28juil 09

Nouvelle édition relue et augmentée le 31 juillet d'un paragraphe concernant une brève du Canard Enchainé.

Un voyage imprévu me tient pour six heures au total dans le train, aller et retour. Entre les deux je serai au cimetière. La mort en effet ne prend pas de vacances. Je note seulement qu’elle semble plus distraite aux beaux jours, si bien qu’elle semble faucher davantage à l’aveuglette. Et cette fois ci je crois qu’elle s’est encore plus lamentablement trompée d’adresse qu’a bien des occasions auparavant.

Alors, un enchainement d’idées sombres me fait voir toute chose par le bout où elles se délitent et se dispersent. Les paradoxes de la mort vont leur chemin. Je vérifie que l’absence définitive commence par une présence, en souvenir, plus brulante que toute réalité. A sa façon la mémoire est plus forte que la mort. Le train a démarré à six heures dix sept depuis Aix en Provence. C’est l’heure où « blanchit la campagne ». La splendeur du jour effacera les lambeaux de nuit qui me colle à l’esprit, c’est certain. A présent ce sont les merveilles de la Provence qui passent à la fenêtre. J’ai feuilleté la presse tout à l’heure, pour la première fois depuis plusieurs jours. Tout est métaphore des abimes de perplexité où cette mort soudaine m’a précipité. Je vais donc parler des corps souffrant notoires. Le président de la République, le Parti Socialiste.

 RECONFORTS OSTENTATOIRES

Un accident de santé du président de la République, bénin disent les médecins, occupe l’espace médiatique. C’est bien normal. Le souffrant tombe de bien plus haut que de sa taille. Dans un autre contexte, je n’aurai rien à en dire sinon pour exprimer les sentiments d’humanité en usage pour la circonstance. A ce propos, je note perfidement que l’expression publique de tels sentiments en modifie cependant la signification. Un mot de réconfort s’adresse à celui qui est en état de le recevoir comme tel. Si mon pire ennemi me souhaitait publiquement bonne santé, il est peu probable que j’apprécie vraiment. Je le soupçonnerais même de se procurer à peu de frais de la bonne image sur mon dos. Si je voyais la chose autrement, alors, c’est que celui-là ne serait pas vraiment mon pire ennemi. Je dis tout cela en général et de façon abstraite, car je ne me connais pas un tel ennemi. Cependant pour prolonger ce raisonnement je me dis : la seule élégance que j’attendrais de lui finalement c’est qu’il veuille bien se faire discret et attendre mon rétablissement pour reprendre le combat. Cela signifie qu’un mot de réconfort sincère tient compte des conditions dans lesquelles celui à qui il est destiné va le recevoir. Non ?  Voici ma conclusion acide. Rendre publique une telle démarche me semble davantage destiné à sa propre valorisation qu’au réconfort de l’autre. Après cela, j'ai encore autre chose à dire.

NEVROSE DE TRANSPARENCE

C’est d’ailleurs à quoi je voulais venir en abordant ce sujet. En effet, ici et là, on lit et on entend d’aucuns, et non des moindres, réclamer « davantage de transparence » à propos de la santé du Président de la République. Le malaise selon le journalissime « Le Monde » serait surtout celui que nous ressentirions à ne pas savoir au juste de quoi a vraiment souffert le Président. Evidemment ce serait là une de ces manifestations de « l’exception française » qu’abomine par-dessus tout l’organe central de référence. Cette histoire de transparence est évidemment un refrain bien partagé du monde médiatique. La transparence serait le vestibule de la vérité. On passerait de l’une à l’autre sans en être odieusement empêchés, comme ce serait le cas aujourd’hui, par le fait que les informations sont données par d’autres que les professionnels de l’information éthique, indépendante et vérifiée  que l’on connait. Je ne m’étends pas sur le corporatisme en béton armé qui, dans ces conditions, soutient la revendication de transparence ainsi formulée. Dès lors, pour moi,  l’exigence de transparence n’est que l’avant poste d’une autre revendication. Car, bien sur, aucune information "officielle" ne serait jamais admise comme telle par les professionnels de l’information. Il leur faudrait encore « vérifier » comme chacun sait qu’ils le font en permanence avec soin et scrupule. Revendiquer la transparence, c'est en fait revendiquer un pouvoir inquisitorial sur les personnes faute d'en avoir sur la politique qu'elles mettent en oeuvre. De notre côté, nous, les humbles récipiendaires de l’information « vraie » ainsi établie, que pourrions-nous apprendre de cette façon qui implique notre devoir de citoyen ? En fait rien. Absolument rien. Quoiqu’on nous en dise nous ne serions en état de rien faire. Heureusement. On imagine ce que donnerait une évaluation des capacités d’agir du chef de l’état à partir d’une investigation médiatique de cette sorte ? Quel formidable pouvoir arbitraire! Pensons-y au cas particulier qui revient sans cesse sur le tapis : le cancer de François Mitterrand. Détecté dès le mois de juin 1981, parait-il, selon les déclarations du médecin déchu qui eu à en connaitre. Comme cette information aurait été précieuse en plein débat sur les nationalisations ! Un bon débat sur la prostate du président et, par extension, sur son aptitude à gouverner aurait donné un relief tellement saillant aux questions posées ! J’imagine quels changements formidable cela aurait apporté aux manifestations de droite où l’on entendait crier « Allende on t’a eu, Mitterrand on t’aura ! » Sans compter qu’on aurait pu harceler le récalcitrant à longueur d’année, à chaque crise, à chaque débat tendu. « L’indemnisation des nationalisées ? La prostate, vous dis-je ! » « L’école privée ? La prostate bien sur ! » La prostate on le sait est suffisamment bien placée dans le corps d'un homme pour ajouter une part d'humiliation supplémentaire à la comédie dégradante qui se serait orchestrée. Qu’on se souvienne de ce qui se publia, articles et croquis à l’appui, quand le président subit une intervention chirurgicale à cet endroit en 1992. Un paroxysme de transparence et de réalisme ou le bon gout céda bien sur le pas, contraint et forcé, au « devoir d’information et de transparence ». Pour quel résultat ? Aucun. Heureusement! Sinon la pudeur du malade offensée et celle de ceux qui l’aimait blessée. Caricature ? Bien sur. Un peu. Juste ce qu’il faut pour faire réfléchir à propos des pseudo-évidences de notre temps. La transparence sur la santé des responsables politique est le nom du pouvoir qui serait donné à ceux qui s’en feraient les vigiles. C’est aussi le nom de la déshumanisation de la personne politique transformée en « chose publique », en deçà de toute dignité humaine, au-delà de toute raison politique. On veut une preuve de plus? Que l’on se reporte à ce que dirent en leur temps les hautes autorités médiatiques de notre pays après l’accident cardiaque dont souffrit Jean-Pierre Chevènement. Au mieux nous étions invités à préparer nos formules de condoléances. Au pire à compatir à son état définitivement légumineux. Ce que je dis se vérifie à la lecture des archives de l’époque. Pour finir, le légume revint à son poste exigeant de ministre de l’intérieur et le cher défunt trouva assez d’énergie pour mener rondement une élection présidentielle. Les fossoyeurs ne furent pas les payeurs. Evidemment. On attend toujours l’auto critique. En réalité, la transparence est un prétexte dans la lutte que se mène les pouvoirs dans les sociétés de notre époque. Bien sur, la transparence a bonne côte dans le public. C’est une demande porteuse. Toutefois, sans être un as de la psychologie, chacun sait qu’en grattant un tout petit peu, on ne trouvera en faveur de cette transparence que des motivations discutables. Beaucoup de voyeurisme surtout. On l’avait deviné. Mais ne perdons pas de vue l’épaisse couche d’auto suffisance qui s’y ajoute. Il repose sur les certitudes empiriques qui ont la faveur de ce temps. « On verra et alors on saura », rien que d’avoir vu ! Le monde est devenu le royaume des saint Thomas. Je crois seulement si je vois ! Et son inverse : si je vois seulement alors je crois. Mais comment m’assurer de ce que je vois ? Comment confier à mes sens le soin de reconnaitre la vérité ? Ce problème philosophique qui occupe vingt ou vingt cinq siècles de discussions, a fondé la démarche des Lumières, et nous a enjoint l’exigence d’une méthode pour penser, dont les instruments sont sans cesse remis en cause par les avancées de la science et l’accumulation individuelle d’expériences. Euréka, tout ce fatras préhistorique est réglé depuis peu, définitivement. Grace à la « transparence », mère de toute vérité. En fait, si l’on y regarde bien, la transparence est une obsession de névrosé. Aucun être ne se construit en transparence avec les autres. C’est impossible sinon au prix d’un refoulement qui mènerait la conscience tout droit au colla pse ! La part d’ombre, la pudeur, l’existence d’une intimité incompressible, la distance et le quant à soi, la pratique de l’oubli, sont radicalement indissociable de la plénitude de l’état de conscience. Ainsi cette histoire de transparence est une fumisterie à toutes les échelles auxquelles on peut prétendre qu’elle s’applique. Rien ne nous dispensera de devoir penser avec méthode. Jamais la politique d’un homme ne sera résumée par l’état des ses organes. Jamais n’existe un angle sous lequel la réalité se donne à voir toute nue et parlant d’elle-même sans qu’une interprétation n’interfère.

EVIDENCES ET ECHELLES

Cela est vraie des affaires humaines comme de la plus évidente réalité matérielle. Tout est affaire d’échelle à laquelle on observe. Et l’échelle dépend de l’objectif poursuivi. Il n’existe aucun niveau de réalité qu’il suffise de regarder pour comprendre ce qu’il est. Par exemple on connait cette question simple: quelle est longueur de la côte provençale ? Réponse ? « Ca dépend ». Pourtant on pourrait dire que cela va de soi et qu’il suffit de mesurer. Mais mesurer comment ? Si l’on fait le tour de chaque caillou, le résultat ne sera pas le même que si on fait le tour de chaque rocher et ce sera encore différent si on ne fait le tour de rien. Vu ? Cet exemple extrême n’intervient que pour montrer l’étendue du problème que les rustres prétendent régler avec leurs pseudos évidences comme celle que serait la transparence comme observatoire de la vérité. « Mais, protesterait un sophiste du genre de François Hollande, tu préfèrerais l’opacité ? ». On se doute de la réponse contenue dans la question. « Non, bien sur ». « Donc, tu es toi aussi pour la transparence ! » triompherait aussitôt l’acrobate des mots. « Oui, rétorquerai-je penaud. » Puis je refermerai le piège de mon apparente acceptation : « Mais pour voir quoi, en « toute transparence ? ». » « Voir si le chef de l’Etat est en mesure d’accomplir sa fonction » tenterait le joueur de bonneteau sémantique. Vaste question. Ce que signifie exactement l’aptitude d’un homme de pouvoir à exercer ce dernier dans des conditions raisonnables est une question extrêmement délicate à trancher. Disons même que c’est l’objet du débat démocratique. Mais passons sur ce détail et restons-en à l’apparente évidence de la question. Supposons donc que le chef de l’Etat soit absolument incapable de remplir son mandat, pense-t-on que les médecins parviendraient à le cacher ? Combien de temps ? Et pourquoi diable la ribambelle de prétendants qui tournent en soupirant d’impatience autour du tombeau vide en attendant qu’il se remplisse, tairaient-ils une telle information ? Encore n’ai-je pas supposé un instant que qui que ce soit ai assez de conscience civique pour donner l’alerte. Car tout le monde sait bien que l’honnêteté et le sens des responsabilités n’existe ni en politique, ni en médecine, ni nulle part en général hors des précieuses altitudes où règnent les pontifes intraitables de la transparence. Voila pour la controverse quant au fond des arguments implicites qui semble donner à l’exigence de « transparence » sa force d’évidence. Usurpée. Finissons par la part d’humanité que cette prétendue méthode de poursuite de la vérité nie chez celui qui en fait les frais.

