Un discours de confrontation sociale Sarkozy invente un nouveau jeu mortel : l’asphyxie médiatique
sept 07 23



Du temps où j’étais ministre de l’enseignement professionnel je m’étais opposé publiquement à Jack Lang à propos du financement public des écoles Diwan. A l’époque le journal « Libération » m’avait donné la parole et réalisé une interview qui me permit d’expliquer mes raisons. Ce texte me valut un très abondant courrier extrêmement hostile et insultant, parfois aussi très menaçant, qui montrait clairement l’origine de ses auteurs et leur appartenance aux milieux de l’extrême droite « identitaire ». Naturellement je ne veux pas dire que tous les amis de cette cause très discutable soient liés à l’extrême droite, loin de là. J’ai pu constater à mes dépens qu’un certain suivisme irréfléchi atteint aussi les miens. Ainsi, en pleine campagne référendaire, le Conseil Régional de Bretagne, à l’instigation des « autonomistes » qui y siègent, avec l’approbation enthousiaste des socialistes qui pensaient avoir trouvé un argument de campagne contre le non, vota une résolution pour me flétrir parce que j’avais demandé au ministre de l’intérieur quelle était la légalité d’une de ses délibérations antérieures qui l’avait conduit à reconnaître la « pseudo langue bretonne » comme langue d’usage à l’égal du français. J’écris « pseudo langue bretonne » car ce qui est nommé de cette façon n’est aucune des cinq langues parlées historiquement mais une « langue unifiée » dont le vocabulaire et la grammaire furent fixés à la demande de l’occupant nazi en 1941 par une plume ensuite condamnée à mort par contumace pour sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo. Je maintiens ma protestation absolue contre la manière honteuse qu’ont les éléments les plus sournois des identitaires ethnicistes de Bretagne d’inclure les bretons d’une manière générale dans leur idéologie et de faire comme s’ils les représentaient tous. Tout au contraire, historiquement les bretons jouent un rôle progressiste et libérateur considérable dans l’histoire de France. C’est le « club des bretons » qui dynamise la grande révolution dans ses heures critiques, ce sont les villes « bleues » de Bretagne qui mettent en échec la chouannerie, traître à la patrie déclarée en danger, quand elle préparait l’invasion anglaise qui aurait pris à revers notre jeune république. Ce sont enfin tous les hommes de l’île de Sein qui s’auto mobilisent et partent rejoindre le combat contre l’occupant nazi à Londres en 1940. Sans oublier le rôle admirable de la classe ouvrière des arsenaux contre les positions de l’armée allemande, ni le martyr lucide des villes bretonnes bombardées à mort par ceux là même qu’elles acclamèrent comme des libérateurs. Par conséquent, cette façon d’embrigader tous les bretons sous une bannière qu’ils n’ont pas demandée (et que je récuse avec eux) m’écoeure autant que celle des islamistes lorsqu’ils prétendent représenter l’islam, l’islam tous les arabes et ainsi de suite. Si je m’émeus, au risque de l’habituelle incompréhension qui accueille ceux que les discours sur les racines identitaires révulsent, c’est donc bien parce que je n’aime pas cette sorte d’annexion de la Bretagne par les méthodes sournoises de l’affichage culturel et folklorique qui permet aux pires aventuriers d’avancer masqués. Car à la suite de nombre des penseurs socialistes je crois qu’il n’y a pas de nationalisme spontané. Il y a des nationalistes qui font campagne. Ils ont une stratégie, des moyens et ils cherchent les circonstances qui leurs sont favorables pour qu’elles s’épanouissent. Exactement comme le fait n’importe quelle force politique. C’est pourquoi je suis spécialement vigilant, après avoir constaté les désastres du Liban ou de l’ex Yougoslavie, en tenant compte de la pression qui s’exerce partout en faveur de la pulvérisation ethnique des Nations, contre tout ce qui de près ou de loin ouvre le chemin de cette sorte de courant politique. La démonstration sur les champs Elysée des groupes folkloriques bretons, si bienveillants et bons républicains que soient ceux qui y ont participé, mérite un message d’alerte à la manipulation. La seule présence parmi les organisateurs d’un manipulateur assumé comme monsieur Le Lay le justifierait à soi seul. Ne s’est-il pas vanté publiquement de faire une télé pour préparer les cerveaux aux messages de la publicité? La retransmission en direct par TF1 doit donner à réfléchir dans le même sens. J’ai lu à ce sujet un « Rebond » dans « Libération » de vendredi 21 septembre sous la plume de l’essayiste Françoise Morvan. Je décide de la reprendre à mon compte. Au moins vous lirez quelque chose une fois dans la semaine qui ne concerne pas Sarkozy. Mais seulement ses copains.

