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avr 08 24

Voici une note de plus sur le sujet du Tibet et de la Chine. Bien d’autres sujets me sollicitent et on me fait le reproche de donner à celui-ci une importance exclusive finalement excessive. Il est temps pour moi de rappeler que ce blog n’est pas le journal officiel de Jean-Luc Mélenchon destiné à donner prétentieusement mon avis sur tous les sujets qui sont dans l’actualité ni même sur ceux qui m’impliquent par ailleurs. Un bon débat est commencé ici sur un sujet qui n’est pas second. Il s’agit de l’ordre du monde, des progrès de la politique du choc des civilisations et de la manipulation des opinions publiques pour les entrainer dans des logiques d’agression contre les pays dont la puissance même pacifique pose problème a l’empire des Etats-Unis d’Amérique. Tel est le cas du Tibet qui a vocation à devenir le Kosovo des chinois dans l’esprit des stratèges néo conservateurs. Ce débat est un bon exemple. Un bon cas. Justement parce qu’il n’est pas simple et que l’on ne trouve pas de feuille toute blanche et de feuille toute noire. Il faut réfléchir et chercher son chemin dans un fouillis de faits et maintenant sous une pluie d’injures. Il est fascinant de voir comment dès qu’une opposition laïque se présente qui met en lumière le caractère ridicule de l’enthousiasme pour un religieux elle est immédiatement démolie sur un registre personnel. Ainsi si l’adjoint à la culture de la mairie de Paris se prononce contre les simagrées pour le Dalaï Lama ce ne serait pas parce qu’il a une opinion et qu’il n’aime pas les chefs religieux obscurantistes mais parce qu’il travaille chez LVMH et que cette entreprise commerce beaucoup en Chine. Bien sûr ce genre de mise en cause personnelle est radicalement à sens unique. Par exemple personne ne demande à Monsieur Ribbes qui m’insulte ici régulièrement et sur les plateaux de télévision comment il est passé de ses certitudes d’ancien membre du PCMLF (parti communiste marxiste léniniste de France), c’est à dire du culte délirant des maoïstes français des années soixante huit pour la personne de Mao à son culte actuel pour le Dalaï Lama. Et personne ne lui demande si son engagement à quelque chose à voir avec ses fonctions à l’université tibétaine européenne que subventionne l’Union européenne… Et ainsi de suite.
Après l’émission d’hier soir sur France trois, des amis m’ont demandé de publier mes arguments sur deux points : ce que je dis à propos de la confusion du religieux et du politique dans la cause du Dalaï Lama et ce que j’affirme sur le caractère dangereux et destructeur de sa revendication indépendantiste.  

