Dans cette note je parle de Continental, la boite de voyous qui jetent des oeufs sur leur gentil patron qui a déjà tant de soucis avec tous ces pneus qui se vendent pas. Et je commente la photo que vous voyez là, en haut, au dessus du texte, et qui vous montre 6300 non-personnes «pas vues à la télé», réunies au Zénith, le 8 mars dernier. Cette note est un peu coléreuse. En ce moment, c’est mon état d’esprit.
UNE HISTOIRE A TIROIRS SECRETS
Fermeture de l’usine Continental de Clairoix. 1120 emplois supprimés. Bon, je suppose que maintenant tout le monde a en tête le cas: la direction de l’usine avait obtenu en 2007 des salariés de Clairoix qu’ils renoncent aux 35h et passent aux 40h sans gain de salaire …Bien sur, les gens se sont dit que c’était pour sauver le site. Et sans doute que c’était "mieux que rien". Et ainsi de dsuite. D’ailleurs à l’époque qui les aurait défendu? Qui entendait leur cris de rage? Eux ils ont fait ce qu’ils croyaient de plus raisonnable. Pour sauver le site, bien sur. Les belles personnes leur ont tapé dans le dos avec des soupirs de compréhension. Les chefs aussi étaient contents de voir tous ces gens si raisonnables. Cinq heures supplémentaires gratis! Les chroniqueurs économiques aussi ont du trouver ça moderne et responsable. Pourtant, la même année, en 2007, Continental avait réalisé 1,02 milliards d’euros de bénéfices. Ca, on le rappelle moins souvent. Ca veut dire qu’à l’époque déjà, question foutage de gueule les choses étaient bien engagées sur le dos des pauvres diables. D’ailleurs le commentaire du PDG du Groupe prouve combien «not’ bon maitre» sait reconnaître les efforts. La direction a «apprécié» l’effort du personnel. Tel quel! Malheureusement: «mais ça n’a pas suffi». Et d’ailleurs, précise ce salopard: «Continental ne s’engage jamais sur les emplois». Les gens ont été sympath de ne lui jetter que des oeufs! Voyons la suite à présent. Cette année encore Continental a fait des bénéfices sur les pneus, n’en déplaise aux griots qui vont répétant la propagande patronale sur le refrain «moins d’automobiles vendues donc moins de pneus achetés». C’est vrai que Continental affiche en 2008 une perte financière de 1,22 milliards. Mais pas à cause des pneus vendus en moins. Le déficit est lié à l’acquisition hasardeuse de la filiale automobile de Siemens en 2008. Mais la branche pneu dégage quand même des bénéfices, eux-mêmes en augmentation.Vous suivez? C’était il y a trois mois! Le bénéfice d’exploitation de la branche pneu en 2008 a été de 984 millions d’euros. Le taux de marge de 11 %, a été le le plus élevé des branches du Groupe. C’est même les exploiteurs qui l’ont dit. En effet lors de l’annonce des résultats du groupe, la direction avait «souligné un résultat d’exploitation remarquable de la branche pneu» (communiqué du groupe sur les résultats 2008). Ce petit rappel donne la mesure des bobards qui se déversent depuis plusieurs jours sur l’inéluctabilité de la crise qui bla bla bla . Et ce n’est pas tout. Le scandale a une racine plus honteuse encore.
LE CASINO PERDANT
En fait le point de départ de la catrastrophe actuelle ce n’est ni la crise du pneu ni celle de l’automobile. C’est le capitalisme de casino. En 2008, Continental a fait l’objet d’un rachat mouvementé par le groupe allemand Schaeffler par une OPA hostile. Cas d’école: le racheteur avait un chiffre d’affaire trois fois plus petit que celui de l’acquis! Evidemment celui-ci a été incapable d’assurer le développement de l’entreprise. Et même pire. Schaeffler s’est endetté de 22 milliards d’euros. Un endettement du en bonne partie pour racheter Continental via des emprunts à hauteur de 16 milliards. A l’époque, ce gigantesque coup financier a fait grand bruit en Allemagne, Elisabeth Schaeffler étant qualifiée de "veuve rusée" compte tenu de la manne boursière espérée de l’opération. Mais la crise a fait chuter la valeur des actions Continental! Et le montage de Mme Schaeffler la rusée s’est effondré. Rassuirons nous, la veuve a de quoi voir venir, elle. Ce n’est pas comme ces manants qui fabriquent des pneus! Mme Schaeffler est en effet la 7ème plus grande fortune d’Allemagne. Elle fait partie des 100 personnes les plus riches du monde. Son patrimoine personnel est estimé à 8,5 milliards d’euros. Sans pitié, et sans toucher à son immense fortune personnelle, elle liquide maintenant Continental pour éponger le dégat de ses ruses foiréees.
