Bonne nouvelle : Sarkozy recule dans les sondages. Mauvaise nouvelle : ce n’est pas grâce à nous mais à cause de lui. Le sentiment puéril de toute puissance que lui a donné son élection ingagnable et le néant de l’opposition ensuite, ont fonctionné comme un piège. Il s’est tiré plusieurs balles dans le pied sans sentir la douleur. J’ai lu déjà bien des explications savantes pour expliquer la dégringolade. J’en partage plus d’une. Mais je dois dire d’abord ce que j’ai entendu mes amis du commun des mortels. Son augmentation de salaires et ses vacances chicos lui ont fait plus de mal que bien d’autres faits pourtant bien plus odieux et significatif du libéralisme qu’il applique avec férocité comme un dogmatique au point d’indisposer même une fraction du patronat. A cette étape, l’explication la plus courte est souvent la meilleure : « il s’amuse pendant que nous on en bave ». Cher peuple français ! Le clinquant qui impressionne ailleurs et séduit chez tous les rustres en général, n’est pas admis chez nous !
NOUVEAU VENUS DANS L’ANGOISSE SOCIALE
D’autant plus qu’en France à cette heure, tout le monde, à part la poignée d’ultra riches de la bande à Sarko qui tient le pays, tout le monde tire la langue. Certains ont déjà coulé. On me dira : mais des pauvres et des naufragés il y en a depuis vingt ans et cela n’a rien produit. Ceux qui le disent mettent donc entre parenthèses les puissants mouvements sociaux qui ont marqué toute la décennie, les coups de grisou électoraux spectaculaires, les émeutes de banlieue. Pourtant la masse des pauvres semblent inerte politiquement. Et leur proches, les précaires vivent depuis si longtemps dans la gêne, comme des intermittents de la vie sociale normale qu’on peut les croire résignés. De fait, ceux là ne sont pas considérés comme le danger le plus menaçant. Trop assommés, trop déstructurés politiquement et socialement, souvent bien récupérés par l’idéologie du système et de toute façon correctement drogués par l’industrie du spectacle et de l’information. Ce qui est nouveau et plus menaçant en ce moment c’est que d’un coup un seul, ceux qui étaient à la limite de la flottaison constatent qu’ils s’enfoncent beaucoup plus vite que ce qu’ils l’avaient craints. Pour faire bref, la classe dite « moyenne » prend peur. Qui est cette classe moyenne ? Des ouvriers hautement qualifiés, des agents de maitrise et cadres, des techniciens, des fonctionnaires jusqu’à la catégorie A, bref tout ce qui tourne autour du salaire médian et deux fois ce salaire par tête de pipe dans une famille. Dans ces milieux on bosse de plus en plus sans que rien ne s’arrange. Au contraire : les charges de copropriétés explosent menaçant la pérennité du bien, les coûts de transports s’envolent alors qu’ils jouent un rôle décisifs dans les budgets à deux ou trois voitures par famille, la stabilité de l’emploi n’est pas acquise en même temps que l’intensité du travail s’approfondit. Et ainsi de suite. Tous les indicateurs passent au rouge. Gare ! Avec une croissance en super berne, une inflation au trot, et une politique de rigueur la corde va se tendre encore davantage pour eux. Je crois qu’elle peut casser. Et dans ce cas l’onde de choc toucherait toute la société. J’en connais des exemples. C’est la classe dite moyenne qui a mis le feu aux poudres partout dans les crises soudaines qui sont au point de départ de la « révolution démocratique » en Amérique latine. L’intervention des pauvres, radicalisant le processus, ne s’est faite qu’ensuite, dans la brèche ouverte. J’évoque ces scénarios parce qu’ils aident à se représenter les évènements et non pas parce qu’ils auraient valeur de modèle et encore moins de « loi » de la nature sociale…. Je veux souligner que le moment que nous traversons est celui où une catégorie sociale qui est la clef de voute de l’équilibre social, la courroie principale par lequel le consentement à l’ordre établit se diffuse dans le corps social, cette catégorie est brutalement bousculée. Donc pour les quarante ans de Mai 1968, il y aura de l’ambiance, je crois bien.