LE PROJET POLITIQUE DU DALAI LAMA EST THEOCRATIQUE ET AUTORITAIRE
A de nombreuses reprises dans les débats auxquels j’ai participé mes protagonistes ont pris argument de l’existence d’une « Constitution Tibétaine » dont la lecture suffirait à démonter la vocation démocratique du projet du Dalaï Lama. Le Dalaï Lama lui-même l’affirme dans son discours fondateur devant le congrès des Etats-Unis en 1987 : «… les tibétains en exil exercent pleinement leurs droits démocratiques grâce a une Constitution promulguée par moi-même en 1963… » Il y a eu bien davantage de dit à ce sujet. Cette Constitution serait même « laïque ». C’est ce qu’a déclaré en face de moi le représentant du bureau du Tibet à Paris sur le plateau de Paul Amar ainsi que chacun peut le vérifier en allant sur le site de l’émission « Revue et corrigée ».
Cette Constitution, dite « Charte des tibétains en exil »,  est consultable sur le site officiel du « gouvernement tibétain en exil »
. Cette lecture est indispensable. Elle permet de se faire une idée assez précise de ce que valent les déclarations, la main sur le cœur, de ceux qui débitent sur les plateaux de télévision que le Dalaï Lama est un parfait démocrate, laïque et ainsi de suite. Elle permet de vérifier si mon rejet du caractère théocratique des objectifs des indépendantistes tibétains est un pur a priori sans fondement de ma part, faussé par mes propres présupposés philosophiques et politiques. Et chacun pourra se demander s’il n’est préférable compte tenu des leçons de l’histoire en la matière depuis l’Afghanistan et l’Iran de refuser toujours et quelle que soit la religion, la confusion de la politique et de la religion. A tout le moins la lecture de ce document permet de vérifier que ceux qui parlent de Constitution « démocratique » et même « laïque » mentent sciemment pour manipuler les auditeurs dont ils espèrent qu’ils les croiront sur parole sans aller vérifier ce qu’ils disent. Par contre j’espère fermement que chacun puisse aller vérifier si les citations que je fais sont exactes ou non.
Article 3. Nature de la politique tibétaine : « L’avenir politique tibétain doit respecter le principe de la non-violence et s’efforcent d’être un libre État de la protection sociale avec sa politique guidée par le Dharma »
Ceux qui protestent contre l’introduction de la Charria, loi religieuse dans les constitutions islamistes deviennent-ils muets quand il s’agit du Dharma ? Ou bien l’opposition à l’introduction d’une loi religieuse – quelle qu’elle soit- dans une Constitution doit-elle être une règle universelle ?
Cette vision religieuse du pouvoir n’est pas une référence isolée dans ce texte « constitutionnel ». Il prévoit notamment que  le serment prêté par les Ministres  est fait « au nom des Trois Joyaux (Bouddha, Dharma et Sangha) ».
Enfin, la Charte se termine par une « Résolution spéciale », votée en 1991, dont voici un extrait qui en dit long sur le manifeste de veulerie féodale que le Dalaï Lama a sollicité de ses ouailles: « Sa Sainteté le Dalaï Lama, le chef suprême du peuple tibétain, a offert les idéaux de la démocratie au peuple tibétain, même s’il n’a pas ressenti le besoin de ces idéaux. Tous les Tibétains, dans le Tibet et en exil, sont et restent profondément reconnaissants à Sa Sainteté le Dalaï Lama, et s’engagent à nouveau à établir notre foi et notre allégeance à la direction de Sa Sainteté le Dalaï Lama, et à prier avec ferveur pour qu’il puisse rester avec nous à jamais comme notre chef suprême spirituel et temporel. »
Voila donc ce qu’il en est du caractère « laïque » de la Constitution tibétaine affirmé par le représentant du bureau du Tibet à Paris. Voyons à présent ce qu’il en est de la « démocratie » tibétaine organisée par cette Constitution.
Article 36. Pouvoir législatif. « Tout pouvoir législatif et autorité réside dans l’Assemblée tibétaine. Les décisions de celles-ci requièrent l’approbation de Sa Sainteté le Dalaï Lama pour devenir des lois »
Vous avez bien lu. Après une formule péremptoire « tout le pouvoir au parlement » vient cette suite, dans un enchainement d’un cynisme absolu : pour qu’une « décision »   du parlement tibétain devienne une loi, il faut que sa sainteté soit d’accord. Est-ce là l’idéal démocratique et les valeurs universelles que nous sommes censés défendre en défendant le Dalaï Lama et le Tibet des moines ?
Et après cela il reste à se demander  si l’idéal démocratique dont on se réclame pour protester contre l’actuel statut du pouvoir dans la province autonome du Tibet reçoit une alternative avec la concentration monarchique du pouvoir prévue par cette Constitution.
Article 19. Pouvoir exécutif  « Le pouvoir exécutif de l’administration tibétaine sont dévolus à Sa Sainteté le Dalaï Lama, et doit être exercé par lui, soit directement ou par l’intermédiaire d’officiers qui lui sont subordonnés, conformément aux dispositions de la présente Charte. En particulier, Sa Sainteté le Dalaï Lama est habilité à exécuter les pouvoirs ci-en tant que chef de la direction du peuple tibétain :
(a) approuver et promulguer les projets de loi et des règlements prescrits par l’Assemblée tibétain;
(b) promulguer des lois et ordonnances qui ont force de loi.
(c) conférer les honneurs et les brevets de mérite;
(d) convoquer, ajourner, reporter et prolonger l’Assemblée tibétaine;
(e) envoyer des messages et adresses à l’Assemblée tibétaine chaque fois que nécessaire;
(f) suspendre ou dissoudre l’Assemblée tibétaine;
(g) dissoudre le Kashag (gouvernement) ou destituer un Kalon (ministre).
(h) décréter l’urgence et convoquer des réunions spéciales de grande importance.
j) autoriser les référendums dans les cas impliquant des grandes questions en suspens conformément à la présente charte

