21mai 08

Il y a eu un débat mardi 13 mai dernier au Sénat autour d’une question orale avec débat posée par Nicolas Alfonsi (sénateur rdse)  à la ministre de la culture et de la communication à propos de la sauvegarde et la transmission des langues régionales ou minoritaires. J’y suis intervenu à la tribune. Mon intervention comme tout le débat est accessible sur le site du Sénat . Bien sûr, j’exprime un point de vue engagé. Je l’ai argumenté avec autant de soin que je le pouvais. J’ai reçu en retour l’habituelle série de mises en cause que des fanatiques m’adressent dans ce genre de circonstances avec la non moins traditionnelle mise en circulation d’interprétations abusives de mes propos. « Tous ceux qui sont en quête d’identité et d’unité ethnique ont besoin d’ennemis » affirme Samuel Huntington le théoricien du « Choc des civilisations » pour décrire la stratégie des groupes ethnicistes, reprenant à son compte l’adage grossier selon lequel : « A moins de haïr ce qu’on n’est pas, il n’est pas possible d’aimer ce qu’on est » Cette fois-ci il y a une nouveauté. Un député socialiste du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, me met en cause sur son blog. Le montage de mes propos (avec guillemets mensongers à l’appui) est d’une telle malveillance et si manipulatoire qu’il me paraît extrêmement révélateur d’un état d’esprit. J’ai été très stupéfait de voir comment sa note considère comme acquis non seulement que je soutiens le régime chinois mais que je me prépare à soutenir le régime birman bientôt. Ces propos et les mots utilisés pour me désigner ont une tonalité nauséabonde. Elle n’est pas seulement blessante pour le militant de gauche que je suis. Elle révèle une étrange culture de référence. Je trouve également très significatif le contenu et le ton sur lequel sont faits les commentaires des violents qui approuvent ses propos alors même qu’ils ont eu le moyen de vérifier eux-mêmes l’inanité du montage d’Urvoas en allant vérifier mes propos sur le site du Sénat. Je recommande la découverte de ce visage du folklore local de la haine ethniciste. Le journal « le Télégramme de Brest », a aussitôt jugé intéressant de publier en intégrale la note d’Urvoas. Bien sûr il n’a pris aucun contact avec moi, ni vérifié si ce que disait le député était exact.
Je publie donc ici à la suite d’une part la note du député Urvoas, en premier, ensuite le texte de mon discours tel que le reproduit le journal officiel des débats, puis enfin le texte du « Télégramme de Brest ». J’estime que la confrontation de ces trois textes vaut mieux que bien des démonstrations sur le fonctionnement du lobby ethniciste.
Leur méthode est la suivante : les ethnicistes  ne répondent jamais aux questions posées. Au lieu et place d’une confrontation d’arguments raisonnés, ils substituent une posture victimaire : ils sont la Bretagne, quiconque ne partage pas leur thèse est un ennemi des bretons et veut la mort de la culture et de la langue régionale. Un palier de décompression est nécessaire pour faire retour au réel après une immersion dans leur névrose identitaire. Bien sûr ils ne sont pas la Bretagne. Seulement une partie de son opinion. Bien sûr le refus de la Charte des langues régionales n’a rien à voir avec la négation des langues et cultures régionales. Tout cela je l’ai dit et expliqué à la tribune du Sénat sans aucune ambigüité. Cela ne rend que plus révélateur ce que signifie en réalité le texte d’Urvoas. Mes amis sur place me disent de n’en tenir aucun compte. Jean-Jacques Urvoas, récemment battus dans le vote des militants de sa fédération et contraint à la démission du poste de premier secrétaire fédéral serait en recherche d’une bagarre identitaire pour se ressourcer comme porte drapeau local. Je ne sais pas du tout si c’est vrai. Je sais seulement qu’il est comme moi parlementaire de la République française et que ses paroles ont donc un sens de portée nationale, destiné à la réflexion de tous, bien au delà de sa circonscription.

SOUS LE TITRE : BUTOR

D’abord donc le texte du blog d’Urvoas à mon sujet.
"Voilà un élu qui n’honore pas sa fonction. Il y a quelques jours, nous avions découvert l’étendue de ses connaissances concernant les relations sino-tibétaines. Il vient de démontrer, lors d’un débat au Sénat, qu’il était tout aussi compétent en matière de langue bretonne. Dans cette subtilité qui n’appartient qu’à lui, et qu’heureusement personne ne songe à lui disputer, il vient d’émettre un jugement à l’emporte-pièce dont il est certes coutumier, mais qui ne le rend pas pour autant recevable. « La langue bretonne, a-t-il assené est celle qui résulte du dictionnaire dit unifié de 1942, qui se substitue aux cinq langues bretonnes existantes. » Il s’ensuit fort logiquement à ses yeux que le breton dont il est aujourd’hui fait usage dans la région est la langue de la "collaboration" et que les écoles qui l’enseignent, à l’instar de Diwan, sont des « sectes »… Que répondre à ce tissu d’insanités sinon que ce petit monsieur, à dessein ou non, confond langues et dialectes, que le breton unifié n’a pas plus de raison d’être marqué au fer rouge de la collaboration que la fête des mères, instituée par le maréchal Pétain en mai 1941, et que si les écoles Diwan devaient être qualifiées de sectes, ce seraient bien les premières qui n’honoreraient ni idole, ni gourou. Ces propos diffamatoires n’engagent évidemment que lui, et démontrent à nouveau, l’irrationalité d’une idéologie nationaliste qui, d’où qu’elle vienne, mérite d’être condamnée sans détours. Je regrette qu’il ne se soit pas trouvé une voix socialiste, par exemple, bretonne pour lui répondre."
 
MON INTERVENTION A LA TRIBUNE DU SENAT

"Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, en montant à cette tribune, je suis persuadé que, quels que soient les points de vue que vous exprimez sur ce sujet, tous ici vous vous sentez aussi patriotes que moi-même, aussi attachés à l’unité et à l’indivisibilité de la République française que je le suis et dignes continuateurs du progrès constitué par l’ordonnance de Villers-Cotterêts : ce texte a établi le français comme langue du royaume, permettant à chacun de se défendre, de témoigner, d’attaquer en justice et d’être compris par les autres.

Mais l’homme qui s’exprime en cet instant, fier d’être jacobin, ne parlant que la langue française pour s’adresser à vous ou bien l’espagnol, langue de ses grands-parents, et qui, s’il devait apprendre une autre langue, choisirait l’arabe, langue minoritaire la plus parlée dans la région d’Île-de-France dont il est l’élu, ne vient pas devant vous pour discuter de la question de savoir si l’on est pour ou contre les langues régionales – ce qui est absurde – ou, pire encore, si l’on est pour ou contre la diversité culturelle : il s’agit de savoir si le cadre légal existant est adapté, car il en existe déjà un, ou si la France a besoin de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires pour faire progresser la diffusion de celles-ci.

Pour ma part, je n’accepte pas la caricature qui voudrait faire croire que la République française réprime ou méprise les langues régionales. Ce n’est pas vrai ! La France s’est dotée dès les années cinquante d’un cadre législatif très favorable aux langues régionales ; elle était même en avance sur beaucoup de pays d’Europe à cet égard.

La loi du 11 janvier 1951 relative à l’enseignement des langues et dialectes locaux, qui porte le nom du socialiste Maurice Deixonne, a officiellement autorisé et favorisé l’apprentissage des langues régionales de France dans l’enseignement public : le basque, le breton, le catalan et l’occitan, auxquels se sont ajoutés ensuite le corse en 1974, le tahitien en 1981, et quatre langues mélanésiennes en 1992. De sorte qu’aujourd’hui, et depuis 1970, tous les élèves qui le souhaitent voient ces enseignements pris en compte pour l’obtention du baccalauréat.

La loi Toubon de 1994 a confirmé ce cadre légal favorable et Lionel Jospin, par la loi du 22 janvier 2002, a mis des moyens particulièrement importants à la disposition de l’enseignement de la langue corse, si bien que quiconque le veut peut suivre un enseignement en corse à l’école, au collège et au lycée, à raison de trois heures par semaine.

L’État a aussi contribué, en lien avec les collectivités locales qui le demandaient, à rendre possibles les signalisations routières bilingues, ce qui permet, dans certains départements, de pouvoir enfin lire les indications rédigées en français, qui étaient jusque-là surchargées de graffitis. Par ailleurs, de nombreuses régions font preuve d’innovation pour favoriser le développement des cultures et des langues régionales.

Par conséquent, rien dans le cadre légal et réglementaire actuel, ni dans la pratique effective, n’est de nature à brider la pratique et la transmission des langues régionales. Et il n’existe pas une voix en France – pas même la mienne ! – qui s’oppose à ce que soient pratiquées les cultures ou les langues régionales. Si le nombre de locuteurs diminue et si leur âge moyen s’élève, il faut en chercher la cause ailleurs que du côté de la République et de la loi !

La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires n’est pas un remède acceptable. Elle est loin de faire l’unanimité en Europe. Contrairement à ce que l’on entend souvent, trop souvent, la France n’est pas l’un des « rares » pays européens à ne pas avoir ratifié cette charte. Quatorze pays membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas signée, dont la Belgique, le Portugal, la Grèce ou l’Irlande, qui ne sont pas des États réputés liberticides. Je pense que personne ici n’a l’intention de comparer le comportement de la République française, quels que soient ses gouvernements, à ceux des gouvernements des pays baltes qui, eux, procèdent à une revanche linguistique à l’égard des russophones.

Parmi ceux qui ont signé cette charte, comme la France, dix États ne l’ont pas ratifiée, dont l’Italie. Au total, vingt-quatre pays membres du Conseil de l’Europe se refusent donc à rendre applicable cette charte sur leur territoire. Cela peut être attribué non pas exclusivement à leur mépris pour les langues régionales minoritaires, mais probablement à d’autres causes ; j’évoquerai l’une d’entre elles tout à l’heure. La France est donc loin de constituer un cas particulier.
La France applique déjà beaucoup d’articles de la charte sans avoir besoin de la ratifier. Vous savez qu’il existe deux types de dispositions : les préconisations impératives et celles qui sont optionnelles. Un grand nombre de préconisations impératives sont déjà appliquées ; je n’évoquerai, pour l’exemple –  je vous en épargnerai la lecture –, que les articles 7-1-f, 7-1-g et 7-2. Parmi les préconisations optionnelles que la France respecte, on peut citer les articles 8-1-b, 8-1-c, 10-2-g.

Il n’est donc pas vrai que nous ayons besoin de ratifier la charte pour en appliquer les dispositions qui ne sont pas contraires à notre Constitution, et c’est de celles-ci qu’il faut parler !