Au final, Continental, 4ème fabricant mondial de pneu aura été dépouillé pour qu’un autre groupe, trois fois plus petit que lui puisse refaire une santé financière. Voila l’efficacité du capitalisme ! Bien sur la «veuve rusée», Marie-Elisabeth Schaefler, demande à présent l’aide du gouvernement allemand pour achever cette restructuration ! ..
Et maintenant que vous savez tout ça, lisez ou relisez les commentaires des gens de droite qui gouvernent. Eux savent aussi tout ça. Leur commentaires la main sur le coeur n’en sont que plus odieux de duplicité et de tromperie. De toute façon, à part des phrases pour les gogos qui les recopient sans poser de question, tous ces gens ne font rien. Rien de rien. Les gens peuvent crever, c’est tout. Sans jetter d’oeufs, attention car c’est une violence odieuse! C’est à vomir, non? Commentaire du porte parole du gouvernement Luc Chatel : «Un engagement avait été pris: l’augmentation du temps de travail contre l’emploi. Donc tout retour sur cet accord peut être considéré par les salariés comme une trahison.»Je pense que la trahison c’est quand un gouvernemlent accepte que sous son autorité on oblige des gens à céder à un aussi honteux chantage. Voyons l’autre, Nicolas Sarkozy, le plaisantin de la «valeur travail» et autres sornettes. «Nous comprenons les problèmes de cette grande entreprise, déclare ce grand compassionnel du capital, nous en avons parlé avec la chancelière. Mais si nous comprenons les problèmes, il faut, un, que les promesses prises en novembre soient tenues et deux, que les procédures soient respectées» «J’ai cru comprendre que Continental annonçait qu’il doublait les aides à la reconversion, c’est un premier pas. Mais j’ai dit à la chancelière combien nous serions vigilants au respect des procédures et au respect de la parole donnée». En allemand ça doit le faire! A vomir!
UNE PHOTO SI SYMPATH!
J’ai introduit cette note avec une photo de foule. Regardez la bien. Je devrais mettre en légende la mention suivante: «pas vu à la télé». C’est la photo du meeting du Zénith, le dimanche 8 mars, pour le lancement du Front de Gauche . On voit que la salle est dans sa configuration grand format. 6300 personnes! Le double du meeting de 2005 sur le «non au référendum»! Certes retransmis par les chaines parlementaires. Sans elles, on aurait eu: rien! Bon d’accord, France trois a fait un papier factuel, le soir même, avec invitation de Marie georges Buffet sur le plateau. Chapeau! Et France 2 a passé un reportage de quelques secondes. Mais deux jours plus tard. Vu? Donc il ne s’est rien passé ce dimanche 8 mars au Zénith. Il n’y avait personne. Il n’y avait pas de meeting! 6300 personnes trois mois avant une éléction, ça ne veuit rien dire!Et maintenant commençons un jeu. Le jeu du gavé rusé. Samedi prochain le PS fait aussi un Zénith. Avec un concert, gratuit bien sur. Un concert, c’est sympath, non? Pas comme nous qui avons saôulé 6300 personnes avec de la politique pendant trois heures! Tsss! Tsss! Combien seront-ils, sachant que ce mardi il n’y a pas encore une seule affiche sur les murs ni un seul tract de distribué? Combien les "observateurs" vont-ils leur attribuer de «spectateurs» militants ? Ouvrez les paris autour de vous! Et rendez vous sur toutes les chaînes de toutes les télés et radios pour le résultat! Leur avantage est le suivant: ils n’ont pas une réunion de deux cent pélerins du NPA le même jour qu’eux! «Ca vous a tué»,m’a dit un ami journaliste. «L’actu c’était que Besancenot vous disait non et qu’il ne serait pas candidat lui-même!». Donc l’angle pour parler du Zénith c’était le NPA qui disait non. Waaa! A quoi ça tient pas vrai? Les 6300 de notre zénith sont dans l’ordre de la notoriété et de l’intérèt ce que les mille cent «Continental» étaient avant de se décider à jetter des oeufs sur ceux qui se foutaient de leur gueule! Compris?
233 commentaires à “Pas vu à la télé!”
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17 mars 2009 à 14h30
Tout de même!…Besancenot ne va pas changer ses convictions politiques au seul motif que certains médias font du buz sur Besancenot.
