre les travées. Des gens sont debout, d’autres lisent des journaux, j’en vois un qui téléphone, plusieurs qui discutent très vigoureusement debout dans l’allée juste devant l’oratrice. Ca ressemble davantage à une Assemblée générale du mouv qu’à un parlement. Notre groupe du Front de gauche participe à sa façon à cette ambiance. On se place en haut des travées et nous faisons une photo en pleine séance. Pas de problème ! Dans ce chaos, à mesure que l’heure avance, il est impossible de repérer un orateur dans cette salle immense avec tous ces gens debout. Trop de mouvements, trop de circulation, trop de brièveté. Quand le premier ministre suédois répond, le bazar ne faiblit pas un instant. Je découvre que tout le monde pouvait parler à condition de lever la main et de retenir l’attention du président. Hum. De toute façon, c’est trop tard pour moi ! Enfin on vote. A bulletin secret électronique. On commence par un test qui amuse bien tout le monde. Il faut choisir entre cinq chanteurs d’opéra. Je vote Luciano Pavarotti et Jessye Norman. On plaisante. Tout à l’heure ce sera la soupe à la grimace car il s’agit d’éliminer des candidats. Cette buse de Martin Schultz, le lamentable chef de la social démocratie, intervient et ensuite un autre qui demandent des précisions puériles que tout le monde avait compris avant qu’ils ouvrent la bouche. Bruits, rires. On passe donc au vote test proposé pour nous instruire dans l’art de manier notre pupitre de vote. Résultat : Luciano Pavaroti élu ! Encore des interventions pour demander des précisions. De nouveau Martin Schultz nous rappelle que ce n’est pas le vote réel. Rires. Le président parle à présent un italien délicieux à entendre après cette cure de polonais ! Pour nous le piège est de voir notre candidature explosée par les compétitions sauvages entre candidats pirates de droite car il y a multitude de candidatures sauvages.  Voyons ! 696 votants, deux nuls. Notre candidat passe ? Non ! On va déjeuner ? Ah non ! Il y a un deuxième tour pour trois sièges. Il est deux heures moins le quart ! Le président veut reporter à quinze heures ! Clameurs d’indignation dans la salle. Bon, on vote maintenant. Applaudissements. Ca vire à l’ambiance potache cette séance ! Je vois que notre candidat est numéro deux sur la liste à l’issue du premier tour. Mais quand on lit l’écran de vote il n’y a pas la moindre référence au parti des candidats. Juste des noms. On suit la liste des consignes de vote du groupe auquel on adhère.  Les assistants circulent dans les rangs. Bonjour le secret du vote ! Nous, à la GUE, on bloque notre vote sur un seul nom pour faire la différence si possible. Ca s’appelle, je crois, le vote à la polonaise, non ?  Troisième tour ! A la majorité simple précise le président ! Ah ! Deux votants de plus ! Ah c’est fait : notre candidat est élu ! Hé ! Hé !