 
LE VOCABULAIRE DU DALAÏ LAMA N’EST PAS ACCEPTABLE
Pour fixer la sympathie des opinions occidentales, le Dalaï Lama utilise un vocabulaire qui tente un parallèle inacceptable avec la Shoah. Qui lui dira qu’en Europe nous considérons que la Shoah est un évènement radicalement singulier en tant que crime contre l’humanité. Nous n’acceptons pas d’en dissoudre le sens par des usages verbaux qui finiraient par en diluer la signification car cela reviendrait à le minimiser et à relativiser la responsabilité de leurs auteurs et des idéologies qui l’ont rendu possible. La référence permanente aux « six millions de tibétains » chiffre opportunément largement arrondi pour suggérer des parallèles, la référence nauséabonde  à une décision des autorités chinoises « d’imposer une « solution définitive » » (les guillemets autour de cette expression  sont dans le texte initial du discours devant le congrès américain), l’usage inacceptable du concept de « génocide culturel », à rapprocher de celui de « l’holocauste dont a souffert notre peuple durant les décennies passées » tout cela forme un tout qui ne peut être fait par hasard. Je m’en suis ému en voyant ces mots placés comme ils le sont dans les textes des discours. Mon émotion a grandi en lisant les notices biographiques consacrées à la personnalité de son mentor dans sa jeunesse,  monsieur Harrer, puis de l’amitié qu’il lui a conservé jusqu’à sa mort.