NICOLAS SARKOZY EST-IL UN ETRE HUMAIN ?

Si l’étalage public des observations des médecins et le droit d’investigations qui serait reconnu aux enquêteurs médiatiques s’appliquaient alors même qu’ils ne servent à rien, il ne faut pas en conclure que ce serait en quelque sorte sans conséquence. Je n’en retiens qu’une ici. Le droit d’une personne au secret médical. Ce secret serait aboli dans ce cas. Le droit qu’en a Nicolas Sarkozy n’existerait plus. Pourquoi ? Quel est cet espace nouveau ainsi créé ou un droit universel cesserait de s’appliquer ne fut-ce qu’à une personne ? Comment une conscience de gauche peut-elle admettre un tel régime d’exception alors que le principe fondamental de gauche est que les droits légaux sont universels ? Devrions-nous être d’accord avec cette singularité au motif qu’elle s’applique à notre principal adversaire politique ? Que resterait-t-il de nous après cela ? Si Nicolas Sarkozy est un être humain, alors il doit bénéficier de la reconnaissance des mêmes droits que nous réclamons pour nous-mêmes. En dérogeant à ce principe nous concéderions davantage que ce qu’il nous prendrait de lui-même du fait de son orientation politique. Puisque Nicolas Sarkozy est un être humain et qu’il est assez conscient pour sortir dans la rue la main dans la main avec son épouse, la seule chose que nous puissions faire est d’en tirer des leçons pour nous-mêmes. Elles pourraient utilement l’inspirer lui aussi. Disons-nous qu’il n’est pas raisonnable de courir sous le soleil de midi à cinquante quatre ans. Et même si l’on plus jeune, ce n’est pas raisonnable non plus. Et même, juste pour faire du badminton au camping, ou du volley sur la plage. A supposer que faire du sport sans y être obligé soit raisonnable.

DU DANGER DE LA JOIE A PROPOS DU MALHEUR DES AUTRES

Fouiner dans les draps des malades, même bénins n’est donc pas raisonnable. Ce qui n’est pas raisonnable non plus c’est d’enterrer les vivants. Bonjour la saoûlante chronique mortuaire permanente qui entoure à présent le PS. Là encore soyons méthodique. Le diagnostic de « coma dépassé », de « mort clinique » prononcé par tant de caciques socialiste ne doit rien à la science et tout à la politique active. Ils ne déplorent pas, ils souhaitent. Ceux qui tapent sont ceux qui veulent la fin du PS par d’autres moyens, plus radicaux, plus définitif que ceux utilisés jusque là. Mais sur le fond, concernant l’orientation proposée ou plus exactement « suggérée » qu’est-il dit ? Rien d’autre que ce qui est engagé partout en Europe et qui conduit à la liquidation de la gauche. Tout est pervers dans ce jeu d’ombres. Je ne pointe ici qu’une question qui me préoccupe. Rien de tout cela, je veux dire le sabordage du PS ne correspond à l’intérêt de la gauche à cette heure. Le projet qui nous a animés en créant le Parti de Gauche, quelle que soit la profondeur des divergences avec le PS des oui-ouistes, n’a jamais été sa pulvérisation. Là où elle se produit, quand elle se produit, elle ne libère aucune force active pour la gauche. Le socle social bobocrate de l’actuelle nomenclature socialiste et de son électorat reste très éloigné des questions sociales qui sont l’enjeu du moment politique. Son adhésion aux thèmes de l’écologie politique reste elle aussi très formelle et ne dépasse pas le stade de l’anxiété de posture et de la dénonciation verbale. L’égoïsme et la tartuferie de ces milieux ne sont contrebattu d’aucune manière par un contre modèle politique de gauche. Nous n’y sommes pas audibles. Le décervelage est très avancé. Et quand la banquise des habitudes du vote socialiste se dissous dans la mer de l’abstention et de la mode électorale ce n’est pas au profit de la gauche de transformation sociale. Ce constat n’est pas à reprocher aux socialistes. La cause est entendue avec eux. Ils en sont absolument et durablement incapables. Tout ce que nous pouvons attendre d’eux c’est qu’ils gèlent le plus longtemps possible cet électorat. Sans l’entrainer plus à droite qu’il n’y est déjà disposé. Jusqu'à quand ? La gauche de ce parti a cessé d’exister de manière autonome. Elle n'est plus politiquement détectable. Pratiquement, humainement et idéologiquement. Elle n’est pas une rescousse envisageable. Il est donc de notre intérêt bien compris que tout ce bric a brac nommé PS tienne, fusse par la peinture des murs. Jusqu'à ce que nous soyons capables de faire passer la relève aux catégories sociales qui sont intéressées au changement profond que le moment réclame et que nous visons. Cela signifie que le principal problème à gauche ce n’est pas le PS, aujourd’hui. Encore une fois, la cause est entendue à son sujet. Le principal problème c’est nous. Nous, l’autre gauche. Comment construirons nous une force d’entrainement majoritaire ? Je ne parle pas seulement du système d’alliance qui en est la condition nécessaire. Je parle des mots d’ordre, des projets, des objectifs que nous pouvons faire partager par une majorité de citoyens qui aillent voter et se mobilisent encore ensuite pour les faire aboutir.  Mon intention est de dire que le rabâchage anti socialiste et la fameuse « schaden freunde », « joie à propos du malheur des autres » ne constitue pas une politique alternative à gauche. Attention à ne pas hurler avec les loups ! L’anti socialisme ne mène nulle part. La concurrence avec le PS n’est pas une fin en soi. Le recul du PS n’est pas un objectif à soi seul. Tout ceci est dit pour que nous acceptions enfin de prendre notre place et de nous hisser à la hauteur des taches à accomplir. Bien sur, tout cela, dit en pleine vacances et à la sortie d’un cimetière, ne doit pas nous conduire à faire du sport pour oublier nos misères. Surtout sous le soleil de midi. Quand il y en a.

LE CANARD RECOPIE DES BETISES

Un commentaire à la suite de ce post m'a mis en alerte. "Le canard enchainé", nous débine. Horreur! Je ne l'avais pas encore acheté cette semaine! Je n'y manque pourtant jamais.La lecture du Canard Enchainé est un rite hebdomadaire qui maintient en forme. Elle entretient le bon gaulois qui dort (à peine) en chacun de nous, gaulois d’origine ou pas, c’est à dire ce mélange d’irrévérence, de pied de nez aux importants, de flingage tous azimut, et ainsi de suite, qui rendent ce pays fondamentalement ingouvernable autrement que par obstination.  Personnellement, je lis « le Canard » depuis que je sais lire, ou presque. J’ai senti comme un grand honneur de passer du statut de rieur à celui de sujet de rigolades et brocarderies. Je n’ai pas été méprisé. La seule critique d’un de mes livres jamais parue dans ces colonnes solennelles fut un essorage à sec, les caricatures m’ont toujours donné soit la joue bouffie soit le profil filiforme à mesure de mes abus et régimes. Je ne me plains pas. La gloire d’être fracassé par  « Le  Canard » me suffit. D’autres paieraient pour que « le Canard » les assassine. Mais il faut bien dire aussi que ça donne parfois les abeilles. La perfection m’est suspecte. Je trouve qu’elle sent le Tartuffe. Cette fois ci, je me pourlèche. Enfin la boulette ! La vraie. « Le canard », mon volatile préféré, le Zorro palmipède, l’insolent qui ne mord qu’à coup sur avec toujours une vacherie d’avance sous le pied, « Le Canard » en personne, est pris en flagrant délit de « Libération ». Hé ! Hé ! Libération : recopiage d’un argumentaire socialiste de droite en fiel concentré, abus biaisé de citation, citation de citation non vérifiée, mauvaise foi ostentatoire : la totale. Au cas précis il s’agit de la position qui m’est attribué à propos de l’élection municipale partielle d’Aix en Provence. N’importe quel lecteur peut s’y reporter puisqu’elle est toujours sur ce blog. Voici pourtant comment « Le Canard » en rend compte. Lisez attentivement. Vous pourrez faire la comparaison. Insigne privilège ! Car ceux qui liront « le Canard » et le croiront comme je le fais moi pour à peu près tout ce que j’y lis, y compris les vacheries à mon sujet, ceux là seront seulement trompés. Citation donc : « Jean-Luc Mélenchon est content de ne pas avoir donné de consigne de vote pour la municipale d’Aix en Provence (le nouvel obs 22/7). Motif : il ne voulait pas qu’une alliance des forces de gauche soit ensuite « cent fois citée comme jurisprudence partout ailleurs en soutien à d’autres combines aussi calamiteuses » L’union de la gauche se porte de mieux en mieux ! ». Je ne vais pas reprendre point par point ce tissu d’affirmations stupides. Je ne vais même pas rigoler de lire que « le Canard » fait une brève à partir d’une brève du Nouvel Observateur et de plus  sans aller vérifier la source. Pourtant, journalistiquement ça ne le fait pas beaucoup. Sans compter qu’on ne lit pas « Le Canard » pour y lire des ressucées du Nouvel Obs ! Celui qui va à Munich, vaut mieux qu’il aime la bière ! Celui qui lit le Nouvel Observateur ou Libération sait ce qu’il achète. Il est donc normal qu’il l’y trouve. La deuxième gauche moisie est en vente libre. A ce propos je recommande le papier hilarant du « Monde Diplomatique » intitulé « dix jours en mer avec trois astres de la pensée française » où l’on reçoit des nouvelles fraiches d’un grand délabré, l’indépassable Jacques Julliard, le petit Brejnev de la modernité social démocrate (je sais que cette blague n’est pleinement accessible qu’au personne de l’âge de Julliard). Bon. Donc passe que ce genre de journal, affublé de tels éditorialistes publient des sornettes rassurantes pour le boboland. Mais le « Canard » ! « Le canard », nooooon ! Pas « le canard », aussi ! N’empêche: il faut rectifier. Je vais donc juste ironiser sur le ton ordinaire du « Canard » lui-même. Donc, pour « Le Canard Enchainé », une alliance au premier tour du PS avec un olibrius dont la liste aux municipales de 2001 était intitulée « que la droite se lève » c’est l’union de la gauche ? Et l’alliance de ces deux là au deuxième tour avec un autre comique qui se déclare lui-même « co-fondateur de l’UMP » ? C’est l’union de la gauche ? Et quand j’approuve mes camarades de ne pas céder au grossier chantage pour les obliger à cautionner cette mascarade, je mets à mal « l’union de la gauche » ? C’est Jean Noël Guérini qui écrit les brèves à propos de Paca dans « le Canard » ? Ou seulement un de ses amis ? Jean-Noel a décidément le bras de plus en plus long.