J’ajoute que les formules genre « le parti de besancenot » ou « le facteur » sont méprisantes tant pour le npa que pour Besancenot.
La campagne est lancée, il va falloir compter sur autre chose que l’attaque basse pour différencier l’offre du front de celle du npa.
17 mars 2009 à 14h54
Je cite Langue rouge:
………………..Pour qu’il y ait un manipulateur,il faut bien des manipulés et laisser entendre que nous militants du NPA nous le serions, et que Sarkozy pourrait à sa guise faire de nous ce qu’il veut c’est de la politique de caniveau……………….
Dire cela ne fait aucun doute, on n’imagine pas que les militants du NPA se laissent manipuler comme des niaiseux. Ce n’est pas a ce niveau que se situe le problème et vous le savez fort bien.
Oui ou non Besancenot a-t-il fait le tour des plateaux télé avec en prime un dimanche chez Druker. Certes je n’imagine pas que Besancenot ait été demandeur mais de fait les cerveaux de téléspectateurs disponibles étaient là dans les meilleures dispositions.
Par contre le Front de gauche au Zénith fut un non évènement. Quand on met en perspective ces deux infos on ne peut s’empêcher d’avoir des doutes.
Comment le NPA peut-il dégager à lui seul une majorité opposable à la droite.
C’est ainsi qu’à « son insu de son plein gré » il est l’allié objectif de ceux qu’il prétend combattre seul.
17 mars 2009 à 15h11
Quelqu’un a été trainer ses grandes oreilles sur la ligne téléphonique entre l’Elysée et N.Paolini (TF1)?
Facile d’en imaginer le contenu…
17 mars 2009 à 15h32
1966 : le choix de l’indépendance et de l’Europe contre l’atlantisme
« Bien que fidèle à notre alliance, je n’admets pas pour la France l’intégration à l’OTAN », avait dit de Gaulle à Eisenhower dès 1959.
La décision du général de Gaulle de quitter le commandement intégré de l’OTAN était l’aboutissement de huit ans de propositions en vue d’une mutation de l’alliance militaire avec comme constante la défense de la souveraineté nationale, tant sur le plan stratégique, militaire que diplomatique. Ainsi en septembre 1958, alors que le général espérait encore sortir victorieux de la guerre d’indépendance de l’Algérie, il propose l’élargissement planétaire du champ d’intervention de l’OTAN, couvrant ainsi les colonies africaines françaises et l’instauration d’une sorte de triumvirat État-Unis, Grande-Bretagne et France, pour la définition de la stratégie nucléaire, la France n’ayant pas encore acquis l’arme atomique. Une démarche qu’il qualifiera plus tard de « procédé de pression diplomatique », dans ses confidences à Alain Peyrefitte (C’était de Gaulle). Ce dernier affirme en outre que le général lui avait dit : « Je cherchais alors à trouver un moyen de sortir de l’OTAN et de reprendre ma liberté, que la IVe République avait aliénée. Alors, j’ai demandé la lune. J’étais sûr qu’on ne ma l’accorderait pas. Les Anglo-Américains voudraient pouvoir employer leur force à leur guise, et ils ne veulent pas de nous pour ça. Ce qu’ils veulent, c’est nous dominer. »
Face au refus de Washington et de Londres (et reconnaissant au fil du temps que les décolonisations étaient inéluctables), le président français prend une série de mesures dont l’interdiction de stockage sur le sol français d’armes nucléaires US ou britanniques, avant de recouvrer une indépendance stratégique totale en quittant le commandement intégré. Prenant acte d’une solidarité privilégiée entre Londres et Washington, de Gaulle recentre sa stratégie sur la construction de l’axe franco-allemand et sur le projet d’une Europe puissance : une démarche antinomique avec l’intégration dans l’alliance atlantique.
Dans ses Mémoires d’espoir, de Gaulle raconte comment, lors du séjour dans sa maison de Colombey-les-Deux-Églises du président américain Dwight D. Eisenhower en septembre 1959. Le président des États-Unis lui faisait part de son incompréhension quant à l’attitude française face aux pétitions de solidarité exprimées par les États-Unis. « Si l’Europe, répond le président français, roulant au malheur, devait être un jour tout entière conquise par vos rivaux, il est vrai que les États-Unis seraient bientôt mal en point. Aussi l’idéologie, qui suivant l’usage recouvre des intérêts vitaux, s’appelle-t-elle aujourd’hui pour vous cause de la liberté et solidarité atlantique. Mais, entre le début et la fin du compte, qu’adviendrait-il de mon pays ? (…) Car je sais comme vous-même le savez, ce qu’est un État, avec sa géographie, ses intérêts, son régime, son opinion publique, ses passions, ses craintes, ses erreurs. Il peut en aider un autre, non point s’identifier à lui. Voilà pourquoi, bien que fidèle à notre alliance, je n’admets pas, pour la France, l’intégration dans
l’OTAN » (1).