BREIZH TOUCH AU GRISBI


par Françoise Morvan


Essayiste

Auteure du « Monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne », paru chez Babel/Actes Sud en 2005




« Depuis quelques semaines, les Bretons se sont découverts nantis d’un avantage en nature et, pour certains, en espèces, dénommé Breizh Touch.

La Breizh Touch, présentée par la presse sur le mode exalté, a d’abord laissé ceux qui l’évoquaient légèrement perplexes : fallait-il dire braisetouche, breill’z'touch’, braÿztoutch, brézteutch, breÿc’htaoutch, brèysstatch, brèzteuch ? Breizh, autrement dit Bretagne en breton surunifié, désormais devenu officiel. En effet, en 1941, sur ordre du dignitaire nazi en charge des affaires bretonnes, l’orthographe du breton, déjà unifiée à l’exception de celle du dialecte vannetais, a été surunifiée, le mot Breizh étant le symbole même de cette surunification, le «zh» signifiant que l’on prononce Breih en vannetais et Breiz ailleurs.

Pour les bretonnants de naissance, le mot Breizh, accolé au mot touch, du verbe touchañ, conduire les bestiaux, était énigmatique, mais au diable les hésitations : une fois compris que le mot Bretagne, sous la forme Breizh, uni à un vocable anglo-américain, se change en label commercialisable, tout devient clair.

Et, pour ceux qui peineraient encore à comprendre, en tout petits caractères, au bas d’une affiche montrant une tour Eiffel saucissonnée de manière à ressembler à un phare breton (le célèbre phare du label «produit en Bretagne»), se trouve la traduction : Breizh Touch = esprit Bretagne.

La Breizh Touch, brassant bagadou, cyber-fest-noz (au pluriel: cyberioù-festoù-noz), Breizh-en-Seine avec en prime océan-high-tech, expo-Breizh-numérique et Breizh-parade retransmise dimanche prochain par TF1 en direct des Champs-Elysées, va donc déferler : trois mille sonneurs sonnants défilant en bagadou comme les formations paramilitaires dont ils sont issus – «une panzerdivision, la musique en plus», pour reprendre les termes de Jean-Pierre Pichard, le président du Festival interceltique de Lorient (Ouest-France, 7 août 2007).

C’est lui qui a eu l’idée de cette manifestation paroxystique de la celte attitude unissant Bretons, Irlandais, Gallois et autres frères de race, tels que Galiciens et Acadiens du Nouveau-Brunswick (dont il est convenu de ne pas demander ce qu’ils ont de celte).

La Breizh Touch est le complément de la celte attitude : le Breton qui ne l’a pas est un faux Breton, celui qui n’en veut pas est un mauvais Breton, et celui qui n’apprécie pas la Breizh Touch est un jacobin. Le jacobin est l’ennemi du Breton : il est français. Le Français n’a pas la Breizh Touch ; il a une identité faible, quoi qu’en dise Sarkozy, et n’a donc pas lieu d’en être fier. Le Breton, lui, a une identité forte ; il le prouve par la Breizh Touch qui la promeut ; voilà pourquoi il est fier d’être ?breton.

Le Breton qui n’est pas fier d’être breton n’est pas un bon Breton, et le Breton qui dit que cette bretonnerie labellisée le dégoûte est antibreton.

L’antibreton, fort susceptible d’être aussi jacobin, vous expliquera que cette opération de business identitaire appuyée par les médias soutenus par des industriels est une opération politique.

L’antibreton évoquera en termes malséants le label «produit en Bretagne» dont le phare sur fond bleu et jaune orne désormais pâtés, andouilles, livres et CD. Il dénoncera l’indispensable «yoghourtisation de la culture». L’expression est de Reynald Secher, auteur d’une Histoire de la Bretagne en bande dessinée dénoncée en son temps dans les colonnes de Libération. «Il faut yoghourtiser la culture bretonne», aurait-il affirmé, d’après le Huchoer, journal indépendantiste breton.