J’ajoute, ayant été ministre délégué à l’enseignement professionnel et ayant eu à connaître de cette question, que la définition des langues minoritaires donnée par la charte est extrêmement discutable et confuse.

J’observe qu’elle exclut de son champ d’application toutes les langues des migrants – je pense à l’arabe, à la langue berbère et à bien d’autres – comme si les citoyens qui les parlent du fait de leurs liens familiaux, alors qu’ils sont Français, devaient considérer ces langues comme des langues étrangères, comme si l’on demandait aux Algériens, aux Sénégalais, aux Maliens et à combien d’autres de considérer la langue française comme une langue étrangère à leur culture ! (Mme Alima Boumediene-Thiery s’exclame.) Pourtant, c’est ce que fait cette charte !

Cette définition extrêmement confuse aboutit à ce que certaines langues soient reconnues comme minoritaires dans un pays et ne le soient pas dans l’autre, alors qu’elles sont parlées dans les deux pays dans les mêmes conditions. C’est le cas du yiddish, reconnu comme langue minoritaire aux Pays-Bas, mais pas en Allemagne ou dans certains pays de l’Est où il est tout autant parlé.

Cette définition très floue peut être, finalement, discriminatoire et elle aboutit à des reconstructions de l’histoire. Je veux bien, chers collègues, que l’on parle de la langue bretonne, mais encore doit-on préciser qu’elle résulte du dictionnaire dit « unifié » de 1942 et qu’elle se substitue aux cinq langues qui existent réellement dans la culture bretonne.

M. Gérard Le Cam. C’est vrai !

M. Jean-Luc Mélenchon. À cet instant, je ne ferai mention ni du fait que l’auteur dudit dictionnaire est un collaborateur des nazis, qui a été condamné à l’indignité nationale, s’est enfui et n’est jamais revenu dans notre pays, ni des conditions dans lesquelles ce dictionnaire a été rédigé et financé à l’époque.

La définition retenue par la charte aboutirait, par exemple, à des absurdités concernant le créole, et bien injustement. Je me souviens d’avoir demandé, en tant que ministre délégué à l’enseignement professionnel, quel créole on devait enseigner ; j’y étais prêt, car cela facilitait l’apprentissage des élèves. Eh bien, trois ans après, je n’avais toujours pas de réponse, parce qu’il n’y a pas un créole, mais des créoles ! Par conséquent, on est amené à choisir, trier, exclure, discriminer de nouveau au moment où l’on croit intégrer. Ce n’est pas pour rien que nos institutions écartent ce type de charte !

Enfin, j’aborde ce qui constitue pour moi le cœur du problème. Il ne s’agit pas de dire que la sauvegarde des langues et cultures régionales nous pousse sur la pente qui conduit automatiquement à la sécession, au particularisme et au communautarisme. Telle n’est pas mon intention ! Mais j’ai bien l’intention de dire que le risque existe. Il ne saurait être question, sous prétexte de respect de la diversité culturelle, d’admettre un point en contradiction absolue avec la pensée républicaine : il n’y a pas lieu de créer des droits particuliers pour une catégorie spécifique de citoyens en raison d’une situation qui leur est propre.

Le fait de parler une langue différente ne suffit pas à instituer des droits particuliers en faveur de ses locuteurs ! Or c’est ce que prévoit explicitement la charte : il s’agit d’encourager la pratique de ces langues « dans la vie publique et la vie privée ».
S’agissant de la vie privée, je rappelle que le caractère laïque de notre République interdit que les institutions gouvernementales et étatiques fassent quelque recommandation que ce soit concernant la vie privée des personnes.
Quant à la vie publique, il est précisé que les États doivent « prendre en considération les besoins et les vœux exprimés par les groupes pratiquant ces langues ».

À l’évidence, ce texte a été écrit à l’intention de pays où des secteurs entiers de la population parlent une autre langue que la langue nationale et seulement celle-là, comme c’est le cas des minorités hongroises ou autres, qui existent dans divers pays de l’Union européenne. Mais en aucun cas il n’a été écrit pour la France, car dans quelles conditions peut-on désigner les représentants de ces groupes ? Va-t-on maintenant élire des représentants des locuteurs de telle ou telle langue ? Non ! C’est en totale contradiction avec l’idée d’égalité républicaine !

Il ne peut être question de faire bénéficier de procédures en langues régionales devant les autorités judiciaires, comme le prévoit l’article 9 de la charte, ou devant les services publics, comme le décide l’article 10. Témoigner, poursuivre en justice, signer des contrats dans une autre langue que la langue française constituerait un recul par rapport à l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Pourtant, c’est ce que prévoit cette Charte européenne des langues régionales ou minoritaires !

Le Conseil constitutionnel a donc eu raison de dire, en 1999, qu’en conférant « des droits spécifiques à des “ groupes ” de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de “ territoires ” dans lesquels ces langues sont pratiquées, [cette Charte] porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français. »

Après l’exposé de ces raisons juridiques, philosophiques et républicaines, je voudrais enfin souligner, d’une façon plus personnelle, qu’il ne saurait être question de ne pas tenir compte de l’origine de la charte, à l’heure où beaucoup prétendent, à la suite de Samuel Huntington et de sa théorie du choc des civilisations qui est aujourd’hui la doctrine officielle d’un certain nombre de stratèges de la première puissance mondiale et de quelques autres pays, que, dorénavant, « dans le monde nouveau, la politique locale est “ethnique”, et la politique globale “civilisationnelle” ».

Cette origine, sans doute nombre de mes collègues l’ignorent-ils ; c’est pourquoi je veux la leur apprendre.
La charte, adoptée en 1992 par le Conseil de l’Europe, a été préparée, débattue et rédigée par plusieurs groupes de travail de cette instance qui étaient animés par des parlementaires autrichiens, flamands et allemands tyroliens. Leur point commun était d’être tous issus de partis nationalistes ou d’extrême droite et d’être membres de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, la FUEV selon l’abréviation allemande. Cette organisation est aujourd’hui dotée d’un statut consultatif au Conseil de l’Europe, et elle se présente elle-même comme la continuatrice du Congrès des nationalités, instrument géopolitique du pouvoir allemand dans les années trente ! Un des principaux laboratoires de l’élaboration de la charte fut ainsi le groupe de travail officiel du Conseil de l’Europe sur la protection des groupes ethniques, dont la création a été obtenue par la FUEV et qui est également connu pour ses travaux sur le « droit à l’identité », le Volkstum.

Pour toutes ces raisons, la République française n’a donc rien à gagner à modifier sa Constitution pour ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Elle ne pourrait que se renier en le faisant. Elle doit, tout au contraire, continuer sa politique bienveillante et intégratrice, qui donne aux cultures et aux langues régionales toute leur place dès lors que la République est première chez elle ! (Applaudissements sur certaines travées du groupe socialiste et de l’UC-UDF)."
 
LE TELEGRAMME DE BREST

Le journal le « Télégramme » reproduit la quasi totalité de la note du blog de Jean-Jacques Urvoas, accréditant ainsi la réalité du raisonnement que me prête le député et de la citation mensongère, entre guillemets sur la « langue de la collaboration ». Comme on le sait, les journalistes vérifient les informations et les sources de celles-ci avant de publier. J’en déduis que si le rédacteur en chef a considéré la vérité comme négligeable dans cet échange c’est peut-être qu’il avait un autre objectif. En l’occurrence il s’agirait de politique locale. La situation serait destinée à illustrer les « tensions entre élus socialistes » qui font le titre. Car les regrets de fin de note de Jean-Jacques Urvoas sur les voix bretonnes socialistes qui ne m’ont pas répliqué visent en fait les sénateurs socialistes du département qui viennent d’infliger un camouflet au député Urvoas également Premier secrétaire de la fédération socialiste du Finistère en battant sa liste à l’investiture des sénatoriales.
« Jean-Jacques Urvoas, député socialiste de Quimper, vient de répondre vertement, sur son blog, à Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste, qui a qualifié Diwan de « secte », lors d’un récent débat sur les langues régionales au Sénat, le 14 mai. La réponse de Jean-Jacques Urvoas est cinglante.« Voilà un élu qui n’honore pas sa fonction, écrit Jean-Jacques Urvoas. Dans cette subtilité qui n’appartient qu’à lui, et qu’heureusement personne ne songe à lui disputer, il vient d’émettre un jugement à l’emporte-pièce dont il est certes coutumier, mais qui ne le rend pas pour autant recevable. "La langue bretonne, a-t-il assené, est celle qui résulte du dictionnaire dit unifié de 1942, qui se substitue aux cinq langues bretonnes existantes". Il s’ensuit fort logiquement à ses yeux que le breton dont il est aujourd’hui fait usage dans la région est la langue de la "collaboration" et que les écoles qui l’enseignent, à l’instar de Diwan, sont des "sectes"… Que répondre à ce tissu d’insanités sinon que ce petit monsieur, à dessein ou non, confond langues et dialectes, que le breton unifié n’a pas plus de raison d’être marqué au fer rouge de la collaboration que la fête des mères, instituée par le maréchal Pétain en mai 1941 et que si les écoles Diwan devaient être qualifiées de sectes, ce seraient bien les premières qui n’honoreraient ni idole, ni gourou ».En conclusion, Jean-Jacques Urvoas « regrette qu’il ne se soit pas trouvé une voix socialiste, par exemple bretonne,pour lui répondre ». 


109 commentaires à “Butor et demi”
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  1. Jean-Marc dit :

    Ok 4 aout.
    C'est plutôt malin de croiser les noms sur des choses aussi claires que les Ogm et le traité de Versailles!
    Il faudrait aussi y rajouter les prises de position publiques pour ceux qui n'apparaissent pas sur les votes de l'assemblée et du sénat (Delanoe etc...).

    La première chose à faire est de lister les "affaires" où il n'y a pas ambiguité pour juger au regard de principes qui devraient être respectés absolument.
    Ensuite les croisements. Après, on en reparle ok... : -)

    Je commence, tu me dis si ces affaires te conviennent et répondent au critère "pas d'ambiguité pour juger", tu rajoutes les tiens, ok? :

    1. Le traité de Versailles : même si des arguments valables peuvent exister pour dire qu'il fallait faire passer ce traité (je les connais, notamment les plus intéressants et qui concernent le soi-disant renforcement de l'Europe pour créer un marché de taille suffisante et régulé façe aux Usa à l'Inde et à la Chine...), on ne tergiverse pas sur ce prinicpe fondamental de la démocratie qui consiste à ne pas renier la voix du peuple, surtout quand elle concerne quelquechose d'aussi structurant et qui le concerne aussi directement.