M. M.
(1) L’intégralité de ces textes peut être consultée sur le site European Navigator.
17 mars 2009 à 16h11
toto dit:
17 mars 2009 à 8:42
« Besancenot, un allié objectif de Sarko le machiavélique.
Qu’a exactement dit Nicolas Sarkozy ?
Selon Le Canard enchaîné du 18 juin, il aurait expliqué à François Hollande dans l’avion de retour de Beyrouth, le 7 juin : « Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot. »
Mais si l’on se fie au Libération du 27 juin, cela devient : « On va vous faire avec Besancenot ce que vous nous avez fait avec Le Pen ! » (version déjà moins fleurie). »
Si Sarkozy a dit cela à Hollande c’est qu’il voulait que cela soit répété.
On peut se demander pourquoi.
17 mars 2009 à 16h15
Marre d’entendre dire des foutaises.
Quelles sont donc camarades du NPA ces différences politique qui sont si grandes qu’elles réussissent à nous empêcher de partir ensemble aux européennes ?
Une alliance avec les socialos ? Nous avons déjà répondu sur ce point. Allez lire sur le site du PG le CR d’Eric Coquerel au sujet de la dernière rencontre tripartite.
Une différence d’appréciation de la crise ? non plus
Des différents dans les propositions faite ? pas ça !
Reste quoi ?
Allez il faut oser lâcher les mots.
Il reste l’envie de se compter. L’envie de ne pas déplaire en étant au pouvoir et obligé de prendre des décisions.
Ainsi ai-je entendu lors de la première réunion publique de mon comité, un camarade nous expliquer doctement que même si le front arrive en tête à l’issue d’élections locales (régionales, municipales …) il était inenvisageable de faire alliance avec les socialistes !! oui vous avez bien lu.
Nous arrivons en tête et nous refusons un second tour avec les socialos. Alors quoi ? on prend le pouvoir avec 25% des voix ou on va boire l’aperot pendant que la droite prend le pouvoir ?
Cette position est stupide, immature et dangereuse. Dangereuse parce qu’elle laisse imaginer qu’avec une minorité on peut gouverner.
Sedreen
17 mars 2009 à 16h21
Dans tous les pays, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, la droite
a financé des tout petits partis de gauche, pour émietter la cohérence des gens pour qui le mot d’ordre est : »solidarité avant tout » qui caractérise l’homme dit de gauche.
En ce moment d’essai de rénovation de la gauche, tentant de recréer un front « Popu », attendez-vous à ce que des micropartis du style Révolution flamboyante
antibourge ou autres appellations inventées un soir de tonus viennent dévoyer
des gens de gauche naïfs (la naïveté n’est pas un symptôme d’imbécillité, mais un trait de caractère inhérent aux gens très honnêtes).
17 mars 2009 à 16h45
Normal nous vivons dans une République bananière ou les flics, l’armée, la justice et maintenant la presse aussi bien écrite que radio et télévision toute la presse est aux petits soins de sa sérénissime « moi Je » vous savez le petit qui a du mal à trainer son popotin !
Cela devient scandaleux dans notre pays de la façon dont sont traités les événements !!!
le pouvoir en place sait très bien qu’en muselant la Presse il peut continuer à mentir aux français et c’est pourquoi il faut que Le PG accentue sa présence dans tous les médias au maximum, car avec une campagne à la mesure de celle du « NON », cette fois ci la « droite » et le PS vont se ramasser une claque gigantesque !
17 mars 2009 à 16h46
à toto (17 mars 2009 à 14:54)
Ces gauchistes, que des alliés objectifs de la bourgeoisie !
Mais dites moi, toto,un Front de Gauche avec le NPA n’aurait sans doute pas non plus « dégager à lui seul une majorité opposable à la droite.« .
Alors avec qui pensez-vous qu’il faut s’unir pour ne pas être « l’allié objectif de ceux [que l'on] prétend combattre ?«
17 mars 2009 à 17h23
à Sedreen (17 mars 2009 à 16:15)
A propos d’immature, faites attention, car plus on est mure, plus on est proche de la pourriture.