Marche pour la révolution fiscale

1er décembre, Paris



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Tous à la marche pour la révolution fiscale !
Dimanche 1er décembre à Paris

Le 1er janvier 2014, la TVA va augmenter pour financer 20 milliards de cadeaux aux actionnaires. Le gouvernement Ayrault va prendre 110 euros par an dans les poches de chacun des 65 millions de français pour financer ces cadeaux. Pour un couple avec deux enfants, la facture atteindra 450 euros par an. Un comble : des dépenses vitales comme les prix des transports en commun sont touchés de plein fouet par cette hausse.

Ne nous laissons pas tondre le 1er janvier. Les députés peuvent encore annuler cette saignée dans le budget qui est discuté jusqu'à fin décembre.

Non à la hausse de TVA Hollande ! Non aux privilèges des riches et du capital ! Vite une révolution fiscale pour partager les richesses !

Le 1er décembre, marchons sur Bercy pour une révolution fiscale contre les privilèges.

17nov 14

Le lendemain et même ensuite

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Je publie ce post juste après la marche du 15 novembre. Je dirai dans ma prochaine édition ce que je pense de cet évènement. Car la satisfaction du travail accompli, et surtout de l’arc de forces constitué, ne me masquent aucune des difficultés rencontrées dans la mobilisation et l’organisation matérielle de l’évènement. L’appel par un collectif mal connu, la convocation de marches régionales bientôt doublée d’appels à plus de trente rassemblements départementaux très inégaux, a ôté sa visibilité à notre grand nombre et diminué la motivation à agir dans les secteurs les plus résignés parmi le peuple. La vigueur militante, l’enthousiasme des groupes qui marchaient doivent être savourés. Pour autant il ne faut pas manquer d’analyser ce qui doit être impérativement modifié pour que notre dispositif soit à la hauteur de la tâche à accomplir. Car à mes yeux le rôle du « collectif 3A », véritable front du peuple réunissant des syndicats des associations et des partis et mouvement politique n’est pas fini. Loin de là. Selon moi, il va être même central.

Ici, mes lignes traitent d’un jeu vidéo qui m’a impliqué dans quelques savoureuses polémiques. Puis je reviens sur les questions de stratégie pour notre camp après un bref séjour à Grenoble.

Au niveau national, les déclarations de Pierre Laurent sur France 3 le dimanche 16 novembre ont refermé la plaie ouverte aux municipales et retiré au PS son unique point marqué contre nous : désormais, plus question d’alliance avec le PS. Sauf au détail et uniquement pour ceux qui abjurent l’allégeance à Valls et sa politique d’austérité. Le contexte pour notre gauche change donc profondément.

Je rappelle quelques évènements récents qui me paraissent essentiels comme l’adhésion au Mouvement pour la sixième République des « socialistes affligés » et d’un groupe de membres dirigeants du MJS. Enfin j’annonce la signature au Mouvement pour la sixième République de deux des trois co-présidents de « Nouvelle Donne », la député Isabelle Attard et le conseiller régional Patrick Beauvillard. Dans le prochain post je rendrai compte du point où nous sommes rendus dans l’évolution du mouvement après la réunion du comité d’initiative qui va lui permettre de franchir un seuil d’organisation après qu’il a déjà atteint 66000 signatures.

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13nov 14

Le retour du besoin de balais

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Avais-je tort de proposer un « bon coup de balai » cette année-là alors qu’on n'en était qu’à l’affaire Cahuzac ? « Mélenchon veut faire la “Purification éthique” » avait abjectement titré « Libération ». Et combien d’autres premiers prix de bonnes manières et bon langage avaient joué le grand numéro des effarouchés. Des centaines de balais furent pourtant bien brandis dans la rue ! A mesure que le temps passe, de Thévenoud en Jouyet, Balkany et à présent des sénateurs de l’UMP, on mesure combien le pronostic était le bon. La crise morale de l’entre soi et de l’impunité est le cœur de la crise qui finira par jeter à terre tout l’édifice. Raison de plus pour que les chiens de garde médiatiques redoublent d’énergie pour assurer la promotion du refrain « Ca va profiter à madame Le Pen ». L’autre matin, sous prétexte de lutte contre le « tourisme social », expression qui est déjà en soi une ignominie, les médiacrâtes se sont déchainés. Ils ont fait dire à la décision de la Cour de Justice européenne ce qu’elle n’a pas dit sur la « préférence nationale » avant de faire semblant de s’affliger : « voilà qui va servir madame Le Pen ». Jours noirs et sombres d’un automne incertain.