    2. Les Ogm : il faut être complètement cinglé pour faire passer ce texte. Ceux qui le défendent en l'état sont soit des larbins au service de lobbies, soit des abrutis ignorants (cf la citation de NDA concernant ce député lui répondant "moi tu sais je vis au jour le jour"). Point final!

    3. Hadopi : ni plus ni moins l'autorisation pour les sociétés privées d'espionner les adresses Ip des individus, et la création d'un organisme sans contrôle citoyen capable de rapprocher les adresses Ip des noms et adresses des personnes. Extrêmement dangereux! Sans compter que celà se fait une fois encore pour répondre aux volontés de lobbies représentant des intérêts qui vont à l'encontre du bien commun et plombent la France dans son appropriation de la culture et de l'économie des Tic, qui est déjà et sera encore plus dans les 5/10 ans un levier pour l'innovation et la croissance majeur.

  2. Laurent dit :

    Récuperer des morceaux de phrases d'un discours, rajouter un verbe au milieu et vous dénaturez les propos de son auteur. N'est il pas grand temps d'imposer des règles afin d'éviter ces abus d'écriture.

  3. julie dit :

    langue régionale = suite d'exemples vécues:
    pas le temps pour le discours théorique, je continue à évoquer ce qui pose problème.
    De mon occitanie d'adoption, je vois la difficulté qu'ont les profs d'espagnols pour organiser des échanges culturels et linguistiques avec des établissements du pays, en l'ocurence l'Espagne. L'ennui est que la région la plus proche, la Catalogne avec cette belle ville de Barcelone, a pris le virage d'une régionalisation très poussée, y compris sur le plan linguistique. Donc nos braves élèves apprenant le "castillan" en cours se voient confronter à une pratique d'une autre langue que celle qu'ils sont en train d'apprendre, pas évident.
    En pratique donc, beaucoup moins de vrais échanges (pas les voyages touristiques), on va dans des régions plus lointaines, en laissant de côté la voisine catalane. Quelle hérésie!
    Pour éviter tout malentendu: je ne compare pas la pratique du catalan en Catalogne espagnole avec le breton en Bretagne etc. étant donné que le premier est une langue vivante, pratiqué quotidiennement par une majorité de la population locale et par ailleurs langue de mémoire collective de la résistance républicaine contre les franquistes. Dont acte. Par contre, les langues régionales françaises ne sont plus pratiquées dans aucune région par la majorité de la population locale, on peut le regretter, mais c'est un fait.
    Personnellement, je n'aurais pas souhaité que mes enfants soient obligés de suivre des cours d'occitan, tout en soutenant toute initiative de cours facultatifs, y compris à l'école. Dans notre vie réelle, cette obligation éventuelle nous aurait d'ailleurs posé un vrai problème, les enfants ont commencé leur scolarité en Alsace pour la terminer à Toulouse.
    La France n'opprime pas ses minorités régionales, personne n'est discriminé parce qu'il est alsacien, breton ou marseillais, par contre on risque de l'être parce que l'on est femme, noir, pauvre, immigré, SDF etc. Occupons-nous de ceux et celles-là d'abord.

  4. carlo dit :

    Dans le cadre de la réforme de la constitution, il est envisagé d’instaurer un référendum d’initiative populaire. J’aimerais que Jean-Luc Mélenchon nous dise si cette mesure aurait permis, s’il elle avait alors existé, d’imposer à NS un référendum sur le traité de Lisbonne ainsi que la démocratie l'exigeait. Dans l’affirmative, comment les socialistes pourraient-ils être aujourd’hui favorables à une telle innovation constitutionnelle alors qu’ils n’ont pas contraint NS à organiser un référendum sur le Traité de Lisbonne ?

  5. Le peuple breton ? ? ? dit :

    Billet 27.

    Roland B écrit : « Socialiste et Breton, il m’est impossible de ne pas réagir à votre intervention au sénat. Cette intervention insulte le peuple breton dont je fais partie. »

    Roland B, est-ce que vous faites partie du peuple français ?

    Patrick Le Lay, né à Saint-Brieuc, est l’ancien patron de TF1. Il écrit : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. […] Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. »

    Patrick Le Lay, né à Saint-Brieuc, écrit aussi : « Je ne suis pas Français, je suis Breton. Je suis un étranger quand je suis en France. »

    http://www.communautarisme.net/grib/Patrick-Le-Lay,-nationaliste-breton_a29.html

  6. Jojo dit :

    La Charte remet en cause la division séculaire française entre privé et public. Elle s'inscrit dans tout un contexte de normalisation européenne de la France, dont nous connaissons surtout la facette économique.

    L'agonie des langues régionales, c'est avant toute chose le désintérêt des propres citoyens et la non-transmission par une génération entière. C'est également un passif lourd avec des considérations ethnistes en filiation toute droite des années 30 et 40.

    Je regrette infiniment la disparition des langues régionales, ce qui ne doit pas être le cas de Jean-Luc qui je pense trouve qu'il est des problèmes plus urgents. Mais mine de rien, ces langues régionales étaient le ferment d'une autre caractéristique française, le socialisme municipal. La France a deux focales : l'Etat et le duo département/commune. L'européanisation de la France, c'est défaire de manière évidente l'Etat mais c'est également favoriser la région face aux autres échelons, dans l'optique de l'Europe des Régions.

  7. Icaro dit :

    Jojo :
    « L’agonie des langues régionales, c’est avant toute chose le désintérêt des propres citoyens et la non-transmission par une génération entière. »

    Dans une société où la langue locale est interdite dans la vie publique et où les francophones sont avantagés, les autochtones n'ont eu d'autre choix que d'abandonner leur langue maternelle. Les médias, exclusivement francophones, ont achevés les langues régionales dans la sphère privée.

  8. Icaro dit :

    J'ajouterai que mes grand-parents ont bien connu cette période. Ce sont des paysans simples et pragmatiques. Ils sont heureux d'avoir appris le français mais ils se souviennent aussi de l'humiliation que leur a fait subir leur propre pays.
    Comme eux, j'aurais aimé être bilingue mais le climat ethnocentrique francophone les a dissuadé de me transmettre leur langue.

  9. julie dit :

    @Icaro
    Quelle humiliation leur a-t-on fait subir? ne pas savoir le français, peut-être.
    mais tout de même pas le fait qu'ils parlent leur patois. Sauf à ne parler que...

  10. Jojo dit :

    Le changement de langue correspond à un changement socio-économique : les Trente Glorieuses ont porté un coup fatal aux langues régionales en même temps qu'elles ont achevé l'unité territoriale de la France (mobilité économique, statut des fonctionnaires, remembrement agricole,...).

    Il se trouve que ce changement, c'est le français, langue artificielle de l'Administration, qui l'a porté. Il ne tenait qu'aux locuteurs naturels de maintenir la langue dans l'espace privé et d'en faire un élément de contestation, ce qu'elle n'est plus aujourd'hui, simple traduction du français par des néo-locuteurs souvent étrangers au pays.

  11. regis dit :

    Il faut revenir à l’essentiel. Le sujet occupant la séance du 13 mai au sénat était en fait de contourner l’avis du conseil constitutionnel pour parvenir enfin à appliquer la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires signée par le gouvernement français en 1999.
    Donc, comme l’écrit JL Mélenchon, il ne s’agit nullement de les remettre en cause, de les entraver ou les interdire mais de permettre que certaines dispositions qui n’étaient pas entrées en vigueur puissent l’être.
    Je vous invite à lire attentivement la dite charte. Ses dispositions extrêmes conduiraient à un enseignement, la rédaction d’actes administratifs, la conclusion de contrats ainsi que la justice, rendus dans la langue régionale ou minoritaire.
    Qui peut croire que c’est ce que souhaitent les citoyens originaires de ces contrées et qui pourraient être eux-mêmes mis en difficulté ?
    JL Mélenchon a souligné que ce texte est le produit de cogitations d’un groupe qui porte pour valeurs l’ethnie et le déni de la démocratie et de la République. Vérité historique incontestable.
    De même, l’unification du breton est l’œuvre du collaborateur pro nazi Roparz Hemon (un intervenant de ce blog soulignait que laBretagne comptait un fort nombre de résistants, ce qui est à son honneur, je ne doute pas que ceux-cis auraient été révulsés de l’honneur posthume fait à ce nazillon).
    L’entreprise consistait à créer de toute pièces une « langue » qui devait écraser les langues, elles bien vivantes, parlées dans les « pays » (curieusement, les régionalistes se voilent pudiquement la face devant cette dénaturation, mais seul le français a été impérialiste…)
    Le mouvement Diwan n’est pas exempt de ces troublantes parentés : il a fallu attendre 2000 pour que, sur adjonction du conseil général du Finistère, l’établissement diwan appelé « Roparz Hemon » change de nom. Un autre établissement porte, lui, toujours le nom d’un collaborateur notoire, Loiez Herrieu à Lorient, ce qui ne semble pas gêner ce mouvement.
    Il faut que tout soit clair pour que les citoyens bretonnants ou non (c’est leur droit) puissent savoir où certains veulent les amener.

  12. Jean-Marc dit :

    Merci Régis pour ce résumé.

    Le sujet ne m'intéressant pas suffisament pour que je le creuse, et vous faisant confiance au feeling disons, je comprends mieux à présent le pourquoi du comment.

    Donc Jean-Luc Mélenchon aurait agi de bon sens et avec clairvoyance une fois encore, comme pour ce malheureux épisode du Tibet, prêtant ainsi le flanc aux attaques simplificatrices.

    Chouette...