PREMIERE INTERVENTION : HONDURAS
Cet après midi je fais ma première intervention en séance. Ce sera en défense du président hondurien Manuel Zélaya ! Une minute de temps de parole ! Le ton de la Commission et du Conseil ne m’a pas inspiré confiance. Il n’était question que d’appel au calme, à la retenue « des deux côtés » et ainsi de suite.  Plus évanescent, tu meurs. Voici mon propos, tout frais sorti de ma bouche. « Monsieur le président, l'affirmation de nos principes pacifiques par des appels au « compromis » et à « la retenue » entre les deux parties du conflit en cours ne doit pas conduire à donner l'impression de renvoyer dos à dos le gouvernement démocratique du Honduras et les putschistes qui l’ont destitué. Car dans un tel cas la violence des insurgés qui luttent pour le retour du président est légitime et celle des putschistes est criminelle. La mobilisation personnelle des chefs d'Etat d'Amérique centrale et du sud pour soutenir le rétablissement inconditionnel du président  constitutionnel Manuel Zelaya montre que tout le continent veut en finir définitivement avec la période des coups d'Etat et des dictatures. A la suite de la décision unanime de l'ONU et des décisions de l'ensemble des organisations régionales de coopération, l'Europe doit prendre sa part de ce combat historique. Car il s'agit d'un combat et non d'un arrangement. L'Europe doit interrompre toute relation et négociation, de tous ordres, politique et commercial, avec le régime factieux et exiger le retour inconditionnel du président Zelaya. L'Europe doit également demander au gouvernement de Monsieur Obama que les USA interrompent eux aussi leurs relations commerciales et militaires avec le régime factieux. Ainsi nous montrerons-nous conformes aux principes que nous évoquons souvent pour en exiger des autres l'application. » Je peux dire que j’ai fait un tabac. C'est-à-dire que le président suédois  a dit exactement le contraire en résumant le débat. Pour lui il faut un « arrangement » entre les parties et le retour de Zélaya est certes « indispensable » mais il ne « suffirait pas à rétablir l’ordre constitutionnel ». Tel Quel. Ont suivi moultes bonnes paroles desquelles il ressort que les « négociations » prendront du temps. Sachant que le mandat de Manuel Zélaya s’achève dans six mois, on comprend où tous ces gens veulent en venir. Après ça inutile que je commente le débat précédent sur la Chine où se déversa un flot de stupidités bien pensantes d’autant plus arrogantes et néo colonialistes qu’elles émanent d’un continent en proie lui aussi aux émeutes urbaines et prodigue en traitements inhumains à l’égard des minorités et des immigrés. Vérité intransigeante pour la Chine devient relative pour le Honduras. Evidemment c’est une comédie. Juste une comédie. Pas drôle. La séance est close après cela. Ma journée a commencé à cinq heures quarante cinq ce matin pour enregistrer à six heures quarante cinq la matinale de RTL avec Marc Tronchot. Puis j’ai enchainé par un rendez vous à la gare avec Olanta Humala le leader du parti national Péruvien que j’ai ensuite conduit jusqu'à son accueil devant une délégation du groupe GUE dans les murs de verre du parlement. A midi, j’ai fait un petit quelque chose avec la télé France Trois. Et d’un endroit à l’autre, entre deux temps assis sagement à mon banc dans l’hémicycle, j’ai été suivi par la caméra de « Public Sénat » qui est ma chaine chouchou compte tenu du fait qu’elle était ma voisine de bureau dans le Palais du Luxembourg. Tout à l’heure j’irai dîner avec les camarades du PG de Strasbourg. Et demain on recommence à neuf heures. Jour important pour moi. Je suis le candidat de la GUE au poste de vice président de la commission des affaires étrangères. Baudis aussi. Le sud ouest va être super présent à l’international, je pense …

93 commentaires à “Pluie de bons sentiments sur Strasbourg”

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  1. 11
    Gilbert dit:

    l’analyse que tu fais depuis quelques mois, se verifie au parlement europeen aujourd’hui:
    le pse donc le ps francais vote pour un ultra libéral : que ne ferait on pas pour un plat de lentilles , dans deux ans et demi, droites et gauches europeennes sauf le front de gauche et die linke et d’autres mais lesquels? voteront pour une alternative: un social democrate allemand ,qui gouverne avec une chanceliere de droite!
    decidement , le ps est mal barré et va finir comme le parti radical francais: rien ,
    pardon une poignée de vieux barbons qu’on écoute plus.
    tout ca pour ca ? ps qu’as tu fais de mes votes depuis bientot 40 ans!

  2. 12
    jennifer dit:

    Micheletti a dit qu’il est disposé à renoncer à la présidence du Honduras pour qu’il y ait la paix et la tranquillité dans le pays mais à la condition que Zelaya ne revienne pas dans le pays.
    Si c’est la décision du peuple hondurien a-t-il ajouté.
    De son côté Zelaya a annoncé son retour imminent.

    http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php?act=ST&f=41&t=102643

  3. 13
    Pulchérie D dit:

    La grippe asiatique, qui a sévi dans le monde, dans les années 1957-58, était bien plus grave que cette pandémie-ci,au point de vue des complications. Et pourtant, dans nos pays occidentaux, il ne semble pas eu de signes de déorganisation.
    Il est vrai qu’à cette époque, les postes étaient bien pourvus, et le remplacement
    facile à faire. Avec l’émondage des services publiques, comme les services postaux où sévit un taylorisme imbécile, il se pourrait que quelques absences puisse entraîner la pagaille. Cette grippe pourrait être une preuve de plus de la fragilité nouvelle dont souffrent nos pays hyperlibéraux

  4. 14
    brigitte (PG en Moselle) dit:

