19juil 09

A 21 heures passées. J'augmente cette publication d'un chapitre, saisi à chaud, juste après le résultat de l'élection municipale partielle d'Aix.

Il est possible qu'il y ait encore quelques lecteurs pour ce blog. Je leur livre l'avant dernière note de la saison. En effet je sais qu'il faut entrer en congé comme on entre dans l'eau: doucement et avec des transitions. Je coupe donc les ponts avec méthode, point après point.

FRONT BLANC

Cette fois ci c’était le deuxième tour de l’élection municiale à Aix en Provence. C’est peu dire que du point de vue de quelqu’un de gauche, la confusion s’est accrue de plusieurs crans entre les deux tours. Car cette fois ci la liste PS Modem, augmentée au deuxième tour des Verts et Occitans, a reçu le soutien de la liste de droite dissidente. Ce renfort a été officiellement consacré par une conférence de presse commune entre quelqu’un qui se présentait comme « membre fondateur de l’UMP » et la tête de liste socialiste ! Sur place, mes amis de la liste unitaire « Aix à gauche », éliminés au premier tour avec 4,21 % des voix, ne se sont pas engagés au-delà d’une condamnation de la liste de droite sortante. On leur a reproché de ne pas appeler à voter ouvertement pour la liste conduite par le socialiste. Je demande comment ils auraient pu le faire ! Au nom de quoi auraient-ils pu se prononcer pour une liste PS-Modem soutenue par une dissidence de droite ? "Pour battre la droite", nous a-t-on rugi aux oreilles ! De quelle droite parle-t-on ? Qui est de droite et qui ne l’est pas dans cette histoire confuse ? Il y a une bonne droite et une mauvaise ? Pourquoi aurait-il fallu faire une exception nationale à notre refus de ce type d’alliance, ici, pour une partielle dans un quartier bourgeois de la côte ? Pour l’entendre ensuite  cent fois citée comme juriprudence partout ailleurs en soutien à d’autres combines aussi calamaniteuses ? Pas question ! La prudente réserve de nos amis ici a été un honnête réflexe de précaution politique.  Et un acte politique responsable si l’on tient compte du fait que l’évènement local de leur ralliement aurait été destructeur nationalement pour le rassemblement que nous construisons avec des précautions de chauffeur dans un camion chargé de nitroglycérine ! Bonne prudence ! D’autant que depuis le début de cette élection il y a manœuvre dans la manœuvre. De fait les socialistes locaux s’apprêtaient à faire de nouveau, comme aux précédente municipales, une liste de gauche "sans exclusive". Une réunion avait eu lieu pour cela autour de la tête de liste socialiste. Le rendez vous avait été pris pour que, une fois le vote de la section socialiste acquis, la répartition des sièges commence. C’est alors que le patron des socialistes des Bouches du Rhone entre en scène. C’est Jean Noël Guérini, le président du Conseil Général. On apprend dans « Le monde » qu’il considère ses camarades comme des gamins et que c‘est lui qui va faire siffler la fin de la récréation en les obligeant "à respecter le Parti et ma modeste personne". Tel quel. C’est donc lui qui annonce : puisque la ville compte plus de vingt mille habitant, selon les statuts du PS, la décision est de niveau national. On suppose que le bureau national du PS a donné son accord à l’alliance avec le Modem. Peut-être même la semaine où Martine Aubry nous écrivait pour nous proposer de fonder une "maison commune" de la gauche. C’est ça l’humour chez les importants ! En tous cas, à partir de là, toutes les décisions se sont prises au seul endroit qui contient un cerveau "au niveau national"…. dans le bureau du Président du Conseil Général des Bouches du Rhone. Dès lors plus question d’union des gauches sans exclusive. C’est l’alliance au Centre. Et quel centre! Le leader local s'était déjà présenté en 2001 sous le slogan "que la droite se lève!". Peu importe aux stratèges locaux du PS. Ici, en 2008, la liste d’union de la gauche avec les socialistes avait fait 29% et le MODEM a fait 20 %. L’addition semblait prometteuse. Donc, les alliés d’hier, PG, Communistes et ainsi de suite, ont été congédiés de fait puisque tous avaient annoncé la couleur d’entrée de jeu : pas d’alliance avec la droite quel que soit l’emballage ! Une liste a donc été montée à gauche  PC-NPA-PG, avec une bonne tête de liste associative communiste. Le score de cette liste appelle reflexion, c’est certain. Aucune circonstance atténuante ne peut nous écarter du devoir de constater que nous n’avons pas convaincu d’être une alternative, même si cette expression dans une ville comme Aix contient une singularité presque humoristique que tout le monde comprend bien. Sans doute les électeurs de gauche aussi l’ont-ils compris car ils ne nous ont pas investi de la  mission qu’un bon score aurait signifié . C’est ce point qu’il va falloir étudier et dont il va falloir tirer des leçons notamment en vue des régionales. Pour autant pas question de suivre le commentaire catastrophiste du choniqueur de "Marianne 2" lorsqu'il parle de "l'effondrement du Front de gauche" pour parler de notre recul de deux points alors que nous conservons le même nombre de voix qu'aux élections européennes. Précisons d'ailleurs que jamais le nom de "Front de Gauche " n'eu le droit d'être cité sur le matériel de campagne en raison de l'opposition absolue du NPA! Si notre tassement est un "effondrement", comment faudrait-il commenter le résultat des Verts qui perdent dix points et la moitié de leur pourcentage? Justement "Marianne 2 n'en souffle mot"… Reste, au final que je n’ai aucun regrets concernant le choix de nos amis localement. Le total PS/Modem est tombé à 33 % au lieu des 49 % attendus.  Et au deuxième tour, si nous avions cédés aux pressions, notre appel aurait valu soutien à la méthode de l’assemblage hétéroclite de tout et n’importe qui. En fait la stratégie du Président du Conseil Général, Jean Noel Guérini, n’est pas seulement celle de l’alliance au centre. Il s’agit aussi d’enfermer de nouveau, tout le champ politique de gauche dans les machoires du piège du vote dit "utile" en contraignant chacun à cautionner sa stratégie d’alliance. Car si on vote au deuxième tour pour une liste avec le Modem et la droite, pourquoi ne pas avoir fait cause commune dès le premier tour ?  Ce plan a été appliqué avec une énergie sans faille. A Aix nous avons eu droit à toutes les pressions que ce dispositif demande. Avant le premier tour, sur la base d’un sondage incroyablement flatteur pour nous, ce furent des mises en garde socialistes contre le fait que si notre liste, « Aix à Gauche » parvenait à dix pour cent  des suffrages nous nous maintiendrions contre « la liste de gauche ». Puis entre les deux tours ce fut une véritable campagne de harcèlements pour que nous fassions un appel à soutien. Pour tous il était clair que si nous le faisions  cela aurait été de notre part, purement et simplement, un reniement. Il aurait été  d’autant plus spectaculaire qu e la liste de droite dissidente a elle-même rejoint l’attelage mené par les socialistes.  Jean-Noel Guerini, le président socialiste du Conseil général est homme intelligent, un stratège bon calculateur. Son but n’est pas réduit à l’élection aixoise. Il veut faire la démonstration d’une méthode globale : valider un système d’alliance majoritaire, domestiquer l’autre gauche ou l’éjecter du tableau soit qu’elle se renie soit qu’elle disparaisse du film. Rien de tout cela ne peut conduire à autre chose qu’à des désastres pour le présent et pour le futur. Au présent parce que ces combines sans principes ne rassemblent pas de majorité. Ainsi en a-t-il été avec l’échec du deuxième tour  dimanche soir..Pour le futur car chacun vit dorénavant avec les contusions que l’opération pour nous tordre le bras a laissé, localement et nationalement ! 