Bien que cela n’intéresse personne, l’antibreton ne manquera pas de rappeler que «produit en Bretagne» est une association émanant de l’Institut de Locarn.

L’association «produit en Bretagne» a été déclarée en préfecture le 9 février 1995 avec pour siège l’Institut de Locarn (cultures et stratégies internationales).

Le 14 mai 1993 avait été déclarée une première association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand établissant les liens de l’Institut de Locarn avec l’Union paneuropéenne fondée par le comte de Coudenhove-Kalergi.

Les principes de la pan-Europe sont simples : christianisme, anticommunisme, reconnaissance du droit des groupes ethniques à l’autodétermination.

Rien d’étonnant donc si l’archiduc Otto de Habsbourg, son président d’honneur, connu pour ses liens avec l’Opus Dei, est venu en personne inaugurer l’Institut de Locarn.



« Produit en Bretagne » est une association complémentaire, au service d’un projet politique : faire de la Bretagne un dragon celtique dans une Europe des ethnies enfin délivrée de l’esprit des Lumières.

L’antibreton s’acharnera à démontrer que l’Institut de Locarn, rassemblant un club de patrons bretons pleins d’ardeur à servir leur région, nourrit un projet réactionnaire visant à en finir avec l’héritage de la Révolution française : privatisation, libéralisation, démantèlement des lois sociales, recours à l’identitaire pour inscrire la Bretagne dans une Europe des régions unissant les nations celtes en voie d’obtenir leur indépendance. Oui, pourquoi le nier, le pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse doivent servir de référence au modèle breton.

Il faudra bien que le Français à l’identité faible accorde son autonomie au Breton, dont l’identité forte sera révélée sur les Champs-Elysées avec la force d’une panzerdivision par le biniou et, comme le dit Pichard, la musique en plus.

Le vrai Breton est fier que Patrick Le Lay, un des fondateurs de l’Institut de Locarn, et Patrick Poivre d’Arvor s’associent aux patrons bretons pour célébrer son identité et la lui révéler : Le Lay, qui proclame haut et fort qu’il n’est pas français mais breton, nationaliste breton, a déjà fondé TV Breizh avec François Pinault, Rupert Murdoch et Silvio Berlusconi ; quoi de plus naturel qu’il soit associé à son ami Pinault pour célébrer la Breizh Touch ?

L’antibreton, qui se proclame le plus souvent de gauche, ira jusqu’à s’étonner que ce soient des élus socialistes, le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui ait pris l’initiative de cette dérive identitaire brassant tous les vieux thèmes de Breiz Atao à l’ombre du drapeau breton. Rappelons que Breiz Atao est le nom d’un groupe autonomiste breton rendu célèbre par sa collaboration avec les nazis. L’un de ses fondateurs, Maurice, dit Morvan, Marchal, a dessiné en 1923 le drapeau breton à bandes noires et blanches, appelé gwenn-ha-du («blanc et noir»).

L’antibreton dénoncera le communautarisme de la droite du PS, son allégeance au patronat ultralibéral. Il rappellera que Jean-Yves Le Drian, président socialiste du conseil régional, est allé en juin 2006 présenter son programme à l’Institut de Locarn, jurant de faire de la Bretagne une nouvelle Irlande avec l’appui des autonomistes qu’il a fait entrer au conseil régional. Et il relèvera, bien sûr, le coût de la Breizh Touch : 2,5 millions d’euros dont 1,5 million sorti tout droit de la poche des Bretons, qui se prononcent majoritairement, quand on les consulte, contre la décentralisation, sans même parler de l’autonomie, à laquelle ils vont avoir droit, bien qu’ils soient moins de 3 % à la demander.

L’antibreton acharné ira jusqu’à parcourir le site Internet de la Breizh Touch et railler les propos tenus par les grands auteurs invités pour la célébrer.

Il vous citera en ricanant les déclarations d’Irène Frain sur la Breton pride, celles d’Alan Stivell expliquant qu’il a découvert son identité à l’âge de 9 ans, quand son père a inventé la harpe celtique (laquelle allait devenir, comme le drapeau et le bagad, mis au point peu avant, le symbole millénaire de l’identité bretonne) et celles d’Erik Orsenna assurant que, partout dans le monde, il trouve une bouteille de Coca-Cola et un Breton, et qu’il aime mieux le Breton.