    Hier matin, en arrivant à Strasbourg, le tram passait devant le Parlement, nous avons croisé une manif des plus intéressantes. Des curés, des bonnes sœurs (bonnes? vraiment? voir…), des hommes et aussi malheureusement des femmes, propres sur eux, équipés de croix blanches, de missels, de photos format poster d’embryons et de fœtus, bref, toute la panoplie des anti-IVG, juste là, devant le bâtiment. Curieux moment… Curieuse impression aussi, de rétropédalage. Curieux téléscopage, au lendemain de l’élection surréaliste de ce polonais à la tête du PE. Un qui a dû largement cirer les pompes de son compatriote, le grand ayatollah des cathos. Un humaniste, un progressiste, un féministe, on n’en doute pas! Avec ce type-là aux affaires, on est tranquilles: les irlandais vont bien finir par dire oui à Lisbonne, pourvu qu’on leur accorde quelques dérogations en matière de droit à disposer de son corps. Mon cher camarade, il y a du boulot pour les défenseurs de la liberté. Bon courage!

  5. 15
    Nipontchik dit:

    1 exemple de planification écologique, la France a du retard:

    « Turkménistan: un immense lac artificiel créé dans le désert du Karakoum
    21:22 | 15/ 07/ 2009

    ACHKHABAD, 15 juillet – RIA Novosti. Un vaste lac artificiel baptisé Altyn Asyr (Age d’or) a été inauguré mercredi à Ak Iaïla (Étendues blanches), au centre du désert du Karakoum, au Turkménistan, en présence du président Gourbangouly Berdymoukhammedov, rapportent les médias locaux.

    Long de plus de 100 km et large d’une vingtaine de kilomètres, le réservoir artificiel situé dans la dépression de Karachor (Sel noir) est destiné à recevoir les eaux de drainage de toutes les régions turkmènes, qui étaient jusqu’ici déversées à proximité des oasis du Karakoum provoquant une dégradation de la situation écologique.

    A présent, les eaux de drainage seront évacuées vers le lac Altyn Asyr d’une contenance de 132 milliards de m3, par des tuyaux dont la longueur totale dépasse 2.650 km. Le sable et les plantes aquatiques du lac artificiel permettront d’épurer l’eau et de la réutiliser pour l’agriculture et l’industrie.

    Ce projet pharaonique a été lancé en 2000 sous le premier président turkmène Saparmourat Niazov, surnommé « père des turkmènes ». Son coût dépasse 4,5 milliards de dollars. « 

  6. 16
    Michel D. (PG11) dit:

    Plutôt démoralisant : sur Marianne2 :
    « Aix-en-Provence, le labo du PS avant les régionales ?
    Jean-Claude Bouildé – Marianne | Mercredi 15 Juillet 2009

    Le premier tour des municipales d’Aix en Provence la semaine passée à déjà mis sur la table nombre d’enseignements à prendre avec précaution : la résistance de l’UMP, le score en demi teinte de la gauche, l’explosion de la bulle verte et l’effondrement du Front de gauche. Explications.
    (…)
    La bulle verte se dégonfle, le Front de gauche se ramasse

    Forts de leur score aux européennes, les Verts se sont positionnés pour partir à l’assaut des régions. Une gourmandise qui ne laisse pas indifférent au Parti socialiste qui cherche de nouveaux alliés pour minimiser l’impact électoral des écolos. La solution trouvée à Aix et qui circule déjà depuis plusieurs mois dans les couloirs de la région PACA et dans l’entourage de son Président, c’est l’alliance au premier tour avec le Modem, une façon de tordre le coup aux concurrents direct (Verts et Front de gauche). Une solution aussi qui permettrait d’envisager de conserver les régions en ralliant l’électorat centriste qui faisait autrefois une force d’appoint pour la droite.

    L’exemple d’Aix-en-Provence est sur ce point révélateur. En l’espace d’un mois, le score des Verts sur la ville d’Aix-en-Provence a été divisé par deux passant de 21,64% à 11,34%. De quoi rafraîchir les ardeurs des apôtres de la lutte contre le réchauffement climatique. Quant à la gauche alternative incarnée par le Front de Gauche, totalisant 8% aux dernières européennes sur la ville, pronostiqué à plus de 10% par Opinion Way toujours aussi bien inspiré, il tombe de haut : 4,21%. Un échec qui se passe de commentaires. Signalons enfin que la participation n’y est pas pour grand-chose dans cette redistribution des cartes, elle était de 40% aux européennes de juin 2009, elle est de 44% aux municipales de juillet.
    (…)  »
    Heureusement des internautes corrigent le tir par leurs commentaires et précisions !

