L’indigne merdier de La Rochelle m’a galvanisé. Ni de près ni de loin, je ne veux rien avoir à faire avec cette sarabande de girouettes. Quand je pense que tous ces agités sont ceux qui se donnent de grands airs d’importants responsables et me font des leçons de maintien le reste de l’année! Bien fou qui voudrait confier son pays à de tels vibrions. La seule synthèse dont ils semblent capables à cette heure c’est celle de toutes les tares de la politique, du bourrage de liste électorale en passant par le fractionnisme des groupuscules. Il faut s’écarter des parages de ce cirque. Et se tenir, ferme et stable, en fidélité à soi même. Il y aura donc, en toute hypothèse, une motion de la gauche du parti, une vraie. Donc pas ce qu’on me propose. Pas ce collage de repentis du «non» au TCE avec des débris de l’ancienne majorité du PS baptisé avec un nom de tendance du PC italien. « Reconstructeur ». On rêve ! Surtout quand ces derniers ont pour principal brevet d’audace politique l’art de faire porter au seul malheureux Hollande le poids de leurs décennales turpitudes communes. Car du peu de dignité qu’il reste à n’importe quel socialiste, après qu’a eu lieu le spectacle global rochellais, il ne faut plus perdre une miette. Ce congrès est la dernière limite après que tant de bornes ont été franchies. J’y entre comme j’en sortirai : sans concessions. Et je ne serai pas seul à faire ce choix. Loin de là !
En décidant avec Marc Dolez de faire cause commune pour le prochain congrès (voir communiqué à la note précédente) nous avons été bien inspirés. Du moins ne dépendons-nous plus des rebondissements du mariage des carpes et des lapins de l’étrange attelage des prétendus «reconstructeurs». Ainsi nous sommes en mesure d’éviter que le choix au congrès du parti socialiste soit limité à l’alternative ou bien Ségolène ou bien l’un des représentants de la variété de sociaux libéraux avoués et fiers de l’être ! Depuis, on nous a harcelé pour connaître nos intentions et savoir à qui nous serions prêts à nous associer. Et avec celui-ci et avec celle là ? Et patati et patata. Le syndrome du poisson rouge ayant largement contaminé le petit monde anxieux des bêtes de congrès, la mémoire politique de tout un chacun doit être reconstruite toute les trois minutes. Comme pour le poisson rouge, toujours curieux de savoir ce qui se cache derrière le rocher autour duquel il tourne pourtant sans trêve. Trois minutes. C’est aussi le maximum que fixe une conscience politique alimentée par le spectacle médiatico politique. Que c’est épuisant. Et rageant ! Tout ce que ce blog comporte de note à ce sujet, tout ce que déclare jour après jour le site de Trait d’union est pourtant là ! N’empêche. Soit. Donc je mets les points sur les i un peu plus loin dans cette note, afin que nul n’en ignore. Nous voulions être autonomes et indépendants, bref libres. Nous le sommes.
Samedi, à la Rochelle, j’animais avec Najat Belkacem, Caroline Fourest et Alain Gresh un atelier intitulé « La laïcité à la croisée des chemins ». On nous avait confinés dans une petite salle à l’étage. Il y vint foule et le service d’ordre refoulait au pied même de l’escalier qui y conduisait. Pendant ce temps la salle plénière était vide. Je me suis demandé la raison de cette étrange organisation si dissuasive. Quand le débat a commencé j’ai compris. Je crois que le PS n’avait pas trop envie de s’exposer. D’ailleurs, le responsable en titre du sujet au parti n’était pas là. Sujet chaud. Que penser de la révision de la loi de 1905, du rapport Machelon quand on a du mal à être clair sur les principes philosophiques à l’œuvre. Le différencialisme et le communautarisme ont fait des ravages considérables dans nos rangs. Significatif : nombre de personnes qui intervenaient depuis la salle se présentaient en donnant une carte d’identité quasi ethnique « je suis untel homosexuel chrétien », « je suis une telle de culture « arabo musulmane » et ainsi de suite. Une thèse très dangereuse a aussi beaucoup avancé chez nous : celle selon laquelle la collectivité doit prendre en charge l’édification des lieux de culte. Et chaque fois qu’elle est reprise il est toujours question de « dissoudre » la radicalité de l’islam des caves. Quelle sottise ! Il n’y a que l’islam en panne de locaux ? Et comment croire un instant que la nature du local de prière fait le contenu du discours ? Mes amis ont filmé tout le débat et il devrait être bientôt mis en ligne sur internet. Le site du PS fait un compte rendu. Je rappelle que mes conférences sur le discours de Latran et le choc des civilisations sont