L’EFFET PAPILLON
J’ai lu dans les commentaires de ce blog que je semblais me réjouir des catastrophes que j’envisage. On ajoute alors que tout pourrait aussi bien tourner en mieux que je ne le dit. Je veux dire clairement ceci : tant mieux si rien ne se passe aussi brutalement que je le décris. Je sais trop ce que signifie une société
qui s’effondre. J’imagine trop facilement tout ce que la digue rompue libèrerait aussi de barbarie dans notre pays qui est devenu un patchwork de territoires sous hautes tensions. Analyser n’est pas souhaiter. Si mes diagnostics ont une pertinence, elle repose sur les faits qu’ils mettent en lumière. Ceux que j’évoque ici ne sont pas contestables, je le crains. Mais je reconnais que ma façon de voir est guidé par une conviction : je pense que le système de la mondialisation libérale n’est pas viable. Je pense qu’il ne marche pas. Et je pense qu’il engendre sa propre instabilité. Celle-ci contient un potentiel considérable de volatilité. Comme tous les systèmes dynamiques à la limite de l’équilibre, il suffit d’une modification extrêmement discrète pour entrainer une bifurcation radicale de la trajectoire d’ensemble du système. C’est en quelque sorte le fameux « effet papillon » selon lequel un battement d’aile de papillon en Indonésie peut déclencher un ouragan aux Etats-Unis. Dans le modèle économique du capitalisme financier transnational, les éléments qui le composent sont très étroitement corrélés les uns aux autres et la vitesse de propagation d’un fait, d’un compartiment à l’autre, est bien plus rapide qu’à aucune autre époque. N’est-il pas frappant que le point de départ d’une crise financière généralisée comme celle qui déroule ses anneaux sous nos yeux soit les ménages en situation précaires d’un coin des états unis ? Nous sommes tous inscrits dans un filet étroits de petits bits qui forme la nouvelle peau du monde et le plus modeste compte chèque est intégré dans la chaine des causes et des effets des structures les plus globales. L’interdépendance des êtres humains n’est donc pas seulement liée aux conséquences de la mauvaise gestion de la nature. Elle l’est tout aussi immédiatement aux effets de système du mode de production et d’échange de notre temps.
L’EFFET MIROIR
De bien des façons nous voyons un paysage volatil se dessiner quelques soit le domaine que l’on examine. C’est pourquoi j’écrivais que la question n’était plus de savoir si la crise aurait lieu mais quand. Je suis conscient de la relativité de l’idée de crise. Par exemple si toute vie humaine devenait impossible ou résiduelle sur cette planète du fait de l’usage que nous en faisons en économie de marché, cela n’est pas un problème pour la planète qui a déjà connu des épisodes de destruction massive de la vie qu’elle contenait. De même la civilisation a connu déjà de longues et profondes phases de régression. Par exemple, en occident, après la chute de l’empire romain et avec la propagation du christianisme d’église. On connaît aussi des situations de chaos si stables qu’on ne sait plus nes nommer. C’est-à-dire des situations totalement tourbillonnantes durables pour les quelles il n’existe plus de porte de sortie à horizon humain tant que la catastrophe n’a pas atteint un certain pic qui anéantit la capacité d’agir de tous les protagonistes à la fois. On a vu ça notamment en Afrique, à plusieurs reprises, mais exemplairement au Libéria et en Sierra Léon dans des guerres dites civiles dont l’enjeu même et les motivations semblaient s’être perdus en chemin, la guerre et le massacre devenant les seuls buts de l’action. Plus proche de nous, l’idée même d’une vie « normale », ou celle d’un progrès possible prend un contenu différent selon les générations qui en parlent. Pour l’actuelle génération des 18/30 ans, la précarité est la règle, la stabilité l’exception. Dans ma génération c’était l’inverse. Tous les comportements sociaux, les systèmes de représentation du futur sont totalement modifié par cette réalité. Ce qui était une situation sociale banale il y à trente ans passe pour un privilège inouï à cette heure. Cette relativité de l’idée même d’ordre social accepté ne signifie pas pour autant qu’aucun ordre ne soit souhaitable ni que l’idée ou l’espérance de cet ordre meilleur ne vivent pas sa vie, ni qu’il puisse être un puissant motif d’action et d’engagement personnel. On observe alors qu’il se construit en contre point de celui qui forme le quotidien. Le contre sarkozysme est donc nécessairement aussi tranché dans ses objectifs que le sarkozysme est radical. L’effet miroir, en quelque sorte.