LE PROJET DU DALAÏ LAMA C’EST L’INDEPENDANCE ETHNICISTE.
Un autre « must » des débats est d’affirmer avec les yeux brulants de compassion pour la misérable ignorance de son interlocuteur : « mais le Dalaï Lama, ne veut pas l’indépendance, pas du tout, il veut juste l’autonomie ». Pour preuve nous sommes renvoyés à sa déclaration à ce sujet devant le parlement de Strasbourg en 1998. De cette façon il ne nous reste plus qu’a dire que c’était exactement le discours des « résistants kosovars » du type du déjà « bon et pacifiste » Ibrahim Rugovar que l’on promenait en son temps sur les plateaux de télé avec son air pitoyable de chien battu, son écharpe attendrissante autour du cou même en plein été, et que l’on sait comment cela s’est fini. On nous réplique alors que nous faisons des procès d’intentions. Il faut donc se référer aux textes des discours du Dalaï Lama. Non seulement à la lettre de ce qui est dit mais à l’esprit de la démonstration. Le texte auquel je renvoie est sur le site : www.Tibet-info.net. Il date de 1987. Mais le site officiel des tibétains donne d’intéressantes précisions pour sa présentation. « Traduite pour la première fois en français, l’allocution du Dalaï Lama au Congrès des Etats-Unis à Washington le 21 septembre 1987 reste toujours d’actualité, comme nous le montrent les essais nucléaires en Inde et les récentes inondations en Chine. L’allocution marque plus encore que la proposition de Strasbourg du 15 juin 1988 la volonté de dialogue et la position du chef spirituel et temporel des Tibétains. » Donc ce texte de 1987 est "toujours d’actualité". Il l’est même "plus encore que la déclaration de Strasbourg" de 1996. Nous voici donc prévenus. Lisons.« Alors que se poursuit l’occupation militaire du Tibet par la Chine, le monde doit garder présent à l’esprit que, bien que les Tibétains aient perdu leur liberté, du point de vue du droit international, le Tibet reste aujourd’hui un état indépendant soumis à une occupation illégale ». « Libéré de l’occupation chinoise, le Tibet continuerait à remplir aujourd’hui son rôle naturel d’Etat-tampon, préservant et favorisant la paix en Asie. » Cette analyse est au-delà d’une simple allusion. L’idée centrale est que le Tibet reste du point de vue légal un Etat indépendant quelle que soit sa situation actuelle.
Il est significatif que dans ce document comme dans tous les autres, le Tibet dont il est question est  celui qu’il nomme « le Tibet historique » qui, au total représente le quart de l’actuel territoire de la Chine !  « Mon désir le plus cher, à moi ainsi qu’au peuple tibétain, est de rendre au Tibet ce rôle précieux, en transformant à nouveau le pays tout entier, c’est-à-dire l’ensemble des trois provinces d’U-Tsang, du Kham et de l’Amdo, en une zone où régneraient stabilité, paix et harmonie. » L’énormité de cette revendication territoriale, son incroyable agressivité n’est jamais prise en compte dans aucun commentaire. Au delà de son caractère absolument explosif sur le plan géo politique, elle l’est tout autant sur le plan humain. Et c’est le Dalaï Lama qui la pose lui-même quand il dénonce la composition ethnique actuelle des régions concernées.
« Dans les régions orientales de notre pays, les Chinois dépassent à présent très largement les Tibétains par le nombre. Par exemple, dans la province d’Amdo où je suis né, on compte d’après les statistiques chinoises 25 millions de Chinois pour seulement 750 000 Tibétains. Même dans la soi-disant Région autonome du Tibet, c’est-à-dire au Tibet central et occidental, les sources gouvernementales chinoises confirment que les Chinois sont à présent plus nombreux que les Tibétains. (…) Aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire tibétain, 7,5 millions de colons chinois ont déjà été expédiés, dépassant une population tibétaine de 6 millions. Au Tibet central et occidental, désigné à présent sous l’appellation « Région autonome du Tibet » par les Chinois, les sources chinoises reconnaissent que les 1,9 millions de Tibétains constituent à présent une minorité au sein de la population.
De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte de l’occupation militaire estimée entre 300 000 et 500 000, dont 250 000 dans la soi-disant Région autonome du Tibet.
Pour que les Tibétains puissent survivre en tant que peuple, il est impératif que cessent les transferts de population et que les colons chinois rentrent en Chine.