elles aussi en ligne sur internet pour ceux qui s’y intéressent. J’ai hâte cependant que ce débat soit disponible en images. J’ai trouvé Caroline Fourest très percutante et très claire. Gresh interpellait beaucoup. Najat posait bien les termes du débat qui nous préoccupe au PS. Je sais que c’est dans ces contradictions d’énoncés et de solutions proposées qu’on forme son jugement de la façon la plus structurée. Là ce fut un moment de bonheur intellectuel. Puis il fallut retourner sur le parvis brulant sur lequel se jouait le festival « off » de la Rochelle, celui qui a effacé le « on ». Des journalistes (c’est leur métier), des militants qui veulent rentabiliser en information de première main l’investissement qu’est leur présence (ils paient près de 500 euros pour être là), des touristes qui suivent l’actualité m’ont tellement questionné sur mes intentions d’alliance ! Comme si c’était une obligation de s’allier pour faire un bon congrès du point de vue des idées que nous défendons en commun avec Marc Dolez ! Mais je comprends bien qu’on m’interroge. Il régnait une telle ambiance de rebondissements et intrigues ! Quand on suit le fil des dépêches de presse, on voit que d’heure en heure les alliances se retournaient, s’emmêlaient et ainsi de suite. Je faisais figure de martien avec mes amis puisqu’on ne se souciait de rien. Mais pour être honnête la gauche du parti avait disparu de la photo. Le cœur de l’intrigue était fourni par les turbulences produites par la pulvérisation de l’ancienne majorité du parti. Le récit se lit dans toute la presse.
s : les bons festins commencent par une cuisine souvent longue et exigeante. Certes il et très peu probable que le congrès du PS soit autre chose qu’un désastre. Ce n’est pas une raison pour ne pas le mener correctement et avec conviction. C’est le propre des militants. Deuxième précision liminaire : ce que j’écris exprime une pensée collective. Il faut le préciser car la plupart du temps j’écris «je» dans l’unique but d’être en phase avec la tendance de mon époque. Sinon il me faudrait utiliser le pluriel sans cesse et dire « avec mes camarades », «avec les dirigeants du mouvement» et ainsi de suite. Ce serait certes la pure vérité. Mais ça ne vaudrait rien pour la communication. Car aujourd’hui « je » est considéré comme plus sincère que «nous». Je ruse donc. Je dis «je». Il faut lire «nous». Allons-y. Je (nous) fixe mes conditions pour quoique ce soit. Mais pas avec qui que ce soit. Je (nous, n’oublions pas) m’adresse à la gauche du parti. Qui est-ce ? Ceux qui se déclarent s’y trouver. C’est ma première condition. Pour s’accorder avec moi (nous), il faut montrer patte blanche et se déclarer clairement et sans ambigüité partie prenante de la gauche du parti. En tous cas pas le récuser comme le faisait le NPS de l’époque (Peillon, Montebourg et Dray) qui nous accusait Henri Emmanuelli et moi d’être la «gauche archaïque». Cette «gauche» pas archaïque mais tellement girouette a montré depuis comment la modernité était l’autre nom du plus noir opportunisme. Il est donc tout a fait exclu que cela inclut les Strauss Kahniens si sympathiques que soient nombre d’entre eux. Deuxième condition : aucune discussion n’est possible sans un socle minimum et préalable : 1) refus de l’Europe du traité de Lisbonne et du grand marché transatlantique 2) alliance à gauche, rien qu’à gauche et sans exclusive à gauche. Troisième condition : pas de dialogue par journalistes et dépêches de presse interposés, pas d’arrangement de comptoir au bistrot. La discussion a lieu dans un cadre formalisé, autour d’une table avec crayon et papier disponibles dans la discrétion qui est une forme du respect de l’autre, ce qui exclut les mises au pied du mur, comptes rendus précoces et intempestifs et autres puérilités groupusculaires. Ca c’est le ticket d’entrée. J’ai (nous) pris le petit déjeuner avec Benoit Hamon et Paul Quilès dimanche matin. Exploratoire. Et je commence par m’appliquer la règle que je viens d’énoncer à propos des comptes rendus. J’en reste là. A bientôt. 146 commentaires à “Un cirque inacceptable”
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31 août 2008 à 21h38
Dimanche 31 août 2008
Raoul Marc Jennar : » Europe du rêve au cauchemard »
Parce que nous sommes internationalistes, nous avons fait, avec Jaurès, le rêve d’une Europe où les peuples vivent en amitié, après des siècles de guerres civiles européennes. Mais ce rêve est devenu un cauchemar lorsque certaines chancelleries ont favorisé l’éclatement de la Yougoslavie et de la sorte un règlement violent du conflit.