436 commentaires à “De la transparence en matière de santé du président et autres fadaises”
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  1. jennifer dit :

    franchement je ne pense pas que Besancenot gagne 5000 euros par mois. C'est pas beau de dire n'importe quoi!

  2. dudu87 dit :

    Bonsoir à vous
    Ceux qui lisaient la presse communiste à cette époque doivent se souvenir!

    Exclusif. Les dossiers de la Maison-Blanche sur la France et ses présidents depuis 1958.

    « La consigne a été donnée à cinq ambassades françaises en Amérique latine de « s’activer contre la politique américaine en République dominicaine ». Voilà ce qu’un diplomate du Quai d’Orsay dévoile en mai 1965 à l’adjoint du secrétaire américain pour les Affaires atlantiques. Pendant quatre ans, Jean de La Grandville, responsable du Service des pactes et des affaires atomiques et spatiales qui voit passer tous les accords secrets, va in former au jour le jour la CIA sur la stratégie de De Gaulle. C’est par lui que les Américains vont apprendre que la France a décidé de quitter le commandement intégré de l’Otan. Les notes rédigées par la taupe du Quai d’Orsay figurent parmi la dizaine de milliers de documents inédits révélés dans « Des secrets si bien gardés », qui paraît le 9 avril chez Fayard, dont Le Point publie en exclusivité les bonnes feuilles. »
    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article341

    Maintenant, ils (les ricains) ont beaucoup mieux: Bilderberg, la Trilatérale...ect

  3. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    Moi aussi bien évidemment je te souhaite d'excellentes vacances si tant est que faire se peut. Fait bien attention. Les chiens sont lâchés.

    Jennifer, la République + le Socialisme = Jaurès. Notre objectif c'est de convaincre les Françaises et les Français.
    Si nous crions " Gauche" ou si nous gueulons " Socialisme " ou " Démocratie" ça ne portera pas comme nous voudrions que cela porte. Je l'ai vérifié autour de moi. Cela ne porte pas.C'est pourquoi, nous devons revisiter les cadres d'expressions démocratiques. La République est le cadre le plus évident à notre portée.

    La République n'est pas un habillage ou un packaging ! C'est le Cadre politique adéquat pour que nos idées y renforcent leurs positions et qu'elles aient l'assentiment du peuple Français. La matrice historique qui permet l'éclosion du politique.
    Nous devons converger encore au sein des matrices républicaines pour avancer. Le Socialisme a besoin d'un cadre pour pouvoir exercer ses prérogatives et asseoir ses nouveaux fondements.
    J'ai bien saisi que tes visions et vœux étaient d'échelle mondiale, mais cela ne parle pas au peuple Français et cela dilue nos forces que de se placer au niveau mondial. On peut le regretter, certes mais que voulons -nous ? Nier les faits ? La réalité telle qu'elle se présente aux yeux de la majorité ? Je ne crois pas.

    On ne crée pas sur de l'universel abstrait. On crée sur de l'universel concret, tangible. Le cadre républicain est l'héritage de 1789, il ne faudrait pas l'oublier. Les communards était pour la défense de la République contre l'envahisseur prussien et contre les traitrises et combine de d'Adolphe (!) Thiers. Nos amis, Les républicains Espagnols qui se battaient contre Franco se satisfaisaient parfaitement de ce cadre contre la monarchie et cela ne les dérangeait pas d'associer ce cadre à l'idéal socialiste ou anarchiste. La république est le cadre institutionnel, la démocratie participative peut dès lors se couler dedans et tel un mouvement vivant peut faire à son tour changer et faire évoluer le cadre contenant qu'est la République.
    Les Résistants devant l'occupant nazis étaient républicains avant que d'êtres soit communistes, socialistes ou Gaullistes. Le CNR est indissociable de la République. Alors bien sûr après, la Droite conservatrice et la SFIO colonialiste en ont détourné l'esprit, en ont fait un instrument à la solde de l'impérialisme capitaliste Français et ça là dessus ici sur ce blog nous serons sans doute tous à peu près d'accord il me semble sur cet infâme détournement. Mais on l'avait déjà vu dans l'histoire.
    C'est pour cela que la question est complexe. Moi- même j'ai évolué. Moi aussi, j'y voyais de la poussière, du formatage " pour que rien ne se passe " politiquement parlant dans la république française, jusqu'à ce que je comprenne que :

    1/ C'était la 5° République qui était morte pas l'idée de la République en tant que telle.

    2/ D'un point de vue de stratégie politique le cadre Républicain restait nécessaire pour convaincre du bien fondé de nos vues et nous devions accepter de ne pas laisser la droite en détourner les principaux ferments et la reprendre à notre compte comme cadre politique institutionnelle pour y faire vivre le socialisme du XXI Siècle avec toutes les possibilités sociales et démocratiques de la participation populaire.

    Se que j'avais pris pour de la poussière et de vieilles idées n'était que la captation de l'Héritage républicain PAR LA DROITE qui a détourné les finalités républicaines pour le plus grand profit de l'oligarchie nationale. Après en avoir dissolu les principes au niveau national, la droite s'est entiché de les dissoudre au sein de l'Europe libérale mieux à même d'en exclure tous les ferments à l'échelle du continent et du capitalisme planétaire. Une rédition complète en vérité de la République au profit de l'impérialisme capitaliste globalisé.
    Aujourd'hui englué dans les scandales financiers et la crise du néocapitalisme, la Droite se veut championne d'une 5 ° République mortifère et bonapartiste. Tout ce que la droite touche elle le corrompt ou l'éteint.

    Cette république là est morte et bien morte. La présidentialisation n'est que le signe bouffi d'orgueil de son arrêt cardiaque. Nous n'en voulons plus. Nous ne voulons plus de la 5° République qui exalte le gel de l'Histoire et infantilise les Français quand elle ne les frappe pas à coup de matraque, tasers, flash ball ou ne les enferme pas dans quelques prisons d'État.

    Ce n'est pas la République ça, Jennifer c'est un régime autoritaire qui se met en place. Il se romanise et s'réimpérialise nationalement, c'est pour cela qu'esthétiquement il devient pompeux et politiquement furieux. Des fantômes bling bling se croisent dans les palais et se méfient du peuple. Ils ont bien raison !

    Oui, il s'agit de bien comprendre la guerre qui est en jeu et c'est à nous d'avoir une longueur d'avance. Nous devons construire le nouveau cadre Républicain dans lequel pourront vivre nos politiques et l'élan démocratique véritable. Un corps social vivant pas seulement et uniquement lors de ces vastes cérémonies électorale processionnaires qui rythment un grand corps malade, mais bien une démocratie dynamique et agissante. N'ayant pas peur de remettre en cause tous les tabous libéraux et autres forfanteries.
    La 6° République n'est rien d'autre que cette insurrection démocratique qui vient.

    Bonnes vacances !

  4. Hold-up dit :

    @ Nipontchik

    Parfois, je me dis que vous êtes un robot. Mais non, vous semblez vivante.
    Vous insultez.

    A t- on vu des robots insulter ? Il suffirait il vrai, de la juste programmation pour cela.Mais j'ai décide de vous penser vivante.
    A t-on d'ailleurs vu des robots nostalgiques des totalitarismes ? En tous les cas eux, ils ne le disent pas.
    Vous par contre vous ne doutez pas. Ils vous arrive encore d'exalter ici la figure du commandeur Mao et vous ne faites aucun procès à l'histoire plus ou moins récentes, d'un " révolutionarisme détourné de ses vues initiales " qui ont mis sous le joug néoprussien bien des peuples et millions d'individus sous prétexte de les libérer de puissances étrangères.Ce qui n'était pas totalement faux, je vous l'accorde ô combien. Le prix fut payé. Un lourd tribu.

    Aujourd'hui après sa mue et la perte partielle de ses origines staliniennes, il est vrai que je ne goûte que très peu à la tyrannie néolibérale chinoise, que je vois plutôt comme une destinée commune et planétaire à venir si nous ne nous réveillons pas, où le néocapitalisme triomphant aurait su marier le marché à la dictature d'un parti unique. C'est pourquoi je préfère me faire de meilleures promesses.

    Me faire insulter tous les quatre matins par une Nipontchik qui a déjà, sur ce blog, exalté la dite " révolution culturelle chinoise " me laisse serein, c'est pourquoi j'ai décidé d'être Républicain.

    Me dire que je m'amuse avec la 6° République alors que la crise du capitalisme va nous balayer, et tandis que les USA vont s'écrouler économiquement et politiquement en octobre selon certaines sources d'informations US et européennes, comme si je n'étais pas au courant, me fait penser au pouvoir de la Gorgone qui sous prétexte de fasciner empêche d'agir, pour mieux tuer.

    Que vous dire de plus ? Rien. C'est évident.