»  Je pense que cette dernière ligne doit être lue avec soin. Ce n’est ni plus ni moins que la purification ethnique. Cette conception de la définition des peuples non par leur droits égaux mais par leur ethnie est le propre de tous les ethnicismes et la racine de tous les racismes. Mais le Dalaï Lama ne réserve pas cette définition au seul cas du Tibet. Il se présente comme un fauteur de guerre en Chine en incluant dans sa revendication ethniciste d’autres provinces chinoises et d’autres minorités nationales dans le même discours. « La politique chinoise de transfert de population n’est pas nouvelle. Elle a déjà été systématiquement appliquée dans d’autres régions. Au début de ce siècle, les Manchou formaient une race distincte, avec une culture et des traditions propres. Aujourd’hui, il ne reste plus que 2 ou 3 millions de Manchou en Manchourie, contre 75 millions de Chinois qui sont venus s’y installer. Au Turkestan oriental, rebaptisé Sinkiang par les Chinois, la population chinoise est passée de 200 000 en 1949 à 7 millions, soit plus de la moitié d’une population totale de 13 millions. A la suite de la colonisation chinoise de la Mongolie intérieure, on dénombre 8,5 millions de Chinois dans cette région pour 2,5 millions de Mongols. » En application du même raisonnement, le Dalaï Lama demande-t-il à 91 millions de « colons chinois » et à la Chine de rentrer chez eux, c’est-à-dire d’évacuer la Mandchourie, le Sinkiang et la Mongolie ? C’est ce que demandent les porteurs de drapeaux tibétains dans les rues de Paris ? C’est ce que réclament Bertrand Delanoë et les autres zélés de l’enthousiasme de commande pour cet incroyable ethniciste religieux ? Non bien sûr. Ils ne savent même pas ce qui est dans les textes. Ils ne lisent pas, ils ne se renseignent pas. Pour eux, puisque par définition les chinois ont tort, tous ceux qui s’opposent à eux ont raison. Au nom des droits de l’homme on se retrouve occupé à défendre la théocratie, le pouvoir absolu et le nettoyage ethnique. Et le pire c’est que c’est sans le savoir.  Aucune leçon du passé afghan, iranien et autres n’a été retenue.
Après cela, et pour en finir avec la référence au discours du Dalaï lama au parlement de Strasbourg 
où il aurait renoncé à l’indépendance, je vais me contenter de citer le passage de ce discours qui est conscré a cet aspect de la question posée. Je lis qu’il reprend tout simplement l’affirmation du point de droit selon lequel le Tibet est un état indépendant en toute hypothèse. Le Dalaï Lama rappelle que c’est la revendication "irrestible" du peuple tibétain. Puis il déclare qu’il accepte de discuter sur une base qui met cette revendication. Ce qui n’est certes pas y renoncer. Voyons le texte.  D’abord il rappelé la dimension centrale du fait ethnique c’est-à-dire de ce fait que le problème des droits de l’homme n’est pas une question rapportée aux individus mais au peuple en tant qu’entité : «  Pour qu’il y ait progrès quant à la question des droits de l’homme au Tibet, il faut que la question du Tibet soit traitée comme un problème en soi. » Après cela, qui, de bonne foi peut dire que les phrases qui suivent sont une renonciation au caractère ethniciste et indépendantiste de la position du Dalaï Lama ? Lisez. « Historiquement et aux termes du droit international, le Tibet est un état indépendant soumis à l’occupation illégale chinoise. Cependant, au cours des dix-sept dernières années, depuis que nous avons établi un contact direct avec les autorités de Beijing en 1979, j’ai adopté une approche modérée de réconciliation et de compromis. Bien que retrouver l’indépendance nationale soit le désir irrésistible des tibétains, j’ai déclaré publiquement à maintes reprises que j’acceptais d’entrer en pourparlers sur des bases qui excluaient l’indépendance. L’occupation prolongée du Tibet présente une menace toujours plus grande pour l’existence même de l’identité distincte tibétaine, nationale et culturelle. Par conséquent, je considère que ma toute première responsabilité est de prendre toute mesure susceptible de sauver de la destruction totale mon peuple et son patrimoine culturel unique. »
Dans la mesure où j’argumente il me semble que les personnes qui continueront à s’intéresser à ce débat pourront argumenter à leur tour pour motiver leurs opinions. Il va de soi que je suis très heureux quand j’apprends que mes textes sortent des frontières ou que mes lecteurs les font connaitre sur leurs propres listes. Comment, sinon, faire vivre un point de vue différent ? Le matraquage médiatique et l’homogénéité en béton armé de la bonne conscience formatée ne nous laisse pas d’autres moyens d’agir. Mais nous avons ce moyen.