AU MARTYR INCONNU

A tout hasard,  je poursuis mon petit reportage d’entrée en fonction au parlement européen. Le matin du seize juillet  a été la séance de mise en place des commissions. Auparavant une plénière s’est tenue. Le président est entré dans l’hémicycle au milieu de l’habituel tumulte des allées et venues et du brouhaha des discussions des députés. Personne ne s’est levé à l’annonce de son entrée comme on le fait chez nous et aucune activité ne s'est interrompue dans cette agora. Moi je me suis levé par habitude et je suis resté debout, mais je bavardais activement avec mon voisin Jacky Hénin. Je n’ai pas mis de cravate aujourd'hui. Ici ce n’est pas obligatoire. Jacky non plus mais ça ne lui fait ni froid tandisque moi ça me rend nerveux. Ici, Hénin, c’est celui qui m’aide en tout et pour  tout, avec un esprit de camaraderie sans façon, qui est un vrai bonheur dans ce lieu auquel je ne connais rien. Je sais seulement que le parlementaire qui ne réagit pas vite au début sur toutes les questions d’intendance est ensuite longuement bizuté par tous les malins qui connaissent les raccourcis dans les circuits d’une assemblée. Je ne sors pas de l’œuf à ce sujet. Donc je me préoccupe de bureau, d’étage, de taxis et d’hébergement car mon assistante commence dans le métier et elle n’a pas encore l’inflexible âpreté des vieilles troupes aguerries qui m’entourent à Paris. Je suis fauché en peine discussion sur les mutuelles complémentaires. Car soudain tout le monde est debout et je vois bien qu’on observe une minute de silence. Mes voisins  s’interrogent pour savoir à quel propos. Je ne peux les aider et je me contente de me taire comme tout le monde, debout dans une pause de respect. Je saurais ensuite qu’il s’agit de cette militante des droits de l’homme en Tchétchénie. J’aurais du m’en douter. Ca ne pouvait pas être pour les jeunes gens assassinés par les militaires honduriens. Les bons martyrs ici sont les martyrs utiles à la propagande atlantiste. Notez que je ne dis rien contre cette malheureuse femme puisque je ne sais rien d’elle. Mes voisins non plus. Personne n’a pu m’en dire un mot. Ce que j’en sais depuis, je l’ai lu dans le journal où je l’ai recherché car j’étais curieux de savoir et aussi un peu confus.

ENTREGENS

J’ai beaucoup croisé mes camarades du PS français. Plusieurs d’entre eux m’ont parlé amicalement et la conversation a eu ce tour si plaisant et humoristique qui est souvent possible avec des socialistes quand ils font une pause dans les méchancetés qu’ils disent sans trêve les uns à propos des autres. D’aucuns sont passés au large et ils ont bien fait car je sais de quels noirs bureaucrates il s’agit. J’ai lu dans le journal de référence que je tétanisais les uns et les autres en raison de la surveillance morale que j’exercerai sur eux. Si c’est vrai ça me réjouis. Ma surveillance ne peut pas leur faire de mal. Et ça peut même les encourager à être plus intransigeant avec le paquet de social capitulards qui infeste le groupe dont il sont membres. Car la vérité c’est bien que le sort du PS ne m’est pas du tout indifférent. Et celui de beaucoup de socialistes en particulier également.  Si je sers de surmoi à quelques uns d’entre eux, tant mieux. Hier ca me faisait pitié pour beaucoup d’entre eux de les voir cloués au sol avec ce vote pour ce président polonais de droite alors que je connais leurs convictions personnelles. Si profondes que soit mes divergences avec le PS social démocratisé, je n’oublie aucun des hommes et des femmes qui composent ce parti à tous les niveaux et dont je sais qu’ils restent du bon côté même si leur pleutrerie les empêche de l’assumer. Et je dois dire que j’ai été très heureux d’apprendre la condamnation radicale que les deux députés emmanuelistes ont prononcé non seulement contre le choix du PSE de soutenir le polonais de droite mais aussi de l’abstention de leurs autres collègues socialistes français qui se sont contenté en effet de sz défiler. Au moins ces deux là ont courageusement assumé publiquement de voter pour notre candidate, Britt Svenson. En fait je sais bien que plusieurs autres en ont fait autant. Ils m’en ont parlé. Mais ils n’ont rien dit publiquement. Je ne les dénoncerai donc pas à Martine panpancucul ! Quoiqu’il en soit le bilan est consternant pour les socialistes français. Leur groupe a changé de nom contre leur avis. Il a été décidé sans eux de soutenir un président de droite. Une partie d’entre eux a suivi la consigne, l’autre s’est abstenu et la dernière part a voté avec la GUE !  J’ai beau ne plus être de la maison, ça me tord les boyaux de les voir dans cet état ! Mais tout n’est pas triste ici. Le plus drôle de cette matinée fut de saluer de nouveau madame Rachida Dati. Je la trouve fascinante pour l’énergie qu’elle dégage et qui la fait repérer plusieurs mètres avant qu’on la croise. Hier, une discussion courtoise avec elle au milieu du couloir de l’hémicycle, dans le bazar général m’a fait rater le premier vote pour le vice présidents. Tel quel. Ca ne m’a pas privé de grand-chose car je n’avais pas l’intention de participer a un vote qui prive mon groupe, la GUE, de toute représentation. N’empêche que dans la conversation j’en ai surtout pris pour mon grade car madame Dati a la dent dure contre la gauche. Selon elle le fait que la gauche ne fasse rien de bon alors qu’elle a « un boulevard » (sic) devant elle prouve son épuisement « intellectuel ». Je résume, bien sur. Mais reconnaissons que ce n’est pas facile à balayer d’un revers de main. Bon. Ce matin du 16 juillet, après la brève séance de plénière, la minute de silence recueilli au martyr inconnu et le vote par acclamation à propos du nombre de membre des commissions, il a bien fallu aller travailler sérieusement.

ON S’ORGANISE

Le rendez vous suivant était fixé au diable des sous pente. C’est là qu’avait lieu la réunion de la composante GUE avant la réunion de la commission des affaires étrangères. Les camarades ont confirmé ma candidature comme vice président de la commission des affaires étrangères. Et on a élu Willy Meyer comme coordinateur de notre composante. Willy est un communiste espagnol tranquille et aimable. Habitué à chasser seul faute de pouvoir trouver comparses, Willy est cependant très avenant et promet de jouer très collectif, ce qui peut aussi être pris comme une menace vu les agendas personnels de tout un chacun ici… Autant dire qu’il va devoir pratiquer contraint et forcé une large autonomie. C’est aussi le plus ancien dans le grade le plus élevé de notre composante ce qui lui donne une expérience dont aucun de nous ne dispose. Willy, donc, est espagnol. Pour moi c’est un enchantement. Car mes premières discussion en anglais avec les autres ont été calamiteuses, non seulement de mon fait mais aussi de celui de mes interlocuteurs qui sont tout aussi empotés que moi dans cette langue. Ce que nous parlons est un baragouin caricatural qui ne permet pas d’aller au delà du niveau d’information que doit échanger une bande de primates à propos de la localisation d’une friandise. Parler en espagnol est au contraire un plaisir dont j’abuse presque depuis quelques jours. Je parle espagnol comme langue ordinaire le plus clair du temps avec mon assistante européenne, Céline Ménesses.  Et hier matin j’ai commencé la journée de boulot dans cette langue avec Ollanta Humala, le président du Parti National du Pérou. C’est le moment de parler de lui. Je reviendrai au parlement européen ensuite.

OLLANTA HUMALA

Evidemment Olanta Humala m’attendait à une porte de la gare en descendant du train de Paris et moi j’étais à l’autre porte. En allongeant le pas pour le rejoindre, je l’ai repéré de loin. Il se tient droit comme une équerre, costume sombre, cravate rouge. Ses yeux noirs lancent un de ces regards puissant que je connais si bien sur le visage d’un amérindien. Ollanta est un militaire de carrière. Il a fait de la prison pour avoir participé à un soulèvement contre le président hyper corrompu Fujimori. Amnistié à la chute de ce dernier, il a été conseiller militaire du Pérou à Paris. Il nous connait. Bien, je crois. J’ai aimé parler avec lui pendant cette demie heure qui précédait notre trajet jusqu’au parlement européen. Ses raisonnements sont clairement énoncés, sa parole est directe, comme son regard qui ne me quitte pas des yeux pendant qu’il m’explique ce qu’il a prévu de me dire pour présenter sa démarche. Je vois qu’il est préoccupé de se définir. Il sait que la gauche européenne est perplexe à son sujet. J’ai écouté avec une intensité exactement parallèle. Je pense honnêtement que c’est lui qui crée cette ambiance par son implication dans le propos, le timbre de sa voix et cette façon intense de regarder.  À la précédente élection Humala est arrivé quatre cent mille voix derrière le candidat commun des socialistes et de la  droite  qui s’était unis au deuxième tour pour lui faire échec.  Précisons qu’un million et demi de bulletins de vote avaient été annulés. Le vainqueur de cette élection à l’arraché est un voyou de haut vol, Alan Garcia, chef de l’APRA, le parti socialiste du coin. Il a déjà été président de son pays. Sa mandature s’est achevée par sa fuite sur les toits de Lima. Les gens qu’il avait ruinés le pourchassait pour le pendre. Aujourd’hui donc Ollanta Humala est la seule opposition digne et crédible au régime pourri qui gouverne le Pérou. Corrompu jusqu’à la moelle, bradeur de son pays au nom des vertus du libre marché machin chose bla bla, Alan Garcia a fait tuer une centaine d’indiens récemment. La moitié de conflits de son pays sont des conflits socio-écologiques qui opposent des paysans aux multinationales à qui Alan Garcia brade les ressources du  pays. Dans ce contexte, on ne peut pas se contenter de discourir sur ce que l’on préfèrerait que soit Ollanta Humala. Il est surtout temps de comprendre ce qu’il est vraiment et de commencer par là pour savoir comment travailler avec lui.