  5. Hold-up dit :

    Article intéressant à lire :

    " Cet hiver, en plein mouvement social, Sarkozy annonce lors d'un sommet social une réflexion sur le partage de la valeur ajoutée et du profit et charge Jean-Philippe Cotis de pondre un rapport sur le sujet.
    Jean-Philippe Cotis, directeur général de l'Insee (il a succédé à Jean-Michel Charpin, limogé en octobre 2007 parce qu'il n'avait pas compris que les statistiques ne devaient être qu'un outil au service de la propagande gouvernementale), a rendu sa copie le 13 mai et sans attendre, Sarkozy demande aux syndicats et au patronat de faire des propositions, si possible ensemble, avec comme base de travail ledit rapport et comme date butoir le 15 juillet.
    Nous arrivons fin juillet, les propositions des partenaires sociaux ont été remises, séparément, et le moins que l'on puisse dire c'est que le sujet, pourtant d'une grande importance, ne domine pas vraiment l'actualité. "

    http://www.ufal.info/media_flash/,article,676,,,,,_Partage-de-la-valeur-ajoutee-carton-plein-pour-les-abonnes-absents-Et-pourtant....htm

  6. Georges PG dit :

    @160,
    Je suis d'accord avec toi Jennifer, c'est pas beau de dire n'importe quoi, c'est de la débilité infantile " Besancenot gagnerait 5000 euros par mois ?
    O;B ne fait pas parti de mes amis, mais j'ai beaucoup d'amis à NPA et plus encore dans la Gauche Unitaire de Piquet.
    Tout ça est proche de nous et quand on touche à nos amis c'est comme si on touchait à notre Parti de Gauche.
    Olivier Besancenot est un homme honnête d'une intêgrité intouchable qu'à plusieurs reprises on a essayé de salir, c'est avec des hommes comme lui que nous essayons de construite une société plus juste socialiste et républicaine et nous construirons dans l'Unité avec eux cette Société Nouvelle.
    Oui j'aime à dire et redire que nous réussirons le changement de Société sur une voie Socialiste que dans la mesure ou nous serons capable de laisser parler l'autre sans l'interrompre et que main dans la main, Unis, nous affronterons l'économie capitaliste, relisez Keynes, relisez Simon le prix nobel d'économie de 1947, ce qui est recherché dans ces modèles proposés, ce sont des Sociétés d'apparence humaine desquelles on ne lache que face à de durs mouvements sociaux, pour mieux reprendre derrière presque immédiatement

    J'ai lu dans les posts que certains se désespéraient de ne voir arriver un sauveur, un être que nous pourrions suivre et sans discuter, notre voie la seule qui vaille est Ni dieu, ni César ni Tribun.
    Il faut que dans le courant de l'année prochaine chaque adhérent soit capable d'exposer ce que veut le Parti de Gauche ; un language commun sur tout le territoire national, c'est ainsi que nous progesserons.
    "Si tu laisses parler ton coeur camarade tu es des notres, mais si ton discours transpire le calcul immediat de ce cela pourrait te rapporter, alors casse-toi ! ici il ni a pas de place pour toi".
    Moi aussi je pars en vacances; en Kabylie là ou il ya 53 je commandais un train d'Ambulances, la-bas on nous lit on pratique notre Blog, la-bas aussi on a besoin de Démocratie. Il y a quelques temps sur notre blog j'ai fait s'exprimer un Poète amazigh en français, d'autres s'exprimeront.
    "Vous savez ce que l'on dit de nous en Algérie : il faudra le mêditer c'est que tous ceux qui s'expriment en politique en France.sont des génies, la preuve est faite que nos amis sur l'autre rive on encore à apprendre à lire entre les lignes
    .
    Bonnes vacances Jenni et merci de m'avoir donné l'occasion de reprendre la partition au piano
    Amitiés à tous
    RG

  7. ermler dit :

    Est-ce que Nipontchik est une femme ?

  8. maxou dit :

    Bonsoir tous,
    Je suis désolé de m'immiscer comme ça dans vos conversations,

    j'ai lu presque tous les posts, et malgré ma grande ignorance j'ai essayé de réfléchir... hé oui ça m'arrive... puis je me suis posé la question...? et si demain matin en allant prendre mon café j'essayais de convaincre un grand nombre de personnes en utilisant toutes vos références.. que je ne conteste d'ailleurs pas...- hé bien franchement je crois vraiment que toutes les personnes.......tous les citoyens et ma main à coupé me demanderaient de quelle planète je viens ?
    En effet tout ce que vous dite est très documenté tous ou presque tous exactes ! Mais ma conclusion est que dans un cercle restreint, et avec des citoyens comme vous très cultivés ça marche.

    Mais revenons en au café....... demain si j'essaie, aussi bien au café avec me potes avec des clients ou marché le dimanche matin !
    Je peut vous affirmer que je me fait virer aussi sec!
    Maintenant il ne faut pas m'en vouloir, mais je suis certain de ce que je vous dit !
    Les citoyens sont beaucoup plus simple que vous croyez, c'est avec des mots simples qu'il faut les convaincre !
    Pour le reste... C'est vous qui avez raison... mais c'est en réunion ou en comité restreint ! Pas pour tout le monde !

  9. maxou dit :

    Pour en revenir à mon post précédent, vous avez très certainement raison, mais pensez y quand-même.
    Bonne nuit à tous et à demain.
    maxou

  10. Hold-up dit :

    @ maxou

    Tu as tout à fait raison maxou. C'était précisément mes propres méditations ces dernières heures. Il y a un langage, des expressions usées à force d'être braillées ou mal utilisées. Mais pour arriver à faire simple il faut travailler.

    Et comme nous ne sommes pas des démagogues tel le danseur à claquette élu à l'Élysée ni des menteurs, nous savons que faire simple c'est aussi avoir du contenu, "des billes" en langage militant et que nous n'avons pas envie non plus de gueuler, en prenant les gens pour des cons, dans un style de music -hall publicitaire :

    " Travaillez plus pour gagnez plus ! "

    La belle affaire. Les Français voient où cela les a mener !
    Et même avec un contenu inverse à la proposition ci dessus, grand prix toute catégorie du mensonge politique de ces 30 dernières années, on ne doit pas non plus avoir pour philosophie que le peuple n'est pas lui-même en mouvement, que les personnes sont condamnées à ne rien savoir ou comprendre.
    Cela suppose toute une organisation et architecture d'éducation populaire novatrice et cela n'est pas la moindre des difficultés présentes.
    Beaucoup d'organisations ont déjà ouvert avec succès la voie et cela a porté de beaux fruits en 2005. Il nous faut approfondir cette ouverture politique qui rend possible l'enseignement du peuple par lui même du fait de sa pluralité et de sa diversité d'expérience. Là est la base de la future fondation pour la République Sociale et Démocratique que nous appelons de nos vœux. Elle se fera horizontalement et c'est sa propre force de propulsion consciente et dynamique qui la fera naître et exister pour atteindre le plein exercice du pouvoir.

  11. jennifer dit :

    J'ai essayé de te répondre Hold up et puis mon post s'est perdu. Fausse manip...
    Bon je corrige une chose: je ne me place pas sur le plan mondial mais internationaliste. Solidarité avec le Honduras, avec Gaza ne veut pas dire qu'on croit que les choses se passent sur le plan mondial.
    Sur la République, je pense que c'était les idéaux de la bourgeoisie qui s'est débarrassée du féodalisme, mais qui a promus son propre mode de production, le capitalisme. D'où toutes les horreurs sous la République: la colonisation pour conquérir des marchés, se procurer les matières premières à bas prix. C'est ça la république française et c'est au nom des valeurs d'égalité et des lumières qu'ils allaient civiliser les sauvages qui n'avaient pas ces valeurs.
    Mais ok si on avait le pouvoir on devrait changer le cadre constitutionnel car c'est trop un carcan impossible (encore qu'on peut imaginer le détourner et l'utiliser autrement). Mais c'est un objectif très lointain. Restons terre à terre comme dit Maxou. Ce qu'il faut maintenant c'est virer Sarko et la prochaine étape aller au gouvernement. On en est encore loin.
    Moi ça m'écorcherait la bouche que ce soit la république mon rêve lointain. C'est un peu tripal et dû à mon éducation marxiste, mais franchement le seul truc qui me cause c'est le socialisme. Mais franchement je ne passe jamais mon temps à en convaincre les gens car je pense qu'on ne le verra jamais en France. Alors pourquoi parler de ce qu'on ne verra jamais?
    Petite précision je ne gueule pas "socialisme" ou "gauche", il me semble. Pourquoi dis-tu cela? c'est pas très sympa.

    Merci aussi de tes conseils pour mes vacances. Je ne suis pas encore partie néanmoins. Je pourrai encore discuter

  12. dudu87 dit :

    “J’ai bien saisi que tes visions et vœux étaient d’échelle mondiale, mais cela ne parle pas au peuple Français et cela dilue nos forces que de se placer au niveau mondial. On peut le regretter, certes mais que voulons -nous ? Nier les faits ? La réalité telle qu’elle se présente aux yeux de la majorité ? Je ne crois pas.”
    “aux yeux de la majorité”, tout est là, être démocrate car il s’agit bien de rétablir la démocratie, 1° ETAPE!
    Sinon, @Holp Up Bravo!
    @Dominique, qu’entendons-nous par corruption? Les avantages de la fonction (d’élus, ils ont voté et nous les avons élus), que tu le veuilles ou non, c’est légal, la 5° république le permet.
    Le cumul des mandats? le président élu est garant de la constitution de la 5° république. Il l’a fait modifier, cette constitution, le congrès du parlement approuve. Il le fait toujours dans le cadre de la 5°!
    Ca nous plait pas, Soyons assez fort pour demander une autre constitution pour avoir des droits démocratiques qui nous plaisent!
    Désolé, je n’ai pas inventé le “fil à couper le beurre” et tu trouveras peut-être mon raisonnement au “raz des pâquerettes”!
    Le monde politique est corrompu? Malheureusement si nous continuons avec la 5°, le % va aller crescendo!
    Le monde des affaire est corrompu, la Justice, bâillonnée, la police aux ordres (finie la police républicaine), la fonction publique garant de la démocratie, désintégrée, à ton avis pourquoi faire, outre de faire des économies afin de distribuer + aux riches, c’est aussi pour mieux corrompre toute la société, une société corrompue est une société morte où la loi du + fort (fric et banditisme) est en vigueur. C’est une GUERRE contre le Peuple, les Peuples, qui est menée sans armes en France pour le moment. OUI, une GUERRE, si ce terme effraie, c’est que nous n’avons pas su faire une analyse correcte de notre société et la publier en masse dans l’opinion publique.
    Un exemple concret!
    A la suite de mon post 48, @Carlos m’écrit:”Vous caricaturez la position des décroissants. L’idée de base est que le mode de vie des riches ne peut pas être généralisé à l’ensemble de la planète et que nous devons nous restreindre dans certains domaines. Prioritairement les riches qui sont ceux qui polluent le plus (par exemple en allant assister à un concert à l’autre bout du monde)…
    Je caricature, non, je publie un texte de L.O et j’ajoute: “les 8 millions de pauvres doivent être heureux”. Mais il nous dit:”L’idée de base est que le mode de vie des riches ne peut pas être généralisé à l’ensemble de la planète et que nous devons nous restreindre dans certains domaines.” L’idée de base” [des pays riches, je suppose] mais il oublie qu’ en France, oui en France, pays riche, 8 millions de personnes sont en dessous du seuil de pauvreté!
    Et il ajoute: “[NOUS] devons[NOUS] restreindre dans certains domaines.”
    Et bien Carlos, Non avec ma retraite et 40 ans de cotisation, 1500 euros, je n’ai pas l’intention de me restreindre même si je me considère comme… allez disons, …normal! Je n’ai jamais envisagé de vivre comme les “riches”, ceux qui ne connaissent pas leur fortunes et surtout leur mode de vie m’ écoeure et je le condamne de toutes mes forces.
    ” Prioritairement les riches” et après qui? les moins riches? c’est qui les moins riches?
    Attention Carlos, à l’analyse que l’on veut transcrire, je sais, je vais avoir de nombreux qualificatifs pour imager ma démarche, ne sommes nous pas sur blog qui doit-être un creuset d’idées et de formation?
    Allez bonne nuit à vous!
    Jennifer, repose toi bien!