  13. Claire Strime dit :

    Et pour ne pas oublier les frasques du dalaï qui réprime ses dissidents:

    « Stop à la persécution religieuse
    Chaque jour, des milliers et des milliers de personnes dans le monde pratiquent discrètement la prière de Dordjé Shougdèn.
    Cette pratique, ancienne de plusieurs siècles, consiste à faire des requêtes à la déité de la sagesse, Dordjé Shougdèn pour soutenir notre développement spirituel – en nous aidant à développer des qualités intérieures pures telles que l’amour, la compassion, l‘équanimité, la sagesse et la patience. (…)Il y a quelques années, pour des raisons tirant leurs racines dans les arcanes du monde politique tibétain, le Dalaï Lama du Tibet a choisi d’abandonner cette pratique, et de la prohiber dans la communauté tibétaine, en faisant valoir que cette divinité est “malfaisante” et que sa pratique nuit à la longévité du Dalaï Lama et à l’indépendance du Tibet. Sur ordre du Dalaï Lama, l’interdiction a été et continue d‘être appliquée avec force par le gouvernement tibétain en exil et toutes les autres associations tibétaines en exil comme le congrès de la jeunesse Tibétaine et l’association des femmes tibétaines :
    • Les moines et les nonnes n’ont pas le droit de faire la pratique et sont expulsés de manière inconstitutionnelle de leurs monastères et couvents s’ils ne se conforment pas à cette interdiction.
    • Des milliers de pratiquants tibétains laïcs de Shougdèn sont contraints d’abandonner la pratique, sinon ils perdent l’aide de leur gouvernement et subissent des campagnes d’humiliation et d’intimidation publiques orchestrées.
    • Les personnes refusant de renoncer à la pratique perdent leur emploi, leurs enfants sont expulsés de l‘école, et les documents leur permettant de voyager, qui nécessitent l’autorisation préalable du gouvernement tibétain en exil, ne sont pas approuvés.
    • Des statues ont été brisées, des temples détruits, des livres brûlés, des maisons de pratiquants attaquées, et des menaces de mort ont même été publiées dans une orgie de persécution qui ressemble à une chasse aux sorcières médiévale
    Cette persécution est devenue de plus en plus virulente, et en janvier 2008, le Dalaï Lama a publié une nouvelle proclamation exigeant que tous les Tibétains signent une déclaration stipulant qu’ils renoncent à jamais à la pratique de Dordjé Shougdèn et qu’ils s’engagent à n’avoir aucun contact, d’aucune sorte – spirituellement, financièrement, matériellement ou socialement – avec quiconque ne signant pas cette déclaration. Malgré l’atmosphère de peur et d’intimidation, la menace pour leur propre sécurité et celle de leurs familles, des milliers de moines et de nonnes ont décidé que, trop, c’est trop, et ont refusé de signer.Ils ont été sommairement expulsés de leurs monastères et de leurs couvents, interdit d’avoir des contacts avec d’autres Tibétains, même pour manger ou faire les courses, et sont abandonnés à eux-mêmes sans aucune aide. »

    http://www.westernshugdensociety.org/fr/

  14. Jean-Marc dit :

    @Julie.

    Concernant Hadopi, c'est un sujet vaste, qui traine depuis des mois, et issu de la fameuse commission Olivennes.
    Sujet vaste car pour en mesurer toute l'absurdité et la dangerosité, il faut prendre en compte l'ensemble de l'écosystème Internet et les nouveaux usages (et modèles économiques) émergents...
    Toutefois, la très grave atteinte à la vie privé sur demande des lobbies doit suffire à dénoncer ce projet.

    Celà dit, je vous renvoie si vous vous voulez en savoir, vers Google, et ces quelques pistes ci-dessous pour suivre le fil de l'histoire : la mission Olivennes (les conclusions du rapport et les préconisations ; noter au passage qu'Olivennes dirigeait alors la Fnac, ce qui en dit long...), le rejet par l'europe de ce projet pour dangerosité suite au travail de qualité de Rocard et Bono, le forcing de cette triste Albanel pour passer ce texte.

    Par ailleurs, vous trouverez sur le site http://www.numerama.com tout un ensemble de papiers qui retracent l'histoire depuis le début, ce sujet les intéressant particulièrement. Idéal pour suivre le fil, d'autant plus que leurs analyses sont malines.

  15. Jojo dit :

    @regis :

    Oui, ces dispositions sont dangereuses. Mais il est un principe indépassable : celui de l'offre et de la demande. Et sur cette dernière, j'ai vraiment des doutes. Bref, on met à disposition un attirail juridique immense dans les mains de quelques associations qui iront faire condamner la France devant les tribunaux. Mais à part ces questions de symbole, pas grand chose ne va changer.

  16. Icaro dit :

    @ Julie
    « Quelle humiliation leur a-t-on fait subir? »
    L'interdiction de parler leur langue maternelle à l'école de leur village sous peine de punition. L'obligation de maîtriser le français pour trouver du travail dans leur propre région (les patrons venaient de Paris ou d'autres grandes villes) sont des exemples de situations humiliantes avec, en plus, les moqueries habituelles envers leur «patois de bouzeux». Vous-même n'avez pas pu vous empêcher d'employer le mot patois alors que vous ne savez pas de quel idiome je parle.

    @Jojo
    « Il ne tenait qu’aux locuteurs naturels de maintenir la langue dans l’espace privé et d’en faire un élément de contestation ».
    Vous oubliez que les langues régionales étaient parlées essentiellement par une population paysanne, peu revendicative et très influençable quand les élites parisiennes leur disait que leur "patois" était laid et inutile. Et l'obligation de parler français s'adressait d'abord aux enfants...

  17. Jean-Marc dit :

    Oui, ils appelent celà Dadvsi2...
    Oui le passeport biométrique n'est pas rien non plus!
    Oui tout celà mis entre les mains d'un despote complexé est inquiétant.

    Vous travaillez pour qui Julie, sincèremement...?

  18. julie dit :

    sur ce blog, je travaille justement pour nous tous, dans le sens de la responsabilité de la société civile. Et les attaques continues sur nos libértés individuelles et collectives, souvent sournoises, avançant sous le manteau d'une amélioration de la sécurité pour nous tous devraient être dénoncées beaucoup plus souvent, ils nous endorment!
    est-ce la bonne réponse?

  19. julie dit :

    @Icaro
    Je ne voulais blessé personne, surtout pas la mémoire des vos ancêtres. Donc ne parlons pas de patois, mais de... (vous compléterez)
    Mais comme dit dans d'autres posts, le temps est passé par là, avec la perte de la langue du pays et la conquête d'une vie moins misérable, avec une retraite financé par nous tous et pas seulement par vous, c.a.d. le cercle familial. Juste un exemple.
    Regardons devant et pas derrière nous!

  20. Jojo dit :

    @julie :

    C'est méconnaître les paysans ! Ils étaient tout sauf influençables. La France est pays de jacqueries. Ils étaient fiers de leurs langues et le mépris de l'urbain francisé était réel.

    La non-transmission, c'est avant tout le déclin du monde paysan. Les peuples qui ont transmis (les Basques notamment) l'ont fait soit par conscience ethnique qui transcendait les mutations économiques, soit par maintien tardif d'une agriculture pré-industrielle.

    Cela ne signifie pas que les langues régionales ne peuvent pas décrire la réalité moderne, seulement elles n'ont pas pu lutter contre l'outil normalisé qu'était le français.

    Quant à l'obligation de parler français, elle ne valait que pour le domaine public. Que ces gosses aient alors refusé de revenir aux usages antiques en public est symptomatique d'une époque, celle de l'instit tout puissant (bien souvent du cru et qui connait la langue régionale) et du service public modèle.

  21. jennifer dit :

    Quand on emploie le mot "ethnie" avant j'avais tendance à trouver que c'était péjoratif. Evidemment racisme oblige, il renvoyait aux africains et j'entendais "ethnies=africains=sous développés, barbares, non civilisés. Or je m'aperçois de plus en plus qu'utilisé par des antiracistes, il a plutôt des connotations positives. Les ethnies africaines ont leur culture, leur civilisation et donc le mot "ethnie" est un mot finalement tout à fait noble, n'en déplaise aux racistes endurcis.

  22. jennifer dit :

    Mon post ci-dessus 74, c'était juste une petite précision de vocabulaire pour éclaircir le débat

  23. jennifer dit :

    Pour lutter rétablir la vérité et lutter contre la désinformation:

    A propos des soit disants liens prouvés par interpol entre Chavez et les FARCs grâce aux ordinateurs trouvés quand Raul Reyes des Farcs a été assassiné.
    Que dit le rapport de Interpol ?

    - Que les fichiers des ordinateurs, des disques durs externes et des clés USB pèsent 609.6 gigaoctets soit 39.5 millions de pages Word.

    En conférence de presse, Ronald Kenneth Noble, a souligné que vu l’ampleur des fichiers cela prendrait plus de “mille ans pour en vérifier le contenu” et qu’Interpol n’avait pas vérifié l’authenticité du contenu des preuves. Autrement dit, ce qu’Interpol peut fait en mille ans, les Colombiens l’ont réalisé en 48 heures, du 1er mars date du bombardement, au 3 mars, date de la première déclaration sur les soi-disant preuves de l’ordinateur…
    Que s’est-il donc passé durant ces 48 heures ? Le rapport d’Interpol est limpide:

    - “L’accès aux données contenues dans les huit pièces à conviction informatiques provenant des FARC entre le 1er mars 2008, date à laquelle elles ont été saisies par les autorités colombiennes, et le 3 mars 2008 à 11 h 45, lorsqu’elles ont été remises au Grupo Investigativo de Delitos Informáticos de la Police judiciaire colombienne, n’a pas été effectué conformément aux principes reconnus au niveau international (c’est nous qui soulignons) en matière de traitement des éléments de preuve électroniques (…) En d’autres termes, au lieu de prendre le temps de créer des images des contenus de chacune des huit pièces à conviction saisies en les protégeant contre l’écriture avant d’y accéder, ils ont accédé directement aux données en question.”

    Bizarrement, c’est précisément durant ce laps de temps où la police judiciaire colombienne attend les ordinateurs que sont révélées les soi-disant preuves. C’est-à-dire que ces soi-disant preuves ne sont pas le travail scientifique des informaticiens de la police mais d’une officine de l’armée colombienne qui n’a pas pris le soin de créer des images des contenus des documents avant de les ouvrir.

    - De plus selon le rapport d’Interpol, des fichiers systèmes ont été crées ou modifiés après le bombardement du camp guérillero:

    “83. L’examen de la pièce à conviction N° 26 – un ordinateur portable – a révélé les incidences suivantes sur les fichiers le 1er mars 2008 ou après cette date :

    273 fichiers système ont été créés ;

    373 fichiers système et utilisateur ont fait l’objet d’accès ;

    786 fichiers système ont été modifiés ;

    488 fichiers système ont été supprimés.”

    (C’est identique pour toutes les pièces à convictions: voir les points 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90 du rapport)

    - Certes le rapport affirme que les fichiers utilisateurs (texte Word, photos, etc…) n’ont ni été modifiés ni crées après le 1er mars. Mais dans la même conclusion, Interpol souligne qu’il existe dans toutes les pièces à conviction des milliers de fichiers datés de 2009 ou 2010.

    Concernant ces fichiers, Interpol conclut “que ceux-ci ont été créés à une date antérieure au 1er mars 2008 sur une ou plusieurs machines dont les paramètres de date et d’heure système étaient incorrects.”