PFFFF ! ENCORE L’AMERIQUE LATINE ? PFFFF !

Mais pourquoi tant parler d’Amérique latine ? N’y-a-t-il rien d’autre au monde, me reprochent même certains de mes proches ? Bien sur, il y a beaucoup d’autres choses à observer utilement dans le monde ! Bien des pays connaissent en ce moment des évolutions décisives pour l’avenir de l’humanité. Nombre me passionnent d’ailleurs beaucoup et je les suis avec constance. Mais l’Amérique latine est le continent politique miroir de l’Europe du sud. Si cette idée intéresse mon lecteur, il se reportera à un article que j’ai écrit à ce sujet dans la revue « Pour La République Sociale », présent dans les archives de ce blog, traduit en espagnol et intitulé « Leçons d’Amérique latine ». Je veux souligner ici que le processus des révolutions démocratiques qui s’y déroulent est l’unique processus de ruptures avec la mondialisation libérale qui soit en cours à notre époque. Le dire ce n’est rien idéaliser. Et ce n’est pas s’illusionner non plus avec je ne sais quel modèle. Mais je recommande de ne pas se laisser intimider par ceux qui sont prompt à montrer du doigt notre prétendu suivisme et toute idéalisation de gauche en général. On sait trop ce qui les fascine, eux de leur côté et quelle absence d’esprit critique est le leur sitôt qu’il s’agit de l’ordre établi.

LA VAGUE DURE

Actuellement la vague démocratique aux Amériques n’a pas reflué. Je pense même que l’élection d’Obama, dont je connais parfaitement la limite réelle, participe de ce moment général. Pour autant il est certain que le processus n’est pas univoque, d’une pièce, sans nuances internes. Et par-dessus tout, les conditions politiques nationales spécifiques sont déterminantes. Il est aussi absurde de parler d’Amérique latine en général que cela le serait de parler de la même façon de l’Europe même si l’hispanité et l’indigénité fournissent des trames communes aux Amériques bien plus puissantes que celle qui réunit des danois et des italiens en Europe, nonobstant leur commune présence dans l’hémicycle où je me trouve aussi.  Ollanta Humala est mal signalé par de nombreux camarades qui ont du mal à le situer politiquement par rapport à l’idée qu’ils se font de la gauche. Humala est indigéniste et nationaliste. Ce nationalisme laisse perplexe de nombreux observateurs de gauche. De plus dans le contexte de l’histoire péruvienne, le nationalisme révolutionnaire a connu des précédents très discutables. Lui-même, Ollanta Humala, s’empresse de dire que ce nationalisme n’a rien à voir avec celui d’Europe qu’il dénonce comme belliciste et meurtrier en se référant à la seconde guerre mondiale et à la Shoa. Il dit que la contradiction principale de notre époque est entre la mondialisation, assimilable à un pur procèss de privatisation globale du monde, et l’affirmation de l’existence de l’Etat qui se confond avec la Nation. Selon lui, son nationalisme est intégrateur des communautés et des catégories qui compose l’ensemble péruvien et il est le seul vecteur possible de cette intégration.  Pour ma part je crois que je comprends ce qu’il veut dire et j’ai tendance à lui faire non seulement crédit de sa bonne foi mais à y reconnaitre des éléments de ma propre manière de voir les problèmes, moyennant les différences fondamentales qui séparent ici, en France et en Europe, l’idée de Nation et celle de République avec laquelle se confond mon engagement philosophique et politique.  Je n’exprime ici qu’un point de vue strictement personnel, je m’empresse de le rappeler, car nombre de mes proches sont beaucoup moins allant s’agissant d’Ollanta Humala. Ils me conseillent d’observer une distance constante, ni trop courte ni trop longue, par précaution.

ACTIONS ET PRECAUTIONS

Mais moi je ne sais pas comment faire de la politique avec des précautions de cette sorte. Je souhaite que Ollanta Humala batte Alan Garcia et les autres bandits à la prochaine présidentielle et, si je peux l’aider, je le ferai. La politique c’est aussi, pour finir, de l’action.  Et l’action est toujours  manichéenne, en noir et blanc, coincée entre ce qui est fait et ce qui n’est pas fait. Cette propriété rustique de l’action est précisément la raison pour laquelle nous devons prendre garde de ne pas raisonner en noir et blanc mais de bien examiner toute la palette des couleurs et des possibles. L’ouverture de la pensée, le temps de la réflexion approfondie et argumentée sont une exigence d’autant plus impérieuse qu’ensuite il faut agir. Car l’acte qu’on posera ensuite, lui, sera marqué au sceau du binaire et assez nécessairement irréversible. J’ai remarqué que les gens qui se piquent de subtilité dans l’action sont en général peu exigeant dans leur réflexion préalable. Pour eux, souvent tout se vaut. Ils idéalisent leurs atermoiements comme une forme de sagesse alors qu’ils expriment souvent une impuissance de la pensée à conclure et un embarras puéril à assumer les conflits. Si bien qu’ils m’ont souvent paru surtout préoccupés de ménager leurs arrières au détriment de ceux qui les suivent en croyant aller dans une direction tandis que l’inverse était aussi prévu par les malins et les dandies de la politique.

LE FRONT ROUGE

Ollanta Humala a été reçu par une délégation du groupe GUE. Une réunion étrange car elle avait lieu dans une salle à laquelle on accédait par un couloir encombré d’échafaudages montés bien bas mais garnis de bandes d’auto collant rouge et blanc en dépit desquels toute personne de plus d’un mètre soixante dix se heurte quand même le front.  On reconnaissait donc ensuite une bonne partie de notre délégation a son front rouge.  Le lendemain, quand je suis allé à la réunion solennelle de la Commission des affaires étrangères, j’ai repéré une série de gens qui avaient une barre rouge sur le front. Je me suis dit que la salle de réunion d’hier a servi depuis à d’autres et pour la première fois depuis que je suis ici je me suis dit que je devenais familier des lieux au point de savoir pourquoi des gens se frottent le front. Cette commission des affaires étrangères est censée être la plus prestigieuse de notre assemblée. Je suis prêt à le croire puisque j’en suis membre ! On élit aux postes de commande « par acclamation », selon l’expression consacrée. C'est-à-dire qu’on ne vote pas. Les noms des impétrants sont annoncés et présentés par un membre du groupe politique concerné. Personne n’a été mis en cause. Sauf le premier vice président. Plusieurs groupes ont dit qu’ils déploraient de  voir élu un « euro sceptique ». Je suppose que cela doit vouloir dire un gros nationaliste en béton armé comme il y en a plus d’un ici à côté desquels je fais figure d’euro-pétaradant ! Comme ces commentaires acerbes ont un peu chauffé les oreilles d’un groupe de quatre députés assis en haut à droite du président ceux là ont fait savoir que tout le monde devait être représenté et que ca commençait à bien faire avec les gens qui voudraient normaliser les points de vue. J’ignore absolument qui sont ces gens. Ma voisine ne savait rien non plus à leur sujet. Et comme je n’ai pas eu le temps de repérer qui parlait contre le premier vice président tout ceci reste totalement opaque pour moi. Mais je me promets d’aller aux nouvelles dès que possible auprès d’un connaisseur. En tous cas personne n’a fait de remarque sur mon nom. Pas davantage sur celui de Dominique Baudis qui a été élu juste avant moi au poste de vice président. Dans ces conditions, le grand sud ouest français a deux vice-présidents dans la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. Ce qui est très bon pour notre prestige !  Ce qui est moins bon pour le prestige de tout le monde, dans ce cénacle, c’est qu’il n’y a pas une seule femme au bureau de cette commission ! C’est ce qu’à fait remarquer une femme députée aux applaudissements hypocrites de toute la salle, juste avant de s’entendre dire que son groupe n’avait qu’à en proposer une. Ainsi va un monde dont on pourrait écrire chaque répartie sous toutes les latitudes.