  7. 17
    Carol DEBY dit:

    Cher Parlementaire,

    Je vous suis infiniment reconnaissant de nous permettre d’avoir quelques renseignements objectifs sur les actes du Parlement européen. Ces premières impressions me confirment que le rôle de cette respectable organisation est fort réduit et que celle-ci permet, par ses généreux entérinements, de donner aux décisions de la toute puissante Commission un aspect démocratique. Je rappelle aux lecteurs que cette Commission est composées de membres nommés sans consultation populaire. A moins que Bilderberg et que « The Round Table of European Industrials » puissent représenter la volonté du Peuple.
    Nous comptons que les parlementaires appartenant à la vraie gauche soient là pour exprimer cette volonté, même si au début cela ne semble rien changer. Patience.
    Je connais certains parlementaires socialistes belges qui, fin 2004, faisaient des exposés de propagande en faveur du traité giscardien, de joyeuse mémoire, et qui prônaient , à l’instar
    de la sémillante Rigolène, un OUI, mais de combat (ces baratins ne servirent à rien, puisqu’il n’y eut pas de référendum en Belgique). Un oui de combat ! non mais… !. Une parlementaire de ce groupe est venue plaider sa triste cause dans une assemblée très fermée, à tendance philosophique, pleine de socialistes, où nous étions trois, dont une amie qui connaissit bien la liste d’arguments de refus établie par Jennar. L’assemblée, plus ferrée en épicurisme qu’en logique socialiste, se laissait convaincre par le bagout insipide de la parlementaire. A la fin, nous répondîmes, et c’est notre amie qui soutint la controverse la plus meurtrière. La parlementaire avait pour tactique de se réfugier derrière l’argument du « machisme » ; elle était bien mal tombée. Vous la rencontrerez certainement dans le groupe des parlementaires belges se disant « de gauche ».
    L’anticommunisme dont vous parlez est devenu un mal répandu dans toutes les classes de la société européenne. Ma femme de journée, qui n’a d’autres délassements que la télévision, m’a demandé il y a peu si vraiment la Russie actuelle était pire que celle de Staline ! Elle n’avait pas remarqué , sous l’avalanche des lamentations au sujet de la mort d’un chanteur, qu’un coup d’état avait frappé le Honduras.
    Actuellement, Internet est répandu dans toutes les couches de la société belge, mais ne sert qu’à alimenter la fringale de jeux ou de chansons à télécharger. Il faudrait des moniteurs pour leur apprendre à interroger leurs engins sur les choses citoyennes.
    L’édification d’un bastion réellement de gauche, au Parlement, pourra peut-être lui donner plus de puissance et de désir d’affirmer sa liberté.
    Je me permets de suggérer un premier point : exiger la nomination de commissaires élus démocratiquement.
    Merci encore de votre dévouement, cher ex-sénateur, et mes meilleurs encouragements.

    Carol Deby, Liège

  8. 18
    toto dit:

    Montreuil, si proche de nous pas si loin de Bruxelles.

    http://jesigne.fr/pourjoachimgatti

    On te voit Sarko même si tu nous crève les yeux comme à Joachim!!

  9. 19
    BA dit:

    Octobre 2009 : en France, le bordel sera généralisé !

    Le plan de bataille a été dévoilé en détails mercredi 15 juillet par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Le gouvernement a monté d’un cran supplémentaire son dispositif de lutte contre la grippe A/H1N1, dans la crainte d’une épidémie à l’automne ou même avant.

    94 millions de doses de vaccins ont été commandées auprès de Sanofi-Pasteur, GSK et Novartis. Ces contrats, qui représentent 1 milliard d’euros, comportent une pré-réservation pour 36 autres millions de doses.

    1. Les populations à risques vaccinées en priorité.

    Dans un premier temps, il faudra sélectionner qui sera vacciné avec ces doses, et qui ne le sera pas. Le gouvernent est en train de définir la stratégie vaccinale et les personnes « particulièrement exposées » ou à « risques ». Ainsi, ce sont les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d’une affection de longue durée, les femmes enceintes, les enfants de moins de un an – sachant que le vaccin aurait une autorisation de mise sur le marché à partir de 3 ans -, et les jeunes de moins de 18 ans qui devraient bénéficier des premières doses. Mais la ministre a répété que l’objectif était « de proposer la vaccination à l’ensemble de la population ».