    Or comment attester de l’authenticité des fichiers s’il est si simple de changer la date de la création du document ? Autrement dit, l’officine de l’armée colombienne qui a eu pendant 48 heures les pièces à conviction aurait très bien pu créer un document en l’antidatant. Surtout si comme le révèle Interpol les fichiers systèmes ont été modifiés.

    Comme on le voit, le rapport d’Interpol soulève plus de questions sur la validité des documents de l’ordinateur de gauche qu’il n’apporte de réponses. Qu’importe, le tsunami médiatique s’abat déjà sur le Venezuela (mais pas sur l’Equateur, allez savoir pourquoi…). Marie Delcas du Monde (3), confondant le travail de juge avec celui de journaliste, reprend à son compte les accusations du gouvernement colombien, alors que, rappelons-le, d’une part Interpol ne s’est pas prononcé sur le contenu des documents, d’autre part le rapport jette de forts doutes sur l’authenticité de l’origine des documents.

    cf http://cbparis.free.fr

  24. jennifer dit :

    Il y a une offensive très nette des journaux El Pais et Le Monde contre le Vénézuela, exploitant cette histoire de l'ordinateur trouvé près du corps de Raul Reyes. On pourrait dire une campagne systèmatique contre le Vénézuela, campagne qui comme d'habitude "personnalise" en visant directement Chavez qui a été tant diabolisé.

    Evidemment cette campagne s'aligne sur la politique des USA contre le Vénézuela.

    Je signale une réunion organisée par l'UNEF sur le Vénézuela à l'université du Panthéon, 12 place du panthéon ce mardi soir. voir http://cbparis.free.fr

  25. Jean-Marc dit :

    Etonnant non Dupont Aignan dans ce discours...?
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/dupont%2Baignan/video/x42ds0_referendum-traite-euro-nicolas-dupo_politics

    Mélenchon/DupontAignan, même combat...

    Comme quoi je dois avoir un peu raison, le clivage gauche/droite est actuellement hors de propos, le seul clivage discriminant est pourladémocratie&lerespectdelarépublique/contreladémocratie&lespeuples.

    PS. A Jean-Luc Mélenchon et au responsable de ce blog. Par respect pour vos bloggers, vous devriez configurer correctement vos fichiers WordPress ou si c'est autre chose donner une explication, car c'est désagréable ces problèmes d'accessibilité au blog fréquentes.

  26. Bellou dit :

    Allez, amis blogueurs, la messe est dite depuis que j'ai entendu Jospin souligner que les socialistes sont partisans d'un libéralisme doux par opposition au libéralisme dur de la droite. En fait il dansent tous la même Valls ! Et vu l'ampleur des manifs, on est pas sorti de l'auberge.
    Chez G.Durand nous avons eu droit à des abysses de réflexions politiques et des fadaises sociologiques même pas à la hauteur des brèves de comptoir. Et personne pour faire remarquer que le débat n'est pas jeunes/vieux, mais qu'il faut du boulot pour tous, surtout à un moment ou le Patronat rêve d'avoir des jeunes payés comme des apprentis jusqu'à 30 ans, des actifs smicards jusqu'à 45-50 ans et des séniors travaillant au noir. Boujour les retraîtes, la Sécu... Et surtout ayez la santé ! 8/10èmes de la population aura droit de rouler en vélo et manger du riz avec pour appartement un cagibi et tout ça pour que les 2/10èmes boivent le champagne bien frais au bord de leur piscine. Comme disait de Gaulle (pour qui je n'ai jamais voté) les français sont des veaux. L'acceptation du destin ! M.Onfray ne dira jamais assez fort qu'il faut déchristianiser le politique. Nous votons pour des députés que nous ne voyons que le temps d'une campagne électorale, et dont nous ne savons rien ni de leur fonction, ni de leur emploi du temps, encore moins de ce qu'ils nous coûtent en frais de déplacement; s'ajoutent à ça les conseillers généreaux, régionaux, les ministres etc..
    Qui sait combien l'Etat investit pour un élève des grandes écoles (payé comme fonctionnaire et temps d'étude pris en compte pour le calcul de la retraite) par rapport à un étudiant de fac ? Quel est la proportion de fils de familles modestes par rapport aux enfants de cadres ? Qui connait la fameuse "Ecole des Roches". La politique est bien une affaire de famille (suivez mon regard) comme l'a depuis longtemps souligné Bourdieu.
    Quand va-t-on lutter contre la fraude fiscale, soulever les cas des régimes spéciaux (et avantages) des hauts fonctionnaires, des députés, conseillers généreaux, régionaux, des militaires, de la police....? Des Sénateurs aussi !
    Mais tout a déjà été dit sur l'organisation sociale. Il suffit de lire un peu.
    Et cette école que tout le monde critique et par laquelle tout le monde est passé. Et que notre ministre de l'EN veut réformer car elle fut incapable de lui apprendre le futur antérieur et la règle de trois ! On croit rêver.
    Alors, continuons à disserter sur la Chine et les langues régionales (je ne suis pas contre), mais ça mange pas de pain. Il y a peut être plus urgent. Et c'est chacun de nous qui doit en prendre conscience en se dégageant des influences médiatiques de bas étage. Il existe assez de sources d'information pour déjouer les mensonges des marchands de santé, de forme(formes) et de Pubs mensongères. Un reporter interroge une ou deux personnes dans la rue et ça vaut pour opinion générale ! vous le croyez vraiment ? Et par le même procédé on nous fait manger et boire et...avaler n'importe quoi. Pour finir afin de ne pas fatiguer le lecteur non entraîné, parlons de nos brillants économistes qui nous ont fait dépenser des milliards pour désinstaller les fameux tramways et qui 40 ans plus tard nous en font dépenser encore plus pour les réinstaller ! Avec des wagons peut-être

  27. Bellou dit :

    Allez, amis blogueurs, la messe est dite depuis que j'ai entendu Jospin souligner que les socialistes sont partisans d'un libéralisme doux par opposition au libéralisme dur de la droite. En fait il dansent tous la même Valls ! Et vu l'ampleur des manifs, on est pas sorti de l'auberge.
    Chez G.Durand nous avons eu droit à des abysses de réflexions politiques et des fadaises sociologiques même pas à la hauteur des brèves de comptoir. Et personne pour faire remarquer que le débat n'est pas jeunes/vieux, mais qu'il faut du boulot pour tous, surtout à un moment ou le Patronat rêve d'avoir des jeunes payés comme des apprentis jusqu'à 30 ans, des actifs smicards jusqu'à 45-50 ans et des séniors travaillant au noir. Boujour les retraîtes, la Sécu... Et surtout ayez la santé ! 8/10èmes de la population aura droit de rouler en vélo et manger du riz avec pour appartement un cagibi et tout ça pour que les 2/10èmes boivent le champagne bien frais au bord de leur piscine. Comme disait de Gaulle (pour qui je n'ai jamais voté) les français sont des veaux. L'acceptation du destin ! M.Onfray ne dira jamais assez fort qu'il faut déchristianiser le politique. Nous votons pour des députés que nous ne voyons que le temps d'une campagne électorale, et dont nous ne savons rien ni de leur fonction, ni de leur emploi du temps, encore moins de ce qu'ils nous coûtent en frais de déplacement; s'ajoutent à ça les conseillers généreaux, régionaux, les ministres etc..
    Qui sait combien l'Etat investit pour un élève des grandes écoles (payé comme fonctionnaire et temps d'étude pris en compte pour le calcul de la retraite) par rapport à un étudiant de fac ? Quel est la proportion de fils de familles modestes par rapport aux enfants de cadres ? Qui connait la fameuse "Ecole des Roches". La politique est bien une affaire de famille (suivez mon regard) comme l'a depuis longtemps souligné Bourdieu.
    Quand va-t-on lutter contre la fraude fiscale, soulever les cas des régimes spéciaux (et avantages) des hauts fonctionnaires, des députés, conseillers généreaux, régionaux, des militaires, de la police....? Des Sénateurs aussi !
    Mais tout a déjà été dit sur l'organisation sociale. Il suffit de lire un peu.
    Et cette école que tout le monde critique et par laquelle tout le monde est passé. Et que notre ministre de l'EN veut réformer car elle fut incapable de lui apprendre le futur antérieur et la règle de trois ! On croit rêver.
    Alors, continuons à disserter sur la Chine et les langues régionales (je ne suis pas contre), mais ça mange pas de pain. Il y a peut être plus urgent. Et c'est chacun de nous qui doit en prendre conscience en se dégageant des influences médiatiques de bas étage. Il existe assez de sources d'information pour déjouer les mensonges des marchands de santé, de forme(formes) et de Pubs mensongères. Un reporter interroge une ou deux personnes dans la rue et ça vaut pour opinion générale ! vous le croyez vraiment ? Et par le même procédé on nous fait manger et boire et...avaler n'importe quoi. Pour finir afin de ne pas fatiguer le lecteur non entraîné, parlons de nos brillants économistes qui nous ont fait dépenser des milliards pour désinstaller les fameux tramways et qui 40 ans plus tard nous en font dépenser encore plus pour les réinstaller ! Avec des wagons peut-être fabriqués en Chine par des entreprises délocalisées. Allez savoir ?!...
    Et que la réflexion continue.

  28. Roland B dit :

    L’ « Abbé Grégoire » et « Le peuple breton ? »,

    Vous me posez la question « Est-ce que vous faites partie du peuple français ? ». Oui est définitivement ma réponse. Cette réponse était d’ailleurs dans mon texte quand je parlais de « l’aura de la France ». Quand je parle de la rénovation du Parti Socialiste, vous aurez compris également que je parle de la reconstruction du Parti Socialiste en France.

    Je souhaiterais à mon tour vous posez 2 questions :

    1. Pensez-vous réellement qu’il y ait une opposition entre le sentiment d’appartenance régionale et le sentiment d’appartenance nationale ? Qu’est-ce qui vous a fait réagir au point d’identifier cette opposition dans mes propos ?
    2. Que pensez-vous du bien-être apporté par le sentiment d’appartenance régionale ? Doit-on agir contre ce sentiment d’appartenance régionale et donc priver les personnes de ce bien-être ?

    Comme vous l’avez compris, ces 2 questions ne sont pas des questions posées « en l’air », mais des questions sur lesquelles je souhaiterais sincèrement avoir votre avis, et aussi, bien sûr, celui d’autres personnes accédant à ce blog.