RETOUR A LA CASE DEPART

En rentrant chez moi, la clef que j’avais laissé dans la boite aux lettres ne s’y trouvait plus et la porte de la boite aux lettres non plus. Dans l’appartement la télé est partie en vacances sans moi ainsi que deux téléphones portables désactivés. Et une boite de pilules aux armes du Sénat ainsi que les trois gélules de ginseng qu’elle contenait. Comme il me restait une journée avant de partir en vacances le remplacement de la serrure quatre points de ma porte et les formalités de police ne m’ont pas tout manger mon temps. Puis enfin, ce sera sans doute la pause, à moins d’un évènement qui serait en train de mijoter en ce moment. Sitôt au calme,  je vais faire défiler, au gré des siestes, le film de cette saison de grand galop. Mais je suis à cette heure le cheval fourbu de cette chevauchée.  Quand je suis monté dans le train TGV qui m’a conduit jusqu'à ma villégiature il y avait déjà une grosse demie heure retard. Renseignement pris «c’est tout le temps comme ça » d’après une personne en uniforme postée sur le quai dont j’ignore la fonction en dehors de celle de faire des commentaires désabusés. Dans le train une annonce faites avec un splendide accent nous a prévenu «  notre treïn ora vïntesette minuteu de reutârd et cïnquanteu quatreu segondeu ! ». Tout le monde a ri dans le wagon et j’ai cru que c’était à cause de l’accent. Puis j’ai pensé que c’était à cause de la précision sur les secondes. Mais finalement j’ai appris que c’était à cause de l’arnaque et du foutage de gueule de la SNCF. Car à partir d’une demie heure de retard la compagnie doit commencer les remboursements. Personne ne prend au sérieux de tels arnaqueurs et ça fait rire tout le monde de voir leur application dans l’art de faire semblant que les gens vont les croire en raison de leurs précisions bidons.  J’ai le moral dans les chaussettes de voir mon pays se diluer de cette façon sous la houlette des marioles pédants et jargonnant des « services clientèles », « hot-line » et autres attrape-gogos sans visage de la bureaucratie kafkaïenne du privé et de leurs singes savant qui attendent leur tour dans les dernières entreprises nationales qui jusque là fonctionnaient très bien. 

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290 commentaires à “Front blanc et front rouge”
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  1. Hold-up dit :

    " Mabel Marquez, La Jornada, Alba TV, 26 et 27 juillet 2009.

    Cela fait 29 jours que le Front de Résistance contre le Coup d’État est en lutte, et certains de ses dirigeants se trouvant dans la capitale ont tenu dimanche 26 juillet une réunion dans les locaux du Syndicat des Travailleurs des Boissons et Assimilés (STIBYS), situés dans la zone des brises de Comayagüela, à Tegucigalpa.

    L’appel a été lancé samedi après-midi par la Commission Nationale du Front afin de trouver des accords et de définir les actions à réaliser au cours de la semaine à venir. Celui-ci a été couronné de succès puisque plus de 5.000 personnes se sont présentées au rendez-vous, venant de différentes régions du pays. Lors de cette réunion, la commission a pris les décisions suivantes :

    - Poursuivre la lutte. Demain, lundi 27 Juillet 2009, à 8h00 du matin, le point de rencontre se situe en face de l’Université pédagogique Francisco Morazán, ensuite nous irons bloquer les routes de la capitale. Ailleurs dans le pays, les actions seront similaires dans nos villes et villages respectifs.

    - Les mobilisations se feront à l’échelle nationale, et des routes seront également bloquées.

    - En ce qui concerne la Fédération des Organisations d’Enseignants du Honduras, elle se réunira cet après-midi et décidera de ses actions. Ses représentants n’étaient pas présents à cette réunion et ce sont eux qui décident.

    - Rappelez-vous les trois revendications fondamentales pour lesquelles nous poursuivons notre lutte : la première est la restauration de l’ordre constitutionnel, la seconde est le retour du Manuel Zelaya à la présidence du pays, et la troisième est la mise en place d’une l’Assemblée Nationale Constituante "...

    La suite ici :

    http://www.legrandsoir.info/Honduras-Coup-d-Etat-et-contre-coups-de-ripostes-en-ripostes.html

  2. jennifer dit :

    Abel
    A ma connaissance Zelaya n'a jamais eu de discussion avec Clinton, n'a jamais été reçu par l'administration US.

  3. jennifer dit :

    Bon Hold up, je vais encore réfléchir à ce que tu écris mais quand même l'urgence n'est pas la 6ème république à l'heure actuelle. Les gens ne pensent pas à cela. L'urgence c'est comment empêcher les licenciements avant toute chose. En gros comment résoudre la crise. Et donc oui un programme bien à gauche. Moi quand j'ai commencé à entendre parler de cette 6ème république, je n'ai pas compris de quoi il s'agissait. Enfin si je comprends bien de quoi il s'agit mais je ne comprenais pas pourquoi les gens sur le blog ça les intéressait tellement. Je pense que pour beaucoup de gens c'est la même chose.
    C'est comme de dire que le socialisme est nécessaire. C'est objectivement vrai, comme il est objectivement que la 5ème république c'est l'Etat fort et le présidentialisme, comme il est objectivement vrai que des tas de choses sont nécessaires et cruciales, la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme n'étant pas la dernière, la fin des guerres etc... Et je ne sais pas ce qui est le plus urgent dans tout cela: qu'on arrête immédiatement les centres de rétention des sans papiers, qu'on arrête l'embargo qui affame Gaza, qu'on arrête les licenciements. En fait si je pense que le dernier est le plus urgent et ce sera bien notre campagne de la rentrée avec la loi qu'on a proposée.

    Par ailleurs que les électeurs soient adultes, je n'en doute pas. Mais que le rôle d'un parti politique soit de proposer des analyses et les mots d'ordre qui s'ensuivent qui correspondent à la situation objective et quel serait le prochain pas qu'il faudrait faire pour s'en sortir c'est essentiel aussi. Sinon à quoi sert un parti politique? D'accord avec toi: rupture complète avec le néolibéralisme c'est juste.

  4. jennifer dit :

    Merci Hold up des liens que tu donnes sur le Honduras. Celui très drôle du mec qui a décidé de se consacrer à l'alcoolisme dorénavant m'a fait beaucoup rire..

  5. Hold-up dit :

    Daniel Cohn-Bendit a dit sur la taxe carbone :

    «C'est une mesure révolutionnaire, le début d'une transformation de l'impôt: moins imposer le travail et entrer dans l'ère de l'impôt écologique, en imposant l'utilisation de l'environnement.»

    Ce monsieur trouve " révolutionnaire " de faire payer le peuple plutôt que les entreprises richissimes et autres nantis.
    Nous voyons bien ce qui fait se rejoindre cet environnementaliste libéral avec Michel Rocard et Michel Rocard avec Nicolas Sarkozy : le Blairisme.

    Le Blairisme est la clef de voûte idéologique qui réuni ces trois individus - comme Valls et BHL.
    Leur idole est un criminel de guerre toujours en liberté et la philosophie antisociale qui va avec. Ils pactisent tous dans le bushisme cette idéologie d'extrême droite américaine militariste. Mais ceci est un autre problème.

    Le PG grâce aux Ecologistes de Gauche aura un temps d'avance sur ces tristes sires. L'alliance d'Europe-Ecologie explosera vite.
    Et il s'agira d'être prêt.

  6. jennifer dit :

    Hold up

    Je relis ton post car je ne comprends pas vraiment où tu veux en venir mais j'y lis cette phrase: "Les électeurs sont adultes, ils ne s’y trompent pas et nous ne sommes pas propriétaires des voix. Ne pas donner de marche à suivre, c’est laisser la liberté aux électeurs de juger par eux -"

    Je pense que ta vision d'un parti politique étant "propriétaire" des voix est éloignée de ce que je pense. Il me semble que le rôle d'un parti politique est de dire ce qu'il pense et de le dire haut et fort, sinon pas la peine qu'il se forme en tant que parti. Bien sûr il n'impose aucune "marche à suivre" sauf dans les dictatures. Pour caricaturer si on dit "ne votez pas UMP ou Le Pen, ou même votez contre l'europe capitaliste", on ne l'impose à personne, et on respecte les gens qui font comme adultes ce qu'ils veulent faire. Mais notre rôle en tant que parti, n'est-ce pas de diffuser des idées, de proposer des marches à suivre, de critiquer ceux qui gouvernent quand ils font n'importe quoi pour les citoyens?

  7. gardez le moral dit :

    Chine : un patron battu à mort par ses employés
    Caroline Politi (lefigaro.fr)
    27/07/2009 | Mise à jour : 16:11 | Commentaires 39 | Ajouter à ma sélection
    À l'annonce d'un plan de licenciement massif, des salariés d'une usine de sidérurgie chinoise s'en sont pris à leur nouveau directeur général.

    La croissance n'épargne pas la Chine des conflits sociaux de grande ampleur. Vendredi dernier, la restructuration de l'usine sidérurgique Tonghua Iron and Steel au nord-est du pays, a tourné au drame. À l'annonce d'un plan de 30 000 licenciements (sur 35 000 salariés), des ouvriers de l'usine ont battu à mort leur directeur général, Chen Guojun.

    Des milliers d'employés ont d'abord cessé le travail pour protester contre ces suppressions d'emplois liées au rachat de l'usine par un groupe privé, Jianlong. Un groupe de 3 000 salariés s'en est ensuite pris physiquememnt à Chen Guojun. D'après le China Daily, après avoir battu leur nouveau patron, des ouvriers de l'usine de Tonghua ont affronté la police et ont empêché les ambulances de lui venir en aide. Grièvement blessé, le directeur de l'usine a succombé quelques heures plus tard.