  13. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    Je parlais " en général " rassure toi. J'ai éprouvé moi même la chose.
    OK - Nous en reparlerons.

  14. Hold-up dit :

    (source nouvelles solidarités) - Lu sur le net :

    " L’avenir de l’Eurasie tient désormais à l’impact probable de la réaction européenne à la phase terminale de la crise financière et d’une administration Obama quasi condamnée. Cette réaction se mesurera à l’aune de deux événements : l’élection générale Allemande du 27 septembre et la désintégration aujourd’hui inévitable des Etats-Unis entre, approximativement, les 2 et 12 octobre prochains.

    A moins que des forces raisonnables, se manifestant dans le gouvernement et le Congrès, prennent le contrôle de l’administration Obama avant le mois de septembre, la crise américaine prévue pour le mois d’octobre fera l’effet d’une bombe, dans la période menant au scrutin allemand, et peut-être même avant.

    D’ici à la mi-septembre, les illusions qu’entretiennent les principales nations eurasiatiques à leur propre sujet seront balayées : si les Etats-Unis sombrent, le monde entier sombre. Cette explosion entraînera un nouvel âge des ténèbres auquel aucune nation ne survivrait sous une forme reconnaissable.

    Telle est la réalité du râle d’agonie montant des corps sans tête que sont les banques comme Goldman Sachs. "

  15. jennifer dit :

    Désolée Hold up, mon 1er post (parti) était beaucoup plus long et j'entendais bien ce que tu disais et essayais d'y répondre, mais je suis un peu fatiguée pour tout réécrire.
    Tu dis encore les gens qui "braillent" et je me sens visée. Ca m'agace que tu penses cela de moi car ce que j'écris sur les luttes locales c'est du vécu et du pensé et non du cliché comme tu as l'air de dire. Seulement on n'est pas sur les mêmes planètes. Tes centres d'intérêt sont autres.
    J'essaie de donner le meilleur de ce que j'ai compris dans la lutte, par mon expérience, par ma réflexion et on me rétorque que c'est du ressassé. Peut être que je redécouvre ce qui a déjà été écrit et dit ailleurs. Maxou m'avait bien vexée en disant que c'était LO, PCF etc... Je ne recopie pas des bouquins, je fais part de ce que je découvre car le PG m'a donné un cadre de lutte, et je mets ce cadre à profit. J'espère aussi que d'autres auront des choses à dire, qu'on peut échanger et apprendre ensemble sur ce blog. Moi j'aimerais bien que ce blog serve à cela.

  16. abel dit :

    @ Maxou
    Tu as raison, mais il n'est pas possible, d'écrire ici un argumentaire pour les initiés, les moins initiés et les non initiés. Il est bien évident que le langage et les arguments employés seraient différent dans un autre milieu. Il faut adapter, c'est sur. Tous les milieux ont leur vocabulaire. Si deux rugbymen discutent entre eux, ils vont parler de "jeu au près, de fond de touche, de tampon, de caramel, de chigue ou de gonfle " ; pour les non initiés, il faudra traduire en langage courant. Peut-être est-ce à toi de traduire pour ceux à qui tu t'adresses. Ai-je répondu ?

  17. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    Mais pourquoi donc te sens tu visé ? A aucun moment je ne te visais. Enlève toi cette idée de la tête m'enfin !
    Comment pourrais -je t'accabler ainsi alors que tu luttes sur des conflits CONCRÊTS ! Du vrai, du lourd et du tangible. Comment pourrais- je me le permettre à moins d'être un con ? Je parlais " en général ".
    Tu ne corresponds pas du tout à ce que j'avançais. En plus, je m'y m'étais dedans, je ne m'épargnais pas. Je faisais référence, maladroitement sans doute, au fait que certains arguments ou postures achoppent. On rigole, on se marre, on se fout de notre gueule. Le libéralisme a fait de tels dégâts dans les têtes et les cœurs que si nous ne partageons pas le cynisme des libéraux sur la nature humaine, à savoir " l'homme vu comme un éternel égotiste paranoïaque cupide prédateur et assassin invétéré en puissance " nous passons nécessairement pour des zozos " angéliques et idéalistes.
    " Angélique" combien de fois on me l'a faites celle là ! Ces mots- machines pleins de bon sens populaire à la con. Tout ce fatras de vieilles conneries et de vieilles dentelles que l'on nous jette encore à la gueule comme si Auschwitz-Birkenau n'avait jamais existé et ce précisément pourquoi nous combattons afin que cela n'existe véritablement plus jamais.
    Il faut y réfléchir avant que d'attraper des douches froides dans nos futurs combats. Les têtes sont gangrénées. Car si vous n'êtes pas un " égotiste paranoïaque cupide prédateur et assassin invétéré en puissance " c'est que vous êtes décidément et à priori soit un imbécile soit un doux rêveur soit un fieffé menteur qui cache son jeu. Les gens après le lavage de cerveau néo- libéral ont parfaitement internalisé la logique qui préside au " dégraissage " économique des personnes, à la délocalisation des entreprises et
    au rebut des travailleurs remerciés vu comme simple " pièces " de rechange, recyclables, interchangeables et parfaitement exploitables à toujours moindre frais. Sans compter que la violence d'État se voit allègrement relégitimée au profit d'un ordre abstrait, néoparanoïaque et antidémocratique.
    Jacques Généreux dans son dernier ouvrage ne s'y est pas trompé. Il a bien compris qu'il fallait commencer par là. Déconstruire la vieille et fausse modélisation libérale de l'individu vu chez les libéraux comme " sui généris " et " autonome ", avant de pouvoir même exposer quoi que ce soit de nos vues politiques. Cassez le leurre libéral sur l'individu humain autonome, c'est le réinscrire dans une histoire individuelle et sociale : Pas pour l'y enfermer mais pour le situer afin qu'il puisse s'en affranchir et qu'il agisse au sein de la société sans perdre de vue non plus celle-ci. Souvenons-nous que pour Margaret Thatcher et les libéraux "il n'y a pas de société ", il n'y a que des intérêts particuliers. Donc les libéraux peuvent ainsi effectivement tout détruire des liens sociaux qui fondent la société. Nous subissons toujours le joug de cette idéologie.
    Notre point le plus fort c'est notre capacité à tenir tête et à réaffirmer nos convictions contre vents et marée. La crise que nous n'avions pas vu venir dans toutes ses conséquences nous y aide encore plus. Mais avant même que celle-ci ne se déploie nous avions su tenir bon quand un PS partait en couille et en capilotade. C'est pas mal déjà, comme préalable à tout. La fierté de n'avoir rien lâché et de ne s'être pas renié sur notre socle de valeurs.

  18. jennifer dit :

    Merci Hold-up. Ca doit être mon fond paraoniaque qui se réveille...

    Entre temps ce matin au réveil je pensais à la république... Et oui!

    Je me disais que c'est le régime qui a suivi les monarchies. Ainsi en France et en espagne. Forcément après ces régimes autocratiques, on ne souhaite qu'une chose: le gouvernement de tous pour tous, c-a-d la République. Sauf qu'en réalité ça n'a pas été vraiment cela. Les valeurs universelles de la bourgeoisie "égalité fraternité liberté" n'ont été appliquées que pour elle-même, pas pour les pauvres. Enfin je simplifie et généralise, bien sûr...
    Ca me faisait penser au gouvernement d'Israel, soit-disant démocratique mais qui pratique la discrimination, l'oppression et l'humiliation des arabes. Ou la démocratie américaine qui répand ses valeurs "démocratiques" en torturant tout ce qui pourrait être terroriste, en prévention (qui sait c'est peut être vraiment un terroriste? donc faisons-lui avouer).
    Et puis je pensais à tous les pays qui ont fait une révolution: la Russie, la Chine, Cuba. Et bien ces pays n'étaient pas passé par une révolution bourgeoise et venaient directement de régimes féodaux, donc oui la République pour remplacer l'arbitraire féodal, le tsar ou le dictateur Batista. Sauf que je ne sais pas comment se nomme Cuba. Mais la chine c'est la "République "populaire de Chine et la Russie: l'Union des "Républiques" Socialistes et Soviétiques. Donc le mot république on le retrouve bien mais tout de suite accompagné de socialiste et de la notion des soviets (organes créés par le peuple lui-même, démocratie du peuple ou participative plutôt que représentative).
    C'est là que le copain Trotsky pointe son nez et explique que oui en Russie il fallait passer par l'étape bourgeoise mais pour tout de suite la dépasser. Plus précisément les tâches de la bourgeoisie (la réforme agraire, les droits démocratiques) c'était au peuple (le prolétariat en alliance avec la paysannerie, sans oublier les intellectuels progressistes) la bourgeoisie, à cette époque déjà florissante dans de nombreux pays où elle a pris le pouvoir et où le capitalisme est bien développé, est incapable de les réaliser en Russie et que c'est au prolétariat et ses alliés de prendre le pouvoir, les réaliser mais en les dévoyant. C'est-à-dire l'émancipation n'est pas de créer le capitalisme (bien sûr dit comme cela ça semble évident mais au temps de Louis XVI c'était une libération) mais d'aller jusqu'au socialisme.