Le 15 nous marchons dans la rue contre le pouvoir de Hollande et Valls et leur politique d’austérité cruelle et sans horizon qui détruit le pays et tous ses liens sociaux. Tout un arc de forces s’est élargi au fil du temps, rassemblant dans un combat commun des syndicats et des organisations et regroupements politiques de l’extrême gauche à l’écologie politique. C’est notre point d’appui. Le futur est en construction. A présent aussi pour la première fois, sur le projet sixième République, des convergences concrètes et militantes se mettent en mouvement. L’arrivée de « socialistes affligés » et d’autres bientôt comme les 65 000 signatures récoltées montrent que ce chemin est le bon, même si c’est un chemin de crête ou peut-être à cause de cela. Le succès de la votation citoyenne pour le référendum révocatoire, puis celui de la manifestation en ligne du mouvement sixième république, tout cela montre que le chemin existe, largement ouvert sur les contenus du niveau le plus élevé. 

Ceux qui refusent de couper les ponts avec le PS se condamnaient déjà à devoir non seulement assumer l’ignominie de sa politique au service du MEDEF et des banques. Mais à présent il leur faut encore assumer la honte de l’entre-soi Jouyet/Fillon. Et pire que tout, il leur faut se taire sur l’abjection de l’affaire de la mort de Rémi Fraisse. Car on sait dorénavant ce que valent les protestations de Bernard Cazeneuve et sa façon de se défausser sur les gendarmes en action ce jour-là. Sa démission est le prix à payer pour ramener un peu de dignité à l’exercice du pouvoir par le PS. Bien sûr ils ne veulent pas. Ce refus d’assumer peut ruiner jusqu’au fondement toute autorité publique. Mais que leur importe ? Et Nous ? Le 15 on marche, mes amis. Tant que nous sommes là rien n’est fini, rien n’est perdu. Tout reste possible.

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06nov 14

La mi-mandat ! Que c’est long !

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Cet étrange automne qui ne voulait pas commencer a fini par lâcher ses seaux de pluies et ses souffles de froidure, entre deux retours de jours d’été. Rien ne va. Et tout ira plus mal. Telle est la vie sous la magistrature de Hollande et Valls et de leurs aboyeurs. Les sondages se suivent et se ressemblent. Pour la part où j’y suis cité me voici meilleur opposant à gauche de François Hollande et stabilisé autour de 10 % des intentions de vote, pendant que les grandes figures du PS courent à ma rencontre et sont déjà à moins de quinze pour cent. Ils sont en campagne. Pas moi. Je les regarde descendre. Ils s’arcboutent pour m’empêcher de monter. Comme si tout ça dépendait d’eux ! La houle qui secoue les coquilles de noix à la surface du monde médiatico-sondagier vient de profondeurs abyssales de dégoût, et même de haine contre le premier rang ! La marche organisée le 15 novembre contre la politique de Hollande est dorénavant rejointe par de nombreuses organisations syndicales régionales, départementales ou de branche et au plan politique par toute la gauche des Verts, Nouvelle Donne, le Front de Gauche, les « socialistes affligés » et le NPA. D’autres rendront bientôt leur réponse. On se dirige donc vers la formation d’un solide point d’appui, fait d’organisations politiques et syndicales, dans la logique des précédentes marches que le Front de gauche avait mises en mouvement et qui dorénavant est pilotée par un comité très divers et large qui s’étoffe à mesure que le temps passe et que le gouvernement du PS finit de dégoûter de nouveaux secteurs. J’en parle et donne des infos originales…

Ici, il est aussi question de nouveau de la mort de Rémi Fraisse, et des réactions qu’elle suscite. Puis je parle du temps qu’il faisait dans le Jura à la fin octobre. Et de la visite de François Hollande au Canada. Bon, donc, c’est la mi-mandat. Il est temps de marquer ce moment pour montrer qu’à part l’extrême droite, la droite, et le gouvernement du PS, il y a aussi une France qui n’est pas encore moisie. Après quoi, deux petits mots sur mon livre « L’ère du peuple ».

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31oct 14

Une fin de règne pitoyable et interminable

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Le moment politique retient son souffle. De l’adoption au Parlement du budget de la Sécurité sociale sans majorité à l’humiliation du pays par la Commission européenne, jusqu’au paroxysme qu’est la mort de Rémi Fraisse à la manifestation du barrage du Testet, quel séquence ! Tout montre combien le pouvoir actuel est devenu progressivement un « objet sans objet » en quelque sorte, une société à irresponsabilité illimité. Nul ne sait quand tout cela va s’effondrer comme cela est inscrit dans les données du problème. Mais il est acquis que la chronique des jours qui passent est un concentré de la décadence morale du pouvoir en place et de la coterie solférinienne à tous les niveaux de responsabilité.