    «Chen a déçu et provoqué les ouvriers en annonçant que la plupart d'entre eux seraient mis au chômage dans les trois jours», a indiqué, lundi, le quotidien chinois. La foule a été saisie de fureur lorsque Chen a fait savoir que le nombre total de travailleurs serait réduit à 5.000». Les violences auraient également fait une centaine de blessés, d'après le Centre d'Information pour les droits de l'homme, basé à Hong-Kong.

    Pour calmer le jeu et empêcher que la situation ne dégénère, le gouvernement de la province de Jilin, où se situe l'usine, a décidé d'annuler la fusion entre les deux entreprises. Elle a également lancé une enquête pour meurtre.

    Si les conflits sociaux sont de plus en plus fréquents dans le pays, jamais auparavant la Chine n'avait connu une telle violence. « J'ai entendu des cas de patrons séquestrés récemment, mais pas de patrons battus à mort de cette façon (...) à ma connaissance c'est la première fois, en tout cas, que c'est annoncé », assure Jean-Philippe Béja, du Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC) situé à Hong Kong.

    Nos pauvres patrons "séquestrés" devraient méditer l'info!

  8. jennifer dit :

    Je ne saurai trop recommender le lien que nous donne Pulchérie D. Oui Nipontchik a raison, l'insécurité augmente en France

    http://www.amnesty.fr/_info/rapport_france/

  9. abel dit :

    Jennifer, mes excuses, j'en était resté à l'information qu'avaient donnée plusieurs sources journalistiques disant que Zelaya se rendait à washington pour être reçu le mardi 7 juillet à 13h. par H.Clinton.

  10. dudu87 dit :

    Bonsoir à vous,

    Nombreux/ses sont offusqués/ées que le Nouvel Obs ait fait l'éloge de Mickey.
    Mais son patron, Denis Ollivennes était aux rencontres "Bilderberg" de juin dernier.
    Ils sont nombreux, les patrons de presse française à fréquenter ce "gouvernement mondial" où 120 milliardaires, chefs de "barbouzes", NSA commando "DELTA", pétroliers, têtes couronnées et "personnalités" politiques se côtoient...fraternellement. X Bertrant et C Lagarde étaient aussi du voyage.
    Ils n'y avait pas de socialistes cet année, en disgrâce ou plus utiles?
    Même le patron de Facebook était présent!
    Ordre du jour pour cet année?

    Marché transatlantique E.U et U.E;
    Le FMI, comme trésorerie mondiale, disparition du dollar?;
    Agence mondiale de la SANTE à la place de l'OMS (grippe H1N1 et surpopulation mondiale "dangereuse");
    Crise économique brutale pour en finir, pire qu'1930;
    Taxe écolo, ça vous rappelle rien, Roccard n'était-il pas en membre assidu de Bilderberg?
    Allez voir:
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14079

  11. dudu87 dit :

    @Hold Up

    Oui, cette 6° République est nécessaire, je n'y reviendrai pas nous en avons parlé suffisamment l'an dernier avec JM!
    Mais il faudra passer par une étape transitoire, une Constituante, pour rétablir la DEMOCRATIE. L'histoire nous enseigne que toute nos républiques ont été mises en place à la suite d'un bain de sang, révolution et/ou guerres! Saurons-nous faire démentir l'Histoire?
    "Bien à gauche", le terme "gauche" n'est-il pas perçu comme un épouvantail par les classes populaires? Quand Hollande et consorts disent nous la gauche... J'entends déjà dans mes oreilles: "Ouais, on prend les mêmes et on recommence!" Il y a une génération qui a grandi sous Mitterand et là, beaucoup de mal a été fait...

  12. jennifer dit :

    J'insiste: une constituante ça se décrète comme cela? Pour moi c'est du même ordre que les gens qui décrètent la grève générale voire la révolution, comme si elles étaient à portée de la main. Regardez ce qu'il a fallu à Chavez, Morales, Correa pour qu'ils arrivent à mettre en place une Constituante. C'est quand même un autre niveau de mobilisation et de rapport de forces (Chavez a été élu avec 56% en 98, nous n'avons comme premiers résultats que 6, 5%). Je ne veux jouer les rabat-joie mais restons réalistes et les pieds sur terre. C'est la meilleure façon d'avancer en sachant bien où on est et où on doit aller. Seuls le réalisme et la vérité sont mobilisateurs en politique.

    Regardez aussi ce qu'il en coûte à Zelaya d'avoir juste "pensé" à une constituante. Regardez aussi la dérive actuelle autoritaire de Sarkozy que tout le monde gobe comme un seul homme, malgré de petits soubresauts. Il y a quand même beaucoup de travail à faire avant la Constituante.

    Pour qu'une Constituante devienne à l'ordre du jour, une question que les gens se posent et trouvent tout à fait évidente vu le tour que prennent les évènements, il faut une situation de révolte massive. La Russie en1917 a obtenu cette constituante dans une situation pré-révolutionnaire, après une répétition générale qui eut lieu en 1905 avec des soviets partout, un niveau de mobilisation et de radicalisation et de conscience politique extrêmement élevé que tous les pays d'Amérique latine envieraient.

    Sinon on peut toujours en parler au niveau de la propagande (c'est-à-dire dans un cercle restreint comme l'est le blog), en faisant bien la disctinction de la propagande (ce qui s'adresse à un petit nombre et peut être développé avec beaucoup de mots) et l'agitation (mots d'ordre immédiats, peu de mots qui concentrent et synthétisent toute une situation et qui s'adressent au plus grand nombre comme perspective d'action immédiate. L'idée qui se transforme en action de masse, la praxis) et certainement intéressant comme perspective lointaine sur laquelle nous avons intérêt à nous éduquer; mais pas ce qu'on peut mettre aujourd'hui (encore) dans nos tracts, nos campagnes électorales

  13. abel dit :

    Bonjour à tous,

    Je suis de plus en plus persuadé que le changement ne peut pas passer par les urnes. On ne peut s'attaquer aux exorbitants privilèges par un scrutin qui biaise la démocratie. Les Magnats n'ont pas l'intention de lacher un euro. Ce sont des drogués de la fortune et ce n'est pas le discours démocratique qui les fera renoncer à leur addiction. Seule une cure en milieu contrôlé sera efficace !
    Il faudra une révolte bien structurée et bien conduite pour rétablir la justice sociale. Les gens n'ont plus confiance au politique ni au scrutin et les régionales risquent fort d'être boudées par les électeurs. On ne pourra pas toujours se cacher derrière l'influence des sondages.
    D'accord avec dudu87, le mot gauche fait peur. La fameuse SINISTRE par opposition à la DEXTRE du dieu des croyants.
    J'aimerais bien un mouvement social conduit sous le sigle MPJS (Mouvement Pour la Justice Sociale). Avec une organisation cellulaires à implantation locale ; c'est à dire une structuration horizontale à influence régionale comme les Bourses de Travail à la fin du XIX ème siècle.
    Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, je pense que le politique ne règle rien. Sinon ça se saurait. Ce n'est pas sans signification que beaucoup, ici, parlent du bilderberg. C'est dans ce type de structure que se règle le sort de la planète !
    " Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience " (R.Char)
    " Le monde, s'il peut l'être, ne sera sauvé que par les insoumis " (A.Gide)
    Si nos vieux hussards noirs de la république se sont dévoués comme de véritables curés laïques pour apporter la culture et l'éducation à tous les enfants de la nation, c'est qu'ils avaient une haute conscience que seul le savoir permettra à l'homme de se libérer des oppressions et obscurantismes.
    Sachons que c'était l'époque où l'instituteur était respecté des enfants et des parents ! O tempora, ô mores !