    2. Mobilisation des généralistes.

    Avant même la livraison des premiers vaccins, le dispositif de prise en charge des malades va mobiliser les médecins libéraux à partir du 23 juillet. « Les médecins généralistes seront au centre du dispositif », a souligné Roselyne Bachelot. Le SAMU-centre 15 reste en place, mais il sera destiné à prendre en charge les cas graves et les enfants de moins d’un an. A cette même date, les pharmacies délivreront sur prescriptions médicales des masques anti-projections gratuitement. Elles délivreront également les médicaments antiviraux (type Tamiflu), toujours sur prescription médicale, et qui seront remboursés par l’Assurance maladie.

    3. Fermeture des écoles, des lieux publics et rationnement.

    En cas d’épidémie, plusieurs mesures drastiques pourraient ensuite être mises en place. Les écoles seraient fermées si des élèves sont touchés et des cours seraient diffusés sur France 5 ou France Culture ou par le CNED si le nombre de fermeture d’établissements devenait important, écrit Le Parisien.

    Dans les magasins, des vigiles pourraient être déployés pour éviter les pillages et organiser un éventuel rationnement. La livraison à domicile pour éviter les contaminations en magasins est aussi envisagée, peut-on lire dans Le Parisien.

    Les salles de concerts, cinéma et les restaurants attendent les décisions gouvernementales, mais la plupart des patrons ont déjà mis en place un plan d’action, distribué des masques et décideraient d’une fermeture au public en cas d’explosion du nombre de cas.

    Dans les stades, les matchs pourraient se dérouler à huis-clos. La Ligue de Football prévoit même de reporter plusieurs journées de championnat en cas de besoin.

    4. Les transports, les entreprises et le courrier au ralenti.

    La circulation dans les transports en commun de la RATP devrait rester normale, même en cas de forte épidémie, écrit Le Parisien. En revanche, la SNCF réduirait son trafic en cas de passage au niveau maximum d’alerte, avec une priorité pour les grandes lignes et les transports de marchandises essentiels (énergie et nourriture). A La Poste, le courrier ne serait plus remis en main propre mais simplement déposé dans les boites aux lettres. Sa distribution pourrait être limitée voire suspendue lors du pic de l’épidémie, poursuit le quotidien. Dans les entreprises, des missions prioritaires ont été définies et continueront d’être assurées. Le télétravail sera développé.

    5. Vaccination dans des centres dédiés.

    La livraison des vaccins va s’échelonner du mois d’octobre au mois de janvier si les rendements de production « sont satisfaisants », a ensuite précisé la ministre de la Santé. La vaccination sera prise en charge par le système d’assurance maladie, mais sera réalisée dans « des centres de vaccination ».

    L’Institut de Veille Sanitaire recensait mercredi 15 juillet six cas de grippe nécessitant une hospitalisation, dont trois sont sortis de l’hôpital, concernant des patients âgés de 14 à 70 ans. Parmi eux une adolescente de la colonie de vacances de Megève hospitalisée mardi soir pour pneumopathie. « Elle va très bien », ont précisé ses médecins. Pour l’heure, la situation est « toujours en faveur d’une circulation existante mais encore limitée du virus sur notre territoire », mais elle « susceptible d’évoluer très rapidement » a conclu la ministre.

    http://tf1.lci.fr/infos/sciences/sante/0,,4473192,00-tout-sur-le-plan-d-urgence-pour-la-france-.html

  10. 20
    Georges dit:

    Bonjour les amis, de mieux en mieux notre blog, en plus mieux bien comme dit mon petit fils
    Bonjour Jean Luc,
    C’est vrai Bruxelles c’est la porte à côté, enfin pas loin, il va falloir s’ habituer de te voir un peu plus loin que le territoire national .

    Il se peut que je n’ ai pas suffisamment apporté d’ attention à l’ information mais dans les mails que je reçois tous les jours, un m’ informait que le groupe auquel nos 5 Députés Européens s’ étaient rattachés est de 35 membres soit 5% de l’ assemblée européenne ; donc Notre Groupe . Sachant que notre groupe a présenté une candidate de Notre Groupe à l’ élection de la Présidence de cette Assemblée Européenne et que 87 députés européens ont accordé leurs suffrages à notre Candidate, sachant qu’elle était la seule candidate à s’ opposer au candidat de notre opposition ; ma question est qui sont les 52 autres égarés ?:

    QUI sont les 52 autres ?; merci de me faire grâce d’une liste nominative, les étiquettes me suffiront .

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