    Cordialement

    Roland

  29. jennifer dit :

    Pour Rony Brauman, l'urgence vitale est exagérée pour des raisons politiques

    « Il faut dépasser les visions moralisatrices »
    :Recueilli par Jean-Pierre Deroudille

    « Sud Ouest ». De quelles informations disposez-vous quant à l'ampleur de la catastrophe ?
    Rony Brauman. Il semble très difficile de savoir aujourd'hui ce qui se passe en Birmanie. Les différents organismes humanitaires, comme MSF ou la Croix-Rouge, disposent de gens sur place qui ont pu circuler à peu près librement autour de Rangoon. Sur l'étendue du pays, nous avons aussi des vues par satellite confirmant qu'il s'agit d'une catastrophe de grande ampleur. On voit qu'il y a déjà une forme d'auto-organisation sur place et des réserves alimentaires, parce que la région touchée est fertile. Mais, sur le bilan global, il ne sert à rien d'avancer des chiffres, parce que ça ne nous aide en rien à nous organiser.

    3 Est-ce que ce pays, qui refuse toute intervention extérieure, dispose d'une infrastructure suffisante pour faire face à la crise ?
    C'est un régime militaire et, si on y ajoute les religieux, c'est un pays qui a les moyens de répondre localement. Afin d'être utile, il faut conserver une vision rationnelle, ce qui n'est guère apprécié dans ce genre de situation, où l'émotion prend le pas sur les autres considérations.

    3 N'y a-t-il pas urgence ?
    J'ai été stupéfié de voir resurgir dans « Le Monde », sous la plume de Bernard Kouchner et de son collègue anglais David Miliband, ce vieux mythe des épidémies mortelles qui seraient causées par les inondations.

    3 Il est pourtant médecin et bien informé sur ce genre de situation..
    Ma réaction a été la stupéfaction : c'est le poncif le plus éculé. Déjà, après le tsunami, cela avait été un enjeu énorme, j'avais eu l'occasion de dire qu'il ne fallait pas envoyer d'équipes médicales ou de vaccins, mais que les gens avaient davantage besoin de moyens de transport, de déblaiement et de terrassement. L'urgence n'est pas vitale. La plupart des secours immédiats sont assurés par le voisinage. Il faut aider les gens à s'abriter temporairement, les aider à se nourrir, à avoir de l'eau potable.

    3 L'urgence est dramatisée ?
    Comme chaque fois, cela permet de répondre avec des airs de flic ou de surveillant général qui me sidèrent. On a l'impression que notre ministre des Affaires étrangères rappelle à l'ordre avec son gros bâton ceux qu'il considère comme des mauvais élèves. On veut se donner des airs de justicier sauveur dans un contexte où le gouvernement birman, par ailleurs criminel et corrompu, ne mérite aucune complaisance.

    3 Peut-être Bernard Kouchner remet-il aussi en cause le référendum sur la Constitution birmane ?
    Il serait dans son rôle, dans le registre politique. Je ne pourrais pas contester le fait que ce régime est cynique et indifférent au sort de ses populations. Mais il faut compter sur les ressources de la société birmane pour un changement éventuel.

    3 La Chine, en s'opposant à ce que le Conseil de sécurité traite la question, ne joue-t-elle pas le rôle de protecteur de ce régime ?
    Rappelons qu'en Birmanie autant qu'en Chine les incursions occidentales ont laissé des souvenirs cuisants. Notre mémoire en privilégie certains aspects. En Asie, la mémoire en privilégie d'autres. Prétendre ignorer ce passé, c'est nous condamner à une incompréhension. De plus, la Chine considère que l'Asie est un territoire où son autorité compte plus que les autres, et c'est avec cela qu'il faut compter. Il faut savoir dépasser les visions moralisatrices, dans des situations comme celles-ci, qui nous coupent de la réalité.

    Rony Brauman est professeur à Sciences Po et auteur de « Penser dans l'urgence » (Le Seuil).

  30. jennifer dit :

    Mon couper coller précédent était bien entendu à propos de la Birmanie

  31. jennifer dit :

    Cyclone en Birmanie: l'hostilité americaine entrave les secours Sara Flounders

    Cyclone en Birmanie : l’hostilité américaine entrave les secours
    Sara Flounders

    L’administration Bush essaie-t-elle vraiment d’aider le peuple du Myanmar à s’en sortir après le désastre naturel qui l’a frappé ? Dans ce cas, pourquoi insiste-t-elle pour que le Pentagone se charge de cette aide ? Et pourquoi a-t-elle imposé des sanctions contre le pays au moment où elle savait qu’un cyclone était sur le point de s’y abattre ?

    Publié le 15 mai 2008

    (...)
    Les météorologistes suivaient le cyclone tropical Nargis depuis une semaine. (...)
    Les médias traditionnels américains débordent de récits sur l’ampleur du désastre et sur l’incapacité du gouvernement local de se charger de l’aide et des secours, tout en passant complètement sous silence le palmarès on ne peut plus négatif du gouvernement américain dans l’acheminement de secours en cas de désastre.

    Chaque nouvel article répète les exigences de Washington en vue d’obtenir le plein accès militaire au Myanmar afin de fournir une aide urgente. Les médias sont outragés et choqués de ce que le Myanmar ne permet pas aux avions militaires américaines d’atterrir sur son territoire ni aux bâtiments de l’US Navy d’accoster dans ses ports. L’accusation prétendant qu’on ne peut se fier au gouvernement du Myanmar pour la distribution de l’aide revient sans cesse partout.

    Ce que les médias ne disent pas, c’est que l’administration Bush, dans ses calculs et plannings criminels, a sciemment mis tout en œuvre pour compliquer encore plus les efforts d’aide. La veille du jour où le cyclone Nargis a frappé le Myanmar, mais alors que l’approche de la tempête gigantesque avait déjà été annoncée et qu’on la suivait même depuis une semaine, le président George W. Bush a signé une nouvelle flopée de sanctions économiques très sévères contre le Myanmar. Ces sanctions constituent un acte d’agression, une forme de guerre économique qui vise spécifiquement les plus pauvres et les plus désemparés.

    Imposer des sanctions au moment même où un cyclone s’abat

    Avec tous ses satellites espions, Washington était bien plus au courant de ce qui allait arriver que le peuple même du Myanmar. Les sanctions ont rendu quasiment impossibles les donations directes américaines et internationales en fonds et aide d’urgence. Le 2 mai, Xinhua News rapportait que l’ordre exécutif de Bush fut textuellement de « bloquer toute propriété et tout intérêt sur propriété d’entités et individus désignés comme appartenant ou étant sous contrôle du gouvernement de la Birmanie (Myanmar) ».

    Cet ordre exécutif criminel de décréter des sanctions plus sévères encore fut suivi quelques jours plus tard d’expressions de vive inquiétude à propos de la population sinistrée. On ne pourrait afficher plus de cynisme et d’hypocrisie !

    Les nouvelles sanctions empêchent les organisations humanitaires américaines et les citoyens américains considérés individuellement de faire des dons d’argent directs aux organisations qui s’occupent des secours dans ce pays très pauvre qu’est le Myanmar. Les organisations d’aide américaines, telle la Croix-Rouge américaine, ont estimé qu’elles ne pouvaient fournir qu’une aide limitée – pas de personnel et pas d’argent – aux efforts de secours, vu les sanctions imposées. Alors que les médias traditionnels américains ont rédigé des centaines de rapports faisant avec arrogance la leçon au Myanmar sur ce qui ne se fait pas, ils ne mentionnent même pas l’impact des nouvelles sanctions imposées par les États-Unis au moment même où la tempête déferlait sur le pays.

    S’appuyant sur le monitoring des satellites météo, de nombreux spécialistes ont suivi la tempête au fur et à mesure qu’elle gagnait en intensité. Presque une semaine avant qu’elle n’atteigne les terres, le département indien de Météorologie a fourni des mises en garde très détaillées sur sa route, sa vitesse et les endroits qu’elle traversait. Mais alors qu’il recevait bien les messages écrits et les mises en garde de l’Inde depuis le 26 avril et qu’il les relayait même sur la radio nationale, le gouvernement du Myanmar ne dispose toutefois pas de radars côtiers lui permettant de détecter le parcours d’un cyclone et le pays, très pauvre, ne dispose pas non plus du moindre plan d’évacuation.

    Le gouvernement américain a insisté pour que le Pentagone obtienne le droit de fournir de l’aide avec son personnel et ses équipements propres. Il est évident que ce riche pays impérialiste n’a pas d’autre moyen de fournir de l’aide humanitaire qu’à la pointe de ses baïonnettes !

    Bien d’autres pays, pourtant, ont trouvé des moyens autres que militaires de fournir une aide immédiate. La radio nationale du Myanmar a rapporté que l’aide humanitaire internationale a afflué à partir de la Chine, l’Inde, le Lapon, Singapour, l’Italie, le Bangladesh, le Laos et la Thaïlande et que des avions venus de ces pays se sont posés à l’aéroport international de Yangon avec, dans leurs flancs, tentes, moustiquaires, génératrices électriques, médicaments, systèmes de purification de l’eau, patates et porc lyophilisés, pâtes à cuisson instantanée, biscuits, vêtements, feuillards de zinc, marteaux et clous, bougies, etc.

    Le gouvernement américain exprime son indignation de constater que, tout en acceptant l’aide étrangère, le Myanmar ne permet pas à du personnel étranger de superviser la distribution de cette même aide. Le 9 mai, le journal géré par le gouvernement birman, New Light of Myanmar, expliquait pourquoi il en était ainsi : « Le Pentagone est désespéré de ne pouvoir installer des bases militaires dans notre pays. »

    Il ne s’agit donc pas de paranoïa délirante de la part de la junte militaire qui dirige le Myanmar. Le Pentagone a à peine dissimulé ses intérêts dans le renversement du régime. C’est ce qui apparaît au moment où la pression est mise sur le pays pour qu’il s’ouvre et pour qu’il autorise l’installation de bases américaines et l’accès des compagnies américaines aux vastes réserves de pétrole et de gaz qui, au Myanmar, ont été nationalisées.

    Voici comment Shawn W. Crispin explique la chose dans un article intitulé « Arguments en faveur de l’invasion du Myanmar » (« The case for invading Myanmar”) :

    « Alors que la marine et l’aviation de guerre des États-Unis sont prêtes et que plus d’un million de citoyens du Myanmar sont abandonnés à leur sort dans la boue, sans abri et exposés à toutes sortes de maladies apportées par le cyclone Nargis, le grand désastre naturel présente une opportunité de crise pour les États-Unis.

    « Une intervention militaire unilatérale des États-Unis – très susceptible d’être approuvée par les Nations unies – au nom de l’humanitarisme pourrait aisément changer le cours des choses en s’opposant aux dirigeants militaires impopulaires de ce pays appauvri et, en même temps, réhabiliter l’héritage de la politique militaire préemptive très controversée du président George W. Bush, considéré par beaucoup comme un canard boiteux.