Parce que nous sommes les enfants de l’Europe des Lumières, nous avons fait le rêve d’une Europe qui soit une communauté de valeurs. Ce rêve devient un cauchemar chaque fois que nous vérifions qu’il ne s’agit que d’une communauté d’intérêts ou, pour le dire avec les mots de Pierre Bourdieu, une Europe des banquiers et des hommes d’affaires.
Parce que nous sommes porteurs de l’espérance qu’ont fait naître celles et ceux de 1789, de 1793, de 1848 et de 1871, nous avons fait le rêve d’une Europe démocratique qui soit autre chose que la caricature de démocratie que nous connaissons au niveau national.
Ce rêve est devenu un cauchemar avec une Union européenne qui ne respecte aucun des principes de base de la démocratie : pas de séparation des pouvoirs, pas de justice indépendante, pas de parlement pleinement législateur, pas d’exécutif responsable.
Ce que certains appellent « déficit démocratique » c’est tout simplement l’absence de démocratie. Nous pouvons changer le maire de notre commune, nous pouvons changer le président de notre région, nous pouvons changer – c’est même fortement recommandé – le président de la République. Nous ne pouvons pas changer la Commission européenne. Et sauf à changer dans le même sens et en même temps 27 gouvernements, nous ne pouvons pas changer le Conseil des Ministres, l’organe suprême de la décision européenne.
Avec la Commission européenne, nous atteignons le degré le plus poussé de la délégation, au point qu’il ne reste plus rien de la souveraineté que détient chaque citoyen avec le suffrage universel.
L’Union européenne, c’est la négation du principe arraché en 1789 : tous les pouvoirs émanent du peuple.
Parce que, comme Jaurès et d’autres penseurs du socialisme, nous refusons de dissocier émancipation politique et émancipation sociale, nous avons en même temps que celui d’une Europe démocratique, fait le rêve d’une Europe sociale, d’une Europe de la solidarité, d’une Europe cohérente avec les valeurs dont elle se prétend porteuse. Ce rêve n’est qu’un cauchemar puisqu’il n’y a pas d’Europe sociale, puisque de Delors à Barroso, tout a été mis en œuvre pour qu’il n’y en ait pas.
L’actuel président en exercice des institutions européennes l’a dit clairement à la veille de son entrée en fonction : les questions sociales ne relèvent pas de l’Union européenne. Le rêve d’une Europe de la solidarité, sans doute fondé sur une lecture distraite du traité de 1957, est devenu un cauchemar lorsque Jacques Delors, avec l’Acte unique européen de 1986, a décidé d’activer la disposition de ce traité relative à la « liberté d’établissement et de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services ». Ce qui signifie qu’ils circulent dans le cadre d’une concurrence libre et non faussée et que doit disparaître toute disposition constitutionnelle, légale ou réglementaire qui, dans un Etat membre, privilégierait d’autres priorités que celles du profit. Comme, par exemple, des priorités démocratiques, sociales ou écologiques.
Parce que nous avons fait le rêve d’une Europe européenne, fondée sur des valeurs qui nous sont propres, nous avons espéré une Europe renonçant à la société du gaspillage et privilégiant d’autres manières de consommer que celles pratiquées aux USA. Nous avons fait le rêve d’une Europe respectueuse de la santé de ses habitants et de leur cadre de vie, une Europe soucieuse d’établir des rapports nouveaux entres les humains et la nature.
Ce rêve n’est qu’un cauchemar puisque l’Union européenne écoute d’abord ceux qui polluent et empoisonnent et organise l’exploitation et des hommes et de la nature.
Je pourrais allonger cette liste d’exemples où nous sommes, à propos de l’Europe, passés du rêve au cauchemar. Je pourrais expliquer ce que l’Europe n’est pas – elle n’est pas un facteur de paix ; elle n’est pas un frein à la globalisation ; elle n’est pas respectueuse de la souveraineté des autres peuples dans le monde – mais je crois que l’énoncé de ce qui précède suffit pour conclure : il n’y a pas de construction européenne ; il n’y a que de la destruction des acquis démocratiques et sociaux. En entrant dans le 21e siècle, l’Union européenne nous ramène au 19e, au capitalisme le plus sauvage où les femmes et les hommes sont mis en concurrence entre eux.