  19. jennifer dit :

    Toujours @ Hold up
    Tu vois j'évolue sur la question de la 6ème Rep (c'est bien que ce soit avant le congrès car je me sens plus armée, plus ouverte au débat. Vive le blog!) mais il me semble que toi tu mets la 6ème Rep comme le cadre dans lequel tout doit se passer. Moi mon cadre serait le socialisme et la 6ème rep un moyen, ou comme l'a très habilement amené Gilles dans un post précédent, la Rep c'est une revendication transitoire (il n'a pas utilisé ce mot là il me semble). Les revendications transitoires comme l'a explique Trotsky dans son Programme de Transition, sont des revendications qui semblent logiques au peuple et qui pourtant ne pourraient pas être appliquées sous le capitalisme. Elles sont donc transitoires dans le sens entre la transition du capitalisme vers le socialisme. Transitoires car elles dépassent l'opposition entre revendications minimales et maximales. Le programme minimum était celui de la social démocratie, réformes compatible avec le capitalisme (augmentations de salaires etc...) et le programme maximum, à savoir la révolution socialiste. Les revendications transitoires sont un pont entre les minimales et les maximales.

    Mais dans une phase de crise capitaliste, les revendications minimales ne sont plus possibles. Le capitalisme ne peut plus répondre aux revendications simples et évidentes: c'est pourquoi les syndicats et la social démocratie perdent leur base d'existence. Ils ne peuvent plus soutirer les miettes au capitalisme comme c'était possible avant. C'est la base de leur crise d'ailleurs. Le PS ne peut plus se payer le luxe de réformes sociales comme dans la période Mitterand et si la crise du PS était rampante c'est qu'à la fin de leur mandat ils ont commencé eux-mêmes à faire les privatisations. Partout la social démocratie au niveau mondial se met à appliquer des contre réformes néolibérales d'où leur crise...

    En période de crise donc le programme minimum peut devenir transitoire, c'est-à-dire quelque chose qui si appliqué remet en cause le système dans son ensemble. Une augmentation de salaires à l'heure où ce qu'il faut pour le capitalisme c'est augmenter la plus value, c'est-à-dire l'exploitation des travailleurs pour augmenter le profit du capital devient une revendication quasi révolutionnaire. Et pourtant quoi de plus naturel?

    Donc oui avec Gilles: la 6ème rep comme revendication transitoire (mais mon but reste le socialisme).

  20. Carol DEBY dit :

    Suites du lynchage d’un dirigeant d’acièrie chinois

    Chen Guiojun « cadre supérieur » de l’aciérie Tonghua Iron and Steel,
    avait annoncé brutalement qu’une fusion entre cette industrie privée et une autre, Jianong Heavy Machinery Group, également privée, allait avoir lieu, avec restructuration et, bien sûr, un gros licenciement réduisant de 13.500 à 5000 les postes de la Tonghua Iron.
    Opération typiquement néocapitaliste, remarquons-le.
    Deux différences avec celles qui se déroulent en Occident :
    a) Le chef a été lynché à mort.
    b) Le gouvernement provincial a annoncé qu’il n’y aura pas de
    fusion.
    Une troisième différence est peut être en cours.
    La police est en train d'enquêter sur l'affaire sanglante dans laquelle Chen, qui devait devenir directeur général d'une joint-venture, créée entre l'usine et Jianlong Heavy Machinery Group, a perdu la vie. On annonce pas d’arrestation.

    Dans le numéro du 31 juillet, le Quotidien du Peuple nous dit : « Certains ont fait comprendre que les propos de Chen l’on conduit à la mort ».
    Le journal en ligne rapporte diverses raisons qui ont échauffé les esprits. Trois lignes pour annoncer que la famille du lynché « allait entamer une procédure judiciaires contre les employés ». et voulait punir les assassins.

    Imaginez une telle histoire à l’Ouest : armée mobilisée, arrestations
    massives etc. Les processus de fusion des deux entreprises auraient continué.
    Drôle de capitalisme en Chine.
    http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/6715765.html

  21. Carol DEBY dit :

    Fin du troisième para graphe, prière de corriger : on n'annonce pas...

  22. jennifer dit :

    Oui, Carol. Je ne pense pas que la Chine soit capitaliste mais il faudrait avoir des chiffres et des pourcentages comme je le disais plus haut: combien représente le secteur capitaliste et combien le secteur étatique?
    Je pense que le secteur capitaliste est marginal. C'est comme la NEP. Une économie nationalisée peut laisser fonctionner un marché, et c'est d'ailleurs conseillé car la consommation on ne peut la planifier (cf toutes les erreurs bureaucratiques en URSS). La loi de l'offre et de la demande sur les biens de consommation c'est la seule chose qui marche. Mais pour les biens de production c'est mieux de les nationaliser et planifier.
    C'est pourquoi l'économie chinoise est devenue si compétitive (par rapport à l'économie soviétique) tant et si bien que les USA en ont peur et font tout pour la diaboliser tout en ayant vraiment besoin.
    Je parle de l'économie et non de la POLITIQUE chinoise. Le modèle chinois économique ça a l'air de marcher et on va être obligé de le reconnaître de plus en plus. La politique c'est une autre affaire! Mais par pitié n'enfourchons pas le cheval de bataille étatsunien pour qui l'économie chinoise est devenue un vrai concurrent dont ils voudraient bien briser les reins (comme ils l'ont fait pour le Japon). Ils seraient ravis qu'on boycotte tous l'économie chinoise au nom des droits de l'homme, de la protection du travail etc... Ils se fichent bien des droits syndicaux honduriens quand 70% des exportations honduriennes vont aux USA.

    Enfin de toute manière, les chinois sont en train d'opérer un tournant vers leur marché intérieur chinois; Donc pas d'inquiétude les marchés européens ne seront plus "inondés" par les produits chinois bon marché qui font tant de tort aux multinationales car ils sont moins chers. On pourra acheter nos produits bien européens et bien chers! Ca nous évitera de faire cette campagne protectioniste et xénophobe sur les droits syndicaux chinois afin de taxer les produits chinois. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Les choses rentrent dans l'ordre: les chinois chez eux et nous on reste avec notre crise de notre capitalisme néolibéral que les travailleurs vont devoir payer pour de nombreuses années, avec la bénédiction et le soutien appuyé de notre cher Sarkozy aux capitalistes voyous.

  23. maxou dit :

    Bonjour à tous,
    Non Abel, c'est vous qui ne m'avez pas compris, j'ai pris des exemples comme au café (bistro), marché, manifestation, mais c'est bien du blog que je parle, car comment expliquer qu'il n'y est presque pas de nouveaux parmi nous ?
    Le blog existe depuis plusieurs années et nous avons perdu des blogueurs.
    Autre exemple avez vous parlé du blog autour de vous ? Moi oui et pourtant personne de mes connaissances n'est intervenu, et pourtant j'ai donné mon peseudo ? Et vous avez vous des connaissances à vous sur ce blog ?
    Je pose la question à vous tous.
    Qui à parlé du blog ? Et avez vous des connaissances à vous qui interviennent ici ?
    Essayez de faire participé des personnes de votre entourage ? Ou si vous l'avez fait connaissez vous des personnes qui intervienne ?

    Moi j'ai parlé du blog et personne n'est venu, et j'ai beaucoup d'amis..... du moins je crois

    Voilà Abel de quoi j'ai voulu parler !
    À plus je vais boire mon café au bistro.

  24. jennifer dit :

    Je viens de lire un livre formidable emprunté à la bib "les enfants de l'intifada" de Roswith Von Benda (une allemande) (ed la découverte): ce sont des témoignages d'enfants, et il y a aussi à la fin un échange de lettres avec des jeunes israéliens

  25. jennifer dit :

    maxou
    j'ai l'impression que tu es déçu du blog et que tu te prépares à le quitter. Oui j'ai fait venir des gens au blog, oui je connais des gens du blog, mais ce n'est pas l'essentiel. C'est un échange d'idées et l'occasion de les développer et aussi de connaître des info qu'on ne trouve pas ailleurs. J'ai fait un gros effort de vous tenir informés sur le Honduras par des traduc. Je pense que certains ont apprécié car il y avait un mur du silence dans les medias.
    Il y a plein de choses super sur le blog et c'est vraiment moins con que facebook où je vais mais qui me désole.

    Mais je trouve que tu n'es plus content du blog depuis un moment. Bien sûr que le blog n'est pas toute la vie et que c'est un appoint, et un appoint important pour moi car le niveau est bon, les gens très différents, avec des expériences très chouettes. Il faut savoir l'utiliser et cela prend du temps.
    Par ailleurs pour certains j'aimerais bien les voir dans la vraie vie mais ce n'est pas essentiel pour l'échange d'idées. Mais c'est bien de mettre un visage sur des idées et il y a incontestablement des gens super sympa qui participent au blog.
    Nipontchik j'aimerais bien la voir dans la vraie vie car c'est une énigme pour moi et je pense que ça faciliterait les échanges. Mais je suis sûre qu'elle ne souhaite pas nous rencontrer et garder ce côté ironique-agressif. Elle préfère le secret, il me semble...

  26. jennifer dit :

    Au fait bon café Maxou!

  27. maxou dit :

    Bonjour Jennifer, non,non, je ne me prépare pas à quitter le blog, j'aime vraiment discuter de politique, commenter la politique nationale et internationale... Et pas seulement commenter d'ailleurs ! J'aime aussi donner mon point de vue, j'aime surtout lire ce qu'écrive les autres, d'ailleurs je li tous ou presque tous vos posts avec beaucoup d'intérêts.

    J'aime discuter avec des gens dont le visage m'est inconnu, d'ailleurs c'est bien de discuter avec des gens sans en savoir s'il s'agit d'un homme ou d'une femme ?

    Non vraiment j'ai juste demandé si les blogueurs d'ici avaient déjà réussit à faire intervenir des personnes qu'ils connaissent, ici sur le blog ?

    Et dire que j'ai l'impression que nous avons perdu beaucoup d'habitués ! Volà c'est tout.

  28. abel dit :

    Maxou,
    Les militants politiques représentent un petit pourcentage du potentiel électoral, et beaucoup sont pris par leurs activités boulot+réunions+distribution de tracts+tâches familiales... Il reste peu de temps pour bloguer. Les jeunes se servent d'internet essentiellement pour les jeux et ça les occupe beaucoup. Il y a aussi d'autres lieux et d'autres blogs pour s'enrichir culturellement ou politiquement. Enfin, si plus d'une centaine de gens intervenaient sur ce blog tu aurais l'équivalent d'une centaine de pages à lire presque quotidiennement !
    Et puis il n'y a pas que la politique dans la vie, heureusement.