  14. jennifer dit :

    La Colombie aurait décidé de mettre des bases militaires américaines. C'est-à-dire juste à la porte du Vénézuela. La Colombie c'est le bras armé des USA contre la vague rose-rouge en Amérique latine, et en particulier le Venezuela qui en est le bastion le plus avancé. Il faut resituer le coup d'Etat hondurien dans ce contexte

    Tout le monde le pensait mais le secrétaire d'Etat nordaméricain Crowley l'a dit publiquement: le Honduras ne peut pas suivre le modèle de Chavez. C'est donc le tournant à gauche du continent sud américain qui est visé au Honduras et c'est une offensive qui me semble maintenant concertée: mettre des bases militaires en Colombie, aider à la préparation d'un coup d'Etat

  15. jennifer dit :

    Désolée j'ai oublié de mettre le lien en anglais sur cette offensive

    http://www.venezuelanalysis.com/analysis/4667

  16. jennifer dit :

    Bonjour Abel

    Je pense que tu soulèves une question juste. Oui il me semble qu'il va y avoir un de ces jours une révolte importante, car la colère populaire qui pour l'instant se manifeste par l'abstention est énorme et il me semble qu'elle va s'exprimer. Il suffit d'être prêts, d'avoir créé tout un réseau organisationnel, car la révolte ça peut monter comme un soufflet et retomber aussi vite.
    Je suis aussi mille fois d'accord avec ton titre "pour une justice sociale". C'est ce qui résume le plus la situation. Et le réseau nous on le crée dans les localités avec le PG, le Front de gauche, et les autres organisations. Je parle juste dans ma commune, on mène une lutte depuis quelques mois où tout le monde participe (le PS et les Verts commencent à s'y intéresser mais timidement encore).
    Mais je ne crois pas au purement local. On peut lutter des années et rester complètement isolés. Non il faut une coordination nationale de tout cela et ce qui peut tous nous unir nationalement c'est notre rejet de Sarkozy, de sa politique qui laisse tout faire. Ce n'est pas en luttant usine par usine contre les licenciements qu'on y arrivera. C'est en disant: toute cette merdre, toutes ces boîtes qui ferment, il faut les empêcher de le faire et pour cela interdire les licenciements, trouver une politique économique globale qui soit une réponse à la crise. Sarkozy laisse faire les licenciements car ça l'arrange que ce soient les travailleurs et non le capital qui paient la crise.
    C'est donc là qu'apparaît le politique: une autre politique économique, un autre gouvernement. Boîte par boîte on ne s'en sortira pas. Il faut des grands travaux, sauver les services publics, nationaliser les banques pour les forcer à prêter du fric aux boîtes (et pas seulement leur dire gentillement: s'il vous plaît, prêtez aux entreprises pour relancer la production) etc...

  17. Carol DEBY dit :

    Afghanistan : majorité de Britanniques pour le retrait des troupes UK d’Afghanistan.
    Deux nouvelles victimes anglaises hier, dans le secteur britannique.
    Sondage de The Independent : majorité pour le retrait, car la guerre ne saurait être gagnée.
    75 % des personnes interrogées estiment que le matériel dont disposent les troupes est insuffisant.
    Il y a 22 soldats britanniques tués depuis le début de juillet 2009

  18. maxou dit :

    Bonjour à tous,
    je viens de lire le post de Jennifer et d'Abel, et je m'excuse de vous le dire, mais rien de nouveau dans les discours, c'est exactement les discours d'Arlette, Olivier, le PCF, etc, etc !

  19. Nipontchik dit :

    "Politiquement, nous nous distinguerons des autres. Il y aura les anciens de la 5° et nous, les champions de la 6 ° et là nous ferons la différence. Nous pourrons ainsi proposer un vrai projet politique aux Françaises et aux Français loin des anciennes batailles idéologiques essoufflées. Nous serons vu et entendu. On saura parler de nous. Et nous saurons convaincre."(HU)

    Montebourg et le NPS ont déjà fait le coup, il y a quelques années...hi hi

  20. Nipontchik dit :

    "Le PG grâce aux Ecologistes de Gauche aura un temps d’avance sur ces tristes sires. L’alliance d’ Europe-Ecologie explosera vite.
    Et il s’agira d’être prêt." (HU)

    tu as des postes de conseillers régionaux ou de directeurs du développement durable à offrir aux écolos, peut-être?

  21. abel dit :

    Mais, Maxou, nous sommes toujours dans la lutte des classes. Les organisations que tu cites sont dans une logique de PARTI avec tout ce que ça implique comme centralisme et pensée standard. Je me situe sur un autre plan si tu lis bien. Et il est bien entendu qu'il faut une coordination et non une représentation par professionnel politique interposé !

  22. marillion dit :

    Pression au travail.

    SUICIDE. Un salarié de France Telecom s'est suicidé, le 14 juillet dernier à Marseille. Dans une lettre qui n'est rendue publique qu'aujourd'hui, il accuse son entreprise d'être responsable de son geste. "Je me suicide à cause de mon travail à France Telecom. C'est la seule cause". La lettre laissée par ce salarié de 51 ans à sa famille accuse explicitement son entreprise de l'avoir "désorganisé et perturbé". Plus précisément encore, il évoque "l'urgence permanente, la surcharge de travail, l'absence de formation, la désorganisation totale de l'entreprise et le management par la terreur". Cette lettre a été, conformément à sa volonté, transmise à ses collègues et aux délégués du personnel. Selon Patrick Ackermann (Sud-PTT), depuis février 2008, 18 suicides et 10 tentatives de suicides ont eu lieu à France Télécom, qui emploie 102.254 salariés, dont 70% de fonctionnaires. (France Info)

    On est bien loin des séquestrations de ces pauvres patrons n'est-ce pas? A quand le suicide du PDG de France Télécom sous la pression des actionnaires?

  23. Hold-up dit :

    @ Jennifer

    Tu as dit :

    "Mais je ne crois pas au purement local. On peut lutter des années et rester complètement isolés. Non il faut une coordination nationale de tout cela et ce qui peut tous nous unir nationalement c’est notre rejet de Sarkozy, de sa politique qui laisse tout faire. Ce n’est pas en luttant usine par usine contre les licenciements qu’on y arrivera. C’est en disant: toute cette merdre, toutes ces boîtes qui ferment, il faut les empêcher de le faire et pour cela interdire les licenciements, trouver une politique économique globale qui soit une réponse à la crise. Sarkozy laisse faire les licenciements car ça l’arrange que ce soient les travailleurs et non le capital qui paient la crise.
    C’est donc là qu’apparaît le politique: une autre politique économique, un autre gouvernement. Boîte par boîte on ne s’en sortira pas. Il faut des grands travaux, sauver les services publics, nationaliser les banques pour les forcer à prêter du fric aux boîtes (et pas seulement leur dire gentillement: s’il vous plaît, prêtez aux entreprises pour relancer la production) etc…"

    Bref.... en clair une 6 ° République !

    Une 6 ° République avec un Nouveau Contrat Social, une nouvelle vision et ambition pour le peuple français, une véritable démocratie sociale avec une véritable participation populaire, des nouveaux droits dans les entreprises, un autre projet économique architecturé sur l'Ecologie Politique, etc,...
    Un projet de 6 ° République dans lequel s'enchâsserait notre vision du socialisme du XXI ° siècle ce qui automatiquement aurait pour effet de redéfinir notre façon de coopérer avec l'Europe et nous sortir des Traités paralysants etc,... Oui, là ce serait effectivement crédible et cela pourrait convaincre les Français. Il y aurait bien là du nouveau pour le coup.

    Je crois que nous allons finir par nous comprendre...

  24. maxou dit :

    Regards sur l'Amérique latine
    Les expériences de la gauche latino-américaine ont été au cœur des débats, notamment le rôle crucial joué par l'État-nation.
    Valence, envoyé spécial.
    Le seule continent qui à viré à gauche à partir de la fin des années 1990, l'Amérique latine, a fait l'objet d'un temps de débat, pour avoir ouvert un « nouvel âge de l'espoir », selon l'expression de Pedro Marset, du PC espagnol. Il ne s'agit pas d'un modèle à copier, mais d'un continent à comprendre. Ainsi Pedro Marset s'appuie à montrer les différentes origines des gauches latino-américaines et européennes. En Europe, elle s'est appuyée sur la construction d'une conscience de classe, puis un d'un État providence. En Amérique latine, elle a été marquée par la lutte contre les impérialismes portugais et espagnol, la lutte contre les dominations exercées sur les indigènes et les pauvres. Par ailleurs, Pedro Marset montre combien des plates-formes programmatiques larges ont permis le rassemblement dans divers pays latino-américains. De son côté Pedro Paez, ancien ministre de l'Économie d'Équateur, insiste sur le rôle de l'État-nation dans les dynamiques de gauche aujourd'hui. Car « la construction de l'État-nation est directement liée à la capacité de décider, d'exercer la volonté ». Pour Pedro Paez, en Amérique latine, « un projet sociétal était lié au processus de construction nationale » à la fin du XIXe siècle. Et c'est un peu ce flambeau qu'ont repris les mouvements progressistes du continent. Ils ont « redonné une nouvelle dignité au mot socialisme ». Le fait d'exercer le pouvoir doit continuer de s'appuyer sur « une bataille des idées », ajoute Paez. Il cite à l'appui l'exemple d'Alo presidente, émission où intervient le président vénézuélien Hugo Chavez pour mener le débat public. Outre le pouvoir politique, c'est le pouvoir économique qu'il faut conquérir. D'où, dans cette perspective, la création d'une banque du Sud pour s'émanciper de la tutelle du FMI.
    G. D. S.