Alors, me direz-vous, pourquoi s’engager dans le débat européen ? Pourquoi ne pas sortir de l’Europe comme certains le demandent ? Parce que l’autarcie est une utopie dangereuse. Aucun peuple ne peut survivre durablement dans l’autarcie. Parce que la France n’est pas une oasis au milieu d’un désert, ni une île au milieu de l’océan. Et enfin et surtout, parce que si nous ne nous occupons pas de l’Europe, en tout état de cause, l’Union européenne s’occupe de nous.
Ce qui se décide à Bruxelles anticipe ce qui se décide ensuite à Berlin, Madrid, Paris ou Rome. La destruction des services publics, le démantèlement du droit du travail, la privatisation de la santé comme celle de l’éducation, ce sont, avant d’être des projets français, des décisions européennes qui, faut-il le rappeler, étaient déjà inscrites dans les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce. Nous pouvons déserter le champ de bataille européen. Mais sachons que nous nous condamnons alors à toutes les défaites.
L’actualité nous confronte à deux temps forts : la présidence française de l’Union européenne et le renouvellement du Parlement européen.
Sur la présidence française, nous avons un travail important : opposer la pédagogie à la propagande ; expliquer que ce qui se fait, n’est pas ce qui se dit ; dénoncer les choix réels qui sont l’inverse du discours dominant. A chaque propos de Sarkozy ou de Kouchner, nous avons à rétablir la vérité des faits.
Sur l’élection européenne, je voudrais d’abord dire ceci : il ne sert à rien d’élire des députés si ceux-ci se laissent engourdir par la terrible machine à niveler qu’est le Parlement européen. Le champ institutionnel n’est pas celui que nous privilégions ; c’est celui de la droite. Si nous y allons, c’est pour pratiquer une opposition résolue à cette Europe des marchés et des marchands, à cette Europe du traité constitutionnel européen que nous avons combattu.
Nous inscrire dans la campagne électorale n’a de sens que si nous nous engageons sur 5 points :
a. nous engager à construire dès avant même la campagne un réseau européen porteur de la même analyse et des mêmes propositions ; nous ne changerons pas l’Europe tout seuls ;
b. nous engager à dénoncer inlassablement cette Europe qui n’est ni démocratique, ni sociale, ni écologique ;
c. nous engager à refuser de participer au consensus mou et à dénoncer l’unanimisme de façade de la sainte alliance des chrétiens démocrates et des sociaux démocrates, des libéraux de droite et des libéraux de gauche. L’opposition de celles et ceux que nous élirons devra être une opposition de combat ;
d. nous engager à combattre toutes les propositions de la Commission qui accentuent l’Europe néolibérale, cette Europe qui donne tous les pouvoirs aux firmes privées et ne conçoit pour les Etats qu’un rôle répressif ; refuser toute extension des pouvoirs de la Commission européenne ;
e. nous engager à promouvoir les 9 objectifs suivants :
exiger l’abrogation des traités existants et réclamer la rédaction par les voies les plus démocratiques d’un texte constitutif d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire des peuples du monde ;
exiger l’harmonisation par le haut des droits démocratiques et sociaux ;
interdire toute forme de dumping fiscal et social ; créer un smic européen ;
instaurer la citoyenneté de résidence et le droit du sol ;
instaurer une absolue égalité entre la femme et l’homme et généraliser le droit à l’avortement libre et gratuit dans tous les pays ;
instaurer le principe de laïcité, c’est-à-dire la liberté des cultes et la séparation de l’espace public et des communautés confessionnelles ;
interdire toute privatisation du vivant, imposer un moratoire sur les OGM, mettre fin au nucléaire militaire et reconvertir le nucléaire civil ; privilégier les énergies renouvelables et les transports en commun publics ;
abolir totalement la dette des pays pauvres, renoncer définitivement à toute pratique néocoloniale, s’engager à supprimer ou à réformer la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et l’Organisation Mondiale du Commerce ; dissoudre l’OTAN et organiser la participation de l’Europe à un ordre mondial basé non pas sur le droit de la force, mais sur la force du droit.
En 2009, il nous faut faire campagne dans toute l’Europe pour y porter cette indispensable révolution dont dépend le bonheur des peuples. Je parle de révolution parce que, nous nous en rendons bien compte, la Commission européenne, c’est la nouvelle Bastille à renverser.
31 août 2008 à 21h42
Bonsoir à vous.
Tu dis 500 euros!!!! OUF…Un détail, me direz-vous et pourtant!
Que dois-je faire, garder le silence ou….exploser de colère!!!
Ce qui se passe au PS est un véritable sabotage.
Par contre, je suis très… très… amer pour la majorité des honnêtes socialistes de base.