LA CLARTE, POURQUOI PAS ?
Cette idée est bien loin de l’emporter au PS. Au contraire nombre d’entre eux continuent de croire que la demie teinte, les « désaccord sur la méthode » avec la droite, les indignations éruptives contre Kadafi compensant les silences complices à propos des régimes spéciaux, et d’une façon générale les habiletés de communication suffisent à se placer dans le sens qui amène au port tout ce qui flotte sur la mer des mécontentements. C’est une méthode politicienne, à
la papa, qui ne parle plus à personne. C’est pourquoi j’approuve l’entrée en lice de Ségolène Royal dans le processus de Congrès. La personnalisation de la politique qui a ruiné la politique au PS peut être sa relance. Entre des personnes également respectables, il va falloir trancher. Mais pour cela elles seront toutes tenues de s’exprimer sur le fond. Je ne suis pas certain que cela se passe comme je le dis là. Mais je crois légitime de le vouloir. Il y a une certaine urgence à savoir à quoi s’en tenir. Non pas pour nous-mêmes, au sein du PS, mais pour les gens qui ont besoin d’un PS audible. Et aussi pour le pays qui ne peut avancer vers ce qui vient avec une opposition qui n’en est pas une parce que son principal parti est devenu inclassable. Ce qui vient c’est une étape décisive. Dans quelques semaines les municipales et les cantonales. Ce sera le choc. Si l’opposition l’emporte, Sarkozy sera un canard boiteux jusqu’à la fin de son mandat et la division sera dans son camp. La rupture libérale aura très sérieusement du plomb dans l’aile. Si la gauche perd, nous sommes à terre encore plus durablement et le deuxième mandat de Sarkozy s’envisage à droite plus facilement. Surtout une nouvelle victoire donnerait des ailes au projet libéral. « Voyez, diront-ils, les français ne nous ont pas désavoué, ils sont d’accord » . Dans ces conditions, il est incroyable de voir la droite vouloir politiser cette élection et nombre de figure de la gauche pratiquer un micro localisme risible et désuet. Evidemment que les citoyens savent qu’ils vont élire des gestionnaires locaux. Mais ils savent aussi que leur choix aura un impact politique. La politisation de la campagne est un besoin direct pour les candidats locaux de gauche et un enjeu social pour les électeurs.













8 janvier 2008 à 4h28
Excusez-moi, je suis hors sujet, mais je ne peux pas laisser passer ça. Votre débat avec ce salopard de BHL m’a indigné. Je comprends très bien votre argument sur le sectarisme qu’il faut éviter. Mais comment avez-vous pu le laisser dire sans réagir cette monstruosité selon laquelle Bourdieu (avec d’autres intellectuels) se serait rangé derrière la bannière de Karl Schmit, un penseur nazi ?
Est-ce qu’il faut débattre avec un pareil fumier pour ne pas être taxé de sectarisme ?