  25. maxou dit :

    La grève marathon des facteurs de Carros
    La Poste. Mobilisation départementale de la CGT aujourd'hui pour redonner un second souffle à la grève qui atteint son 43e jour !
    Samedi dernier, les facteurs de Carros et de Saint-Martin-du-Var (Alpes-Maritimes) pensaient être à j – 1 de la sortie du conflit qui les oppose à leur direction locale dans le cadre de la mise en place du projet « Facteur d'avenir », prélude, selon les syndicalistes, à la privatisation du service public postal. Ils se croyaient sortis d'affaire car, plus d'un mois après le début de leur grève, leurs représentants et ceux de l'union départementale CGT rencontraient enfin le directeur départemental de La Poste, sous l'arbitrage d'un représentant de la DDTE. Rencontre sans doute favorisée par les préavis de grève déposés peu avant par la CGT dans des bureaux de poste du haut pays (Lantosque, Puget-Théniers) mais aussi de Vence et même de certains centres de Nice.
    Las ! Après trois heures, l'entrevue a tourné court.
    « Pourtant, estime Didier Turrini, le secrétaire départemental de la CGT, nous aurions pu facilement aboutir pour trouver les bases d'un accord. » En effet – et c'est une première – le syndicat avait accepté, en signe de bonne volonté, d'appeler à lever les préavis de grève dans les bureaux concernés. La direction départementales de La Poste indiquait de son côté qu'elle retirait les sanctions et les procédures disciplinaires relatives à ce mouvement gréviste. C'était d'autant mieux parti que les facteurs, parmi lesquels certains n'ont touché que 485 euros en juin et feront pratiquement ceinture en juillet, avaient modéré et modulé leurs revendications de départ. Restait à La Poste à faire un dernier pas, ce à quoi elle s'est refusé. « Son refus porte sur une proposition des salariés estimée à l'équivalent d'un demi-emploi soit 20 000 euros par an alors que 400 000 euros ont été dépensés en intérimaires pour briser la grève », s'indigne le syndicat CGT des postiers qui accuse maintenant cette direction de « comportement irresponsable, pénalisant des milliers d'usagers ».
    L'UD CGT est aussi très en colère, estimant « avoir été trompée » lors des « pseudo-négociations » de samedi dernier qui, selon Didier Turrini, « n'étaient destinées qu'à essouffler le mouvement ». La CGT hausse donc le ton en appelant aujourd'hui, en plein centre de Nice, à un rassemblement départemental de soutien aux facteurs grévistes dont l'état psychologique de certains, entre rage et désespoir, commence à inquiéter.
    Philippe Jérôme

  26. maxou dit :

    Les ministres se penchent dur l'avenir de la Poste
    Social. Nouvelle étape demain pour le projet de loi transformant l'entreprise publique en société anonyme.
    C'est au cours du dernier conseil des ministres avant les congés dans le climat politique et social engourdi de l'été, que le ministre de l'industrie Christian Estrosie présentera le projet, avant un examen au Parlement prévu à l'automne.
    Remis en cause par la crise et reporté avant les élections européennes de juin, ce texte est présenté par le gouvernement comme un passage obligé en vue de l'ouverture totale du marché postal européen à la concurrence en janvier 2011.
    la direction de l'entreprise publique estime indispensable la transformation en société anonyme, pour trouver les milliards d'euros nécessaires à son développement.

    Garantir les missions de service public.
    Les syndicats jugent qu'il s'agit en fait d'un premier pas vers la privatisation de l'entreprise de
    272 000 salariés, symbole à leurs yeux du service public à la française. Ils disent craindre qu'elle ne perde son identité et ses missions. Ils appellent à diverses actions et manifestations dans toute la France demain, auxquelles les partis de gauche, dont le PS, doivent s'associer. Une journée de grève est prévue à la rentrée.
    Au cours des derniers mois, le gouvernement s'est employé à déminer une réforme impopulaire, à en croire les sondages, et qui a déjà mobilisé à plusieurs reprises jusqu'à certains élus de droite, comme le député souverainiste Nicolas Dupont-Aigan. Le gouvernement a promis que La Poste resterait à 100 % publique, avec des actionnaires comme la Caisse des dépôts ou l'État lui-même. Il assure que son projet garantira le maintien des missions de service public et les avantages statutaires des employés.
    « C'est une mise à mal du service public, avec à la clef une augmentation des tarifs, des suppressions d'emplois brutales. Tous les exemples en Europe montrent qu'une telle opération amène à une baisse à chaque fois de la qualité du service et une diminution des bureaux de poste », a dit hier Aurore Pallayret, responsable nationale CGT pour La Poste.
    La CFDT, troisième organisation de l'entreprise, a un point de vue plus modéré. Elle admet la nécessité d'une loi pour l'ouverture à la concurrence en 2011, mais estime que le projet ne comporte toujours pas assez de garanties.

  27. jennifer dit :

    Maxou
    post 270. Je ne comprends pas du tout de quoi tu parles? De toute façon ni Abel ni moi avions l'intention d'être originals, ou de vouloir inventer le fil à couper le beurre, mais on a bien le droit de parler et d'essayer de développer nos idées plutôt que d'attendre que les "chefs" nous donnent la bonne ligne. Alors serais-tu blasé que tu nous lances ces remarques un peu désabusé. Nous on essaie juste de réfléchir et comme dit Abel, oui, la lutte des classes, elle existe depuis tout le temps

  28. jennifer dit :

    Hold up
    Je ne sais pas si on arrivera à se comprendre... J'ai l'impression d'avoir parlé dans le vide, là, car tu ne sembles pas entendre ce que je dis. Bien entendu qu'on est d'accord sur le fond. Je n'avais aucun doute là-dessus. Ni même sur le fait que la 5ème république c'est l'Etat fort, la présidentialisation etc... La seule question est: est-ce qu'on met ce mot d'ordre maintenant comme étant celui qui résume le plus la situation et nous ferait avancer maintenant. Et je dis non.

  29. jennifer dit :

    Rafael Alegría a été libéré

    Telesur, 25 Juillet 2009
    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/54707-NN/rafael-alegria-es-liberado-y-continua-en-la-lucha-por-la-democracia/

    Le dirigeant de la Vía Campesina au Honduras, Rafael Alegría, a été libéré ce samedi dans la nuit dans la localité hondurienne de Danli (Sud), après avoir été détenu pendant plus de six heures pour avoir supposément violé le couvre-feu imposé par le gouvernement autoproclamé à l’origine du coup d’Etat dans ce pays d’Amérique centrale.

    Dans un entretien exclusif avec l’envoyée spéciale de teleSUR au Honduras, Madeleine García, Alegría a expliqué qu’il avait été transféré de la localité de La Posta dans le département d’El Paraíso (situé à la frontière avec le Nicaragua) à Danli, où il a été incarcéré. « Ils m’ont mis dans une cellule avec près de 45 camarades détenus (peu de temps auparavant) pour la même raison. Nous n’avons pas respecté le couvre-feu, mais je leur ai dit que (cette mesure) était illégale et que nous ne pouvions pas accepter ça », a déclaré le dirigeant qui lutte de pied ferme depuis 28 jours consécutifs pour le retour de la démocratie et du président légitime, Manuel Zelaya. Les autres détenus « avaient été arrêtés dès le matin », et parmi eux se trouvaient des femmes et des enfants.

    Alegría a précisé que plusieurs journalistes des médias internationaux étaient présents lors de leur arrestation et qu’ils ont fait l’objet de répression de la part des forces de l’ordre. « Quand ils posaient des questions à une distance de cinq mètres et que les camarades (détenus) criaient "liberté !", ils les ont refoulés et ont brutalisé les équipes ».

    « Les médias vénézuéliens étaient également présents et très attentifs » à ce qui se passait là-bas, a révélé Alegría.
    La libération des manifestants s’est faite grâce au soutien d’un dirigeant des droits humains qui « est intervenu et ils nous ont libérés », a confirmé le dirigeant de la Vía Campesina.
    Ceci étant, il a souligné qu’il s’agit « sans l’ombre d’un doute d’une violation des droits humains (…) ils nous arrêtent sans mandat d’arrêt et nous mettent dans une cellule ».

    Rafael Alegría a rappelé que la mesure de couvre-feu imposée par le gouvernement issu du coup d’Etat était illégale. Par ailleurs, le dirigeant a indiqué qu’il allait maintenir ses contacts avec les camarades se trouvant aux côtés du Président Zelaya dans la région frontalière de Las Manos « pour évaluer la situation et examiner les différentes possibilités ».

    « Nous poursuivons la lutte », a assuré Alegría, affirmant que « la coordination a annoncé qu’il était important de maintenir la résistance aujourd’hui et demain (dimanche) ».