Vous le savez, je fais parti des inorganisés mais j’ai souvent lutté aux cotés de socialistes de base.
Combien de milliers d’adhérants /tes, de militants/tes vont partir dans la nature après ce foutu congrès de Reims?
Je sais, certains pensent ou vont penser que la politique est pourrie, que les partis sont pourris et que les gens sont des « moutons ».
Trop facile ce raisonnement à 2 balles et qui fait froid dans le dos. Après c’est le …Néant et la porte ouverte à toutes les catastrophes!!! N’oubliez pas Eltsine n’avait que ce slogan…et nous connaissons la suite!
31 août 2008 à 21h45
Faudrait peut-être aussi penser à ceux qui lisent pas tout un tas de bouquins sur la politique. On peut être sincère sans être crédible. C’est quoi le truc qui ferait qu’on peut à la fois se garder tout plein d’avantages sociaux sans consentir à des sacrifices. Faut-il se coltiner toutes les analyses de la politique sud-américaine pour se faire une opinion. Peut-être une idée maîtresse même caricaturale du genre travailler plus pour gagner plus?
31 août 2008 à 22h02
H2, très bon article Raoul Marc Jennar qui est aussi membre de Ofxam:
http://www.oxfamfrance.org/
« nous engager à construire dès avant même la campagne un réseau européen porteur de la même analyse et des mêmes propositions ; nous ne changerons pas l’Europe tout seuls ; »
Enfin quelqu’un qui parle d’ ANALYSE et de propositions mais l’un sans l’autre et surtout pas l’un avant l’autre!
31 août 2008 à 22h18
C’est à pleurer d’entendre et de lire que la seule véritable ambition des dirigeants du PS est de gagner les élections. Accéder au pouvoir : c’est bien sûr la nature même du combat politique, mais pour quoi y faire ? Si c’est pour mettre en oeuvre une nouvelle fois une politique libérale, prétendument sociale mais en vérité au service des intérêts d’une minorité, qu’ils laissent faire la droite elle est là pour ça. Ce n’est pas un hasard s’ils ont tant de mal à présenter depuis longtemps une critique de gauche de la politique menée par la droite. Ils prétendent faire de la politique et ils ne s’occupent en vérité que de leurs carrières. Il y a bien longtemps qu’ils ont oublié que la mission des hommes et des femmes politiques consiste à relever les défis de notre époque et à ouvrir ce faisant des perspectives à leurs concitoyens afin de créer un rapport de force propice à la mise en oeuvre d’une politique réellement au service du pays et du plus grand nombre. Face à leur médiocrité collectivement et individuellement consommée, merci infiniment pour la qualité de vos analyses. Elles nous aident à faire acte de résistance. Mais que faites vous donc encore au PS qui n’est décidément pas un parti de gauche ? (l’a-t-il été véritablement un jour ?) A l’intérieur de cette auberge espagnole vous continuerez à perdre votre temps et votre énergie. De surcroît, que vous le vouliez ou non, vous leur servez de caution de gauche. Une seule issue s’impose : travaillez au rassemblement des forces de gauche à l’extérieur de ce conglomérat de carriéristes.
31 août 2008 à 22h24
« exiger l’abrogation des traités existants et réclamer la rédaction par les voies les plus démocratiques d’un texte constitutif d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire des peuples du monde ; »
un texte constitutif d’une Europe démocratique, là je mettrai un bémol: nous recommençons avec une Europe fédérale ou c’est d’une Europe confédérale qu’il s’agit?
« dissoudre l’OTAN » 100 fois d’accord mais aussi départ des troupes US de tous les territoires européens.
31 août 2008 à 22h36
Laurence Parisot: « Sarkozy nous manque »
http://www.humanite.fr/Parisot-Sarkozy-nous-manque
31 août 2008 à 22h44
Un militant socialiste schizophrene qui vous salue !
Il aime autant Melenchon que Royal. Bizarre ? Non car j’y trouve tout à fait mon compte avec les deux.
Ainsi vont parfois les contradictions qui nous traversent…
31 août 2008 à 22h58
« J’ai (nous) pris le petit déjeuner avec Benoit Hamon et Paul Quilès dimanche matin ». Puisse ce rapprochement se concrétiser. La ga
31 août 2008 à 23h01
La gauche du PS doit d’abord s’unir puis envisager un rapprochement avec L. Fabius. L’alliance avec M. Aubry qui a toujours approuvé la construction de l’Europe libérale et qui a reçu le soutien d’une partie des strauss-kahniens est inenvisageable.