Acrimed a déjà fait pièce de cette accusation ignoble :
http://www.acrimed.org/article2748.html?var_recherche=Karl%20Schmitt
J’espère que la prochaine fois que vous rencontrerez cette ordure (avec qui je suis toutefois d’accord sur un point : il faut parfois établir une ligne de démarcation pour ne pas se mélanger avec n’importe qui. Il ne suffit pas de se dire et même de voter à gauche pour l’être !) vous saurez remettre les choses en place.
8 janvier 2008 à 9h11
» Je sais trop ce que signifie une société qui s’effondre. »
Comment le savez-vous Monsieur le Sénateur ?
Depuis vos observations douillettes du Palais du Luxembourg ?
Depuis vos tournées de première classe en Amérique du Sud ?
Eclairez-nous, nous pourrons rire ainsi.
8 janvier 2008 à 9h20
« Pourtant la masse des pauvres semblent inerte politiquement. Et leur proches, les précaires vivent depuis si longtemps dans la gêne, comme des intermittents de la vie sociale normale qu’on peut les croire résignés. De fait, ceux là ne sont pas considérés comme le danger le plus menaçant. Trop assommés, trop déstructurés politiquement et socialement, souvent bien récupérés par l’idéologie du système et de toute façon correctement drogués par l’industrie du spectacle et de l’information »
Si ça ne pète pas maintenant, c’est le sort qui attend la totalité des travailleurs à terme. Et vu que le « PS » laisse ce combat au facteur, préférant contribuer à ce système pour en grignoter quelques miettes, c’est ce qui va arriver. Sauf si…
Sauf si des élus ayant échappé au formatage, comme vous, parviennent à lancer leur cheval de troie . Vite, M Mélanchon !
8 janvier 2008 à 10h05
Jean Luc, je suis de votre combat mais je n’adhère pas cette fois ci à votre analyse.
je n’ai pas le temps de développer mais pour répondre à la fin de votre texte, je pense que vos espoirs concernant les municipales est une erreur.
La gauche, le PS, va souffrir des mêmes maux que lors des présidentielles.
Beaucoups de candidats PS ne sont plus crédibles. Il ne sont plus à gauche !
Perso, je ne peux pas me résoudre à voter pour Gerard Collomb qui, contrairement son prédécesseur Raymond Barre, n’a cesser de rendre la vie des Lyonnais de plus en plus difficile avec des méthode de communication pas très éloignée de Sarkozy :
Médiatisation, esbrouffe, elitisme et rideau de fumée.
8 janvier 2008 à 10h43
Ce ne serait pas la première fois que les masses populaires d’un pays voteraient pour des partis malgré leur programme, pour sanctionner ceux qui sont au pouvoir, mais ce n’est qu’1 hypothèse, après tout les électeurzs peuvent avoir envie de sanctionner Sarko ET Kouchner, Bockel,Amara,etc…On verra bien.
En tout cas l’EG pourrait avoir des problèmes si elle n’est pas claire avec le communautarisme comme ses petits copains anglais de Respect qui viennent d’imploser:
« However, any putative new mass workers’ party, even were it to be initially based primarily upon one section of the population, would have to reach out to the wider working-class in order to be successful. The concern regarding Respect has been that, in order to win Muslim votes, it has made unprincipled concessions which would make it much more difficult to reach out to the wider working class.
To give one of several examples, in the 2004 elections, for the London assembly and the European parliament, a specific leaflet aimed at Muslims was produced which described Respect as « the party for Muslims ». Under the headline, George Galloway – Fighter for Muslims, it said: « Married to a Palestinian doctor, teetotal, he has strong religious principles about fighting injustice. He was expelled by Blair because he refused to apologise for his anti-war stance. Our Muslim MPs stayed silent or supported the war. Who do you want to be our voice? »
When the Socialist Party and others on the left, including Bob Crow, general secretary of the RMT, criticised this opportunist approach, the SWP vociferously denied that any problem existed and accused those who raised questions of attempting to deliberately undermine Respect. Even in its current document on the crisis, in which it accepts that « opportunist electoral politics began to dominate Respect », the SWP still describes those who publicly recognised this before the last two months as « opponents of Respect » who « spread the idea it was a ‘Muslim Party’. »"
http://www.socialismtoday.org/114/respect.html
8 janvier 2008 à 10h54
D’accord avec vous M. Le Senateur, sur la nécessité de clarifier la ligne politique du PS. Il faut un débat, projet contre projet, et un vainqueur à la sortie avec un projet clair…..sans synthèse à deux balles cher à Hollande.