  29. maxou dit :

    CHRONIQUE
    Union européenne-Russie :
    Ça sent le gaz...
    Par Francis Wurtz (1)

    J'évoquais ici même, la semaine dernière, les effets pervers de la libéralisation du marché de l'électricité et j'appelais de mes vœux l'ouverture d'un débat sur l'enjeu de civilisation que représentait, en Europe et dans le monde, cet engrenage. Cela vaut, à plus forte raison pour le secteur de l'énergie dans son ensemble. Alors qu'à la base des choix stratégiques à faire dans ce domaine, il devrait y avoir une évaluation des besoins de développement de l'humanité, c'est à une impitoyable et souvent irresponsable course à la puissance que l'on assiste. À l'indispensable coopération international est substituée une concurrence acharnée. Là où devrait s'imposer une logique de bien commun ne règnent que les rapports de forces. Certes, la dimension du réchauffement climatique et mieux prise en compte que par le passé encore qu'il faille sérieusement relativiser l'état des choses effectif à cet égard !,,
    mais les mécanismes imaginés pour espérer atteindre les objectifs fixés reproduisent, en tout état de cause, les pires discriminations de l'ordre mondial actuel : ce sont les régions du monde les moins responsables du dérèglement climatique qui risquent de lui payer le plus lourd tribut. Je reviendrais sur cet aspect du problème une autre fois.
    Je voudrais m'arrêter aujourd'hui sur les risques de tensions internationales et de conflits armés que recèle une telle gestion des ressources énergétique. On sait le rôle joué par la course au pétrole dans le déclenchement des guerres, spécialement au Moyen-Orient. En ce qui concerne le gaz, il serait bon de se préoccuper du bras de fer qui est en train de se jouer du côté de la mer Caspienne et de l'Asie centrale ex-soviétique. En effet, dans cette région hypersensible, l'Union européenne – qui achète jusqu'à présent un quart de son gaz à la Russie – a lancé en 2002 un projet stratégique qui vient de franchir un seuil significatif. Il s'agit de la construction d'un gazoduc – appelé Nabucco -, long de 3 300 kilomètres et destiné à acheminer, à partir de 2014, en Europe occidentale, 31 milliards de mètres cubes de gaz par an... en contournant la Russie.
    On comprendra la teneur géopolitique de ce projet en entendant le nom des pays directement associés à sa mise en œuvre : trois ex-pays de l'Est – Hongrie, Roumanie, Bulgarie – et du côté des pays consommateur ; trois anciennes républiques soviétiques - Azerbaïdjan, Turkménistan, et sans doute Kazakhstan – du côté des pays producteurs... Quand au principal pays de transit du gazoduc, c'est la Turquie – connue pour être une carte majeure des États-Unis dans cette partie du globe. Autant d'éléments dont on imagine qu'ils ne contribuent pas à apaiser les relations entre l'Union européenne et son grand voisin de l'Est.
    Naturellement. On peut dire que l'Union européenne n'a pas à se préoccuper des susceptibilités de l'ours russe et que Moscou a gravement entamé sa crédibilité comme partenaire énergétique en interrompant, en plein hiver, l'an dernier, ses livraisons de gaz à l'Ukraine, à la suite d'un lancinant différend financier avec ce pays, entraînant de graves perturbations dans l'approvisionnement en gaz jusque dans les Balkans et en Italie. Tout cela est vrai, mais les débuts de Nabucco remontent à 2002... Et bien avant le conflit entre la Russie et l'Ukraine, le président Medvedev avait proposé à l'Union européenne la négociation d'un traité paneuropéen de sécurité incluant tous les sujets de tension, y compris l'énergie. Propagande ? Bluff ? Peut-être. Encore aurait-il fallu prendre l'intéressé au mot et entamer une discussion sérieuse. Ce ne fut pas le cas. J'avais d'ailleurs interpellé Bernard Kouchener à ce sujet, durant la présidence française de l'UE, au Parlement européen. En vain. Du coup, la Russie a lancé, de son côté, un gazoduc concurrent, le South Stream. La dimension stratégique de cette confrontation vient de s'affirmer encore avec la signature...à Ankara d'un accord entre les pays de l'Union européenne concernés et la Turquie, en présence du président de la Commission européenne et...du secrétaire d'État américain à l'Énergie, Richard Morningstar ! Un détail reste à régler ; la garantie d'un approvisionnement régulier et suffisant de Nabucco. Pour l'obtenir, de nouvelles pressions sur les pays producteurs seront nécessaires. Attention que cela ne finisse pas par sentir... le gaz.
    (1) Député honoraire au Parlement européen.

  30. jennifer dit :

    Maxou
    Oui les gens partent tout d'un coup, et j'ai cru que tu te préparais aussi à le faire. Souvent ils prennent le prétexte d'un désaccord mais je trouve que ce n'est qu'un prétexte. Je pense que le fond du problème c'est que cela prend énormément de temps de lire, écrire, réfléchir et que sans doute on sacrifie autre chose. Il y a quelque temps je pensais que j'allais aussi arrêter d'écrire car je n'arrivais plus à "accrocher". Trop de choses à lire, trop de débats qui me dépassaient quand moi j'avais des problèmes concrets du militantisme et beaucoup de questions. J'espère qu'un jour on pourra débattre de ces questions militantes, comme je l'ai fait ci-dessus.
    Il y a deux ans j'intervenais sous un pseudo "neutre", et je ne mettais aucun adjectif pour ne pas dévoiler que j'étais une femme. Parce que je pensais que le sexisme étant si répandu, on m'écouterait moins si j'étais une femme. Et puis j'en ai eu marre et j'ai assumé d'être une femme. J'en ai bien bavé si tu te rappelles avec JM. En ce temps nous n'étions que 3 femmes sur le blog (je pourrais te donner les noms), et j'avais même pas la solidarité des 2 autres au début! Je pense qu'en plus de son sexisme "naturel" JM était surtout contre mes idées et il utilisait le mépris pour les femmes pour discréditer mes idées et les 2 autres femmes marchaient là-dedans, pensant que mes idées étaient primitives comme JM s'efforçait de le démontrer. Bon j'estime que j'ai gagné cette bagarre car le blog est devenu "plus lutte de classe", pas grâce à moi - mais JM a quitté le blog à la fin car il nous haïssait d'être à gauche (et puis il a été censuré parce qu'ils nous insultait). Il en a fallu du temps et toute une évolution du blog.
    Aujourd'hui plein de femmes parlent sur ce blog et c'est super pour moi. Je continue d'apprécier cette liberté et pas des pêtasses comme nous qualifait JM mais des femmes géniales avec plein d'idées.

  31. ermler dit :

    Jennifer.
    Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que Nipontchik est une femme, alors que Nipontchik écrit tous ses posts au masculin et que tu dis toi-même ne pas connaître Nipontchik ? Mystère.
    Si Nipontchik est une "énigme", Jennifer en est une autre... ce qui ne m'empêche pas de saluer ici son engagement infatigable sur ce blog, son énergie, la fermeté de ses convictions et son sens du débat.
    Chapeau, jennifer ! (y compris dans tes talents à deviner le sexe de tes correspondants.)

  32. jennifer dit :

    Pour répondre à ta question, oui j'ai réussi ponctuellement à faire intervenir des gens sur le blog plusieurs fois et plusieurs personnes mais elles n'accrochent pas sur le long terme. Et aussi j'ai transmis mon goût à une copine qui le lit maintenant régulièrement mais n'écrit pas, n'est-ce pas? (en fait tu es en vacances mais tu liras cela à ton retour. Bises)

  33. ermler dit :

    Jennifer.
    Ton dernier post m'éclaire un peu plus sur la question que je viens de te poser.

  34. ermler dit :

    Nipontchik serait donc, comme jennifer jadis, une femme qui veut masquer sa féminité ?
    Pour être plus crédible ?
    Pour ne pas affronter les quolibets des machos de ce blog ?
    C'est cela que tu penses, jennifer ?

  35. jennifer dit :

    Nous sommes plusieurs à connaître Nipontchik depuis longtemps, y compris sous son ancien pseudo où apparaissait partiellement son identité de femme. Je ne devine pas, je le sais simplement. Mais je pense comprendre pourquoi elle ne veut pas qu'on le sache. Pendant un temps j'ai respecté son choix mais je ne vais pas passer mon temps à choisir mes adjectifs etc... C'est son problème, pas le mien. Elle est comme ça. On a du mal à lui parler directement aussi. Mais malgré son agressivité qui marque son style, on l'aime bien. Il faut de tout pour faire un monde et Nipontchik est irremplaçable!

  36. jennifer dit :

    Franchement Nipontchik serait furieuse si elle lisait que c'est contre le sexisme. Il faut connaître ses idées: elle est contre l'idée d'une auto organisation des femmes et des minorités opprimées. Je comprends qu'elle cache son identité de femme, c'est tout. T'as qu'à faire des efforts pour comprendre tout seul Ermler. On va quand même pas tout te mâcher le travail.

  37. maxou dit :

    Non, non ermler plus macho que JM je crois que ça n'existe pas !
    D'ailleurs macho n'est pas le mot que j'emploierais pour JM

  38. jennifer dit :

    Et moi je ne cachais pas ma féminité car je l'assume. Je voulais qu'on lise mes idées et pas qu'on s'intéresse à mon statut de femme, c'est autre chose. C'est dans la tête des autres qu'il faut chercher le problème et non dans le fait que je n'assume pas ma féminité. Je l'assume parfaitement et j'en suis fière!

  39. ermler dit :

    Merci jennifer.
    J'ai bien dû, déjà, passer quarante de ma vie à faire l'effort de comprendre tout seul ce que les autres se donnent tant de mal à masquer. (les femmes entre autres, mais pas que les femmes... enfin les femmes surtout !)

    Pour le reste, merci encore pour ton rôle irremplaçable sur ce blog !
    (j'avoue que tes liens me mâchent souvent le travail !)
    Fraternel et paresseux : Ermler

  40. ermler dit :

    Oui, maxou. je me souviens de ce fou furieux qui signaiit JM et dont certains sur blog entretenaient la pathologie en s'obstinant à "dialoguer" avec lui. Notre chère jennifer, entre autre, qui tombait régulièrement dans le panneau en lui tenant le crachoir...

  41. ermler dit :

    @ jennifer

    mais le débat que tu soulèves est intéressant et troublant.
    Dans des échanges aussi politiques que ceux de ce blog, le statut de femme d'une intervenante a-t-il une quelconque importance?
    Idéologiquement je répondrais non. Peu importe le sexe de celui ou celle qui argumente. ce qui compte c'est le débat d'idées et le contenu de l'argumentation ?
    N'est-ce pas ?

    Et pourtant... Si je veux être honnête....
    Prenons ton exemple, jennifer. J'ai une sincère admiration pour la présence et l'énergie incroyable que tu développes depuis un an sur ce blog ! Pour ce côté "présente sur tous les fronts, tous les sujets" aussi bien dans le travail d'information et de liens que tu nous transmets que dans le débat et l'argumentation. Et en plus, tu sais écouter les arguments des autres !
    Sincèrement chapeau !
    En même temps, je me demande si mon admiration ne serait pas, inconsciemment, renforcée par le fait que tu es une femme ! L'image d'une sorte de "Mère Courage", le côté "quelle sacré bonne femme, cette jennifer !".
    Après tout Hold-up est presqu'aussi actif que toi sur ce blog et je ne lui ai pas encore adressé mes compliments. (Voilà qui est fait HU !)
    Bon, tu vois. je fais des efforts pour me mettre en question.