    En outre, il a certifié que des centaines de soldats armés étaient postés à la frontière avec le Nicaragua. Pour arriver à l’endroit où il a été incarcéré (Posta), « nous sommes passés par cinq barrages. Il n’est pas facile d’arriver par cette voie, parce que la frontière entre le Honduras et le Nicaragua est très militarisée”.

    Un peu plus tard, Madeleine García s’est entretenue avec l’inspecteur Molina des services de police de Danlí, lequel a rappelé que « les personnes arrêtées sont celles qui ne se plient pas aux règles (de couvre-feu). Nous ne violons pas les droits des citoyens, il y a un décret, c’est la loi et par conséquent il faut la respecter ».

    Malgré l’existence de plusieurs blessés et la mort confirmée d’un citoyen qui avait été arrêté à El Paraíso, l’inspecteur a affirmé que « nous veillons à la sécurité des Honduriens et nous souhaitons qu’ils coopèrent avec nous ».

    Pour conclure, il a déclaré que « nous sommes en présence d’un couvre-feu, il faut que ce soit clair et faire en sorte qu’il soit respecté. Il ne s’agit pas de porter atteinte aux droits, tout citoyen hondurien est tenu de s’y plier ».

  30. maxou dit :

    @ Jennifer @Abel, Je me suis relu, effectivement je comprends que vous ayez mal pris le post 270 ! Mais sincèrement j'ai voulu vexez personne, je n'interviens jamais pour dénigrer le travail de réflexion des autres, j'ai simplement voulu faire un peu d'humour en relevant quelques similitudes avec les discours d'Olivier, Arlette, et mon parti, le PCF, alors loin de moi l'idée nuire à vos réflexions très utiles pour nous sortir de ce m*****r !
    Je crois que c'est le etc,etc de la fin qui vous a fait penser que je dénigrais ?
    Mais depuis le temps que j'essaie de participer avec mes humbles moyens à ce blog, je croyais que vous me connaissiez mieux ?
    Merci de me rappeler que la lutte des classes existe toujours. À l'avenir j'essaierais de me faire plus discret.
    Toutes mes excuses à Jennifer etAbel.

  31. abel dit :

    Eh, Maxou, il y a longtemps que tu fais partie intégrante du blog. Et, par pitié, ne t'excuse pas, c'est nous qui nous sommes mal expliqués. Mais il faut supposer que nous sommes tous d'accord sur un fond commun idéologique. Je te rappelle que j'ai été membre du PCF et que je suis toujours sur des positions marxistes tout en prenant en compte le fait que le marxisme a fait l'ojet d'une appropriation biaisée notamment sur les nationalisatios et la propriété privée. Commence à affûter tes armes car j'espère qu'on va bientôt croiser le fer avec les seigneurs féodaux du capitalo !

  32. maxou dit :

    Top départ, aujourd’hui, pour le changement de statut de la Poste. C’est ce matin que le Conseil des ministres examine le projet de loi « relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales », qui sera déposé au Parlement à la rentrée pour être discuté à l’automne. Un texte qui malgré sa brièveté - onze pages - engage un tournant dans l’histoire de la Poste, tant pour ses personnels que pour ses usagers. Un texte à double détente, puisque d’une part il prévoit la transformation de la Poste, exploitant public, en société anonyme au 1er janvier 2010, et d’autre part, organise la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008, qui libéralise totalement le marché du courrier au 1er janvier 2011. Le gouvernement essayant de faire croire que l’ouverture à la concurrence rend obligatoire le changement de statut de la Poste, pour lui permettre de se battre à armes égales avec les opérateurs privés qui vont arriver sur le marché
    http://www.humanite.fr/La-Poste-vannes-ouvertes-au-prive

  33. Hold-up dit :

    Documentaire de Esmeralda Calabria sur la pollution des ordures et autres déchets toxiques à l'abandon au cœur de la population Italienne de tous ordres en Italie pour le plus grand profit de la Camorra.

    " Biutiful cauntri " :

    http://www.chrysalis-films.com/biutiful.html

    Émission France Culture sur le marche juteux de la pollution :
    http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/debats/

  34. LN dit :

    Je suis impressionnée par certains bloggers pour leurs connaissances et précisions concernant l'Amérique Latine et notamment ce qui se passe actuellement au Honduras.Je ne comprends malheureusement pas l'espagnol..dommage!
    J'ai découvert ce qui s'y passe de positif et porteur d'espoir grâce à la lecture de Jean Ziegler dans "l'empire de la honte " et la "haine de l'occident".
    les expériences boliviennes et brésiliennes notamment, sont remarquables.
    Mais tant qu'ils n'arriveront même pas à rembourser les intérêts d'une dette qu'ils n'ont même pas contractée, l'espoir est mince...mais l'espoir est là tout de même.Cette partie du monde recèle les laboratoires du "meilleur " quand le notre recèle des laboratoires du "pire".

  35. dudu87 dit :

    6° République, Constituante et Démocratie...

    Bonjour à vous,
    Bonjour Jénifer, Hold up,

    S'il est vrai que les 8 millions de français/ses sous seuil de pauvreté ne comprendraient pas une bataille principale pour une 6° République, eux pour qui la bataille de la sur-vie est prioritaire, il est nécessaire et impératif de porter cette revendication, changer les institutions, dans un projet de société. Cela nous renvoie au rôle du parti politique que nous voulons.
    Ce parti où la lutte des classes est reconnue, doit être porteur, non seulement des aspirations et revendications du + grand nombre (démocratie oblige) en liaison avec les organisations et associations qui luttent sur le terrain, mais il (ce parti) doit être aussi avant-gardiste, ce qui veut dire voir et anticiper les possibles évolutions de la société et du monde afin de proposer démocratiquement à la nation des solutions ou des corrections de son action.

    Ce parti au travers de sa presse, de ses écrits (tracts, journaux, internet...) doit aussi publier de grands dossiers nécessaires à la compréhension du monde dans lequel nous vivons. Il est anormal que les composantes du Front de Gauche n'ont pas publié un dossier sur Bilderberg et ses satellites. Où est la presse communiste des années 60- 70?

    Faire l'impasse sur les droits démocratiques serait une très grave erreur. Celà voudrait dire que nous n'aurions pas été capable de faire une analyse correcte de la situation. Vous direz mon "dada"!
    Oui, une Analyse et ensuite...un Projet!

  36. jennifer dit :

    Bonsoir Maxou

    Je n'avais pas compris que c'était de l'humour. Donc pas de problème! En plus tu es en général très sympa et pas critique des autres pour le plaisir donc je ne comprenais pas. Continue à faire de l'humour alors et surtout n'arrête pas de t'exprimer car j'aime beaucoup que quelqu'un du PCF s'exprime régulièrement sur ce blog. Ca donne plus de diversité.

  37. jennifer dit :

    Bonjour Dudu
    OK je comprends mais tu aurais fait la campagne d'Aix là-dessus puisque c'est ce que suggérait Hold-up?

  38. jennifer dit :

    Les honduriens qui sont venus à la frontière pour soutenir Zelaya sont piégés: ils sont interdits de revenir à la capitale et bloqués par les militaires. En quelque sorte, encerclés.
    Le couvre feu au bord de la frontière est reconduit chaque 24h donc cela en fait un véritable état de siège.

    Néanmoins les honduriens continuent de se mobiliser.

    Une mission est partie d'Europe aujourd'hui. C'est la 2ème déjà.

  39. dudu87 dit :

    Dis-nous Dominique, qui dirige dans une entreprise? Le patron ou les syndicats?
    A te lire le suicide de cet employé de France Télécom serait du aux syndicats "grassement payés" parce que les employés seraient des "cons" et qu'ils passent leur temps à "s'étriper"?
    S'il y avait des cadres "bardés" de diplômes mais "incapables", qui les avaient embauchés et qui les payaient? Le patron, NON! et pas les syndicats! Quel est ton opinion? Ne me dit pas que le patron ne peut pas tout voir ni tout entendre!
    Dans une entreprise, surtout chez FT, il y a suffisamment d'indicateurs pour voir et savoir. La courbes des arrêts maladie, la médecine du travail, la qualité...et les syndicats, C.E, CHSCT...
    Par les syndicats, il y a longtemps que j'entends parler des conditions de travail et des...suicides chez FT. Pour ton info, il y a aussi chez Renault. Il faut aussi choisir sa presse pour être informer...objectivement.
    Il y a longtemps que les syndicats, la CGT en tête, ont tiré la sonnette d'alarme. Que fait le ministre du travail?

  40. dudu87 dit :

    Aix, quoi dire? quel panier à crabe, la fédé du PCF est à "raser", tout le monde au boulot et les militants du PC changent les têtes!
    Malheureusement, nous allons revoir cette situation pour les régionales à commencer par le Limousin, je voudrais me tromper...


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