L’antibreton, qui ne comprend pas que l’important pour le Breton c’est de faire la fête, dénonce la cocacolisation du Breton après la yogourthisation de la culture, et voit dans la Breizh Touch une bécassinade à relents ethnistes. Une bécassinade ! Quand tant de personnes qui font la preuve de leur compétence dans le domaine qui est le leur participent à cette vaste opération? C’est le comble.

Aucun commentaire à “Il ya breton et breton.”

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  1. 61
    mandrin marie dit:

    j’habite la ville du sombre député MARIANI….Je descends d’une famille qui s’est battue contre le racisme et les nazis…..Valreas 52 fusillés par la barbarie,dont mon oncle rescapé de ce massacre lourd passé pour ma ville,au non de tous les miens,est ce que des voix vont s’elever pour dire que les rafles contre les sans papier ,le test ADN,sont une menace pour la république,le droit du sol,terre d’asile,ou est elle ma France,la France de la douceur de vivre!dans mon pays des hommes tremblent et se jettent par les fénetres a l’arrivée de la police!

  2. 62
    militant PS dit:

    @ Anne

    Il faut un minimum d’ honnêteté intellectuelle:

    La femme de Pinault est une amie d’enfance de S.Royal, de là à laisser supposer qu’elle a les idées de Pinault ….c’est bas.

  3. 63
    mandrin marie dit:

    j’habite la ville du sombre député Mariani….Jedescends d’une famille qui s’est battue contre les nazis et le racisme….Valréas 52 fusillés par la barbarie nazis,dont mon oncle rescapé de ce massacre,lourd passé pour ma ville,au non de tous les miens est ce que des voix vont s’elever pour crier,que les rafles contre les sans papier,le test ADN,sont une menace pour la république,le droit du sol,terre d’asile,ou est elle ma France,la France de la douceur de vivre!dans mon pays des hommes tremblent et se jettent par la fenetre,a l’arrivée de la police

  4. 64
    Roparz dit:

    Jean-Luc Mélenchon et ses copains-copines, ou la preuve que le communautarisme français existe. Il trouve ses racines dans l’ultra-nationalisme tel que le décline Jean-Pierre Chèvenement entre autres, qui lui aussi décline d’ailleurs.

    Vous annexez quand la Wallonie, histoire que votre empire s’agrandisse?

    Roparz, non pas régionaliste, mais nationaliste breton.

  5. 65
    Carolo dit:

    C’est bien Roparz. Pour un nationaliste breton, vous ne vous débrouillez pas trop mal en français, ce qui est très bon signe pour l’avenir de la francophonie.

  6. 66
    ALLAIN dit:

    *** Mais, de grâce, ne demandez pas aux contribuables français (terme qui, comme on le sait, recouvre les « civilisations » enfouies du Poitou, du Jura, du Nord-Pas-de-Calais…) de subventionner les écoles Diwan : il y a des dépenses plus urgentes. ***

    Cher Monsieur Carolo.

    Sachez que les Bretons ne vous demandent pas de subventions particulières car les écoles DIWAN, il les paye déjà en trois fois: la première par ses impots comme chaque citoyen de l’état, la seconde par ses impots des collectivités territoriales, la troisième pas des dons éventuels. Si ceci vous gène on pourrait peut être revoir la balance des comptes sur l’ensemble des subventions et autres solidarités dont bénéficient quantité d’intérêts catégoriels. Si vous suggérez que nous reprenions notre autonomie financière, il se peut que nous vous prenions au mot après remboursement des arrièrés si vous voulez bien. Je peux vous citer nombre de membres de ma famille qui ayant donné leur jeunesse et leur force à l’Ile-De-France quand celle-ci manquait de bras et qui l’âge venant n’ont pu trouver les soutiens nécessaires aux personnes âgées qu’en revenant près des leurs en Bretagne. Dois je ajouter que c’est sans reversion des collectivités qui bénéficièrent autrefois de cette main d’oeuvre docile et bon marché. Ne connaissant pas les aides directes ou indirectes dont vous bénéficiez vous même de la répartition des sommes prélevées par le fisc, il se pourrait aussi que celà n’abonde pas en votre sens. Vous qui ne manquez pas, j’en suis certain de participer aux cérémonies du 11 novembre, vous aurez peut être pu remarquer que les monuments aux morts en Bretagne portent en proportion plus de noms de victimes du don du sang que la moyenne hexagonale. Quand on fera les comptes monsieur Carolo, il faudra tout mettre et c’est quand vous voudrez.