882 commentaires à “Un projet théocratique, autoritaire, ethniciste, dangereux pour la paix”

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  1. 31
    louis dit:

    bien argumenté,j`ai aussi suivi votre debat de hier soir et je dois vous dire bravo

  2. 32
    H2 dit:

    @ dominique le royaliste

    Oui, oui je parlais aussi d’eux ! J’ai bien dit les adorateurs de la schlag de droite ET de gauche ! Comme toi qui en appelle à une dictature ! Une monarchie absolutiste !
    C’est le grand délire sur ce blog depuis maintenant plusieurs semaines. A vrai dire je commence à désespérer ferme de la volonté de créer un mouvement Politique Citoyen et NON AUTORITAIRE !
    Bande de fous ! L’Ordre, l’Hygiène, la Morale !
    Lisez les Disparus de Daniel Mendelsohn (ed : flamarion ) et vous verrez ! Sacré bandes de cons !

  3. 33
    H2 dit:

    @modérateur
    Modérez, modérez !

  4. 34
    cécile dit:

    Bon, les chinois et la chine, ils ont été envahit par les occidentaux pendant centaines ans.Pour eux, Monsieur Melenchon a jamais défendu les chinois et la chine, il s’est exprimé simplement ses connaissances sur leur pays et leur culture!!! Pour eux, il est francais dans le passé, en présent et dans le futur!!!!!!!!!! Il défend la france et les français!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    arrêtez un peu de montrer sans cesse les expériences personelles que personne peut vérifier le crédibilité, franchement c’est trop naif de passer des infos que personne peut distinquer et vérifier!!!!

    on prend le contrat de Air france, voila le plus simple, NOTRE PRECIDENT nous a montré, voila 2 cents milliards!!!!!!!!!! MES COMPATRIOTS, à votre avis, si la chine était vachement un pays le plus pire du monde, le peuple chinois vivent sans aucun droit de l’homme, expliquez pour quoi ils peuvent réaliser une productivié énorme? il faut pas me le dire qu’ils se rendent pas compte leur situation, on est en 2008, on est plus en moyen âge!! combien de chinois en france là voire dans les autres pays occidentaud?ils sont au courant de tout!!!!!!!!!!!!!les chinois sont pas du tout bête!!!

  5. 35
    claire dit:

    merci bq mesieur MENLANCHON,vous connait bien l’histroire de la chine,c’est très rare !je suis étonné de vos opinions objectif et des remarques pénétrantes sur ce sujet,merci !

  6. 36
    Kropotkine dit:

    quand la france a acheté la corse, après avoir vaincu l’armée de paoli, elle mis en place la francisation de la corse: l’armée venait dans chaque village mettre en place les institutions françaises et notamment les instituteurs qui furent le fer de lance de la destruction de la culture corse……
    cela c’est aussi passé ans d’autres régions françaises qui ont vu leur langue anihilée par l’administration.
    les chinois ne font que ce que les français ont fait et que tout le monde trouve légitime en france

    Alors, par pitié acceptons que les autres fassent ce que l’on a fait.
    Vive la République, vive la FRANCE.

    Une Nation, un Peuple, un Guide : Mélenchon président !

  7. 37
    claire dit:

    RE 34 cécile;
    vous savez combien d’histroire de la france! des 1900,la france et l’anglais ont envahir la chine ,saccager innombrable des trésors,vous le connaissez?????
    sinon allez à la bibliotheque,cherchez l ‘histoire du monde!
    maintenant 21 siecle ,c’est que vous qui restait en moyen age!
    regartez ci- dessous———————-
    Un boycott injuste et dangereux Pierre
    Mis en ligne le 31/03/2008
    L’Occident, fort de ses avancées récentes sur les droits de l’homme, s’en fait volontiers le champion sans prendre en compte l’écart qui sépare l’affirmation de principe de la réalité du terrain, y compris dans son propre camp. On pourrait ainsi avancer que les choses se passent mieux en Chine aujourd’hui que nous ne le pensons, au plan du vécu quotidien des Chinois. Ignorer ce progrès et s’en tenir au rôle de donneur de leçons est injuste et peut se révéler dangereux.