    « L’aviation et la marine de guerre américaines – y compris les avions militaires américains C-130 se trouvant actuellement dans la Thaïlande voisine, ainsi que les navires de guerre USS Kitty Hawk et USS Nimitz, sont actuellement en position d’attente dans des eaux proches. (…) Il ne fait pas de doute qu’en ce moment, les décideurs politiques de Washington envisagent les potentialités – pour et contre – d’une mission humanitaire préemptive dans un pays constituant un pivot géostratégique et qui vient d’être brusquement affaibli. » (Asia Times 0nline, 10 mai)

    Une doctrine de choc

    Bien des pays, même en plein désastre, craignent l’aide américaine et occidentale parce qu’elle débarque si souvent en étant attachée à des ficelles, y compris d’onéreuses conditions d’endettement et des exigences concernant la réorganisation de leur économie et la privatisation de leurs ressources lorsque celles-ci sont nationalisées.

    L’ouvrage de Naomi Klein, « The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism » (La doctrine de choc : la naissance d’un capitalisme du désastre), décrit très minutieusement comment l’aide américaine, le FMI et la Banque mondiale sont utilisés pour tirer parti d’un pays en état de choc, même lorsque celui-ci est confronté à une infrastructure ruinée suite à une catastrophe naturelle du type ouragan, tsunami, sécheresse ou inondation. De telles crises sont considérées comme une opportunité d’imposer carrément une impopulaire « thérapie de choc » économique, telle que la vente des biens d’État et la privatisation des ressources naturelles. C’est une thérapie, OK, mais surtout au profit des banquiers internationaux, pas des pays affectés.

    Le palmarès américain à La Nouvelle-Orléans et en Irak

    Ce qui est absolument absent des leçons données par les médias traditionnels à propos de ce que le Myanmar devrait et ne devrait pas faire, c’est le palmarès particulièrement désastreux de la classe dirigeante américaine en ce qui concerne les plannings d’urgence, d’évacuation et de secours pendant et après le passage des ouragans Katrina et Rita sur La Nouvelle-Orléans et les côtes du golfe du Mexique.

    Le monde entier a pu constater la négligence criminelle, le racisme, l’absence de planning et la confusion totale lorsque des inondations et des digues éventrées ont complètement mis sous eau la ville de La Nouvelle-Orléans, le 28 août 2005.

    Ce fut suivi par un refus arrogant d’accepter l’aide d’organisations et d’individus se présentant en tant que bénévoles, ainsi que par un refus insultant de toute aide internationale. Les propositions d’aide par Cuba et le Venezuela, qui disposaient d’équipes de médecins en attente et parfaitement équipées et qui proposaient des tonnes de nourriture, d’eau et même un million de barils de pétrole supplémentaires, ont été refusées. Même l’aviation française et un navire hôpital qui était prêt dans les Caraïbes, ainsi que l’aide allemande et russe, ont été mis en suspens.

    Des équipes internationales de télévision ont survolé les lieux et ont filmé les sinistrés désespérés, juchés sur des toits. Plus de 20.000 personnes sans eau potable, sans nourriture, sans équipements sanitaires ni soins ont été entassées dans le Superdome et des dizaines de milliers d’autres ont passé des jours et des jours au Convention Center sous une chaleur torride et dans les mêmes conditions. Les équipes d’urgence en provenance des quatre coins des États-Unis se sont vu interdire l’accès à La Nouvelle-Orléans.

    Les hélicoptères des Forces aériennes, dans une base toute proche, ont été consignés au sol, alors que leurs pilotes proposaient – en insistant – leurs services afin d’utiliser ces mêmes hélicos au repos pour évacuer des personnes. La FEMA (Agence fédérale des situations d’urgence) et la Homeland Security (Service de sécurité sur le territoire national) ont en fait bloqué l’aide et les volontaires, selon de nombreux rapports des médias. Des camions transportant de l’eau et des tonnes de matériel en provenance des quatre coins du pays n’ont jamais pu se rendre à La Nouvelle-Orléans.

    Deux ans et demi plus tard, des dizaines de milliers de personnes évacuées n’ont toujours pas eu la possibilité, ni l’autorisation, de retourner chez elles.

    Le Pentagone en Irak et en Somalie

    Les états de service du Pentagone en Irak sont bien pires encore. Plus de cinq ans après s’être frayé à tort et à travers un chemin dans un Irak paralysé et affaibli par les sanctions, l’armée américaine s’est révélée incapable de couvrir les moindres besoins élémentaires de survie en eau potable, en alimentation de base, en électricité, en éducation et en soins médicaux d’urgence.

    Si plus de 160.000 soldats américains, 100.000 mercenaires des sociétés privées et la plus impressionnante panoplie militaire jamais déployée sur la planète ne sont pas capables de fournir de l’électricité ou de l’eau potable en permanence à Bagdad, peut-on décemment s’attendre à ce qu’ils fassent mieux à Yangon ?

    En se servant du prétexte de la nécessité d’une mission humanitaire dans une Somalie frappée par la famine, les États-Unis ont forcé une résolution de l’ONU permettant aux Marines d’occuper la capitale du pays, Muqdisho, en décembre 1992. La population, scandalisée, chassait ces mêmes Marines l’année suivante. Le Pentagone s’était totalement planté en sous-évaluant le sentiment anti-impérialiste populaire, même chez une population aussi désemparée que désespérée.

    Au Myanmar, l’opposition massive à la domination britannique, puis américaine, représente un courant puissant au sein de la population. Toute intervention pourrait s’opposer à une résistance farouche, en dépit des souffrances provoquées par le cyclone.

    Dans toutes les attaques des médias américains contre le gouvernement du Myanmar et sa dictature, il est important de se rappeler que le Pentagone a encouragé, soutenu, armé et financé des dictatures militaires sanglantes dans le monde entier, depuis l’Arabie saoudite et l’Indonésie jusqu’au Pakistan, le Chili et le Congo. L’hostilité de Washington à l’égard de la dictature birmane ne résulte pas des mesures répressives de cette dernière mais du fait qu’elle n’a pas détricoté la nationalisation des ressources naturelles du Myanmar, imposée de force par un sentiment anticolonial massif, voici quelques décennies. Et c’est bien ce que les sociétés américaines sont déterminées à faire changer.

    Le mouvement antiguerre et progressiste devrait se montrer circonspect, à propos de la campagne des médias réactionnaires autour du Myanmar. Les gens qui vivent là-bas ont droit à une aide internationale immédiate et libre de toutes exigences et sanctions de la part des États-Unis.

    Texte traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

  32. Roland B dit :

    Jean-Luc Mélenchon,

    Vous affirmez dans votre discours au Sénat que « Si le nombre de locuteurs diminue et si leur âge moyen s’élève, il faut en chercher la cause ailleurs que du côté de la République et de la loi ! ». Historiquement ceci est faux et vous le savez certainement. Comme certains des intervenants le précisent sur ce blog, il a été interdit aux enfants de parler le Breton dans les écoles. Mon propre père a fait partie de ces enfants qui étaient humiliés volontairement par leurs instituteurs qui les obligeaient à porter le « symbole » quand il était « pris » à parler breton. Avouez que, même si la motivation de créer une cohésion dans la nation française était louable, la méthode était beaucoup plus que discutable. Je vous demande donc de corriger votre propos sur ce blog.

    Vous affirmez que « Cette définition très floue peut être, finalement, discriminatoire et elle aboutit à des reconstructions de l’histoire. Je veux bien, chers collègues, que l’on parle de la langue bretonne, mais encore doit-on préciser qu’elle résulte du dictionnaire dit « unifié » de 1942 et qu’elle se substitue aux cinq langues qui existent réellement dans la culture bretonne. ». Ceci est faux, et vous le savez certainement. Je vous demande donc de corriger votre propos sur ce blog et de vous excusez de l’insulte que vous faites au peuple breton en affirmant que la langue bretonne est issue de la collaboration avec les fascistes nazis.

    Par ailleurs, vous attisez les haines entre citoyens français en accusant les Bretons d’ethnicisme et en citant les théories de Samuel Phillips Huntington. Pour cela aussi, je vous demande des excuses au nom du peuple français. Se focaliser sur les exceptions comme vous le faites volontairement n’est là que pour attiser les haines au sein de la nation française et vous rend indigne de représenter le peuple français.

    Pour rappel enfin, Jean-Jacques Urvoas, que vous accusez, était le président du forum de la rénovation « Les socialistes et la Nation ». Vous n’avez d’ailleurs participé à aucun des forums de la rénovation du PS. Ecoutez donc son discours avant de porter des accusations tous azimuts. Il vous a attaqué sur vos interventions au Sénat et que je cite dans ce commentaire. Soyez honnête et présentez vos excuses pour ces interventions au Sénat !

    Cordialement

    Roland

  33. jennifer dit :

    A force de lire les interventions sur ce blog je sens de plus en plus que Jean-Luc Mélenchon a tort sur le peuple breton. Il semble bien que cette région ait été fort opprimée et que le droit de parler sa propre langue est légitime. Pour le reste du texte sur les langues régionales, je ne sais pas si il est bon ou non mais la question c'est que les gens se sentent insultés par les propos de Jean-Luc Mélenchon et qu'il ne semble pas en prendre compte, sans parler des autres posts qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon et qui sont quasi racistes (cela n'est bien sûr pas de la faute de Jean-Luc Mélenchon mais son type d'attaques contre les bretons semble encourager les racistes de tous poils au nom de la défense de la laïcité, république et tout le tutti quanti habituel

  34. Jean-Marc dit :

    Lisez le post de Régis Jennifer, il est intéressant.

    Quand des intégristes (pro-bretons, pro-tibet, pro-anti caricatures,...) se sentent insultés, je ne vois aucune raison pour ne pas conserver sa liberté de dire les vérités qu'ils percoivent insultantes.

    Je vois même toutes les raisons de continuer à les dire d'ailleurs!