    AR

  7. 67
    yoyo dit:

    Après avoir observé ne serait-ce qu’un moment la parade de dimanche, n’avez vous pas observé un fait étonnant ???

    La jeunesse de l’ensemble des musiciens présents dans ce défilé. Rien que ce constat devrait vous faire réfléchir à la stupidité de vos raccourcis :

    Pour quelques autonomistes purs et durs on retrouve en Bretagne des milliers de jeunes qui ressentent suffisamment leurs racines au point de se retrouver les week ends pour jouer de la zic ensemble.

    Parmi ces jeunes qui chantent ou dansent, aucune envie de revendiquer quoi que ce soit, la plupart s’en foute de la politique ( lorsque l’on voit à quelle débilité ou capacité d’amalgame cela mène, on comprend pourquoi), juste une certaine fierté de ressentir un ‘truc ensemble’ proche de ce que faisait leur grand parents quand ils étaient jeunes, juste l’envie de reprendre des vieilles chansons que leur voisines de 90 ans chantent et les revisiter à coup de mélange culturel ou etnhique….

    Rien de bien méchant non?? pas de revendication politique ou d’envie d’aller casser la belle république, juste un sentiment de se faire plaisir.

    Une preuve que personne n’en veut à la république?? Les bretons sur les champs étaient plutôt contents d’être là non?, rien avoir avec la gueule de gens en visite chez l’ennemi !

    Alors lorsque vous parlez de la bretagne, plutôt que de vous tourner vers une minorité autonomiste ou bien une élite gouvernante à reflexe de droite peu nombreuse, essayez d’analyser ce qui se passe avec l’ensemble des critères, cela vous rassurera surement.

    Bref, avant de cracher, renseignez vous au lieu d’appliquer une langue de bois politicienne qui consiste à persuader les gens que vous avez fait le tour du sujet.

    Faire entrer des gens dans des cases pré établies permet parfois à certaines personnes de se rassurer lorsqu’elles ne comprennent pas ce qu’elles ont devant elles.

    Voilà ce que m’inspire vos propos.

    Quelle tristesse d’avoir peur de l’avenir !

    Keep cool,

    un sonneur sur les champs dimanche dernier.

  8. 68
    Alan dit:

    En tout cas ce qui est sure c’est que le mot respect semble être absent de bons nombres de personnes présents sur ce blog.

    Je suis assez effaré des raccourcis faits par certains et les références faites aux nazis (notamment par mélanchon) et aux évènements de la seconde guerre mondiale. C’est vrai que tous les français étaient des résistants c’est bien connu …

    La particularité et richesse de la France c’est la différence culturelle entre ses régions pour en faire un seul et grand pays.

    En voyant les remarques de certains c’est à croire qu’il vaut mieux être africain et importer/apporter sa culture en France que d’être basque ou breton et en être fier et le montrer pacifiquement. Ma remarque n’a aucune connotation raciste.

    Etre fier de ses origines ne signifient pas être indépendentiste pour information.

    (Pour Mr Melanchon en particulier) Vous vous dites de gauche et vous vous dites « force de progrés pour la France » mais vous avez exactement la même attitude que Sarkozy: raccourcis simplistes, peur de l’autre, provocation, connivence et goût extrême des médias ….

    Je suis de gauche (et français et breton) mais franchement avec ce genre de discours simplistes et de raccourcis on s’appercoit vraiment que la gauche en France est vraiment un puit de conneries et dirigée pas des arrivistes. Vous feriez mieux de parler des véritables problèmes de la France …

  9. 69
    H2 dit:

    Bon, Ok ! moi-même peut-être y suis-je aller un peu rapidement.

    Mais J.L Mélenchon voulait simplement que l’on reste vigilant au regard de ce qui se passe – par exemple – en Belgique ; ce n’est pas banal si la Belgique n’existe plus demain !