    bbs.revefrance.comTout Européen bien né est attaché à la liberté religieuse et à l’intégrité de l’identité culturelle. Ce sont ces valeurs de liberté et de diversité culturelle qui fondent notre patrimoine commun. L’Europe ne saurait donc, sans renier une part essentielle de sa propre personnalité, rester sans réaction devant la situation au Tibet. On connaît la problématique en cause : le Tibet, partie intégrante de la Chine à plusieurs moments de son Histoire et en tous les cas à partir de 1720, a connu une période d’indépendance après l’effondrement de la dynastie Qing, en 1911, sous la pression coloniale, avant d’être reconquis par les armées de Mao, en 1965, au prix de lourdes pertes dans la population locale. La communauté internationale a entériné cette reconquête et nul Etat ne soutient aujourd’hui la thèse de l’indépendance du Tibet. Celui-ci est donc partie intégrante de la Chine.
    bbs.revefrance.com Comment réagissent les gouvernements des pays menacés par la sécession d’une de leurs provinces – Irlande du Nord, Catalogne, Pays Basque – sinon par la répression d’un côté et la négociation de l’autre. Du moins en Europe occidentale, car la Russie de Poutine, plus souvent courtisée que blâmée – y compris par la patrie des droits de l’homme- s’en tient à la répression en Tchétchénie, et ce, d’une manière infiniment plus brutale que la Chine au Tibet. Mais voilà, la Russie est une démocratie et la Chine, non !
    bbs.revefrance.com
    bbs.revefrance.comCe raisonnement est-il juste ? Est-il tenable ?
    bbs.revefrance.com
    Parcourons, sous l’angle des droits de l’homme, le trajet de la Chine depuis l’ouverture de l’économie au capitalisme occidental, en 1978, par Deng Xiaoping. Remarquons d’abord les avancées sans précédent accomplies par la Chine pour arracher en vingt ans à la pauvreté un tiers de sa vaste population, prouesse dont nous avons jusqu’ici été nous-mêmes bien incapables en Afrique, malgré un demi-siècle d’aide au développement ou de préférences commerciales ! Prenons acte de ce fait indéniable que jamais dans l’Histoire millénaire de la Chine, le Chinois ordinaire n’a connu un standard de vie plus élevé et une liberté d’expression plus grande qu’aujourd’hui ?

    bbs.revefrance.comMais comment définir exactement les droits de l’homme ? S’agit-il de droits constitutionnels inscrits dans les textes ou de droits véritablement exercés par les gens ? Des élections libres et la démocratie, présidentielle ou parlementaire, suffisent-elles à garantir que les droits proclamés sont effectivement attribués et reconnus aux populations les plus vulnérables ?

  8. 38
    Matthias dit:

    @ Kropotkine

    Vos références nauséabondes devraient être censurés.
    « Le socialisme c’est la République jusqu’au bout » disait Jaurès. C’est-à-dire la libre association de citoyens et de salariés égaux et libres, fondée sur un débat rationnel et respectueux du point de vue des autres et réglant pacifiquement les affaires de la Cité. Tout le contraire de l’époque ignoble à laquelle vous faite référence.

  9. 39
    Une chinoise en France dit:

    1. « le droit de l’homme » est un mot importé, les chinois ne sont pas doués de l’utiliser. Pour nous, c’est « la justice », «la justice du ciel » etc, les chinois ont un système de valeurs autour de ses mots qui ne sont pas les mêmes que les vôtres. Ex, pour les chinois, « une vie récompense une autre vie », c’est la « justice » ! Si quelqu’un a tué une autre personne, il doit mourir pour ce qu’il a fait. Ceci est inscrit dans la mentalité. Contrairement aux médias occidentaux, j’ai entendu beaucoup de plainte en Chine telle que : pour quoi laisser le tueur vive, il n’y a plus de justice pour la famille du mort. (parce que depuis des années, la peine de mort se transforme souvent en peine en prison à durée
    indéterminée). Les médias occidentaux attaquent la Chine pour son nombreux de peine de mort, sans soucier la culture chinoise, sans soucier la réalité en Chine, il fait même exprès de cacher le fait qu’il y en a beaucoup moins qu’auparavant… ce n’est pas juste.

    2. Quand j’ai vu le slogan sur le mur de l’hôtel de ville à Paris « Paris défend le droit de l’homme du monde entier », j’ai envie de rire. Pour les chinois, cela n’a aucun sens. Pour nous, la vie au quotidien est bien réelle que tout. Quand je discute avec mes parents, mes amis en Chine, ils disent : « nous voulons aussi, pouvoir descendre dans la rue afin de demander l’augmentation du salaire, mais le patron dira : si t’en est pas satisfait, j’ai 50 personne dernière toi pour te remplacer !» Nos cheminons travaillent dans une condition beaucoup plus dure que celle des vôtres, pourtant ils n’ont pas le droit de faire la grève, ils n’y est jamais pensé d’ailleurs. Nous voulons tellement avoir 5 voir 10 de semaines de congés payés par ans, pourtant qui fera les boulots à nos places ?! Enfin, le problème n’est pas dans la même dimension, les français ont peut être mal à rendre compte de ça, mais c’est la réalité.