  35. jennifer dit :

    Il me semble qu'il y a un amalgame facheux qui est fait sur la question du droit à l'autodétermination des peuples. C'est comme le parallèle avec le divorce que faisait Jean-Luc Mélenchon. Qu'un couple marié ait le droit inaliénable de divorcer, ne signifie pas qu'il faut absolument qu'il divorce pour prouver que chaque partenaire est libre.
    L'amalgame vient des évènements eux-mêmes. Qu'en Yougoslavie le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ait dû être respecté, ne signifiait pas que l'autonomie était inévitable. Que les peuples aient le droit de parler leur langue, aient leurs écoles etc... comme cela se faisait au Kosovo c'était quelque chose de positif et facteur d'intégration des différentes communautés et culturelles qui vivaient bien ensemble, sans se sentir coupées de leurs langues et traditions. Mais là où cela a déraillé c'est quand les appêtits impérialistes se sont emparés de ses revendications pour les pousser à l'indépendance et au séparatisme.
    En France, que les gens parlent breton, basque ou corse, cela ne devrait pas leur être interdit. Qu'ils aient leurs cours, ou leurs écoles idem. Cela ne veut pas dire qu'il faille se séparer de la France et les intéressés eux-mêmes devraient le comprendre. Quelle chance de survivre économiquement à l'ère du capitalisme et qui plus est de la mondialisation? Sinon de se faire bouffer par une plus grande puissance impériale telle que les USA etc...
    Bon c'est de la politique fiction mais c'est juste pour illustrer l'idée que le séparatisme arrive quand il est exploité par les puissances qui ont intérêt à affaiblir un concurrent, comme on le voit pour le Tibet: pour les USA l'objectif principal est d'affaiblir la Chine, le peuple tibétain et leur culture, ils s'en fichent royalement.

  36. jennifer dit :

    Votre argument est bizarre: si on se sent insulté, alors il faut continuer à dire les insultes. Bien sûr vous dites "des vérités insultantes" mais si la vérité était du côté des insultés.
    Cela me rappelle quelque chose, il y a peu entre vous et moi

  37. Jean-Marc dit :

    @Julie.

    Vous êtes toujours par là?
    Toujours intéressée par Hadopi?

    PS. C'est vous qui savez si c'est la "bonne" réponse.

  38. Cher camarade,

    M'ayant fait l'insigne honneur d'intervenir sur mon blog, je me devais de te rendre la politesse.

    Même si ce que je vais écrire agrave mon cas, je suis au regret de te confirmer que si j'avais a réécrire la note que tu évoques, je le ferais de la même façon. En effet, cela faisait longtemps que je retenais ma plume. Déjà en octobre dernier, après la Breiz Touch organisée par le Conseil régional de Bretagne tes propos sur ce blog m'avait heurté mais à l'époque je m'étais dit que j'avais l'épiderme vraiment trop sensible. A l'époque, c'était Bernard Poignant qui t'avait appelé à plus de retenu. Tu peux ainsi retrouver cela sous ce lien http://www.quimper.maville.com/Jean-Luc-Melenchon-tape-sur-la-Breizh-touch/re/actudet/actu_dep-450780-----_actu.html.

    Dois je encore remonter plus loin avec la question écrite que tu avais posé le 3 mars 2005 au Ministre de l'intérieur dans laquelle tu suggérais déjà aimablement que la politique linguistique votée par la Région Bretagne en décembre 2004 ne respecte pas la Constitution et le principe d’égalité d’accès aux emplois publics ?

    Je me félicite d'ailleurs que depuis cet échange, ton collègue François Marc ait dans son blog remis les pendules à l'heure et rappeler l'attachement des sénateurs socialistes à la diversité culturelle !

  39. Jean-Claude dit :

    jennifer comme toujours hors sujet: 81, 82, 83 = quel rapport avec la langue bretonne ?
    ceci n'est pas un chat.si tu allais sur MSN ? Il ne manque que tes recettes de crèpes au sucre.

  40. Josette dit :

    Monsieur Mélenchon, vos propos sont blessants pour tous les locuteurs d'une langue minoritaire. Etant moi-même issue de la minorité francophone de l'Ontario, je constate que vos arguments à l'encontre du breton ressemblent comme deux gouttes d'eaux aux propos de certains anglophones qui ne supportent pas notre présence et exigent que nous nous assimilions. Vous ne pouvez pas d'une part soutenir les francophones de l'étranger et adopter chez vous une politique de destruction des petites cultures !

  41. Gilles dit :

    Un petit rappel :
    --------------

    1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

    - La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" (année 2005).
    Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.

    2/ Sur les dettes de l"Etat :

    - Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

    3/ Sur les recettes de privatisations :

    - Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.

    A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

    4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :

    - 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.

    5/ Sur les "niches" fiscales :

    - 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.

    Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.

    A savoir :

    1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.

    2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

    Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.

    Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
    N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.

    Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434

  42. Breizh da viken dit :

    Quand on tient des propos qui, en général, sont tenus par le FN ou autres groupuscules, il ne faut pas s'étonner de ce genre de réactions.

    J'espère que vôtre lâcheté à assumer vos propos vous fera réfléchir la prochaine fois que vous aller ouvrir la bouche pour sortir de telles inépsies. Quand même, accuser une association scolaire d'être une secte, c'est puni par la loi, revoyez votre copie, voir vos idéologies pour changer de parti et prendre un cap vers l'extrême droite! Ne polluez plus la gauche avec vos pensées puantes d'ultra-nationalisme sur les langues régionales, le Tibet, les minorités, etc... Le Parti Socialiste, c'est pas ca! Relisez l'article 15 de la déclaration de principe du PS qui dit que: "Le parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité des territoires au cœur de ses valeurs".

    A voir les réactions de certaines personnes en commentaire, je pense que ça peut aussi s'appliquer à elles... Tant de haine montre le degré d'extrêmisme qui règne parmi vos admirateurs. Le FN serait vraiment heureux de vous accueillir, vos idées et vos principes sont les mêmes, c'est à dire: pourris et corrompus!

  43. FromManchester dit :

    Pour le rapport au nationalisme de Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai que quand il sera la main a de Villiers pdt le référendum, ce n'était pas par proximité idéologique sur le volet social.

    Ce qui m'étonnes c'est que son discours au sénat est tout à fait respectable et même par certain égard implacable. Par contre il ne peut s'empécher de déraper, d'amalgamer (collaboration, secte). Ce qui met a terre tout sont discours. Résultat il se met a dos tout la quazi totalité de la gauche Bretonne !?!

    Ces dérapages, amalgames, ne sont pas sans rappeler la racaille et le karsher.

    Ca divise la majorité les francais contre une'minorité'en esperant faire réagir les plus radicaux. Le problème c'est que sur le sujet de la Bretagne, ce ne sont pas les radicaux qui réagissent (je n'ai entendu auccun appelle a l'independance ou au terrorisme sur les blogs Jean-Luc Mélenchon,Urvoas, ou journaux Libé,etc...).

    Pourquoi il dérappe systématiquement sur les Bretons/Tibétains accusés d'"ethnicisme" et non sur d'autre minorité territoriale,religieuse, émigrés ?

    Lorque vous trouverez la réponse vous saurez qui est Jean-Luc Mélenchon.

  44. Roman B dit :

    M. Mélenchon,

    Je ne suis pas toujours d'accord avec vous, mais je dois avouer que votre franchise et votre attachement à la République et à ses valeurs me donne de l'espoir !

    Vous êtes lucide sur ce qui arrive à notre pays... ce qui n'est malheureusement pas le cas d'une partie de vos camarades socialistes, ni des autres d'ailleurs.

    J'ai parfois le sentiment qu'un clivage apparait plus clairement en France ces derniers temps, indépendamment du traditionnel Droite-Gauche, entre républicains (certains socialistes, chevenementistes, gaullistes,...) et "les autres" qui pensent naïvement que la France a vocation à rentrer dans le moule McDo (Sarkozy, votre ami Urvoas, et co.)!

    Courage Jean Luc Mélenchon!

  45. purepurity dit :

    Jean-Claude dit:
    25 mai 2008 à 14:44
    "jennifer comme toujours hors sujet: 81, 82, 83 = quel rapport avec la langue bretonne ?
    ceci n’est pas un chat.si tu allais sur MSN ? Il ne manque que tes recettes de crèpes au sucre."

    Et pour qui vous prenez-vous, Pauvre Moins Que Rien, pour definir ce
    qu'est, ou n'est pas ce blog ?

    Quand à votre remarque sur les "recettes de crèpes au sucre", ça renifle
    bien le trou-du-cul macho que vous devez être.

  46. purepurity dit :

    Jean-Claude = Jean-Marc.

    Usagers de ce blog, attention aux réactionnaires libéraux qui avancent masqués.

  47. Jean-Marc dit :

    ?!

    Je NE SUIS PAS ce Jean-Claude.

    purepurity vous êtes un purabruti à m'accuser comme celà, par pure intuition, que vous n'avez pas très développée c'est clair!

    D'ailleurs je pense savoir qui se cache derrière votre pseudo ridicule, peut être bien le même que ce noel ; mais comme je n'en suis pas certain, je n'associe ces pseudos au vôtre.

  48. Jean-Marc dit :

    @Julie
    Je n'ai pas en ma possession ce genre de doc de synthèse sur les positions des 15 pays, qui demanderait pas mal de travail. De plus, les positions sont fluctuantes.
    D'un point de vue technique, il est possible de légiférer au niveau national, et de contrôler au niveau national ce que font les internautes. Les fournisseurs d'accès sont le maillon faible de l'anonymat en ligne pour l'iinternaute lambda.

    C'est d'ailleurs pour celà que ce projet propose que des sociétés privées qui auraient piégé des adresses IP téléchargeant puissent demander à une autorité d'état encore à définir précisément (flou très flou, mais ce ne sera pas dans le cadre du pouvoir judiciaire, et celà n'est pas bon) d'obliger les FAI à fournir les noms correspondants aux IP.

    Quant à Die Linke... Je n'y vois ici ou là bas pas la puissance suffisante pour inverser la vapeur du vent mauvais...

  49. Jean-Marc dit :

    @Jennifer.

    Je vous assure Jennifer que ce n'est pas moi qui ait posté sous le pseudo Jean-Claude.
    Malgrè nos prises de bec diverses et variée, j'apprécie votre démarche d'alerte sur ce qu'il se passe en amérique du sud et particulièrement autour du vénézuela.

    Par contre :) j'ai constaté le sens de ma phrase sur ceux qui se sentent insultés par ce que disent les autres n'est pas passé. Mais bon, ce n'est pas grave.

    Bonne fin de soirée.

  50. L'écart se resserre ! dit :

    Dimanche 25 mai 2008, le journal irlandais « Sunday Business Post » publie un sondage concernant le référendum sur le traité de Lisbonne, qui sera organisé le 12 juin en Irlande : le OUI est en tête, mais le NON remonte très fortement. L’écart n’a jamais été aussi serré :

    41 % des Irlandais interrogés voteraient OUI
    33 % des Irlandais interrogés voteraient NON
    26 % des Irlandais interrogés seraient indécis.

    http://www.sbpost.ie/post/pages/p/story.aspx-qqqt=NEWS-qqqs=news-qqqid=33184-qqqx=1.asp


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