    La vigilance doit s’exercer simplement par tout le monde. Ce n’était pas une attaque contre le droit à la culture régionale, c’était mettre l’accent sur certains qui s’en réclame hypocritement pour fourguer de vieux programmes TV invendables qui n’ont rien à voir avec la culture Bretonne ou d’autres qui en appelle à la pureté ethnique celte ( ne me dites pas que ça n’existe pas ). Il était question du financement public d’une école privée, aussi… bon on peut poser des questions quand même ? Celà ne m’empèche pas de m’éclater, lors des fest-noz.

    Permettez moi de préciser un point important en ce qui concerne la Bretagne qui nous changera des querelles quelque peu épidermiques.

    Sachant qu’il y a beaucoup d’éleveurs de porcs en Bretagne et pour revenir sur des problématiques plus politiques, j’aimerais savoir si les Bretons sont au courant des appétits de Monsanto : Sous prétexte que cette firme a décodé le code génétique d’une race de porc, elle se déclare propriétaire de ces mêmes porcs ( problématique (inique ) de la brevetabilité du vivant).

    Je voulais savoir si vous vous sentiez concerné ou pas ? Je pose d’ailleurs le problème à tout le monde et pas seulement à nos compatriotes de Bretagne

    La « brevetabilité du vivant » va concerner tout le monde ! http://www.dailymotion.com/boreale/video/x1aa29_monsanto-pur-porc-i

  10. 70
    H2 dit:

    CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES,

    POUR L’ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS

    MOBILISONS-NOUS LE 29 SEPTEMBRE ! A partir de 14h

    Gymnase Japy,

    2, rue Japy

    75011 Paris

    métro Voltaire

    Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer » ainsi que les soins palliatifs.

    Plus ça va, plus on fait payer les malades

    D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu. – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soi-gner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépas-sements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pour-raient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

    Avec les franchises, les malades paient pour les malades

    Les gens qui n’ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c’est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l’instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dan-gereuses pour la santé publique. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La fran-chise au début c’est 50 euros, mais après. On voit ce qui se passe : le forfait de 1 ? par consultation qui – promis juré – ne devait pas augmenter et était plafonné à 1 ? par jour quel que soit le nombre d’actes peut aller depuis le 1er août jusqu’à 4 ? par jour. Les dépassements d’honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd’hui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

    Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu

    Parce que – riches ou pauvres, jeunes ou vieux. – nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.À l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau – et donc le prix – du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

    Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé

    Il faut d’abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d’environ-nement, d’alimentation. autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut-être même l’Alzheimer. Notre pays n’a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C’est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l’a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d’euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.

    PAS DE LOI SUR LES FRANCHISES

    SUPPRESSION DE TOUTES LES FRANCHISES

    LE 29 SEPTEMBRE, DANS TOUTE LA FRANCE, NOUS EN DISCUTERONS.

    NOUS SOMMES TOUS PROPRIÉTAIRES DE LA SÉCU.

    ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !

    Act up ; Aides ; Alter Ekolo ; Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) ; Appel contre la Franchise ; Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) ; ATTAC France ; CADAC ; Collectif « La Santé n’est pas une marchandise » ; CGT de l’administration centrale des Affaires sociales ; CNDF ; Confédération paysanne ; Convergence Citoyenne ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics ; Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins (CoMéGas) ; Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux ; Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ; Fondation Copernic ; FSU ; LCR ; Les Alternatifs ; Les Verts ; LMDE ; Mars-Gauche répu-blicaine ; MRC ; ONSIL ; Parti Socialiste ; PCF ; Résistance sociale ; Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ; SNES-FSU ; SNUipp-FSU ; Syndicat national des Infirmier(e)s conseiller(e)s de Santé-FSU (SNICS-FSU) ; Sud Education ; Union des Familles laïques (UFAL) ; Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) ; UNEF ; Union Syndicale Solidaires ; Union Fédérale Sud Protection Sociale ; Union fédérale Sud Santé Sociaux ; Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) ; Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA) ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)

    Samedi 29 septembre, 14 heures

    CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES

    POUR L’ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS

    4 heures de débat et de mobilisation

    FRANCHISES OU SOLIDARITÉ

    Débat introduit par le professeur Grimaldi

    INÉGALITÉS SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES DANS LA SANTÉ

    Débat introduit par l’économiste Pierre Volovitch

    AMPLIFIER LA MOBILISATION

    Débat introduit par Françoise Nay, gérontologue et Christian Lehmann, initiateur de l’Appel contre la franchise

    Gymnase Japy,

    2, rue Japy

    75011 Paris

    métro Voltaire

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