    J'ai longtemps pensé que j'étais le type le moins macho de la planète.
    Mais jennifer me fait douter.

  42. Carol DEBY dit :

    @ Jennifer (180)
    Je vois que nous sommes sur des longueurs d'onde voisines, concernant l'énigme chinoise : une direction communiste et un curieux laxisme vis-à-vis du développement d'une espèce de capitalisme. Mais lorsque des neocons veulent réaliser des réformes de structure à l'occidentale, accompagnées de gros licenciements, les ouvriers semblent pouvoir sans trop de problèmes liquider physiquement les responsables.
    Capitalisme marginal, d'accord.
    Piège à con pour l'Ouest ? probable.

    Je précise que mon prénom était autrefois (1928) masculin, les filles se dénommaient alors Carole, que je suis bien du sexe à chromosomes XetY, comme l'avait vérifié sur la Toile cet espiègle de Pierre L. (où est-il, celui-là ? en vacances ?). Je ne fais aucune différence intellectuelle entre mâles et femelles.

  43. abel dit :

    Après toutes ces belles et touchantes déclarations d'amour, je reviens au modèle chinois. Pour faire court, la chine est un régime féodal qui pratique le capitalisme comme le japon il y a une vingtaine d'années. Rappelez-vous, ou aprenez, que le régime japonais était la référence en matière économique et commerciale. On invitait des managers japonais en france pour venir donner des conseil en gestion et mangement des entreprises. Si la chirurgie reconstructrice avait été à la mode, les patrons français se seraient fait faire les yeux en amande !
    Et que pensez-vous qu'il arriva ? Ce fut le japon qui creva !
    Convoquez nos brillants économistes, je ne doute pas une seconde qu'il vous donneront justification de tout celà.
    Bon W.E à tous

  44. maxou dit :

    Certes, tout le monde aimerait connaître la vérité sur l'état de santé du président de la République. Il est sûr qu'il se démène et se surmène pour démolir un à un tous les droits sociaux et démocratiques et pour plier la France aux seuls intérêts des puissances d'argent. Un examen sommaire des orientations annoncées la semaine dernière le montre amplement. Le vote par la droite parlementaire de la possibilité du travail le dimanche est une nouvelle brèche pour favoriser la surexploitation capitaliste, s'ajoutant à l'allongement de la durée hebdomadaire du travail, au recul de l'âge de la retraite. Iront-ils jusqu'à supprimer une semaine de congés payés ?

    La privatisation de La Poste est relancée alors que les débuts de privatisation de GDF et d'EDF montent que cela conduit à l'augmentation des tarifs pour les consommateurs. Après la transformation de L'ANPE en Pôle emploi, voilà que ce nouvel organisme compte transférer une partie du suivi des chômeurs à des entreprises privées, dont certaines sont liées à des agences d'intérim. De profondes modifications territoriales sont en cours de préparation. Elles ont les mêmes objectifs : servir le capital en mettant les territoires dans une concurrence acharnée, dans le cadre de la meurtrière guerre économique que se livrent les multinationales. Le projet vise à détruire des structures démocratiques en les regroupant pour les rendre attractives pour le capital, et à modifier la carte électorale afin de permettre à l'UMP d'assoir une majorité durable dans les régions et communes ainsi redécoupées.

    Et le pouvoir est en train d'inventer avec le renfort de l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard un impôt de plus. C'est un homme d'expérience ! Il gouvernait déjà avec la droite centriste et est l'inventeur de la CSG. Cette fois, ce nouvel impôt serait peint en vert cru. Son nom : la taxe carbone. Personne ne semble douter qu'elle fera reculer la pollution. Chaque famille déboursera 300 euros d'impôt supplémentaires, pendant que les grosses usines continueront de cracher leurs épaisses fumées noires dans le ciel, que les camions continueront à fumer dru sur les autoroutes européennes au détriment du train et que l'agriculture intensive sera encore plus poussé à cause de la baisse des prix à la production et des spéculations mondiales. Les petits et moyens agriculteurs passent en effet au laminoir des baisses des prix à la production à un niveau non connu depuis très longtemps. Et la Commission européenne a eu l'affront, la semaine dernière, de refuser toute disposition permettant le relèvement du prix du lait. Au contraire elle a avoué crûment qu'il s'agissait de réussir la restructuration de la production laitière. Autrement dit, l'élimination des plus faibles. Insupportable !

    Tel un rouleau compresseur, la politique Sarkozyste écrase tout sur son passage. Elle n'est pas destinée à « moraliser le capitalisme » mais à le maintenir sur pied en détruisant les forces de production. Les plans de licenciements tombent comme à Vravelotte. Difficile de tous les citer : Alcatel-Lucent, Bosh-France, Nortel,Salins du Midi, Kuka Système, Faurecia, Valéo, Christian Lacroix, SKF, Michelin, source Parot, Servisair, Chaffeautaux et Maury ne sont que quelques exemples dans cette longue, très longue liste de drames qui se nouent pour des millions de familles de travailleurs. À celle-ci il faut évidemment ajouter les dizaines de milliers de suppressions de postes dans les secteurs publics. Tous ceux qui font croire à longueur d'antenne que la crise est
    « maitrisée » ou « jugulée » mentent effrontément. Le pouvoir, les grandes entreprises et les banques profitent de la crise pour restructurer toute l'économie : ils détruisent du capital, affaiblissent les êtres humains et violentent la nature au point de mettre en cause la planète.

    Des choix neufs de sortie de crise ne peuvent être qu'anticapitalistes. Ils doivent s'attacher à une nouvelle manière de produire, une répartition des richesses plus favorables aux travailleurs, des droits d'intervention nouveaux pour les salariés, un élargissement des secteurs publics démocratisés, dont le secteur bancaire, une utilisation de l'argent au service du développement des capacités humaines.

    Face à une situation si grave, si inquiétante, si urgente, toute personne attachée au progrès social, démocratique et humain ne peut rester spectatrice. Il y a urgence à préparer de grandes mobilisations sociales et politique ainsi qu'un projet de gauche alternatif. L'heure n'est pas aux insultes, aux batailles des égo, à la division. L'urgence, c'est l'union sur un projet clair, résolument de gauche, et non pas à la recherche forcément perdante de l'union avec une partie de la droite. Ne pas s'engager dans cette voie reviendrait à laisser le peuple dans des difficultés extrêmes et pour longtemps. Tel est le débat ! Ce qui a été commencé avec le Front de fauche montre une voie nouvelle à amplifier pour une vie plus juste, plus sûre, plus belle, plus libre. La Fête de l'Humanité va être un moment précieux de ce débat et des chantiers de l'élaboration d'un projet de changement.
    Patrick Le Hyaric

  45. maxou dit :

    Pot 202 à 16 : 41h,
    Front de gauche !,Et non pas Front de fauche

  46. Michel D. (PG11) dit :

    Que faut-il penser de tout cela ?
    "Ce redécoupage électoral est toujours aussi partisan"
    http://www.lexpress.fr/region/ce-redecoupage-electoral-est-toujours-aussi-partisan_777489.html
    http://www.24heures.ch/depeches/monde/nouvelle-carte-electorale-presentee-mercredi-conseil-ministres
    "La nouvelle carte électorale va enfin sortir du brouillard"
    http://www.lexpress.fr/region/la-nouvelle-carte-electorale-va-enfin-sortir-du-brouillard_777246.html
    Plutôt décourageant, non ? On est vraiment assuré d'avoir l'UMP au pouvoir pour les 50-100 prochaines années ?
    Je ne crois pas avoir lu quoi que ce soit ici sur le sujet - ça n'inquiète personne ou c'est sans intérêt ?
    Je sais bien qu'on va me dire : il faut redoubler de militantisme, mais si les dés sont pipés là aussi ! (je pense aux médias)...

  47. jennifer dit :

    Ermler
    J'ai été un peu fort avec toi. Je ne sais pas quelle mouche m'a piquée. Excuse-moi. Je voulais rajouter sur la question du sexisme, que j'ai trouvé maintenant des hommes qui écoutent mes idées politiques et que c'est une expérience nouvelle pour moi. A part le cas pathologique de JM, (Maxou je pense que le mot n'est pas machisme mais la haine de la femme) je me rends compte que j'avais tort de ne pas décliner tout de suite mon genre sur ce blog.
    Au PG la mixité aide beaucoup. Pourtant je trouve que c'est injuste pour certains hommes qui ont des dons mais cela vraiment promeut les femmes en leur donnant des responsabilités. Quand je parle de "dons", je ne parle pas forcément de ceux qui sont valorisés par la société, d'être un bon orateur. Il y a des tas de militants qui sont super et sur lesquels on peut compter. Le critère d'élection des directions n'est pas forcément celui qui parle bien, mais celui qui assume, prend des responsabilités. Et là un tas de femmes plutôt timides sont très compétentes.

  48. jennifer dit :

    Encore un peu de psychologie et après j'arrête. D'abord merci pour tes compliments Ermler, ça m'encourage bien. Je veux dire que si une femme n'a pas envie de dire qu'elle est une femme sur ce blog, je lui en donne tout à fait le droit, c'est à elle de décider. Donc les gens font ce qu'ils veulent et pour les raisons qu'ils/elles veulent. Ce que j'ai expliqué sur le sexisme c'est par rapport à MOI. C'est sans doute cela qui m'a énervée, Ermler.
    Par ailleurs je ne te connais pas et je veux bien te croire si tu dis que tu n'es pas sexiste. Super! et excuse encore mon emportement...

  49. jennifer dit :

    Dominique
    S'il a gagné 5000 euros c'était pour un temps. Je connais les gens de la LCR et c'est vrai qu'ils reversent leur salaire au parti. Pas entièrement. Et forcément qu'il touche maintenant des compensations car si je me souviens il est à temps partiel. Comment vivre avec 1200 euros?

  50. jennifer dit :

    Carol
    Pierre L est en Angleterre, le perfide. Il nous l'a dit avant de partir. Ben oui, je sais que tu es un homme.
    Pour la chine il faut s'informer plus mais ce que dit Abel me semble faux objectivement.

    Quelqu'un a-t-il vu le film "Welcome"? Est-ce vrai qu'à Calais on n'a pas le droit d'héberger un réfugié, qu'on les chasse des magasins? Je savais certains cas mais là je tombe des nues si c'est vrai!


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