8 janvier 2008 à 11h40
claire Strime : renvoyer à un site d’extrême-gauche, ça s’est certain qu’avec ce genre de groupuscule extrémiste, » les masses populaires » ou simplement l’électorat » de gauche » suivront comme un seul homme !
La solution, pour tenter de contrer Sarko, au sein du P.S., passe par Ségolène Royal, la seule à pouvoir rassembler , éventuellement, un maximum de voix.
Bien entendu, d’aucuns vont hurler au loup » elle n’est pas assez ancrée à gauche ! » .
La société a évoluée, savez-vous… Sur la planète entière .
8 janvier 2008 à 11h53
M.Sanglier vous semblez ignorer le développement inégal et combiné des différences politiques entre pays même du même continent. Sans parler de socialisation des moyens de production, qui outre Manche défend des choses aussi basiques que le système de santé? Et qui, au pays de Cromwell, mène campagne pour la République? (là ce n’est pas tellement l’EG mais des gens assez isolés tant la claésse politique est profondément monarchiste). Quant au communautarisme, il est encore plus qu’ici « transversal » et les voix courageuses qui le combattent sont à encourager. M.Sanglier, allez vous sur d’autres sites que ceux estampillés de gauche pour d’obscures raisons par les profs de Sciences Po?
8 janvier 2008 à 13h16
@ Duquesnoy
J’ai aussi vu le débat avec BHL. Je partage totalement votre analyse. BHL est une ordure. Si vous le lisez un peu, vous verrez qu’il est pour la disparation des nations (notre pauvre France serait responsable de tous les maux de l’histoire humaine selon lui en plus), pour la repentance, anti-colonisation, SAUF qu’Israel (nation, à ses yeux, légitime contrairement à la France qui est une horreur) doit défendre sa sécurité et que la colonisation des territoires palestiniens est « légitime ».
Ce « philosophe » deteste la France, il lui préfère manifestement Israel et les USA, on lui offre le billet d’avion?
8 janvier 2008 à 13h41
Salut Duquesnoy ! Ca faisait longtemps. J’espère vous croiser dans notre nouvelle turne même si le loyer est assez sélectif.
Je vous signale, mais vous l’aurez remarqué, que le film de science-fiction diffusé par Marianne est saucissonné comme le pire micro-trottoir sur France-info. Si ça se trouve, Méluche a réagit et les copains de Kahn ont coupés.
D’ailleurs ils ont coupé toute répartie. 1minute pour le facho, 1 minute pour le gaucho, c’est surement un avatar du journalisme simplifié.
A ce propos Jean-Luc, il serait temps de larguer les amarres avec ces gens. C’était sympa d’être compagnon de route un temps. Miantenant, c’est fini.
Zen… Effondrement du système colonial, Méluche l’a constaté de visu.
Nous avons tous pu constater ce qui s’est passé en Argentine où en quelques semaines le troc est redevenu le mode banalisé d’échange lorsque les « réformes » libérales ont poussé les feux à leur terme.
Et puis il y a la chute du mur de Berlin. Il a suffit d’un très anecdotique et au fond, minime, changement du régime des visas en Hongrie pour donner le signale. Dès lors, plus personne ne s’est conformé à la logique totalitaire des staliniens qui dirigeaient le pays.
Quand le consentement à l’autorité s’effondre, c’est la première marque d’une révolution.