Dans ce post j’explique les principes en cause dans la demande de démission du ministre de l’Intérieur. Et je mets en garde du prix que coûterait de ne pas démissionner, du point de vue de la logique de notre démocratie républicaine. Périsse le mandat de Cazeneuve plutôt qu’un principe aussi essentiel que celui de la responsabilité des actions de « maintien de l’ordre ». Puis je passe au budget de la Sécurité sociale. Je laisse de côté mon chapitre sur le résultat des élections au Brésil et en Tunisie pour cette fois-ci. Car j’ai écrit quelques lignes qui se rapportent au contenu de mon livre. Les premiers résultats de vente montrent que vous avez bien reçu les risques d’abstraction que j’y ai pris et les audaces doctrinales qu’il contient. S’il vous est utile cela m’autorise un plaisir et un devoir de « service après lecture » que j’assume ici.

De son côté le mouvement pour la sixième République suit son expansion (m6r.fr) de façon très satisfaisante. Mercredi il a passé la barre des 60 000 signatures ! Les développements de la page l’ont transformée en site et bientôt des fonctions interactives décisives seront en place. J’y reviendrai aussi en cours de semaine prochaine puisque nous serons à la veille de deux évènements militants important : la votation citoyenne pour le referendum révocatoire et la manifestation du 15 novembre prochain contre la politique du gouvernement à l’appel du collectif « triple A » qui rassemble toute l’autre gauche politique et bon nombre d’organisations syndicales de tous les niveaux. 

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24oct 14

Et maintenant : action !

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Cette semaine a été finalisé l’accord des membres du comité « triple A » pour appeler à une marche nationale le 15 novembre prochain contre la politique d’austérité du gouvernement. J’ai souhaité cette marche, je m’en réjouis donc. Je sais que nous allons honorer notre signature en nous mobilisant sérieusement. J’y appelle tous ceux qui m’accordent de la confiance. Ce comité « triple A » rassemble les organisations politiques et syndicales qui avaient appelé à la marche du 12 avril. Manuel Valls avait ridiculisé le nombre des participants avec la participation active des griots médiatiques habituels. J’avais été victime d’une provocation de certains médias sous influence socialiste. Plus tôt, à l'occasion de notre marche du 1er décembre pour la Révolution fiscale, Jean Marc Ayrault avait annoncé « une remise à plat fiscale » d’heureuse mémoire. Un tel déploiement de pompiers montrait bien l’étendue du feu qui couvait. Je forme le vœu que tous les idiots utiles qui se sont précipités pour nous injurier, minimiser notre action et me flétrir après avoir encensé les bonnets rouges et leurs saccages des portiques de l’écotaxe, aient rudement payés sur leur feuille d’impôt leur servilité ! C’est tout le mal que je leur souhaite ! D’autres pourraient en tirer d’utiles conclusions : peut-être est-ce le moment de passer des paires de gifles entre PS à la présence dans la rue à cette date. Au demeurant, de nouveaux partenaires seront là si j’en crois ce qu’on m’en a dit : la gauche d’EELV et Nouvelle Donne ainsi que de nombreuses structures syndicales. On va voir aussi ce qu’il en est de la gauche du PS.

Ce post donne de l’importance à la situation qu’ouvrent les surenchères verbales au PS. Depuis les représailles disproportionnée contre la rudesse de l’épitaphe de Gérard Filoche à propos du décès du patron de Total, jusqu’aux menaces d’exclusion contre Hamon de Le Foll et Mandon. J’en étais à finir un chapitre bien dosé à propos de l’interview de Martine Aubry quand tout ce tumulte se déclencha de fil en aiguille, comme une onde de choc, après son intervention. Au moment de prendre le train du retour de Strasbourg à Paris, je découvre l’interview du Premier ministre. Je comprends qu’il s’agit d’un tournant majeur. Une tendance lourde à l’œuvre dans la mutation du PS français est en train de cristalliser. Ceux qui réagissent à présent le font sans doute trop tard. Ils devront se soumettre ou se démettre car celui qui a volé les clefs du camion ne les rendra pas. A l’arrivée du train, j’apprends que le premier secrétaire du PS lance un appel au cessez le feu. Son discours glacial résonne comme la lecture d’une épitaphe.

J’écris donc sur le sujet. On m’a assez reproché de ne pas m’intéresser assez à ce qui se passe au PS. Mais je dois dire que la pièce me semble à ce point jouée que j’ai parfois du mal à commenter des épisodes dont je connais d’avance le dénouement. Cette fois ci pourtant l’entrée en scène de Martine Aubry déstabilisant en une seule interview tout l’attelage laborieusement reconstitué par Manuel Valls, puis la réplique de ce dernier à un tel niveau de violence symbolique met à l’ordre du jour le début d’une dislocation longtemps prévue. J’ai beau savoir qu’on a toujours tort d’avoir raison trop tôt, je ne peux me départir de cette sorte d’ébullition qu’un intellectuel rencontre quand les faits confirment au cheveu près ses pronostics.

Puis je parle des progrès du mouvement sixième République et d’une journée de votation citoyenne pour le référendum révocatoire.

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