    3. Le « droit de l’homme » en France, est en faveur de chaque individu, « j’ai le droit de faire ceci, j’ai de droit de faire cela… » En Chine, on entend rarement ce genre de parole, a part les raisons que je vous a montré au dessus, il y a aussi un aspect de la différente compréhension du mot. A nos yeux, le droit de l’homme, la liberté, est d’abord à la collectivité. Le mot «pays » traduit en chinois est en deux mots « pays, famille », pays d’abord, famille ensuite. La famille va bien que quand le pays va bien. C’est une éducation depuis mon enfance. Vous direz peut être : justement c’est une manipulation de votre gouvernement dictature ! Je dis pas non, tous les gouvernements le font d’une manière différente, mais n’oublions pas que ce n’est pas le gouvernement a décidé comment appeler un « pays », encore une fois, nous n’avons pas la même culture. En France, les grèves des SNCF ou les manifestations dans la rue, je les remets en cause au lieu de les considère comme un preuve de « droit de l’homme ». Bien sûr, aujourd’hui vous trouvez aussi l’individualisme et plus de « originalité » chez les jeunes chinois.

    6. La désinformation de vos médias par rapport la Chine a fait en sorte que pour les français, le RPC = évolution culturelle = Place de Tian An Men = répression de la communiste = peuple malheureux malgré la croissance économique = dangereux = …… Si c’est vrai, pourquoi il y a tant des chinois expatriés la défendent ? Pourquoi les chinois qui ont vécu dans les pays « démocratique » et « libre » sont rentrés en Chine finalement ? (dans mon entourage, je connais 10 personnes ayant fait les études à l’étranger dont 7 y sont retournés.) La « nationaliste » explique a peine car les chinois sont plus pragmatisme aujourd’hui. Réellement, je crois qu’il n’y a pas beaucoup de français connaissent vraiment le dossier de Tibet, le JO est simplement un tuyau, au travers des événements qui se sont passé dernièrement, j’ai vu un profond « jalousie, préjugé et haine » contre les chinois chez certain français, qui est le vrai problème entre les deux grand peuple.

  10. 40
    plantigrade dit:

    Les chemins qui mènent à un engagement sont périlleux.

    Le premier totalitarisme à combattre et celui que chacun cultive pour lui.

     » la meilleure des polices » comme dirait « la rumeur » ( à écouter ).

    Je suis le premier à réagir avec mon coeur en bandoulière.

    Moins informé, j’aurais surement hurlé avec les loups. Car le régime chinois
    est un régime totalitaire, qui exécute froidement et avec éficacité ses opposants.

    Aucun argument ne peux défendre ça.
    Mais je ne crois pas que ce soit le propos ici.

    Comme le dit Cécile, les chinois ne sont pas bêtes.
    la meilleure aide que l’on puisse apporter aux chinois si l’on estime
    que leur pays est totalitaire et violent serait de libérer notre peuple
    ( peuple au sens de population sur un même territoire et pas dans un sens ethnique) et de devenir enfin une démocratie débarrassée (au sens politique ) de ses élites et où la population décide vraiment.ça pourrais faire envie.

    Pour les tibétains.

    Leur voix est inaudible.recouverte d’une épaisse couche de mensonge de toute part. (y compris par leurs ambivalents portes parole autoproclamés)

    essayez sur le net de trouver une information fiable et vérifiée qui n’émane pas
    d’un organisme de crypto propagande d’un côtré ou de l’autre.

    c’est chez nous que nous devons mener le combat pour la justice, la liberté,
    la solidarité.

    C’est ici qu’individuellement et collectivement nous devons lutter pour reprendre le pouvoir.

    Nous sommes les plus fort et les plus nombreux et si on dit non on dit non.
    non au traité de lisbonne. (mais proposons une autre idée d’une alliance des populations européène.

    proposons une autre vision.

    confrontons nous en direct, sans passer par la réprésentation.

    voyons de quoi nous sommes capables (ou pas) ensemble.

    Laurent.

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